Présentation de MOIhahahahah, deuxième version

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Présentation de MOIhahahahah, deuxième version

Message par Lencoll (le Lobby LGBT) le Mer 13 Aoû 2014 - 22:47

Je refais ma présentation parce que ma première, qui date de janvier, était trop pourrie.
Ca veut dire que je suis là depuis un certain temps déjà, donc ça ne sert à rien de me souhaiter de nouveau la bienvenue. Mais faites-le si ça vous amuse, après tout. Ou sinon contentez-vous de vous prosterner devant ma magnificence.

Pour faire court:
J'suis une créature zébrée née en août 1996 de la région parisienne, diagnostiquée zèbre T en deux temps entre le CM2 et la sixième, soit trop tard pour mettre en place quoi que ce soit (ce qui m'aurait épargné pas mal de souffrances) mais malgré tout, plus tôt que beaucoup d'entre vous. J'ai eu une scolarité variant de moyenne à très bonne, en-dessous de ce que je peux faire mais au-dessus de pas mal de parcours chaotiques présentés ici.

Je présente pas mal de caractéristiques autistiques, notamment avec un gros défaut de communication (mais genre très gros). De manière générale j'ai les neurones emmêlés, avec une synesthésie graphème, numérique et multisensorielle assez forte. Je suis venue ici pour sociabiliser, et, ma foi, le bilan de ces sept mois est assez satisfaisant Very Happy J'ai toujours des problèmes qui me pourrissent la vie mais au moins j'ai trouvé des gens avec qui communiquer.

Sinon dans la vie j'aime surtout l'écriture et le dessin, la lecture, etc., je m'intéresse aussi à la politique, l'actu, la culture bretonne, les cultures celtes, la musique (je regarde tranquillement tout un tas d'instruments s'entasser dans ma chambre), les langues que personne ne parle (je regarde de la même manière les manuels de basque, breton et de gaélique s'entasser sur mon bureau), d'autres qui sont encore parlées comme l'espagnol ou le grec moderne, les horaires de train, et puis d'autres trucs mais ce serait difficile de tout citer, et inutile, chronophage, ça prendrait de la place et tout et tout.

Et puis je suis INFJ, mon animal-totem est la chouette, et d'après un test sur Facebook j'étais une sorcière dans une vie antérieure, ce qui me correspond assez bien.

Vala vala, bonjour à tout le monde et bon appétit.

Pour faire long:
mais alors, très long:
ça m'étonnerait que vous alliez au bout:
c'est du pur racontage de vie:
mais si vous insistez...:

premières années:

Je naquis précisément le 15 août 1996, cinquante-deux ans après le débarquement en Provence et un peu moins de deux mille ans après la montée de Marie au ciel, dans une famille qui comptait déjà deux enfants et en compterait encore deux de plus. Nous étions de joyeux lurons, tous zébrés. Des deux côtés la précocité était plus ou moins connue : du côté de ma mère, famille bourgeoise catholique, où les sauts de classe étaient monnaie courante, comme du côté de mon père, de la classe ouvrière, testé à seize ans mais en échec scolaire.

Il paraît que j’étais un bébé bizarre qui ne souriait pas et ne voulait pas manger. J’aimais bien me tenir tout droit et rester immobile pendant des heures sans rien faire – ou miauler, des fois. Même si j’ai appris à parler à l’âge normal, c’était une faculté dont je me servais très peu, et c’est ce mutisme qui me collera à la peau probablement toute ma vie, malgré tous mes efforts. Je ne parlais presque pas, même avec ma famille, et pendant que mes frères et sœurs ou, ensuite, mes petits camarades, s’agitaient et s’adonnaient à une activité que l’on appelle « jouer ensemble », je restais dans mon coin à regarder les nuages et les arbres.

Le pire cataclysme de ma vie fut l’entrée à l’école. On avait essayé de me mettre à la crèche quand j’avais deux ans mais je n’avais fait que pleurer et hurler. Je n’étais pas complètement dans ma bulle, dans le sens où j’avais conscience de l’existence de mes camarades, mais ma considération pour eux n’allait pas plus loin que celle que j’aurais portée à des meubles remuants. Autrement, j’étais plutôt docile mais je n’aimais pas particulièrement l’école, c’était un truc un peu chiant auquel mes parents tenaient.

