Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Invité le Lun 30 Mar 2015 - 16:51

dosvert a écrit:
Y a comme un coté offensant, à rire de cette situation tragique.
Roh... c'est burlesque.

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Stauk le Lun 30 Mar 2015 - 18:48

Pour info, "dosvert" s'est fait bannir (ça lui apprendra à cet abruti) . Inutile de lui envoyer des mp ou autres. Il les lira pas.

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Stauk le Lun 30 Mar 2015 - 19:26

Schlurps Ouche a écrit:mais je mets par écrit par une espèce de coquetterie autistique, t'as vu,
Du coup je me demande tout de même, ils te classent parmi les autistes ou pas, toi les ... les gens en bleu là ?

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Patate le Lun 30 Mar 2015 - 19:53

Rôh ils ont encore banni mon uccienne,
il sera toujours incompris le petit animal...
mais là faut avouer c'est assez inepte, pour parler avec son vocabulaire !
Autiste red dingue !

(coucou mon numéro sauxisse,
pleine forme je vois, faudrait pas oublier que c'est le printemps...aussi)

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Switch71 le Lun 30 Mar 2015 - 20:31

Zebra, le forum où tu peux poster un message toute les 48 heures, c'est mieux que twitter comme limitation

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Kass le Lun 30 Mar 2015 - 21:00

pendant ce temps, à Casterly Rock...:
                                 

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Stauk le Lun 30 Mar 2015 - 22:12

Switch71 a écrit:Zebra, le forum où tu peux poster un message toute les 48 heures, c'est mieux que twitter comme limitation
Pété de rire

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Numero6 le Mar 31 Mar 2015 - 0:57

UⵛⵛEN a écrit:c'est bizarre ces gens qui ont besoin de savoir ou croire qu'il y en aurait qui sont à leur instar,
ou les comprennent, ou sont sur un diapason de communication évidente.

Oui, c'est ça.

Schlurps Ouche a écrit:Et mister le fil est au dos argenté,
j'ai l'impression que c'est comme une lucarne de légèreté bourrine dans sa vie,
si tu lui enlèves que va-t-il devenir ?

Oui, c'est ça. C'est exactement la question que je me pose tout à fait exactement.


'spice de doryphore.

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Numero6 le Mar 31 Mar 2015 - 1:06

Kass a écrit:
pendant ce temps, à Casterly Rock...:
                                 

C'est donc bien vrai la rumeur de restriction budgétaire pour la saison 5... Il faut croire qu'ils ont payé leur dette.

Ceci dit je trouve qu'il a de jolies jambes mais un cul un peu plat. Faut voir ce que ça donne au combat.

Ils ont vraiment plus un rond. Les cuisiniers philippins font n'importe quoi sur et sous le plateau.

En plus ils ont pris des lady boy:

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Numero6 le Jeu 2 Avr 2015 - 17:22

Numero6 est un mec normal, avec douance.


Dans un environnement peu exigeant en terme de langage, où en quelques années "tu me pètes les couilles" a remplacé "vous êtes horripilant", Numero6 ne voit qu'une perte de finesse dans l'expression de l'exaspération, et pas vraiment une libération de la parole.

Dans des réunions où "t'as pété combien au WAIS ?" se prononce avant "bonjour, asseyez-vous monsieur", il trouve ses contemporains de plus en plus rudimentaires et mal éduqués. D'abord, j'ai horreur qu'on me tutoie d'emblée.

Numero6 est un mec normal. Pas vraiment libre, mais très normal.

Quand il voit des zèbres surenchérir dans la dithyrambe sur une photo merdique, il veut bien comprendre que le cliché a été pris par un zèbre, jusque là il suit, mais c'est quand même de la merde. Une merde touchée par un zèbre ne se transforme pas obligatoirement en aboutissement artistique. Mais il veut bien se taire, et laisser les zèbres s'extasier de tout ce qui est estampillé zèbre.

Numero6 est affreusement normal. Quand on vient lui faire un gros caca sur ses jolis souliers, il sort la machine à baffes et peu importe que le chieur soit zèbre, ouzbek ou chauve. La zébritude ne donne pas un part supplémentaire de gâteau, celui que tout le monde dévore des yeux, le droit de se comporter comme une merde. Il n'est nul besoin d'un QI surdimensionné pour se comporter comme une merde.

Numero6 est normal, mais pas plus con qu'un autre. Quand un zèbre part en vrille sur l'art pictural, son âme, sa passion, N6 attend la production. Et quand le zèbre sort un gribouillis infâme, Numero6 envoie l'escadron de la mort pour une juste sanction.
Non mais sinon, tu sais au moins faire cuire des nouilles al dente ? (le zèbre a des facilités avec l'apprentissage des langues étrangères).

Numero6 est un mec d'une grande banalité. Il aime la bière, adore rouler en bécane, regarde les jambes des femmes, rit bêtement quand un quidam glisse sur le trottoir et ne supporte plus de se faire taxer une cigarette toutes les 10 minutes quand il se trouve à une terrasse de bistrot.

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Numero6 le Jeu 2 Avr 2015 - 17:24

Numero6 a longtemps cru qu'il n'était QUE intelligent, ce con.

Alors il a focalisé son attention sur des trucs hyper méga supra chiants parce qu'ils avaient l'étiquette, "trucs pour gens intelligents".
C'est ainsi que j'ai méconnu Star Wars. LA guerre DES étoiles ou LES guerres de L'Etoile ? Fuck, traducteur c'est un métier. Et qu'au lieu de me laisser éblouir par Ian Solo et sa copine à la coiffure en colimaçon, je suis allé supporter un Godard, Sauve qui peut (la vie), dégueulasserie perverse et morbide.
Rien que d'y penser, je continue à me traiter de con chaque matin.

Par chance, deux révélations m'ont permis de corriger cette tendance fâcheuse, celle de n'être qu'intelligent.

- J'ai essayé on peut de Frédéric Dard. J'avais acheté ça pour un trajet en train. J'ai adoré. Depuis j'ai lu les 270 autres volumes du même auteur.

- La diffusion des pièces de William S. sur FR3, interprété par la Royal S. Company. Ça déchirait sa race. Le père trahi par ses trois filles, salopes, mon royaume pour un bourrin, le meurtre, le vice, la fragilité d'un destin, Desdémone la bombasse dévouée, répudiée pour une connerie de mouchoir. Pure tuerie, GOT en plus définitif.

A quinze ans je n'osais pas tenter d'expliquer pourquoi j'adorais Le Lac des Cygnes ou la 7° de Ludwig autant que Ziggy Stardust ou Dark Side of the Moon. A mon âge, il faudrait que j'explique pourquoi j'adore AC/DC ou Genesis ?

Allez tous vous faire enculer.

Finalement, le seul truc qui compte, ce n'est pas que ce soit intelligent ou populaire, le seul truc qui compte c'est que ça me plaise.

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par poupée BB le Jeu 2 Avr 2015 - 17:27

OH!!!mais c'est qu'il écoute quand on lui donne le conseil d'être lui même,et de ne pas en faire trop.
C'est bien,c'est un bon début.

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Numero6 le Jeu 2 Avr 2015 - 17:30

Tu sais où tu peux te les mettre tes Marshmallows, enculé ?

Toute ma jeunesse j'ai passé le test du Marshmallow. Et je n'ai jamais su quelle était la meilleure réponse.




Dans cette vidéo, on explique tester la capacité des gamins à gérer la frustation, et l'avenir radieux accordé à ceux qui font preuve de cette capacité.


FAUX


L'énoncé réel du test est le suivant :

- Mon petit, je vais te mettre sous le nez un truc que tu devrais dévorer dans l'instant si tu suivais ton instinct.

- Comme je suis un enculé pervers d'adulte, je vais te le mettre sous le nez en te faisant bien comprendre que je ne te considérerais digne d'intérêt que si tu es capable de ne pas suivre ton instinct. Sinon tu n'es qu'un petit bâtard de gamin comme les autres, et je te vomirais sur la gueule la compassion et la bienveillance qu'on accorde aux attardés.


Alors bibi, le Marshmallow il s'en foutait un peu. Le problème devenait le suivant : comment faire comprendre à l'autre connasse que je la voyais arriver gros comme un camion, et que je l'encule et que je l'emmerde, et qu'elle aille se les foutre dans le cul ou ailleurs ses confiseries amerloques de merde. Parce qu'a moins d'être un dégénéré de ricains, il est impossible de considérer "traditionnel" de faire caraméliser sur un feu de bois une sucrerie industrielle.

