Capacité/volonté d'aider qui disparaît

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Capacité/volonté d'aider qui disparaît

Message par Lyanah le Lun 1 Déc 2014 - 12:26

Salut à toutes et à tous,

Depuis quelques temps, j'observe un changement dans ma relation aux autres. Que ce soit les autres "en général" ou mes amis... et ça me perturbe plus du côté des amis.

Je m'explique : comme bon nombre de personnes ici, j'ai une empathie très développée et je cherche souvent à aider. Certains m'ont bien sûr demandé pourquoi je n'étais pas psy, mais c'est un concours de circonstances qui a fait que je ne le suis pas, autant que l'idée qu'en effet je suis empathique et tout ça mais en même temps ça me prend une quantité d'énergie considérable et je n'avais aucune envie d'être "pompée" toute la journée.

Jusqu'à il y a peu, j'avais donc comme comportement spontané d'aider, de chercher des solutions, de chercher à rassurer... Et ce matin, je me rends compte que je n'ai plus les mots. Je ne sais plus quoi dire, je pourrais être là à écouter et serrer dans mes bras mes amis qui vont mal mais il faut aussi parler/écrire, répondre quelque chose, et je n'y arrive pas. J'ai même peur de me tromper (mais sur quoi ??) et de blesser aussi.

Actuellement j'ai une amie qui ne va vraiment pas bien, et je suis très peinée, mais en même temps ça me stresse presque quand elle vient me parler parce que j'ai l'impression d'être inutile ou débile... >_<

Peut-être que ça me vient d'un gros choc que j'ai eu il y a quelques mois, où j'ai été éhontément trahie par quelqu'un en qui j'avais totalement confiance et que j'appréciais beaucoup... ça m'a beaucoup blessée et j'avoue avoir du mal à m'en remettre... Je l'avais aidée, rassurée, consolée, j'ai pris sur moi beaucoup de choses (l'inconfort que la situation engendrait, la colère que je pouvais avoir... mais pas contre elle, alors qu'elle était responsable aussi... enfin j'étais la "gentille de base", en somme) et j'ai fini par apprendre que j'avais fait ça pour rien parce qu'elle n'était pas si mal, qu'elle m'avait raconté plein de bobards et qu'en prime elle disait des sal*peries sur moi... ça m'a vraiment, vraiment blessée...

Enfin bref je ne sais pas si ça vient de ce choc-là (qui doit, du coup, faire écho à un choc de mon enfance ou ce genre de truc) mais j'aimerais surtout savoir si c'est arrivé à certains d'entre vous aussi. De passer du "je vais aider mes amis qui en ont besoin" à "mais qu'ils me foutent la paix !!" tout en conservant l'énorme culpabilité de ne pas réussir à aider, de ne pas réussir à vouloir écouter...

Merci d'avance flower

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Re: Capacité/volonté d'aider qui disparaît

Message par Samarus le Lun 1 Déc 2014 - 13:03

Je me souviens que quand j'étais plus jeune, j'avais une grande tendance a beaucoup vouloir aider les autres. Je m'investissais beaucoup pour être présent et aider les gens autour de moi, essayer d'apporter des solutions à leurs problèmes ou au moins une oreille attentive. Je me souviens même qu'au fond de moi je réfléchissais activement à trouver des solutions pour régler les problèmes du monde entier (j'étais très idéaliste et j'étais sûr qu'il était possible de créer une utopie, et j'ai vraiment chercher pas mal d'idées pour y arriver).
C'était au point ou je m'attachais souvent avec des personnes ayant des difficultés dans leurs vies (drogues, violences, abandon, etc) pour essayer de les en sortir. Une sorte de petit saint-bernard, un truc du genre.
Au final, en grandissant, je me suis rendu compte que les gens que j'aidais, pour qui je donnais tout et dont je "prenais" les problèmes finissaient souvent par partir, mieux, mais me laissaient moi dans mes problèmes. Je me suis aperçu que quand moi je n'allais pas très bien, personne n'était réellement là, personne ne faisait vraiment l'effort de comprendre et d'essayer (éventuellement) de m'aider, et j'ai fini par me renfermer. J'en suis arrivé à l'effet inverse : au lieu d'éprouver de la compassion et d'essayer de les aider, j'ai fini par les détester, purement et simplement.
Ca à commencer à revenir que tout récemment en fait, et je dois dire que je sais pas vraiment quoi faire maintenant.
Bref, je pense que ces capacités d'empathie et cette volonté d'aider peuvent être des bonnes choses, mais que peut-être dans un monde comme celui qu'on a actuellement, ça peut finir par nous retomber dessus, je sais pas trop.
(Intervention super utile, désolé)

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Re: Capacité/volonté d'aider qui disparaît

Message par Lyanah le Lun 1 Déc 2014 - 13:28

Bien sûr que ton intervention est utile, allons donc ! Very Happy
Ne serait-ce que parce que je me sens un brin moins seule ^^

C'est vrai qu'on a rarement de retour. Parce que les gens en face n'ont pas notre empathie, notre envie d'aider ? Ou parce qu'on estime qu'ils ne le font pas assez ? Sûrement les deux.