Quand j’atteignis tant bien que mal mes quatre ans, décision fut prise de déménager, en raison de l’étroitesse de notre maison et du manque de classe de notre petite ville. Nous emménageâmes dans une autre petite ville, bourge mieux famée, catho plus apte à nous élever, nous petits chérubins blonds. J’espérai pendant un court temps que l’école serait mieux là-bas, que mes camarades seraient moins casse-c****, et la désillusion fut fatale. Une scène me revient en mémoire : nous étions assis à une table en train de jouer avec des triangles en bois, quand un petit gars du groupe déclara qu’il n’aimait pas l’école. Nous relevâmes tous la tête, choqués, parce que c’était dans la convention de dire qu’on aimait l’école et que la maîtresse était gentille, et les autres essayèrent de le ramener à la raison. Il s’exclama alors en riant que c’était une blague ; grand soulagement chez les autres, mais chez moi, l’idée, pendant ces quelques secondes de flottement, avait fait son chemin, et la vérité était là, elle avait percé malgré la propagande scolaire dont on nous assommait : l’école, c’est nul.

De plus, ce déménagement me valut dix ans de cauchemar – toujours le même, pendant dix ans.

L’année suivante, l’école m’envoya une psy. Je l’aimais bien, elle me faisait manquer la classe une partie du vendredi, c’est pourquoi je m’efforçais de ne pas raconter de choses tristes en sa présence, profitant de cet instant de répit pour être plus légère, et n’ayant pas compris le principe d’une psy.


primaire:

Puis, entrée en primaire. J'avais hâte d’apprendre à lire et j’avais déjà maintes et maintes fois harcelé ma mère pour qu’elle m’apprenne, ce à quoi elle s’était toujours refusée. D’après mes parents, j’avais appris à lire avant la rentrée mais je ne m’en rappelle pas, je sais juste que ce fut très rapide dans les premières semaines du CP et que fin septembre, je me lançai dans ma première œuvre littéraire, les aventures de Didier le lapin. Alea jacta est. J’allais devenir écrivain.

Plutôt mauvaise année que fut ce CP. Je souffrais beaucoup d'angoisse, mes petits camarades me poussaient sans vergogne dans les couloirs et un jour mon maître s’était moqué de moi parce que j’avais confondu « lave » et « lève » (à partir de ce jour je décidai de me fier à mon intuition, le a est vert et le e bleu, c’est beaucoup plus rapide, techniques scolaires à la con). Et puis on me reprochait de ne pas parler, de ne pas me faire d’amis, d’être médiocre en sport d’équipes, me lançant régulièrement l’injonction « sociabilise ! » sans que je sache vraiment ce qu’était un ami. Je me refermais de plus en plus sur moi-même. On m’envoya chez une psy, qui me rendit à mes parents un an plus tard en déclarant que j’étais juste plus mature que les autres. Pendant ce temps-là, j’étais entrée en CE1, j’avais sept ans et j’élaborais mes premières tentatives de suicide. Là où elle aurait pu servir à quelque chose, c’est dans sa proposition d’aménagement scolaire, mots dont j’ignorais la signification mais en lesquels je mis tous mes espoirs. Espoirs déçus ; mon instit ne fit rien, malgré les relances. Voilà, espérer en vain, c’est un peu la condition de l’enfant surdoué dans l’EN. De manière générale, les instit ne semblent pas spécialement formés en pédagogie… Je me souviens d’une rédaction à laquelle j’avais rendu copie blanche (je refusais de m’exprimer à l’école, que ce soit à l’écrit ou à l’oral ; l’instit de CP avait même convoqué mes parents, inquiet devant l’acharnement que je mettais à faire des dessins qui n’exprimaient rien), et la technique la plus efficace qu’il trouva fut de me ridiculiser devant la classe en me reprochant de n’avoir aucune imagination ; une des seules fois où je me permis de pleurer en public. Si cela c’était produit avant que je décide de devenir écrivain, je pense que ça m'aurait dégoûté à jamais de l’écriture. De manière générale, l’école m’a dégoûté pendant ces années de tout ce qui m’aurait naturellement plu, comme la musique ou les arts plastiques.

Chez moi, je passais mon temps à lire, des choses tristes de préférences. Je dévorais les documentaires et fascicules sur la maltraitance des enfants et j’écrivais l’histoire d’un petit Gabriel, kidnappé à la crèche et maltraité par ses faux parents. L’été qui suivit ne fut pas très joyeux. Rien ne pouvait me rendre à nouveau heureuse, car la vie n’était rien après tout, car l’école m’empêchait d’être libre, car il y avait la guerre en Irak. Dans mon journal intime de l’époque, je racontais tous les jours que j’avais pleuré pour telle ou telle chose, pleurer était devenu un véritable passe-temps.

