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Les petits nawaks for me

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Re: Les petits nawaks for me

Message par Invité le Dim 4 Oct 2015 - 11:32

Il croyait à l'éternité des choses éternelles, à leur noblesse inaltérable, inscrite au fronton d'un ciel haut et pur. Et il cessa d'y croire. Son professeur d'éthique était un jeune normalien extraordinairement prolixe et sympathique qui traitait les textes avec une désinvolture brillante jusqu'à la nausée, assénant à ses étudiants des considérations définitives sur le mal absolu que n'aurait pas désavouées un curé de campagne, même s'il les agrémentait d'un nombre considérable de références et citations qui ne parvenaient pas à combler leur vide conceptuel ni à dissimuler leur absolue trivialité. Et toute cette débauche de moralisme était de surcroît au service d'une ambition parfaitement cynique, il était absolument manifeste que l'Université n'était pour lui qu'une étape nécessaire mais insignifiante sur un chemin qui devait le mener vers la consécration des plateaux de télévision où il avilirait publiquement, en compagnie de ses semblables, le nom de la philosophie, sous l'œil attendri de journalistes incultes et ravis, car le journalisme et le commerce tenaient maintenant lieu de pensée, Libero ne pouvait plus en douter, et il était comme un homme qui vient juste de faire fortune, après des efforts inouïs, dans une monnaie qui n'a plus cours.

Jérôme Ferrari, Le Sermon sur la chute de Rome

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Re: Les petits nawaks for me

Message par Invité le Lun 5 Oct 2015 - 21:00

Quant tout devient si lourd, la pesanteur finit-elle par s'inverser ?


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Re: Les petits nawaks for me

Message par tildetildetilde le Mar 6 Oct 2015 - 9:50

inkakurrpa a écrit:Quant tout devient si lourd, la pesanteur finit-elle par s'inverser ?

Je crains que cette inversion ne soit pas naturelle et qu'il faille défier les lois de la physique.
Il m'arrive de penser que face à tant de pesanteur, apprendre la légèreté pourrait être un défi intéressant à relever. Et j'irai plus loin en ce qui me concerne, c'est vital.

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Re: Les petits nawaks for me

Message par Invité le Mar 6 Oct 2015 - 21:09

Oui, c'est ça. Un mouvement, de l'une à l'autre. Un équilibre, toujours précaire.

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Re: Les petits nawaks for me

Message par serpuneptil le Mar 6 Oct 2015 - 22:05

Oui, il faut apprendre la légèreté... La gravité ne s'inversera pas.


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Re: Les petits nawaks for me

Message par Invité le Mar 6 Oct 2015 - 22:21

Very Happy Merci

Falling feels like flying, till you hit the ground ?



La légèreté est un paradoxe, elle défie toute logique.


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Re: Les petits nawaks for me

Message par Invité le Lun 12 Oct 2015 - 23:27


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Re: Les petits nawaks for me

Message par Invité le Jeu 22 Oct 2015 - 7:59

En grève, durée indéterminée. Rêve générale.

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Re: Les petits nawaks for me

Message par Invité le Jeu 22 Oct 2015 - 12:35

je ne connaissais pas cet extrait des monty python, excellent Laughing
je me mets en rêve aussi

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Re: Les petits nawaks for me

Message par Invité le Mar 10 Nov 2015 - 23:53

Merci Very Happy

Plus contrariée, mais toujours en grève. C'est quoi mes revendications ? Ah, ah, mais tout le monde y s'en tape, en vrai, et puis c'est long comme un jour sans... Ca va loin, donc, très loin. Rêve, toujours.

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Re: Les petits nawaks for me

Message par Invité le Jeu 26 Nov 2015 - 0:10




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Re: Les petits nawaks for me

Message par Invité le Ven 4 Déc 2015 - 16:57

C’est une nouvelle idée qui prend de l’ampleur et est en passe d’être à la mode, le livre soigne. Sous le terme de bibliothérapie, diverses conceptions se rassemblent : le soin, la littérature comme thérapie, les effets de la littérature pour chaque lecteur, des blogs et sites qui proposent des consultations personnalisées… J’ai découvert ce terme au fil de mes pérégrinations sur un site de lecteurs. Je déteste les termes de soin ou de thérapie appliqué à la littérature, je désapprouve l’idée de thérapie ou de prescription médicale, ce qui aurait tendance à me faire fuir et à m’ôter toute envie de lire. Pour autant, conseiller ou offrir un livre a toujours un sens particulier ; et parfois, on rencontre un texte, par hasard semble-t-il, alors qu’il se révèle être au coeur de ce qu’on vit à ce moment-là.