J'ai été aussi longtemps attirée (en amour ou amitié) par des gens qui allaient mal, Saint-Bernard ou petite infirmière, mais du coup ça me cantonnait (je me cantonnais ?) à cette utilité.
Et "forcément" quand les gens allaient mieux, je ne leur étais plus utile donc ils se barraient et me laissaient seule avec mes problèmes et puis les leurs.
Ce n'est que depuis peu que je rencontre des gens qui "vont bien" (toutes proportions gardées) et ça fait très bizarre d'être considérée comme autre chose qu'une soignante ou une béquille (même inconsciente).

Pour l'utopie, j'étais pareil aussi. A vouloir que les choses soient bien faites et les gens heureux. J'ai toujours de l'espoir... mais pas pour cette vie-ci ^^

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Re: Capacité/volonté d'aider qui disparaît

Message par fleurblanche le Lun 1 Déc 2014 - 15:59

C'est le "Burn Out", au sens où il a été la toute première fois conceptualisé pour les personnes engagées dans des relations d'aide.

Car ce que vous dites pratiquer, ce sont des relations d'aide.

Prévention, prise en charge : Arrow  voir les articles et les livres parlant du Burn Out.

J'ai expérimenté, aussi.  Smile

Traduction de l'expression "Burn Out" en français : Syndrôme d'Epuisement Professionnel (du Soignant ou personne engagée dans la relation d'aide, à l'origine, maintenant élargi à toutes les professions) ou SEP(S)

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Re: Capacité/volonté d'aider qui disparaît

Message par Lyanah le Lun 1 Déc 2014 - 16:30

Je n'aurais jamais pensé à un burn out pour ce que je vis.
Je ne me sens pas "tellement" impliquée, je veux dire je peux dormir, vivre normalement, mais je cherche tout de même (cherchais...) activement des solutions et je m'inquiétais pour mes amis.

Visiblement, heureusement que je n'ai pas fait mon métier de cette capacité à aider... Je n'aurai pas supporté.

Cela dit, un burn out dans la vie en général (sans profession, hélas pour mes finances...) ça, je veux bien. Même si j'aurais plutôt dit que c'était il y a quelques mois. Mais il faut croire que je prends encore tout trop à coeur et avec trop d'inquiétude et de perfectionnisme ^^

Hmm... En fait ça reste totalement faisable, le burn out. Je suis pas du genre à m'inquiéter pour moi-même ni à accepter les "pathologies" mais... ouais, ça reste plausible.

Diantre.

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Re: Capacité/volonté d'aider qui disparaît

Message par Invité le Lun 1 Déc 2014 - 16:40

Lyanah a écrit:... j'aimerais surtout savoir si c'est arrivé à certains d'entre vous aussi. De passer du "je vais aider mes amis qui en ont besoin" à "mais qu'ils me foutent la paix !!" tout en conservant l'énorme culpabilité de ne pas réussir à aider, de ne pas réussir à vouloir écouter...

Oui ! Et j'rajoute "évidement" et "encore heureux".

Pourquoi "évidement" : parce que le complexe de Superman, c'est juste épuisant (et inutile à terme).
Vouloir "sauver le monde", c'est mignon, louable, mais impossible.

Pourquoi "encore heureux" : parce qu'il faut aussi penser à soi et lâcher avant l'épuisement, justement.

Etre présent pour ceux qu'on aime, oui. Etre TOUJOURS là, quoiqu'il nous arrive ? Non. C'est ainsi, si tu ne prends pas soin de toi, personne ne le fera à ta place.

Sois cool !