Pour la rentrée de CE2, je pris une vraie résolution : fini la naïveté, j'afficherais un air cynique, il fallait tout critiquer, dénigrer l’enseignement scolaire. J’appréciais néanmoins mon instit, j’avais l’impression qu’elle me comprenait, et elle a dit à ma mère quelques années plus tard qu’elle savait que j’étais HQI et que tous les instits le savaient aussi ; reste à savoir POURQUOI elle n’a rien fait, pourquoi j’ai continué à moisir tout ce temps. A l’école, mon perfectionnisme n’avait plus de prise, j’allai jusqu’à obtenir un 4/12 en histoire (très choquant à l’époque), tandis qu’à la maison ma mère m’achetait régulièrement des cahiers d’exercices, surtout des maths et que je dévorais les livres sur la Seconde Guerre Mondiale et la Shoah, et puis des dizaines de romans aussi. Côté famille, les temps étaient un peu durs : en plus du bébé et du manque d’argent, il y avait mon petit frère qui faisait des siennes en maternelle, et ma mère n’avait pas énormément de temps à m’accorder, comme à ma grande sœur et mon grand frère. Je débutais une sorte de crise d’ado un peu précoce contre mon père, m’étant rendu compte que les adultes avaient toutes sortes de crapuleux défauts et surtout lui, qui lassait les tâches ménagères, et celle de nous élever, à ma mère.

Mes parents auraient dû avoir des doutes sur ma précocité. Mes oncles et tantes disaient de moi, certains que j’étais autiste, d’autres que j’étais HQI, et cela était répété à mes parents à chaque fois qu’on les voyait. Le test de QI a malheureusement encore bien tardé.

Bizarrement, le CM1 se passa bien. J’essayai même de sociabiliser, sans trop savoir comment m’y prendre. Mais je remarquai vite que les gens se lassaient de moi, et que, volontairement ou pas, je me retrouvais de toute façon sans compagnie. Donc, retour à ma bulle. J’étais néanmoins dans une très bonne classe où on était au moins quatre petits zèbres en concurrence, et je retrouvai la motivation pour avoir les meilleures notes possibles, participant à l’atmosphère de compétition. De plus, nous étions assez liés les uns aux autres, en dehors du fait que nous nous connaissions presque tous depuis la maternelle. Mais en CM2, une lente chute commença. Je ne sais pas pourquoi, peut-être à cause de l’esprit collège qui débute à cet âge-là. Je me retrouvai à nouveau très isolé.e ; je n’avais pas d’idée suicidaire, ayant honte de cette tendance, mais je ressentais très fortement un vide existentiel.

Ma mère oeuvra alors silencieusement, téléphona dans un CMP, et je me retrouvai à expliquer je ne sais pas trop quoi à une bande de gens qui de toute évidence me donnait cinq ans d’âge mental. Cette bande de gens m’envoya tout de même passer un test de QI, et le verdict tomba, quoique pas totalement : par sous-stimulation et forte hétérogénéité, je n’avais « que » 124 de QI, et il faudrait que j’en repasse un plus tard. Cependant, je me sentis libérée du carcan de mon âge et passai les mois suivants à traîner sur Internet, sur des blogs d’écriture, et à discuter avec des gens âgés de quatre à six ans de plus que moi – sans jamais leur dévoiler clairement mon âge. Côté école, on essaya de me faire sauter une classe, mais on se heurta à l’EN, bornée dans ses idées, ce qui fait que j’entre à onze ans en sixième, comme tout le monde.


note (1):
[J’abandonne le temps du passé révolu pour prendre celui qui décrit un passé encore proche, début d’une transformation qui a encore lieu]

collège:

Là, c’est la chute pour de bon. Je suis très seul.e. J’ai plus ou moins une amie, c’est une fille qui reste avec moi mais je ne sais pas pourquoi étant donné qu’on ne se parle pas. Même si je désirais parler, je n’y arriverais pas. Il n’y a aucun intérêt à interagir, rien ne me rapproche de ces gens, et ils me paraissent de plus en plus opaques. L’hiver arrive, il fait tout gris, j’ai constamment froid. Je n’ai plus de force pour rien, mes notes chutent. Je me réveille en pleurant, je me traîne. J’ai l’impression de ne plus voir les couleurs – en vérité, c’est que la synesthésie disparaît en période de dépression. J’ai mal au ventre tous les jours, d’une douleur à me faire crever dans le fond de la classe, mais personne ne veut me croire. Je rate des jours aux rentrées de vacances parce que je me suis réveillé.e la veille clouée au lit par une migraine atroce. Ni mes camarades ni mes profs ne comprennent ça, ils ne veulent pas me croire, et pour eux je suis juste une faignante. Un des jeux dans les rangs est de me pousser et de me lancer de charmants surnoms. J’y ai droit tous les jours et j’apprends à ne pas réagir, et en même temps j’ai honte.