Si j'avais été moins con ou moins dépendant du regard des adultes, j'aurais bouffé le Marshmallow tout de suite, dés qu'elle avait le dos tourné, en lui disant que j'étais prêt, qu'elle pouvait déposer sa sucrerie dans l'assiette. Very Happy
A mon âge avancé je lui dirais qu'elle a un cul d'enfer, une flatterie, n'importe laquelle. C'est fou ce que les adultes vous trouvent intelligent dés que vous les flattez. Pitoyables.

Or donc, j'avais le choix entre passer pour un nullard ou me faire chier à rentrer dans son jeu, à faire semblant de me sentir super flatté et voir briller dans son regard la satisfaction de détecter un gamin promis à un bel avenir.

Comme je suis quelqu'un qui ne supporte pas que des cons le prennent pour un con (Seigneur, délivre-moi de cette chimère), j'utilisais une stratégie à la con, dite de la mise en échec.

Au bout du temps réglementaire, le Marshmallow intact me valait la récompense supposée. Et là je lâchais dans un bâillement "j'aime pas les Marshmallows. Vous ne trouvez pas que c'est mauvais pour les dents ?" Rien que pour emmerder l'autre salope pourrie. Plaisir infiniment plus grand que de bouffer du plastique qui disparait dans la bouche comme une bulle d'air sucrée.


Et ça, je peux vous assurer que les adultes vous le font payer extrêmement cher. Pas qu'on soit plus malin qu'eux, ça c'est une pensée qui ne peut émerger dans leur cerveau sanctifié par l'âge, non, ils ne supportent pas de ne pas pouvoir vous tenir par les couilles. Direction le psychologue ou le radiateur près de la fenêtre.
Et comme je suis un pur chieur, je me collais au premier rang. Avide de savoir.
Et je t'emmerde.

Et les adultes n'ont pas changé depuis cette époque. Ils partent du principe qu'il existe des choses dont vous ne savez pas vous passer. Elles promettent la pipe du siècle ou il promet la promotion, à condition que. A condition. Toujours, à condition.
Bon ben non, j'aime pas les pipes et mon poste subalterne me convient très bien. Vous verriez leurs gueules. Enfin, vous la voyez. Tous les jours.


Tout ça c'est bien gentil, mais Numero6 Le Normal, il apprécie comme tout le monde les pipes, les sucreries et les promotions.

Avec les années le plaisir de faire chier les cons s'est émoussé, le résultat est trop convenu.

Il a juste envie de dire comme Jean Yanne, la seule que j'vous demande c'est si vous me le donnez ce permis, oui ou non ?


Et puis j'ai des gros genoux.

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Numero6 le Jeu 2 Avr 2015 - 17:30

Thanks, babe.

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Numero6 le Jeu 2 Avr 2015 - 17:31

Feignasse !


Oui, et alors ? Je fais ce que je veux.

Alors je vous cite un post de l'excellentissime Harpo, qui avait provoqué beaucoup de commentaires.

C'était il y a quelques années, quand j'étais encore zombie, trainant mon ennui et ma quête effrénée du désir perdu là ou je pouvais, notamment dans des bras féminins. Malgré que je sois encore en couple, alors que je ne me considérais plus en couple. Mais que j'avais oublié d'en informer ma compagne...
Elle, je l'avais rencontré, virtuellement, sur un forum. Nous étions rapidement passé sur MSN, et discutions beaucoup, le soir. Elle me faisait partager son intimité, ses doutes, ses angoisses. Elle sortait d'une TS, était encore fragile, et pourtant respirait le désir de vivre. Elle était sensible, et brillante, me plaisait pour cela. Un soir, sur le chemin d'un repas où je ne voulais que très moyennement aller, je décida d'aller la voir. Malgré les 3 heures de route qui nous séparaient. Un coup de téléphone, un accord enthousiaste, et je changeai de chemin. Je passai ainsi le week-end chez elle. Week-end étrange, et décisif. J'étais rentré penaud et pensif le dimanche soir, chez moi, prétextant une virée nocturne, un mensonge de plus.
Le lundi soir, je la retrouvais, elle, sur l'écran de mon portable. Ce qu'elle me dit alors me glaça le sang. "Tu sais, Harpo, tu n'es pas celui que tu crois. Tu n'es pas beau. Fringué comme un clodo, avec des godillots immondes. Faut que tu répare tes dents aussi. Et puis tu es triste, lourd, complètement perdu, peu sûr de toi. Pour les mots d'amour tu es fort, pour les mots tout courts d'ailleurs. Mais en réel... il n'y a plus personne. Et si encore tu étais bon au lit, mais même pas, nul à chier"... "Prends ce que je te dis comme tu veux, mais crois-le ce que je te dis là est une preuve d'amour. Cette vérité là, tu dois la connaître...".
Une fois passé la blessure à l'amour propre, je ne pouvais qu’acquiescer à ce triste constat de ce que j'étais alors. Devant mon miroir, je pris une décision, définitive, ne plus jamais être ce triste sire maladroit et artificiel. Changer. Me réveiller. Et revivre. Quelles qu'en soient les conséquences.
Elle, je ne la remercierai jamais assez pour ces mots si blessants. Les mots d'amour ne sont pas toujours ceux que l'on croit.

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Numero6 le Jeu 2 Avr 2015 - 17:33

Mais putain, t'es vraiment une sacrée feignasse !

Oui, et je t'emmerde. Les autres procrastinent, moi je pompe, enfin... je veux dire... je me contente de copier-coller.

Le meilleur psychothérapeute du monde:
Alors qu'est-ce que la douance ? Finalement, la douance c'est simplement traiter des informations plus rapidement que la moyenne des autres individus. Non comme une machine, ce qui ferait qu'un ordinateur serait doué, mais comme un être humain doté d'une sensibilité puisqu'il a été prouvé que la pensée et l'émotion devaient se conjuguer pour être efficaces. Cela s'observe dès le plus jeune âge par un apprentissage plus rapide.

Pour le reste, on a pu noter qu'il pouvait exister une dyssynchronie, c'est à dire une rupture entre le développement des capacités intellectuelles hors normes et celui du niveau psycho-affectif qui reste indépendant de celles-ci. Le surdoué peut se sentir anormal par sa manière de voir le monde, trop lucide et réfléchie, et ne pas développer d'habiletés sociales qui réclament souvent plus de spontanéité que de réflexion et surtout de fréquenter des petits camarades de son âge.

Enfin, lorsqu'il n'est pas détecté, on attendra du surdoué des capacités normales qu'il ne peut produire.  Il s'ennuiera et ne donnera jamais ce que ses capacités promettaient. A l'inverse, s'il est détecté, on peut aussi exiger de lui des résultats en adéquation avec son intelligence, l'entraîner comme un cheval de course, tout en négligeant cet équilibre psycho-affectif.

Bref, le surdoué est un individu aux capacités intellectuelles au-dessus de la moyenne tandis que son niveau psycho-affectif, directement corrélé aux expériences de sociabilité déterminant les habiletés sociales, est souvent à la traîne. Il s'ensuit que le surdoué sera, selon qu'il soit introverti ou non, soit affligé d'une sorte de repli autistique afin de se protéger d'autrui, soit au contraire totalement investi à l'extérieur afin de réduire cette dyssynchronie.

A défaut d'éléments de comparaison, le surdoué aura du mal à s'autoévaluer ce qui l'entrainera à avoir une piètre image de lui-même, selon qu'il se sente intelligent et ait réalisé des performances en adéquation avec ses capacités, mais mal intégré et comprenne le prix à payer pour sa différence, soit qu'il ait réalisé des efforts pour s'intégrer au groupe des "gens normaux" au prix d'un grand gâchis intellectuel. Il s'ensuit donc que la dépression et l'anxiété est assez classique chez les surdoués.


Pour le reste, on peut définir l'intelligence comme l'ensemble des facultés mentales permettant de comprendre les choses et les faits, de découvrir ces relations entre elles et d'aboutir à la connaissance conceptuelle et rationnelle (par opposition à la sensation et à l'intuition). Elle permet de comprendre et de s'adapter à des situations nouvelles et peut en ce sens être également définie comme la faculté d'adaptation.

Et ça, c'est important de souligner que l'intelligence doit permettre de s'adapter. Cela ne signifie pas que l'adaptation au monde tel qu'il existe soit parfaite  mais qu'au moins le surdoué soit capable de recréer un petit monde dans lequel il se sente bien. Personne n'est obligé de fréquenter des abrutis ! Dans tous les cas, l'intelligence doit permettre de faire quelque chose de sa vie. Si les capacités intellectuelles hors normes donnent juste le droit de s'asseoir sur ses mains, en se lamentant, autant être le roi des cons ou désespérément normal.

