Le choix d'une vie sans enfant

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Re: Le choix d'une vie sans enfant

Message par Bacha Posh le Jeu 23 Avr 2015 - 10:58

Kadjagoogoo a écrit:Mais je m'éloigne peut-être là du sujet et un autre topic, attenant, serait probablement plus propice à développer l'idée de ce prix (intellectuel) à payer pour goûter aux joies de la conjugalité...

Si je te lis bien, y aurait-il des avantages à la conjugalité qui justifieraient et obligeraient de mettre de côté son développement intellectuel ? En quoi être marié impose de payer cher ce développement intellectuel ? Est-il judicieux de rester marié si on n'est pas vraiment heureux ?

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Re: Le choix d'une vie sans enfant

Message par Pieyre le Jeu 23 Avr 2015 - 11:03

aty a écrit:Pourquoi cela entraverait son propre développement intellectuel ? Cela peut même être le contraire je pense. Tout dépend du contexte et de comment on le vit à mon avis.
Tout dépend du contexte, sans doute. Mais là j'envisageais la perspective d'un travail intellectuel consistant, autrement dit d'une œuvre potentielle. Depuis une vingtaine d'années, j'ai été amené à bouleverser mes règles ordinaires d'existence (heures de repas et de sommeil, vie frugale, emploi à domicile, etc.) Cela aurait été possible à la limite avec une femme très compréhensive, mais difficilement avec des enfants.

Avoir des enfants ne garantit pas non plus d'avoir une vie "plus douce à la fin". Je me rappelle que dans les arguments de ceux ne comprenant pas mon choix sans-enfant, on me disait que je finirai mes jours seule. Mais qu'est-ce qui garantit à qui que ce soit de ne pas finir sa vie seul ? Rien, pas même avoir des enfants. Les conflits familiaux peuvent exister quelle que soit l'éducation reçue ; les enfants peuvent mourir avant leurs parents ; ce ne sont pas les possibilités qui manquent.
Rien n'est jamais garanti en effet. Mais là, tu envisages des cas qui ne correspondent pas à ce qu'on peut estimer être la normalité. Je me référais à cette image d'Épinal, représentée dans certains tableaux, où l'on voit le père de famille mourant entouré de ses enfants. Et puis, avant cette échéance, je pensais à ces visites des enfants avec leurs propres enfants, à cette atmosphère familiale incomparable que j'ai connu chez mes grands-parents.

Ne pas avoir d'enfant ne veut pas dire non plus qu'on finira ses jours seuls. Là encore, divers facteurs peuvent entrer en compte.
Bon, peu importe de mourir dans un coin. « Et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard. » chante Léo Ferré. Mais la perspective d'être relégué à attendre la mort parce qu'on est diminué physiquement ou isolé, alors qu'on pourrait encore travailler intellectuellement si l'on était entouré est tout de même angoissante.
C'est pour cela que, si je n'ai pas d'enfants, je compte bien un jour réunir autour de moi un groupe de personnes de tous âges, notamment des jeunes, se proposant une activité intellectuelle. Avec un intérêt réel pour tous, ce serait une sorte de famille de substitution.

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Re: Le choix d'une vie sans enfant

Message par Hanta le Jeu 23 Avr 2015 - 11:18

Sacrifier c'est consentir à abandonner certaines choses au profit d'autres. Donc oui quand on a un enfant on sacrifie une partie de notre vie d'avant au profit du bien être de l'enfant. Cela demeure une décision, si on ne veut pas abandonner certaines choses alors on ne fait pas d'enfant, c'est une autre vie c'est tout.

Beaucoup de parents ressentent cela comme une contrainte parce que justement ils ne s'étaient pas préparés à abandonner une partie de leur ancienne vie, il faut anticiper.

Que cela soit plaisant à lire ou non n'est pas la question, je ne fais pas de jugement moral.

