sur-dou-ée-bi-po-laire

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Re: sur-dou-ée-bi-po-laire

Message par abeille14 le Dim 2 Nov 2014 - 11:41

D'accord, merci pour vos conseils à tous les deux !

abeille14

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Re: sur-dou-ée-bi-po-laire

Message par Eliane qui rêve le Ven 21 Nov 2014 - 12:40

Effectivement, il faut bien regarder l'histoire de la personne pour déterminer une vraie bipolarité; certains diagnostics sont ... effectivement incertains

Ensuite, si bipolarité il y a réellement, il y a aussi la façon dont on la gère

Je ne suis pas sûre que mon témoignage puisse t'aider, car apparemment ma bipolarité serait "atypique".
Comme le terme "atypique" me colle aux basques depuis toujours, je veux bien accepter d'y croire.

Pour moi, elle a été la source de somatisations vraiment graves, et de plus en plus graves, donc il fallait tenter de stopper le processus rapidement.

Chose que je faisais tout doucement, et de mieux en mieux, sans molécule, par un vrai travail de remise en question, de changements positifs dans ma vie, de reconstruction, pour vivre en adéquation avec ce que je suis, ce que j'aime.
Je continue de le faire. Mais au ralenti.
Car je vis depuis un an une épreuve  extrêmement difficile pour moi. Une épreuve dont la dureté pouvait foutre en l'air tous ces progrès. Une épreuve qui me demande des doses quasi inhumaines de patience, résilience, et détachement.

Alors, j'ai accepté de prendre cette molécule pour tenir le coup, le temps nécessaire

Pour que mon fils de dix ans ne paye pas les efforts que je fais pour sa sœur - encore une fois - que je reste une maman présente pour lui et non pas envahie par la souffrance

Effectivement, cela me permet de ne pas me mettre dans un état de colère intense quand, lors des entretiens à trois chez le psy (avec ma fille), j'entends des choses tout à la fois incohérentes, mensongères, incroyables, inquiétantes, révoltantes

Cela ne m'enlève pas une miette de la souffrance que la situation me cause, mais le chagrin ne m'envahit plus totalement, il est gelé et immobilisé, et je peux ainsi, le reste du temps, discuter de cette situation avec le psy, y réfléchir, chercher, trouver des pistes, les explorer, et chercher encore

Un an déjà que je fais ce dernier travail de maman pour ma fille de 29 ans, six mois sans avancer parce que après tant et tant d'années de galère insensée avec elle, de réflexions, d'analyses personnelles, de consultation chez les psys, puis de coupure totale dans nos relations (si on peut appeler cela des relations), tout ce qui la concerne m'était devenue totalement allergique, épidermique.

La seule chose que je pouvais exprimer, c'était cet immense chagrin. Impossible d'analyser la situation avec le psy, de retrouver les souvenirs enfuis ou éventuellement remplacés...
De là à penser que j'étais incapable de voir, de me rappeler les choses incroyables que ma fille raconte, dans l'état où ces "récits" me mettaient, il n'y a qu'un tout petit pas que le psy a évidement franchi.

Avant de revenir au départ.

Car, le chagrin gelé, j'ai pu expliquer, raconter, chercher, retrouver.
L'étrangeté de la situation, que je vivais depuis si longtemps, sans personne pour la comprendre, a enfin pu voir le jour.

Depuis, des petites choses ont avancé. Toutes petites.
Mais surtout, mais enfin, quelqu'un, le psy, a compris que cette situation est vraiment peu banale.
Et il a enfin compris pourquoi je souffrais, et souffrais autant de ce qui se passe chez et avec ma fille.

Pour cela, il a fallu qu'il accepte ce que peu de psys acceptent, notamment pour un problème de loyauté : nous voir toutes les deux en entretiens séparés, puis de temps en temps, un entretien à trois. De toute façon tout ce qui était possible de tenter, avant cela, je l'avais déjà tenté. C'était la seule, l'unique dernière petite possibilité.

Il a fallu qu'il écoute, qu'il compare, qu'il analyse, qu'il m'aide à regarder au delà de ma souffrance, pour que je puisse enfin parler.