Bref, si je ne connais pas grand chose des zèbres et que j'ai toujours un peu de mal à comprendre ce que cela signifie exactement être un zèbre, je crois bien connaitre la douance et savoir la détecter lorsque j'ai un surdoué face à moi. Ça pulse, ça répond du tac au tac, ça possède une lucidité hors du commun, une sensibilité remarquable, un vrai sens de l'humour. Mais comme c'est habitué à ne pas en foutre lourd du fait de ses capacités, le surdoué chouine aussi beaucoup, résiste mal à la frustration, s'énerve, se plaint ! Finalement, ils sont plus touchants que vraiment pénibles même s'il faut avouer qu'ils sont un peu chiants du fait de leur inertie. Sitôt sortis de leurs putains d'études et de leurs réflexions personnelles et lâchés dans le grand monde, ils prennent conscience que l’intelligence n'est pas tout !

Mais bon, quelque soit leur QI, il va bien falloir en faire quelque chose de cette intelligence. La Fontaine parle de tout cela dans sa fable du Lièvre et de la tortue :  rien ne sert de courir il faut partir à point. Et comme faisait dire Audiard à Maurice Biraud dans Taxi pour Tobrouk : je crois docteur que l'homme de néanderthal est en train de nous la mettre dans l'os, deux intellectuels assis vont moins loin qu'une brute qui marche.

Comme quoi, l'intelligence, oui bof. Encore faut-il qu'elle serve à quelque chose. L’ordinateur le plus performant sans système d'exploitation ne sert pas à grand chose.

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Numero6 le Jeu 2 Avr 2015 - 17:34

Numero6, le zèbre le plus lent de sa génération (il faut dire qu'il n'en reste plus beaucoup de cet âge-là)


Je lis, j'enregistre, je stock et je comprends beaucoup plus tard. Beaucoup, beaucoup, plus tard.

Je viens enfin de piger ce qu'entend Josef Schovanec par "personne avec autisme".

Je viens de comprendre que je suis un "mec normal avec douance".

Mais qu'avant tout je suis un mec normal. Les plus rapides d'entre vous comprendront dans quelques mois.

La douance comme l'autisme n'existe qu'en comparaison avec les non-douancés ou les non-autistes. Et encore. Et encore, tout dépend de la géographie. J'aime bien Schovanec. Il est aussi dominant, musclé et autoritaire que moi, il a à peu près la même gueule de tueur que Numero6 et la même voix de baryton basse. Je me sens moins seul.

L'autisme disparait en voyageant au Japon. La douance disparait avec certains qui causent jusqu'au milieu de la nuit, de tout, de rien.


Chers amis qui souffrez de non-douance, je vais vous donner un conseil de douancé. Parlez-moi normalement, ne jouez pas aux surdoués. Et quand vous tentez de me prendre pour un con avec votre charabia de zèbre, croyez le bien, je m'en rend compte sans aucun problème. Comme à peu près 95% de la population française. Mais en plus... non, rien.

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par poupée BB le Jeu 2 Avr 2015 - 17:35

Genesis +1

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Numero6 le Jeu 2 Avr 2015 - 17:43

Rihanna, Myley Cirrhus et Shakira.


Bombasses.

Chanteuses à succès, mais surtout bombasses. Super méga bombasses. Pas de problème. J'aime AUSSI les bombasses.

Prenez une de ces idoles populaires, et concentrez-vous sur la voix, uniquement la voix. Dans un certain nombre de cas, malgré le traitement digital avant la diffusion au public, c'est vraiment de la merde. Marketing, provocation (à quand l'exposition du col de l'utérus de Madonna ou les images de sa dernière coloscopie, c'est à près tout ce qui lui reste pour attirer l'attention), production, diffusion, c'est du produit bas de gamme bien emballé. On finit par se dire que, oui, on aime la merde si elle bien emballée.



Que ceux qui s'y connaissent en musique et qui s'émerveillent sur la production des titres de Lady Gaga me pardonnent, c'est juste pour avoir un exemple, je n'y connais que dalle en zicmu.


Et bien pour le plaisir de se faire du mal, faites la même chose avec certains posts sur ZC. Ne retenez ni la personne que vous appréciez personnellement, ni l'idée que l'auteur soit un zèbre, ni que vous partagez forcément quelque chose en commun, concentrez-vous sur une seule chose : ce qui est écrit. Avec cette question finale : il a dit quoi ?

Souvent, rien.

1959 en est un bon exemple.

120259:

C'est exactement ce pourquoi je suis parti de ZC (J'ai juste recréer ce compte pour l'occasion, mais il ne durera pas)
Qu'importe les personnes en cause dans votre altercation.

Je te lis depuis un certain temps d'un œil plus attentif certains jours, d'autres moins.
J'apprécie assez souvent ta position de chroniqueur un peu dandy, le côté cabotin de salon.

J'apprécie moins quand tu fais mine de te hausser sur tes talonnettes pour porter d'un coup de menton des jugements à l'emporte pièce.
Ce que tu dis à propos de la Suisse que tu as parcouru au guidon d'une superbe BMW ne correspond pas à ce que j'en ai vécu personnellement ni aux témoignages de quelques ami(e)s qui travaillent dans la relation humaine et la psychologie. Au moins auras-tu pu publier une photo de ta Porsche et de ta Rolex (oh pardon de ta BM)
Mais chacun ses défauts et j'en porte un nombre certain.

Que quelqu'un, par contre, mette en cause ce que tu écris, même de façon peu agressive, cela t'insupporte. Y compris et surtout si cette personne fait partie de tes familiers du forum. Et comme si cela ne suffisait pas, tu reprends des propos supprimés pour t'en servir de faire valoir et tenter de briller encore un peu plus dans ton manteau d'excellence.

Le destin frappe au hasard et avant de critiquer l'autre, il faut songer aux combats qu'il assume en secret. Mais on ne gagne pas ses combats personnels en transférant son dépit et sa hargne du haut de son piédestal. Je l'ai appris à mes dépends.
Ce lieu qui m'a accueilli alors que j'étais en détresse n'en sort pas grandi par de tels échanges. ZC, j'y tiens, il m'a sauvé la vie au sens propre des mots ; cela aurait été me renier que de ne pas réagir.

Qu'importe ce que dira la modération de ce procédé que je juge indigne, au moins auras-tu pu perdre un peu de ta superbe par ces mots.

Allez, je suis bon prince. Je t'offre un dernière pirouette : tu pourras dire que grâce à tes mots au énième degré, tu auras pu ainsi démasquer un HQI qui se croyait intelligent et ainsi démontré ta supériorité inégalable.
Curieuse méthode prométhéenne, qu'il faille détruire l'autre pour le reconstruire conformément à l'image que l'on souhaite avoir de lui.

Bien à vous, je m'en fous.

Si quelqu'un est capable de me résumer le message de 1959, putain il est balèze.

Moi j'ai compris "t'es qu'un blaireau qui se la pète. C'est à cause de mecs comme toi que je ne suis plus sur ZC. Et je te crache à la gueule parce que ZC m'a sauvé la vie."

Mais en vrai, selon moi, ça ne veut dire qu'une seule chose "je suis mal dans ma peau et je t'emmerde. Par principe. D'ailleurs je me fous éperdument de Numero6. Et des autres aussi d'ailleurs."

1959, mon biquet, n'hésite pas à préciser ta pensée. Tu écris très bien. Profite.

Non mais, sérieux, un week-end pluvieux, lisez une série de fils en regardant chaque post comme si vous n'étiez pas zèbre, comme si une personne souffrant de non-douance les avait écrit. C'est savoureux.

Écartez "je vous fais plein de poutous partout", "vous êtes trop géniaux les zèbres", "tu te rends compte du nombre de personnes que tu blesses sur ce forum ?", les vannes à deux balles, déjà c'est une bonne base.

Et prenez les rares posts qui sont censés vouloir exprimer quelque chose, et tentez de résumer en une ou deux phrases, sans juger de l'opinion exprimée.
Et vous verrez que ça donne souvent ça : "mais putain, mais qu'est-ce qu'il a voulu dire ?"


Que personne ne prenne la peine de me dire que je me trompe, cela n'a aucun intérêt. Je viens d'écrire pratiquement le contraire sur un autre forum où les zèbres sont un gros sujet de rigolade. Je fais ce que je veux.

