Le fil du partage

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Re: Le fil du partage

Message par offset le Dim 11 Sep 2016 - 11:19


La génétique moléculaire a fait un grand pas en avant avec la technique CRISPR-Cas9, laissant entrevoir la possibilité de modifier le génome des cellules humaines.



Pierre Jouannet, professeur émérite à l'Université Paris-Descartes, termine son intervention lors du colloque S3 Odéon (voir la vidéo en fin d'article). Auteur du rapport de l'académie de médecine sur la recherche sur l'embryon, il s'est exprimé sur CRISPR-Cas9, cette technique, révolutionnaire, découverte par Jennifer Doudna et Emmanuelle Charpentier, qui permet de modifier facilement et rapidement le génome des cellules vivantes. Est-ce que cette facilité aura des conséquences sur la procréation humaine ? Doit-on s'attendre à voir naître des bébés génétiquement modifiés dans un futur proche ? Sciences et Avenir a posé la question au Pr Jouannet.

Sciences et Avenir : Un bébé génétiquement modifié, c'est pour demain ?

Pr Pierre Jouannet : Non, je ne pense pas. Peut-être pour après-demain mais pas pour demain. Il y a deux sortes de problèmes. Le premier est scientifique : la technique n'est pas encore au point. Actuellement, il est possible de faire des animaux génétiquement modifiés mais cela ne fonctionne pas à 100%. Chez l'être humain, il faudrait une technique qui fonctionne dans tous les cas, et cela n'est pas encore possible. En outre, la question qui se pose est pourquoi on aurait besoin de faire un bébé génétiquement modifié. La seule bonne raison, ce serait d'éviter la naissance d'enfants atteints d'une maladie génétique rare. Ils seraient en bonne santé parce qu'on aurait alors corrigé les gènes déficients. Mais il faudrait vérifier l'efficacité et l'innocuité de cette technique avant de l'envisager. Et les situations où cela serait vraiment nécessaire médicalement parlant ne sont finalement pas très nombreuses.

Il reste une question : pourrait-on faire naître un enfant génétiquement modifié pour d'autres raisons que des raisons médicales ? Concrètement pour "améliorer" cet enfants, ou avoir des enfants avec une masse musculaire plus importante, plus grands, plus intelligents. A mon avis, c'est du fantasme car il ne suffit pas de modifier un, ou même plusieurs gènes pour qu'un enfant soit automatiquement plus grand ou plus intelligent. Il faut remettre les choses à leur place. Peut-être pourra-t-on un jour améliorer l'être humain mais ce ne sera pas demain. Et, de toute façon, cela n'arrivera pas si tout le monde n'est pas d'accord. Il faudra qu'il y ait un débat, pas seulement avec des experts (médecins, scientifiques, juristes...) mais avec l'ensemble de la société.


http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20160907.OBS7640/un-bebe-genetiquement-modifie-c-est-pour-demain.html






https://www.youtube.com/watch?v=Z9f0sK_lKM4
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Re: Le fil du partage

Message par offset le Dim 9 Oct 2016 - 10:39

C'est si bon a entendre, j'en pleure d'émotion





https://www.youtube.com/watch?v=p1azEzeozUM




I have a Dream de Martin Luther King, Jr.

"Je suis heureux de pouvoir être ici avec vous aujourd'hui, à une manifestation dont on se rappellera comme étant la plus grande manifestation pour la liberté dans l'histoire de notre pays.
Il y a cent ans, un grand Américain, à l'ombre de qui nous sommes aujourd'hui, a signé la Proclamation d'Emancipation. Ce décret capital est arrivé comme une grande lumière d'espoir pour les millions d'esclaves qui avaient été brûlés par les flammes de l'injustice qui consume. Il est venu comme une aurore joyeuse pour terminer la longue nuit de leur captivité.

Mais, un siècle plus tard, le Noir n'est toujours pas libre; un siècle plus tard la vie du Noir est toujours tristement handicapée par les menottes de la ségrégation et les chaînes de la discrimination; un siècle plus tard, le Noir vit isolé sur une île d'indigence au milieu d'un vaste océan de prospérité; un siècle plus tard, le Noir languit toujours dans les coins de la société américaine et il se trouve en exilé dans sa propre terre.

Nous sommes donc venus ici aujourd'hui pour dramatiser une condition honteuse. Dans un sens, nous sommes venus à la capitale de notre pays pour toucher ce qui nous est dû. Quand les architectes de notre république ont écrit les mots magnifiques de la Constitution et de la Déclaration d'Indépendance, ils ont signé un billet à ordre, dont tous les Américains devaient hériter. Ce billet était une promesse qu'à tous les hommes, oui, les hommes noirs aussi bien que les hommes blancs, seraient garantis les droits inaliénables de vie, de liberté, et de poursuite du bonheur.

Il est clair aujourd'hui que l'Amérique a manqué à ses engagements en ce qui concerne ses citoyens de couleur. Au lieu de faire honneur à cette obligation sacrée, l'Amérique a donné au peuple noir un chèque sans provisions; un chèque qui nous est revenu marqué "fonds insuffisants". Nous refusons de croire que la banque de la justice soit en faillite. Nous refusons de croire qu'il y ait des fonds insuffisants dans les grandes chambres fortes d'opportunité de cette nation. Par conséquent, nous sommes venus ici pour encaisser notre chèque, le chèque qui nous donnera sur demande les richesses de la liberté et la sécurité de la justice.

Nous sommes venus à ce lieu sacré pour rappeler au peuple américain l'urgence extrême du présent. Ce n'est pas le moment de nous adonner au luxe de nous détendre ou de nous contenter de la drogue tranquillisante d'une solution graduelle. Il est temps maintenant de rendre réelles toutes les promesses de la démocratie; il est temps maintenant de quitter la vallée sombre et désolée de la ségrégation pour nous avancer vers le sentier brillant de la justice raciale; il est temps maintenant d'aider notre nation à se dégager des sables mouvants de l'injustice raciale pour l'installer sur le roc solide de la fraternité; il est temps maintenant de faire que la justice devienne une réalité pour tous les enfants de Dieu. Ce serait une erreur fatale pour la nation de refuser de voir l'urgence du moment. Cet été étouffant du mécontentement légitime du Noir ne finira pas jusqu'à ce qu'arrive un automne vivifiant de liberté et d'égalité.

