Humeur (ou pas)

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Humeur (ou pas)

Message par Wall-E le Ven 12 Sep 2014 - 1:23

[je ne sais pas si ça va plutôt ici ou dans Humeurs. Je suis allé voir dans Humeurs et j'ai trouvé que ça ne correspondait pas à "Humeurs". Si un modérateur veut déplacer, qu'il procède, pas de souci.]

[Si vous êtes triste, ne lisez pas, passez votre chemin. Cela pourrait s'aggraver.
Si vous êtes joyeux, ne lisez pas, passez votre chemin. Cela pourrait gâcher.
Sérieusement.
]

Texte écrit il y a quelques temps
"Ça ne va pas et ça n'ira pas. Jamais. Mais c'est pas grave, je le sais depuis longtemps. Et j'ai l'habitude."
ai-je écrit dans un mail. Que j'ai envoyé en plus.
Que dire. Plusieurs heures à errer devant l'écran. A avoir envie de pleurer sans pouvoir le faire. C'est habituel.
Je ne sais même pas pourquoi je vais mal. Pas précisément.
Je suppose qu'aller sur le forum ZC y contribue. Consulter plein de sujets, lire, lire et encore lire. Oui c'est bizarre car normalement ça devrait être le contraire. A trouver des témoignages de personnes qui parfois ont ressenti la même chose que moi, la même colère, le même désarroi. Ne pas se sentir seul est censé être un élément important et positif. Et aidant. Il y a deux jours encore je disais que ça m'aidait et que ça me faisait du bien. Ce n'est pas si clair. J'ai toujours dit que d'apprendre que d'autres personnes allaient aussi mal que moi n'était certainement pas une consolation. Au contraire, c'est une tristesse supplémentaire de voir d'autres personnes qui souffrent. Je ne vois aucune raison de s'en réjouir. Aucune. L'idée n'est pas de s'en réjouir, d'accord, mais même. Est-ce que cela aide les personnes "sociales" de voir que d'autres personnes sont dans la même situation ? Je ne suis pas une personne "sociale".

Attitude de maudit ? Que rien ni personne ne peut aider ? Je ne sais pas si c'est une attitude ou une réalité. Vraiment je ne sais pas. Evidemment si on me pose la question je réponds que c'est la réalité. Mais peut-être que je me leurre, sans le savoir, sans m'en rendre compte. Comment pourrais-je le déterminer ?
Je suis tellement perdu. Peut-être quand même que l'une des questions à laquelle j'essaie de répondre c'est "quelle est la part de traits Z et quelle est la part de traits non-Z ?". Non-Z = juste humains. Et, non, ça ne veut pas dire que Z <> humain, évidemment. Bien sûr l'un des espoirs initiaux, dans cette quête récente, était que beaucoup de mes traits soient des traits Z, et alors ça voudrait dire que je ressemble à plein de Z, voire tous. Et ? Cela aurait facilité les choses, considérablement. A force de lire, je crains que ce ne soit pas le cas. Et c'est peut-être la source de ma tristesse, de mon désarroi. Car ce serait la fermeture d'une porte. La seule porte qui m'ouvrait des perspectives. La seule qui m'en ait jamais ouvert peut-être. Mais pendant combien de temps ? Quelques jours ? Quelques semaines, au maximum ?

Bon je ne sais pas. Je ne sais rien. Il est possiblement trop tôt pour tirer des conclusions. Mais c'est un sentiment assez fort. Que Z-truc ne va rien régler à mes problèmes. Oui je peux aller consulter des psychologues qu'on m'a conseillés. Peut-être essayer des choses comme l'EMDR, l'hyponose, ou toutes les thérapies du monde (connerie d'exagération en mode désespoir). Il y a deux jours j'aimais croire que même si j'ai l'impression que ce genre de choses ne peut ni ne pourra jamais m'aider, c'était peut-être justement des solutions potentielles. Et que de toute façon je n'avais rien à perdre. Ai-je changé d'avis ? Possible.
D'accord, je n'ai rien à perdre. A part du temps, et de l'argent. Ça je m'en fous. Et peut-être quelques illusions. Illusions que je n'ai pas visiblement donc bon. Mais justement, à quoi bon essayer des choses pour essayer des choses, qui ne marcheront pas ? Cela me fait penser à la vie en général. Essayer pour essayer, les choses que l'on n'a pas encore essayées, pour voir si on aime. Quelle connerie ce truc. Toujours craché sur ce concept, toujours vomi dessus. Concept de demeurés. Ok je m'égare, j'insulte le monde entier, cela ne m'aide en rien, je ne sais même pas si ça me défoule. Plutôt mourir que de tout essayer. Quand on n'aime rien on n'essaie rien, c'est tout. C'est la logique. C'est le bon sens. "on ne peut pas savoir si on aime tant qu'on n'a pas essayé", blablabla, toujours la même rengaine à la con. Evidemment qu'on peut. Suffit de se connaître un minimum, d'avoir analysé son vécu et de procéder par analogies. P*****.

Et j'en ai un peu marre de lire des gens qui vont mal aussi je crois. Qui doutent. Oui c'est aussi mon cas et c'est une bonne preuve que cela ne me fait aucun bien de lire des gens qui ont aussi des problèmes, même si c'est les mêmes que les miens parfois. Alors oui ils cherchent des solutions, et on pourrait penser, en bons idéalistes, que certaines solutions ont peut-être marché pour eux, qu'ils vont les partager, que c'est la grande entraide, etc. Conneries. Idéalisme. Et l'idéalisme est une daube sans nom. Je le sais, je suis un idéaliste. Un grand. Et ça me tue.

Cette histoire de regroupement Z me donne une impression malsaine aussi. Même si c'est ouvert et qu'il y a des non-Z. L'impression malsaine demeure. Elitisme. Cela fait même limite penser à l'eugénisme, de loin. Ego. Sentiment sécurisant d'être dans les 2% les plus intelligents. Je peux comprendre que des gens qui vont mal utilisent ce sentiment sécurisant. Si cela leur fait du bien, grand bien leur fasse justement. Je sais qu'il y en a beaucoup qui ne s'en réjouissent pas. Aussi. Peu importe.

On me dit que pour un Z, rencontrer des Z procure un grand sentiment de bien être. Ok je ne pourrai pas le savoir avant d'avoir essayé, mais pour moi je n'y crois pas. Je pense justement que mes problèmes incluent trop de traits non-Z pour que l'être humain se transforme soudainement en quelque chose avec lequel j'ai envie d'interagir. J'essaierai peut-être si une occasion se présente. Mais là encore ça fait un peu "essayer pour essayer". Je crois ne savoir que trop bien que ça ne donnera rien pour moi. Alors évidemment, si je pars avec cette mentalité, ça a toutes les chances de rater. Oui bon, ça m'emmerde. J'ai le droit d'avoir un avis avant d'essayer quelque chose quand même non ? Faire preuve d'optimisme, positiver, j'essaie. Depuis plusieurs semaines, plusieurs mois. Peut-être même plusieurs années, qui sait. Ce n'est pas pour moi. Seul le pessimisme est à la hauteur de ce que je ressens, de ce que j'ai vécu. Besoin d'une grosse thérapie ? Connerie. Besoin de mourir oui.
Z ou non-Z, conneries tout ça. C'est avec les humains que j'ai un problème. Cela ne changera pas. Personne ne peut m'aider.
Je ne sais pas si un jour j'aurai le courage de me suicider. Aujourd'hui je ne le pense pas. Les années qui viennent de s'écouler en sont un bon témoin. J'espère me tromper. Ce serait bien.
P***** et je n'arrive toujours pas à pleurer.