Les six mois suivants, avec cette molécule, j'ai pu passer ce cap du chagrin qui aveugle tout, de cette injustice qui écrase tout, de cette révolte qui empêche même de parler.

C'est là que l'étrangeté de la situation a pu être mise à jour.

Alors, voilà, maintenant qu'il sait, il confirme mon sentiment de tant d'années : l'étrangeté.
Ce que ma fille et moi vivons est si peu banal qu'il n'a jamais vu, entendu ou lu quelque chose comme ça.
Moi, après tant d'années, tant de remises en questions, tant de recherches, ça ne m'étonne pas.

C'est une découverte pour lui. C'est devenu un vrai challenge.
Nous sommes donc devenues des cobayes zèbres consentants sous l'œil (bienveillant heureusement) de ce psy zèbre.
Et sous le regard indirect d'autres psys, car je sais que cette situation si peu banale nécessite pour notre psy l'éclairage de certains de ses pairs, des "recherches avancées" pour employer le terme consacré sur internet .

L'avantage de cette étrangeté, de cet "atypisme" (si le mot existe), outre celui d'avoir des patientes zèbres, c'est que ça nous rend si intéressantes  pour le psy qu'il va vraiment tout faire pour comprendre et nous faire comprendre.
Pour nous, il endosse donc maintenant le costume du docteur House (sans le caractère à chier de ce personnage Wink )

Il écrira fort probablement un jour sur nous.

Nous explorons donc enfin les pistes que je voulais voir explorées, sans que personne avant n'ai pu ou voulu le faire. Personne pour m'aider toutes ces années depuis l'adolescence de ma fille. Pathologie trans générationnelle, mythomanie atypique, (atypique ...encore et toujours ...), grave dépression masquée et passée inaperçue pendant son adolescence, construction impossible autrement pour une enfant ayant une mère avec une forte personnalité et un sens moral tout aussi fort. Le psy aborde maintenant toutes les notions que j'avais au départ formulées si maladroitement avec mes propres mots. Et d'autres choses encore possibles à explorer, auxquelles j'ai pensé, que je laisse mon psy aborder à son rythme, si besoin est. Il cherche, je cherche, ma fille cherche peut être aussi, nous cherchons.  

Il n'y aura pas une case dans laquelle mettre ma fille, dans laquelle me mettre, dans laquelle nous mettre.
Il faut accepter de sortir des sentiers battus et rassurants de la psychiatrie habituelle.
Mais enfin quelqu'un cherche et nous aide à chercher.

J'ai déjà fait le deuil de relations mère-fille avec ma fille.
Je ne sais même pas s'il sera possible un jour pour nous d'avoir des relations juste cordiales. Je n'y crois pas non plus.

Mais ce qui déjà un soulagement pour moi, c'est que quelqu'un sait.

Qu'il peut y avoir de la fumée sans feu.
Que je ne suis pas une mère castratrice et/ou abusive et/ou maltraitante et/ou autoritaire et/ou négligente,
ce dont on soupçonne si volontiers les mamans solos...
Que j'ai vécu l'enfer avec ma fille.
Qu'il y a un vrai problème.

Et que ce n'est pas de mon fait.

L'impact de la bipolarité dans tout ça, c'est que l'envahissement des émotions m'empêchait de m'exprimer, m'empêchait d'entamer un dialogue constructif, m'enlevait tous mes moyens de réflexion à certains moments.
Et aussi cette fidélité inaltérable d'une mère envers sa fille, (mais pour ça, je ne pense pas être atypique pour une fois), qui me rendait quasi muette pour les choses importantes à dire. Cette fidélité, je me force à la fendiller pour parler.

J'ai encore beaucoup de mal. Mais sans le détachement que provoque la molécule, je n'y serais certainement pas parvenue.
L'impact de la lamotrigine, c'est de geler ces émotions pour avancer. C'était indispensable.

Ceci dit, cette molécule me pourrit la vie. Elle me coupe d'une partie de mon monde connu, intérieur ou extérieur. Elle me rend triste.
Elle me donne un terrible sentiment de lucidité que mon vrai moi sait être fausse en partie.
La partie essentielle.