A ceux qui se moquent des zèbres, je leur explique l'avantage qu'il y a à pouvoir trier entre zarbitude et douance, aux zèbres j'explique que la douance ne fait pas tout. En tout cas pas chez moi, ça au moins j'en suis sur.

J'entre en deuxième phase de douance, celle où il convient de s'en débarrasser, comme la philosophie doit disparaitre avec le problème qui l'a fait naitre, comme dirait ce vieux déconnard de Wittgenstein.

Hope this can help.

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Numero6 le Jeu 2 Avr 2015 - 18:01

Et puis moi je l'aime bien 1959, je sortais à peine de posts où je bricolais l'image du gorille qui protège la meute, et ne voilà-t-il pas que ce type que je ne connais ni des lèvres ni des dents, s'inscrit juste me flanquer une baffe en me voyant agresser une zébrette.

Méfiez-vous c'est contagieux.

C'est ce qu'on appelle "L'effet Numero6" dans le jargon du métier.

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Stauk le Ven 3 Avr 2015 - 11:18

Numero6 a écrit:
Prenez une de ces idoles populaires, et concentrez-vous sur la voix, uniquement la voix. Dans un certain nombre de cas, malgré le traitement digital avant la diffusion au public, c'est vraiment de la merde. Marketing, provocation (à quand l'exposition du col de l'utérus de Madonna ou les images de sa dernière coloscopie, c'est à près tout ce qui lui reste pour attirer l'attention), production, diffusion, c'est du produit bas de gamme bien emballé. On finit par se dire que, oui, on aime la merde si elle bien emballée.
Numero6 a écrit:Que ceux qui s'y connaissent en musique et qui s'émerveillent sur la production des titres de Lady Gaga me pardonnent, c'est juste pour avoir un exemple, je n'y connais que dalle en zicmu.
Numero6 a écrit:J'aime AUSSI les bombasses.
Elle ressemble un peu à Kass non, la nana sur ta vidéo ?
Je suis dehors

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Stauk le Ven 3 Avr 2015 - 11:18

Numero6 a écrit:Et puis moi je l'aime bien 1959, je sortais à peine de posts où je bricolais l'image du gorille qui protège la meute, et ne voilà-t-il pas que ce type que je ne connais ni des lèvres ni des dents, s'inscrit juste me flanquer une baffe en me voyant agresser une zébrette.
Je crois c'est une dame. 1959 doit être l'année de naissance.

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Numero6 le Ven 10 Avr 2015 - 14:06

Je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint un sexisme extravagant, une répudiation de l'univers masculin, de la vénération pour l'objet manufacturé, de la mauvaise foi à l'état de minerai, l'immolation de vos totems.

Et tout ça pour réussir à vous caser Sandra Bullock en PJ et BJ, des citations du blog Mon Oeil* ainsi que quelques scènes déterminantes pour mon imaginaire, de Demolition Man à Shameless US.

Rien que pour explorer cette foutue tendance à parer la réalité de ce qu'elle a décidé de me priver une fois pour toutes. Cette capacité à ennoblir le quelconque de mes décorations de l'Ordre du Fantasme.

Si ça vous fait chier, c'est que vous êtes en bonne santé. Vous pouvez poursuivre votre chemin et finir d'explorer les richesses de ZC.
Si vous trouvez de l'intérêt à lire le contenu du spoiler, vous devriez reprendre votre traitement. Maintenant.


Enjoy or GFY:
Pan dans l’Émile.



Cherche femme(s) à bourrer par tous les trous

Des trous, des trous, je veux des trous.

On n'en fabrique plus.

Des trous.

Plus assez rentable, production artisanale.

Il était une fois un petit chaperon rouge qui s'en allait chez sa mère-grand avec une galette et un petit pot de beurre.

J'ai connu ça, nature, sans Bettelheim et ses branlettes psychanalysantes, sans cette merde conscientisante, sans cette prétention du définissable, sans les tueurs de rêves, sans la 3D migrainante, sans les images d'Albator ou de Bob l'éponge qui te dégueulent leurs couleurs et leurs onomatopées à raison de 5 plans-séquences par seconde.

Une histoire pleine de trous.

Une histoire comme un théâtre d'ombre chinoise où le personnage met trois quart d'heures pour aller d'un bout à l'autre du décor. Et là mon pote, à moins de meubler toi-même, putain ce que tu peux te faire chier !
Et d'ailleurs je me faisais chier quand il s'agissait d'un spectacle scolaire. Purge d'entre les purges. Fureur et ennui.
Mais pas chez moi, au calme, quand je plantais le décor et le déroulé de l'intrigue, me laissant bercer par le récit.

Pourquoi la jolie petite fille est-elle "un" chaperon rouge, pourquoi sa grand-mère était une mère-grand (c'est encore plus vieux ?) et pourquoi une galette ? C'était en janvier ? Il mangeait de la galette tous les jours ou c'était juste pour faire plaisir à la vieille qui vivait toute seule dans la forêt ? On fait plaisir aux vieux en leur offrant du bon beurre Président ?

Et puis d'abord, dés le départ, il y a un bug. Vous enverriez votre petite fille chérie toute seule chez sa mère-grand traverser une forêt pleine de loups ? Et si tout le problème vient du risque de parler aux loups, il n'y avait personne pour le prévenir, "le" petit chaperon rouge ? Mais merde, rien que pour traverser la seule route qui menait au supermarché, comment ils me gonflaient la bite mes vieux, regarder à droite, puis à gauche et une dernière fois à droite. C'était évident que les parents du chaperon étaient des gros cas sociaux qui auraient du faire l'objet d'un signalement aux services sociaux d'aide à l'enfance.
Il manquait des bouts, forcément.

C'était de l'archéologie. On ne faisait que recueillir des bribes de la véritable histoire, on extrapolait à partir de vieux grimoires rescapés du frigo de Kass ou d'un incendie. Et les parents font ce qu'ils peuvent, ils tentent de raconter avec les bribes à leur disposition.

Alors je comblais les trous. Pfff, vous ne saurez jamais à quel point on pouvait souffrir quand on était gamin dans les temps anciens.

Parce que le lendemain, on reprenait le sujet et les parents n'avaient pas progressé d'un iota. Ils leurs arrivaient régulièrement de se tromper, parfois ils disaient "le chaperon rouge" au lieu de "le petit chaperon rouge". Tssss....

Et il fallait que j'en meuble des trous. Pleins. La grand-mère par exemple. La mienne de grand-mère, elle voyait un loup, elle lui balançait de la chevrotine dans la face à cette saloperie de bestiole. Et elle revendait la peau parce qu'il n'y a pas de petit profit. C'était une tueuse ma grand-mère, aucun lapin, aucun poulet ne lui résistait bien longtemps quand la coupelle déposée au sol finissait de se remplir du sang de sa victime. Ma grand-mère était une gourmande, dans sa jeunesse elle avait du être favorable à la re-introduction. Mais pas des loups.

Il fallait que je me tricote du cacochyme, du flétri, du qui tient à peine debout, qui sent le pipi et la mort. Tout ça à la main, dans ma petite tête à moi. Elle devait tellement être repoussante la vioque que sa famille la laissait lentement pourrir sur pied en pleine forêt, ça évitait de percevoir les remugles nauséabonds de ses entrailles en putréfaction, aussi anciennes que celles de Toutankhamon mais sans l'embaumement.

Gros malin le Perrault. Au lieu de "pousse la porte", il nous invente une formule magique tire la chevillette et la bobinette cherra. Il existe des mondes étranges où les grand-mères sont des mères-grands et où les gamines se font gloupper au brunch parce qu'elles ont fait la connerie de faire la conversation à un loup. C'est pire que dans les Hauts-de-Seine, même les époux Balkhani n’enverraient pas leur fille dans le bois de Boulogne passé minuit.
Nom di Diou de nom di Diou, le bordel qu'il faut faire dans sa tête pour inventer un machin susceptible de choir de l'autre coté de la porte quand un branleur de loup vient tirer la bobinette.
Et puis alors super malin le loup, parce que moi, j'habite dans une forêt avec ce genre de sale bête qui rode, la première pensée qui me vient en installant une serrure c'est d'éviter qu'elle soit actionnable par une putain de bobinette que le premier bâtard de loup peut cherrer à sa guise.

