Ancien venu... revenu

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Ancien venu... revenu

Message par Waka le Mar 5 Aoû 2014 - 12:46

Juste un mot pour dire aux plus anciens que je suis re par là en ce moment, et j'ai été captée par un ou deux topics donc vous risquez de voir mon pseudo réapparaitre (pour ceux qui me connaissent).

Si je vous connais et que vous avez changé de pseudo, ce serait chouette de me le dire içi, comme ça je retrouve mes repères.

Sinon les pas anciens, au plaisir de faire de nouvelles belles rencontres.

Bises les gens!


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Re: Ancien venu... revenu

Message par Carla de Miltraize III le Mar 5 Aoû 2014 - 14:12

Coucou Waka Smile

Bon retour ici!

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Re: Ancien venu... revenu

Message par Waka le Mar 5 Aoû 2014 - 14:21

Yep, je t'avais déjà repérée Wink

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Re: Ancien venu... revenu

Message par Invité le Mar 5 Aoû 2014 - 19:39

Il y a les anciens, les vieux, les séniors, les dinosaures...

Tiens pour ton retour, même si c'est largement décalé et en partie inadapté, mais en guise de salutations de retour :

en v.o; bien sur,



".../...Un autre arrivera
Pour nous dire des nouvelles
D'un qui reviendra dans un an ou deux
Puisqu'il est heureux on s'endormira .../..."

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Re: Ancien venu... revenu

Message par Invité le Mar 5 Aoû 2014 - 19:42

@carla

J'en profite... J'adore ton avatar ! Il me semble t'y voir.
Et il m'arrive quelque fois de passer quelques minutes à le regarder.

(pour les esprits gambergeurs.... ce n'est qu'un compliment !)

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Re: Ancien venu... revenu

Message par fleurblanche le Mar 5 Aoû 2014 - 21:23

Salut Waka, contente de ton retour !  Very Happy 

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Re: Ancien venu... revenu

Message par Waka le Sam 9 Aoû 2014 - 18:18

Inspiration:

Quelqu'un a écrit:
En fait non seulement les scientifiques ne sont pas neutre mais de plus une étude part toujours d'un postulat et les scientifiques travaillent à partir de ce postulat. Du coup ils cherchent forcément ce qu'ils trouvent.

aqua (2ème vague) a écrit:
Fata a écrit:    
House a écrit:Absurdes car tu y crois : dans la bouche d'un autre, ils seraient malhonnêtes.

C'est sans doute pourquoi mes enfants sont vaccinés...Non je n'y crois pas. Mais je crois qu'il y a un mode de relation arrogant, prétentieux et sourd. Il contribue mieux que n'importe quoi à des théories du complot.



Je change de camp, j'adore ça Twisted Evil

Messieurs les scientifiques,

Avec le temps tout s'en va, votre crédibilité en particulier. Non que vous ayez tort, je crois en la validité de la démarche scientifique. Par contre, une frange importante de la population ne croit plus en vos conclusions, elle met en doute votre légitimité, c'est en cela que je parle de perte de crédibilité.

Peut-être faudrait-il comprendre pourquoi ? Je ne crois pas que le manque d'information, les doutes sur les compétences professionnelles des scientifiques ou la rigueur des arguments avancés soient en cause. Bien sûr une fois la confiance rompue tous les éléments que je viens de citer vont être attaqués, mais ce n'est pas la source su problème.

La question du nucléaire et des OGM ont été évoquée plus haut. Et personne n'a relevé que la science seule ne produit pas une centrale ou une bombe atomique, ni une génération de clown d'ailleurs. Pour cela il faut l'alliance, ad minima, de la science de la technique de l'économie de l'industrie et de la politique. LE COMPLOT. Je n'ai pas cité Fata pour rien, les problèmes clés sont l'indépendance et la transparence des recherches scientifiques. Il ne sert à rien de dire que 150 études distinctes signées par 5000 scientifiques sont arrivées aux mêmes conclusions quand la population réfléchis en terme de tous pourris.

Indépendance et transparence. Je vis au pays de bisounours mais j'ai tout de même une notion de ce qu'est la réalité, je sais que la science nécessite des moyens techniques financiers et autres pour avancer. Malheureusement je crois que lorsqu'un médecin parle, le patient entend en écho le PDG de Novartis, le Ministre de la Santé, et peut-être pas mal d'autres... De même, le discours du physicien nucléaire, est immédiatement aspiré dans un maelstrom cérébrale qui le saupoudre des intérêts d'Alstom, d'EDF et du Président de la République qui doit annoncer quelques gros contrats à l'exportation en désespoir de cause.

Évidemment, vous arguerez que votre responsabilité n'est en rien engagée dans ce fatras mental et vous le ferez à juste titre. Ce que je cherche à mettre en lumière, c'est que ce n'est pas la supériorité de la méthode scientifique ou la véracité des études qu'il faut affirmer mais l'indépendance des scientifiques. Ce n'est certes pas de votre faute si Mendel avait moins de rapport avec Monsanto que certains généticiens de notre temps (juste pour l'exemple Wink ) mais il ne faut pas fermer les yeux : le privé finance de plus en plus la recherche, les intrications entres les milieux académiques et le privés s’intensifient (en fait en France je ne sais pas, chez moi oui). Cela ne signifie pas que les chercheurs trafiquent leurs résultats, mais la question de leur indépendance n'est pas illégitime, cette question est suffisante pour que beaucoup crient tous pourris ! Plus la position des scientifiques est monolithique (en apparence), plus le tous pourris se renforcent. S'il existe des avis divergents, il doit être possible d'en trouver de plus honnêtes que d'autres. Et bingo, les grands gagnants sont les théories alternatives, CQFD. Pour ces raisons je pense qu'il est préférable d'exposer un débat scientifique (même très vulgarisé) plutôt que des conclusions présentées comme irréfutables. Offrir des alternatives scientifiques c'est couper l'herbe sous le pied des théories du complot, des pseudosciences et du relativisme. Ce n'est pas pour autant qu'ils disparaîtront demain, je vous l'accorde.

Plus important peut-être : le besoin d'affirmer SA vérité personnelle. C'est un besoin, que cette vérité personnelle ait une légitimité ou pas, le besoin des individus persiste. Or la science tend à objectiver la majeur partie du savoir ce qui forcément fait accentue les animosités à son égard.

Les faits sont têtus, le réel est dur, je l'accorde sans concession à Erik, House, etc. Par contre il ne faut pas perdre de vue que si la rougeole est une réalité pour House et les effets secondaires du vaccin une hypothèse, il en va tout différemment pour le patient. Pour lui, la rougeole est hypothétique, puisque qu'il n'a aucune certitude de la contracter, alors que le vaccin, et ses effets néfastes mêmes supposés, sont bien réels lorsqu'une aiguille transperce sont épiderme. Le fait devient une hypothèse et inversement.

Je ne conteste pas la fin, vous l'aurez compris, mais la méthode. Marteler des vérités est inefficace, n'importe quel marketeur (spécialiste du marketing) vous le confirmera. Je ne plaide pas pour un marketing scientifique loin de là. Il est peut-être juste temps de se demander pourquoi la science ne convainc plus, avant de marteler mécaniquement ce que la science peut apporter.

Mon message n'est certainement pas rigoureux, il n'a pas valeur de démonstration. Je formule des hypothèses sur l'origine de la défiance grandissante face à la science, disposez-en à votre guise.