Une semaine plus tard
Voir quelqu'un d'inconnu. Z en plus. Censé être une bonne expérience. Mais non. Le vide. La lassitude. Le désespoir.

On dit qu'on doit se considérer heureux d'être en vie. Que la vie c'est pas forcément terrible mais que finalement on n'a pas mieux sous la main. C'est la fameuse phrase philosophique - de comptoir - "La vie ne vaut rien mais rien ne vaut la vie". Phrase à la con. En quelques sorte c'est le concept du verre à moitié plein ou à moitié vide. Pour les gens en général la vie est préférable au vide. Pour moi le vide est préférable à la vie. Aussi simple que ça.
Quand je dis aux gens que j'envisage de me suicider, parfois on me dit (à part évidemment le larmoyant, mielleux et insupportable "mais tu vas faire du mal à des gens en faisant ça") :
- mais quel est le but ? Après le suicide il n'y a plus rien du tout, le vide.
- Justement.

Autrefois j'abhorrais dormir. Perte de temps, disais-je.
Aujourd'hui j'ai envie de dormir. Non que l'acte en lui-même soit agréable, c'est simplement qu'il permet de ne plus appartenir à la réalité, pendant quelques instants. Oui, je recherche comment ne plus appartenir à la réalité. Ce n'est pas nouveau d'ailleurs. Je n'ai jamais recherché comment vivre pleinement, ni la sublimation. J'ai toujours cherché à fuir, à éviter, à ne pas exister. Aujourd'hui peut-être plus que jamais.

J'ai un milliard de choses à faire. Et je n'ai aucune énergie, ni physique, ni mentale. Ni aucune motivation. Je ne sais pas comment je vais faire.
Je me souviens de telles périodes difficiles (comme les périodes de vacances... Comme toutes les périodes ? ah ah). Mais je ne me rappelle pas avoir été dans une telle situation, aussi difficile, aussi critique. Rien n'a changé depuis quelques mois. Il est possible qu'un long calvaire commence.

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Re: Humeur (ou pas)

Message par Wall-E le Dim 14 Sep 2014 - 1:04

Merci d'avoir écrit.
Ce n'était pas moralisateur, ce qui est positif.
Tu es souvent partie dans tous les sens, ce qui m'a fait envisager de sourire.
Je ne suis pas sûr que ça m'aide, en effet, mais je ne sais pas ce qui pourrait m'aider de toute façon hein, comme tu l'as d'ailleurs dit aussi. Merci d'avoir essayé.
Je ne crois pas penser au futur. Je crois que j'ai déjà assez de mal avec le présent. Mais je peux me tromper.

"mais t'as appris des trucs" : n'est pas source de motivation pour moi. Longtemps je pensais pourtant que progresser était l'une de mes seules motivations, mais visiblement ce n'est même plus le cas aujourd'hui.
Je consomme pas mal de chocolat. Besoin.
C'est comme la musique, j'en écoute pas mal. Enfin, je l'entends plus que je ne l'écoute, ce qui rend le phénomène assez pathétique puisque je la mets juste pour que ça fasse un bruit de fond, comme les grand-mères qui vivent seules chez elle font avec la radio ou la télé...
Aussi il m'arrive de regarder des films, mais c'est plus pour passer le temps qu'autre chose. Je n'en retire pas plus de satisfaction que du reste.

Je ne sais toujours pas quoi penser de cette histoire de perception qui serait éventuellement fausse. Dans certaines domaines je ne crois pas qu'il existe une perception juste, donc aucune perception fausse. Une bonne question est : si quelqu'un a envie de mourir, est-ce que sa perception est fausse ? J'ai l'impression que les gens répondent positivement à cette question. Pourtant je pense qu'on peut avoir cette perception et qu'elle soit correcte. Je pense qu'il est normal que des gens aient envie de mourir, dans le monde dans lequel nous vivons. Et je ne crois pas que les autres gens devraient à tout prix venir les emmerder pour qu'ils pensent de manière différente. Ce serait de la lobotomie et de l'uniformisation. Et je pense que quelqu'un qui a envie de mourir qui meurt, c'est une chose normale. Je pense que la sacralisation de la vie est stupide et infondée. Et qu'il faudrait que les gens se calment de ce côté-là. Et je digresse...

Je suis de nouveau dans une période extrêmement négative. Je traîne dans la boue tout et tout le monde, moi y compris bien sûr. Je le faisais il y a une décennie mais j'avais arrêté depuis. Cela m'inquiète que ça revienne. Je croyais ne plus pouvoir retomber à ce stade. C'est très mauvais signe.

Et je ne vois pas grand-chose d'autre à faire que de m'excuser pour l'ensemble de mes propos. Je suis ainsi et je le regrette. J'hésite à tout effacer, cela ferait sens.


Dernière édition par Wall-E le Dim 14 Sep 2014 - 1:06, édité 1 fois (Raison : bah mince alors, ton message a été effacé au moment même où j'y répondais, c'est dommage :/)

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Re: Humeur (ou pas)

Message par Invité le Dim 14 Sep 2014 - 1:46

Le "nihilisme", en tant que "condition psychologique", apparaîtra, "premièrement", lorsque nous nous sommes efforcés de donner à tout ce qui arrive un " sens " qui ne s'y trouve pas: en sorte que celui qui cherche finit par perdre courage. Le nihilisme est alors la connaissance du long "gaspillage" de la force, la torture qu'occasionne cet " en vain ", l'incertitude, le manque d'occasion de se refaire de quelque façon que ce soit, de se tranquilliser au sujet de quoi que ce soit - la honte de soi-même, comme si l'on s'était"dupé" trop longtemps... Ce "sens" aurait pu être: l'" accomplissement " d'un canon moral supérieur dans tout ce qui est arrivé, le monde moral; ou l'augmentation de l'amour et de l'harmonie dans les rapports entre les êtres; ou la réalisation partielle d'une condition de bonheur universel; ou même la mise en marche vers un néant universel - un but, quel qu'il soit, suffit à prêter un sens. Toutes ces conceptions ont cela de commun qu'elles veulent "atteindre" quelque chose par le processus lui-même: - et l'on s'aperçoit maintenant que par ce " devenir " "rien" n'est réalisé, "rien" n'est atteint... C'est donc la déception au sujet d'un prétendu"but du devenir" qui est la cause du nihilisme: soit que cette déception se rapporte à un but tout à fait déterminé, soit que, d'une façon générale, on s'aperçoive que toutes les hypothèses d'un but émises jusqu'ici par rapport à l' "évolution tout entière " sont insuffisantes ( - l'homme n'apparaît plus comme le collaborateur, et, moins encore, comme le centre du devenir.
Le nihilisme, en tant que condition psychologique, apparaîtra en deuxième lieu lorsque l'on aura mis une "totalité", une"systématisation", et même une "organisation" dans tout ce qui arrive et au-dessus de tout ce qui arrive, en sorte que l'âme assoiffée de respect et d'admiration nagera dans l'idée d'une domination et d'un gouvernement supérieurs ( - si c'est l'âme d'un logicien, l'enchaînement des conséquences et la réalité absolue suffiront à tout concilier...). Une façon d'unité, une forme quelconque du " monisme ": et, par suite de cette croyance, l'homme dans un sentiment de profonde connexion et de profonde dépendance vis-à-vis d'un "tout" qui lui est infiniment supérieur, un mode de la divinité... " Le bien de la totalité exige l'abandon de l'individu "... Or, il n'existe pas de pareille totalité ! Au fond l'homme a perdu la croyance en sa valeur, dès que ce n'est pas un "tout" infiniment précieux qui agit par lui: ce qui revient à dire qu'il a conçu ce "tout", afin de pouvoir "donner créance à sa propre valeur".
 