Je me suis éloignée des livres de développement personnel ou de recherche de soi que j'ai pu lire à un moment, tous ceux qui prétendent délivrer une vision finalement très contraignante et normalisatrice de ce qu’il faudrait être ou comment il faudrait envisager la vie, réduite à la recherche du bonheur ; et je me plonge plus intensément dans la littérature, classique ou moderne, d’ici ou d’ailleurs, dans les essais scientifiques, philosophiques, de critique littéraire… Le drame est que plus je lis, plus je sais que jamais je ne pourrais tout lire de ce que je voudrais lire, que parler des livres c’est ne pas lire pendant ce temps-là, et qu’il faut bien du temps aussi pour penser, rêver, dessiner, élaborer, vivre.

Car la littérature, la lecture changent la vie, le regard sur le monde, nos perceptions. Lire, c’est ne pas être seul, c’est écouter un autre qui parle, et l’écouter attentivement, pleinement ; c’est entrer dans toutes les possibilités et les mondes infinis de l’esprit. La littérature ne juge pas, elle ne raisonne pas, son règne est celui du rêve, des émotions, des passions, du plus noir au plus lumineux. Elle est complémentaire des essais qui décrivent, analysent, critiquent, proposent. Quel que soit le livre, lire c’est écouter une autre parole, et c’est en cela qu’on reconnaît les bons livres des mauvais. Car le bon livre vous parle ; il ne bavarde pas, il ne vous égare pas, s’il vous manipule dans sa construction et dans de fausses pistes, c’est pour mieux revenir à son propos, celui qu’on ne comprend que la dernière page tournée. Lire, c’est aussi un dialogue permanent entre l’auteur et le lecteur, un dialogue différé, silencieux, qui ne tient aucun compte des barrières spatiales ou temporelles ; seule la langue est une barrière si un livre n’est pas traduit, et la traduction est elle-même un dialogue dans le dialogue, une troisième voix, un art à part entière.

Je ne me souviens plus si j’ai recommencé à lire de façon intensive et qu’à ce moment, j’ai commencé à fréquenter un site de partage des lectures. Ou si l’idée de challenge, satisfaisant autant mon inaltérable aspect compteur, (cette façon d’organiser le monde pour contenir l’angoisse et la peur de se tromper, piètre remède), a rencontré mon amour du conte, des histoires, des phrases et des mots, de leur magie. A un moment de ma vie où j’ai ressenti la nécessité de retrouver toute la richesse des mondes, de plonger dans d’autres univers, de partager quelque chose de l’humanité, sans doute au sens humaniste, et que seule la littérature peut exprimer dans toute sa complexité, sa profondeur, sa diversité.

Aujourd’hui, et parce qu’internet offre des possibilités qui n’existaient pas il y a une vingtaine d’année, je lis en partageant mes lectures, je découvre les lectures d’autres que je ne connais pas, je peux lire dans la perspective de réfléchir à ce que j’ai retenu de ces centaines de pages. Ecrire une critique, retour sur le livre qu’on vient de lire, est un exercice de mémoire et de reconstruction de la trame de l’ouvrage ; c’est dégager ce qui ressort pour soi d’un texte particulier, une vision subjective. Critique après critique, des motifs se dessinent qui disent beaucoup de ma présence au monde, de ce que je ressens de la condition humaine, tragédie magnifique : les mondes séparés mais qui se croisent pourtant, comment on est relié malgré le silence, ce qui se corrompt inexorablement, la mémoire et l’oubli, la lumière malgré ce qui est si sombre. Les livres me montrent comment le monde, duquel je me retire pourtant lors de la lecture, me parle, comment je m’y insère, ce que j’y cherche peut-être, sa magie propre à ma sensibilité, mon histoire.

Pourtant, je ne sais pas exactement comment la lecture fait effet, comment elle me conduit ou m’accompagne vers plus de sérénité, de joie pure, ce qu’elle produit dans mes relations aux autres, mes choix ; comment elle éclaire, parfois douloureusement, ce qui est mon chemin propre, et ce que très probablement il ne sera pas. Je ne crois pas qu’il soit bon de le savoir exactement, de décortiquer le processus, ce qui serait un non-sens anti-littéraire.