Quand j'étais jeune, j'étais souvent en désacord avec la manière d'agir des gens. Mais je trouvais également prétentieux et agressif de leur faire remarquer. Du coup, j'avais décidé d'agir parfaitement dans la ligne directrice de mes principes, de manière à montrer que vivre selon ces principes était bénéfique pour tout le monde même pour soi. J'espérais faire la preuve par l'exemple.
En réalité, je crois que je n'ai convaincu que moi-même, tout le monde vaquant à sa petite vie sans m'accorder d'attention. Mais c'est bien finalement, c'est mieux que rien, je suis resté fidèle à moi-même.
Entre temps, j'ai quand même fait l'effort inverse (celui que j'aurai aimé voir les gens faire): observer les gens, et essayer de comprendre quels principes les gouvernent, pourquoi, et ce que ça leur apporte ou pas. J'ai compris que chacun ses principes, qu'on peut avoir les mêmes valeurs, mais pas forcément les hiérarchiser pareil. Le fait de comprendre ça permet quand même de s'éviter pas mal de déconvenues. Par exemple, liberté, égalité. On s'accorde tous sur le fait que ce sont deux valeurs qui méritent d'être défendues. Pourtant, en pratique, une personne qui considère que la liberté est plus importante que l'égalité aura un comportement radicalement différent d'une personne qui considère que c'est l'égalité qui est plus importante.
La première sera anarchiste: pour elle, l'égalité doit venir du choix des gens de respecter la liberté d'autrui.
La seconde sera socialiste voir communiste: pour elle, l'état doit édicter des règles pour garantir l'égalité. On brime un tout petit peu les libertés pour être certain que tout le monde en ait.
Pour ces deux types de personne, le dicton "la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres" n'a pas les mêmes implications. Pour l'anarchiste, il traduit une responsabilité individuelle. Pour le socialiste/communiste, il traduit une responsabilité de l'état.

Arborescence tu m'as éloignée de mon sujet. J'ai eu d'autres fils de présentation par le passé. Il n'ont jamais servi autre chose que la superficialité. Je n'ai auparavant jamais eu besoin d'un espace d'expression où je n'exprime que mes pensées, sans les adresser à quiconque, et laisse les uns ou les autres libre de les attraper au vol.
J'ai envie de faire comme lorsque j'étais jeune. Faire la preuve par l'exemple, mais sans agressivité, en laissant à chacun la liberté de se laisser ou non convaincre par mes pensées.

Que cela fonctionne ou pas, j'aurais peut être des bénéfices inattendus. Je me rend déjà compte que cette approche donne une liberté que l'échange avec un interlocuteur ne donne pas. Avec un interlocuteur, ma pensée doit être structurée, synthétisée, organisée. Je ressens une liberté à laquelle je ne suis pas habituée. Dans ce fil, je peux laisser l'arborescence de la pensée faire son chemin.

Pourquoi diable ai-je mis ces citations en spoiler, citations qui n'ont rien à voir avec ce que j'ai pu dire jusque là, en intitulant ce spoiler "inspiration". J'ai pris des extraits lus ce matin, mais en fait c'est tout ce que j'ai lu hier qui m'inspire présentement. J'ai lu des échanges dans lesquels je ne suis pas intervenue (parce que je n'étais pas là), et dans lesquels j'ai vu des esprits brillants exposer de très bonne idées, dans un sens ou dans un autre, sans que jamais à aucun moment ces idées ne se rencontrent. J'aurais peut être fait pareil si j'avais été là. C'est ce qu'on appelle avoir le nez dans le guidon. Et dans ce cas, les avis extérieurs sont toujours bon à prendre pour le lever, ce nez.

De la même manière que chacun vit selon ses propres principes, sans accorder tellement d'attention à ceux des autres, dans ces fils chacun semble exposer ses idées, sans jamais accorder tellement d'attention à celles des autres. Les idées s'entrechoquent, comme des objets dans le courant d'une rivière. Rien de plus.
J'exagère, il y a des exceptions à la règle. Le post d'aqua que j'ai cité en spoiler là-haut est un brillant exemple de ce que serait un post idéal. L'auteur à parfaitement cerné les blocages des uns, et les blocages des autres, présente ces blocages objectivement, et montre comment un déblocage pourrait-être possible. Sur l'ensemble des interlocuteurs (entre 6 et 9?), seulement deux semblent avoir lu ce post. Le flots des échanges continue, et le post d'aqua est vite noyé dans le flos des posts. Il me reste 20 pages à lire. On verra ce que ça va donner, mais j'ai déjà ma petite idée.

Je fais la prédiction suivante: à la fin, les gens vont laisser tomber l'échange en disant que le schmilblick n'a pas avancé.
Je pense qu'à ce stade, j'aurais envie de leur dire:
- Si faire avancer le schmilblick, c'est démontrer que vous aviez raison, alors effectivement, le schmilblick n'a pas avancé.
- Si en revanche faire avancer le schmilblick c'est faire avancer vos (les) idées, alors la matière était là, dans ce fil. Quelque soit votre position, il y a des choses à prendre dans ce que vous interlocuteurs ont dit. La meilleure manière de le voir serait sans doute de relire ces 25 pages à tête reposée, en se gardant bien de répondre à un post alors que vous n'en êtes qu'à la moitié du fil. La réponse que vous aimeriez donner est probablement déjà quelque part dans ce fil, et rappelez vous, vous n'y revenez pas pour faire changer les autres d'avis, mais pour faire avancer le schmilblick.

A mon tour de donner de la matière pour faire avancer le schmilblick. J'en viens à l'autre citation du spoiler tout là haut, qui dit en substance que les scientifiques sont tous pourris.

J'aime la science-fiction, et en particulier les séries. Il y en a une qui s'intitule Merlin. Comme son nom l'indique, c'est une série qui s'inscrit dans le cadre de la légende arthurienne. Le fil directeur de l'histoire, c'est que la magie est interdite. Le roi, père d'Arthur, l'a faite interdire parce qu'elle à causé trop de nuisances, trop de destruction, trop de malheurs.
On croit souvent que la magie est un truc mystique, donc apparenté aux croyances. En réalité, la magie c'est les réactions dans le chaudron, les explosions et leurs écrans de fumée, les tours de passe-passe qui sont mystérieux et effrayants tant qu'on reste ignorants des "trucs" qui se cachent derrière. La magie est une parfaite métaphore de ce qu'est la science.
Le père d'Arthur à raison sur le fait que la magie utilisée à mauvais escient (la magie noire) est très dangereuse et source de destruction. Mais au fil de la série, on voit surtout que la conséquence de cette interdiction de la magie, c'est que seuls ceux qui n'ont que faire des règles (les mêmes qui pratiquent la magie noire) continuent à pratiquer la magie. Les autres, ceux qui pratiquaient la bonne magie préfèrent respecter les règles. Ils ne l'utilisent plus qu'en cas d'impératif vital (en l’occurrence, concernant Merlin, il s'agit souvent de sauver la peau d'Arthur à son insu - ce qui résulte en un grand nombre de situations cocasses où Merlin préfère se faire passer pour un maladroit et un idiot pour ne pas révéler ses pouvoirs à Arthur que de se retrouver en prison ou au piloris ce qui aurait pour conséquence la fin d'Arthur). En gros, l'interdiction n'a pas pour conséquence de protéger le monde de la magie, elle a pour conséquence de créer un déséquilibre entre magie noire, et magie blanche, au profit de la magie noire. Et la magie blanche tente de lutter tant bien que mal depuis l'ombre dans laquelle elle s'est repliée, mais elle a bien du mal en étant entravée.
Quel rapport avec la science, me direz vous. La science, comme la magie, peut être utilisée à bon ou mauvais escient. Le cas classique est celui du nucléaire qui produit l'énergie mais aussi des bombes. Toute connaissance n'est pas bonne à savoir, et un grand savoir, comme un grand pouvoir, devrait impliquer de grandes responsabilités.
Aujourd'hui, la société occidentale opère un glissement de plus en plus prononcé vers une perte de confiance envers la science. Comme le père du roi Arthur, qui confond magie et magie noire, la société confond science et mauvaise utilisation de la science. Les scientifiques sont traités de tous les noms, cloués au pilori. Ils ont le sentiment de travailler pour le bien commun, mais depuis l'ombre vers laquelle on les repousse. Comme Merlin, ils doivent encaisser les injures et porter sur leurs épaules le poids du monde, car il n'y a rien d'autre à faire. Beaucoup ne survivent pas à cette chasse aux sorcière, et changent de carrière (dans Merlin, y a plus des vrais morts). Une copine à moi est partie à l'IUFM, pour travailler auprès des enfants de maternelle. Après une licence de bio, un master en écologie-évolution, et un doctorat en conservation des espèces menacées.
Y aurait d'autres parallèles à faire avec la série, comme le fait que le jour où il est vraiment dans le désarroi (risque de perdre sa femme et le bébé en couches), le roi fait quand même appel à la magie. C'est hypocrite, mais quand on est désespéré, on est pas à ça près.

