Quand on sait on se tait, le B.A BA des habiletés sociales

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Quand on sait on se tait, le B.A BA des habiletés sociales

Message par Rootless le Sam 18 Déc 2010 - 20:21

Pour ceux qui ont vu ou lu la gloire de mon père ou le château de ma mère de M.Pagnol.Vous devez vous rappeler du moment où l'instit dit à Marcel Pagnol "Quand on sait, on se tait".Même si c'est la vieille peau de l'instit qui le dit et que c'est assez rude, ça a le mérite d'être franc sur ce que pense beaucoup de monde.Je me suis dit que c'est donc à prendre comme un conseil.

J'étais jeune et ça m'a énormément marqué surtout que c'est dans le contexte de l'école que ça a été dit.Depuis j'ai même raccourci ce "conseil" en "on se tait" dans beaucoup de situations.
Une situation où le "one man show" commence à déranger, pour sa longueur, sa profondeur, sa complexité ou son manque de protocoles.Mieux vaut remplacer chaque parole par un sourire qui fait bien plus plaisir à la compagnie qui en plus est moins fatigant sur le plan neuronal.Ceci il ne faut pas se taire trop longtemps et relancer la conversation par des phrases "bateaux", par ex. "qu'est-ce que c'est exactement?" "ah d'accord je vois, très intéressant")

Ça m'est arrivé d'apprendre dans une langue que je parlais à peine quelques mots du style "tu as raison" "c'est clair" "tout à fait" plus quelques questions de base pour s'intéresser au sujet où au moins faire semblant et de déconner en lâchant de temps en temps ces expressions sans comprendre ce qu'on disait avant et qui faisait bien rire parce que ça faisait presque toujours bien alors que c'était complètement superficiel et on savait que je comprenais rien.

J'en suis arrivé à la conclusion que je vais réduire drastiquement mes interventions, prises d'opinion etc...Et appliquer cette méthode dans la vie courante comme sur le forum dans le but de faire ma petite étude sociologique et voir comment les comportements changent.

Par contre ça m'intéresse de savoir ce que vous en pensez...d'écouter vos récits etc... Wink , sérieusement ! Et me dites pas "tout à fait" ou des trucs dans le genre... Very Happy
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Re: Quand on sait on se tait, le B.A BA des habiletés sociales

Message par .............. le Dim 19 Déc 2010 - 1:14

Quand on ne sait pas on se tait... ça c'est juste !!!

Et j'écoute quand je ne sais pas... Par contre il vaut mieux pas la ramener devant moi quand je maitrise le sujet... il m'est arrivé par exemple de remettre à sa place une collègue prof de math sur sa matière (alors que j'ai été prof d'histoire) ou encore à plusieurs reprises un capitaine alors que j'étais un simple sergent... Tiens d'ailleurs c'est peut pour ça que je suis toujours resté au meme grade Laughing

Il y a beaucoup d'imbéciles et d'ignorants qui l'ouvrent alors qu'ils feraient mieux de se taire... Zut je devrais peut etre me taire aussi alors Embarassed

lol!

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Re: Quand on sait on se tait, le B.A BA des habiletés sociales

Message par Rootless le Dim 19 Déc 2010 - 1:35

T-REX a écrit:Quand on ne sait pas on se tait... ça c'est juste !!!

Et j'écoute quand je ne sais pas... Par contre il vaut mieux pas la ramener devant moi quand je maitrise le sujet... il m'est arrivé par exemple de remettre à sa place une collègue prof de math sur sa matière (alors que j'ai été prof d'histoire) ou encore à plusieurs reprises un capitaine alors que j'étais un simple sergent... Tiens d'ailleurs c'est peut pour ça que je suis toujours resté au meme grade Laughing

Il y a beaucoup d'imbéciles et d'ignorants qui l'ouvrent alors qu'ils feraient mieux de se taire... Zut je devrais peut etre me taire aussi alors Embarassed

lol!