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Re: Le choix d'une vie sans enfant

Message par Onyx le Jeu 23 Avr 2015 - 11:28

kadjagoogoo a écrit:sous le charme de la femme, au faîte de sa beauté durant sa période de fécondité, pour en faire l'instrument de son renouvellement perpétuel, le réduire à ce rôle purement utilitaire.

C'est marrant, il n'est pas venu à l'idée de ce brave homme que la femme, à son tour, était l'instrument de dame nature dans son instrumentalisation du mâle à des fins reproductrices? Et qu'elle était dès lors, tout autant aliénée que son conjoint?

A condition d'inclure la femelle en tant qu'être à part entière dans les aliénés de Dame Nature, je retrouve assez bien mes impressions dans ce schéma Schopenhauerien. Je dirais même qu'aliénation est le mot très exact qui rime pour moi avec reproduction, merci pour cet intéressant commentaire Smile


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Re: Le choix d'une vie sans enfant

Message par Talep le Jeu 23 Avr 2015 - 12:01

Vous allez peut-etre trouver ca absurde d'aborder la question d'un point de vue moral mais selon vous quelle est l'attitude la plus morale : ne pas faire d'enfants pour éviter de fournir à cette planète une bouche supplémentaire à supporter ( et surtout un consommateur de pétrole et d'électricité nucléaire ), ou bien faire des enfants, pour en faire des types biens, et augmenter la proportion de type bien dans le monde, qui n'est malheureusement déjà pas bien haute ?

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Re: Le choix d'une vie sans enfant

Message par Hanta le Jeu 23 Avr 2015 - 12:18

Talep : bah alors suicidons nous tous on ne consommera plus rien...
On ne peut penser à faire des enfants sous ce prisme, et d'ailleurs on ne peut quasiment rien faire sous un prisme moral. Puisqu'à toute fin utile sera renvoyée une morale excluant tout autre raisonnement que le sien.
Donc pourquoi faire des enfants ?
Hormis que comme dans toute espèce c'est plus ou moins ancré biologiquement et que c'est d'un point de vue social que l'on peut décider de ne pas en avoir. Donc social, culturel etc...
Ce qui d'ailleurs instaure un biais argumentatif :
si on ne fait que répondre à un déterminisme naturel quand on en fait, que quand on en fait pas c'est une décision déterminée par des aspects sociaux ou culturels alors la première décision est irréfléchie et l'autre réfléchie.
C'est cette réflexion qui détermine ta question.
Lorsque l'on veut des enfants c'est aussi parce que l'on pense qu'on a quelque chose à transmettre, à partager, et qu'on se sent suffisamment optimistes pour penser que ca ira mieux. D'ailleurs si on ne pense pas cette deuxième hypothèse on peut renvoyer à l'argument du suicide.
Dès lors faire des enfants c'est avoir le projet de donner ce qu'on a de mieux.
Enfin personnellement je le vois ainsi, je connais des couples qui ont fait des enfants comme on veut un jouet. C'est détestable mais ca existe.

Je veux juste essayer de montrer que faire des enfants ce n'est pas irresponsable en soi. Cela peut participer par tout ce qu'on lui donne à restaurer à une petite échelle ce qu'on pense important.
Et puis cela demeure merveilleux de faire un enfant, un artiste dont je ne me rappelle plus le nom déclarait que c'était la plus belle de ses oeuvres. Un peu matérialiste comme pensée mais c'était un propos d'amour même si maladroit.
Cela demeure une décision personnelle, ce qu'on est prêt à faire, ce qu'on ne peut donner etc... Mais universaliser sa décision demeure discutable.


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Re: Le choix d'une vie sans enfant

Message par Bacha Posh le Jeu 23 Avr 2015 - 12:19

"Rien n'est jamais garanti en effet. Mais là, tu envisages des cas qui ne correspondent pas à ce qu'on peut estimer être la normalité. Je me référais à cette image d'Épinal, représentée dans certains tableaux, où l'on voit le père de famille mourant entouré de ses enfants. Et puis, avant cette échéance, je pensais à ces visites des enfants avec leurs propres enfants, à cette atmosphère familiale incomparable que j'ai connu chez mes grands-parents."

