L'Alchimie

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Re: L'Alchimie

Message par Invité le Sam 25 Mar 2017 - 22:37



Il y a aussi l'Hermétisme qui semble très lié à l'alchimie.

Hermétisme désigne deux courants de pensée :

une doctrine ésotérique fondée sur des écrits (les Hermetica) de l'époque gréco-romaine attribués à l'inspiration de Hermès Trismégiste.
son développement dans la doctrine des alchimistes au Moyen Âge puis essentiellement à partir de la Renaissance.

Antoine Faivre a suggéré d'employer deux termes distincts pour ces deux traditions de pensée. À côté du mot « hermétisme », servant à désigner le corps de doctrines des Hermetica ainsi que leurs gloses et exégèses, on peut employer le mot « hermésisme » pour désigner « un ensemble plus vaste de doctrines, de croyances et de pratiques, dont la nature s'est précisée à la Renaissance. Elles ne dépendent pas nécessairement de la tradition hermétique alexandrine, mais incluent aussi bien la kabbale chrétienne, le rosicrucisme, le paracelsisme, et d'une façon générale la plupart des formes que revêt l'ésotérisme occidental moderne »1. Pour garder un minimum de cohérence, on ne saurait parler d'hermétisme en son sens second sans certaines conditions : affirmation de l'autorité d'Hermès ou d'Hermès Trismégiste ou de Thoth, ésotérisme (secret), inscription dans un courant historique précis (celui du Corpus Hermeticum, pour l'essentiel), tendance philosophique précise (centrée sur l'Un-Tout, la divinisation de l'esprit, les correspondances, l'alchimie mystique).

L'hermétisme est une philosophie, une religion, un ésotérisme, ou une spiritualité en quête du salut, par l'esprit (comme le gnosticisme) mais supposant la connaissance analogique du cosmos. Le salut passe par la connaissance : se connaître, se reconnaître comme « étant fait de vie et de lumière »2, comme Dieu, en tant qu'intellect. Et cela constitue une contemplation, la vue du Bien, en sa « beauté impérissable, incompréhensible »3.

Passionnant.

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Re: L'Alchimie

Message par Invité le Sam 25 Mar 2017 - 22:37

Encore deux semaines et je signe chez les Francs-Maçons !

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Re: L'Alchimie

Message par Invité le Mar 28 Mar 2017 - 12:53

Tout ce qui est en bas est en haut
Tout ce qui est en haut est en bas



Je crois que j'ai trouvé ma spiritualité dans l'alchimie: Un fourre-tout.

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Re: L'Alchimie

Message par Invité le Mar 28 Mar 2017 - 12:55

Oh je vous le dis: En vérité, tout est alchimie.


Dernière édition par Ce n'est pas moi le Mar 28 Mar 2017 - 12:55, édité 1 fois

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Re: L'Alchimie

Message par Invité le Mar 28 Mar 2017 - 12:55


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Re: L'Alchimie

Message par Invité le Mar 28 Mar 2017 - 12:59

https://www.amazon.fr/itin%C3%A9raire-alchimique-en-Franche-Comt%C3%A9/dp/2878232232

180 sujets ésotériques sont pour la première fois décryptés dans ce guide par Michèle Debusne, spécialiste de la symbolique alchimique du Moyen Age et de la Renaissance. Des pittoresques stalles ornant les églises comtoises aux énigmatiques sculptures ciselées dans la pierre ou les marbres noir, blanc et rouge, exaltant les couleurs du Grand Oeuvre... ce parcours initiatique abondamment illustré vous fera pénétrer le Mystère d'un patrimoine aussi riche qu'insolite.

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Re: L'Alchimie

Message par Fata Morgana le Mar 28 Mar 2017 - 13:08


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Re: L'Alchimie

Message par Invité le Mar 28 Mar 2017 - 13:09

Mais c'est magnifique ce truc !

L'alchimie c'est la vie !

Merci, j'ai plein de livre sur ce sujet à m’acquérir.