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Re: Les petits nawaks for me

Message par Invité le Sam 5 Déc 2015 - 19:05

Je suis médecin je suis médecin je suis médecin, j'ai trente ans, deux filles, je suis revenu de la guerre, je me suis acheté une voiture bon marché il y a deux mois, j'écris des poèmes et des romans que je ne publie jamais, j'ai mal à une dent de sagesse du haut et je vais être psychiatre, comprendre les gens, déchiffrer leur désespoir et leur angoisse, les tranquilliser grâce à mon sourire de prêtre laïque manipulant les hosties des comprimés en des eucharisties chimiques, je vais finalement être une personne respectable penchée sur un bloc d'ordonnances dans une hâte distraite d'altesse royale, à prendre après les repas, à prendre avant les repas, à prendre au milieu des repas, au lever, au coucher avec une boisson chaude, au dîner, au goûter, pas de vin, d'eau-de-vie, de goutte, de vermouth, d'anisette, revenez dans quinze jours, revenez dans un mois, téléphonez-moi pour me dire comment vous vous sentez, je suis normal vous êtes malade, je suis normal vous êtes malade je connais la sémiologie, la psychopathologie, la thérapie, je reconnais à des kilomètres la dépression, la paranoïa, l'euphorie pathologique, les crises d'épilepsie, les somatisations, les caractériels, demandez une prise en charge à votre caisse pour vous faire faire un électroencéphalogramme, réglez la facture, n'oubliez pas de régler la facture, surtout réglez bien la facture, soyez sage, sinon je vous fiche une cure de sommeil carabinée, serenelfi largactil niamide nozinan bialminal, bonsoir, il resserra son noeud de cravate en prenant modèle sur le gaucher du miroir, s'examina de face, de trois quarts, de profil, je suis médecin, je suis médecin, je suis interne en psychiatrie, le vieux du couloir aboyait sans trêve, il retourna à la table, s'installa royalement sur la chaises, et par les vitres de la fenêtre, il eut comme en un vertige l'impression de voir un homme voler, un homme banal, ni jeune ni vieux, qui agitait les manches de sa veste dans le bleu de juillet et volait. Il se dit
- Je suis foutu
et en relevant la tête il se retrouva nez à nez avec l'assistant, qui, près de la porte, le regardait d'un air infiniment surpris.

Antonio Lobo Antunes, Connaissance des enfers

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Re: Les petits nawaks for me

Message par Invité le Dim 6 Déc 2015 - 19:59

Ils prennent la forme de bulles pour rêver, ils prennent la forme de lianes pour s'émouvoir.
Appuyée contre un mur, un mur que du reste personne ne reverra jamais, une forme faite d'une corde longue est là. Elle s'enlace.
C'est tout. C'est une Meidosemme.
Et elle attend, légèrement affaissée, mais bien moins que n'importe quel cordage de sa dimension appuyé sur lui-même.
Elle attend.
Journées, années, venez maintenant. Elle attend.


Henri Michaux, in La vie dans les plis

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Re: Les petits nawaks for me

Message par Invité le Ven 11 Déc 2015 - 15:16

Tristesse aux flots de pierre.

Des lames poignardent des lames
Des vitres cassent des vitres
Des lampes éteignent des lampes

Tant de liens brisés.

La flèche et la blessure
L'oeil et la lumière
L'ascension et la tête.

Invisible dans le silence.

Paul Eluard, in Capitale de la douleur

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Re: Les petits nawaks for me

Message par Patate le Ven 11 Déc 2015 - 22:33

Ton extrait d'Antonio Lobo Antunes me fait penser à cet extrait de "Doppler" par Erlend Loe.


Je suis cycliste. Et je suis époux, père, fils, salarié. Propriétaire d'une maison. Et je suis un chapelet d'autres choses aussi. On est tant de choses.

J'ai beaucoup aimé ce livre. Bisous

Patate
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Re: Les petits nawaks for me

Message par Invité le Sam 12 Déc 2015 - 12:54

J'ai regardé résumé et critique, il a l'air pas mal en effet, on compare Erlend Loe à Arto Paasilinna, que j'aime bien aussi, mais en plus sombre. Mais du coup, je ne crois pas qu'il soit tout à fait comparable, en dehors des deux citations, avec Antonio Lobo Antunes, enfin je dirais ça quand j'aurais lu Erlend Loe.