Au printemps, ça va un peu mieux. Je me relève de ma dépression et de mon « début de phobie scolaire », comme le diagnostique notre médecin traitant, lui-même père de deux zèbres. Je me prends même d'amour pour le premier de la classe, un cinglé qui a presque 20 dans toutes les matières. Mes notes remontent. A la maison, j’écris beaucoup, mais en rédaction je me chope un 8 parce que j’ai refusé d’écrire, c'est la prof qui m'a forcé à l’extrême fin de l’heure à écrire deux phrases. Cette prof en parle avec ma mère et comprend que je refuse simplement de m’exprimer. A deux, elles veulent me forcer à montrer de quoi je suis capable. Je résiste et trouve un compromis : je me débrouille pour ne pas dépasser 15, c’est-à-dire en écrivant des rédactions niaises et pas à mon niveau, mais satisfaisantes pour les prof et mes parents. A la fin de l’année, je montre à ma prof un chapitre d’une histoire que j’écris et je reçois une pluie de compliments – quant à savoir si elle n’avait pas l’impression que je me fichais d’elle à côté avec des rédactions à deux balles…

C’est aussi à la fin de l’année que ma mère essaie de me faire sauter la cinquième, et pour cela je repasse un test de QI, ou un bilan plus exactement, étant donné qu’il y a eu moins de deux ans depuis le dernier. J’ai bien remonté malgré ma dépression et la psy me diagnostique THQI.

C’est un peu une libération. Ca explique pas mal de problèmes, ce si grand décalage avec les autres. Je subis les dernières semaines de cours. Côté saut de classe, mon dossier se heurte à l’EN, comme toujours : les profs ne sont pas d’accord, je n’ai pas de si bonnes notes que ça et je suis trop timide. Espoirs vains, comme toujours. Injustice, terrible injustice. Haine envers cette conseillère d’orientation qui a affirmé devant moi être en faveur du saut de classe et qui n’était même pas présente au conseil de classe, quand elle aurait pu influencer l’avis des profs. J’ai cru pendant longtemps qu’elle était simplement hypocrite, comme tant de gens, mais il y a quelques semaines, mon père l’a rencontrée et elle lui a dit qu’elle était vraiment pour le saut de classe et désolée que ça ne se soit pas fait. Ca m'émeut qu’elle s’en souvienne six ans après, que ce soit une des premières choses qu’elle dise, elle que j’ai mis tant de soin à haïr. J'ai encore la certitude que ce saut de classe aurait changé beaucoup de choses par rapport à ce qui s’est vraiment passé ensuite.

Par contraste avec cette année cauchemardesque, l’été qui suit inscrit un vrai tournant dans mon évolution. Je m’envole, je me sens libre, bien dans ma peau, j’écris, je dessine, tout ce que le collège m’empêche de faire. Je me baigne dans la mer, je joue avec mon petit frère, je regarde les étoiles, j’ai l’impression de me reconnecter à moi-même et au monde entier. Je ne sais pas pourquoi tant de bonheur, en fait, c’est si simple et si bienvenu. Je retrouve ma vraie personnalité.

Le retour au collège brise tout. Je hais les profs et méprise les camarades. A la maison, je crée beaucoup, je construis mon univers et ma philosophie de vie. Je m’intéresse à la politique dans un but purement contestataire, au début, histoire de faire chier le monde jusqu'au bout. J’ai toujours mal au ventre le matin, j’ai des crises de larmes soudaines. Mon petit frère est diagnostiqué THQI en CM1 et ma mère se démène pour lui faire passer le CM2. Il est assez malheureux à l’école et elle lui achète des livres édités ou seulement conseillés – je ne sais plus vraiment – par l’AEHPI, des petits romans qui parlent d’enfants surdoués, loin des clichés courants. Je les lis en cachette et chacun me fait pleurer sans que je sache vraiment pourquoi, ils me touchent directement, ils parlent d’être soi, de s’accepter, des relations avec les autres.

On prend des rendez-vous chez une énième psy, qui ne sert à rien. Ca se passe mal, elle ne comprend rien, je plaque tout. A la fin de l’année on m’envoie en colonie de vacances, dans un « stage d’écriture » où je retrouve beaucoup de zèbres, zèbres qui s’ignorent ou non. Mais il m’est impossible de leur parler, je me rends compte que je suis incapable de tenir une conversation. J’arrive un peu à jouer, mais pas à me rapprocher vraiment, et pourtant, pour une fois, j’en ai envie. Ce séjour réussit quand même à me changer un peu, rien que par le fait d’avoir rencontré un échantillon de gens comme moi.

Un épisode me marque particulièrement cette année de cinquième. Je fais du modelage dans une assoc de ma commune et un garçon de dix ans arrive en cours d’année. Moi j’en ai douze et l’écart d’âge est énorme pour moi, je ne devrais pas lui prêter particulièrement d’attention, mais dès que je le vois, quelque chose me tape dans l’œil. Ca m’a déjà fait cette impression avec d’autres personnes, mais en beaucoup moins fort.