1963 n'est pas une fin, mais un commencement. Et ceux qui espèrent que le Noir avait besoin de passer sa colère et qu'il est maintenant satisfait, auront un rude réveil si la nation revient à sa routine. Il n'y aura ni repos ni tranquillité en Amérique jusqu'à ce que le Noir obtienne ses droits de citoyenneté. Les tourbillons de la révolte continueront à ébranler les fondements de notre nation jusqu'à ce que le jour clair de la justice se lève à l'horizon.

Mais il y a quelque chose que je dois dire à mon peuple, qui a le pied sur le seuil attrayant qui mène au palais de la justice. Tout en cherchant à obtenir la place qui nous est dû, nous ne devons pas être coupables d'actions mauvaises. Ne cherchons pas à satisfaire notre soif de liberté en buvant dans la tasse de l'amertume et de la haine. Nous devons pour toujours conduire notre lutte sur un plan élevé de dignité et de discipline. Nous ne devons pas laisser nos revendications créatrices dégénérer en violence physique. Encore et encore, nous devons nous élever jusqu'aux hauteurs majestueuses où l'on réfute la force physique avec la force de l'âme.

L'esprit militant, nouveau et merveilleux, qui a pénétré la communauté Noire, ne doit pas nous amener à manquer de confiance en tous les Blancs, parce que beaucoup de nos frères blancs, comme le prouve leur présence ici aujourd'hui, se rendent maintenant compte que leur destinée est liée à notre destinée, et ils sont arrivés à la réalisation que leur liberté est inextricablement liée à notre liberté. Nous ne pouvons pas cheminer seuls. Et en cours de chemin, nous devons promettre que nous marcherons toujours de l'avant. Nous ne pouvons pas retourner en arrière.

Il y a ceux qui demandent aux partisans des Droits Civiques, «Quand serez-vous satisfaits?" Nous ne serons jamais satisfaits tant que le Noir sera victime des horreurs indicibles de la brutalité de la police; nous ne serons jamais satisfaits tant que nos corps, lourds de la fatigue du voyage, nous ne pourrons pas obtenir un logement dans les motels de la grande route et dans les hôtels des villes; nous ne serons pas satisfaits tant que la mobilité essentielle du Noir consistera à aller d'un ghetto plus petit à un autre plus grand; nous ne serons jamais satisfaits tant qu'on dépouillera nos enfants de leur amour-propre et tant qu'on les privera de leur dignité avec des pancartes qui déclarent: "Pour les Blancs Seulement." Nous ne serons pas satisfaits tant que le Noir du Mississippi ne pourra pas voter, et le Noir de New York croira qu'il n'a rien en faveur de quoi il peut voter. Non! Non, nous ne sommes pas satisfaits, et nous ne serons pas satisfaits jusqu'à ce que "la justice dévale comme un torrent et le droit comme un fleuve puissant."

Je n'ignore pas que certains d'entre vous sont venus ici après de grandes épreuves et tribulations. Quelques-uns parmi vous sont récemment sortis de prisons étroites. Quelques-uns parmi vous sont venus de régions où, dans votre quête pour la liberté, vous avez été meurtris par les orages de la persécution et rendus chancelants par les vents de la brutalité de la police. Vous êtes les vétérans de la souffrance inventive. Continuez à travailler dans la foi que la souffrance non méritée est rédemptrice. Retournez dans le Mississippi; retournez dans l'Alabama; retournez en Caroline du Sud; retournez en Géorgie; retournez en Louisiane; retournez aux bas quartiers et aux ghettos des villes du nord sachant que, d'une manière ou d'une autre, cette situation doit être et sera changée! Ne nous vautrons pas dans la vallée du désespoir!

Donc, mes amis aujourd'hui je vous dis que quoique nous devions faire face aux difficultés d'aujourd'hui et de demain, j'ai tout de même un rêve. C'est un rêve qui est profondément enraciné dans le rêve américain. Je rêve qu'un jour cette nation se dressera et fera honneur à la vraie signification de son credo: "Nous tenons ces vérités comme évidentes, que tous les hommes sont créés égaux." Je rêve qu'un jour sur les collines rouges de Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d'esclaves pourront s'asseoir ensemble à la table de la fraternité. Je rêve qu'un jour, même l'état du Mississippi, un état qui étouffe dans la fournaise de l'injustice, qui étouffe dans la fournaise de l'oppression, sera transformé en une oasis de liberté et de justice. Je rêve que mes quatre jeunes enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés par la couleur de leur peau, mais à la mesure de leur caractère.

J'ai Un Rêve Aujourd'hui!

Je rêve qu'un jour, au fin fond de l'Alabama, avec ses racistes pleins de haine --avec son gouverneur des lèvres de qui dégoulinent les mots de l'interposition et de la nullification--un jour, même là, en Alabama, les petits garçons noirs et les petites filles noires pourront aller la main dans la main avec les petits garçons blancs et les petites filles blanches, comme frères et sœurs.

J'ai Un Rêve Aujourd'hui!

Je rêve qu'un jour, chaque vallée sera rehaussée et chaque colline et chaque montagne sera aplanie, les aspérités seront nivelées et les endroits tortueux seront rendus rectilignes, et "la gloire de Dieu sera révélée et tout ce qui est chair le verra ensemble."

C'est notre espérance. C'est la foi avec laquelle je retourne dans le Sud. Avec cette foi nous pourrons tailler dans la montagne du désespoir, la stèle de l'espoir. Avec cette foi, nous pourrons transformer la cacophonie des discordes de notre nation en une belle symphonie de la fraternité. Avec cette foi, nous pourrons travailler ensemble, prier ensemble, lutter ensemble, aller en prison ensemble, défendre la cause de la liberté ensemble, sachant qu'un jour nous serons libres. Et ce sera le jour, ce sera le jour où tous les enfants de Dieu pourront chanter avec une signification nouvelle: "Ma patrie c'est toi, douce terre de liberté, c'est toi que je chante. Terre où mes aïeux sont morts, terre fierté du Pèlerin; que du versant de chaque montagne retentisse le carillon de la liberté." Et si le destin de l'Amérique est d'être une grande nation, tout cela doit devenir vrai.