Le nihilisme, en tant que condition psychologique, possède encore une troisième et dernière forme. Étant donnés ces deux"jugements": à savoir que par le devenir rien ne doit être réalisé, et que le devenir n'est pas régi par une grande unité, où l'individu peut entièrement se perdre comme dans un élément d'une valeur supérieure: il reste le "subterfuge" de condamner ce monde du devenir tout entier, parce qu'il est illusion, et d'inventer un monde qui se trouve au-delà de celui-ci, un monde qui sera le monde-"vérité". Mais dès que l'homme commence à s'apercevoir que ce monde n'a été édifié que pour répondre à des nécessités psychologiques et qu'il n'y a absolument aucun droit, une forme suprême du nihilisme commence à naître, une forme qui embrasse la "négation d'un monde métaphysique", - qui s'interdit la croyance en un monde-"vérité". En se plaçant à ce point de vue, on admet la réalité du devenir comme "seule" réalité, on se défend toute espèce de chemin détourné qui mène à l'au-delà et à de fausses divinités - mais "on ne supporte pas ce monde-ci, bien que l'on ne veuille pas le nier"...
- Qu'est-il arrivé en somme ? Le sentiment de la non-valeur était réalisé, mais on comprit que l'on ne pouvait interpréter le caractère général de l'existence ni par l'idée du " "but" ", ni par l'idée de ""I'unité"", ni par l'idée de ""vérité" ". Rien n'est atteint et obtenu par là; l'unité qui intervient dans la multiplicité des événements fait défaut: le caractère de l'existence n'est pas " vrai ", il est "faux"..., on n'a décidément plus de raison de se persuader de l'existence d'un monde-vérité... En un mot, les catégories: " cause finale ", " unité ", " être ", par quoi nous avons prêté une valeur au monde, sont "retirées" par nous - et dès lors le monde a l'air d'être sans valeur...
***
En admettant que nous ayons reconnu comment le monde ne peut plus être "interprété" par ces trois catégories, et qu'après cet examen le monde commence à être sans valeur pour nous, il faudra nous demander d'où nous vient cette croyance en ces trois catégories. - Essayons s'il n'est pas possible de leur refuser créance, à elles ! Lorsque nous aurons "déprécié" ces trois catégories, la démonstration de l'impossibilité de les appliquer au monde n'est plus une raison suffisante à "déprécier le monde".
- Résultat: "la croyance aux catégories de la raison" est la cause du nihilisme, - nous avons mesuré la valeur du monde d'après des catégories "qui se rapportent à un monde purement fictif".
- Conclusion: toutes les valeurs par quoi nous avons essayé jusqu'à présent de rendre le monde estimable pour nous, et par quoi nous l'avons précisément "déprécié" lorsqu'elles se montrèrent inapplicables - toutes ces valeurs sont, au point de vue psychologique, les résultats de certaines perspectives d'utilité, établies pour maintenir et augmenter les terrains de domination humaine: mais "projetées" faussement dans l'essence des choses. C'est toujours la naïveté "hyperbolique" de l'homme qui le fait se considérer lui-même comme le sens et la mesure des choses...
6.
Rien n'est plus dangereux qu'un objet de désirs contraire à l'essence de la vie. La conclusion "nihiliste" (la croyance à la non-valeur) conséquence de l'évaluation morale: - nous avons perdu "le goût de l'égoïsme" (quand même nous aurions compris qu'il n'existe pas d'acte non égoïste); nous avons perdu le "goût de la nécessité" (quand même nous aurions reconnu l'impossibilité d'un libre arbitre et d'une " liberté intelligible "). Nous nous apercevons que nous ne pouvons atteindre la sphère où nous avons placé nos valeurs - mais, par ce fait, l'autre sphère, celle où nous vivons, n'a "nullement" gagné en valeur: au contraire, nous sommes "fatigués", parce que nous avons perdu notre principal "stimulus". " En vain, jusqu'à présent ! "
theyliewedie.org/ressources/biblio/fr/Nietzsche_Friedrich_-_La_Volonte_de_puissance.html

Tu souffres de ton idéalisme, en effet.


Dernière édition par androgide le Dim 14 Sep 2014 - 2:14, édité 1 fois

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Re: Humeur (ou pas)

Message par Wall-E le Dim 14 Sep 2014 - 1:57

Nietzsche ça me fatigue. J'ai déjà essayé de le lire, en vain.

Tu vas me dire, tout me fatigue, donc ça ne change pas du reste. Certes.

Mais je trouve quand même ça extrêmement difficile d'accès, à la fois sur la forme et sur le fond. Peut-être peut-on en conclure que je suis limité. Je ne suis pas sûr cependant que cette conclusion me mène bien loin, ni ne me réjouisse, ni ne fournisse de piste à creuser.

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Re: Humeur (ou pas)

Message par Yvanov_SIOFALIÉVITCH le Dim 14 Sep 2014 - 2:05

Tu es en phase d'acceptation de toi... cette période est délicate, mais, tu ne dois surtout pas rester seul... certes, il n'y a pas plus solitaire d'un être inconnu dans une foule, mais tu dois t'entourer de personne qui t'aime...

Et n'oublie la devise de Wall-E : << On peut toujours faire des petites boîtes de tout. Il faut juste avoir la patience d'attendre que le soleil fasse pousser la plante verte >>.

Quoiqu'il en soit, soit le bienvenu ! Et garde foi, courage, espoir !!!

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Re: Humeur (ou pas)

Message par Wall-E le Dim 14 Sep 2014 - 2:13

Hum. Phase d'acceptation... ou plutôt de non acceptation. Cette dernière pouvant s'achever par un suicide. Ce serait logique.

Si c'est une phase, alors elle dure depuis 12 années. Ou 19 d'ailleurs.

Je suis seul. Je n'aime pas les gens. Je ne veux m'entourer de personne.

L'espoir est quelque chose d'infondé dont est doté l'être humain. Je pense qu'il ne comporte pas que des côtés positifs.

Merci pour l'intention.

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Re: Humeur (ou pas)

Message par Yvanov_SIOFALIÉVITCH le Dim 14 Sep 2014 - 2:18

Le suicide n'est vraiment pas une solution... tu n'aimes pas les gens...