L'impact de la bipolarité sur ma santé, je sais depuis quelques années que je peux le gérer, autrement.
Et d'ailleurs, le psy reconnaît que je gérais bien cette bipolarité (en dehors de tout ce qui concerne ma fille ...),  vu mes progrès au niveau santé ces deux dernières années ...

Donc, je nous donne encore quelques mois, et puis, je pense que j'arrêterai ce traitement qui n'est adapté qu'à la situation actuelle, que je ne veux pas voir se prolonger pendant plusieurs années. J'ai assez donné. J'en ai marre maintenant.
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Eliane qui rêve

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Re: sur-dou-ée-bi-po-laire

Message par abeille14 le Lun 1 Déc 2014 - 21:44

Désolée de répondre seulement maintenant Eliane. Ce que vous écrivez est touchant et je pense aussi que les histoires familiales peuvent nous faire beaucoup souffrir, même quand on n'y est pour rien. Je vous souhaite d'avancer encore et de trouver la paix, merci pour ces précisions sur la bipolarité car je suis bien la seule dans ma famille à voir que les problèmes de ma sœur sont avant tout psychologiques et que sans suivi elle n'arrivera à rien. Cela fait des années qu'elle a des soucis d'argent, elle ne se tient pas correctement à son budget et j'avoue que ça m'a énormément inquiétée, tout comme ce diagnostic, qui plus est quand on est triplées, ma sœur c'est tout pour moi. Voilà, je vous souhaite d'alléger votre souffrance, c'est bien que votre psy vous aide, il faut parfois du temps avant que ça marche.
Bonne continuation à vous Wink

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Re: sur-dou-ée-bi-po-laire

Message par abeille14 le Lun 1 Déc 2014 - 22:14

J'oubliais de dire aussi que j'ai eu la même attitude que vous par rapport aux médicaments. Je suis sous anti-dépresseur, neuroleptique et récemment anti-épileptique, je suis une grande anxieuse et c'est le seul remède que j'ai trouvé pour l'instant, avec un peu de méditation. J'ai eu deux hospitalisations en psychiatrie avant de comprendre que je devais garder mon traitement voire l'augmenter et non le réduire, tout ce qui m'est arrivé de grave ou presque je n'y suis pour rien et je dois me battre. Je me rassure en me disant qu'il y en a qui ne se battent pas. C'est une lutte sans fin je trouve, bon courage...

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Re: sur-dou-ée-bi-po-laire

Message par Nochéry le Ven 5 Déc 2014 - 6:36

Bonjour

C'est un vrai sujet la maladie bipolaire

C'est pas juste une mode ....

Bref

Et comment ça se passe pour vous ?

Moi ça fait 8 ans que je suis comme ça ...


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Re: sur-dou-ée-bi-po-laire

Message par OCB le Dim 7 Déc 2014 - 19:36

Bonjour à tous chez Z'amis,

Un nouveau forum vient d'être crée à l'initiative de ce blog sur la bipolarité : http://laviedunbipolaire.wordpress.com/

La thématique du haut-potentiel y sera abordée, donc pour ceux qui veulent échanger sur la bipolarité pourront se retrouver là-bas. http://bipolaire-et-alors.forumactif.org/

C'est mon cas, je fais partie des deux familles (jusqu'à temps qu'on m'en trouve une troisième ! sigh !   geek )

Pourquoi je compte sur vous ? Parce qu'étant Z', quand je me suis inscrite ici il y a deux ans, sous un autre nom, je ne savais pas que j'étais bipolaire, et quand il y a eu des sujets là-dessus je n'aurais même pas réfléchi à y jeter un coup d'oeil. La douance, j'en connais un rayon désormais. Maintenant, je me lance dans la bipolarité. Et cette maladie, elle a besoins de nos cerveaux rayés pour avancer bien, vite, et en croisant toutes nos connaissances et nos vécus on pourra peut être apporter un peu de lumière.   sunny

Au plaisir de vous y voir !

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Re: sur-dou-ée-bi-po-laire

Message par Invité le Ven 27 Oct 2017 - 0:34

J'ai commencé à lire ce fil...je reviendrai ! Il y a tant encore à découvrir ...
Merci Eliane qui rêve....pour cette écriture multicolore !
J'y ai relu ma Ise...