ahah ouais mais le problème c'est que dans la pratique c'est ceux qui savent pas et qui ont l'autorité qui parlent et les sous gradés se taisent,qu'ils aient raison ou pas...mais sinon je voulais dire que "sortir sa science" ça énerve les gens, dès fois je profite même de déjà savoir un truc pour le demander comme ça je peux me prendre une petite "pause évasion", et en même temps je me fais bien voir par celui qui parle, et par ceux à qui ma "tchache" fait de l'ombre...Et en même temps eux ils "révisent"...
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Re: Quand on sait on se tait, le B.A BA des habiletés sociales

Message par .............. le Dim 19 Déc 2010 - 1:46

Tout à fait d'accord.... sauf que maintenant je ne prend plus la peine de chercher à discuter avec la plupart des gens... je ne vois pas d'alternative à ça. On est bien obligé de faire une selection.

Avant je pensais que tout le monde était comme moi (avant que je fasse LE test)... maintenant j'ai compris qu'il n'en était rien. Donc effectivement je ne sors plus ma science, seulement face à ceux qui m'y oblige pour leur fermer leur clapet mal intentionné.

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Re: Quand on sait on se tait, le B.A BA des habiletés sociales

Message par Link le Dim 19 Déc 2010 - 9:40

C'est plutôt une question d'habileté sociale. Ce qui énerve les cons, c'est qu'on dise le contraire de ce qu'ils pensent (et s'ils ont de l'autorité, ils expriment leur mécontentement à coups de massue). Mais ce qui énerve les gens normaux, c'est effectivement les comportements d'accaparement du discours qui peuvent passer pour de la pédanterie exaspérante. Et ça, je ne trouve pas que ce soit choquant outre mesure. Il y a plusieurs manières d'exprimer son opinion avec finesse. Le problème du monologue de 15 minutes avec démonstration détaillée, c'est qu'il agresse l'interlocuteur au sens où il se sent forcé de recevoir un discours, alors qu'on pourrait simplement lui proposer. Quand on veut donner son avis, on fait d'abord un petit pas, pour montrer à l'autre que l'on souhaite réagir. S'il accepte on en fait un de plus. S'il se braque, on l'envoie chier et on considère que ça sert à rien de lui expliquer (ce qui est un gain de temps et d'énergie précieux).

J'ai un exemple très précis en tête d'un gars au boulot que je soupçonne d'avoir un THQI. Ce n'est pas qqn à qui on donne la parole. Il la prend. Il assomme ses collègues avec des monologues qui durent des plombes, sur des sujets dont tout le monde se fout, et avec des détails tels que les profanes se perdent la moitié du temps dans son histoire. Et bien ce mec est brillant dans ce qu'il fait, mais côté social, ça pêche un peu. Et je trouve qu'il serait cent fois meilleur dans son job si les autres l'écoutaient. C'est à dire s'il leur parlait au lieu de se parler à lui-même.

Ceci est pour moi le centre même de la relation de dialogue. On transmet quelque chose à quelqu'un. Il faut s'assurer que l'interlocuteur a envie d'entendre ce que tu as à lui dire, ou même tout simplement trouverait un intérêt à l'entendre. Sinon je ne vois pas pourquoi lui parler. Mais partir du principe que personne ne mérite qu'on lui explique, simplement parce qu'il y a des cons sur terre, je trouve ça dommage. Ca ne demande pas un grand effort d'analyser quel type d'interlocuteur on a en face et quel type de discours on peut lui sortir.
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Message par chrissieb63 le Dim 19 Déc 2010 - 9:51

+1 Link

ceci dit j'aime beaucoup cette petite pirouette acide "je ne parle pas aux cons cela les instruit"

tongue

mais je n'ostracise personne, la communication est un besoin vital, quel que soit l'interlocuteur n'est-il pas?
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Re: Quand on sait on se tait, le B.A BA des habiletés sociales

Message par Link le Dim 19 Déc 2010 - 9:57

D'où ma distinction entre les gens et les cons :-)
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Re: Quand on sait on se tait, le B.A BA des habiletés sociales

Message par Link le Dim 19 Déc 2010 - 10:31

Bah non le but de mon propos est justement de dire que je n'aime pas que l'on prenne le chemin de facilité qui consiste à préférer voir les gens comme des cons, sachant que les vrais cons sont une minorité. Engager le dialogue permet de voir à qui on a à faire et de bien adapter son discours. Je trouve mauvaises ET l'approche qui consiste à parler à tout le monde de la même manière sans soigner son interlocuteur ET l'approche défensive qui consiste à ne l'ouvrir que si on est obligé de le faire.