Ce garçon brille, il m’éblouit, il dégage une sorte de lumière, et j’ai l’impression de le connaître, j’arrive même à deviner des choses sur lui – choses vérifiées ensuite et effectivement vraies – comme ça, d’un regard, d’une lecture dans cette brillance qui semble émaner de sa peau. Un an plus tard, ma grande sœur a rapporté le même témoignage d’une de ses amies, qui voit aussi les gens briller, et bien que personne ne puisse donner d’explication rationnelle, dans ma famille, on accepte le phénomène, ce qui me permet d’en parler librement, et de m’en servir pour repérer les zèbres, les gens un peu « comme moi ». Par contre, je n’ai jamais rencontré à nouveau de personne aussi brillante que ce garçon. Nous aurions pu très bien nous entendre si j'avais été plus sociable, et si cette sorte d’extra-lucidité ne m’avait pas fait peur au point que je ne parle jamais devant lui. A la fin de l’année, il déménagea en Amérique, et redoubla même sa sixième dans un lycée français de là-bas, étant paraît-il « trop immature »…

L’année de ma quatrième, je change totalement d’état d’esprit. Ma motivation est tout simplement le gars premier de classe que j'aime depuis un an et demi. J’ai envie qu’il me remarque et me démène avec mon mépris de l’école pour faire remonter mes notes et même le battre dans certaines matières. Ca réussit : je deviens très vite deuxième de classe. Mais je suis de plus en plus mal avec moi-même, l'angoisse et la déprime reviennent. Je commence à prendre des antidépresseurs, du millepertuis, qui me donnent des hallucinations. Je retourne voir une psy, encore une autre, mais les séances sont inefficaces. Elle a ciblé l’objectif sur la socialisation, évidemment, mais je n’y vois pas d’intérêt puisque je n’ai que peu d’idée de ce qu’est un lien affectif, prendre plaisir à un échange, ce genre de choses, et ça ne vient à l’esprit de personne de m’expliquer.

A la fin de l’année, le gars que j'aime déménage. Second cataclysme de ma vie, après l’entrée à l’école. En l’apprenant je suis en état de choc et j’ai vraiment l’impression que le sort s’acharne contre moi. Je me vois déjà retomber dans ma phobie scolaire car il était ma seule raison d’aller en cours, et de m’intégrer dans la classe. Mais bizarrement, même si au final je mets presque un an à m’en remettre, s’ensuit une des périodes les plus riches de ma vie. Ce n'est pas tout à fait du bonheur mais ça s’en approche déjà plus que toutes les années précédentes. En fait, je me rends compte que j’ai le choix : malgré l’obligation d’aller au collège, je peux écrire et dessiner, je peux regarder ce que je trouve beau autour de moi, je peux échapper à l’esprit trop terre-à-terre et superficiel de mes camarades. En plus, par ma détermination à me faire remarquer, je bats des records en français, atteignant presque 20 de moyenne, et mon prof devient par la suite mon modèle en écriture et littérature, une sorte de guide, par un blog qu’il tient. Mes camarades m'apprécient assez, même si je n’ai rien fait de particulier pour et que je n’ai toujours pas d’ami. Par contre j’ai des problèmes avec ma prof de sport qui me méprise sans le cacher et de laquelle je reçois des remarques sur ma supposée prétention et misanthropie alors qu’il n’en est rien ; au contraire, je suis asociale, je le sais et j’en souffre, pourquoi toujours me le recracher à la figure ? C’est une sorte de violence et ça me marque profondément et durablement.

Pendant l’année, ma mère m’emmène à des réunions de l’AEHPI, où je dois devenir amie avec des zèbres de mon âge. Mais impossible d’aller leur parler. Trou noir, tout simplement, je ne peux pas. Ma mère me reproche ensuite d’avoir envoyé promener ceux qui sont allés me voir, mais je ne me suis même pas aperçu que des gens essayaient de me parler. Face à ma solitude persistante, un mot ressurgit du fond de ma petite enfance : autiste. On en parle à la psy qui m’a fait passer les tests et on se fait engueuler car sur mon compte rendu il est dit que je comprends les rapports sociaux et que si on a des doutes sur ça, je ne progresserai jamais. Néanmoins c’est une hypothèse qui me travaillera encore longtemps, jusqu’à assez récemment.

A la fin de l’année, cette même psy recommande de sauter la seconde. On essaie mollement et c’est un échec, évidemment. Elle me prédit alors un lycée très ennuyeux, et ça, au vu de mon année de Terminale, ça n’échoue pas.

lycée:

Comme j’ai fait une excellente année, surtout en français, je peux partir dans un autre lycée que celui de mon secteur, et choisis d’aller à Versailles, qui représente pour moi la culture, la ville, un monde inconnu et enrichissant. Je me retrouve dans une excellente classe de seconde, une classe exceptionnelle, répètent les profs, eux-mêmes surpris de notre niveau général. La moitié des camarades sont sans doute zèbres (ça ne correspond pas aux résultats qu’ils obtiennent d’ailleurs, pas mal se situent dans les moins bons). Tout devait bien se passer et pourtant je me sens mal, de plus en plus mal. Je me retrouve de nouveau face avec mes problèmes de sociabilité : autour de moi il y a une bonne quinzaine de zèbres, j’ai envie de leur parler et j’en suis incapable.