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Re: sur-dou-ée-bi-po-laire

Message par Invité le Mar 31 Oct 2017 - 10:55

Je me retrouve complètement, je suis comme toi et ça fait du bien de te lire en slamant.

Merci encore Cool

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Re: sur-dou-ée-bi-po-laire

Message par Ana1974 le Mar 5 Déc 2017 - 22:03

Ce poème est extraordinaire !
Si seulement quelqu'un de célèbre pouvait le chanter...
Il nous ferait tous sortir de l'ombre.
Merci.
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Re: sur-dou-ée-bi-po-laire

Message par Vesperal le Mar 5 Déc 2017 - 23:04

Ana1974 a écrit:Ce poème est extraordinaire !
Si seulement quelqu'un de célèbre pouvait le chanter...
Il nous ferait tous sortir de l'ombre.
Merci.

Je pense que c'est à nous tous de nous sortir de l'ombre en apportant chacun notre pierre, aussi petite soit-elle, à l'édifice. En parler autours de nous, expliquer patiemment aux gens que l'on sens capable de comprendre les enjeux de la maladie. Ce n'est certes pas facile, mais je prends souvent l'exemple de la migraine : Dans les années 90, on se moquait des migraineux et on pensait que c'étaient des simulateurs qui négociaient des jours de congé. 10-15 ans après, au milieu des 2000, beaucoup de recherches médicales ont été effectuées sur la maladie, le sujet a été médiatisé et les gens sensibilisés et nombreux sont ceux qui reconnaissent le coté handicapant de la migraine. Je m'octroie la certitude que dans 10ans il en sera de même des troubles affectifs bipolaires et même des troubles mentaux en général.

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Re: sur-dou-ée-bi-po-laire

Message par Romulus le Jeu 8 Fév 2018 - 8:45

Invité a écrit:Un diagnostic de bipolarité prend... des années ( à la louche entre 5 et 10 ans ) pour être bien sûr des différentes phases. D'autant plus qu'il y a des pièges. Maintenant, quelqu'un de bien up et de manière régulière, ça peut prendre beaucoup moins de temps.

Maintenant, (et c'est le cas où je travaille) ils ont tendance à faire un diagnostic même incertain histoire de...

S'il y a un doute, alors peut être qu'aller voir un autre psychiatre pour un avis complémentaire serait judicieux ( une relation psy-patient c'est avant tout de la confiance).

Vous parlez de plusieurs années pour établir un diagnostic, mais je pense que les diagnostics très longs s'expliquent par les consultations pour dépressions et pas pour manie.

 J'ai donc agi de manière différente : un psychiatre m'avait parlé de cyclothymie il y  a 6 ans, et entre temps aucune consultation, tout a empiré. J'en ai donc vu un nouveau cette semaine, j'ai fait mes "devoirs" auparavant en décrivant, autant que faire se peut, les différents cycles, les symptomes sur les trois dernières années + antécédents familiaux. Une heure de dicussion a donc suffi (selon ce monsieur spécialiste en troubles de ce genre) a montrer qu'il ne s'agissait pas de cyclothymie, mais de troubles bipolaires à phases rapides. Après, on peut jouer sur les mots : si on dit que dans la cyclothymie il n'y a pas de depressions majeures, ni de manie, ni de phases mixtes (j'en ai une pendant deux mois, de type psychotique, c'est atroce), alors on parle de psychose maniaco-dépressive. Si on inclut la psychose dans la cyclothymie alors c'est une cyclothymie. Tout dépend de la classification du DSM et de la façon dont on colle des étiquettes aux personnes... mais ces étiquettes contiennent une réalité. En négligeant des états hypomanes que je prenais pour une exaltation excentrique, j'ai quand même fait quelques ravages...

 Voilà, je vais pas attendre encore une dizaine d'années, deux ou trois spécialistes, et des médocs inefficaces pour avoir eu le droit "au bon diagnostique". Entre temps, j'aurai terminé à l'hosto, ou fait une TS après une crise d'angoisse. Attendre déjà 6 ans qu'une cyclothymie (qui en fait n'en était pas une)  s'aggrave, c'est déjà assez.