J'ai connu cette période : elle ne durera pas... mais, il faut t'en faire violence pour voir du monde !

Fais-nous (moi) confiance ! Je te conseille de te trouver un parrain/marraine sur le site !!!

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Re: Humeur (ou pas)

Message par Wall-E le Dim 14 Sep 2014 - 2:20

Je ne me suiciderai pas, ce serait déjà fait depuis longtemps. Mais, si, ce serait une solution. Efficace.

"Elle ne durera pas" ? C'est une blague ? Je viens d'écrire qu'elle durait depuis 12 ou 19 ans. Durer c'est à partir de combien ?

Je suis misanthrope. Plus je vois de monde, moins bien je me porte.

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Re: Humeur (ou pas)

Message par Yvanov_SIOFALIÉVITCH le Dim 14 Sep 2014 - 2:30

Je sais lire, merci : j'ai bien dit qu'elle ne dure. Tu pense qu'elle dure depuis 12/19 ans... en réalité, tu as atteint le point de raz-le-bol et tu cumules le passé.
La vie n'est qu'une sinusoïde : la seule chose importante est de réduire au maximum sa fréquence, d’écrêter les baisses de tensions, et d'amplifier les amplitudes positives !

Tu n'aimes pas voir de gens... et Wall-E alors, ne finit-il pas par rencontrer du monde involontairement ???

Honnêtement, cesse de t'enfermer dans ce que tu crois ou ne crois pas être, oublie tes barrières et apprends à respirer !

NB : je sais de quoi je parle, j'ai passé 20 ans dans ta situation, mais je suis battu ! Bien sûr, ce n'est pas rose tous les jours, mais se lamenter ne te servira... et je sais vraiment de quoi je parle... j'ai même perdu une grosse partie de ma vie dans cette déchéance.

Conclusion : oublie tes barrières et fais-toi violence pour te confronter aux autres !!!



Au risque de me répéter, je sais vraiment de quoi je parle.

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Re: Humeur (ou pas)

Message par Wall-E le Dim 14 Sep 2014 - 2:43

Je te remercierais de cesser ta condescendance. De faire des métaphores douteuses. De comparer ta situation à la mienne. De me dire ce que je dois faire. De croire que tu sais de quoi tu parles alors que tu n'en as aucune idée.
Si tu penses ne pas pouvoir y parvenir, merci d'aller voir ailleurs qu'ici si j'y suis.

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Re: Humeur (ou pas)

Message par Yvanov_SIOFALIÉVITCH le Dim 14 Sep 2014 - 2:47

Tu as une manière peu chaleureuse de répondre à des personnes qui sont sensibilisés à tes propos.
Je trouve tes propos trop noires...

Cordialement.

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Re: Humeur (ou pas)

Message par Invité le Dim 14 Sep 2014 - 2:52

J'ose le dire : j'aime ton cynisme. Je suis sûr que tu dois être un killer en humour noir. Tu attends de la franchise, mais en parlant de suicide toutes les trois lignes, tu nous fais craindre de dire la connerie fatale.

Parlons donc sérieusement : Sais-tu ce que se dit un optimiste en sautant d'un immeuble ?

Spoiler:
Jusque là, tout va bien !

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Re: Humeur (ou pas)

Message par Wall-E le Dim 14 Sep 2014 - 2:59

Yvanov a écrit:Tu as une manière peu chaleureuse de répondre à des personnes qui sont sensibilisées à tes propos.
Je trouve tes propos trop noirs...

Je ne suis pas une personne chaleureuse, en effet.
Note que si tu avais réellement fait preuve de sensibilité, je n'aurais pas réagi ainsi.

androgide a écrit:Tu attends de la franchise, mais en parlant de suicide toutes les trois lignes, tu nous fais craindre de dire la connerie fatale.

Je l'ai écrit, je ne me suiciderai pas, sinon ce serait déjà fait depuis longtemps. Je suis un suicidaire chronique qui ne passe pas à l'action. Evidemment si la période actuelle dure trop longtemps, cela deviendra une possibilité plus vraisemblable, mais il y a de la marge. J'attends donc 100% de franchise.

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Re: Humeur (ou pas)

Message par Yvanov_SIOFALIÉVITCH le Dim 14 Sep 2014 - 3:02

Wall-E a écrit:
Yvanov a écrit:Tu as une manière peu chaleureuse de répondre à des personnes qui sont sensibilisées à tes propos.
Je trouve tes propos trop noirs...

Je ne suis pas une personne chaleureuse, en effet.
Note que si tu avais réellement fait preuve de sensibilité, je n'aurais pas réagi ainsi.

Justement, j'ai fait preuve de sensitivité (néologisme volontaire)... qu'importe, chacun interprète à sa manière.

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Re: Humeur (ou pas)

Message par Wall-E le Dim 14 Sep 2014 - 3:04

Justement, j'ai fait preuve de sensitivité (néologisme volontaire)... qu'importe, chacun interprète à sa manière.
Personnellement je plains donc les personnes auprès desquelles tu fais preuve d'une telle sensibilité/sensitivité.

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Re: Humeur (ou pas)

Message par Yvanov_SIOFALIÉVITCH le Dim 14 Sep 2014 - 3:09

Wall-E a écrit:
Justement, j'ai fait preuve de sensitivité (néologisme volontaire)... qu'importe, chacun interprète à sa manière.
Personnellement je plains donc les personnes auprès desquelles tu fais preuve d'une telle sensibilité/sensitivité.

Je préfère arrêter de converser là...

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Re: Humeur (ou pas)

Message par Invité le Dim 14 Sep 2014 - 3:35

À part dire que tu boudes, t'aurais pas quelque chose qui ressemble à une raison de déprimer ? Je te relis, et je trouve que tu te conduis en enfant qui parle de suicide par provocation.

Selon moi, tu t'étais créé un monde alternatif dans lequel les choses ont une raison d'être, et tu atterris péniblement sans pouvoir accepter ce qui est réel. Voir le suicide comme la solution idéale pour guérir (car tu veux guérir, vu que tu gémis) est l'ultime parade que ton cerveau d'idéaliste a trouvée pour nier la mort et le non-sens (ou du moins, l'absence de réponse de l'univers aux questions humaines) que tes facultés d'analyse te poussent à admettre.