Là, c’est fini, je n’en peux plus, c’était mon dernier espoir. Il ne reste plus rien, je n’ai plus qu’à me laisser mourir. Je retombe peu à peu en dépression. Ca se manifeste par une grande difficulté à me concentrer : mes pensées glissent sur mon travail et me dirigent tout le temps sur la perspective du suicide. Je ne peux penser qu’à ça, c’est l’image qui s’impose en permanence ; en plus, ce serait très facile, je prends le train tous les jours. Vers le mois de décembre, je pète un câble, je balance à qui veut l’entendre que je vais me suicider, et je pense que je l’aurais vraiment fait si ma mère n’avait pas vite réagi : je me retrouve au service psychiatrique de l’hôpital. Là-bas, il est question de médicaments, et j’ai envie de protester, ne désirant pas m’accoutumer à quelque chose dont je ne pourrais me défaire sans assistance. Mais je n’ai ni la force mentale ni même la force physique de protester. Pour moi, rien n’a plus d’importance, de toute façon, puisque je vais mourir. Ensuite on m’emmène aussi chez un psychiatre, qui au final ne m’a jamais servi à rien.

Le vrai Salut me vient d’une psy, spécialise des enfants et des surdoués, dont ma mère a récupéré l’adresse sur un forum. Pour la première fois, quelqu’un admet que j’ai des problèmes de communication sans me le reprocher. En arrivant dans son cabinet, je suis une sorte de vieille loque, je n’ai plus la force de sourire, de parler, d’être polie. Ma mère lui raconte mon histoire et quand elle me prend à part, je n’ai pas grand-chose à rajouter. Mais elle me dit quelque chose qui me donnera longtemps à réfléchir : La socialisation n’est pas innée chez tout le monde. Pour la première fois, j’admets que ça puisse être la base de mes problèmes, idée que j’ai toujours rejetée, n’ayant qu’une maigre notion du rapport amical. Et quand elle me rend à ma mère, elle conclut qu’effectivement, « ça n’a pas l’air d’aller », sous la forme de la litote. C’est bête mais ça me fait un grand bien. J’ai moins honte d’aller mal, de penser au suicide. Enfin, on reconnaît que je vais mal et que ce n’est pas de ma faute. On reconnaît mes problèmes, moins gros que chez d’autres mais existant tout de même, que je puisse en souffrir.

La remontée est dure. J’ai comme une sorte de trou noir sur cette période, et il m’est assez douloureux d’essayer de me rappeler. Je me souviens juste du rôle de mes antidépresseurs, qui m’aident à ne pas penser à des choses trop tristes : à la place, j’ai comme une sorte de bulle dans la tête, ou quelque chose de cotonneux. Cependant, je souffre. Je me demande pourquoi supporter tant de souffrance absurde, depuis que je suis enfant, depuis ma naissance quasiment, cette douleur incontrôlable et invisible. Je me dis que ce serait plus supportable si c’était physique, alors j’essaie de me scarifier. Ca m’occupe quelques semaines mais ça ne soulage rien, ça me fait juste culpabiliser encore plus.

Vers février-mars, je me rapproche de deux filles, deux zébrettes de ma classes (par leurs efforts, et je découvre pour l’une d’elles que c’est une prof qui lui a demandé d’aller me parler). Cela me fait beaucoup de bien, je découvre ce qu’est un rapport amical. Ca ne va pas sans questionnements, qui tournent au psychotage, auquel ma psy met fin en m’engueulant et en m’ordonnant de me poser moins de questions, en me disant non seulement que ça ne sert à rien, et en plus que si les autres s’en aperçoivent, ils vont avoir peur (c’est ce dernier argument qui a le plus d’effet).

Une sorte d’euphorie me gagne, et je sors vraiment de dépression vers avril-mai. Ca va avec une renaissance intellectuelle, je lis énormément, j’écris aussi. Je me prends d'amour pour une des deux zébrettes, mais malheureusement pour moi, c’est une aristocrate royaliste catholique intégriste. Au début, cette différence de milieu social et d’idéologie me passionne, je découvre un univers totalement différent, même si complètement arriéré et absurde. J’essaie de parler politique avec elle car ses opinions, à l’opposé des miennes, me fascinent réellement, bien avant de me rebuter. En fait, pour moi, ce sont des défauts qui ne la rendent que plus belle, comme tout défaut quand on aime quelqu’un. Je me rends compte par la suite qu’elle est raciste et ouvertement homophobe, ce qui, hormis le fait que je n’ai aucune chance avec elle, me pose quelques problèmes éthiques et donne lieu à beaucoup de réflexion.