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Re: L'Alchimie

Message par Azoth le Lun 17 Avr 2017 - 16:11

L'alchimie c'est moi
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Re: L'Alchimie

Message par jeanlavie le Ven 9 Juin 2017 - 22:31

René Guénon - Quelques considérations sur l’hermétisme.

Nous avons dit précédemment que les Rose-Croix étaient proprement des êtres parvenus à l’achèvement effectif des « petits mystères », et que l’initiation rosicrucienne, inspirée par eux, était une forme particulière se rattachant à l’hermétisme chrétien ; en rapprochant ceci de ce que nous venons d’expliquer en dernier lieu, on doit pouvoir comprendre déjà que l’hermétisme, d’une façon générale, appartient au domaine de ce qui est désigné comme l’« initiation royale ». Cependant, il sera bon d’apporter encore quelques précisions à ce sujet, car, là encore, bien des confusions se sont introduites, et le mot « hermétisme » lui-même est employé par beaucoup de nos contemporains d’une façon fort vague et incertaine ; nous ne voulons pas seulement parler en cela des occultistes, pour lesquels la chose est trop évidente, mais il en est d’autres qui, tout en étudiant la question d’une façon plus sérieuse, paraissent, peut-être à cause de certaines idées préconçues, ne pas s’être rendu très exactement compte de ce dont il s’agit en réalité.

Il faut noter tout d’abord que ce mot « hermétisme » indique qu’il s’agit d’une tradition d’origine égyptienne, revêtue par la suite d’une forme hellénisée, sans doute à l’époque alexandrine, et transmise sous cette forme, au moyen âge, à la fois au monde islamique et au monde chrétien, et, ajouterons-nous, au second en grande partie par l’intermédiaire du premier (1), comme le prouvent les nombreux termes arabes ou arabisés adoptés par les hermétistes européens, à commencer par le mot même d’« alchimie » (el-kimyâ) (2). Il serait donc tout à fait abusif d’étendre cette désignation à d’autres formes traditionnelles, tout autant qu’il le serait, par exemple, d’appeler « Kabbale » autre chose que l’ésotérisme hébraïque (3) ; ce n’est pas, bien entendu, qu’il n’en existe pas d’équivalents ailleurs, et il en existe même si bien que cette science traditionnelle qu’est l’alchimie (4) a son exacte correspondance dans des doctrines comme celles de l’Inde, du Thibet et de la Chine, bien qu’avec des modes d’expression et des méthodes de réalisation naturellement assez différents ; mais, dès lors qu’on prononce le nom d’« hermétisme », on spécifie par là une forme nettement déterminée, dont la provenance ne peut être que gréco-égyptienne. En effet, la doctrine ainsi désignée est par là même rapportée à Hermès, en tant que celui-ci était considéré par les Grecs comme identique au Thoth égyptien ; ceci présente d’ailleurs cette doctrine comme essentiellement dérivée d’un enseignement sacerdotal, car Thoth, dans son rôle de conservateur et de transmetteur de la tradition, n’est pas autre chose que la représentation même de l’antique sacerdoce égyptien, ou plutôt, pour parler plus exactement, du principe d’inspiration « supra-humaine » dont celui-ci tenait son autorité et au nom duquel il formulait et communiquait la connaissance initiatique. Il ne faudrait pas voir là la moindre contradiction avec le fait que cette doctrine appartient proprement au domaine de l’initiation royale, car il doit être bien entendu que, dans toute tradition régulière et complète, c’est le sacerdoce qui, en vertu de sa fonction essentielle d’enseignement, confère également les deux initiations, directement ou indirectement, et qui assure ainsi la légitimité effective de l’initiation royale elle-même, en la rattachant à son principe supérieur, de la même façon que le pouvoir temporel ne peut tirer sa légitimité que d’une consécration reçue de l’autorité spirituelle (5).