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Re: Humeur (ou pas)

Message par medusa le Dim 14 Sep 2014 - 12:48

c'est le message auquel wall-e répondait::



bonsoir, bonsoir,
je suis embêtée, ne pas te répondre me ferait craindre que ça confirme tes dires et comme je n'ai pas de solutions, ça risque de les confirmer aussi. j'ai l'impression que quoi que je puisse dire ou ne pas dire eh ben dans tous les cas ça risque de te conforter dans la position présentée.
donc, quitte à ce que ça ne t'aide pas, autant le faire gaiement, ou pas.
de toute façon, si t'as envoyé ça à la mer, c'est que tu voulais essayer de l'exprimer d'une part et probablement voir les vagues possibles, sinon tu l'aurais pas fait.
alors donc, il est probable que je me plante, mais j'éprouve le genre de choses que tu as écrit par ce que j'ai un problème avec la notion de futur. je suis incapable de me projeter de manière positive, depuis, que j'ai commencé à essayer donc ça date du primaire. incapable de concevoir que je puisse me marier, des gosses, un bon taf, tout ça. ah bah il y a bien eu des sessions vétérinaire ou architecte quand même mais c'était conceptuel, pas dans le sens de projection à proprement parler, au collège je rêvais d'être rimbaud, déjà-là j'aurais dût voir qu'il y avait un problème. après j'étais à fond dans la schizophrénie du coup je suis partie en psycho et houlààà! 3 ans de sur-questionnement intensif, arg, mais avec tout ça je vais les rendre cinglé mes patients! donc j'ai arrêté je voulais pas être responsable d'un massacre. je suis partie en mesures physiques, mi-semestre, qu'est-ce que vous allez faire après votre diplôme? j'étais très heureuse d'avoir eu mon semestre, mais j'ai eu peur de l'après et me suis barré. on va s'arrêter-là, des histoires comme ça j'en ai bien d'autres, amis, couple, tout y passe, dans le futur, c'est la merde j'me barre. sauf qu'au bout d'un moment il ne te reste plus grand chose, du coup tu crains de commencer quoi que ce soit puisque tu sais que tu vas arrêter et vu l'énergie que ça te demande t'en a ras-le-bol, donc tu fais plus rien. sauf qu'à cette allure l'avenir est de pire en pire (j'vais vraiment finir comme rimbaud en fait! Smile mince, je suis pas gay, et en plus je fais pas de poésie!) du coup qu'est-ce que tu aimais quand t'étais petite? le karaté! allez hop au karaté! et mince je m'ennuie, sauf que c'est là qu'on m'a fait comprendre que j'étais peut-être normale, bof j'ai plus rien à perdre, test et paf, quelle horreur mes questions ne s'arrêteront jamais! crise tout ça, mais je ne suis plus folle, super, ok c'est déjà ça, mais en fait là ça m'avance à rien je serais toujours un truc instable qui peut pas s'arrêter de se stimuler et ça va être la merde encore longtemps. ok ok, j'ai arrêté le karaté (fallait s'y attendre!) me suis inscrite au permis, suis plus à ça prêt ça fait 3 fois que je m'inscris et j'ai encore jamais essayé de passer le code!
c'est seulement il y a quelques mois que je me suis rendue compte de ça. j'ai toujours eu le sentiment d'avoir envie d'en finir, je l'ai encore, j'ai déjà tenté l'étranglement (j'avoue pas malin, mais j'étais petite pour ma défense) j'pensais pas que je lâcherais mais le bleu de mon visage dans le miroir et l'étourdissement qui s'en ai suivi m'ont embêté du coup j'ai préféré attendre de trouver une meilleure solution. au collège des amies l'ont su mais elles ne savaient pas quoi faire car c'était un évènement passé, j'ai fini par en parler à mon père longtemps après et que cette envie ne me quittait pas même si l'éventualité du passage à l'acte a pu s'arrêter pendant quelques années, aujourd'hui je promet rien je ne sais pas ce qui peut me passer par la tête, je ne pense pas que je le ferais mais de toute façon je me suis interdit de me projeter dans l'avenir donc la question ne se pose pas.
j'ai remarqué ce problème là que récemment donc je ne peux te dire la validité dans le temps de se forcer à faire ça (et de toute façon je peux pas l'envisager Smile ) je suis quelqu'un dont la vie ne peut être envisageable que dans le présent (je peux regarder le passé aussi)
je ne sais pas pourquoi je peux avoir envie de tout stopper (ok c'est de famille, ok la société, ok conditions de gestation, ok me trouve pénible et non j'sais pas quoi faire de ma vie, du coup, autant limiter la casse pour ceux qui ont cette envie comme les animaux ou la planète (végé, éviter consumérisme tout ça tout ça), je ne brille pas par l'intelligence, mon physique m'en fout, pas de plaisir à posséder,...) mais j'ai le droit de vivre (c'est con, mais à ma manière j'ai vérifié si j'avais le droit), super ça m'avance vachement puisque on revient sur la question de l'envie et j'ai beau me triturer là-dessus j'trouve pas. donc j'ai laissé tomber cette question même si je peux y revenir. bon super, ça m'avance pas qu'est-ce que je peux faire, je voulais changer de région, le taf me le permet, et oh bah non en fait j'ai plus envie. ok, j'ai choisi ce boulot là pour voyager et quand c'est possible je ne veux plus, ça me saoule, veux faire de l'animation depuis la fac, j'ai l'opportunité d'avoir un bon pc, oh oui, oh ben non en fait, je m'agace tu t'imagines pas. et c'est juste que ces seuls souhaits qui me restaient proviennent du passé, ça ne me correspond plus.
je m'identifiais au passé, je pensais que tout ce que j'avais fait jusqu'à maintenant c'était moi, non, manifestement non, c'est ce qui a conduit à ce que je suis aujourd'hui mais ce n'est pas moi. au plus je cherche à me connaître au moins j'ai l'impression d'y arriver (et si tu te sens pas bien, je suis pas convaincue que tu te connaisses si bien, je pense qu'on change tout le temps même si on ne s'en rend pas compte). je ne te demanderais pas d'essayer ce que tu ne connais pas (même si suis sur cette tendance-là) mais de faire ce que tu penses qui te plaît, si ça résiste ou te saoule peut-être que ça ne te plait plus, on change tout le temps puisqu'on s'informe tout le temps, c'est intéressant d'observer la modification d'un mécanisme de pensée dans ta tête, ou quand tu vois se dévoiler une faille narcissique dans toi, ce ne sont plus des concepts que tu lis quand tu ressens ça, même si ce n'est pas décortiquable ni transmissible.

après c'est vrai que je ne pense pas que l'on puisse m'aider, comme je ne trouve pas pourquoi j'ai pas envie de vivre j'ai repris la question à l'envers, pourquoi j'aurais envie de vivre, alors je cherche après, les instants mêmes qui peuvent être ressentis positifs sur le moment, ne sont que des instants et ils ne justifient pas, du coup je reste sur la lancée de les éprouver le plus souvent possible, j'observe aussi chez les gens ce qui peut me sembler positif et j'en décortique un aspect pour voir s'il y a un mécanisme de pensée associé qui me serait possible de transposer chez moi à ma sauce pour me forcer à modifier ma noirceur, j'y arrive pas direct mais ça me tarabuste et j'finis par percevoir des morceaux que je peux utiliser pour réussir à passer à travers les failles de mon psychisme pour essayer de le reprogrammer à percevoir autrement. c'est tout ce que j'ai trouvé à faire à l'heure actuelle.
et devant les autres je me promène tous les jours avec mon grand sourire et mon coeur explosé qui pèse 3 tonnes à t'en foutre parfois le tournis et à en sentir constamment l'oppressement tellement ça m'est pénible et que je me sens seule aussi.