Que la liberté retentisse donc des collines prodigieuses du New Hampshire jusqu'aux imposantes montagnes du New York. Que la liberté retentisse du sommet des majestueuses  Alleghenies de Pennsylvanie. Que la liberté retentisse des pics couronnés de neige des Rocheuses du Colorado. Que la liberté retentisse des versants mamelonnés de la Californie. Mais non seulement cela. Que la liberté retentisse du haut de Stone Mountain en Géorgie. Que la liberté retentisse du haut de Lookout Mountain au Tennessee. Que la liberté retentisse de chaque colline, et des moindres monticules dans le Mississippi. "Que du versant de chaque montagne retentisse le carillon de la liberté!"

Et quand cela se produira, quand nous permettrons à la liberté de retentir, quand elle retentira dans chaque village, et dans chaque hameau, dans chaque état et dans chaque ville, nous serons à mesure de hâter l'arrivée du jour où tous les enfants de Dieu, noirs et blancs, juifs et non juifs, protestants et catholiques, pourrons chanter en se tenant la main ces mots du vieux Negro Spiritual: "Libres enfin, libres enfin; béni soit le Tout-Puissant, nous sommes libres enfin!"

http://lpdw.free.fr/ihaveadreamtraduc.htm
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Message par offset le Dim 29 Jan 2017 - 18:32

Des neurones sexuels retrouvés dans tout le cerveau

Les neurones spécialisés dans la régulation des fonctions de reproduction sont répartis dans l’ensemble du cerveau, d’après une étude de l’Inserm.



L'hypothalamus

Les quelques travaux effectués sur la souris depuis une vingtaine d’années avaient conclu un débat que l’on croyait clos. Jusqu’à présent, les scientifiques pensaient que les neurones chargés de réguler les fonctions de reproduction, qui naissent dans la zone du nez chez le fœtus, migraient au cours du développement vers l’hypothalamus - partie située au cœur du cerveau -, où ils restaient confinés par la suite.

Mais une découverte de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), en collaboration avec l’Institut de la vision (Paris), vient contredire cette hypothèse. Des chercheurs de la faculté de médecine de Lille on montré qu’en réalité, ils seraient présents un peu partout dans le cerveau, et que l’hypothalamus ne représenterait qu’une minorité (20 %) de la totalité des neurones impliqués dans la reproduction.

Infertilité et maladies psychiatriques

Ceux-ci produisent une hormone, la gonadolibérine (ou GnRH) qui, à son tour, provoque la sécrétion des hormones LH et FSH qui régulent la maturation des spermatozoïdes, la production des hormones sexuelles (testostérone, progestérone, œstrogènes).

Pour arriver à ces résultats qui contredisent ceux précédemment obtenus, les chercheurs français ont travaillé sur des embryons humains, âgés de 6 à 12 semaines, et issus de dons de parents dans le cadre d’IVG. Ils sont parvenus à rendre les tissus embryonnaires transparents, afin d’observer les interactions entre les cellules du cerveau en formation.

Ils se sont ainsi aperçu que des cellules migraient vers l’hypothalamus, mais aussi vers le cortex, le bulbe olfactif, l’hippocampe et certaines régions du système limbique. Une nouvelle approche qui permettra peut être d’expliquer certaines maladies. « Il existe une imprégnation hormonale durant le développement du cerveau, prénatal et postnatal, dont un dysfonctionnement pourrait être à l’origine de certaines pathologies neurologiques et psychiatriques », explique Paolo Giacobini chercheur en neurosciences et responsable de ces travaux.
Certains troubles de la fertilité proviennent aussi de problèmes de migration de ces neurones. En étudiant plus en profondeur ces migrations chez la souris, les scientifiques de l’Inserm espèrent pouvoir mieux étudier le rôle de ces neurones à GnRH.

http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/19493-Des-neurones-sexuels-retrouves-dans-tout-le-cerveau
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Message par offset le Sam 4 Fév 2017 - 19:00

Les galaxies spirales défient la matière noire

De récentes observations sur des galaxies spirales suggèrent une corrélation entre la distribution de la matière ordinaire et celle de la matière noire.
Un résultat complètement inattendu.



La galaxie spirale NGC6503


http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actu-les-galaxies-spirales-defient-la-matiere-noire-37727.php
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Re: Le fil du partage

Message par offset le Dim 5 Fév 2017 - 10:39

Perturbateurs endocriniens: une menace pour notre QI



Depuis 2001, différents travaux de recherche montrent que cette perturbation endocrinienne fait planer de réelles menaces sur notre santé et sur la biodiversité.
Tandis qu’on observe parallèlement chez plusieurs populations une baisse de QI et une augmentation des maladies neuro-développementales.


https://lejournal.cnrs.fr/billets/perturbateurs-endocriniens-une-menace-pour-notre-qi
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Re: Le fil du partage

Message par offset le Mar 28 Mar 2017 - 21:44

J’aime beaucoup écouter Jacques Salomé


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Re: Le fil du partage

Message par offset le Dim 2 Avr 2017 - 10:44

Très intéressante cette conférence !


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Re: Le fil du partage

Message par offset le Dim 9 Avr 2017 - 19:18

La technique est-elle responsable de l’accélération du monde ?

Pour comprendre ce qu’est l’accélération du monde, il faut comprendre ce que signifie la lenteur, estime Rosa. La lenteur est une richesse de temps. Elle correspond à un état dans lequel on dispose de suffisamment de temps pour faire ce que l’on doit faire, au temps qui nous reste après avoir tout fait. L’état de lenteur, c’est quand il nous reste encore du temps disponible librement… En Allemand Muße (qui signifie le loisir, la créativité) est le contraire de l’ennui. « La lenteur c’est le sentiment de ne pas être sous la pression d’une urgence, de ne pas être obligé de faire une chose sans en avoir le temps. » La richesse temporelle n’est ni l’ennui, ni une décélération contrainte, mais elle est avant tout un élément d’autonomie.

« Le rêve de la modernité c’est que la technique nous permette d’acquérir la richesse temporelle. L’idée qui la sous-tend est que l’accélération technique nous permette de faire plus de choses par unité de temps. » Et c’est bien ce que la technique a permis, souligne Rosa, en pointant du doigt la rapidité introduite par la technique. Les voitures roulent de plus en plus vite, nous permettant dans le même laps de temps d’aller toujours plus loin. Grâce à la technique, nous avons copié les connaissances de plus en plus rapidement : avant l’imprimerie, il fallait copier un livre à la main, puis la technologie nous a permis de l’imprimer, puis de le photocopier, et désormais de les télécharger via l’internet. Les ordinateurs eux-mêmes n’ont cessé d’augmenter leurs performances, c’est-à-dire le nombre d’opérations qu’ils savent accomplir par unité de temps.