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Re: Capacité/volonté d'aider qui disparaît

Message par Invité le Lun 1 Déc 2014 - 16:43

L'amalgame avec le burn out me semble un chouille too much, là de suite Very Happy

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Re: Capacité/volonté d'aider qui disparaît

Message par fleurblanche le Lun 1 Déc 2014 - 17:39

Quelques pistes pour en sortir, et ne plus y retomber :
- prendre soin de toi (avoir du temps pour toi)
- garder une certaine distance émotionnelle avec les problèmes des gens que tu veux aider (être empathique et non sympathique)
- ne pas garder pour toi le fardeau émotionnel des problèmes des gens que tu aides, mais avoir des gens, ou un espace, sur lesquels tu peux à ton tour te décharger (te faire débriefer)

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Re: Capacité/volonté d'aider qui disparaît

Message par schtroumpfette le Lun 1 Déc 2014 - 18:40

Bonjour Lyanah,
Voici mon avis en brut de pomme car j'arrive aux mêmes limites que toi.
Je pense que c'est une bonne chose d'arrêter de vouloir aider les autres, à tout prix. Parce que tu comprends mieux ce qu'ils ressentent, tu es plus lucide qu'eux.
Pardon je reprends, en fin de compte je parles de moi donc je vais employer le je.
J'ai passé toute ma vie, jusqu'à maintenant à vouloir aider les autres. Même quand j'avais un max de problèmes je me disais "mais je peux pas le/la laisser comme ça" et cela m'aidait à oublier les miens, mon esprit était focalisé sur l'Autre.
Pourquoi: refus de l'injustice, besoin de me sentir utile, je comprenais plus vite les conséquences des actes de mes amis, plus de lucidité sur les évenements, et une tonne d'empathie (au point de ressentir en moi quand quelqu'un ami est mal).
Et puis, je suis allée de déception en déception car les raisons de l'amitié n'étaient pas les bonnes et au final pas équitables.

Je suis actuellement en train de prendre conscience de cela, cela c'est un schéma cognitif pour moi, une manière de répondre de façon presque "standardisée" à... Je cherche encore, mais c'est peut-être pas ça l'essentiel, ce n'est pas trouver le pourquoi je fais comme cela mais plutôt de ne plus apporter systématiquement la même réponse/traitement aux problèmes des Autres.

Aujourd'hui je ne souhaite plus aider les autres, à tout prix, je me fais violence et je me dis comme tout le monde : "penses à ta gueule".
C'est aussi cela prendre soin de soi. LA LA LA LA LA

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Re: Capacité/volonté d'aider qui disparaît

Message par tim9.5 le Lun 1 Déc 2014 - 21:33

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Re: Capacité/volonté d'aider qui disparaît

Message par Lyanah le Lun 1 Déc 2014 - 21:48

Merci pour vos réponses. Sincèrement.

Je constate à votre lumière que, sans vraiment m'en rendre compte, je suis allée trop loin (je ne pouvais pas faire autrement à l'époque, vu que je pensais que c'était "normal" de faire ce que je faisais). Trop loin dans le sens où je me suis laissée de côté pour m'occuper des autres (plus des Amis que des potes, et plus des potes que des inconnus) et que même si j'ai fait un gros tri ces derniers temps, je continue à porter les marques de mon hyper-implication.

J'ai un peu expliqué ma situation à l'Amie que j'ai souhaité envoyer bouler récemment, et elle a très bien compris que malgré mon amitié, je n'étais pas disponible pour elle actuellement et que j'avais besoin de me recentrer. ça m'a rassurée un peu aussi, et je sais que contrairement à d'autres, elle ne va pas m'oublier parce que je n'ai pas pu l'aider une fois ou l'autre, ou simplement l'écouter.

Je vais voir pour me procurer "Je pense trop"... et me tourner un petit peu plus vers moi. Faire taire cette voix insidieuse qui me dit "tu es égoïste" aussi... et ça va être difficile car on m'a mis cette phrase en tête dès mon plus jeune âge, alors que je ne l'étais pas du tout (mais pour cette seule et unique personne m'ayant dit ça, être égoïste c'était... ne pas penser à elle d'abord... sans commentaire).

Ma gueule d'abord, non mais ! *méthode Coué inside*

Merci encore flower

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Re: Capacité/volonté d'aider qui disparaît

Message par the kick inside le Lun 1 Déc 2014 - 22:22

Cette capacité d'aide je n'ai pu l'exercer dans le bénéfice de tous que lorsque j'ai cessé de vouloir soulager mes propres blessures au travers d'autrui.
Dès lors c'est juste un plaisir de pouvoir accroître leur bien être quand je le peux mais ils ne me sont en rien redevables des résultats...
En réalité on ne rend service à personne en se sacrifiant pour les autres.