donc voilà, je te confirme, je ne peux rien régler à tes problèmes, je peux juste te présenter une façon de penser possible, comme j'aurais pu t'apporter un chocolat pour que tu puisses l'apprécier un instant. c'est pas essayer pour essayer , c'est essayer parce que je n'arrive pas à faire autre chose pour supporter la douleur que je peux éprouver d'exister.  je suis obligée de me stimuler tout le temps par la musique, ou lectures, ou film, ou observations des gens ou de mes mouvements ou façons de penser pour trouver les failles dans ma perception des choses, pour supporter le poids de mon coeur ou ne pas penser au futur, et si t'es fatigué, tu te reposes quand même des fois même si tu sais que tu vas sombrer, parce que je peux pas étouffer h24 ce sentiment.  
l'intellect est un outil, il est par définition limité, il ne se base que sur des choses connues, et peut donc facilement conduire à des positions fausses puisque personne ne sait tout, ni n'a tout expérimenté. on a tous croisé les erreurs de corrélations qu'il aime à faire et l'analogie peut être valable ou pas.  pour l'élitisme, c'est si toi tu le vois comme ça, perso l'intellect m'éclate juste pour me balader dans ma tête, pour me divertir, m'informer, appréhender l'environnement et les gens, après j'ai pas l'esprit de compétition ni des délires de pouvoirs et tout ces trucs-là, il y a un certain pourcentage de roux, il y a 17% de créatifs culturels en france! (hi, je suis 2 fois plus normale que l'année dernière! c'est une bonne année!) et pour l'aspect sécurisant je sais pas trop, un jour on m'a dit que j'étais pas si con et j'ai juste entendu ouf suis pas folle mais je resterais torturée et instable toute ma vie! super la sécurité! et j'ai toujours autant peur des gens Smile
et t'as le droit par contre de pas être heureux, ce serait renier ce que tu ressens de dire le contraire. je sais le blabla il y a pire que nous, on a de la chance tout ça tout ça, mais ça sert à rien parce qu'en plus de te sentir mal tu te culpabilises de te sentir mal et tu te sens encore plus mal.
alors oui il est possible qu'un long calvaire commence mais si tu penses pas à demain, pitetre ce sera pire, mais pitetre ce sera mieux, mais en attendant, comme tu ne voulais pas penser à demain, eh bien, t'as lu des témoignages, ou t'as écouté de la musique ou regardé un film ou lu 2 bouquins, et là d'un coup ça va pas fort fort alors tu fais autre chose tu te fous devant un doc, t'as fini mince, tu fais ta colère de la nuit mais t'es crevé alors tu met la lecture d'un livre audio avec une voix de mec parce qu'avec une voix de femme c'est horrible et tu t'endors pour te réveiller 2 heures après super! mais t'as appris des trucs et tu t'es pas dit purée qu'est-ce que je vais encore me prendre dans la tronche demain!

je sais c'était long,  je suis très beaucoup désolée, j'espère que ça passeras quand même, même si c'est pas ça, tu pourras te dire "misère", ou peut-être sourire, ou je sais pas, t'as le droit de me critiquer tout ça j'ai l'habitude Smile et je te demanderais d'aller te manger un bout de chocolat parce que ça ne sert à rien! bonne nuit!


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Re: Humeur (ou pas)

Message par Wall-E le Dim 14 Sep 2014 - 18:22

androgide a écrit:À part dire que tu boudes
C'est ça l'impression que ça te donne ? Que je boude ? ...

Selon moi, tu t'étais créé un monde alternatif dans lequel les choses ont une raison d'être
Pour l'instant hélas je n'ai pas réussi à créer un tel monde non. Ce serait pas mal...


Sur le suicide :
Ce n'est pas de la provocation. J'y pense, depuis longtemps, et encore plus quand ça va encore plus mal. L'explication est simple : c'est la seule solution dont je dispose. Il est donc logique de l'envisager et de l'évoquer.
Ce n'est pas de ma faute si c'est un sujet tabou. Si les gens ont peur d'en parler, peur quand quelqu'un commence à en parler.
L'une des réactions les plus normales serait de me dire "bah vas-y, suicide-toi". Je ne l'ai pourtant presque jamais entendue. Ce serait pourtant la plus logique, surtout si on n'a rien d'autre à suggérer. Mais les gens ne l'envisagent pas, ou ils ont trop peur, ou ils souffrent de l'hyper-sacralisation de la vie.
Soyons un minimum honnête : vous trouvez vraiment qu'il y a de quoi la sacraliser ? ... Bon ok, alors ça veut dire que vous aimez vivre, c'est une bonne chose pour vous, je vous envie.

Sur les raisons de déprimer :
Je passe sur le fait que beaucoup de personnes dépriment sans raison (ça existe aussi et c'est assez fréquent). Personnellement j'en ai plusieurs, en voici quelques-unes :
a) Questionnements permanents, recherche du sens des choses
b) Manque d'appréciation des choses (sensoriel compris), perception négative
c) Difficulté relationnelle, misanthropie
d) Difficulté de motivation, de soif d'apprendre ; lassitude rapide
e) Anxiété, perfectionnisme
f) Solitude
g) Difficulté de gestion de la différence
h) Sur-sensibilité, sur-lucidité, sur-analyse, intellectualisation
i) Manque d'estime de soi, de confiance
j) Idéalisme, justice
k) Entêtement, orgueil
l) Procrastination systématique

Approfondissements de quelques points
b) "je n'aime rien" est un tout petit peu exagéré, mais proche de la vérité. Assez basiquement quand on n'aime rien c'est difficile de vivre.
[Exemple, j'ai déjà écrit : ne me dites pas que vous aimez la chaleur du soleil sur votre peau. Que vous aimez voyager. Que vous aimez passer du temps avec vos amis. Ne me dites pas que vous avez des amis. Que vous aimez votre famille. Que vous aimez manger. Que vous aimez danser. Que vous aimez aller à la plage. Que vous aimez aller à des concerts. Aller où que ce soit.]
c) Souvent je lis des gens qui remplissent une section "J'aime..." avec "ma famille", "mes amis". Je ne suis pas dans ce cas. J'ai écrit "je ne hais pas ma famille". Et en un sens c'est déjà beau. Cela donne une première idée de mon rapport aux autres.
d) Cela pose un grand problème. Bien sûr c'est un classique, mais je ne sais toujours pas comment on fait pour le résoudre. Il y a des passerelles avec le b).
f) Evidemment c'est l'aller-retour permanent avec le c). Si je vois des gens -> besoin d'être seul. Si je ne vois personne -> besoin des gens. Et ça boucle à l'infini de manière insoluble.
i) Ne pas s'aimer soi-même, ni physiquement ni mentalement, est un obstacle aussi classique qu'épineux.
j) Evidemment c'est un souci majeur, dans le monde dans lequel nous vivons, de chercher la justice et l'idéalisation.
k) Bizarrement compatible avec le i).