trop récent pour être raconté de manière juste, objective et précise:

La rentrée en première se passe dans cette euphorie. Pour la première fois, j'ai envie de retrouver des gens. Je ne suis plus dans la même classe que mes amies mais tout devrait quand même bien se passer car j’ai appris à communiquer. Je me fais une amie dans ma classe, je fais partie des meilleurs élèves, je participe même aux concours généraux de français et d’histoire. Pourtant, à partir de là, c’est une longue déchéance qui commence. Déjà, malgré ce que je pense, je suis encore trop dans mon monde et je ne laisse personne y entrer, ce qui me pose des problèmes. Et ensuite, vers mars, une grande lassitude me gagne, et ne fait qu’augmenter jusqu’à la fin de l’année : c’est le moment du débat sur le mariage homo… et à Versailles, dans un bon lycée, donc comprenant pas mal de gosses de riches, pas loin des quartiers les mieux famés, la montée de l’homophobie (et de l’intolérance en général) se ressent fortement. Je vois contre toutes mes craintes les propos homophobes se banaliser. J’ai plus ou moins reçu l'étiquette d'homo dans mon lycée (c’est une fille de la classe qui me l’a dit, et a d’ailleurs rajouté que c’était le cas depuis la seconde ; je ne me sentais pourtant même pas bi, je ne ressentais pas le besoin de mettre un mot pareil sur mes sentiments, mais suite à cette épisode, j’ai commencé à le faire), et connaissant très bien mes opinions politiques, l’amie que j'aime m’attaque verbalement avec une de ses amies de la clique intégriste. Je suis d’abord en état de choc, je ne comprends pas grand-chose à ce qui se passe, et au final je mets assez longtemps à m’en remettre.

Ca va de moins en moins bien, l’atmosphère est oppressante. Je termine l’année en assez mauvais état, l’esprit embrumé, et je n’arrive plus à dormir car j’ai de longs débats politiques avec moi-même, le soir dans mon lit. Heureusement que les vacances arrivent. Je m’isole, puis on m’envoie en séjour linguistique en Irlande (suite à un magnifique 3 de moyenne en anglais au premier trimestre). La première semaine se passe mal car j’ai énormément de mal à sympathiser avec mon groupe de français. Je trouve refuge dans les groupes d’espagnols, qui côtoient la même école d’été que nous. Je rencontre un espagnol de Majorque qui a la même passion que moi pour la musique folklorique et qui se sent aussi mal dans son groupe, un zèbre probablement. Je me prends d'amour et tous les signes s’accumulent pour dire ensuite que lui aussi, et on garde contact par Internet.

D’un côté, c'est malheureux par un côté tragique d’amour qui ne peut se réaliser, de l’autre, ça me donne une furieuse envie de socialiser, et c’est comme ça que je tombe sur ZC. Par contre, au lycée, mes notes chutent et ma capacité de concentration se réduit à tel point que les profs m’envoient chez l’infirmière. Je m’ennuie énormément, et ça devient franchement insupportable, certains cours sont une torture. Les douleurs physiques reviennent, sous la forme d’ouïe, d’odorat et de toucher exacerbés. En début de semaine et dans les cours que je supporte le moins, je passe de longs moments les oreilles bouchées, je ne supporte plus aucun bruit, j’ai envie de vomir à cause de toutes les odeurs qui circulent et auxquelles les autres ne font pas attention, et je ne supporte aucun contact physique, les vêtements sur ma peau m’irritant déjà. En dehors de ces mini-crises, je m’entends bien avec mes camarades, je m’intègre.

Maintenant je dirais que je vais bien, même si tout n’est pas parfait et que j’ai encore des problèmes de concentration. J’ai rencontré mon meilleur ami (Tosse) par ZC, ainsi qu’un tas de correspondants. Mais mon dégoût pour l’école est définitif. J’ai eu mon bac mention Bien, fini, on referme tout et on passe à autre chose, l’année prochaine j’entre en fac de sciences politique (après avoir raté les concours de Sciences Po et des IEP de province, forcément), tralaliloula, à moi la vie d’adultes avec son lot d’emmerdes.

note (2):
[je ne savais pas comment conclure]



Dernière édition par Lencoll le Mer 6 Mai 2015 - 0:39, édité 1 fois

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Message par Invité le Mer 13 Aoû 2014 - 22:48

abc

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Message par Toto le Mer 13 Aoû 2014 - 23:21

Bienvenue !

Edit : Sinon ça faisait longtemps que j'avais pas dévoré aussi passionnément quelque chose, ça doit remonter à ma lecture de "Elle et lui" de George Sand, merci pour ça !