« La conséquence de cette accélération technologique c’est qu’on a besoin de moins en moins de temps pour réaliser une tâche, une activité précise. La quantité de ressources temporelles libres croit. Pour faire 10 km ou recopier un livre ou produire une image, nous avons besoin de beaucoup moins de temps que nos ancêtres. »

Pourquoi n’avons-nous pas plus de temps libre ?

Nous devrions donc avoir plus de temps libre que jamais, puisque nous avons besoin de moins de temps pour faire les choses, en conclut le philosophe. En 1964, le magazine Life ne s’inquiétait-il pas déjà, légitimement, que le plus important problème de société auquel nous serions confrontés demain serait de savoir ce que nous ferions de ce temps libre…
Pourtant, ce n’est pas ce qu’il s’est passé. La prédiction ne s’est pas réalisée. Nous ne disposons pas de plus de temps : nous en avons toujours trop peu. Nous vivons dans une pénurie de temps, une « famine temporelle », comme la décrivait en 1999 les sociologues américains John Robinson et Geoffrey Godbey dans Time for Life : The Surprising Ways Americans Use Their Time.
« Toutes les sociétés modernes sont caractérisées par une pénurie de temps : plus une société est moderne, moins elle a de temps ». Ce n’est pas le pétrole qui nous manquera un jour, mais bien plutôt le temps, ironise le philosophe. Plus on économise le temps et moins on vit.

Comment expliquer cela ? D’où est-ce que ça vient ? Un économiste suédois a proposé un axiome : la richesse du temps est inversement proportionnelle à la richesse matérielle. « Plus on est riche matériellement, plus on devient pauvre en ressource temporelle. Il applique cela à toutes les cultures du monde » : plus les sociétés sont riches, plus les gens sont stressés. Dans les cultures les moins développées, les gens sont pauvres en bien matériel, mais ils ont du temps. Avec la modernisation, l’enrichissement matériel de la société, l’allure des gens devient plus rapide. Un chercheur américain a constaté que plus la société est riche, plus les gens se déplacent rapidement. Cette différence se retrouve aussi dans les groupes sociaux : plus un groupe social est riche, plus il va ressentir la pénurie de temps. Et cet axiome s’applique également aux individus, où on trouve un lien entre le statut économique des individus et le manque de temps.

L’accélération n’est pas la faute de la technique

« Mais pourquoi est-ce ainsi, alors que le progrès matériel devrait nous libérer du temps ? » Pour Hartmut Rosa, c’est le rapport entre croissance et accélération qui explique cela. Car l’accélération permet de gagner du temps libre si et seulement si la quantité d’activité reste la même. Mais ce n’est pas le cas ! La croissance de l’activité est plus importante que l’accélération.

Vidéo : bande annonce de « Speed » un documentaire de Florian Opitz consacré à l’accélération.

Quand on allait à pied à son travail, à 5 km de chez soi, il fallait compter une heure. Maintenant que l’on prend nos voitures, nous pouvons faire ces 5 km en 10 minutes et en gagner potentiellement 50. Mais nous n’habitons plus à 5 km de notre travail, mais à 30 km, ce qui fait qu’on passe toujours une heure à nous déplacer… Dans ce cas, le taux de croissance est le même que le taux d’accélération : il faut le même temps pour faire un déplacement plus long. Et bien souvent, en fait, nous n’habitons plus à 30 km, mais à 60 km, ce qui fait qu’on a perdu une heure plutôt que gagner 50 minutes ! Ici, le taux de croissance est supérieur au taux d’accélération. Avant, admettons qu’il nous fallait une demi-heure pour rédiger 4 lettres. Mais aujourd’hui, en une demi-heure, nous traitons bien plus d’e-mails. Nous sommes devenus plus rapides, mais nous avons également plus d’interactions à gérer, et donc plus de stress. « La pénurie de temps n’est pas due au progrès technologique, mais au fait que la croissance est plus importante que l’accélération. »

Vers 1900, une maison moyenne comportait 400 objets différents. Aujourd’hui, elle en compte environ 10 000. Cette augmentation quantitative fait qu’on a moins de temps pour s’occuper de chaque objet. Avec une machine à laver, on passe moins de temps à laver le linge, mais on le lave plus souvent. Même chose pour le transport, on a doublé notre vitesse, mais on a quadruplé les distances parcourues…

« L’accélération n’est pas la faute de la technique. On peut imaginer un monde où grâce au progrès technique on pourrait arriver à dégager un excédent de temps, si le taux de croissance n’était pas si fort. Le progrès technique élargit notre horizon et nos possibilités de vie. Il change la perception des possibilités et des obstacles et modifie aussi les attentes sociales, tant ce que nous attendons des autres que ce qu’ils attendent de nous. La technologie permet l’accélération du rythme de vie, mais ne l’impose pas. Elle nous donne les moyens d’en disposer librement. »

Le temps ne peut pas croître

Si nous avons le sentiment d’être prisonniers d’une roue de cage de hamster, c’est qu’il nous faut comprendre la logique de la modernisation, estime Rosa. « Une société moderne est caractérisée par le fait qu’elle a besoin de la croissance, de l’accélération et de l’innovation pour maintenir le statu quo. Elle doit croître, innover, accélérer pour demeurer stable. » C’est une stabilisation toujours dynamique. Nos économistes ne cessent de nous répéter que l’économie doit croître. Que s’il n’y a pas suffisamment de croissance, nous connaîtrons chômage, crise et écroulement de l’État-providence… Une société moderne ne peut donc se maintenir qu’au prix de la croissance, de l’innovation et de l’accélération. C’est la logique même du capitalisme, explique Hartmut Rosa. C’est également la logique des sciences modernes qui ne cherchent pas tant à conserver et transmettre le savoir que de produire sans cesse de nouvelles connaissances et en accélérer le rythme. C’est la logique de la politique et du droit, qui cherchent sans cesse à raccourcir les temps d’élection et à produire de nouvelles lois. C’est aussi la logique des arts et de la littérature : qui nous demandent d’être dynamique, originaux plutôt que de produire de la Mimèsis. La stabilisation par la croissance est l’essence de la modernité, pas celle de la technique.