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Re: Humeur (ou pas)

Message par medusa le Mar 16 Sep 2014 - 12:22

holà!
en fait la recherche de sens n'est effectivement pas orientée dans le même sens ( Smile ), ce que je veux dire c'est que je trouve une forme de sens dans le non-sens. au plus je cherche du sens, au moins j'en trouve puisque de plus en plus de facteurs sont à prendre en compte et au plus l'appréhension d'une orientation réelle se fond.
je suis sur le principe qu'en tant qu'humain je ne suis pas capable de tout appréhender puisque mes perceptions sont limitées et l'intellect ne parvient pas à une justesse qui me satisfasse. on peut observer nombre de personnes qui ne se posent pas de questions et le vivent très bien ou pas. la question du sens n'est ici pas présente. je peux observer chez moi une imprévisibilité qui me déconcerte, une fluctuation de plus en plus importante dans mes positions du coup on va me sortir que je ne sais pas ce que je veux alors que ce sont les infos et observations continuelles qui font que je me remet en cause constamment. ça fait conscientisation de la théorie du chaos mais c'est un peu ça et que je trouve intérêt dans l'émergence des phénomènes en tant que tel, qu'ils soient perçus comme simples ou non, absurdes ou non. le sens se déplace dans la propension que les choses ont d'apparaître ou pas. ma propre volonté peut donc jouer mais elle peut aussi ne pas jouer puisqu'elle se confronte à d'autres systèmes présents et peut être en opposition avec ceux-ci. j'en suis arrivée à penser ça à cause de mon incapacité à me contrôler ou contrôler ce qui arrive.
en gros j'ai donné mon sens au processus créatif en lui-même. mais j'avoue, je suis sensible au présent et à ce qui est incongru ou particulier. c'est une des raisons pour lesquelles je souhaite percevoir les mécanismes potentiellement présents dans le souhait de ne pas vivre, cela semble dans l'idée un non-sens (contraire à la vie tout ça tout ça) et pourtant ce ressenti existe et est pénible donc il est, c'est l'émergence de ça que je souhaite approcher, c'est bizarre que ce soit, alors que cela supposerait une fois réalisé, la suppression de ce qui est. je sais pas si je suis claire là Smile

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Re: Humeur (ou pas)

Message par Wall-E le Mar 16 Sep 2014 - 13:12

Hum. Tout cela m'a l'air assez complexe. J'ai l'impression que tu ne tranches jamais, c'est toujours "ça peut être ça, mais ça peut aussi être ça". Ce qui ne fait pas avancer.
Alors certes, je crois que j'ai encore plus horreur de l'approche tout blanc ou tout noir. Les choses étant quelque part au milieu en général.
Mais enfin bref, je sens que je perds le fil car il y a des sujets où ça ne peut pas être blanc/noir et d'autres où ça peut l'être.

Je ne sais pas pourquoi c'est la vie qui ferait sens, et non la mort. Je ne sais pas pourquoi quelque chose qui tend vers la suppression serait "bizarre". Beaucoup de choses dans le monde tendent vers la suppression. Il est même plus facile de détruire que de construire.
Certes il y a plus de gens qui veulent vivre que ne pas vivre. Mais cela ne dégage qu'une majorité et une minorité. Or, si chaque minorité était "un non-sens" ça serait triste hein...

J'irais même plus loin. Les gens se reproduisent, ce faisant ils créent, ils fabriquent, ils construisent. Personnellement je ne crois pas que ça soit un acte constructif. La seule chose qu'ils font actuellement c'est faire se rapprocher l'humanité de sa fin, en détruisant la planète, en abaissant le niveau intellectuel génération après génération, etc. Un acte de création peut donc aboutir à de la suppression.
Si c'est exemple choque, ce que je pourrais comprendre, prenons l'exemple de la fabrication d'armes. On va me dire "oui mais elles n'aboutissent à la suppression que si celui qui les utilise est mal intentionné". Non. Certains pays font des guerres pour des causes justes, ce faisant ils tuent des gens.

P.S. Depuis quelques années, beaucoup de mes connaissances ont eu leur premier enfant. Récemment c'était ma soeur. J'imagine que c'est l'âge charnière de la trentaine. Je regrette ces naissances. Peut-être même qu'au fil du temps leur existence participe à mon mal-être. Neutral (si ce dernier exemple vous choque trop, faites comme si vous le n'aviez pas vu...)

@yaloo : je suis désolé. J'apprécie tes efforts et je t'invite à poursuivre.

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Re: Humeur (ou pas)

Message par medusa le Mer 17 Sep 2014 - 3:31

Smile non j'évite le plus possible de trancher, je ne veux pas me renfermer sur des certitudes au risque de me fermer des portes de compréhension.
pourquoi tu estimes que ça ne fait pas avancer que chaque chose puisse exister? pour moi les choses que je regarde existent, mais ce que je ne regarde pas peut tout aussi bien exister puisque d'autres peuvent fort probablement les regarder (bon je pars sur le postulat que les autres existent ok? sinon on n'a pas fini! Smile ) . or ce regard est porté en fonction de nos apprentissages, de la manière dont nos sens ont pu se développer (aidés de la technologie ou pas), donc il est probable que d'autres choses encore (que celles qu'on a pu par exemple découvrir avec des microscopes ou autres appareils) puissent exister sans que nous puissions les percevoir comme il est probable que des choses que nous percevons puissent ne pas exister (hallucinations par exemple)(j'ai pris des exemples simplistes exprès, pour caricaturer sinon j'ai pas finit non plus)
pourquoi je trancherais sachant que je suis quelqu'un de limité et qu'il y a potentiellement des facteurs existants ou non, dont je n'aurais pas conscience?
avant je cherchais toujours à tout prévoir,tout envisager, sauf que c'était systématiquement orienté négativement, donc je plaque et je recommence. comme je pète un plomb à force de plaquer et de recommencer, j'ai choisi de dégager le futur mais quand une situation m'oblige à l'introduire, en plus du calcul prédictif depuis peu j'y rajoute des marges de manoeuvres (ce qui est peu probable mais probable quand même) plus un ou des facteurs inconnus (ce dont je ne me doute pas pouvoir penser ou rencontrer demain). du coup je force mon obsession de vouloir tout contrôler à diminuer dans la pratique en lui donnant l'illusion de s'exercer au niveau théorique. (le vouloir contrôler est anxiogène pour moi et mon corporel me le fait bien sentir, comme ça s'observe au présent aussi quand je prend conscience que c'est lié je modifie les paramètres de perceptions d'une manière similaire). je crains de m'écarter là.

l'idée de suppression est intrigante en elle-même dans le cas où elle est émise par un organisme vivant, il est particulier que quelque chose qui soit, puisse émettre une proposition de non-être. elle se base sur une estimation de la validité de sa propre existence, donc je ne comprend pas totalement pourquoi j'estime ne pas avoir de validité, alors que je peux justifier de la validité d'existence de tout autre organisme vivant. c'est après ça que je cherche.(bon tu me confirme que je n'arrive pas à être claire Smile ) chez toi la validité d'existence des autres semble aussi remise en cause.
je partage le fait de penser qu'à l'allure où des humains mènent la barque, il y a une bonne probabilité que ça se termine comme tu le suggères en ce qui concerne l'humanité, mais ce n'est pas la majorité qui vit comme nous le faisons et peut-être sommes-nous assez cons pour renforcer cette tendance mais peut-être que les choses peuvent se modifier, je ne suis pas omnisciente et voyante en même temps donc je ne peux que supposer et agir dans le sens que je prévois à ce niveau-là (végé et tout le toutim Smile )
Spoiler:
la planète j'ai confiance en elle, elle se modifiera, les conditions ne seront probablement plus les mêmes mais elle trouvera un moyen de se réharmoniser, si elle n'y arrive vraiment pas, des bouts d'elle se promèneront dans l'espace ou d'autres possiblités peut-être. dans tous les cas, l'univers (voir les univers puisqu'on en est aux hypothèses) est en constante expansion et son échelle de possibles et aussi vaste que son expansion donc imperceptible, ni compréhensible pour l'humain.