Ceux qui restent doivent faire face aux nouvelles politiques qui travaillent "par objectif". Objectif: trouver un remède contre le diabète. Les projets qui promettent de trouver le remède seront financés. Les autres, pas besoin de vous. Sauf que la recherche, c'est de l'exploration. Quand on explore, on ne peut pas dire à l'avance: "on va trouver exactement ça". On cherche un truc, on en trouve un autre. C'est comme Christophe Colomb: il cherchait un truc, il en a trouvé un autre. Parfois on trouve que des trucs inutiles (une île aride au milieu du Pacifique), et parfois on découvre quelque chose d'extraordinaire (un nouveau continent). Un super exemple dans cette vidéo (en anglais, mais c'est bien illustré):

Certains vendent leur âme au diable. Ils écrivent des projets où ils font des promesses qu'ils savent impossible à tenir. D'autres abandonnent. Moi (je n'en connais pas d'autres), j'ai une stratégie un peu dingue (que je n'expliquerais pas car on ne vend pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué...), et j'espère pouvoir un jour faire de la recherche sans avoir de comptes (financiers) à rendre à personne. Sans pression du publish ou perish (oh j'ai oublié ce détail, tiens, si tu n'es pas un scientifique prolixe, tu coules... elle est loin, très loin l'époque de Darwin qui a préféré maturer l'Origine des Espèces plusieurs dizaines d'années avant de publier. On croit que l'intelligence c'est penser vite. On oublie que l'intelligence, c'est prendre le temps de penser).

Certains penseront de ce texte que les scientifiques sont mégalomanes, que c'est seulement eux qui pensent que le monde repose sur leurs épaules, mais que ce n'est pas vrai qu'on a pas besoin d'eux autant qu'ils le disent. Je ne dis pas que les scientifiques sont l'unique clef. Par exemple, les scientifiques ne sont pas selon moi ceux qui doivent résoudre les questions éthiques et de réorganisation des valeurs auxquelles nos sociétés font face (pas seulement à cause de l'innovation scientifique, mais surtout à cause de la mondialisation). Ni les questions politiques.

Mon message, c'est que les scientifiques sont des citoyens comme les autres, avec leurs qualités et leurs défauts. Certains ont des idéaux, et ne demandent qu'à apporter leur pierre à l'édifice. Mais pour cela, il faut qu'on leur laisse une place sur le chantier...

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Re: Ancien venu... revenu

Message par Unhorriblehurlement le Sam 9 Aoû 2014 - 19:20

Héhé.

Je suis venu sur le topic pour passer un coucou, je parcours les premiers messages, j'me dis, ça va être tranquille.

Donc je scrolle.

Et là, PAF, un pavé dans ma gueule.

Bon, tant pis, je l'ai lu.

J'ai rien à répondre, désolé.

Mais sache que j'en ai apprécié la lecture, et que j'adore quand tu t'exprimes. C'est intéressant, et souvent instructif.
(D'ailleurs, si tu connais bien, j'aimerais bien que tu me/nous parles du monde la recherche, souvent méconnu)

Bref, ça fait plaisir de te revoir parmi nous !

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Re: Ancien venu... revenu

Message par ⵓⵛⵛⴻⵏ le Sam 9 Aoû 2014 - 19:27

Waka a écrit: Par exemple, les scientifiques ne sont pas selon moi ceux qui doivent résoudre les questions éthiques et de réorganisation des valeurs auxquelles nos sociétés font face (pas seulement à cause de l'innovation scientifique, mais surtout à cause de la mondialisation). Ni les questions politiques.

Mon message, c'est que les scientifiques sont des citoyens comme les autres, avec leurs qualités et leurs défauts. Certains ont des idéaux, et ne demandent qu'à apporter leur pierre à l'édifice. Mais pour cela, il faut qu'on leur laisse une place sur le chantier...


Certes pas,
mais il feraient bien d'y réfléchir à deux fois, car la pierre qu'ils apportent parfois à l'édifice pèse plus que d'autres.

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Re: Ancien venu... revenu

Message par Carla de Miltraize III le Sam 9 Aoû 2014 - 19:33

Ours a écrit:@carla

J'en profite... J'adore ton avatar ! Il me semble t'y voir.
Et il m'arrive quelque fois de passer quelques minutes à le regarder.

(pour les esprits gambergeurs.... ce n'est qu'un compliment !)

Merci Ours! Embarassed Smile




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Re: Ancien venu... revenu

Message par Waka le Dim 10 Aoû 2014 - 14:45

Merci à vous de prendre le temps de passer par là Smile.

Archivage. A toutes fins utiles, pour avoir ça sous la main.
Waka a écrit:
2469 a écrit:
Du coup, cette participation au débat sert surtout à introduire deux questions sous-jacentes :
1. Est-ce qu'il est possible d'accorder légitimité à une quelconque opinion du groupe C sans définir un esprit critique rigoureusement ?
2. Comment est votre esprit critique ? Sur quels critères vous basez vous pour accorder du crédit à une information, à une source ? Quelles sont les failles de votre système ? À partir de quel moment il n'est plus efficace ?

Je sais pas pourquoi, j'ai l'impression que tes questions sont faussement naïves (=tu connais les réponses, tu veux juste savoir si on y a nous-même réfléchi). Pour ma part, oui j'y ai réfléchi, énormément même. Comme je le dis, je sors d'une phase de relativisme intellectuel, ça implique donc forcement que je suis passée par une remise en cause du coté "absolu" de la science et de son rapport au réél.

Définition de l'esprit critique: Esprit qui vérifie la logique d'un argument si c'est un argument logique, et les sources d'un argument si c'est un argument factuel, et qui s'efforce de confronter l'ensemble des arguments logiques et factuels qui sont disponibles avant de se faire une opinion (ie choisir quelle hypothèse correspond à "la vérité").