EDIT : par cons il faut comprendre connards donc méchants et non pas bêtes ou non-HQI. Faut pas déconner quand même, la ségrégation me donne des boutons et l'humilité ça vaut pour tous
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Re: Quand on sait on se tait, le B.A BA des habiletés sociales

Message par Rootless le Dim 19 Déc 2010 - 12:19

Ben en fait moi je suis beaucoup plus tolérant depuis que j'ai arrêté de croire que les gens peuvent être à mon niveau, ce qui n'est pas peu dire Wink c'est même moi qui me rabaisse au leur en faisant le faux modeste.

Ça flatte leur égo et ça remet pas en question le dogme de l'égalité.
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Re: Quand on sait on se tait, le B.A BA des habiletés sociales

Message par .............. le Dim 19 Déc 2010 - 12:46

Cette idée est valable si on considere qu'il y a un + et un - comme en math, un au dessus et un en dessous... C'est une echelle très linéaire et pas du tout arborescente comme nous le permet notre esprit...

Les "autres" sont juste sur une façon de faire différente.... on est tous sur un meme plan d'égalité face à la vie... On a des outils différents pour notre survie. Meme si on est souvent en "compétition" avec eux. Je ne me rabaisse pas à leur niveau... je reste ce que je suis sans le mettre en avant et m'accepte qui veut tout comme moi j'accepte qui je veux.

Essayez de ne plus penser linéaire comme les "autres" mais arborescent comme nous.


Tiens d'ailleurs qu'en pensez vous ? Est ce que je me trompe ? Zut désolé c'est pas le sujet de ce topic... je vais en créer un autre.

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Re: Quand on sait on se tait, le B.A BA des habiletés sociales

Message par Zanzibar le Dim 19 Déc 2010 - 13:09

Se taire pour prendre le temps de s'adapter...ça me fait penser à l'excellent post que j'ai lu ailleurs sur ce forum, de Bochra je crois, sur la suradaptation sociale et où je me suis bien reconnue. Se taire, être dans l'écoute c'est génial pour s'intégrer, c'est d'ailleurs le premier truc que tu apprends lorsque tu entres en loge maçonnique. Les premiers échanges peuvent même être très constructifs, on apprend des choses, les autres s'ouvrent à nous, on les décode à mesure de leurs conversations, on fait plaisir, c'est gratifiant. Mais les autres apprennent-ils eux aussi à écouter, sont-ils prêts à accepter des points de vue différents des leurs? Vient le moment où c'est à soi de parler, de raconter, les rôles s'inversent, nous recevons l'écoute et les autres la donnent, mais quel est le niveau d'écoute moyen autour de nous?

Lorsque vient le moment de faire le bilan chez soi de sa soirée, c'est parfois la cata, pour deux raisons (et peut-être plus mais en songeant à mes expériences me viennent spontanément ces deux là):

-bien que l'on se soit parfaitement adapté à l'ambiance du groupe en place, on aura eu le sentiment d'avoir été à côté de ses pompes parce qu'on aura dissimulé tout un pan de notre personnalité, d'où l'impression de ne pas avoir été "soi", d'avoir été une autre personne face aux autres, cela vient souvent du niveau d'écoute que l'on sent faible autour de soi et que l'on n'ose heurter.

-soit on aura osé, on se sera dévoilé avec certainement au départ, pas mal de succès, surtout si l'on y aura mis une touche d'humour pour dédramatiser le côté cortiqué voire carrément lunaire du propos, mais l'on aura été freinés par des regards dubitatifs, incendiaires voire même des remarques qui feront passer des propos pas moins intéressants que d'autres et partagés dans un espoir de réflexion commune, pour des marques de vanité, un complexe de supériorité qui forcerait notre personne à prendre la parole en groupe pour s'écouter soi-même en obligeant les autres à ne pas s'impliquer dans la discussion en utilisant un langage volontairement peu accessible diront certains. Encore les limites de l'écoute, qui nécessite de se mettre en repos, de ne pas vouloir se mettre à la place de pour recevoir, mais juste de donner une attention. Cette attention n'est pas extensible à l'infini, trop la solliciter épuise l'interlocuteur.