(1) Ceci est encore à rapprocher de ce que nous avons dit des rapports qu’eut le Rosicrucianisme, à son origine même, avec l’ésotérisme islamique.
(2) Ce mot est arabe dans sa forme, mais non dans sa racine ; il dérive vraisemblablement du nom de Kêmi ou « Terre noire » donné à l’ancienne Egypte, ce qui indique encore l’origine de ce dont il s’agit.
(3) La signification du mot Qabbalah est exactement la même que celle du mot « tradition » ; mais, ce mot étant hébraïque, il n’y a aucune raison, quand on emploie une langue autre que l’hébreu, de l’appliquer à d’autres formes traditionnelles que celle à laquelle il appartient en propre, et cela ne pourrait que donner lieu à des confusions. De même, le mot Taçawwuf, en arabe, peut être pris pour désigner tout ce qui a un caractère ésotérique et initiatique, dans quelque forme traditionnelle que ce soit ; mais, quand on se sert d’une autre langue, il convient de le réserver à la forme islamique à laquelle il appartient par son origine.
(4) Notons dès maintenant qu’il ne faut pas confondre ou identifier purement et simplement alchimie et hermétisme : à proprement parler, celui-ci est une doctrine, et celle-là en est seulement une application.
(5) Cf. Autorité spirituelle et pouvoir temporel, ch. II.

Cela dit, la question principale qui se pose est celle-ci : ce qui s’est maintenu sous ce nom d’« hermétisme » peut-il être regardé comme constituant une doctrine traditionnelle complète en elle-même ? La réponse ne peut être que négative, car il ne s’agit là strictement que d’une connaissance d’ordre non pas métaphysique, mais seulement cosmologique, en entendant d’ailleurs ce mot dans sa double application « macrocosmique » et « microcosmique », car il va de soi que, dans toute conception traditionnelle, il y a toujours une étroite correspondance entre ces deux points de vue. Il n’est donc pas admissible que l’hermétisme, au sens que ce mot a pris dès l’époque alexandrine et gardé constamment depuis lors, représente, fût-ce à titre de « réadaptation », l’intégralité de la tradition égyptienne, d’autant plus que cela serait nettement contradictoire avec le rôle essentiel joué dans celle-ci par le sacerdoce et que nous venons de rappeler ; bien que, à vrai dire, le point de vue cosmologique semble y avoir été particulièrement développé, dans la mesure du moins où il est encore possible actuellement d’en savoir quelque chose de tant soit peu précis, et qu’il soit en tout cas ce qu’il y a de plus apparent dans tous les vestiges qui en subsistent, qu’il s’agisse de textes ou de monuments, il ne faut pas oublier qu’il ne peut jamais être qu’un point de vue secondaire et contingent, une application de la doctrine principielle à la connaissance de ce que nous pouvons appeler le « monde intermédiaire », c’est-à-dire du domaine de manifestation subtile où se situent les prolongements extra-corporels de l’individualité humaine, ou les possibilités mêmes dont le développement concerne proprement les « petits mystères » (6).