« La modernité signifie mettre en mouvement de plus en plus rapidement le monde matériel, social et idéel. Nous aspirons à multiplier les choses, les contacts, notre horizon d’options… L’aspiration essentielle de la modernité est d’agrandir l’espace des possibilités… Cette aspiration créée inévitablement un problème temporel, car dans ce schéma, le temps est l’élément qui ne peut pas être multiplié. On ne peut pas augmenter la quantité de temps. On peut le compresser, mais pas l’agrandir. Nous vivons dans une société de croissance et le temps, lui ne peut pas croitre. »

Nous sommes bien dans les trois dimensions de l’accélération : l’accélération technique (la communication, les transports… mais aussi la pollution), l’accélération sociale (celle du changement social qui nous déstabilise) et l’accélération des rythmes de vie (qui est une tentative de réponse au phénomène global, qui nous pousse à faire plus de choses par unité de temps). Ces trois dimensions forment un système clos, où chaque composante se nourrit l’une l’autre, accélérant encore l’accélération. Ces trois dimensions sont également poussées par trois forces motrices : l’argent et la compétition qui en sont le moteur économique (le temps, c’est de l’argent) ; la différenciation fonctionnelle (la division du travail notamment) ; et le moteur culturel (la promesse de l’accélération). « Cette promesse repose sur la perspective de notre mort, de notre propre finitude. Avant d’en arriver là, nous voulons tous faire des millions de choses. Si on se dépêche, on peut faire plein de choses avant de mourir. Si on double la vitesse de notre vie, on peut peut-être en vivre deux. Si on augmente la vitesse à l’infini, atteindrons-nous la vie éternelle avant de mourir ? ». Bien sûr, cela ne marche pas vraiment, ironise le philosophe. Mais cela traduit cet aspect culturel qui relie notre idée d’une « bonne vie » à la vitesse. La promesse d’accélération est autant connectée à l’idée de liberté qu’à celle d’éternité.

Le résultat de ce système est une logique d’escalade de la vitesse, de la croissance et de l’innovation. Le problème est qu’il nous faut toujours plus d’énergie (physique, individuelle, collective…) pour entretenir cette stabilisation dynamique, pour maintenir le statu quo. Nous devons faire toujours plus d’efforts pour tenir l’évolution du monde, pour rester compétitifs…
Les limites de l’accélération

Cette stabilisation dynamique n’est plus perçue comme un progrès. Nous avons l’impression d’un mouvement, d’une augmentation sans progrès. Nous avons le sentiment que l’innovation, l’accélération et la croissance ne permettent plus de réaliser quelque chose de nouveau, de progressif… Mais elles sont entretenues uniquement pour éviter la crise, la catastrophe.
Sans compter que tous les domaines ne peuvent être accélérés, comme le montre la crise écologique. Beaucoup de ressources ne sont pas assez rapides pour la société. Nous produisons trop de matières toxiques, nous allons trop vite pour l’environnement. La crise psychologique (la dépression, le burn ou) est une réaction à un monde devenu trop rapide, à une situation où il faut courir toujours plus vite sans arriver quelque part, un monde sans reconnaissance. L’accélération explique aussi la crise démocratique, car la démocratie est un système politique qui demande du temps pour délibérer, pour produire de la concertation, du consensus…
Alors que faire ? « Que peut-on faire ? Peut-on construire un monde où la technique produise de la richesse de temps pour nous ? Peut-on imaginer une société qui ne se stabiliserait pas de manière dynamique ? »

C’est en tout cas ce sur quoi travaille désormais le philosophe avec plusieurs collègues à l’université de Iéna, autour du programme Dépasser la société de croissance. L’idée est de trouver un monde qui peut croitre, accélérer ou innover, mais qui ne doit pas croitre pour rester en place, pour maintenir son propre état, son propre statu quo. « On travaille à imaginer une société qui reste moderne » (au sens de la liberté, du pluralisme, de l’égalité…), « démocratique, mais où le progrès technique n’amènerait pas la pénurie de temps. » Pour Hartmut Rosa, une telle société ne peut être capitaliste. Elle doit correspondre à une démocratie économique ou une économie démocratique. Pour que cette société soit possible, il est nécessaire d’introduire des réformes économiques, des réformes de l’État providence, qui ne doivent pas faire que répartir les résultats de la croissance, mais introduire notamment le revenu garanti pour casser la logique de compétition. Il nous faut avoir une idée sur ce qu’est la « bonne vie », le « bien vivre » ou « buen vivir » : qu’est-ce qui fait que notre vie est réussie ? C’est une erreur culturelle de penser que la vie est bonne si elle va vite, si elle offre plus d’options, de possibilités. Notre vie est réussie dans les moments de résonance. « La résonance, c’est le sentiment que nous agissons dans un contexte qui nous répond, qui s’adresse à nous »… comme on le trouve parfois dans la famille, le travail ou la musique. La résonance [qui fait écho au concept de reliance du philosophe Patrick Viveret, comme il l’explique dans cette interview pour le magazine Millénaire3 (.pdf)] est le contraire de l’aliénation, quand le monde nous semble inamical, hostile ou silencieux. Il nous faut une autre idée de ce qui fait une bonne vie et éclaircir les conditions structurelles qui font obstacles à cette bonne vie. « C’est à ces conditions seulement qu’on pourra imaginer mettre la technique au service de la lenteur », conclut Harmut Rosa.

Peut-on résister inviduellement à l’accélération ?

En répondant aux questions de l’assistance, Hartmut Rosa précise encore sa pensée. « Longtemps, j’ai pensé qu’il était impossible de résister individuellement à l’accélération, car elle est un problème structurel de la société, comme le soulignait Adorno. On ne peut trouver une solution individuelle à un problème collectif. Si vous décélérez, vous sortez du jeu. Dans la roue de la cage du hamster, nul ne peut ralentir. Mais peut-être est-ce une vision trop sceptique ? On peut trouver de petites formes de résistances individuelles. Beaucoup de jeunes refusent désormais des responsabilités trop élevées, car ils ne veulent pas sacrifier leur vie au travail. Reste que ces résistances ne suffisent pas. » Beaucoup de décélérations que l’on rencontre ne sont que fonctionnelles. Les couvre-feux électroniques en entreprises, visant par exemple à interdire l’utilisation de l’e-mail un jour par semaine, peuvent être une piste de solution, si leur objectif n’est pas, en fait, d’augmenter l’efficacité. Le Week-end est devenu la rémunération de notre temps travaillé. La déconnexion est un rêve de bien être, mais n’est qu’une oasis de décélération. C’est profiter d’un état où l’on n’est plus sollicité en permanence, où l’on n’est plus poussé à faire des choses : on peut ne rien faire, car on n’a plus les moyens techniques de faire. Ce qui est sûr, « c’est que les solutions doivent avant tout être des solutions collectives ».