À noter que c'est marrant, une personne m'a confié exactement la même chose que ce que je peux lire sur ce fil.
C'était pesant pour elle de servir toujours d'oreille, d'épaule, d'être toujours là pour les autres. Et elle était un peu attristée parfois de n'avoir jamais la réciproque. Ça l'arrangeait tout de même puisqu'en épongeant les problèmes des autres, elle n'avait pas à se confronter à ses émotions propres.

Sauf qu'avec moi le rôle s'est inversé, pour une fois elle se confiait énormément auprès de quelqu'un. Et finalement cette personne a complètement disparu de ma vie du jour au lendemain, sans explication, sans préavis. Peu m'importe certes (même si ce genre de "mépris" me blesse), mais ça a dû la perturber de ne pas être dans son rôle habituel.

C'est utile de prendre ses responsabilités quant aux schémas que nous reproduisons. Ce n'est pas qu'une histoire de normopensant/surdoués empathiques, qui n'est là qu'une excuse déresponsabilisante...

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Re: Capacité/volonté d'aider qui disparaît

Message par tim9.5 le Lun 1 Déc 2014 - 22:24

Bravo Lyanah ! C'est bien ! Keep growing !

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Re: Capacité/volonté d'aider qui disparaît

Message par tim9.5 le Lun 1 Déc 2014 - 22:41

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Dernière édition par tim9.5 le Jeu 9 Juil 2015 - 6:12, édité 1 fois

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Re: Capacité/volonté d'aider qui disparaît

Message par the kick inside le Lun 1 Déc 2014 - 22:47

Mais donc je ne comprends pas, nous sommes d'accord sur ton dernier message, à quoi cela sert-il d'invoquer une scission normopensants/hp sur le sujet ?
(j'ai retrouvé ce schéma avec un autre hp, comme quoi... cela semble humain avant tout)

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Re: Capacité/volonté d'aider qui disparaît

Message par Ozrael le Lun 1 Déc 2014 - 23:20

Bonsoir,
je comprends complètement ton ressenti... puisque depuis tout petit j'ai cette "vocation" à vouloir aider aider aider aider.... au point à devenir sapeur pompier volontaire à l'age de 16ans et par la suite, à devenir travailleur social...

Quand j'étais en phase mélancolique/dépressive plus jeune, le seul moyen que je trouvais pour me booster et arreter de "fusionner la haut", c'était de prendre des gardes à la caserne... au point à en prendre matin/soir!!!

Ce soucis du détail, le fait de tout analyser, cette sensibilité sensorielle et émotive, le coté "psy" sont vraiment des atouts pour ma profession mais je suis souvent confronté aux frustrations qu'engendre le fait que mes collègues ne pensent pas comme moi, l’agacement que mes collègues peuvent avoir envers moi (car ça fusionne tellement que j'en deviens directif, jusqu'à faire passer pour "inutile" certaines intervention de mes supérieurs), de mon ennuie professionnel ,...

Bref on a les défauts de nos qualités et inversement! L'enfer c'est les Autres!

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Re: Capacité/volonté d'aider qui disparaît

Message par Godisgood le Mar 2 Déc 2014 - 0:02

Que d'échos à travers tous les messages ci-dessus !

Et oui, j'étais dans le même bain moi aussi !!! Razz Et j'ai arrêté officiellement la veille de mes quarante ans, bientôt 2 ans donc. Bon, évidemment, je continue de me surveiller...

- Je peux dire que j'ai commencé l'oeuvre de Saint-Bernard à ma naissance ou presque, puisque je me suis comporté -naturellement, sans me forcer- comme le parent de mes parents, les rôles étaient complètement inversés !
Evidemment, la majorité de mes relations -sentimentales, amicales, professionnelles avaient également un lien plus ou moins direct et puissant avec la notion d'aide, à vouloir que l'autre devienne heureux...jusqu'à concevoir des projets mondiaux pour cela !!!
- A 30 ans, je me suis rendu compte que j'étais en train de "porter le monde" ! Tu m'étonnes que j'avais mal au dos à cette époque... pale
- Autour des 35 ans, il ne me restait de culpabilité de soutien qu'envers mes parents, j'estimais qu'ils étaient peut-être les seules "exceptions qui confirmaient la règle".
- Et la veille de mes 40 ans, j'ai enfin compris que de continuer à les aider et vouloir en même temps qu'ils avancent dans leur autonomie était quelque chose d'incompatible, tout simplement.
J'ai dû faire une bonne pause relationnelle avec eux pendant un an et demi, le temps que je modifie véritablement et en profondeur mon précédent comportement et que je trouve la nouvelle attitude adéquate.