Bon courage à vous !
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Re: sur-dou-ée-bi-po-laire

Message par Justine jude le Sam 14 Avr 2018 - 21:55

abeille14 a écrit:J'oubliais de dire aussi que j'ai eu la même attitude que vous par rapport aux médicaments. Je suis sous anti-dépresseur, neuroleptique et récemment anti-épileptique, je suis une grande anxieuse et c'est le seul remède que j'ai trouvé pour l'instant, avec un peu de méditation. J'ai eu deux hospitalisations en psychiatrie avant de comprendre que je devais garder mon traitement voire l'augmenter et non le réduire, tout ce qui m'est arrivé de grave ou presque je n'y suis pour rien et je dois me battre. Je me rassure en me disant qu'il y en a qui ne se battent pas. C'est une lutte sans fin je trouve, bon courage...

Bonsoir, j'aimerais votée avis pour connaître les accointances entre les traitements médicamenteux et le cerveau des hp (dont on a prouvé par irm la différence de fonctionnement).

Pour information après une bonne dépression, j'ai d'abord essayé de traiter les angoisse à grand renfort de Phytotherapie (étant déjà passé par la case antidepresseur serpolex et effexor il y a des années et ne réagissant pas particulièrement bien à ces molécule) donc grifonia dose maximale (600 mg par jour) et euphitose nuit (enrichi en melatonine) mais voilà, ce n'est pas suffisant, somatisant beaucoup j'ai d'importante douleurs dorsales et peine à dormir le matin.

J'ai donc décidé de me faire hospitaliser pour trouver une solution. Ici on me proposait d'abord un tymoregulateur, mais la psychiatre ayant proposé ce traitement est en vacances encore une semaine et l'interne de garde penche quand à elle pour du zoloft (la molécule étant la sertraline).

De même on me propose du tercian pour dormir.

Précisons que j'ai une peur bleue des traitements, qui ont eu tendance à grandement amplifier mes symptômes au début puis à s'avèrer extrêmement difficile à arrêter, même sur des mois.

Si vous avez des conseils, de la documentation, du vécu par rapport à ce genre de cas, je suis preneuse.

Merci d'avance pour vos réponses.

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Justine jude

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Re: sur-dou-ée-bi-po-laire

Message par lunette le Mar 17 Avr 2018 - 7:30

[HS] ¿ J'ai une collection de coquillages à passer plus loin Cool [/HS]

Difficile d'arrêter: même sur des mois j'ai connu.
Il m'a été conseillé un traitement phyto que je prends avec plaisir. Dès que ma psy me parle d'un autre traitement, je joue à faire la sourde. Un pas en arrière... (je regarde autour de moi, je me parle, j'évalue... elle est sympa ma psy, elle laisse faire)
Par fois j'ai l'impression qu'elle me regarde la regardeer me faire tourner en ligne, elle essaye de me faire peur... (réussit-elle sera une autre question !).

Justine jude a écrit:Bonsoir, j'aimerais votée avis pour connaître les accointances entre les traitements médicamenteux et le cerveau des hp (dont on a prouvé par irm la différence de fonctionnement).

Je réflechis à la possible existence d'accointances favorisées par une particularité d'un individu diagnostiqué haut potentiel avec certaines molécules.

(j'hésite sur le smiley à poser là, pendant que je vous écrit d'une phase bipolaire à une autre [oserais-je en rire ?])

Le temps de lui répondre:
hop, c'est passé !

A l'idée de la "creusiosité" de ma réponse, non-assurée de mes profonds accords, je m'interroge.
Certains diagnostics me laissent un doute.
Je l'ai déjà dit: j'essaye de me tenir à un côté "up".
Parfois je déborde et perds les marges en jeu.
Je peux penser que la bipolarité passe.
Même si alors je m'interroge sur la phase que je traverse.


@Romulus,
De la cyclothymie, ma psy est d'accord pour répondre "c'est à vous de choisir".
C'est là que l'angoisse m'approche.
Elle est d'accord pour je puisse être d'accord avec moi ??? Quand je commence à "partir dans mes délires", elle ose me dire "je suis d'accord" ???
Des fois j'ai besoin qu'elle me recadre et qu'elle m'explique ce qui s'est passé, comment j'en suis arrivée là (elle me laisse tourner un rond un petit instant... elle surveille ce que je fais...).
Elle s'en amuse: ""depuis où" ou "depuis quand" ?".