C'est mon avis que je partage : j'ai l'impression qu'avoir des enfants garantira de moins en moins d'être accompagné dans la vieillesse. Les gens me semblent plus individualistes (rappelez-vous la canicule de 2003). Et puis, j'ai le sentiment qu'on est pris dans un tourbillon et qu'on n'a plus assez de temps ni pour soi ni pour les autres.


"Cela demeure une décision, si on ne veut pas abandonner certaines choses alors on ne fait pas d'enfant, c'est une autre vie c'est tout.

Beaucoup de parents ressentent cela comme une contrainte parce que justement ils ne s'étaient pas préparés à abandonner une partie de leur ancienne vie, il faut anticiper."


Ah bé là, je suis totalement d'accord avec ton propos.

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Re: Le choix d'une vie sans enfant

Message par Kadjagoogoo le Jeu 23 Avr 2015 - 12:25

Bacha Posh a écrit:
Kadjagoogoo a écrit:Mais je m'éloigne peut-être là du sujet et un autre topic, attenant, serait probablement plus propice à développer l'idée de ce prix (intellectuel) à payer pour goûter aux joies de la conjugalité...

Si je te lis bien, y aurait-il des avantages à la conjugalité qui justifieraient et obligeraient de mettre de côté son développement intellectuel ? En quoi être marié impose de payer cher ce développement intellectuel ? Est-il judicieux de rester marié si on n'est pas vraiment heureux ?
Je ne saurais m'accorder la paternité de cette pensée, qui, comme je le mentionnais précédemment, émane du dramaturge Jean Anouilh :

Jean Anouilh a écrit:Le célibataire vit comme un roi et meurt comme un chien, alors que l'homme marié vit comme un chien et meurt comme un roi.

Rappelons d'ailleurs qu'Anouilh, contrairement à Schopenhauer, ne peut pas sérieusement être taxé de misogynie. En effet, on ne revisite pas aussi brillamment Antigone - sans trahir cette figure féminine si sublime et intègre ; bien au contraire - en étant par ailleurs occupé à mépriser l'essence féminine, je ne le crois pas.
Et pis d'ailleurs, la question ne se pose pas : "homme marié" doit certainement être ici entendu comme "individu marié" ; la femme est, aux yeux d'Anouilh, tout autant victime de son aliénation que ne le serait l'homme - le mec, quoi. Ou peut-être bien que si ; il est difficile de juger catégoriquement cet aphorisme sibyllin.
Le sens même de cette allégation n'est pas si limpide. Anouilh voulait probablement nous dire ainsi que le célibataire vie sa vie à sa guise, sans responsabilités ni contraintes. Seulement, à sa mort, il n y a personne pour le pleurer, à l'instar d'un chien errant crevant dans l'indifférence du caniveau. Tandis que l'homme marié, lui, il trime durant sa vie entière pour sa famille - une "chienne de vie" - et meurt, a priori, entouré de cette dernière qui le regrette et lui confère les égards de circonstance.