Depuis 2 mois, je les ai retrouvé : ils ont eu plein de galères pendant ce temps (celles précisément que je leur annonçais depuis tant d'années!), mais ils ont assumé et trouvé des solutions tout seuls finalement, ils ont pu se débrouiller sans moi et s'en sortent plutôt honorablement !
Bref, j'observe l'évolution de leur autonomie, ils en sont fiers et moi aussi. Et notre relation a encore franchi une nouvelle étape responsable, d'adulte à adulte, qui convient mieux à chacun finalement.



Bon, on ne se change pas du jour au lendemain, mais désormais, dès que je m'observe en train de réfléchir à la problématique de quelqu'un, je fais en sorte que mon aide ne me soit JAMAIS engageante, que je ne me retrouve plus jamais en train de faire quelque chose à la place de l'autre tout compte fait. C'était ça l'erreur que je recopiais...
Par contre, j'indique volontiers des ouvertures possibles, des propositions, d'actions, etc, tout en laissant la personne choisir et agir par elle-même. Voilà toute la différence.

Je me rends compte que cette nouvelle attitude porte certains fruits :
- Paradoxalement, je reçois désormais quelques remerciements (alors que je ne fais plus grand chose ! tongue ), à propos de mon écoute ou compréhension, ou à la suite d'un simple petit mot d'encouragement.
- Je côtoie une proportion largement plus grande de personnes "qui vont bien", à l'esprit sain et vivifiant, avec qui il est également bien agréable de pouvoir partager des moments de vie, et plus seulement des discussions d'aide comme auparavant.

Finalement, tout le monde est content de cette façon : l'échange a apporté du positif propre à chacun, une énergie positive pour que chacun puisse continuer librement à poursuivre sa propre voie, sans aucune perturbation pour l'autre, le maintien de la liberté individuelle à travers des égards profonds, c'est plutôt pas mal hein ?


Je vais garder en mémoire l'excellente explication transmis par tim9.5 à propos de l'attitude des NP (et qui s'applique à tout le monde je pense) lorsqu'ils vont mal "ponctuellement", extrait du bouquin "je pense trop". Je n'avais pas réussi à mettre des mots clairs et limpides à propos de ce genre d'attitude. C'est chose faite!

Lyanah : Merci beaucoup pour avoir ouvert ce fil et avoir aussi eu le courage d'aborder ce sujet qui pouvait potentiellement être rapidement mal jugé par des personnes en souffrance de ce forum.
Et non, tu n'es plus seule à penser qu'il est plus utile de s'occuper de son propre bonheur avant celui des autres, car sinon, comment pouvoir montrer et démontrer aux autres qu'il est possible d'être heureux, si on n'y arrive pas soi-même, hein ? Wink

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Re: Capacité/volonté d'aider qui disparaît

Message par Lyanah le Mar 2 Déc 2014 - 12:19

C'était un risque de voir un fil mal jugé, mais je pense que tout fil peut être mal jugé autant que toute question mérite d'être posée (parce que je ne vois pas pourquoi je serais la seule à avoir une question ou un doute sur quelque chose ^^).

Etre heureux ça paraît bizarre aux gens j'ai l'impression. Enfin à l'extérieur. Quand tout va bien, quand on ne se plaint pas, on est regardé bizarrement... Enfin c'est ce que j'ai remarqué, et c'est idiot... Bref ^^

Un truc qui m'est revenu à l'esprit, et qui m'avait beaucoup agacée chez certaines personnes que j'essayais d'aider (notamment la nana qui m'a laissée tomber comme une sous-m*rde) c'est le côté "je demande de l'aide mais je refuse toutes les solutions mais je me plains quand même beaucoup très fort tout le temps mais je refuse toutes les solutions quand même et en plus je cherche des excuses qui n'ont rien à voir avec moi-même".