Sur quels critères vous basez vous pour accorder du crédit à une information, à une source ?
Première chose, l'information doit avoir passé le filtre de la méthode scientifique. En ce qui concerne ce qu'est la méthode scientifique, tout cela est abordé en long, large, et travers par la littérature de la philosophie des sciences. Perso, j'ai tout lu, j'ai confronté, j'ai trié l'ivraie du grain. Et ca m'a pris genre 3 ans, donc je vais avoir du mal à résumer ça ici.
Ensuite, lorsque je trouve une information dite scientifique quelque part; je vérifie les motivations de la source, je regarde si la logique des arguments est cohérente, s'il n'y a pas de biais cognitif, et si la source est adepte des argument fallacieux (si c'est le cas, c'est pas bon).
Ensuite, je recoupe l'information en multipliant les sources (merci internet), c'est ce qu'on appelle le fact checking, ce qui me permet de confronter les informations contradictoire et de repérer des falsifications ou decontextualisations de l'information.
Enfin, lorsque c'est possible, je remonte à la source d'origine (typiquement, si je vois une information dite "scientifique" mais surtout "vulgarisée" dans un média, je m'en vais chercher l'article peer-reviewed publié par les scientifiques qui ont fait la recherche, ce que je peux faire grâce aux codes d'accès et ma compréhension de l'anglais, ce que malheureusement tout le monde n'a pas)

Quelles sont les failles de votre système ? À partir de quel moment il n'est plus efficace ?
Les failles c'est des scientifiques véreux truquent les données pour booster leur carrière (mais heureusement ça fini par se savoir et les articles sont alors retirés), quand des journaux scientifiques ne font pas leur boulot correctement pour que la méthodologie de ce qui est publié tienne la route (peer review, mais heureusement ça fini par se savoir et les journaux sont alors décotés). Enfin quand on est pas soi-même spécialiste d'un domaine, on est obligé de "faire confiance" aux spécialistes de ce domaine (ce qu'on peut faire aisément sachant qu'ils ont la même méthologie qu'on a soi-même). Il faut retenir une chose en science: ce qui fait la solidité d'une théorie / hypothèse, c'est l'accumulation des preuves. Ainsi, 1 étude isolée qui met l'hypothèse a mal ne sera prise en compte que si d'autres études similaires (faites par d'autres gens, en concurrence sur la thématique) viennent ensuite confirmer ses résultats (répétabilité). C'est ça qui fait la solidité de l'argument scientifique, le fait qu'il soit constamment mis à l'épreuve par la méthodologie scientifique elle-même.

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Re: Ancien venu... revenu

Message par Waka le Mar 12 Aoû 2014 - 2:17

Pensées qui me viennent en vous lisant...

Il ne sert à rien d'être un architecte de génie, si en se disputant avec le chef de chantier, on met le feu à l'édifice.

Spoiler:

Il ne sert à rien d'avoir des idées brillantes, si en se disputant avec son interlocuteur, on le rend imperméable aux propos que l'on peut tenir.

Dire qu'on à fait tel choix parce qu'on a peur serait un argument tout à fait recevable. Mais paradoxalement, ça demande aussi du courage de juste dire qu'on a peur. Beaucoup vont tenter de pseudo-rationaliser leur peur à la place.

Spoiler:

On peut aussi prendre position pour des raisons en partie émotionnelles (donc pas forcément rationnelles), et admettre que cette prise de position est émotionnelle.

Par exemple, personne n'a à me forcer à faire du saut à l’élastique. Si je dis que mon choix est de ne pas sauter parce que j'ai peur, mon argument est recevable (bien qu'irrationnel, vu que j'ai pas tellement plus de chances de mourir qu'en additionnant tous les risques que je prend au quotidien en sortant de chez moi).
Mais paradoxalement, ça demande aussi du courage de juste dire qu'on a peur. Beaucoup vont tenter de pseudo-rationaliser leur peur à la place.

Après il y a aussi des cas où rationnel et émotionnel vont de pair: ne pas sauter par la fenêtre.
Et des cas rationnels pas émotionnels: peut être dangereux...voir la SF et les sociétés robotisées. Mince c'était quelle série déjà.....  je retrouverais.


Dernière édition par Waka le Mer 13 Aoû 2014 - 11:20, édité 1 fois

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Re: Ancien venu... revenu

Message par Waka le Mar 12 Aoû 2014 - 15:22

ⵓⵛⵛⴻⵏ a écrit:
Waka a écrit: Par exemple, les scientifiques ne sont pas selon moi ceux qui doivent résoudre les questions éthiques et de réorganisation des valeurs auxquelles nos sociétés font face (pas seulement à cause de l'innovation scientifique, mais surtout à cause de la mondialisation). Ni les questions politiques.

Mon message, c'est que les scientifiques sont des citoyens comme les autres, avec leurs qualités et leurs défauts. Certains ont des idéaux, et ne demandent qu'à apporter leur pierre à l'édifice. Mais pour cela, il faut qu'on leur laisse une place sur le chantier...


Certes pas,
mais il feraient bien d'y réfléchir à deux fois, car la pierre qu'ils apportent parfois à l'édifice pèse plus que d'autres.

C'est donc toi, le fameux U C C E N.
Oui.
Waka à écrit:

Toute connaissance n'est pas bonne à savoir, et un grand savoir, comme un grand pouvoir, devrait impliquer de grandes responsabilités.

J'ai lu les posts postés avec le pseudo ⵓⵛⵛⴻⵏ. C'est pratique, ils sont tous courts.
Je suis anti-anarchisme, pro-régulation des libertés assumée (j'ai d'ailleurs carrément créé deux salons dont j'ai été portier un moment, et aussi été modo, c'est dire), et j'ai fait des études. Pas les grandes écoles d'élites qui mettent des étoiles dans les yeux de certains parents, mais un truc où y a plein d'égos surdimensionnés quand même.
Je sais pas trop si on pourra s'entendre...

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Re: Ancien venu... revenu

Message par Invité le Mer 13 Aoû 2014 - 10:34

Coucou Waka Smile

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Re: Ancien venu... revenu

Message par Ardel le Mer 13 Aoû 2014 - 11:12

Hey, Waka.

Juste pour dire, comme beaucoup, que je suis heureux de ton retour (des plus prolifiques, qui plus est). Merci de tes interventions pertinentes, merci aussi du pavé ci-dessus, ça rejoint beaucoup de questionnements qu'on a pu avoir avec des amis chers.

A plus !

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Re: Ancien venu... revenu

Message par Waka le Mer 13 Aoû 2014 - 11:31

cat 


Sauvé des eaux... je suis allé repêcher quelques autres pavés lancés dans la mare de mon ancien fil (cherchez pas, il est à la corbeille).

Mes jeunes années - 18 Avr 2012:

L’un de mes premiers souvenirs date de la maternelle. La première expérience de mon « décalage». Je jouais avec mes petites voitures sur le bord du parterre de fleurs. Un garçon, Maxence, est venu me parler. Il trouvait mon tracteur rouge chouette. Il m’a proposé d’échanger mon tracteur rouge contre sa voiture de sport jusqu’à noël. J’étais un peu surprise, mais je n’y voyais pas d’inconvénient. J’ai donc accepté. J’ai ramené la voiture de sport à la maison, et je l’ai mise dans les étagères de la cuisine, mais bien en hauteur, pour pas que ma petite sœur puisse y toucher. Même moi, je n’y toucherais pas. Il ne fallait pas l’abîmer. J’ai donné des recommandations : on ne touche pas à cette voiture, que l’on m’a « prêtée ». La voiture est donc restée sur ces étagères un nombre indéterminé de semaine. Et la veille des vacances de Noël, je l’ai rapportée à l’école. Maxence a donc repris sa voiture, mais il avait oublié mon tracteur. Il me le ramènerait à la rentrée. Je n’ai jamais revu mon tracteur.