Pour te répondre plus directement, Bacha Posh, j'avoue avoir quelque peu extrapolé cette affirmation pour éclairer ma propre expérience : mes relations de couple - qui furent systématiquement brèves - et intenses, dans l'action plutôt que la réflexion - signèrent généralement la suspension de cette introspection galopante qui nous concernent tous, ici. Je n'avais alors plus le loisir ni même l'envie de me cultiver, de penser certains thèmes phares de la philosophie - la vie, la mort, le temps - pour ne me focaliser que sur cette galaxie sentimentalo-sexuelle qui s'ouvrait là, pour ne méditer que des sujets attenants au couple, à la sexualité, à l'amour, aux choix que ceux-ci induisent, etc. Surtout, comme je l'ai compris ultérieurement et plus particulièrement avec une ex qui n'avait pas les mêmes préoccupations et appétences intellectuelles que moi, j'ai sans doute cette propension à m'oublier dans la relation, à me laisser vivre et porter par elle, à déserter le champ de la réflexion pour occuper celui de l'action.
Et cela me permet une reconnexion avec le sujet de ce topic : faire un enfant, c'est admettre de basculer dans (le temps de) l'action, de délaisser enfin le champ purement théorique, de cesser de ratiociner pour s'atteler à un projet immense, aussi inquiétant que galvanisant. Et ça, c'est le gros morceau. J'aime cette phrase tirée de Saint Max, une belle chanson d'Allain Leprest : "C'est facile d'aller loin ; c'est partir qu'est pas rien."

Je parlais plus haut d'aboulie, cette tendance neurasthénique à la procrastination chez celui qui se sent souvent submergé par toutes sortes de pensées parasitaires et ne peut passer à l'action même lorsque cela est nécessaire. Il n'arrive pas à se fixer des objectifs ou à prendre des décisions. Pierre Janet définit l'aboulie comme « une altération de tous les phénomènes qui dépendent de la volonté : les résolutions, les actes volontaires, les efforts d'attention ».

Il y a aussi l'introduction, assez jubilatoire, du film "Idiocracy", qui voit la dichotomie entre un couple HP, qui atermoie son désir (?) d'enfant, et une famille "Groseille" (cf. la Vie est un long fleuve tranquille") qui se reproduit exponentiellement, malgré elle, même. A voir ici : le darwinisme accéléré.

Examinons notre non-désir d'enfant : est-il la manifestation d'un désintérêt véritable et total pour la paternité/maternité ? Ou bien une peur diffuse ou panique de cette bascule dans l'action, alors que nous sommes nettement plus doués, nous autres zèbres, sur le terrain de la réflexion (théorique - cf. cette tendance à ne pas réaliser ce "potentiel" qui nous caractérise) ?

Onyx a écrit:
kadjagoogoo a écrit:sous le charme de la femme, au faîte de sa beauté durant sa période de fécondité, pour en faire l'instrument de son renouvellement perpétuel, le réduire à ce rôle purement utilitaire.

C'est marrant, il n'est pas venu à l'idée de ce brave homme que la femme, à son tour, était l'instrument de dame nature dans son instrumentalisation du mâle à des fins reproductrices? Et qu'elle était dès lors, tout autant aliénée que son conjoint?

A condition d'inclure la femelle en tant qu'être à part entière dans les aliénés de Dame Nature, je retrouve assez bien mes impressions dans ce schéma Schopenhauerien. Je dirais même qu'aliénation est le mot très exact qui rime pour moi avec reproduction, merci pour cet intéressant commentaire Smile
Justement : Schopenhauer avait le chic pour présenter la femme/femelle comme instrument de la Nature. Un instrument inconscient de la manipulation à l’œuvre, qui plaquerait des questions sentimentales et du sens sur ce qui ne serait, en somme, qu'un grand Dessein Naturel. CQFD.
Je précise à toutes fins utiles que, comme avec Anouilh, je ne fais que relayer ici la thèse d'un autre ; des thèses que je ne saurais faire miennes. Mais elles me semblent dignes d'intérêt, sans que j'y adhère totalement.


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Re: Le choix d'une vie sans enfant

Message par Bacha Posh le Jeu 23 Avr 2015 - 12:26

Je pense que pour faire des enfants, il faut cesser de trouver des raisons. Et juste suivre son instinct.