J'insistais une fois, deux fois... et la troisième c'était un "va te faire voir" gentil. Au bout d'un moment cette nana je lui ai quand même dit, dans un moment de colère (parce que j'avais de sacrées raisons de l'être), "visiblement tu veux pas te sortir de ton pétrin, donc maintenant la prochaine fois que tu me parles de ces problèmes je ne te réponds pas". Elle ne m'a pas crue, je l'ai fait, et bon sang ce que ça fait du bien. Pour moi, pas pour elle, puisque visiblement elle est toujours les deux pieds dans la fosse à purin.
Par contre pour un autre gars du même genre, ça a très bien marché, à tel point qu'il ne m'a plus parlé et que j'ai appris qu'il avait pris en main sa vie et qu'il allait très bien x) Si j'ai été ne serait-ce qu'un petit détail sur son chemin pour lui faire changer sa route, ça me va ^^

J'ai conscience d'avoir été comme ça aussi, pour certaines choses. Bien que mon défaut, en prime, était de voir toutes les conclusions (si possible les pires) à chaque solution proposée... donc forcément ça ne m'encourageait pas à me sortir de là où j'étais ^^ Mais j'ai fini par franchir le cap et... c'est très souvent la m*rde mais une m*rde que j'ai choisie, et nettement plus vivable que celle dans laquelle j'étais !! Et c'est le principal.

Bref... Tout ça pour dire que... Sortons nous les doigts, et si ceux qui demandent de l'aide (consciemment ou non) ne veulent pas faire de même, qu'ils deviennent contorsionnistes !
... Hmmm... j'abuse pas un peu là ? Very Happy

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Re: Capacité/volonté d'aider qui disparaît

Message par phinou le Mar 16 Déc 2014 - 15:52

J'arrive un peu tard mais tant pis:
Un psy m'a dit un jour que cette volonté d'aider n'était pas normale. Je me suis fâchée et n'y suis plus retournée.
Mon gynéco m'a dit il y a un moment en grinçant: "il faut être névrosé pour être soignant" (je suis moi même dans le domaine...), il est un peu rayé et à bon fond, j'ai eu pitié mais n'en ai pas fait cure.

Et puis j'ai évolué, j'ai appris a m'aimer petit à petit. Et plus je dis "je ne suis pas si mal tout compte fait", plus je me rend compte que réparer les autres est un erzatz a sa propre réparation. C'est tellement plus facile, les autres vous apparaissent si limpide quand vous êtes si compliqué... Finalement, ils n'avaient pas tord.
Mais aujourd'hui je n'aime guère ce que je suis devenue, j'en fini par détester les autres de m'avoir tant pris, de ne pas avoir vu la princesse sous la peau d'âne, de n'avoir vu qu'une oreille où il y avait un cœur, de m'avoir détruite au lieu de m'aider à me construire. J'ai fait le ménage dans mes "amis", je n'ai plus que mon mari et je me sens seule et grise et je ne sais pas bien comment retrouver les Autres, comment construire avec eux une relation plus saine. Je suis passée d'un extrême à l'autre, j'ai encore raté le milieu.
@fleur blanche: dur dur de trouver une oreille attentive... comment tu t'y prends pour trouver quelqu'un qui écoute sans juger, mieux qui essaye de te comprendre? Personnellement j'ai tellement été la gentille que personne ne se soucis vraiment de ce que je peux avoir besoin ou envie (2 mois de maladie invalidante m'ont valu ce dur constat, personne n'a pris de mes nouvelles...)

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Re: Capacité/volonté d'aider qui disparaît

Message par Invité le Mar 16 Déc 2014 - 17:36

je lis "capacité" et "volonté"

mais je lis aussi vouloir trop aider, gros investissement, prendre sur moi, colère....

j'aide naturellement quand je peux en fonction de mes capacités (ou dans le cas d'expériences (qui aident aussi les autres lorsqu'on les raconte) il n'y a donc pas d'efforts à fournir... et quand je le veux...ça doit rester un échange. j'avais lu quelqu'un ici qui me voyait comme "voulant aider", je n'ai pas cette sensation du tout, ni la sensation que les personnes sont lourdes, elles s'expriment, libre à chacun de répondre ou non, ça doit être une question de limites.

en ce qui concerne effectivement l'empathie, si on veut s'en servir il faut se mettre à la vraie place de l'autre et pour cela il faut échanger pour vérifier ce que l'on croit ressentir et que l'autre le confirme et sollicite ou non de l'aide, parfois on aide mieux quelqu'un en lui disant d'aller s'adresser à tel ou tel endroit et en l'aidant à s'autonomiser

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Re: Capacité/volonté d'aider qui disparaît

Message par fleurblanche le Mer 17 Déc 2014 - 12:14

phinou a écrit:J'arrive un peu tard mais tant pis:
Un psy m'a dit un jour que cette volonté d'aider n'était pas normale. Je me suis fâchée et n'y suis plus retournée.
Mon gynéco m'a dit il y a un moment en grinçant: "il faut être névrosé pour être soignant" (je suis moi même dans le domaine...), il est un peu rayé et à bon fond, j'ai eu pitié mais n'en ai pas fait cure.