Pour l'anecdote j'ai eu une très mauvaise expérience il y a quelques mois avec une amie avec laquelle j'ai pris mes distances depuis, lorsqu'elle a organisé une soirée chez elle en ayant invité plein de potes à elle qui ne se connaissaient peu ou pas du tout entre eux.
En arrivant, premier constat : elle est à la bourre, rien n'est prêt, sauf elle qui est parfaitement apprêtée (pas difficile car très franchement, c'est une très belle fille aux mensurations idéales), et elle est carrément nerveuse.
Les invités arrivent les uns après les autres, s'installent dans le salon et là c'est le calme plat, personne ne se connait, leur hôte s'énerve dans la cuisine, ils n'ont personne pour leur faire la causette.
Moi, en bonne copine et me sentant plus à l'aise en coulisses que sur scène (trop de mauvaises expériences), je l'aide à préparer ses apéros et je m'en vais faire le service. Comme je connais la plupart des invités que j'ai croisé avec mon amie lors de nos sorties, j'entame la discussion en lançant divers sujets de discussion, et la soirée s'anime.
Mais la soirée avance aussi, et mon amie brille par ses absences, malgré les coups de mains ponctuels que je lui file (j'ai aussi envie de me poser un peu et chacun est libre d'aller aider en cuisine quand même), est toujours en colère parce qu'elle n'a pas bien géré son timing, a maintenant mal à la tête, et attend toujours un ou deux retardataires.
Pendant ce temps quelques conversations se poursuivent, d'autres débutent, et j'ouvre une discussion avec un invité qui vient d'obtenir un prix (talent des cités) pour son travail, et l'on en vient à parler de son milieu et de ses origines maghrébines. Et là, le silence se fait un peu autour de nous, je lui demande de m'en dire plus sur la discrimination dont il se sentait victime, et de comment il vit ça aujourd'hui, et il me répond, se livre, et je suis contente parce que j'apprends des choses mais on a monopolisé l'attention. Et boum, mon amie entre dans le salon et nous somme de changer de conversation, ce qu'on fait après un bref échange de regard, quelques secondes de silence car du coup plus personne ne parlait dans la pièce. Mais cata, cinq minutes après ça repart sur un sujet politique (on a quand même disserté une heure en début de soirée sur la littérature avec les copines profs qui étaient là) et l'amie entre à nouveau et nous ordonne de changer de sujet.

Les invités furent tous partis moins d'une heure après sa dernière intervention. Et personne ne discuta plus après nous. Et lorsque la semaine suivante, je demandai des explications, blessée (je suis rentrée en pleurs à la maison, je n'avais pas compris ce qui m'était arrivé), l'amie me répondit :" tu files des complexes à mes copines, j'ai vu qu'elles étaient gênées, tu es brillante mais tu parles trop, tout le monde n'a pas ton niveau, mais bon, je suis désolée de t'avoir parlé si sèchement, tu m'as bien aidé et tu ne le méritais pas."

Ce n'est qu'une histoire parmi plein d'autres petites histoires moins flagrantes. Pour l'amie en question, ce n'était pas tellement le problème de l'intelligence qui se posait, mais du contrôle qu'elle n'avait pas sur sa soirée, et accessoirement sur moi. J'ai fini par couper les ponts au bout de trop de sorties en société où elle me coupait la parole, m'ordonnait de me taire où s'appropriait tous les mérites de mes progrès en fitness (on s'est connues en salle de sport).

La conclusion de ce post à rallonges (mais on peut lire en diagonales aussi c'est cool^^), c'est ce que j'ai quand même l'impression que les autres ne se posent pas la question de se taire ou de ne pas se taire en société, ils parlent, prennent ou perdent le pouvoir, se fichent généralement des conséquences sur leur équilibre, on les écoute la plupart de temps et parfois même quand ils n'ont rien à dire, mais pour des gens comme vous et moi (peut-être pas zèbre hein), c'est un véritable problème, c'est douloureux et que l'on se montre indifférent ou trop bavard, c'est toujours par désir de s'intégrer.