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Re: Le choix d'une vie sans enfant

Message par Talep le Jeu 23 Avr 2015 - 12:29

J'ai pas tout compris à ta réponse existenz, mais ton idée comme quoi le suicide serait la suite logique de mon argumentation, pas vraiment : Ce serait plutot l'assassinat organisé et répété de tout les gens considérés comme mauvais qui en serait la conséquence logique. Assez paradoxale d'ailleurs, puisqu'au bout d'un certains temps, tu n'es plus quelqu'un de bien, et donc tu te suicides ^^

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Re: Le choix d'une vie sans enfant

Message par Hanta le Jeu 23 Avr 2015 - 12:34

Non car faire des enfants est une décision individuelle, par effet d'opposition penser que c'est pas une bonne chose car le monde est foutu etc... c'est aussi une décision individuel. Donc l'acte individuel qui est le strict opposé de faire un enfant est de se suicider.

Pour le reste, je suis désolé je vois pas comment mieux l'exprimer... Je dois être fouillis..

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Re: Le choix d'une vie sans enfant

Message par Invité le Jeu 23 Avr 2015 - 13:07

Ne pas faire d'enfant est un choix personnel et comme tout choix personnel, et bien c'est....... personnel. Je n'en ai longtemps pas voulu et je l'ai bien vécu puis vers 33 ans j'en ai voulu un peut-être pour de mauvaises, peut-être pour de bonnes raisons, impossible à dire et aujourd'hui je suis heureuse de l'avoir. Elle m'apporte plus d'avantages que de sacrifices, peut-être parce que n'en ayant jamais voulu et comme elle est venue d'un coup dés que je l'ai décidé, je n'en attendais strictement rien ni en positif ni en négatif.
Je pense qu'il vaut mieux ne pas en vouloir en toute conscience que d'en vouloir avec une idée précise en tête de ce qu'avoir un enfant est sensé être.
de toute façon, comme je l'a dit au début, ce n'est pour moi comme beaucoup d'autres choses, qu'un choix personnel, dans lequel le harcèlement social ne devrait pas intervenir comme c'est le cas. Quand je ne voulais pas d'enfants, c'est ce qui me semblait le plus difficile à vivre, c'est ce harcèlement social complètement stupide fait d'arguments stupides qui en fait ne sont rien d'autre que: soit conforme et tais toi sans aucun autre niveau de conscience que celui-là! maintenant le harcèlement c'est : mère divorcée = mauvaise mère comme si cela pouvait avoir un sens de penser des choses aussi stupides. Que ce soit dans un sens ou dans un autre le problème n'est pas le choix personnel mais la pression de la société parceque les gens se mêlent tout simplement de ce qui ne les regardent pas.

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Re: Le choix d'une vie sans enfant

Message par Onagre le Jeu 23 Avr 2015 - 13:24

@Pieyre et Kadjagoogoo : je connaissais aussi une autre version sans prince, ni célibataire :

"Celui qui a des enfants vit comme un chien et meurt comme un homme ; celui qui n'en a pas vit comme un homme et meurt comme un chien." Proverbe juif


Dernière édition par Onagre le Jeu 23 Avr 2015 - 19:03, édité 1 fois (Raison : précision)

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Re: Le choix d'une vie sans enfant

Message par aty le Jeu 23 Avr 2015 - 16:13

tout à fait Marguerite. Il n'y a pas de raison à avancer quand quelqu'un choisit d'avoir des enfants, et il n'y en a pas non plus quand il s'agit du contraire. C'est un choix de vie comme un autre, et c'est personnel. Ce qui est anormal, c'est subir une pression sur ce que l'on doit faire de sa vie ou non.

Et apparemment, être childfree n'est pas une caractéristique des HP Wink du moins, ça ne ressort pas ici.

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Re: Le choix d'une vie sans enfant

Message par Hako le Jeu 23 Avr 2015 - 22:22

Je comprends le choix d’une vie sans enfant, le choix de vivre pour soi.

Je suis la plus jeune d’une fratrie de quatre et suis la seule à en avoir, je vois donc la différence de vie que nous avons. D’un côté une vie plus libre à ne pas devoir forcément s’organiser, des imprévus, des centres d’intérêts, des sorties différentes. Et de l’autre une vie plus organisée, plus contraignante, avec moins de temps pour soi.