C'était complètement loufoque leur histoire débile. J'aimais bien. Ça ne tenait pas la route une seule seconde. J'imaginais la faim atroce qui tenaillait les loups pour bouffer du vieux, parce si il y avait bien un truc qui m'effrayait à l'époque c'était de devoir toucher un vieux ou une vieille à moustaches. Beeeuuuurrkkkkk.
C'était un travail d'équipe, ma mère déroulait la trame, et je me berçais la tête en ornant l'histoire de détails de mon quotidien ou sortis de mon imagination. La chevillette ressemblait à une calebasse à l'extérieur, son extrémité en arc de cercle passait l'huis pour actionner la bobinette ouvreuse de seuil. Clang. Fallait qu'elle soit sourdingue la mémère pour ne pas foncer direct chez Castorama. Ou pauvre. J'avais compris que vieux n'était pas un statut enviable.
Les enfants étaient cons, ça aussi je l'avais compris depuis longtemps.
C'est toujours énervés les enfants, c'est tout plein de rage et de sadisme gratuit, c'est toujours très très cons.
Alors ils sont punis quand ils sont vieux et trop moches et trop puants pour qu'il soit encore possible de perdre une seconde de patience avec ces morts qui ne le savent pas encore.

Les vieux sont des crevures. Ils sont toujours aussi cons et agressifs que les gamins, naviguant à bord du brise-glace "vous me devez le respect", les vieux sont des salopards fripés, les mêmes exactement que dans la cour de récréation, il n'y a que le dentier ou la perruque qui changent. Et l'odeur, celle qui permet de savoir leur présence comme la clochette des lépreux.

Les adultes sont des enculés obligés de bien se tenir. Ils traversent la période la plus insupportable de leur vie, celle où l'on a pas la possibilité de blesser à sa guise, pour garder une épouse, un métier, une place de parking. C'est une parenthèse qui se prolonge. Pour tenir le coup, ils s'amusent à faire se confronter les deux classes qu'ils détestent, les vieux et les enfants.

- Tiens ma fille que j'aime et que j'adore, va porter cette galette et ce petit pot de beurre que j'ai préparé avec amour à ton parchemin animé, à la vioque qui pue la chambre d'adolescente, à ta mère-grand (oui, je sais, ça la fait chier, elle voulait qu'on l'appelle mamie, cette salope qui m'a pourri l'enfance, mais elle peut toujours crever), tiens mon amour, ma chair et mon sang, va te péter le ridicule en forêt toute seule, avec un fanion vermillon pour bien que les loups repèrent ton petit cul gouleyant et tes cuisses de saloperie de chiure d'enfant de merde, tu arrêteras peut-être de me les briser menu avec tes caprices existentiels de princesse maltraitée. Tu sais à quel point je t'aime, ma chérie ?

C'est galant un loup, beaucoup mieux éduqué qu'un adulte, il débarrasse le décor des vieux qui finissent de se dessécher connement, mais ça sait rester ludique et patient avec les enfants. Parce que les pets comme les enfants, on ne supporte que les siens, il n'y aucune raison valable pour que le loup prenne le temps de jouer avec le petit chaperon rouge. Il s'en fout de toute manière, il ne voit pas les couleurs.
Il goinfre la vieille sans barguigner, parce que je suis bien d'accord avec lui, rien de pire que de se taper les litanies égrotantes des pré-cadavres. Par contre pour la jeunesse au chaperon rouge, et zyva que je te cause de mes yeux, de mes oreilles, de comment qu'elles sont belles mes dents, et que c'est pour mieux te manger mon enfant. Mais qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour se taper des jeunesses ! Pédophile, c'était un métier éprouvant à l'époque.
Jusque là, tout allait bien, j'imaginais le contre-jour qui masquait le visage du loup, je tentais de discerner le faciès de cauchemar de la vieille pour qu'on puisse le confondre avec celui d'un prédateur repu. Tout bien.

Bon, donc, l'autre petite salope qui se fait bouffer parce qu'elle cause aux loups, elle me rassurait. Parce que si il y avait bien une connerie que j'étais persuadé de ne jamais faire, c'était de tailler une bavette avec un loup, déjà que j'ai du mal avec les langues étrangères. Donc, bien fait pour sa gueule à cette pouffiasse prétentiarde et polyglotte. De toute façon, tu le sens dés le départ que ça va en chier pour son matricule, des parents responsables ne t'envoient pas dans la forêt toute seule avec une galette et un petit pot de beurre. C'est un appel à des pensées malsaines un contenu pareil.

Le seul moment où je flippais ma race, c'est quand les chasseurs-bucherons venaient tirer le loup comme un car de CRS tombé en panne aux Minguettes. Pourquoi ma mère avait-elle besoin de me rassurer ? C'est con ton truc, d'abord je ne suis pas "une" chaperon rouge, ensuite je ne cause pas aux loups, et la bobinette je la chois si je veux. Rien de plus angoissant que des parents qui veulent vous rassurer. C'est pire qu'un homme politique qui déclare que les impôts n'augmenteront pas, ça pue. C'est le seul moment où je me disais que, finalement, il y avait peut-être un blème qui m'avait échappé.


Mon cerveau c'est comme de l'Emmental, sans trou il ressemble à du gruyère.
Il me faut planter moi-même le décor, peindre la trainée pisseuse sur le devant de la chemise de nuit de l'aïeule, exposez la façade au Sud pour que la caméra capte bien le cherroiement de la bobinette, avec un gros plan tellement c'est compliqué le coup de la chevillette. Je zoomais en fonction de la difficulté du concept. C'est la longueur du trajet entre la maison chaperonesque et la back-room du loup que je n'ai jamais pu évaluer. Ma mère passait directement du petit pot de beurre à la conversation fatale. Faich, précise, merde !

M'faut des trous. Avec les chaperons comme avec les gonzesses. Les meufs je les veux pleine de trous, pleines de trucs que je ne connais pas, et que je ne veux surtout pas connaitre. Les grandes lignes, pas plus, pour les détails c'est là que j'interviens.

Les mecs c'est même pas la peine, ils n'ont aucun trou, de véritables blocs massifs, prévisibles jusque dans leur manière de se tripoter la bite dans les douches du vestiaire. Un mec c'est fragile, ça pleure quand ça ne peut pas te casser la gueule, c'est tout malheureux quand ça ne peut pas faire son tyran domestique, et son ulcère se creuse quand sa bagnole est moins valorisante que la tienne, il faut le consoler, il faut lui dire que la sienne est mieux conçue, plus pratique et finalement bien meilleure que ton six-cylindres feulant la victoire statutaire. Pas de trou. Un mec n'a absolument aucun intérêt. Tu n'as pas besoin de le consoler pour sa Logan de pauvre moderne, il le fait lui-même, il arrive à se persuader que pour posséder une Série 6, il faut vraiment avoir de la merde dans la tête. Mais putain que c'est con et prévisible un mec.

Le modèle a été un peu amélioré ces derniers temps avec les Nouvelles Tafioles. Il ne s'agit pourtant que d'un maquillage outrancier, le moteur tout merdique reste le même et la boite de vitesse accroche toujours autant. Les NT sont trop lourdes, elles ne tiennent plus la distance et s'effondre en larmes quand leur embrayage patine sous l'effort de traction, sans compter leur consommation excessive, elles coutent environ trois entrecôtes, cinq pipes, trente compliments et cinquante engueulades pour descendre la poubelle deux fois par semaine.
Aucun intérêt.
On disait qu'une Lada au sommet d'une côte était un miracle. Un mec qui descend la poubelle sans barguigner est à classer dans la même catégorie.

Faites péter les trous, c'est beaucoup plus drôle. Une gonzesse c'est comme une bagnole coréenne avec de l'électronique partout, et tous les matins les commandes changent, tous les matins il faut passer en revue tous les boutons avant de prendre le volant, sinon tu te vautres comme une merde. Chaque jour il faut réécrire le manuel de l'utilisateur. En coréen du Sud.

Si on réfléchit bien, une femme est aussi peu probable qu'un petit chaperon rouge, normalement ça n'existe pas ce truc. Ils ont monté les commandes à l'envers. Tu es gentil elle te tyrannise, tu lui mets un soufflet, elle pleure et elle est toute gentille après, malheureuse et gentille, toute calme, toute tranquille, elle fait beaucoup moins de bruit quand tu la pousses sur l'autoroute par la suite. Alors que le manuel d'origine te précise bien qu'il ne faut jamais frapper les femmes, même avec une rose. Comme si j'avais le loisir de foncer chez le fleuriste quand madame a décidé de me pourrir la soirée parce que ? Parce que.
Une femme c'est comme un moteur sans rupteur, ça monte dans les tours en furie, et si tu ne décides pas à lui couper l'arrivée d'essence à grands coups de clé à molette dans le carbu, elle te pète un joint de culasse dans la minute. Vite, vite, met moi un grand coup, je sens que je pars en vrille.