« Vous expliquez que la lenteur c’est avoir du temps libre », demande quelqu’un du public. « Or, la lenteur, ça peut aussi vouloir dire faire les choses moins vite, à un rythme plus adapté ? »
« Ma définition de la lenteur est contestable », reconnaît le philosophe. Mais faire les choses lentement n’est pas nécessairement dans notre nature. Le travail n’est pas seulement un moyen, mais également une fin. Ce que nous faisons, n’est pas une fin en soi, mais un moyen pour obtenir autre chose : de l’argent, s’ouvrir des options plus que les réaliser… Faire lentement n’est attractif que si l’activité qu’on pratique est résonante avec soi-même. Ce qui nécessite de renverser fondamentalement notre rapport au travail et au monde. Or, le capitalisme et la technologie moderne sont avant tout motivés par l’idée qu’il est important d’avoir le plus d’options possibles et que nos actions aient le plus de portée possible sur le monde. C’est un rapport assez problématique au monde. Faire lentement n’est pas un moyen, mais pourrait être une fin pour la vie bonne. Auquel cas, la technologie ne nous sert à rien, on peut probablement la laisser tomber. Cela rejoint l’idée du Flow élaboré par le psychologue Mihaly Csikszentmihalyi, qui a des points communs avec le concept de résonance. Mais certains peuvent aussi en abuser pour tenter de rendre le travail plus efficace encore.

Invité à expliciter les buts de son projet de recherche, Hartmut Rosa explique qu’il cherche à identifier les mécanismes qui nous poussent à l’accélération et à la croissance. Comment paralyser ces mécanismes ? Peut-on trouver une économie qui n’aurait pas besoin de croitre ? Quelle pourrait être une économie qui ne soit pas socialiste, mais qui comporterait des éléments de concurrence et de compétition ? Comment avoir un Etat providence qui n’ait pas besoin de puiser dans des ressources de croissance ? Le but est de chercher des alternatives, des possibilités alternatives à la croissance.

Si l’accélération ne cesse de s’emballer, le temps lui ne peut-être augmenté. On arrive peut-être aux limites de ce que l’homme peut supporter physiquement et psychiquement. Le transhumanisme et le posthumanisme sont des moyens pour tenter de repousser ces limites. Ils nous proposent un monde sans humain, comme l’est déjà le monde financier où échanges à haute fréquence se font désormais dans des temps de réaction qui ne sont plus humains. Si on prolonge cette escalade de vitesse, il nous faudra demain dépasser les limites de l’homme. « Si on la refuse, il nous faut trouver les moyens de réduire la vitesse de l’évolution sociale. »
Hubert Guillaud

http://www.internetactu.net/2013/03/19/la-technique-est-elle-responsable-de-lacceleration-du-monde/







https://www.youtube.com/watch?v=iSF8Jx8AfmI





https://www.youtube.com/watch?v=gZ3I0dWsPAg
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Message par offset le Sam 15 Avr 2017 - 19:46

Quand et à quoi rêvons-nous? Une équipe internationale a déterminé quels signaux cérébraux correspondaient au moment du rêve et à son contenu,
chez des volontaires, à partir de leur activité cérébrale.




Quand et à quoi rêvons-nous? Une équipe internationale a déterminé quels signaux cérébraux correspondaient au moment du rêve et à son contenu, chez des volontaires, à partir de leur activité cérébrale.


Rien qu'en analysant votre cerveau, la science peut désormais savoir si vous rêvez ou non. Mieux, elle peut même déterminer les signaux correspondants au contenu de vos rêves! Telle est l'incroyable avancée qu'a faite une équipe de l'université de Wisconsin-Madison (Etats-Unis) et des universités de Lausanne et de Genève ainsi que l'IMT School Advanced Studies de Lucca (Italie), publiée dans Nature Neuroscience.

Jusqu'ici on estimait qu'une personne rêvait lorsqu'elle était dans une phase de sommeil dit paradoxal. En effet, depuis les années 1950, le temps du rêve est globalement assimilé à ce stade dit aussi sommeil REM (Rapid eye mouvement), qui se situe surtout en fin de nuit, caractérisé par une activité cérébrale intense proche de l'éveil et des mouvements oculaires rapides alors que le corps est paralysé.

Mais les choses ne sont pas si simples. « Des études ultérieures ont montré que jusqu’à 70% de gens réveillés en sommeil non REM rapportaient des rêves, expliquent les auteurs de la nouvelle étude. A l’inverse, dans une petite mais constante minorité des cas, les sujets nient avoir rêvé lorsqu’ils sont éveillés en sommeil paradoxal ». Il fallait remettre l'ouvrage sur le métier.  

39 volontaires invités à dormir dans un laboratoire

Dans les différents centres de recherche américains, suisses et italiens, les spécialistes du sommeil ont donc équipé de casques d’électroencéphalographie (EEG) à 256 électrodes - qui mesure l’activité électrique des neurones du cortex - 39 volontaires priés de dormir, au laboratoire. Puis les dormeurs ont été réveillés plusieurs fois par nuit (entre 7 et 166 réveils sur plusieurs nuits!). A chaque fois, il leur a été posé la même question : étiez-vous en train de rêver ?  

Les chercheurs ont ensuite compilé toutes les données et là, surprise : dans une zone à l'arrière du cerveau, la région parieto-occipitale, les variations des ondes de basse fréquence (1-4Hz) enregistrées étaient significativement associées à la présence ou l’absence de rêve! 20 secondes avant le réveil, une réduction de ces ondes est corrélée au rêve chez le dormeur. Alors que l’augmentation de ces ondes basse fréquence dans cette même zone, est associée à l’absence de rêve. Et ce, qu’il soit en sommeil REM ou non.

Pour la première fois, il serait donc possible de prédire vraiment si le dormeur rêve ou non en mesurant en temps réel l'activité cérébrale. Pour le démontrer, les chercheurs ont fait de nouveau dormir sept volontaires pendant trois nuits, qu’ils ont réveillés douze fois chacun. A chaque réveil, ils ont fait des prédictions en fonction de leur EEG. Résultat spectaculaire : "Nous avons pu prédire si quelqu’un rêve ou pas avec une haute précision (~ 90%), en surveillant l’activité de la zone corticale postérieure", assure le Dr Lampros Perogamvros, chef de clinique aux Hôpitaux Universitaires de Genève et chercheur à l'université de Genève et à l'université de Wisconsin, premier co-auteur de l’étude.