Cependant j’ai vécu cela comme une étape positive car cela m’a permis de gagner en maturité, d’avoir des responsabilités. Cela a été bénéfique pour mon développement et mon épanouissement personnels. Et quelles joies pour moi de pouvoir transmettre, donner de l’amour, apprendre à l’enfant à devenir autonome, recevoir de l’amour de cet enfant, apprendre de mes erreurs, à me remettre en questions, à remettre ma vie, mon vécu en question (car quand je me vois agir avec mes enfant, je revois mes parents le faire avec moi et cela me fait comprendre des points de mon passé, pourquoi mes parents ont agi de telles façons, les erreurs que je ne veux pas reproduire etc).

D’un côté j’ai perdu une certaine liberté, j’ai fait des sacrifices (je suis d’accord avec eXistenZ) mais d’un autre côté j’ai gagné toutes ces choses dites précédemment. Et c’est un enrichissement personnel.
Une vie sans enfant m’était inimaginable. Depuis toute jeune, pour moi le but de la vie c’était cela et je ne me posais pas la question si je devais en avoir ou pas. De plus j’ai toujours eu des affinités avec les enfants.

Bon j’avoue que je jalouse de temps en temps mes frères et sœurs mais bon… Wink

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Re: Le choix d'une vie sans enfant

Message par Senn le Dim 31 Mai 2015 - 11:31

Bon, je fais remonter ce message parce que ce matin, je me demande pour la énième fois si le désir d'enfant va arriver un jour chez moi.

Je ne me considère pas Childfree et je sais par expérience qu'on peut et qu'on a le droit de changer d'avis. Je ne serais Childfree que si je décide de ne pas faire d'enfants jusqu'à ma mort. En attendant, tout peut arriver.

Pour l'instant, j'ai une position ambivalente. Comme Godisgood, j'aime la liberté d'une vie sans enfant, qui pour moi représentent une somme colossale de contraintes. Fini les départs en week-end sur un coup de tête, les voyages à l'étranger et le train de vie d'avant. Oui, pour moi les enfants sont aussi un gouffre à fric ! Le problème, c'est qu'on signe pour 25-30 ans. A la rigueur, avoir un enfant à élever pendant 5-6 ans, pourquoi pas !

Autre point soulevé par Talep, que je ne trouve pas si absurde : est-ce bien sérieux de faire des enfants alors que nous sommes déjà en surpopulation ? Et pour aller plus loin, n'est-ce pas égoiste de faire des enfants dans ce monde ? Une question toujours ouverte car même si je n'ai rien demandé, je suis contente d'être là et n'ai aucune tendance suicidaire.

Ce qui m'amène à la raison pour laquelle je n'imagine pas ne pas avoir d'enfants. Oui, je ne veux pas d'enfants, mais je n'imagine pas non plus ne pas en avoir. Etre tout puissant sur une autre personne et la façonner à son image, transmettre ses gènes et accéder peut-être à la seule forme d'éternité à sa portée. Voilà, pour le moment, les raisons qui me font dire que je ne m'imagine pas partir sans avoir laissé des enfants ici. Je pense que ce sont de mauvaises raisons mais je n'en trouve pas d'autres pour l'instant.

La pression sociale s'accentue car j'approche de mes 28 ans et que mon entourage me rappelle que plus j'avance en âge, plus ce sera compliqué. Pour l'instant, je n'ai aucun désir, d'autant plus que les transformations physiques et les douleurs de la grossesse et de l'accouchement me terrifient (j'attends donc patiemment que les greffes d'utérus soient possibles sur les hommes Very Happy).

Bref, je ne suis pas vraiment childfree mais si ce statu quo perdure, je pourrais en devenir une par défaut...