Il pourrait être intéressant, mais sans doute assez difficile, de rechercher comment cette partie de la tradition égyptienne a pu se trouver en quelque sorte isolée et se conserver d’une façon apparemment indépendante, puis s’incorporer à l’ésotérisme islamique et à l’ésotérisme chrétien du moyen âge (ce que n’aurait d’ailleurs pu faire une doctrine complète), au point de devenir véritablement partie intégrante de l’un et de l’autre, et de leur fournir tout un symbolisme qui, par une transposition convenable, a pu même y servir parfois de véhicule à des vérités d’un ordre plus élevé (7). Nous ne voulons pas entrer ici dans ces considérations historiques fort complexes ; quoi qu’il en soit de cette question particulière, nous rappellerons que les sciences de l’ordre cosmologique sont effectivement celles qui, dans les civilisations traditionnelles, ont été surtout l’apanage des Kshatriyas ou de leurs équivalents, tandis que la métaphysique pure était proprement, comme nous l’avons déjà dit, celui des Brâhmanes. C’est pourquoi, par un effet de la révolte des Kshatriyas contre l’autorité spirituelle des Brâhmanes, on a pu voir se constituer parfois des courants traditionnels incomplets, réduits à ces seules sciences séparées de leur principe transcendant, et même, ainsi que nous l’indiquions plus haut, déviés dans le sens « naturaliste », par négation de la métaphysique et méconnaissance du caractère subordonné de la science « physique » (Cool, aussi bien (les deux choses se tenant étroitement, comme les explications que nous avons déjà données doivent le faire suffisamment comprendre) que de l’origine essentiellement sacerdotale de tout enseignement initiatique, même plus particulièrement destiné à l’usage des Kshatriyas. Ce n’est pas à dire, assurément, que l’hermétisme constitue en lui-même une telle déviation ou qu’il implique quoi que ce soit d’illégitime, ce qui aurait évidemment rendu impossible son incorporation à des formes traditionnelles orthodoxes ; mais il faut bien reconnaître qu’il peut s’y prêter assez aisément par sa nature même, pour peu qu’il se présente des circonstances favorables à cette déviation (9), et c’est là du reste, plus généralement, le danger de toutes les sciences traditionnelles, lorsqu’elles sont cultivées en quelque sorte pour elles-mêmes, ce qui expose à perdre de vue leur rattachement à l’ordre principiel. L’alchimie, qu’on pourrait définir comme étant pour ainsi dire la « technique » de l’hermétisme, est bien réellement « un art royal », si l’on entend par là un mode d’initiation plus spécialement approprié à la nature des Kshatriyas (10) ; mais cela même marque précisément sa place exacte dans l’ensemble d’une tradition régulièrement constituée, et, en outre, il ne faut pas confondre les moyens d’une réalisation initiatique, quels qu’ils puissent être, avec son but, qui, en définitive, est toujours de connaissance pure. D’un autre côté, il faut se méfier parfaitement d’une certaine assimilation qu’on tend parfois à établir entre l’hermétisme et la « magie » ; même si l’on veut alors prendre celle-ci dans un sens assez différent de celui où on l’entend d’ordinaire, il est fort à craindre que cela même, qui est en somme un abus de langage, ne puisse que provoquer des confusions plutôt fâcheuses. La magie, dans son sens propre, n’est en effet, comme nous l’avons amplement expliqué, qu’une des plus inférieures parmi toutes les applications de la connaissance traditionnelle, et nous ne voyons pas qu’il puisse y avoir le moindre avantage à en évoquer l’idée quand il s’agit en réalité de choses qui, même encore contingentes, sont tout de même d’un niveau notablement plus élevé. Du reste, il se peut qu’il y ait là encore autre chose qu’une simple question de terminologie mal appliquée : ce mot de « magie » exerce sur certains, à notre époque, une étrange fascination, et, comme nous l’avons déjà noté, la prépondérance accordée à un tel point de vue, ne serait-ce même qu’en intention, est encore liée à l’altération des sciences traditionnelles séparées de leur principe métaphysique ; c’est sans doute là l’écueil principal auquel risque de se heurter toute tentative de reconstitution ou de restauration de telles sciences, si l’on ne commence par ce qui est véritablement le commencement sous tous les rapports, c’est-à-dire par le principe même, qui est aussi, en même temps, la fin en vue de quoi tout le reste doit être normalement ordonné.