oui un acte de création peut aboutir à la suppression, comme il peut aboutir à une expansion (l'univers), comme il peut aboutir à une transformation (planète).

je reviens seulement à ce que je peux observer
en terme matériel, si je casse un vase, j'obtiendrais un vase cassé, il est toujours là mais sous une autre forme. si je tue quelqu'un, c'est sûr la personne je ne la verrais plus, mais qu'est-ce que j'en sais de ce que cet acte va provoquer chez moi? un soulagement? des remords? son entourage qui va se venger? si je me tue, qu'est-ce que ça va provoquer chez moi? peut-être un soulagement, peut-être des remords, peut-être ne serais-je tout simplement plus là donc toutes ces questions n'auraient pas lieux, peut-être je serais qu'un esprit, peut-être pas, j'en sais rien, je ne dispose pas d'outils pour appréhender le possible effet d'une suppression de ma personne.
on part sur la supposition que le non-être pourrait être mieux, préférable, au vu de la douleur d'exister, ce qui n'est pas impossible, c'est ce facteur probable qui joue parce qu'il n'est pas observable mais supposé. le vivant est la seule chose dont je dispose à l'heure actuelle (c'est pour ça que je cherche dedans, non pas parce qu'elle aurait plus de sens que la mort mais parce que c'est là où je suis), comme je n'y trouve pas de sens parce que je ne suis qu'un humain ben je continue de l'explorer ou pas ça dépend des fois.
comme là aujourd'hui bon ben je suis vivante, ça va puisque mes pensées sont orientées vers cette tentative d'expression donc je m'oublie sauf que vu le sujet je dois quand même me prendre en compte et te prendre en compte. est-ce que là tout de suite je peux avoir envie de mourir, non, j'essaie de me balader dans ma tête, avec un toi supposé, construit sur tes écrits, pour voir si un sens peut apparaître ou pas. est-ce que ce que je fais n'a pas de sens?

il est probable que mon expression se modifie au fur et à mesure que tu me lises parce que je sens bien que j'ai l'air de changer d'avis ce qui n'est pas étonnant vu que je ne pense pas forcément les mêmes choses du jour au lendemain.

je commence à galérer sur la validité de ce que je peux émettre. je te l'envoie quand même c'est une promenade Smile mais ne m'en veut pas des lacunes que tu pourrais y voir bien au contraire.

Spoiler:
par contre les causes 'justes' qui justifient une certaine manière de voir la vie en tuant je ne m'aventurerais pas là-dedans, je suis désolée mais on ne sait de ces guerres que ce que l'on veut bien nous dire, les raisons réelles qui les motivent ne nous sont pas forcément transmises, ou présentées subjectivement (déformées) pour nous rattacher à une vision des choses, si tu t'intéresses aux questions relatives à la planète je suppose par exemple que tu perçois la manière d'agir de monsanto, tu perçois aussi certains délires des lois qui vont à l'encontre de l'exploration des alternatives ou les ficelles utilisées pour favoriser la consommation, donc dès qu'il s'agit d'argent, ou de pouvoir, ou d'un quelconque bénéfice potentiel, l'utilisation de l'intellect pour justifier certains actes sous couvert de causes 'justes' je suis désolée c'est pas mon truc, je ne peux pas aller vérifier donc je ne peux suggérer quoi que ce soit sur ce genre d'approche

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Re: Humeur (ou pas)

Message par medusa le Mer 17 Sep 2014 - 11:27

si on ne considère que toi (un sujet à la fois, c'est déjà assez compliqué comme ça Smile) pourquoi, pour toi, la mort ferait plus sens que la vie? (si tu juges des aspects de la question trop personnel tu peux me répondre ailleurs)

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Re: Humeur (ou pas)

Message par Wall-E le Mer 17 Sep 2014 - 14:59

Oulah. Que tu pars loin. Trop loin sans doute. Bravo pour les efforts mais je crains que ça ne devienne hors-sujet :-(

Je pense que les choses peuvent être extrêmement simples :
- Tu préfères vivre ou ne pas vivre ?
- Vivre je connais. Ne pas vivre c'est quoi ?
- C'est le vide, le néant.
- Ok. Ne pas vivre alors.

Le sens je crois qu'on s'en fout. C'est surtout une question de souffrance ou d'absence de souffrance.
J'ai dit que je recherchais du sens. En vérité c'était surtout par le passé. J'ai pris l'habitude de comprendre que rien n'avait de sens. Maintenant je ne crois pas que j'en cherche encore. Je cherche à cesser d'en avoir marre, à cesser de souffrir.
Cherche le sens, ou l'utilité, reste sans doute un réflexe chez moi cependant. Un réflexe nuisible.

A un moment quand j'étais plus jeune j'ai pensé, brièvement, que je pourrais être intéressé par la philosophie. Je me suis rapidement rendu compte que ça avait trop peu de lien avec la réalité concrète pour m'intéresser. C'est comme quand j'arrive pas à lire Nietzsche. La théorie brute et inutile ça va cinq minutes. Quelqu'un qui va mal cherche à aller mieux, de manière concrète, et ça ne va pas l'aider.

l'idée de suppression est intrigante en elle-même dans le cas où elle est émise par un organisme vivant
Bah je trouverais ça plus intrigant si un organisme mort émettait une idée... Désolé mais j'ai trouvé cette phrase étrange, je ne l'ai pas comprise probablement.
Ce n'est pas parce que quelqu'un est vivant qu'il ne peut pas envisager la mort. Toi qui tiens à ne pas te restreindre à certaines hypothèses, je trouve surprenant que tu puisses penser cela, que tu trouves ça paradoxal.

Je pense qu'il n'y a rien après la mort hein. C'est comme pour l'existence de Dieu, si pas de preuve qu'il existe alors il n'existe pas, et pas le contraire ! Zéro preuve qu'il y a quelque chose après la mort, donc il n'y a rien, point. Et pour faire plaisir je peux réduire cette probabilité de 100% à 99,99%. J'aime faire plaisir...

Avoir confiance en la planète ? C'est un concept curieux. Avoir confiance en quelqu'un je peux comprendre. En une chose inerte et non vivante...

Sinon ça me fait repenser à deux théories qui s'affrontent sur ce sujet de la destruction de la planète. L'une dit qu'il faut prendre des mesures pour arrêter de détruire et arrêter de consommer les ressources naturelles de manière irraisonnée. L'autre dit que ce n'est pas inquiétant car l'humain, par le progrès, par la technologie, trouvera toujours quelque chose pour pallier les manques, et que donc on peut faire n'importe quoi (la formulation est de moi évidemment). Inutile de dire que je trouve cette dernière quelque peu stupide.

Pour les causes justes, je sais oui. Alors prenons plutôt l'exemple de la légitime défense qui tue.

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Re: Humeur (ou pas)

Message par Invité le Mer 17 Sep 2014 - 16:28

Le vide ferait plus sens qu'un débat sur le vide.

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Re: Humeur (ou pas)

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