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Re: Quand on sait on se tait, le B.A BA des habiletés sociales

Message par Link le Dim 19 Déc 2010 - 13:10

Ce n'est même pas une question de linéarité (qui en effet n'a rien à faire ici, il n'y a pas de + ou de - dans cette histoire). A partir du moment où chacun réfléchis ou aborde les choses d'une manière différente, si tu veux engager un dialogue, il faut y aller pas à pas afin de bien comprendre les attentes et le mode de réflexion de l'autre. Sinon à mon sens, c'est une perte de temps...

@Plume d'eau
Oui le topic fais l'apologie du silence, mais je ne suis pas d'accord avec l'idée de fond, donc nous débattons :-)
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Message par Link le Dim 19 Déc 2010 - 13:16

@Zanzibar

Je ne vais pas m'appesantir sur la réaction de ton amie car tu sais qu'elle était totalement déplacée, et que tu n'avais rien à te reprocher.

Sur le fond du sujet, je ne sais pas pourquoi ces mauvaises expériences te poussent à une dualité "je me livre à fond" vs "je me tais". Je pense que le mieux, comme tu sembles déjà le faire, c'est de lancer des lignes, et de voir qui va mordre et sur quel sujet. Ca te demandera peu d'énergie, et tu seras à peu près sûre de trouver une personne qui sera sensible à ce que tu as envie de dire, ou inversement un sujet qui donnera envie à une personne de te répondre.

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Re: Quand on sait on se tait, le B.A BA des habiletés sociales

Message par Zanzibar le Dim 19 Déc 2010 - 13:46



@ Link : Non, surtout pas d'appesantissement, ce fut une belle leçon, très riche d'enseignement. D'ailleurs pour aller au bout de l'anecdote, oui, je sais que je n'avais rien à me reprocher, ce qui m'a en fait le plus touchée, c'est que je venais de voir pour la première fois les failles qui existaient dans ma relation amicale, et qui n'ont cessé de s'agrandir par la suite pour me faire réaliser que je vivais une relation toxique, c'est un peu comme une gueule de bois. J'y ai mis fin au téléphone au lieu de fuir dans le silence comme d'habitude, en expliquant pourquoi je ne souhaitais plus poursuivre la relation amicale, et en lui souhaitant tout le bonheur du monde, on s'est quittées dans la paix, et j'en reviens au thème qui est de se taire, pour conclure que j'ai bien fait de parler, même pour dire adieu, et comme dit un ami qui est cher, la parole est libératrice.

Sur le fond du sujet, comme tu écris, tu as raison sur la manière de communiquer, j'aime bien ton image de lignes lancées pour tester les sensibilités, un peu comme des bouteilles à la mer, ça me plait beaucoup, en plus on a parfois de belles surprises et ça donne de très jolies rencontres.

Mais comment vois-tu cela avec des amis proches? Les gens que tu fréquentes depuis un certain temps, avec qui tu commences à passer du temps, la ligne est déjà attrapée, le poisson a mordu ou inversement, et le pêcheur est ravi, et après, il se passe quoi? Pour moi c'est là que la dualité commence.

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Re: Quand on sait on se tait, le B.A BA des habiletés sociales

Message par Link le Dim 19 Déc 2010 - 13:58

Je vais te répondre ce que je dis toujours dans ce genre de cas : "On reconnait ses amis à leur capacité à vous décevoir". A un moment ou un autre, les amis peuvent faire des choses qui vont te décevoir très profondément. Si cela remet en cause votre amitié ou la force du lien, c'est qu'il n'était pas à la hauteur. C'est un peu fort, mais pourquoi je dis ça : les rares vrais amis que j'ai sont des personnes dont j'ai pu ne plus avoir de nouvelles pendant des années et reprendre là où j'avais laissé les choses. Donc pour répondre à ta question plus directement, une fois le poisson apprivoisé, tu fais des allers-retours. Des moments où tu seras proche et d'autres où vous ne vous comprendrez pas. Mais le fondement de l'amitié c'est cette présence continue et ce regard bienveillant. Ce n'est pas le fait d'avoir des sujets de conversation sympas. Donc si ton amie est bien une amie, tu lui mets le nez dans ses erreurs comme font tous les amis, et vous reprenez les choses comme avant. Et si vous vous faites la gueule un moment, et bien ça reprendra plus tard. En temps voulu.