Je n’ai aucun souvenir de ce que l’on faisait en classe en maternelle. Je me souviens d’encore une scène en grande section, mais dans la cours d’école aussi. Un gars était tombé sur le bac à sable et les pompiers avaient débarqué. Je crois que j’étais dég car mon père était ambulancier, et ce n’était même pas lui qu’on avait appelé. Je n’ai donc jamais vu mon père dans le feu de l’action en pleine urgence.

Lorsque j’avais 6 ans, ma mère a eu un grave accident de voiture. Elle a été à l’hôpital pour au moins 3 mois, puis alitée à la maison et aphone (a cause de l’intubation) encore un certain temps, globalement faible pendant une bonne année, puis elle s’en est remise progressivement d’année en année. Pendant un an, on a été élevée ma petite sœur et moi par des aides maternelles et mes grandes sœurs. Étonnamment, je ne me souviens de rien, à part du fait que ce n’est pas ma mère qui est venue nous chercher à l’école le jour de son accident.

Mes souvenirs suivants datent du primaire (oui chez moi c’est masculin le primaire). A cette époque, je ne veux pas grandir. Je trouve les adultes stupides. Les enfants, je ne sais pas s’ils sont stupides, mais au moins, il est possible de jouer avec eux. En CP, je me souviens des séances de lecture par groupes de huit dans la salle « informatique» (des PC DOS archaïques) a coté de la salle de classe. J’ai appris à lire vite, parait-il. Mais je n’ai jamais su ce que « vite » signifiait, donc je ne peux pas vous dire en combien de temps j’ai réellement appris à lire. J’avais tellement envie de lire à voix haute. Et les autres lisaient tellement lentement, ca durait une éternité. Et quand c’était mon tour, c’était tellement court. Et tellement imparfait. J’aurais voulu lire plus que ce petit paragraphe, avoir le temps de me mettre dedans. Avec toute cette impatience accumulée, il me fallait plus d’un paragraphe pour que ce soit joli. C’est en CP que mon instit Mme Blondin a commencé à se plaindre de moi. Le problème, c’étaient mes « difficultés». Je le sais, parce qu’un jour ma mère m’a dit que Mme Blondin avait présenté ses excuses : elle « comprenait » maintenant que sa fille à elle avait « aussi des difficulté». Sa fille avait même redoublé une classe. Je me souviens d’une fois où j’ai quitté la salle de classe pour aller voir la psychologue scolaire. On n’était que 2 ou 3 à lui avoir rendu visite, et je ne savais pas trop pourquoi j’étais dans le lot. Dans la cours d’école, les garçons me courent après. Mais au sens propre. Le jeu favori est de m’attraper. Mais je suis rapide, je leur échappe facilement. Et ceux qui arrivent à approcher trop près se fond mordre. Je ne sais pas ce qu’ils auraient fait s’ils m’avaient attrapée. Probablement immobilisée, puis lâchée. Parfois on joue au loup. Loup perché, en général. Tous ensemble, sans vraiment de distinction vis-à-vis de qui est copain avec qui. En dehors de ca, je jouais pas mal aux billes. Je ne crois pas que mes parents m’en aient acheté un jour. Ca n’aurait pas été marrant. Nan, je les avais toutes gagnées. Quand on n’en avait pas, on demandait à ce qu’on nous en prête une. La personne en face te prêtait sa bille la plus moche. Et tu gagnais la bille moche si tu gagnais la partie. A la fin du primaire, j’en avais une sacrée quantité. Et des belles.
En CE1, je suis tombée dans la classe de Mme Thomason. Mes grandes sœurs ont rigolé: Mme Thomason ! C’est une femme de la campagne, elle vient à l’école avec ses bottes !! (en caoutchouc, bien sur). Et puis elle te lance ses craies. Elle est très autoritaire. Ah ? Bon. Mme Thomason, elle était sympa en fait, globalement. C’est vrai qu’elle lançait ses craies quand on ne suivait pas. Il se trouve que je ne suivais jamais. J’ai parlé de mes souvenirs de lecture, mais à part celui-ci je n’ai aucun autre souvenir du temps passé à travailler en classe en primaire. J’avais des notes médiocres (voir mauvaises ?), mais je m’en fichais. J’avais la flemme de faire mes devoirs, à la maison. J’avais bien mieux à faire. Mme Thomason, je me souviens d’une fois où on a fait cours de gym dehors. Elle m’a fait faire le poirier. Elle m’a dit : c’est mou, regarde, quand je te secoue, ca bouge. Raidis-toi, un peu. Elle avait raison. On avait aussi mis en place un potager cette année là, à coté de la classe. J’ai bien aimé mon CE1. Bon, apparemment, par contre, Mme Thomason n’était pas trop contente de mon travail. Elle reprochait à ma mère mes mauvaises notes. Lui disait qu’il fallait que je me réveille. Que j’étais dans la lune. Ma mère ne savait pas trop quoi dire. Un ami à moi, un vieil homme qui était notre voisin et était un peu mon 3e grand père (je reproduisait ses dessins d’oiseaux) était décédé cette année là. Il avait arrêté ses médocs pour se laisser mourir, et je lui en voulais pour ca. Bref, ma mère a donné ca comme excuse, mais Mme Thomason a dit « je veux bien mais au bout d’un moment il va falloir qu’elle s’en remette».

En CE2, je ne me souviens plus de qui était mon prof. Une homme, mais qui, je ne sais plus. Je crois que c’est cette année là que j’ai passé les tests de QI. Une amie de ma mère, orthophoniste, m’avait vu en consultation et lui avait dit que d’après elle il n’y avait pas de problème, mais que les tests « seraient le seul moyen d’avoir la paix avec les instituteurs». Le pédopsychiatre aurait fait une lettre en disant que « je me réveillerais le jour où je l’aurais décidé ». Je ne sais pas si ma mère a eu la paix. A l’école, il y avait un grand aquarium dans le préau. Je passais pas mal de temps devant, à regarder les arcs en ciel dedans. Dans ce même préau, on avait des séances de danse Folklorique. Le choix du partenaire de danse était toujours un moment intimidant. « Tu danses avec moi ? – Oh oui d’accord / sourire intimidé». Garde à celui ou celle qui ne trouvait pas de partenaire. Il dansait avec l’instit. Une fois, pour une danse, il fallait faire la queue. J’avais une bonne place, et les filles de la bande des chieuses étaient à l’arrière. Alors Sandra, mon « arrière cousine» (il faut savoir qu’il est des régions où on est tous arrières cousins à divers degrés. Mais Sandra, nos grand pères étaient cousins germains). Bref. Sandra m’à dit avec son sourire de barbie (elle était blonde et portait un survet rose) : « Moi je suis ton arrière cousine, tu vas bien me laisser passer ?». Naïve que j’étais, je l’ai laissée passer devant moi, et évidemment, elle a ensuite fait passer toutes ses copines devant elle. Une vraie peste. A cette époque, toutes les filles étaient à fond sur le dessin, aussi. On dessinait en chaîne, et les dessins dont on était fiers pouvaient être accrochés sur le mur du préau. C’était un peu comme un musée, on venait admirer les dessins des autres filles : « ah oui ? C’est toi qui as dessiné Arielle la sirène ? Et tu dis que tu n’as pas décalqué ? Waouh qu’est ce que tu dessines bien». C’était un peu la compétition, quand même.