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Re: Le choix d'une vie sans enfant

Message par Cedrina le Dim 31 Mai 2015 - 13:20

Bon, ça n'a rien à voir avec l'élévation du débat, Senn, mais je peux t'assurer que 28 ans c'est encore tôt (j'ai eu les miens à 37 et 40 ans), et les douleurs de la grossesse et de l'accouchement ne sont pas une obligation (pour moi c'est 2 gamins, zéro contraction !)

Je comprends toutefois très bien ton questionnement (c'est sûrement pas par hasard si j'ai eu les miens si tard), et c'est certain que même "après", les questions demeurent.

Avoir des enfants ou pas, essaie de ne pas en faire un but, ni un évitement.... Laisse faire les choses et que sera sera !

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Re: Le choix d'une vie sans enfant

Message par Sweetangel le Lun 1 Juin 2015 - 0:03

Salut à tous les zèbres, thématique très intéressante. Je dois avouer être rationnellement du même avis que l'auteur de ce poste et plus j'avance et plus je me dis que je ne suis pas prête pour avoir un enfant, pas assez stable, etc... Et il y a aussi comme beaucoup d'entre vous ce désir de liberté et la conscience qu'avec un enfant elle n'existerait plus.... En vous passant les angoisses de femmes liées à la grossesse et l'accouchement qui sont plus que multiples....

Néanmoins, la femme zébrée ou non a des hormones qui peuvent se mettre à chavirer d'un jour à l'autre, faisant basculer la pensée rationnelle et toute la subtilité est là, est-ce qu'un jour les hormones prendront le pas sur la conscience ?

Hommes zébrés, je vous envie, votre décision n'est pas irrévocable, la nôtre si à partir d'un certain âge...

Il faut espérer faire les bon choix et ne pas les regretter car il n'y a pas pire que de regretter de ne pas avoir fait qqch alors qu'on le pouvait....


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Re: Le choix d'une vie sans enfant

Message par Cedrina le Lun 1 Juin 2015 - 13:30

Sweetangel a écrit:

(...) il n'y a pas pire que de regretter de ne pas avoir fait qqch alors qu'on le pouvait....


y a aussi regretter d'avoir fait qqch alors qu'on aurait pu ne pas....

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Re: Le choix d'une vie sans enfant

Message par ShineFlower le Lun 1 Juin 2015 - 14:04

@Senn "Le pouvoir qu'on a sur une autre personne et de la façonner"
Ce n'est pas une obligation. On fait des enfants pour leur donner une éducation qui leur permettra de devenir eux-meme. On favorise leur épanouissement personnel. En faire ou ne pas en faire dépend du choix de chacun.
Moi, j'ai choisi de ne pas en faire. Je trouve qu'il est inhumain de les faire venir sur la terre vu que les épreuves y sont multipliées. Je prefere les laisser chez Dieu. C'est mon avis. Smile

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Re: Le choix d'une vie sans enfant

Message par Senn le Lun 1 Juin 2015 - 15:49

@Cédrina : oui 28 ans c'est encore très jeune pour moi, mais apparemment pas pour mon entourage ! Et je suis d'accord avec toi sur ton second message, j'ai peur de regretter d'avoir fait un enfant, qu'il ne m'apporte pas ce que je veux, que je ne l'aime pas...

@ShineFlower : je sais que ce n'est pas une obligation de façonner son enfant comme on le souhaite. Justement, j'ai peur de n'en faire que pour cette raison qui n'est évidemment pas bonne (bonsoir la névrose !)

Bref, comme tu le dis Cédrina, j'ai encore un peu de temps pour voir comment j'évolue !