(6) Le point de vue cosmologique comprend aussi, bien entendu, la connaissance de la manifestation corporelle, mais il l’envisage surtout en tant qu’elle se rattache à la manifestation subtile comme à son principe immédiat, en quoi il diffère entièrement du point de vue profane de la physique moderne.
(7) Une telle transposition est en effet toujours possible, dès lors que le lien avec un principe supérieur et véritablement transcendant n’est pas rompu, et nous avons dit que le « Grand Œuvre » hermétique lui-même peut être regardé comme une représentation du processus initiatique dans son ensemble ; seulement, il ne s’agit plus alors de l’hermétisme en lui-même, mais bien en tant qu’il peut servir de base à quelque chose d’un autre ordre, d’une façon analogue à celle dont l’exotérisme traditionnel lui-même peut être pris comme base d’une forme initiatique.
(Cool Il va de soi que nous prenons ici ce mot dans son sens ancien et strictement étymologique.
(9) De telles circonstances se sont présentées notamment, en Occident, à l’époque qui marque le passage du moyen âge aux temps modernes, et c’est ce qui explique l’apparition et la diffusion, que nous signalions plus haut, de certaines déviations de ce genre pendant la période de la Renaissance.
(10) Nous avons dit que l’« art royal » est proprement l’application de l’initiation correspondante ; mais l’alchimie a bien en effet le caractère d’une application de la doctrine, et les moyens de l’initiation, si on les envisage en se plaçant à un point de vue en quelque sorte « descendant », sont évidemment une application de son principe même, tandis qu’inversement, au point de vue « ascendant », ils sont le « support » qui permet d’accéder à celui-ci.

Un autre point sur lequel il y a lieu d’insister, c’est la nature purement « intérieure » de la véritable alchimie, qui est proprement d’ordre psychique quand on la prend dans son application la plus immédiate, et d’ordre spirituel quand on la transpose dans son sens supérieur ; c’est là, en réalité, ce qui en fait toute la valeur au point de vue initiatique. Cette alchimie n’a donc absolument rien à voir avec les opérations matérielles d’une « chimie » quelconque, au sens actuel de ce mot ; presque tous les modernes se sont étrangement mépris là-dessus, aussi bien ceux qui ont voulu se poser en défenseurs de l’alchimie que ceux qui, au contraire, se sont faits ses détracteurs ; et cette méprise est encore moins excusable chez les premiers que chez les seconds, qui, du moins, n’ont certes jamais prétendu à la possession d’une connaissance traditionnelle quelconque. Il est pourtant bien facile de voir en quels termes les anciens hermétistes parlent des « souffleurs » et « brûleurs de charbon », en lesquels il faut reconnaître les véritables précurseurs des chimistes actuels, si peu flatteur que ce soit pour ces derniers ; et, même au XVIIIème siècle encore, un alchimiste comme Pernéty ne manque pas de souligner en toute occasion la différence de la « philosophie hermétique » et de la « chymie vulgaire ». Ainsi, comme nous l’avons déjà dit bien des fois en montrant le caractère de « résidu » qu’ont les sciences profanes par rapport aux sciences traditionnelles (mais ce sont là des choses tellement étrangères à la mentalité actuelle qu’on ne saurait jamais trop y revenir), ce qui a donné naissance à la chimie moderne, ce n’est point l’alchimie, avec laquelle elle n’a en somme aucun rapport réel (pas plus que n’en a d’ailleurs l’« hyperchimie » imaginée par quelques occultistes contemporains (11) ; c’en est seulement une déformation ou une déviation, issue de l’incompréhension de ceux qui, profanes dépourvus de toute qualification initiatique et incapables de pénétrer dans une mesure quelconque le vrai sens des symboles, prirent tout à la lettre, suivant l’acception la plus extérieure et la plus vulgaire des termes employés, et, croyant par suite qu’il ne s’agissait en tout cela que d’opérations matérielles, se lancèrent dans une expérimentation plus ou moins désordonnée, et en tout cas assez peu digne d’intérêt à plus d’un égard (12). Dans le monde arabe également, l’alchimie matérielle a toujours été fort peu considérée, parfois même assimilée à une sorte de sorcellerie, tandis que, par contre, on y tenait fort en honneur l’alchimie « intérieure » et spirituelle, souvent désignée sous le nom de kimyâ el-saâdah ou « alchimie de la félicité » (13).