PS : si un expert veut bien me rappeler les règles du pluriel des mots composés, je veux bien. J'ai un doute sur mes allers-retours...
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Re: Quand on sait on se tait, le B.A BA des habiletés sociales

Message par Link le Dim 19 Déc 2010 - 14:58

Rootless a écrit:Ben en fait moi je suis beaucoup plus tolérant depuis que j'ai arrêté de croire que les gens peuvent être à mon niveau, ce qui n'est pas peu dire Wink c'est même moi qui me rabaisse au leur en faisant le faux modeste.

Ça flatte leur égo et ça remet pas en question le dogme de l'égalité.

Au passage, Rootless, c'est ironique ce que tu dis plus haut ? Si ce n'est pas le cas, je pense qu'on a un autre débat passionnant à lancer...
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Re: Quand on sait on se tait, le B.A BA des habiletés sociales

Message par katitchka le Dim 19 Déc 2010 - 17:09

Le problème peut-être aussi à force de se taire de ne plus savoir prendre la parole...
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Re: Quand on sait on se tait, le B.A BA des habiletés sociales

Message par Rootless le Dim 19 Déc 2010 - 17:24

Link a écrit:
Rootless a écrit:Ben en fait moi je suis beaucoup plus tolérant depuis que j'ai arrêté de croire que les gens peuvent être à mon niveau, ce qui n'est pas peu dire Wink c'est même moi qui me rabaisse au leur en faisant le faux modeste.

Ça flatte leur égo et ça remet pas en question le dogme de l'égalité.

Au passage, Rootless, c'est ironique ce que tu dis plus haut ? Si ce n'est pas le cas, je pense qu'on a un autre débat passionnant à lancer...

Ironique? Disons que je pousse un peu loin vu mon goût de la provoc, mais je le pense un peu dans le fond.Et d'ailleurs tu te trompes un peu quand tu dis:

"Oui le topic fais l'apologie du silence, mais je ne suis pas d'accord avec l'idée de fond, donc nous débattons :-)"

Ce topic fait l'apologie du dialogue, qui demande une grande part de retenue de notre part parce qu'on a trop envie de parler de ce sujet qui intéresse enfin quelqu'un.Il faut garder à l'esprit que dans le groupe il y a un espace verbal commun et les autres se sentent agressés dès que notre espace verbal dépasse sa limite invisible, même s'ils n'ont rien à dire.

Et l'exemple de zanzibar est génial et surtout très énervant et frustrant, combien de fois ça m'est arrivé de constater que je suis le moteur du groupe et que bien qu'on me reproche mon aisance quand je me tais ya plus rien.

Je crois que la meilleure alternative est de proposer à la personne intéressée et un peu plus profonde que la moyenne de parler de ce sujet si intéressant dans un cadre plus "ciblé" pour pas trop déranger les autres, aller boire un café/un verre un autre jour.

Sinon Link c'est quoi ce petit débat?
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Re: Quand on sait on se tait, le B.A BA des habiletés sociales

Message par Rootless le Dim 19 Déc 2010 - 17:28

D'ailleurs c'est comme le débat sur la télé-poubelle.Pourquoi les émissions intéressantes sont à des heures "pas très populaires"? Parce qu'aux heures de grande audience, la masse veut de la frivolité.

C'est la tyrannie de la majorité.
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Re: Quand on sait on se tait, le B.A BA des habiletés sociales

Message par Rootless le Dim 19 Déc 2010 - 17:49

Plume d'eau rayée a écrit:Le petit débat ?
Peut-être le dogme de ta supériorité, thème des innombrables topics que tu ouvres à la chaîne. Tes certitudes assenées et répétées sans fin sur les autres, ta propre intelligence, la façon dont les autres ne peuvent que "se tromper", etc.
Personnellement, ils commencent à me mettre sérieusement mal à l'aise. Pour ne pas dire autre chose.