En CM1 et CM2, il y a plus de souvenirs. Mais du coup, j’en perds un peu la chronologie. Il y a mes deux copines, Marion C. et Marion L. Les jumeaux, qui sont des petits nouveaux. Des vrais jumeaux, et comme j’étais aussi leur meilleur copine j’ai été assez longtemps la seule à les différencier. J’étais amoureuse des deux. Mais j’ai fini par choisir Christophe. On est « sortis ensemble» . Marion est sortie avec Nicolas. Dans les amis sympa il y avait aussi Chloé. Elle habitait pas loin de chez moi. Un soir, elle était passée à la maison, alors que j’étais déjà en pyjama. Et quand ma mère m’a demandé de la raccompagner, je n’ai pas compris que c’était jusqu’à la porte. J’ai trouvé ca bizarre, mais je l’ai raccompagné jusque chez elle en pyjama. Il y avait quand même 150m. Un peu la honte, quoi. Sinon, dans la cours d’école, je jouait au foot la plupart du temps. Pas de problème pour réussir à jouer, c’est moi qui apportais le ballon (les ballons prêtés par l’école étaient des ballons en mousse tous pourris). En classe, les souvenirs c’est les claques, ou plutôt les coups à l’arrière de la tête, par les instits. En CM1 comme en CM2, je suis tombée sur des hommes, autoritaires, comme instits. En CM2, j’avais le directeur, même. J’étais assise au premier rang, a coté de Yann, le turbulent. Et quand l’instit avait le dos tourné, c’était Yann qui me tapait la tête, par imitation. Mais je ne pleurais pas. J’en étais fière, de réussir à ne pas pleurer. En CM1, il y a cette fois où l’instit avait rapporté une pelote de déjection de chouette. Il fallait un volontaire pour la disséquer, et mettre bien au propre toutes les petits os de souris pour en reconstituer le squelette. Trop cool quoi. Mais bon, c’est Sébastien, le premier de la classe, qui a eu le droit de le faire. Pendant ce temps, nous, on s’était remis dans le cours. En CM2, il y a cette fois où Marion C. s’est fait punir parce qu’elle « écrivait des mots au lieu de suivre». En fait, elle prenait des notes. Il y a aussi cette fois où l’instit nous a remis le devoir sur les fractions. J’ai 10/10, un gros miracle. Pour vous dire à quel point, je me souviens de la manière dont j’ai levé la main, gorge nouée, incrédule, pour demander combien il y avait de dix. Et je me souviens si bien de cet air incroyablement satisfait de l’instit, répondant : « il n’y en à qu’un». Mais je me souviens aussi trop bien de la huée qui à suivit, tout les autres élèves protestant : « hein ? Monsieur, nan mais c’est pas possible, c’est Aurélie enfin ! ». Et Marion au milieu, tentant de les calmer, « Mais si, c’est possible, si, si, c’est possible». Et moi, bouche bée.

Globalement, j’ai un souvenir par trop mauvais du primaire. J’avais quelques amis, même si je n’étais pas dans les « gens cools» de l’école. On se moquait souvent de moi, mais on ne me rejetait pas. Je n’étais pas la cible principale, en tous cas. Enfin je ne sais pas si c’est ce que pensais ma mère, car une fois le primaire terminé, elle m’a inscrite au collège privé, pour « me permettre de repartir de zéro et ne plus avoir à fréquenter tous ces autres élèves qui avaient une si piteuse idée de moi». J’étais dans la lune, à l’ouest, naïve (donc je ne voyais pas l’agression alors qu’elle était évidente pour d’autres). Je crois que ca m’a en grande partie protégée des autres. J’avais des mauvais résultats scolaire, mes carnets de notes étaient couverts de «peut mieux faire », mais vous l’aurez compris c’était plus que secondaire dans ma vie d’enfant.

Arrive le collège, donc. Le premier jour, j’ai la cote. Toutes les filles veulent s’asseoir à coté de moi. Je suis surprise par cette euphorie qui m’est étrangère. Je ne la partage pas. Je reste tranquille, je les laisse s’asseoir où elles veulent. Mais j’ai des difficultés avec les prénoms. Au bout de deux semaines, ca commence à agacer. Les gens prennent de plus en plus de distance vis-a-vis de moi. Dans la cours, la transition fait qu’on ne me voit plus tellement comme une joueuse de foot. Difficile de s’imposer, la plupart des joueurs sont costauds, plus grands. Aucune fille ne joue. Je ne tente même pas de m’y faire ma place. Petit à petit, je me retrouve donc à passer les pauses seule à attendre, assise sur un muret. Les autres se moquent de moi. Ils ne se moquent pas que de moi, mais bon les autres « moqués» sont vraiment à la masse, pas de quoi me faire des amis. Je suis seule, vraiment. Je me souviens d’une pause où j’étais assise dans la classe, fixant le mur. Un gars gentil, Eric, m’a demandé : « ca va ?». J’ai éclaté en sanglot. Non, ca n’allait pas. Je souffrais des moqueries, de mon isolement. Mes voisins de classe ne me supportaient plus car je copiais sans cesse sur eux en cours. Au bout de 2 ou 3 mois, j’ai fini par retourner voir l’ophtalmo (j’ai toujours porté des lunettes mais juste pour l’astigmatisme qui ne gène pas la vue, et ne fait que fatiguer). Il s’est avéré que je ne voyais pas les grosses lettres en bas du panneau. Je suis donc passé de non myope à extrêmement myope en une seule séance d’ophtalmo. Il est très probable que j’étais myope depuis plusieurs années, mais personne ne s’en était rendu compte, on se contentait de se moquer de moi quand je me tapais ici ou là…ça explique peut être en partie mes résultats scolaires déplorables et aussi une partie de mes difficultés sociales (j’ai fait un an d’équitation, et au bout de cette année j’étais toujours surprise lorsque que les filles m’appelaient par mon prénom, vu que moi je n’arrivais ni à les distinguer les unes des autres, ni à me souvenir de leurs prénoms….). En tous ca, je me suis retrouvée avec de nouvelles et affreuses lunettes vertes qui n’ont fait qu’empirer les moqueries.
En 5e, pareil. Des jeunes nouvelles de 6e sont bien venues me chercher pour m’intégrer en début d’année. Mais elles « tripaient » sur des trucs qui ne me faisaient pas tripper. J’étais avec elles, mais sans participer, je ne faisais que les observer. L’une d’elles était cousine avec une fille de ma classe. Un jour elle me demande pourquoi sa cousine la mise en garde contre moi. La cousine lui a dit que j’étais bizarre, et qu’elle finirait par s’en rendre compte. En effet, ces deux filles de 6e pourtant gentilles finissent elles aussi par se distancier de moi. En classe, c’est pas la joie. Mes notes sont toujours aussi mauvaises. En cours de technologie – dactylographie, la nouvelle poupée barbie qui s’appelle Mélisandre rebaptise le poème « Le cancre» en « Aurélie» en mon honneur. Trop sympa. J’ai eu quelques colles et j’ai frollé l’avertissement. Je l’ai évité de justesse grâce à une crise de larme qui traduisait toute mon angoisse face à ces punitions qui avaient une valeur démesurée de mes yeux de petite collégienne ignorant tout du monde.