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Re: Le choix d'une vie sans enfant

Message par taadaaa le Mer 3 Juin 2015 - 20:25

Bonjour à tous,
C'est ma 1ère participation sur ce forum, et c'est un sujet qui m'intéresse particulièrement.
Pendant très longtemps, je n'ai pas eu d'opinion sur le fait d'avoir des enfants ou non, principalement car je ne suis pas restée en couple suffisamment longtemps pour avoir besoin d'avoir mon propre avis. Mon entourage a eu la courtoisie de ne pas poser la question.
Et puis j'ai passé 30 ans, et je me suis vraiment posé la question, histoire d'être sûre que je ne passais pas à côté d'un désir enfoui, ce que je pourrais éventuellement regretter plus tard. Et pour l'heure je ne souhaite clairement pas d'enfant. Chacun de nous a ses propres raisons de vouloir ou non élever des enfants, et chacune de ces raisons est valable et devrait être respectée.
Cependant, depuis que j'ai passé les 30 ans, la pression sociale explose.. La famille qui harcèle pour que je leur ramène un jules et un bébé avec, les amis qui ont des gamins et regardent avec pitié pour dire "tu peux pas comprendre notre bonheur, mais rassure-toi un jour ça t'arrivera" comme si la maternité était le désir ultime de toute femme et qu'on ne puisse s'épanouir que de cette façon, les collègues qui ne comprennent pas le choix d'une vie sans enfant, les chefs qui refusent une évolution professionnelle sous prétexte que je vais bien finir par avoir des gamins et par être moins disponible... Il faudrait presque s'excuser de faire un choix de vie différent de celui de la majorité.
Est-ce que cette pression existe aussi pour vous ? Et surtout comment la gérez-vous ?
Au plaisir de vous lire

taadaaa
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Re: Le choix d'une vie sans enfant

Message par Cyril THQI le Lun 29 Juin 2015 - 8:38

Senn a écrit:...je me demande pour la énième fois si le désir d'enfant va arriver un jour chez moi.
Pas besoin d'avoir de désir d'enfant pour en avoir un. Il suffit d'avoir un désir sexuel. Je ne vois pas bien comment ce désir d'enfant aurait pu se mettre en place au cours de l'évolution. Pour cela, il serait nécessaire que depuis suffisamment longtemps les populations aient connaissance de la façon dont on procrée, posséder les moyens de ne pas le faire et avoir la volonté de les mettre en oeuvre (ce qui revient à l'abstinence pour la période historique antérieure à la découverte des premiers contraceptifs.

Le processus me semble donc bien plus simple :
- Il n'y a pas de désir naturel d'enfant. Il peut y avoir un désir artificiel par imitation ou conformisme. Et il peut y avoir un désir de ne pas avoir d'enfant.
- Il y a un désir sexuel fort, nécessaire et suffisant pour avoir des enfants.
- Un problème/dilemme naît dès lors qu'existent des possibilités contraceptives.
- Une fois qu'on a des enfants, on leur accorde beaucoup d'importance. Plus que notre propre vie souvent. Mais cette importance ne peut être imaginée avant de l'avoir vécue.

Je me demande ce que ressentent les personnes de 60, 70, 80 ans ayant évité d'avoir des enfants. Se déclarent-elles satisfaites ? Regrettent-elles ?

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Re: Le choix d'une vie sans enfant

Message par maalesh le Lun 29 Juin 2015 - 9:20

Cyril THQI a écrit:
Je me demande ce que ressentent les personnes de 60, 70, 80 ans ayant évité d'avoir des enfants. Se déclarent-elles satisfaites ? Regrettent-elles ?

Quelle drôle d'interrogation (et de formulation! "éviter")! Allons, retournons le questionnement!

Je me demande ce que ressentent les personnes de 60, 70, 80 ans ayant eu des enfants. Se déclarent-elles satisfaites ? Regrettent-elles ?

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Re: Le choix d'une vie sans enfant

Message par Cyril THQI le Lun 29 Juin 2015 - 10:13

maalesh a écrit:Quelle drôle d'interrogation (et de formulation! "éviter")!
Pourquoi ?

L'usage du mot "éviter" se comprend à partir de ce que j'ai écrit avant. La contraception est un évitement.

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