Le chercheur et ses collaborateurs sont allés encore plus loin, faisant l'hypothèse suivante : « De la même façon, en surveillant des régions spécialisées dans des contenus spécifiques on pourrait potentiellement prédire en temps réel, le contenu du rêve », affirme Lampros Perogamvros

"La connaissance fondamentale des mécanismes du rêve pourrait nous aider à mieux comprendre les mécanismes et les bases neuronales de la conscience"


Et c'est ce qu'ils ont fait. Cette fois les chercheurs ont recruté sept volontaires, entraînés à dormir et rêver en laboratoire, alors que leur activité cérébrale était enregistrée, puis les ont réveillé plusieurs fois par nuit. Observation : "Nous avons trouvé que l'activité cérébrale de haute fréquence (25-50Hz) était corrélée avec le contenu des rêves". Plus précisément, un rêve contenant des visages est associé à l'activation des ondes de haute fréquence dans une région dite fusiforme, de perception des visages, la même que pendant l'éveil. De même, la zone de perception des lieux, des mouvements ou des paroles est activée pendant le rêve comme durant l'éveil. Ainsi donc le cerveau du dormeur est un livre ouvert!  Prochaine étape  pour l'équipe :  vérifier si les prédictions de contenus sont pertinentes chez les dormeurs, dans une prochaine expérience. "La connaissance fondamentale des mécanismes du rêve pourrait nous aider à mieux comprendre les mécanismes et les bases neuronales de la conscience, conclut Lampros Perogamvros, et éventuellement comprendre la fonction des rêves, s'il y en a une".

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/sommeil/des-chercheurs-decodent-le-contenu-des-reves_112219
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Message par offset le Lun 17 Avr 2017 - 15:03

Envie de réécouter et de partager les mots vrais et humains d’Albert Jacquard





https://www.youtube.com/watch?v=JwPGoMHfG6w





https://www.youtube.com/watch?v=tjHx9IMtgiY
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Message par Invité le Sam 22 Avr 2017 - 2:39

« En fin de compte, le parfait ouvrier décida qu’à celui qui ne pouvait rien recevoir en propre serait commun tout ce qui avait été donné de particulier à chaque être isolément.
Il prit donc l’homme, cette œuvre indistinctement imagée, et l’ayant placée au milieu du monde, il lui adressa la parole en ces termes :

« Si nous ne t’avons donné, Adam, ni une place déterminée, ni un aspect qui te soit propre, ni aucun don particulier,  c’est afin que la place, l’aspect, les dons que toi-même aurais souhaités, tu les aies et les possèdes selon ton vœu, à ton idée. Pour les autres, leur nature définie est tenue en bride, c’est ton propre jugement , auquel je t’ai confié, qui te permettra de définir ta nature. Si je t’ai mis dans le monde en position intermédiaire, c’est pour que de là tu examines plus à ton aise tout ce qui se trouve dans le monde alentour.  Si nous ne t’avons pas fait ni céleste ni terrestre, ni mortel ni immortel, c’est afin que, doté pour ainsi dire du pouvoir arbital et honorifique de te modeler et de te façonner toi-même, tu te donnes la forme qui aurait eu ta préférence. Tu pourras dégénérer en formes inférieures, qui sont bestiales ; tu pourras, par décision de ton esprit, te régénérer en formes supérieures, qui sont divines. »
»


-Pic de la Mirandole, De la dignité de l’homme

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Message par offset le Dim 23 Avr 2017 - 19:38

Loin des idées reçues, le nourrisson possède très tôt un certain nombre de facultés. Il a le sens des nombres, connaît des subtilités linguistiques et sociales,
ont démontré les expériences des chercheurs.


https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/l-intelligence-des-bebes-en-video_110680
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Message par offset le Lun 1 Mai 2017 - 19:25

Perturbateurs endocriniens : les phtalates polluent nos enfants


"34 molécules en moyenne se concentrent dans le cheveux des enfants. Ces perturbateurs endocriniens altèrent le fonctionnement du système endocrinien."



https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/20897-Perturbateurs-endocriniens-phtalates-polluent-enfants
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Message par izo le Lun 1 Mai 2017 - 21:58

Je veux partager mon vide quantique.
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Message par Invité le Lun 1 Mai 2017 - 22:01

izo a écrit:Je veux partager mon vide quantique.

C'est la plus belle chose que j'ai lu depuis deux jours.

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Message par offset le Sam 6 Mai 2017 - 19:54

Un sujet fort intéressant, ça fait du bien de replonger dans la profondeur des choses


https://fr.wikipedia.org/wiki/All%C3%A9gorie_de_la_caverne



Platon : Allégorie de la caverne





https://www.youtube.com/watch?v=ZqCQBOBbabQ


***************************************************************************



Actualité de Platon : que signifie aujourd'hui sortir de la caverne ?

"Car sommes-nous bien différents des prisonniers de la caverne, rivés désormais à nos écrans ou oubliant le monde au fond d'une salle de cinéma ?

"L'allégorie de la caverne est sans doute le mythe le plus connu de la philosophie. Platon y raconte la naissance de la pensée philosophique à travers l'histoire étrange d'un petit peuple de prisonniers tapi au fond d'une caverne qui regarde les ombres projetées par la lumière d'un feu sur les parois de sa prison.

Ils prennent ces illusions pour le réel, jusqu'à ce que l'un d'entre eux (philosophe en devenir) soit arraché du groupe et forcé de regarder le vrai monde à la lumière du jour, hors de la caverne.

C'est cette histoire qu'Alexandre Georgandas, doctorant en philosophie et Rémi Astruc, professeur des universités et directeur du département de lettres modernes à l'université de Cergy-Pontoise, nous réexpliqueront à la lumière de nos conditions de vie actuelles. "






https://www.youtube.com/watch?v=jlLTpXdzdqo
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Message par offset le Dim 14 Mai 2017 - 18:58

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Message par offset le Dim 21 Mai 2017 - 10:38

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Message par offset le Dim 21 Mai 2017 - 19:19

Aurons-nous encore une vie privée dans la ville intelligente de demain ?