Connaissance de l'enfer, Capitale de la douleur, L'espoir, cette tragédie, Illska (le mal)... On pourrait croire, d'après les titres des livres que j'ai lu récemment, que je lis ou que je vais lire, que je suis plongée dans un monde de tristesse et de douleurs. Mais en fait non, ça va plutôt très bien, plus je lis et plus j'ai l'impression d'aller à l'essentiel, de lâcher pas mal de petites choses inutilement agaçantes et pourrissantes. Et puis il ne faut pas se fier aux titres, ils peuvent être trompeurs. L'Espoir, cette tragédie, de Shalom Auslander, est plus drôle et caustique que tragique, et L'Empire des lumières, de Kim Youg-ha n'est pas si lumineux puisqu'il s'agit des deux Corées et d'un espion du Nord qui vit au Sud depuis vingt ans et est rappelé dans son pays. Et pourtant, ce sont souvent les titres qui m'attirent, avant de savoir ce dont il est question réellement dans les bouquins, toujours ce goût pour la complexité, les paradoxes, et ce qui fait que rien n'est jamais tout à fait une chose ou tout à fait une autre, autrement dit la nuance, échappatoire aux labyrinthes du nécessaire, de l'inéluctable, espace infini de création et de liberté. Le titre d'un livre est déjà un monde en soi.

La littérature, la poésie, permettent de dire mieux que je ne saurais le dire et avant même que je ne le pense à qui n'est pas là.

Bisous

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Re: Les petits nawaks for me

Message par Patate le Sam 12 Déc 2015 - 22:51

Hiha ! Je suis fan d'Arto. Mon préféré restant ad vitam "Prisonniers du Paradis" et gros faible pour "Petits suicides ente amis" : à mourir de rire ^^
Tout également, je suis souvent (j'étais, je lis peu ces derniers temps et pour cause ...) attirée par le titre ou je m'attache à un auteur et je dévore son œuvre !

Tu connais "Chroniques de San Francisco" d'Armistead Maupin ? Ca date mais c'est bon.
Fan aussi, je fus, pendant longtemps de John Irving et son/ses personnages attachants.

Chroniques:

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Re: Les petits nawaks for me

Message par ddistance le Dim 13 Déc 2015 - 0:23

Coucou !

Je flânais sur le forum cet après-midi, j'ai vu que vous discutiez entre autres de Paasilinna (j'avais bien aimé La douce empoisonneuse), ça m'a donné envie de découvrir de nouveau romans et de nouveaux auteurs !
Heu.. voilà c'est tout ^^


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Re: Les petits nawaks for me

Message par Invité le Dim 13 Déc 2015 - 0:59

Hey, ddistance  Smile

Des écrivains et des romans, parmi mes préférés, que j'ai cités ici ou non :

Andrus Kivirähk, L'homme qui savait la langue des serpents (et Les groseilles de novembre en pense-bête)
Patrick Pécherot : L'homme à la carabine (et tout Patrick Pécherot)
Eliott Perlman : La mémoire est une chienne indocile (et Ambiguïtés en attente)
Keith Scribner : L'expérience Oregon
Diego Marani : Nouvelle grammaire finnoise
Michael Chabon : Le club des policiers yiddish (et tout Michael Chabon)
Jacques Yonnet : Rue des maléfices
Mia Couto : L'accordeur de silences et La confession de la lionne
Haruki Murakami : La course au mouton sauvage et la suite Danse, danse, danse

Balzac, que je lis ou relis depuis le début, et tout Dostoïevski, avec de pures merveilles que je ne connaissais pas ; et puis Zola, les Rougon-Macquart, je suis toujours d'un avis un peu mitigé sur Zola, je le préfère vraiment quand il décrit la bassesse et la lâcheté, c'est là qu'il est le meilleur, dès qu'il fait dans le sentimentalisme ou la psychologie, c'est un peu daté à mon avis, encore qu'il n'est soit pas tendre pour les doux et les naïfs qu'il sacrifie quasi systématiquement, mais il décrit très bien le Second Empire et le règne de l'argent et du cynisme.

Sinon, moi aussi en recherche de nouveaux auteurs, je me suis lancée dans un tour du monde littéraire, au moins un livre par pays, mais en repartant de zéro, je ne compte pas ceux que j'ai déjà lus, ce qui m'oblige à découvrir là où je n'irai pas forcément, et pour certains pays, ça va être un défi.

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Re: Les petits nawaks for me

Message par Invité le Mar 15 Déc 2015 - 12:31

J'avais beaucoup aimé "l'accordeur de silences" de Mia Couto.
(Renarde20 en avait parlé ici).
Je ne connais aucun des autres dont tu parles
La foire du livre de Brive où j'ai croisé Irène Frain, m'a donné envie de me replonger dans ses romans. Je relis Beauvoir in love.