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Message par Tosse le Mer 13 Aoû 2014 - 23:34

Bienvenue pour la deuxième fois Wink

Heureux d'être ton meilleur ami Smile

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Re: Présentation de MOIhahahahah, deuxième version

Message par Lencoll (le Lobby LGBT) le Mer 13 Aoû 2014 - 23:59

Ouaaaah merci Toto Smile

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Re: Présentation de MOIhahahahah, deuxième version

Message par R3D le Jeu 14 Aoû 2014 - 2:10

J'AI TOUT LUUUUUU
Ba dit donc, t'est meilleur que moi en biographie et tu a l'air de vachement aimer l'école toi aussi Very Happy
Pas mal de passage semblable a mon histoire, surtout en ce qui concerne les psy,l'école et l'hp.

Euhhh et il faut dire quoi du coup pour conclure ?

Bienvenue  Long hug ?

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Message par Ardel le Jeu 14 Aoû 2014 - 9:44

Hey coucou, pas-bienvenue-du-coup mais cheers quand même.

J'ai lu ton récit de vie avec beaucoup de plaisir (je peux trouver aussi passionnant sans remonter à Georges Sand, mais j'ai lu de très bons bouquins dernièrement ^^). Impatient de te rencontrer !

(Je la trouve bien, cette conclusion, moi ... pis bon, c'est pas tout à fait fini comme histoire, pas besoin de mettre un énorme point d'arrêt.)

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Re: Présentation de MOIhahahahah, deuxième version

Message par fleur_bleue le Jeu 14 Aoû 2014 - 10:23

Moi aussi, j'ai tout lu - j'ai été happée par ton style en fait, impossible d'arrêter!
Je confirme qu'IRL, tu n'es pas très bavarde, mais il n'y a pas d'obligation non plus à l'être... Au plaisir de te revoir bientôt! Smile

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Re: Présentation de MOIhahahahah, deuxième version

Message par Lencoll (le Lobby LGBT) le Jeu 14 Aoû 2014 - 14:07

Wow merci pour les compliments, ça me fait plaisir, je pensais au contraire que ce serait ennuyeux à lire Smile

R3D : Hmm pour les psys... bah je crois qu'on est pas les seuls à être passés par un tas de psys pourris Razz

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Re: Présentation de MOIhahahahah, deuxième version

Message par Gregor le Jeu 14 Aoû 2014 - 15:31

Je vais passer pour un boulet (tant pis ? ), mais j'ai pas pu m'empêcher de verser quelques larmes devant ton récit. Je ne sais pas pourquoi. Ils sont rares les écrivains dont la plume me retourne à ce point...

D'ailleurs, j'aimerais beaucoup discuter avec toi, à ce sujet, de l'écriture. J'écris aussi, et je me dis que l'échange pourrait être intéressant. Si tu le veux bien, naturellement...

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Message par Lencoll (le Lobby LGBT) le Jeu 14 Aoû 2014 - 16:16

Merci Gregor Smile Ouaip ok, je veux bien échanger avec toi Smile

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Re: Présentation de MOIhahahahah, deuxième version

Message par Gregor le Jeu 14 Aoû 2014 - 16:30

Je peux t'ajouter sur skype ?

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Message par Invité le Jeu 14 Aoû 2014 - 16:54

Très beau témoignage.

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Message par Lencoll (le Lobby LGBT) le Jeu 14 Aoû 2014 - 17:13

Merci Stauk Smile

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Re: Présentation de MOIhahahahah, deuxième version

Message par Zufall (Milune) le Mer 20 Aoû 2014 - 17:59

Toi toi toi.
Je t'adore.

Et. Je n'ai pas réagi d'une manière visible extérieurement comme Gregor, mais tout ce que tout a écrit résonne formidablement en moi.(=Avec une grande intensité.)

J'ai terriblement envie de débarquer chez toi, là, tout de suite. 8D

J'espère que la fac te plaira. :3

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Re: Présentation de MOIhahahahah, deuxième version

Message par Lencoll (le Lobby LGBT) le Jeu 21 Aoû 2014 - 16:17

Merci Very Happy
(Débarque chez moi et on se bourre la gueule au Champomy)

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Re: Présentation de MOIhahahahah, deuxième version

Message par valerian le Ven 14 Nov 2014 - 20:17

salut lencoll me suis dit que j'passerais par ton fil un de ses quatre .. voila s'est fait x)

bref a la prochaine x)

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Re: Présentation de MOIhahahahah, deuxième version

Message par Lencoll (le Lobby LGBT) le Ven 14 Nov 2014 - 20:48

Héhé bah merci :3 Bonjour à toi

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Message par Otto-Alfred_Azur le Sam 15 Nov 2014 - 1:51

Spoiler:

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Message par Lencoll (le Lobby LGBT) le Sam 15 Nov 2014 - 15:14

...
o_Ô'

Certes.

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Message par Otto-Alfred_Azur le Sam 15 Nov 2014 - 15:14

Razz

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