Ecoute ça fait déjà plusieurs foi que tu me prends à parti en me jugeant personnellement et que tu essayes de m'humilier ou me discréditer sur le forum alors si tu aimes pas mes arguments ni mes topics qui sont construits et prennent personne à parti personnellement c'est comme ça.Libre à toi de ne pas y participer.
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Re: Quand on sait on se tait, le B.A BA des habiletés sociales

Message par Rootless le Dim 19 Déc 2010 - 19:17

Supériorité?

Ben j'ai une supériorité dans certains domaines et une infériorité dans d'autres et aussi des domaines dans lesquels je suis dans la moyenne.

Et d'ailleurs puisqu'on parle de supériorité déjà je sais pas pour qui te prend à répondre à la place de Lynka, d'une, et de deux à juger mes topics et faire des petites attaques personnelles hors de propos et vouloir me faire taire.Ça te dérange ce que je dis? Tant mieux, eh, on est dans une démocratie et t'es anti-démocratique c'est ça ton problème.

D'ailleurs ça tombe bien parce que tu es l'illustration parfaite des gens qui ne supportent pas les propos des autres et qui leurs bondissent dessus et essayent de censurer ou les faire taire alors qu'ils se revendiquent humbles et tolérants.

C'est parfait sur ce topic finalement.

Apparemment tu as une supériorité qui te permet aussi de juger les opinions des gens qui ont eu une mauvaise expérience avec les gens et qui les pousse à ouvrir des topics "pas tout roses" pour en parler, exprimer leurs ressentis etc...Même si des fois c'est négatif.

Je me suis rendu compte sur ZC (je ne citerai personne) qu'on peut être surdoué et ne pas avoir d'empathie, être intolérant, agressif gratuitement et injuste.

Je ne considère pas que les surdoués soient "meilleurs" pour leur intelligence, je ne suis pas surdoué en plus.
Je pense que la valeur humaine d'une personne n'est pas parallèle à son niveau de réflexion.

La dureté de mes topics sur "les gens" est due au fait que "les gens" ne font pas de cadeaux à ceux qui ne sont pas habiles socialement.On les traite d'une manière humiliante et infériorisante tout ça parce qu'ils ont un niveau d'habilités sociales inférieures à la moyenne (et dans ce cas je m'inclus).

J'ai payé cher psychologiquement mes maladresses relationnelles et je m'estime heureux au moins de pouvoir en parler parce qu'on vit dans un régime démocratique même si ça en met certains mal à l'aise.


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Re: Quand on sait on se tait, le B.A BA des habiletés sociales

Message par Rootless le Dim 19 Déc 2010 - 19:33

vega a écrit:Régime démocratique?
Finalement, quand ça t'arrange c'est bien, mais bon, la démocratie c'est ça hein:
Rootless a écrit:
C'est la tyrannie de la majorité.


Nan c'est une dérive justement, on bafoue les droits de la minorité ce qui justement annule la démocratie et son coté "représentation de différents goûts, opinions etc" encore une interprétation manichéenne sans aucune nuance et une réponse agressive, et t'es modératrice?.

Bon de toute façon je vais arrêter de poster sur le forum réjouissez-vous.
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Re: Quand on sait on se tait, le B.A BA des habiletés sociales

Message par .............. le Dim 19 Déc 2010 - 22:30

Peut etre qu'on pourrait l'aider et ne pas l'enfoncer... Si j'ai bien compris on est "plus humain" alors soyons le !

Rootless sait tu pourquoi tu sembles aux yeux des autres agressifs ? Perso je ne l'ai pas ressenti comme ça. J'ai trouvé tes sujets interessants.

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Re: Quand on sait on se tait, le B.A BA des habiletés sociales

Message par Rootless le Dim 19 Déc 2010 - 22:48

T-REX a écrit:Peut etre qu'on pourrait l'aider et ne pas l'enfoncer... Si j'ai bien compris on est "plus humain" alors soyons le !

Rootless sait tu pourquoi tu sembles aux yeux des autres agressifs ? Perso je ne l'ai pas ressenti comme ça. J'ai trouvé tes sujets interessants.