Ce n’est pas à dire, d’ailleurs, qu’il faille nier pour cela la possibilité des transmutations métalliques, qui représentent l’alchimie aux yeux du vulgaire ; mais il faut les réduire à leur juste importance, qui n’est pas plus grande en somme que celle d’expériences « scientifiques » quelconques, et ne pas confondre des choses qui sont d’ordre totalement différent ; on ne voit même pas, a priori, pourquoi il ne pourrait pas arriver que de telles transmutations soient réalisées par des procédés relevant tout simplement de la chimie profane (et, au fond, l’« hyperchimie » à laquelle nous faisions allusion tout à l’heure n’est pas autre chose qu’une tentative de ce genre) (14). Il y a pourtant un autre aspect de la question : l’être qui est arrivé à la réalisation de certains états intérieurs peut, en vertu de la relation analogique du « microcosme » avec le « macrocosme », produire extérieurement des effets correspondants ; il est donc parfaitement admissible que celui qui est parvenu à un certain degré dans la pratique de l’alchimie « intérieure » soit capable par là même d’accomplir des transmutations métalliques ou d’autres choses du même ordre, mais cela à titre de conséquence tout accidentelle, et sans recourir à aucun des procédés de la pseudo-alchimie matérielle, mais uniquement par une sorte de projection au dehors des énergies qu’il porte en lui-même. Il y a d’ailleurs, ici encore, une distinction essentielle à faire : il peut ne s’agir en cela que d’une action d’ordre psychique, c’est-à-dire de la mise en œuvre d’influences subtiles appartenant au domaine de l’individualité humaine, et alors c’est bien encore de l’alchimie matérielle, si l’on veut, mais opérant par des moyens tout différents de ceux de la pseudo-alchimie, qui se rapportent exclusivement au domaine corporel; ou bien, pour un être ayant atteint un degré de réalisation plus élevé, il peut s’agir d’une action extérieure de véritables influences spirituelles, comme celle qui se produit dans les « miracles » des religions et dont nous avons dit quelques mots précédemment. Entre ces deux cas, il y a une différence comparable à celle qui sépare la « théurgie » de la magie (bien que, redisons-le encore, ce ne soit pas de magie qu’il s’agit proprement ici, de sorte que nous n’indiquons ceci qu’à titre de similitude), puisque cette différence est, en somme, celle même de l’ordre spirituel et de l’ordre psychique ; si les effets apparents sont parfois les mêmes de part et d’autre, les causes qui les produisent n’en sont pas moins totalement et profondément différentes. Nous ajouterons d’ailleurs que ceux qui possèdent réellement de tels pouvoirs (15) s’abstiennent soigneusement d’en faire étalage pour étonner la foule, et que même ils n’en font généralement aucun usage, du moins en dehors de certaines circonstances particulières où leur exercice se trouve légitimé par d’autres considérations (16).

(11) Cette « hyperchimie » est à peu près, par rapport à l’alchimie, ce qu’est l’astrologie moderne dite « scientifique » par rapport à la véritable astrologie traditionnelle (cf. Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps, ch. X).
(12) Il existe encore çà et la des pseudo-alchimistes de cette sorte, et nous en avons connu quelques-uns, tant en Orient qu’en Occident ; mais nous pouvons assurer que nous n’en avons jamais rencontré aucun qui ait obtenu des résultats quelconques tant soit peu en rapport avec la somme prodigieuse d’efforts dépensés dans des recherches qui finissaient par absorber toute sa vie !
(13) Il existe notamment un traité d’El-Ghazâli qui porte ce titre.
(14) Rappelons à ce propos que les résultats pratiques obtenus par les sciences profanes ne justifient ni ne légitiment en aucune façon le point de vue même de ces sciences, pas plus qu’ils ne prouvent la valeur des théories formulées par celles-ci et avec lesquelles ils n’ont en réalité qu’un rapport purement « occasionnel ».
(15) On peut ici employer sans abus ce mot de « pouvoirs », parce qu’il s’agit de conséquences d’un état intérieur acquis par l’être.
(16) On trouve dans la tradition islamique des exemples très nets de ce que nous indiquons ici : ainsi, Seyidnâ Ali avait, dit-on, une connaissance parfaite de l’alchimie sous tous ses aspects, y compris celui qui se rapporte à la production d’effets extérieurs tels que les transmutations métalliques, mais il se refusa toujours à en faire le moindre usage. D’autre part, on raconte que Seyidi Abul-Hassan Esh-Shâdhili, durant son séjour à Alexandrie, transmua en or, à la demande du sultan d’Egypte qui en avait alors un urgent besoin, une grande quantité de métaux vulgaires ; mais il le fit sans avoir recours à aucune opération d’alchimie matérielle ni à aucun moyen d’ordre psychique, et uniquement par l’effet de sa barakah ou influence spirituelle.