Et puis j'ai évolué, j'ai appris a m'aimer petit à petit. Et plus je dis "je ne suis pas si mal tout compte fait", plus je me rend compte que réparer les autres est un erzatz a sa propre réparation. C'est tellement plus facile, les autres vous apparaissent si limpide quand vous êtes si compliqué... Finalement, ils n'avaient pas tord.
Mais aujourd'hui je n'aime guère ce que je suis devenue, j'en fini par détester les autres de m'avoir tant pris, de ne pas avoir vu la princesse sous la peau d'âne, de n'avoir vu qu'une oreille où il y avait un cœur, de m'avoir détruite au lieu de m'aider à me construire. J'ai fait le ménage dans mes "amis", je n'ai plus que mon mari et je me sens seule et grise et je ne sais pas bien comment retrouver les Autres, comment construire avec eux une relation plus saine. Je suis passée d'un extrême à l'autre, j'ai encore raté le milieu.
@fleur blanche: dur dur de trouver une oreille attentive... comment tu t'y prends pour trouver quelqu'un qui écoute sans juger, mieux qui essaye de te comprendre? Personnellement j'ai tellement été la gentille que personne ne se soucis vraiment de ce que je peux avoir besoin ou envie (2 mois de maladie invalidante m'ont valu ce dur constat, personne n'a pris de mes nouvelles...)

Je sais que certains ne voient pas le lien, mais il s'agit tout simplement de burn out. La lassitude que ton gynéco exprime... La manière dont tu t'es donné au point de ne plus avoir assez d'énergie pour toi-même...

Il faut juste se rappeler que le burn out, au départ, a été décrit pour les personnes engagées des relations d'aide, y compris les soignants. Se confronter quotidiennement aux difficultés, parfois traumatisantes, des autres ; se mettre à la place des autres au point de s'identifier à eux et à leurs problèmes (sympathie au lieu d'empathie) ; puiser dans ses propres ressources émotionnelles pour "soulager" les autres, au point de se vider soi-même, etc...

Le problème, c'est que les personnes qui font de la relation d'aide, même de manière non professionnelle, ne sont pas exempts de tout ce que j'ai décrit ci-dessus. Et là où le professionnel peut bénéficier d'une information préventive, ce n'est pas le cas pour le non professionnel qui fait de la relation d'aide dans sa vie de tous les jours avec les gens qu'il croise sur sa route, simplement parce que c'est dans sa nature.

A ces non professionnels, une clé à retenir : combattre la sympathie, qui est si facile à confondre avec l'empathie.
Une autre clé : être conscient de ses propres limites physiques, émotionnelles, psychologiques. Ce n'est pas parce qu'on a une grande capacité d'empathie et la volonté d'aider qu'on est prêt à tout entendre, à investir une énergie physique et psychologique illimitée.

Où trouver une oreille attentive ? Personnellement, j'ai de la chance car j'évolue dans un milieu professionnel où on est éduqués sur ce genre de chose. Alors chacun n'hésite pas à parler à un autre quand il sent que ça ne va pas. J'évolue aussi dans un milieu culturel religieux où on est sensé être à l'écoute les uns des autres, et ça aide aussi. Si on n'a pas ces 2 supports que j'ai, et si on n'a pas non plus des amis prêts à nous soutenir sans nous juger, on peut essayer de chercher un psyCHOLOGUE qui devrait normalement être capable de nous aider.    Long hug

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Re: Capacité/volonté d'aider qui disparaît

Message par Lyanah le Mer 17 Déc 2014 - 12:45

Je suis d'accord avec toi Fleurblanche.
Mais pour le psychologue, il y a (pour moi du moins) le souci des finances, une fois de plus.

Je reste avec la chance d'avoir une Amie qui m'écoute et me comprend. Et qui, parfois, me dis "je t'ai lue, je compatis, mais je ne sais pas quoi dire pour t'aider" voire "je ne suis pas en état de t'aider pour l'instant" quand elle-même ne va pas bien. Et du coup, quand on se dit ça l'une à l'autre, celle qui demande de l'aide ne se sent pas lésée ou mise de côté : elle a été lue et comprise, et c'est déjà énorme quand on sait ce qu'on a vécu, elle et moi.