«Mais quel boulet...»
(après relecture, je m'excuse auprès de ceux que je peux déranger pour oser tenir ces propos)

OCB a écrit:Bonjour à tous chez Z'amis,

Un nouveau forum vient d'être crée à l'initiative de ce blog sur la bipolarité : http://laviedunbipolaire.wordpress.com/

La thématique du haut-potentiel y sera abordée, donc pour ceux qui veulent échanger sur la bipolarité pourront se retrouver là-bas. http://bipolaire-et-alors.forumactif.org/

C'est mon cas, je fais partie des deux familles (jusqu'à temps qu'on m'en trouve une troisième ! sigh !   geek )

Pourquoi je compte sur vous ? Parce qu'étant Z', quand je me suis inscrite ici il y a deux ans, sous un autre nom, je ne savais pas que j'étais bipolaire, et quand il y a eu des sujets là-dessus je n'aurais même pas réfléchi à y jeter un coup d'oeil. La douance, j'en connais un rayon désormais. Maintenant, je me lance dans la bipolarité. Et cette maladie, elle a besoins de nos cerveaux rayés pour avancer bien, vite, et en croisant toutes nos connaissances et nos vécus on pourra peut être apporter un peu de lumière.   sunny

Au plaisir de vous y voir !

L.

J'imprime et j'en ai parfois assez d'avoir de la mémoire scratch
A chaque rayon que je crois pouvoir connaitre s'en ajoute un autre. Des sujets par centaine me tombent dessus.
bounce !"
J'y réflechie. On ose me dire que je suis "brillante"... si je vous dis que j'ai horreur de ce mot...
A vouloir briller aux yeux des autres, j'y suis arrivée et me voilà bien amusée de mon propre enlisement.
Le sujet revient me faire de l'oeil.
Je m'en trouve à imaginer effacer ..

[ ¡ Spoil ? ]

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Re: sur-dou-ée-bi-po-laire

Message par Zorglub_33 le Mar 17 Avr 2018 - 11:27

Justine jude a écrit: Bonsoir, j'aimerais votée avis pour connaître les accointances entre les traitements médicamenteux et le cerveau des hp (dont on a prouvé par irm la différence de fonctionnement).

Pour information après une bonne dépression, j'ai d'abord essayé de traiter les angoisse à grand renfort de Phytotherapie (étant déjà passé par la case antidepresseur serpolex et effexor il y a des années et ne réagissant pas particulièrement bien à ces molécule) donc grifonia dose maximale (600 mg par jour) et euphitose nuit (enrichi en melatonine) mais voilà, ce n'est pas suffisant, somatisant beaucoup j'ai d'importante douleurs dorsales et peine à dormir le matin.

J'ai donc décidé de me faire hospitaliser pour trouver une solution. Ici on me proposait d'abord un tymoregulateur, mais la psychiatre ayant proposé ce traitement est en vacances encore une semaine et l'interne de garde penche quand à elle pour du zoloft (la molécule étant la sertraline).

De même on me propose du tercian pour dormir.

Précisons que j'ai une peur bleue des traitements, qui ont eu tendance à grandement amplifier mes symptômes au début puis à s'avèrer extrêmement difficile à arrêter, même sur des mois.

Si vous avez des conseils, de la documentation, du vécu par rapport à ce genre de cas, je suis preneuse.

Merci d'avance pour vos réponses.

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Bonjour Justine,
Je ne sais pas ce que tu entends par "accointances". Perso je suis sous neuroleptique depuis plusieurs années (après un épisode dépressif) et je m'en porte plutôt bien, c'est à dire que ça me régule agréablement, mes facultés intellectuelles étant intactes. Je ne suis pas une grande fan des médocs, mais quand ça permet de vivre mieux, je crois qu'il faut savoir en prendre, d'autant que d'après ce que je constate de mon propre cas, on peut parfois fonctionner avec une dose très réduite - le problème des médecins étant qu'ils ont parfois la main un peu lourde. Mais le traitement ne fait pas tout, il faut aussi avoir une certaine hygiène de vie, je crois beaucoup aux bienfaits de la marche en plein air, et du sport pratiqué de façon régulière.

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