Serons-nous, demain, d'heureux smart citizens  ? C'est en tout cas ce dont rêvent les villes qui, aux quatre coins de la France et du monde, rivalisent de « smart » innovations : lampadaires qui ajustent l'intensité de l'éclairage au passage dans les rues, systèmes de géolocalisation qui orientent les automobilistes vers la place de parking la plus proche, applications collaboratives permettant de signaler un problème sur la voie publique ou de s'informer sur les bons plans à proximité, caméras repérant les agressions, les mouvements de foule et les colis suspects, compteurs électriques communicants pour optimiser sa consommation et faire baisser sa facture, etc.
La ville intelligente sera une ville durable, participative et facile à vivre. Mais aussi, une ville truffée de capteurs en réseau destinés à alimenter le fameux Big data, ces masses considérables de données grâce auxquelles les services seront mieux distribués.

Profilage

Le risque ? C'est la possible « ré-identification » des individus à partir de données anonymisées, et donc, le profilage et la violation de nos vies privées par le rapprochement des données collectées par les capteurs, compteurs, caméras et objets connectés individuels. Par exemple, les compteurs communicants qui informent l'opérateur sur l'utilisation de la télévision ou du lave-linge le renseignent aussi sur les heures de présence et le mode de vie de l'utilisateur. Et l'étau se resserre si l'on vient à croiser ces informations avec ses données de santé, les trajets empruntés par sa voiture et ses achats sur Internet.

La ville intelligente préfigure-t-elle la concrétisation du « Panoptique » cher à Jeremy Bentham ? « Ce modèle d'architecture qui permet de tout voir, d'abord pensé comme un modèle de prison, est devenu un principe d'organisation sociale et politique particulièrement adapté aux sociétés modernes à la recherche d'une plus grande efficacité productive et de la plus grande sécurité possible [...]. C'est une société plastique, pliable aux nécessités de la transformation permanente, une société transparente faite d'individus visibles et identifiables, que l'on peut compter, classer et connaître de près, des individus évaluables en permanence dont on peut contrôler l'utilité sociale », écrit Christian Laval dans Surveiller et prévenir, la nouvelle société panoptique (Revue du MAUSS, 2/2012).

Quelle garantie a-t-on que les acteurs publics (ou privés) feront un usage raisonnable des données collectées ? Pourrons-nous rester incognito dans la ville intelligente de demain ?

Voir la vidéo :

http://www.lepoint.fr/justice-internet/au-tribunal-de-l-internet-62-aurons-nous-encore-une-vie-privee-dans-la-ville-intelligente-de-demain-02-05-2017-2124173_2081.php
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Message par offset le Sam 3 Juin 2017 - 12:20

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Message par offset le Sam 3 Juin 2017 - 23:54

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Message par offset le Lun 5 Juin 2017 - 13:22

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Re: Le fil du partage

Message par offset le Lun 12 Juin 2017 - 21:02

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Re: Le fil du partage

Message par Pierrem le Jeu 15 Juin 2017 - 10:57

JE voudrais partager le fait qu'il faut que j'écrive 5 messages avant d'e pouvoir faire des MP. C'est passionnant je sais.

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Re: Le fil du partage

Message par offset le Ven 16 Juin 2017 - 18:53

Des chercheurs américains ont découvert par hasard que des cellules immunitaires déclenchent la repousse de poils et cheveux. Ce qui ouvre la voie à une nouvelle piste
de traitement contre la calvitie. Un hasard qu'ils racontent dans la revue Cell.



        https://www.ucsf.edu/news/2017/05/407121/new-hair-growth-mechanism-discovered



Des cellules immunitaires qui déclenchent la repousse du poil


L'objectif initial des chercheurs : savoir si le mécanisme de cicatrisation de la peau se déroule normalement chez des souris dont on stoppe temporairement l'action des lymphocytes T régulateurs (ou T-regs). Ces cellules du système immunitaire ne sont pas comme les autres : certes, elles participent à la lutte contre les infections par des agresseurs extérieurs (bactéries, virus) mais elles empêchent également que chaque individu déclenche des réactions immunitaires contre ses propres organes. Si leur mécanisme est défectueux, le patient peut souffrir de maladies auto-immunes (polyarthrite rhumatoïde, diabète de type 1...). Pour observer la cicatrisation de la peau, les chercheurs ont rasé par endroits les poils de l'animal. "Nous nous sommes rapidement aperçus que les poils des zones épilées ne repoussent jamais", raconte dans un communiqué de l'Université Michael Rosenblum, dermatologue et co-auteur de l'étude. Avec son équipe, il a donc décidé de s'intéresser à cette bizarrerie.

Petit à petit, et en utilisant des techniques d'imagerie, les chercheurs ont accumulé des preuves de l'implication des T-regs dans la régénération des follicules pileux. Ce sont en fait ces cellules qui déclenchent l'arrivée des nouveaux poils : leur nombre triple et elles sécrètent une protéine, Jag1, qui déclenche l'activité des cellules souches des follicules, et donc permet la régénération des poils. Sans les T-regs, ils ne repoussent pas. "Tout se passe comme si les cellules souches et les T-regs avaient évolué conjointement, si bien que les T-regs ne protègent plus uniquement les cellules souches de l’inflammation, mais prennent aussi part à leur effort de régénération, explique Michael Rosenblum. Maintenant, nous savons que les cellules souches dépendent totalement des T-regs pour savoir quand commencer la régénération."






Traiter l'alopécie en aires

Ces travaux pourraient donc ouvrir la voie à une nouvelle piste de traitement contre l’alopécie en aires (aussi nommée "pelade"), maladie auto-immune qui se manifeste par des pertes de cheveux ou de poils, par petites zones et sur l’ensemble du corps. Ou pourquoi pas servir à traiter plus largement la calvitie. Forts de cette découverte, les chercheurs n'ont pas pour autant laisser tomber l'objectif premier de leurs travaux - le rôle des T-regs dans la cicatrisation : ils ont découvert que, dans la peau, ces cellules servent à laisser passer des bactéries inoffensives, qui seraient en principe attaquées par le système immunitaire. Or elles sont très utiles, puisqu'elles sécrètent des molécules qui aident à la cicatrisation des plaies à l'âge adulte.


https://www.sciencesetavenir.fr/sante/dermato/calvitie-des-cellules-immunitaires-font-repousser-les-cheveux_113723
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