Parce que ce que je dis est dur à entendre indépendemment du fait que ce soit vrai ou faux, il faut avoir une certaine dose de sang froid pour ne pas s'énerver, surtout si on le prend pour une insinuation ou quelque chose de personnel alors que ça l'est pas du tout.


Dernière édition par Rootless le Dim 19 Déc 2010 - 22:50, édité 1 fois (Raison : oubli d'un mot qui aurait changé complètement le sens, c'est pas le moment!)
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Re: Quand on sait on se tait, le B.A BA des habiletés sociales

Message par Link le Dim 19 Déc 2010 - 23:46

Et bien je pensais à un débat sur le fait de considérer les autres sous le prisme de leur "intérêt" (dont une conséquence gênante pour moi est le mépris que l'on pourrait avoir à ceux qui n'en ont point).

Personnellement, je ne vois pas de dictature de la majorité. peut être est-ce là mon côté profondément démocrate, mais à partir du moment où une majorité de gens fonctionne d'une certaine manière, je me refuse à la mépriser. Ce n'est pas me rabaisser que de comprendre le foot ou de connaître le sujet de telle émission de télé-réalité. C'est faire un pas vers mes semblables. Si ça fait partie de leurs intérêts, alors je peux essayer de voir ce qu'il y a dedans. Comme j'attends que certains fassent le pas vers mes centres d'intérêt. il ne s'agit pas seulement de piocher dans le groupe les personnes dignes de partager des choses profondes avec nous (ça aussi mais pas que), il s'agit également d'être en mesure d'échanger avec un groupe dont les centres d'intérêt s'éloignent des nôtres. En tout cas si tu as justement cette envie de dialogue. Je ne pense que cela soit se rabaisser.

Pour t'expliquer à présent ce qui me dérange dans ton propos, ce n'est pas le côté provocateur que je ne relève pas comme étant autre chose que de la déco. Ce n'est pas non plus ce pseudo-mépris que tu affiches à l'égard des moins que toi. Non, ce qui m'embête, c'est l'hypocrisie vache dont tu parles lorsque tu dis que tu te rabaisses à leur niveau pour flatter leur égo. Ce type de relation me semble particulièrement faux et déplacé, et c'est lui qui me dérange. Si tu n'as pas l'envie de dialoguer avec des personnes qui ne partagent pas ton approche, libre à toi. Tout ce que j'ai dit plus haut sur l'adaptation commune ne s'applique que dans le cas où les deux ont envie de dialoguer. Mais jouer sur un dialogue faussé avec mépris, je trouve ça malhonnête.

Ceci étant dit, revenons au fond du problème puisque tu poses très justement celui-ci : la société ne fait pas de cadeau à ceux qui ne sont pas doués socialement. Tu as tout à fait raison. Deux manières d'approcher ce problème à mon sens.

1/ Tu considères que la société = les gens donc tu la personnifie. Ces gens sont intolérants envers une minorité (les mal-sociaux). Ils usent donc d'une position majoritaire afin de faire payer les plus faibles. Ils doivent donc être punis de leurs méfaits et traités comme des salauds.

2/ Tu considères la société comme un système global de communication et de vivre-ensemble. Les mécanismes qui constituent ce système ne sont pas faciles à appréhender et chacun ayant envie de s'épanouir dans la société doit en apprendre les ressorts. Il y en a qui vont plus vite que d'autre, mais chacun, à son rythme, finit par y arriver. La route est plus douloureuse pour ceux qui partent de loin, mais c'est le résultat qui compte.

La différence fondamentale est que dans le cas n°2, il y auras forcément des salauds sur ton passage, mais tu ne généralises pas cela à l'ensemble du groupe. Les mécanismes de rejet sont le fait de personnes qui sont mauvaises ou intolérantes, mais le système lui-même ne crée pas ce rejet.

Je ne dis pas qu'une approche est meilleur ou plus vraie que l'autre. Très sincèrement je n'en sais rien et les deux se valent. Mais moi je crois en la seconde, et je crois comprendre que tu serais plutôt partisan de la première. Et pour cela, je ne suis pas d'accord avec toi.

Débat lancé :-)
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