Quoi qu’il en soit, ce qu’il ne faut jamais perdre de vue, et ce qui est à la base même de tout enseignement véritablement initiatique, c’est que toute réalisation digne de ce nom est d’ordre essentiellement intérieur, même si elle est susceptible d’avoir à l’extérieur des répercussions de quelque genre que ce soit. L’homme ne peut en trouver les principes qu’en lui-même, et il le peut parce qu’il porte en lui la correspondance de tout ce qui existe, car il ne faut pas oublier que, suivant une formule de l’ésotérisme islamique, « l’homme est le symbole de l’Existence universelle » (17) ; et, s’il parvient à pénétrer jusqu’au centre de son propre être, il atteint par là même la connaissance totale, avec tout ce qu’elle implique par surcroît : « celui qui connaît son Soi connait son Seigneur » (18), et il connaît alors toutes choses dans la suprême unité du Principe même, en lequel est contenue « éminemment » toute réalité.

(17) El-insânu ramzul-wujûd.
(18) C’est le hadith que nous avons déjà cité précédemment : Man arafa nafsahu faqad arafa Rabbahu.

(René Guénon, Aperçus sur l’initiation, Chap. XLI : Quelques considérations sur l’hermétisme.)
#René Guénon

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Re: L'Alchimie

Message par Invité le Sam 10 Juin 2017 - 0:12

Un autre point sur lequel il y a lieu d’insister, c’est la nature purement « intérieure » de la véritable alchimie, qui est proprement d’ordre psychique quand on la prend dans son application la plus immédiate, et d’ordre spirituel quand on la transpose dans son sens supérieur ; c’est là, en réalité, ce qui en fait toute la valeur au point de vue initiatique. Cette alchimie n’a donc absolument rien à voir avec les opérations matérielles d’une « chimie » quelconque, au sens actuel de ce mot ; presque tous les modernes se sont étrangement mépris là-dessus, aussi bien ceux qui ont voulu se poser en défenseurs de l’alchimie que ceux qui, au contraire, se sont faits ses détracteurs ;
(...)
Quoi qu’il en soit, ce qu’il ne faut jamais perdre de vue, et ce qui est à la base même de tout enseignement véritablement initiatique, c’est que toute réalisation digne de ce nom est d’ordre essentiellement intérieur, même si elle est susceptible d’avoir à l’extérieur des répercussions de quelque genre que ce soit. L’homme ne peut en trouver les principes qu’en lui-même, et il le peut parce qu’il porte en lui la correspondance de tout ce qui existe, car il ne faut pas oublier que, suivant une formule de l’ésotérisme islamique, « l’homme est le symbole de l’Existence universelle » (17) ; et, s’il parvient à pénétrer jusqu’au centre de son propre être, il atteint par là même la connaissance totale, avec tout ce qu’elle implique par surcroît : « celui qui connaît son Soi connait son Seigneur » (18), et il connaît alors toutes choses dans la suprême unité du Principe même, en lequel est contenue « éminemment » toute réalité.

Le caractère de la sagesse.

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Re: L'Alchimie

Message par jeanlavie le Sam 10 Juin 2017 - 8:56

tout à fait.