Socialement, ca a continué comme ca tout le collège. Je passais pas mal de temps à lire au CDI, lorsqu’il était ouvert. Je n’avais plus le droit de lire en étude, les pionnes me surveillaient, pour que je « me mette au travail». Scolairement, quelque chose s’est passé en 4e. Un gros déclic. Ca va vous paraître débile, mais en quatrième, les notes commençaient à compter pour le brevet des collèges. Et du coup, le jour où je suis revenue avec mon 1/20 en dictée, j’ai pleuré. Ma mère, un peu déstabilisé, m’a dit : « mais je ne comprend pas, tu as toujours eu zéro en dictée, voir des notes négatives, et tu n’as jamais pleuré ! Bon je ne sais pas quoi te dire. Il y a un Bled dans la bibliothèque. Tu peux le lire, peut être que ca pourra t’aider». Me voilà donc partie lire le Bled niveau CE2. Dictée suivante, 19/20. Ah. Miracle de ma vie. Il suffit donc de travailler pour avoir de bonnes notes ? Ok. On se met à travailler. Je me met à travailler dans toutes les matières tout à coup, ce que je n’avais jamais fait. Ma prof de français me dira 5 ans plus tard que ce qui l’a frappé, c’est ma capacité à faire abstraction du bordel de mes camarades. Je me suis soudain mise à écouter en cours, et la terre aurait pu s’écrouler autour de moi que ça n’y aurait rien changé. Rapidement, je double ma moyenne dans les matières où je suis le plus nulle (genre je passe de 5 à 10.5 en anglais, youpi). Bon, j’ai quand même de grosses lacunes à rattraper, et jusqu’en terminale, même si j’ai de vrais bonnes notes de temps en temps dans les matières qui me plaisent le plus, mes résultats sont très irréguliers. Je n’ai aucune méthode, les bases ne sont pas solides. Je dois tout rattraper en même temps. Je remonte donc progressivement de la 4e à la terminale. Je fais une bonne année de terminale. Mes notes sont mauvaises au premier trimestre, mais s’améliorent an cours d’année. En fin d’année, mes notes en bac blanc sont suffisantes pour que je sois a peu près sure d’avoir une mention Bien. Je rêve en secret d’une mention TB. J’espère que le bac sera le moyen de clouer le bec à tous ces crétins qui me font chier depuis la 6e.J’ai une grosse pression, j’ai tendance à perdre mes moyens à cause du stress. Au bac, je foire les maths le jour J, 7/20. Mention AB. Trop dégoûtée, je n’ai même pas fêté l’obtention.

J’ai quand même fini par réussir à me prouver à moi-même (faute de le prouver aux autres) que non je ne suis pas débile. A la fac, plus de pression, place belle au décalage, et à l’indépendance. J’ai alors compris qu’il me suffit d’un lieu où je peux travailler à mon rythme et dans lequel mes qualités sont reconnues pour tout déchirer…

Le Monde est malade - 27 Avr 2012:

J’ai pris une douche froide hier, en écoutant le discours d’un Sarkozy de droite qui s’assume de plus en plus à droite. Un discours de récupération, qui n’hésite pas à reprendre les thèmes Le Peniste qui font du FN ce qu’on lui reproche : un partit anti-étranger et totalitaire. L’immigration et la sécurité ont été les seuls refrains de ce discours. Pas un mot à propos d’économie. Pas un mot à propos d’écologie. Un discours clientéliste à souhait, et le public acquis scandant « ouaiiis» puis « On va gagner ! On va gagner». J’avais envie de me taper la tête contre les murs.

A qui la faute ? Une gauche anti-riches et anti-patronat. Une droite anti-étranger. On se bat à coups de « révélations» et de « vérités qui fâchent». Il faut des boucs émissaires à tous ces grands partis en manque d’inspiration. Car en France, si on n’est pas dans l’opposition et l’affrontement, mais dans le dialogue, on est traité de « mou». La France et son âme révolutionnaire. J’ai lu quelque part que chaque génération rêve de son mai 68. C’est tellement vrai. Peu importe les idées, au fond. Le but est d’avoir fait sa révolution. De s’opposer.

C’est tellement hilarant. Hilarant couleur jaune. On reproche à la gauche d’être « bien-pensante». Ce n’est plus la mode d’avoir une morale. Il faut « comprendre» ces gens qui « triment» et pour qui « la vie est dure», donc excuser leur intolérance, le fait de voter « pour leur poire» plutôt que « pour le bien commun». Le libéralisme, l’individualisme, même combat.

Mais en réalité, pourquoi ces gens en sont-ils là ? D’où vient-il, le mal être ? Vient-il vraiment de « l’autre», de la présence de l’étranger ? Allons.
Le mal être ne vient t’il pas plutôt d’une société où la tout le monde court tellement après le bien et la consommation que chacun compte ses petits deniers ? Et oui, elles sont tellement attrayantes, toutes ces choses qui brillent dans les vitrines. Il le faut bien, pour stimuler la croissance. Il faut que ces gens pauvres dépensent, sans quoi l’économie ne tourne pas. Alors d’un coté on les pousse à consommer, et d’un autre on exprime « toute la compréhension» qui s’impose face « à la vie qui est dure».
Le mal être ne vient-il pas plutôt du fait que chacun a tellement peur de « l’autre » qu’il ne dit plus bonjour, ne rend plus service, s’accroche à son sac. Chacun se sent seul. Tout ça parce qu’on a peur les uns des autres. Et bien sur, c’est « leur faute». Sarkozy a dit : « comment est-il possible que l’on soit le seul pays à s’autocritiquer à ce point, à ne pas être fier de ce que l’on est». Je répond : parce que nous sommes perfectionnistes, monsieur Sarkozy. Nous nous remettons sans cesse en cause car tout est perfectible. Comment croyez vous que ce pays en soit arrivé là ? Mais pas d’autocritique, avec un Sarkozy. Il reprend une erreur de Marianne pour un discours d’importance sans vérifier que les propos sont justes, et quand les propos sont démentis, il demande à Marianne de s’excuser. C’est toujours la faute des autres.
C’est la faute des autres, et c’est comme ça qu’on en arrive à une situation où les étrangers sont responsables de tous nos maux. Où ils prennent la place centrale d’un discours de second tour de scrutin présidentiel.
Un discours qui prétend être humaniste, emprunt de compréhension envers « l’autre». Caresser pour mieux poignarder.