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Re: Les petits nawaks for me

Message par Invité le Mar 15 Déc 2015 - 20:59

C'est que des bouquins bien Smile

Je me demande ce qu'ils ont en commun, un peu de magie peut-être, enfin, je n'arrive pas trop à définir ce qui me fait les citer les uns à côté des autres. Mais en tout cas, une force et un univers bien particuliers à chacun.

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Re: Les petits nawaks for me

Message par Invité le Mar 15 Déc 2015 - 21:47

*


Dernière édition par Bérénice le Lun 28 Déc 2015 - 3:12, édité 1 fois

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Re: Les petits nawaks for me

Message par Invité le Mar 15 Déc 2015 - 23:03

Bérénice a écrit:
inkakurrpa a écrit:
C’est une nouvelle idée qui prend de l’ampleur et est en passe d’être à la mode, le livre soigne. Sous le terme de bibliothérapie, diverses conceptions se rassemblent : le soin, la littérature comme thérapie, les effets de la littérature pour chaque lecteur, des blogs et sites qui proposent des consultations personnalisées… J’ai découvert ce terme au fil de mes pérégrinations sur un site de lecteurs. Je déteste les termes de soin ou de thérapie appliqué à la littérature, je désapprouve l’idée de thérapie ou de prescription médicale, ce qui aurait tendance à me faire fuir et à m’ôter toute envie de lire. Pour autant, conseiller ou offrir un livre a toujours un sens particulier ; et parfois, on rencontre un texte, par hasard semble-t-il, alors qu’il se révèle être au coeur de ce qu’on vit à ce moment-là.

Pourtant, je ne sais pas exactement comment la lecture fait effet, comment elle me conduit ou m’accompagne vers plus de sérénité, de joie pure, ce qu’elle produit dans mes relations aux autres, mes choix ; comment elle éclaire, parfois douloureusement, ce qui est mon chemin propre, et ce que très probablement il ne sera pas. Je ne crois pas qu’il soit bon de le savoir exactement, de décortiquer le processus, ce qui serait un non-sens anti-littéraire.

La fameuse bibliothérapie, en fait, passe par la rencontre des personnes et par le partage oral.
L'idée est de prendre l'autre par la main et de la/le remettre en mouvement
.

@Berenice,
J'aurais du mal à concevoir la bibliothérapie tout à fait ainsi. Au contraire même. Pour moi l'effet "lecture" se fait ressentir au mieux, dans la plus profonde solitude. C'est une alchimie secrète entre moi et le livre, parfois entre moi et l'auteur, quand je sombre dans toute une œuvre. "Il y a les livres que l'on lit et les livres qui nous lisent". Personnellement si je partage parfois encore des titres, je n'en révèle plus le contenu. Seule la personne, qui connaissant mes états intérieurs, états dans lesquels elle entend des échos, ou pas, choisira alors de lire, ou pas, les titres que j'apporte.  
La bibliothérapie telle que tu la présentes reviendrait à croire que les bibliothérapeutes puissent exister un jour. Pour exister, il me semble que la bibliothérapie n'a besoin que de livres et de bibliothèques. Notre main, nos yeux, nos oreilles qui trainent sur un titre, une couleur, une illustration, une texture feront le reste.

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Re: Les petits nawaks for me

Message par Invité le Mer 16 Déc 2015 - 21:35

Bé, je crois qu'on ne sait pas trop comment ça marche, que bibliothérapie risque de devenir un peu trop un pendant des soins paramédicaux (ce qui fait que je suis réticente sur le terme et sur certains développements de la notion), et malheureusement, il y a des personnes qui se disent bibliothérapeutes (sites ou blogs), comme d'autres se disent coach. Pour moi, tout ça est plat, contraint, passif. Alors que j'aime bien les idées de consultation littéraire, comme des consultations de philo, j'ai quelque chose qui me travaille, qu'en dit la littérature ou qu'en dit la philo ? Parce que c'est une ouverture à ce qui va au-delà de notre problème, de nous-même.

Et donc qu'aussi bien je suis d'accord sur la nécessité et le plaisir de lire dans la solitude (mais quand on lit, on n'est jamais seul), et sur l'intérêt des lectures partagées, des lectures à voix hautes, parce que c'est une autre façon d'appréhender les textes. Je dirais que ce sont des lectures à des niveaux différents, d'éclairage, de compréhension. Plus on lit, et plus on aime partager sa passion, c'est un peu comme le paradoxe de la solitude, tellement trop bien des fois que j'aimerais la partager, mais si je la partage, ce n'est plus de la solitude, comment faire ?

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Re: Les petits nawaks for me

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