Intuitives ? Pffff... Illogiques, oui. Enfin, elles, elles sont persuadées d'être logiques, c'est juste que la logique change tous les quart d'heure. Elle te poupougne, elle te chouchoute, elle te câline, tu te détends, l'instant est cossu, tes sphincters se relâchent et tu lâches une caisse de force 12. Et boum, elle se détraque complètement, les commandes s'inversent.
Tu t'imagines à 185 sur l'autoroute à bord d'un véhicule dont les pédales changent d'attribution quand tu loufes sur ta sellerie cuir ? Tu enroulais tranquille sur le gras du couple moteur, et bing, sans prévenir, tu te retrouves à enfoncer la pédale de frein. Merci l'ABS, le TCS, l'ECT et les Michelin PilotSport préconisés sur les AMG.

Alors tu n'oses plus péter, ce qui contribue à beaucoup de mésententes conjugales. La congestion intestinale est mauvaise pour la patience.

Je vous le rappelle, les commandes s'inversent. Le seul enchainement logique après le premier pet c'est un deuxième. En un seul pet tu passes d'allié fiable à traitre, Staline après Yalta. Avec le deuxième pet, tu récupères un statut de bouffon bien dans ses sphincters. L'intention de nuire est effacée des motifs de mise en examen. Prouaaa.


Pendant longtemps, on a risqué à tout moment de se retrouver face à une personne peu bavarde ou peu intéressante, à devoir lui faire la conversation bien qu’on n’ait rien à lui dire. Pendant longtemps, il a fallu ruser, broder une discussion de façade, s’emparer de n’importe quel détail pour monter un sujet de conversation… Et quand la mince étincelle se produisait, il fallait ne pas relâcher l’effort : il fallait souffler sur les braises pour ne pas que la discussion s’éteigne.
*
Cette phrase servait d'introduction pour une réflexion sur les téléphones portables.

Il y a beaucoup de personnes qui sont comme ces conversations, il faut leur broder de l'existence, ruser et utiliser des subterfuges pour s'épargner de les voir simplement comme ils sont : des nourritures insipides, sans gluten, sans gras, sans calorie, sans sel.
Quoi de plus attirant ? Une personnalité à construire dans sa tête comme un meuble Ikea. Une partition vierge. Mais pas vraiment vierge. Une partition barbouillée par un petit salopard que ses parents prennent pour un génie, un magnifique papier, finement orné d'un support à musique, de lignes d'un bleu délicat. Et pour retrouver une mélodie agréable, il faut placer des notes, des silences, entre les gribouillis.
C'est crevant.
En plus, ils préfèrent leurs baragouins, c'est comme pour les pets, respect total pour tout ce qui sort de leur corps.
C'est épuisant.
Me faut du silence, me faut une partition vraiment vierge, me faut la page blanche.

Lorsqu’il parle de la petite maison-refuge dans laquelle il a pris l’habitude d’aller souffler, Jim Harrison, dans son autobiographie En marge, le dit d'une autre manière.

J’ai cru pendant des années que ce chalet me permettait de me remettre de mes batailles avec le monde réel et de m’y préparer. En réalité, il me préparait seulement à passer davantage de temps dans ce même chalet.
*

Parfois encore, nous avons ce rêve juvénile de voir se matérialiser la musique que l’on a en tête ou que l’on écoute au casque, de la voir se répandre partout où l’on se trouve…
*



Ma partition plus forte que vos pets. Ne serait la dangereuse tentation de se muer en dictateur de l'esprit, l'idée est séduisante.
Ne restait plus que la quête d'esprits sensibles à ma musique. Ils avaient un point en commun, le renoncement à la valeur intrinsèque de leur existence, le bonheur sincère de se savoir vivant, la sagesse d'admettre que rien sur cette terre ne vous est du. Les pauvres sont formés très jeunes à cette discipline. La misère est une maladie dont on ne guérit jamais. Un pauvre sait rapidement que sa naissance n'avait rien de précieux, un pauvre peut disparaitre du jour au lendemain sans émoi. Il n'est pas contre un peu de ma musique. Pour un pauvre, tout est bon à prendre, car rien n'est du.

La Misère, cette divine marâtre, fit pour ces deux jeunes gens ce que leurs mères n’avaient pu faire, elle leur apprit l’économie, le monde et la vie ; elle leur donna cette grande, cette forte éducation qu’elle dispense à coups d’étrivières aux grands hommes.
*
Balzac, dans Le cousin Pons.

Lorsque la chance de l'intelligence vous permet de rejoindre le clan de ceux qui pensent valoir quelque chose, vous êtes foudroyés par cette évidence que vos nouveaux amis ne verront jamais sans sombrer dans la dépression la plus désespérée : ils n'ont rien de précieux. Eux aussi pourraient parfaitement ne pas exister. La seule différence c'est que eux refusent de le savoir. Leur quête n'est que la tentative de reproduction de leur petit, tout petit, minuscule univers, le monde de ceux qui se pensent précieux. Vu de l'intérieur, je n'y vois que préciosité futile, exigences de pacotille, tourments de bien-nourris.
En entrant dans leur univers par la cuisse neuronale, ils m'ont prostitué selon leur mode rituel : la sanctification de leurs valeurs, la valorisation de leurs ego.
Si fragiles dans leurs convictions, ils ne survivent à mes assauts que par la fuite, ils vont se terrer dans leurs valeurs, les leurs, qu'ils sont les seuls à posséder, petit nid douillet, airbags fiables. Leur obsession est le maintien de leur lignage, ils n'ont pas pris assez de coups pour oser sortir sans la protection de leurs origines.
Ils ne savent pas vivre dans un monde où tout est bon à prendre. Les joies comme les peines. Les baffes comme les rat burgers.



Not bad. As a matter of fact this is the best burger que je comprends pas ce qu'il dit ensuite

Voilà bien une fiction. Ce qui compte avant tout pour ces gens-là, c'est la manière, leurs manières, leurs codes. Dans la réalité, il n'y aucune chance d’espérer combler le moindre trou, leur univers se veut hermétique à celui des autres, celui du vulgaire. D'un autre coté, Sandra Bullock et sa robe argentées, j'irais jusqu'à tenter l'impossible, je prendrais le risque d'assumer le vulgaire, pour lui en faire gouter les bienfaits.
C'est une forme de renoncement. S'affirmer vulgaire pour apporter sa touche. Se torcher le cul pour revendiquer ses origines, électron libre égaré. Bouffon repousseur d'ennui. Les prendre par les couilles et tordre jusqu'à l'épuisement. Ton univers m'a absorbé, prépare le Motilium, tu vas en chier.


I thought you wanna make love. Is that what you call this ?

Le seul mérite que j'accorde aux riches est de produire des jolies femmes. Pas seulement par les fringues, les bijoux ou le chihuahua, mais par cette persistance de princesse que les miasmes ont épargné depuis toujours. Le cinéma est un grand pourvoyeur d'illusions, il mélange les milieux et les exigences pour faire croire au prolo que la femme du riche ressemble à celle qu'il serait en droit d'attendre. Parfois, c'est réussi. Le simple geste de récupération du chewing-gum dans l'extrait suivant en est un exemple. Apparence de femme de riche et accessible par sa simplicité.


Sandra Bullock

Rigolez, rigolez, méprisez la carriériste Sandra, mais creusez-vous la cervelle. Vous en connaissez combien des vrais pauvres dont la gonzesse ressemble à SB ? C'est du cinoche.

Dans la vie réelle, rien de tout ça. Dans le cinéma français, c'est une galère de prendre un taxi. Dans ma vie à moi, c'est un luxe inutile, le métro est plus pratique. Et il m'épargne une conversation pénible.
Le cinéma français est une succession de privilégiés qui n'en ont jamais assez. Ils sont devenus insupportables par qu'ils ont renoncé aux exigences de leur classe sociale, la distinction et l'éducation. Ces riches, qui refusent de se penser ainsi, ont atteint un niveau de vulgarité et de bassesse dans leurs exigences personnelles qui me donnent la nausée. Un riche est invivable lorsqu'il mime les manières du prolo.
Ils font des trucs bizarres, ils ont des tourments existentiels, ils se déchirent, ils se retrouvent, ils affrontent leur père, ils désirent leurs cousines, et tout se termine dans la communion solennelle de la maison familiale à Deauville-les-Bains. Ce sont des poissons rouges dans un tout petit bocal. Pas de trous, pas de liberté. Il faut se glisser dans leur aquarium et prétendre que tout y est merveilleux. Et absolument indispensable.