La violence génère la violence, monsieur Sarkozy. Regardez vos relations au quotidien. Un conflit? Deux possibilités, soit vous faîtes respecter votre honneur et punissez, soit vous appliquez la présomption d’innocence et ouvrez le dialogue pour vous expliquer. Si vous vous expliquez, en général, il apparaît que le conflit est né d’une incompréhension, et le dialogue résout facilement les incompréhensions. Ou alors, la personne a réellement « abusé», mais votre comportement ouvert génère du respect en votre faveur, et elle se reprend. Si vous la punissez, elle ne cherchera qu’à se venger. Et le cercle vicieux de la violence sera entamé.
En société c’est pareil en pire. Car les uns s’identifient aux autres. En étant violent vis-à-vis de ceux qui « le méritent», vous stigmatisez. Ceux qui s’identifient aux « punis» croient devoir les défendre. Ils croient que c’est à eux que l’on fait les reproches. Alors ils rasent les murs, honteux de ce qu’ils n’ont pas fait. Puis on leur reproche de « ne pas se mélanger». Les plus violent d’entre eux croiront devoir se venger. Ils provoqueront. Les moins malins s’affirmeront dans leur « identité», car dans le rapport de force, mieux vaut que « l’autre camp» voie qu’ « on est nombreux». Aujourd’hui j’ai vu 3 gamines en bruka. L’une d’elles portait un manteau rose fushia par-dessus sa tenue. Décalé. En descendant dans le metro, je les ai vues s’entre aider parce que leurs tenues étaient mal mises. On voyait qu’elles n’avaient pas l’habitude, et étaient plus empêtrées dedans qu’autre chose. Alors pourquoi ? Pourquoi ces tenues ? C’est vous qu’elles provoquent monsieur Sarkozy. Vous et le cinquième des français qui ont voté FN. Ce sont des gamines, et de la même manière que nos parents s’amusaient à choquer les petits vieux en s’embrassant dans la rue en 68, elles s’amusent à porter des burka pour choquer les xénophobes. Chaque génération sa « révolution».

Notre pays est malade. Il se divise. Et c’est votre faute.

Photos d'Afrique:










-- Corniche Dakaroise (lieu privilégié des sportifs) --







-- Port de Dakar --



-- Casamance --









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Dernière édition par Waka le Mar 19 Aoû 2014 - 11:42, édité 1 fois (Raison : Ajout photos.)

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Re: Ancien venu... revenu

Message par Zwischending le Sam 16 Aoû 2014 - 4:37

Je. Euh. Bonjour / bonsoir !
Je lis, je trouve ça très très très pertinent - intéressant - grandement réfléchi. Deux petites phrases ont particulièrement brillé à mes yeux - certes un peu fatigués à cette heure-ci... - :

Waka - Merlin(e) a écrit:On croit que l'intelligence c'est penser vite. On oublie que l'intelligence, c'est prendre le temps de penser

Foi de littéraire passionnée de biologie, c'est une belle formulation et vérité que voici ! Merci pour ces partages Smile

(j'avais fait mon T.P.E au lycée, section L, sur l'adaptation par les studios Disney du roman de T.H White, ''The sword in the stone''. C'est dire si lire ce que tu exposes me ''parle'' Very Happy )

bon retour donc : )

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Re: Ancien venu... revenu

Message par ♥ Castorette ♥ le Dim 17 Aoû 2014 - 1:59


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Re: Ancien venu... revenu

Message par Waka le Mar 19 Aoû 2014 - 13:44

@#z# Merci Smile. As-tu lu l'Enchanteur de Barjavel? Un chef-d'oeuvre. C'est avec ce livre que je suis "tombée amoureuse" de Merlin (même si le vieil homme sage à toujours été mon perso de SF préféré)

@Castor.
Assez private joke:

Désolée, je n'ai pas ton talent pour retoucher les photos. J'espère que l'intention suffira Wink.


J'en profite pour signaler que j'ai récupéré les photos qui étaient dans mon ancien fil, elles sont dans le spoiler intitulé "Photos d'Afrique", un peu plus haut.


Dernière édition par Waka le Mar 19 Aoû 2014 - 13:52, édité 1 fois

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Re: Ancien venu... revenu

Message par Invité le Mar 19 Aoû 2014 - 13:46

Waka tu es au Sénégal en ce moment ?

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Re: Ancien venu... revenu

Message par ♥ Castorette ♥ le Mar 19 Aoû 2014 - 13:50

Very Happy

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Re: Ancien venu... revenu

Message par Zwischending le Mer 20 Aoû 2014 - 15:12

Waka a écrit:@#z# Merci Smile. As-tu lu l'Enchanteur de Barjavel? Un chef-d'oeuvre. C'est avec ce livre que je suis "tombée amoureuse" de Merlin (même si le vieil homme sage à toujours été mon perso de SF préféré)

@Castor.
Assez private joke:

Désolée, je n'ai pas ton talent pour retoucher les photos. J'espère que l'intention suffira Wink.


J'en profite pour signaler que j'ai récupéré les photos qui étaient dans mon ancien fil, elles sont dans le spoiler intitulé "Photos d'Afrique", un peu plus haut.

Splendides, ces photos :-) Et, non, je n'ai pas encore lu l'Enchanteur... il figure en bonne place dans la bibliothèque d'une de mes tantes ('massilienne' d'adoption) mais le temps, le temps... et le poids des livres ! un de ces quatre je prendrai le temps de l'emprunter, et de le savourer.

et  salut rabbit castor !

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Re: Ancien venu... revenu

Message par Patate le Mer 22 Oct 2014 - 16:35

Patate a écrit: Edité, les MP n'ont pas à être cités en public
Et oui le féminisme ne doit avoir qu'un seul visage sur ZC : celui de la hargne et du ressenti...

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Re: Ancien venu... revenu

Message par Waka le Jeu 23 Oct 2014 - 16:27

Il est devenu mainstream de refuser le mainstream.

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Re: Ancien venu... revenu

Message par Waka le Jeu 6 Nov 2014 - 17:57

La plupart des gens vivent leur petite vie tranquilles, ils se disent que le monde ne tournent pas vraiment rond, et s'en plaignent. Jusque là, je me disais qu'ils n'ont qu'à se bouger pour le changer, au lieu de se plaindre. Qu'ils sont eux même une partie du problème, par leur incapacité à renoncer à ce qu'ils ont ou a sortir de leur fainéantise pour d'avantage de justice, de partage, de durabilité.

Mais ce qu'ils ont, ce n'est pourtant que des miettes. Peut-on demander aux esclaves de renoncer aux miettes. Aujourd'hui, je me demande presque s'ils n'ont pas raison de profiter des miettes qu'il y a à prendre. Si on fonce dans le mur et qu'on se crash, au moins ils auront profité des derniers moments dont il était possible de profiter.

Tandis que moi, je n'aurais fait que les empêcher de profiter de ces miettes, en les ramenant sans cesse à cette réalité... et je n'aurais rien gagné, à me battre contre des moulins.

Je travaille dur pour devenir. Pour que mes idées soient des actes. Je saisi chaque opportunité pour apprendre. Pour être compétente donc légitime dans mes actions.

Mais j'en ai marre. J'ai envie de tout lâcher. De ne plus travailler. J'ai envie de bricoler des nichoirs pour les oiseaux, de la déco pour la chambre de ma fille. J'ai envie de jardiner. J'ai envie de reprendre sérieusement le sport, pas juste de faire 3 brasses chaque fois qu'un meeting m'amène dans un hotel étoilé. J'ai envie d'aller au cinéma de temps en temps, de finalement enfin voir un concert. J'ai envie d'aller prendre un verre à l'occasion. De rencontrer des gens là où je vis. De réussir à les voir plus qu'une fois tous les six mois, alors qu'ils vivent dans le quartier voisin. J'ai envie de partir en weeks-ends. J'ai envie de partir en vacances. J'ai envie de voir mes enfants grandir. De les élever moi-même.

J'ai envie de juste vivre ma vie.

Mais bon, peut être que je suis juste fatiguée aujourd'hui.
On verra bien demain...

Waka
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