A vrai dire, je commence tout doucement à être presque contente de ne plus chercher à aider sans cesse. Bon ok y'a nettement moins de gens autour de moi, vu le ménage qui a été fait (et vue la manière dont ça a été fait, ils n'avaient rien à faire autour de moi, ces gens), mais même si je suis toujours aussi touchée émotionnellement par les soucis des gens qui m'importent, je sais que je ne peux pas régler moi-même leurs soucis. Je peux leur donner des pistes, je peux surtout les écouter, mais ça s'arrête désormais là. Sauf s'il est totalement évident que j'ai moi-même la solution, que ça ne va pas me prendre trop d'énergie et que c'est totalement logique que j'aide (exemple totalement imagé : j'ai une bouteille d'eau, mon ami vient de passer 30 min dans un bus surchauffé et crève de soif, je lui file ma bouteille - comme dit c'est juste pour l'image du côté évident).

Le fait, "égoïste" peut-être diront certains chacals, de constater que l'aide n'est jamais retournée (sans une relation d'aide non professionnelle) m'a bien refroidie aussi. Il y a toujours des gens qui disent "je serai là si t'as besoin" mais qui, en fait, filent à l'anglaise dès que se profile une demande d'aide, ou répondent par un simple "arf", voire un "mais non t'inquiète pas ça va aller, c'est rien" (ceux-là n'ont pas compris que quand je demande de l'aide, c'est justement que ça ne va pas et que c'est pas rien).

Au final, en ayant marre d'être blessée, je me sépare des gens et de l'aide instinctive que je pourrais leur apporter. Je garde cette aide pour les désormais rares personnes qui comptent "vraiment beaucoup", en essayant peu à peu de ne pas souffrir-avec, parce que ce ne sont pas mes propres problèmes. J'ai assez de souffrance en moi. Ecouter la souffrance de l'autre, ok, mais la vivre, non.

Mais je dois dire qu'au début, ça fait très bizarre tout ça, et surtout très vide ! ^^

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Re: Capacité/volonté d'aider qui disparaît

Message par Zebra-Finch le Mer 17 Déc 2014 - 14:52

Lyanah a écrit:elle n'était pas si mal, qu'elle m'avait raconté plein de bobards et qu'en prime elle disait des sal*peries sur moi...
Elle a sûrement pris du plaisir à faire ça. Donc tu n'as pas fait ça pour rien Smile

Tu sais, pour aider quelqu'un qui va mal, il faut être plus fort psychologiquement, ce qui n'est pas toujours facile...et là j'ai envie de dire, le mieux est de ne pas se laisser déstabiliser, quelqu'un qui va mal fait et dit n'importe quoi. Même encore mieux, prendre plaisir à ses dérives "perverses" va au contraire ne pas l'inciter à continuer puisqu'elle voit qu'elle n'arrive pas à te faire mal..

Peut-être que le seul retour que tu veux est que ça fasse vraiment plaisir à l'autre ?
Ou quand tu as besoin d'aide, c'est quand tu as besoin de parler de toute l'énergie que tu mets à aider les autres et que tu ne sais plus comment faire ?

Empathie quand tu nous tiens.. Smile

the kick inside a écrit:En réalité on ne rend service à personne en se sacrifiant pour les autres.
Sauf si on l'assume complètement et qu'on prend plaisir à le faire Very Happy
Faut juste trouver la dose qui nous va bien. Ne pas aider plus que ce dont on est vraiment capable.. Si aider quelqu'un te fait souffrir, et l'autre également, c'est là qu'il faut mettre une limite..

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Re: Capacité/volonté d'aider qui disparaît

Message par fleurblanche le Mer 17 Déc 2014 - 16:06

Lyanah a écrit:Le fait, "égoïste" peut-être diront certains chacals, de constater que l'aide n'est jamais retournée (sans une relation d'aide non professionnelle) m'a bien refroidie aussi. Il y a toujours des gens qui disent "je serai là si t'as besoin" mais qui, en fait, filent à l'anglaise dès que se profile une demande d'aide, ou répondent par un simple "arf", voire un "mais non t'inquiète pas ça va aller, c'est rien" (ceux-là n'ont pas compris que quand je demande de l'aide, c'est justement que ça ne va pas et que c'est pas rien).

C'est parce qu'il n'y a pas beaucoup de gens qui sont capables d'être/faire comme nous. Ils voudraient sans doute bien mais ne s'en sentent pas capables, n'ont pas les ressources personnelles ( = compétences émotionnelles : empathie, capacité à aider les autres, les motiver etc.) pour le faire. Pourtant, si ces compétences sont innées chez certaines personnes, les autres personnes peuvent aussi apprendre à les développer.

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Re: Capacité/volonté d'aider qui disparaît

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