Alors que pour moi-même personnellement, je me fous éperdument de leurs "valeurs" qui n'en sont plus depuis longtemps, la seule chose qui me motive c'est l'élégance des tailleurs Chanel et la qualité des escarpins de leurs femelles, rien de plus déprimant qu'une paire de pompe éculée. Parce que ça, c'est le seul trésor que tu ne trouveras jamais dans le quartier des Minguettes. Si ce n'est pas travaillé dés le berceau, le tailleur Chanel restera à jamais un déguisement, une fantaisie. Il n'aura jamais la grâce de la simplicité et de l'évidence.
Jean ou Hijab, je ne vois aucune différence.

Les États-Unis ont cet avantage de savoir valoriser des héros populaires, avec des énergies populaires, des exigences et des valeurs populaires. Chez nous on doit se contenter de Louis la Brocante ou de Plus belle la vie, des gens du peuple qui s'expriment comme des instituteurs de ZEP, avec le politiquement correct en perfusion à dose de cheval. C'est facile à identifier, le méchant c'est toujours le riche.



Shameless version US

Chez les ricains, un voleur, menteur, escroc, raciste, alcoolique peut devenir un personnage attachant. Les femelles n'ont pas d'angoisses existentielles, ce luxe n'a aucun sens, survivre avant tout, vivre si possible. Elles se font violer par un père alcoolique, mais ont un système de valeur très précis, elles trouvent leur place à grand coup de menaces verbales et de fucking bullshit, de renvois dans les cordes, GFY. Go Fuck Yourself.


Men are never right. That's why women were invented. To think for you, assholes.

Ce n'est que du spectacle. L'héroïne héroïque reste malgré tout issue de la classe moyenne, c'est une déchéance, mais une déchéance qui semble temporaire. Il est plus facile de s'identifier à ses rêves. Quand avoir chaud et manger sont les priorités, on ne largue pas un mec friqué par qu'on a besoin d'une chose indéfinissable. Quand on peut manger on mange.


I need something else now. I don't known but I know it's not you. You have to let me go.

Petite princesse, va. Le frisson de la séparation est tellement bon, si précieux, si indispensable. Mon âme mérite sa lacération. GFY. Pas de places pour combler le moindre orifice, les trous sont déjà largement remplis.

Ceux qui me semblent encore humainement atteignable sont les vrais prolos, ceux qui sont les faire-valoir des Gallaghers, ceux qui vivent depuis toujours la déchéance temporaire des Gallaghers. J'adore la petite Mandy et son langage de charretier. Elles se fait défoncer le cul par tout ce qui porte une bite depuis son enfance, son cul n'est pas un temple, c'est une autoroute gratuite. Elle n'a plus le biais cognitif de la princesse.

Son cul à Mandy, il y a longtemps qu'il n'a plus rien de précieux. Il est juste un moyen efficace de se vider les couilles pour les hommes qui l'entourent. Alors quand un mec ne veut pas lui mettre sa bite dedans, elle se trouve face à une faille spatio-temporelle. C'est elle qui constate un trou. Le truc qui manque. Le truc à combler impérativement pour prolonger la relation.
D’où cette scène que je trouve débordante d'humanité. Il faut expliquer à Mandy que certains ne sont pas câblés comme les autres. Il y a un regard de gamine qui découvre une autre réalité, un homme dont la préoccupation première n'est pas de la lui mettre dans le cul. Un homme qu'on pourrait avoir comme ami, pour la première fois de sa vie.


Mais gaffe les mecs, gaffe, homo est le minimum requis. C'est suffisant à Mandy pour boucher les trous. Elle peut se montrer protectrice, se prétendre girlfriend pour épargner le coming out à son nouveau complice. Il en faut peu pour qu'elle baisse sa garde. Il en faut peu pour qu'elle croit deviner les signes d'un grand amour quand elle est confronté à un hétéro qui ne se comporte pas comme les mecs qu'elle cotoit au quotidien. Le seul moyen qui lui reste pour remplir cet énorme trou est d'évoquer le grand amour.

Et Lip ne veut pas s'en rendre compte. Lip c'est le génie de la famille Gallagher. Il en fallait un. Pas de fiction US sans un génie méconnu. Pauvres petits zèbres. Ils n'ont pas choisi l'acteur au hasard, il a écrit un court-métrage The Fourth en 2008, dont la fiche IMDB indique While house-sitting, a young boy falls into the hands of his own imagination and conscience.

Lip ne se rend pas compte que s'occuper de la demi-sœur handicapée de Mandy, ou de son travelo de parent, est équivalent à une demande en mariage. Avec toutes les implications en cascade. Dans son système de valeur à lui, il n'a fait que son devoir d'être humain. Dans le système de Mandy, personne ne se fera autant chier sans être mu par un amour inconditionnel.

Sa sœur ainée, Fiona, tente de lui faire comprendre :

- But, lip, doing shit like this signals something to a girl like mandy. You sure you know what kind of signals you're sending?

Lip finit par la trouver collante la Mandy. Il lui rend service et en échange elle se croit autorisée à s'immiscer dans son intimité, dans son quotidien, à imposer ses signes de soumission maladroits.
Dans sa camionnette où il vend de la beu et des glaces, Mandy lui offre ses services, lui montre à quel point elle peut lui être utile. Traduis dans le langage de Lip, ça donne "tu es trop nul pour te débrouiller seul", alors que depuis toujours il ne compte que sur lui-même, son cerveau, son seul airbag dans l'existence. Alors il l'envoie chier.

- I can handle it.
- I'm good to stay.
- No, please just go home, mandy-- To your own fucking house, for once.

Et ça pour Mandy, c'est l'horreur.

- That was harsh, lui confirme le personnage de Kevin Ball.

Pas évident que Lip accepte le jugement, il n'a fait que demander à Mandy de le laisser se débrouiller à sa manière, celle qui marche, la seule en laquelle il puisse avoir confiance.

Kevin est obligé de lui en remettre une couche, de combler à sa place l'énorme trou qu'il refuse de voir.

- Yo, so what's up with you and mandy? You guys seem tight.

- I guess. She's gotten hella clingy.

- You rescued her cross-dressing sibling. You swashbuckled that shit, man. Seals the deal for a chick. I'm serious. Girls take that hero crap straight to the bank.
- She cook for you now ?
- Fold your clothes ?

- Sometimes.

- She stay over more than four nights a week ? Help you out with random stuff ?
- Dude, you are ghetto married.
- Enjoy it. You get all the perks, no paperwork.
- Guys would kill for that setup.

- I kinda hate it.

- What's wrong with you, man ?

Ce qui ne va pas ? Tu donnes, tu offres ton aide, donc les autres ont des droits sur toi. Tu deviens le héros. Pas seulement pour la bonne intention, surtout pour la réussite. Entourée d'échecs, Mandy veut mettre à la banque ce trésor du mec qui réussit. Elle va aller jusqu'à protéger ce trésor contre la volonté de Lip qui refuse de signer l'inscription dans une école prestigieuse. Un mec qui réussit c'est comme un rayon de soleil, il fait du bien.

Il lui en faudra du temps pour arrêter d'en vouloir à Mandy, de n'avoir pas tenu compte de son refus du collège. C'est le problème quand tu n'as que son cerveau à vendre, le sentiment de se prostituer n'est jamais loin. C'est comme dans Will Hunting.

- Écoute, t'es mon meilleur copain, alors le prends pas mal. Si dans 20 ans, t'es encore ici, si tu viens regarder la télé, et si t'es encore maçon, je te tue. C'est pas une menace, c'est un fait.

- Qu'est-ce qui te prend ?

- T'as un truc que n'a aucun de nous.

- Tu vas pas recommencer ! ''Je me dois de.'' Et si je veux pas ?

- Je t'emmerde ! C'est pas à toi que tu le dois. C'est à moi. Demain, je me réveille, j'ai 50 ans. Et je fais toujours la même chose. Je me plains pas. Toi, t'es assis sur le billet gagnant, mais t'es trop lâche pour t'en servir. Et ça, c'est con. Je ferais tout pour avoir ce que t'as. Nous tous, ici.
- Tu nous insultes si t'es encore là dans 20 ans. Rester ici, c'est une perte de temps pour toi.

Il faut avoir une putain de mentalité de riche pour cracher sur une splendide, magnifique, rutilante Honda Goldwing 1800. Toujours pas digéré l'intervention de 12051959, et je me fous de savoir si il ou elle souffre. Le clodo qui m'a tapé des clopes à la Sorbonne, il l'appréciait vachement ma bécane. Pas de vile flatterie, l'affaire était close, je ne lui filerais rien de plus, à part lui parler comme au premier banquier venu. Non, il avait le plaisir de voir une belle mécanique, de parler d'un super moteur, d'en parler comme si il était temporairement dépourvu des moyens de l'acquérir. On peut être pauvre et apprécier le luxe motocycliste. Il faut une saloperie merdique d'esprit pourri de riche pour cracher sur une merveille pareille. Le clodo je lui ai indiqué sa valeur neuve pour répondre à sa question. Mais je l'ai joué petit bras, je n'ai pas pu m'empêcher d'ajouter "ouais, ils ne s'emmerdent pas chez Honda". Je me suis senti gêné d'avoir prononcé cette phrase. Condescendance.

Plus tard dans la série Shameless, Mandy confessera à Lip qu'il l'avait traitée mieux que n'importe qui jusqu'alors, et qu'il méritait d'aller au collège, même si cela incluait leur séparation.

Philosophie de pauvre. Le trésor n'est pas en soi. Le trésor est plus précieux que l'individu. Moteur six-cylindres en ligne ou capacité cognitive.
A la grande époque soixante-huitarde, un universitaire avait fait l'effort de se faire embaucher dans une usine. Premier constat, c'est très difficile d'être ouvrier, physiquement, manuellement, psychologiquement. Il faut être armé. Ce n'est pas donné à tout le monde.
Deuxième constat, tous les soins sont accordés aux objets, aux voitures sur la chaine de montage. La tache sur la carrosserie est soigneusement effacée, les pièces moteur sont manipulés avec délicatesse. L'objet est plus important que les mains de l'ouvrier. C'est une fierté que les riches ne pourront jamais comprendre. De toute façon, les riches sont incapables de tenir plus de deux semaines sur une ligne d'assemblage.
C'est la chevalerie du pauvre, son honneur et sa revendication.

J'encule à mes heures perdus les branlomanes végétatifs qui se repaissent de ma soumission statutaire aux chromes de ma bécane. C'est pour vous dire si je m'ennuie.

Vous vous croyez pauvre parce que vous bénéficiez des aides sociales ? GFY.

Vous avez des revendications, des exigences, des besoins de riches. Un pauvre n'est pas fier de sa capacité à planter des choux, il est fier des choux qu'il a réussi à faire pousser dans son jardin ouvrier, propriétaire privilégié d'un royaume de 50 m2, conscient de la jalousie qu'il provoque. Ça cause choux, tomates et impôts locaux, ça ne cause pas nature, écologie et épanouissement personnel.

Ceci dit, il y a une nouvelle classe de riches. Les riches pauvres. Qui pensent encore comme des riches. Qui ont des exigences de riches. Et qui ne voient pas qu'ils sont pauvres. Il ne s'agit que d'une erreur de casting. Temporaire.
Enseignants, médecins généralistes, avocats, travailleurs sociaux, psychologues, crève-la-faim modernes qui jouent encore aux nobliaux temporairement empêchés. Tu as envie de leur glisser une petite pièce, et ils te jouent la noblesse intransigeante sur les valeurs. Dans leur tête ils se sentent riches. Dans leur tête. Dans leur tête seulement. Ils leur manquent la malice et l'humilité des pauvres. Ils sont foutus.
Il est définitivement impossible de combler leurs trous, ils sont tellement persuadés que leur rôle est de remplir celui des autres de leurs VALEURS. Ça touche le SMIC et ça vient t'expliquer la vie, ses tenants et ses aboutissants. Particule démonétisée. Monsieur Jean-Eude de la Fac de la Gauche de la Valeur. Oui, moi aussi, je t'emmerde, fin de race. Tu as vu, j'ai le Cruise Control ! Qu'un élément mécanique puisse te faire autant chier me ravit d'aise et guérit ma mycose plantaire.
Tu es tellement con que c'est un bonheur de te titiller la noblesse déchue.

J'ai une mentalité de pauvre. J'assume. De toute façon, le premier qui touche à ma bécane, physiquement ou symboliquement, il doit s'attendre à des représailles. Nanmého. On ne plaisante pas avec un six-cylindres en ligne, la noblesse mécanique par excellence.
Ma douance, mon esprit, ce que vous croyez être des convictions, là vous pouvez sabrer, je m'en fous un peu, ça repousse.

Je vous regarde défendre vos positions sur l'écologie, le marxisme, la psychanalyse, votre sensibilité exacerbée, votre zébritude comme des gosses de riches. A croire que votre démarche initiale restera toujours de choisir ce que la masse a déclassé depuis longtemps.

- Tu as quoi comme bécane ?
- J'ai le potentiel de chevaucher une YZF ! Je sens en moi la rage du pilote qui frôle la mort et l'exploit à chaque instant.
- Mais t'as quoi comme bécane ?
- Mais je n'ai pas de moto, c'est polluant, ça réchauffe le climat, ça tue des chattons et c'est impossible à garer dans Paris.
- Mais tu as le potentiel d'un pilote ?
- C'est ça
- Yo men, respect.

A titre personnel, je me suis toujours senti le potentiel d'un Casanova, l'esprit d'un Don Juan. Les faits sont contrariants, ils accordent peu de respect au Potentiel. Les faits sont têtus, et ma main gauche ampoulée. C'est con d'être ambidextre, pas moyen d'avoir l'impression que c'est quelqu'un d'autre qui manipule le manche à balai.

Dans la scène suivante, le gosse de riches de la série finit par craquer, ses tourments et ses besoins ne sont jamais pris en considération. A la fin, ça agace. Fiona lui signale qu'elle est simplement en train de déterrer un cadavre, et que ses petits problèmes existentiels, vous voyez où il peut se les mettre le Steve ?


My tragedy is bigger than your tragedy

Mais encore une fois, c'est du cinoche. C'est là pour flatter la ménagère de moins de 50 ans, la femme forte face à l'adversité, celle qui sait prioriser le quotidien, et remettre à leur juste place les besoins masculins, à la poubelle. GFY.
La Fiona ce qui compte pour elle, c'est sa famille, ses priorités, ses actes. La femme est l'avenir de la société de consommation.
That's a pussy move.
C'est l'argument ultime des chieuses modernes. Si tu refuses d'affronter leur rage simiesque, le verdict tombe : Pussy.

Tu as raison ma poule, et la fiotte va aller mettre ses abattis à l'abri.
Cinoche.
Dans une relation c'est elle qui doit rester la priorité. Elle se pense encore comme un butin précieux, au lieu de pomper le dard et de servir la soupe à Steve, seul en mesure de la sortir de sa mouise. Et en plus il en est raide dingue. Elle le garde au niveau de l'option, pas de la priorité. Mais elle tient à conserver l'option.
C'est con, son nouveau mari le comprend tout de suite.


You said you have unfinished business with him !

Prêtes à tout pour nous, mais pas prêtes à ce qui nous est indispensable.


I think what was bad for our marriage was your decision to sleep with your ex.

Rhaaaa, il déchire le barbu, il réveille la jeune fille en moi, emmène-moi au bout du monde.

Si quelqu'un n'a pas encore vu cette série en version US (2011) il a la chance d'avoir de bons moments en perspective.

Mais franchement je préférais le Petit Chaperon Rouge. Beaucoup plus hardcore.

Pour saisir tout ce qui précède, il va vous falloir sortir les rustines et la colle néoprène, boucher les trous de tout ce qui vous échappe. Prenez le grand modèle, celui qui marche à tous les coups : "Putain, mais qu'il est con !"

Du moment que vous ne touchez pas à ma bécane...

Numero6, le Hollandais Volant du pognon et de l'intelligence, condamné à errer dans les limbes pour l'éternité.

* Extraits du blog Mon oeil

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par poupée BB le Ven 10 Avr 2015 - 18:40

Est-tu conscient de ton discours démoniaque?
http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Diable,_sa_vie,_ses_m%C5%93urs_et_son_intervention_dans_les_choses_humaines


poupée BB
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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Numero6 le Ven 10 Avr 2015 - 18:44

Pas une seule seconde BB, c'est bien là le plaisir, n'être que le jouet d'une force maléfique.

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

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