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Re: L'Alchimie

Message par lunette le Sam 10 Juin 2017 - 9:40

Hydrolat de Neroli a écrit:

cheers Quel filon !

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Re: L'Alchimie

Message par Lyade le Lun 19 Juin 2017 - 15:26

Eh oui... Patou... Un bon parmis les bons.

Ses bouquins m'éclairent encore, et me permettent de percevoir les paroles de Jiddu Krishnamurti, entre autres, d'une autre manière...

A l'époque du développement de la novlangue, puissions-nous continuer d'entendre les oiseaux siffler...  Courbette

Fort.

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Re: L'Alchimie

Message par SØnDay le Lun 26 Juin 2017 - 23:40


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Re: L'Alchimie

Message par Invité le Mar 27 Juin 2017 - 0:59

Non, pas blanche-neige et les sept nains quoi !

Je sais pas, la quête du Graal, Dionysos, Déméter ou que sais-je, mais pas blanche-neige...

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Re: L'Alchimie

Message par Mégalopin le Mar 27 Juin 2017 - 13:39

Anarkyss a écrit:Non, pas blanche-neige et les sept nains quoi !

Je sais pas, la quête du Graal, Dionysos, Déméter ou que sais-je, mais pas blanche-neige...

Pourquoi? Ce texte est très intéressant.
L'abord de l'Alchimie ne souffre pas les pré-jugés

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Re: L'Alchimie

Message par Fata Morgana le Mar 27 Juin 2017 - 13:47

comme chaque cellule d’un être vivant contient l’individu entier non manifesté et pourtant bien réel

Ce qui soulève une grosse question concernant l'avortement... Moi je dis ça je dis rien.

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Re: L'Alchimie

Message par Ninalos le Mar 27 Juin 2017 - 15:21

Blanche Neige tatata


ne trouvez-vous pas que cela a quelque chose de surréaliste à moins d’interpréter fenêtre comme faire-naitre, ce qui ne manque pas d’à propos.

Fenêtre du latin en fait du grec faire briller, faire apparaître.

Fenster en allemand du latin donc.

Mais bon faire naître du coup bof même si aller je te l'accorde mon gugus ça s'rejoint.

Mais on pourrait dire aussi fenster finistère hein fin dla terre hein genre on s'échappe dla terre vers le ciel vers le tout Un blabli.

Ou fin stère (stereos solide) donc liquide donc ça fluidifie trop grave la pensée l'esprit qui coule et voire même soyons fou sous whisky qui s'sublime direct vers l'Uncréé.

Waaaah j'en peux plus je crois j'orgasmique seul tout de révélations éthérées.

D'ailleurs Je = jeu je suis un caprice et jouet de moi mes pulsions et de Lui caraï je m'approche du but.
Blanche Neige = /= Noir cendre = mort =/=vie = Leucoderme femelle = contraste chair de la femme/ sa vulve sombre = coït = foutre dieu dans le vagin = conception = sperme graine de savoir = naissance houlala j'ai des nœuds dans l cerveau.

Nan mais là désolé suis parti trop loin vous laisse à vos plomb et or et souris verte crotte dans le tiroir,
je suis en tête à tête avec dieu i.d moi attends je me fellationne.
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Re: L'Alchimie

Message par SØnDay le Mar 27 Juin 2017 - 16:40

Anarkyss a écrit:Non, pas blanche-neige et les sept nains quoi !

Je sais pas, la quête du Graal, Dionysos, Déméter ou que sais-je, mais pas blanche-neige...
La plupart de nos vieux contes portent en eux des clés alchimiques, et cela est particulièrement vrai pour les contes des Frères Grimm. Dès le début de l'histoire, il est fait mention des trois couleurs alchimiques (noir, blanc, rouge), qui correspondent aux 3 grandes étapes que sont la destruction, la purification, puis l'illumination. Il y a la symbolique du chiffre 7, on retrouve le miroir, le prince charmant qui réveille la princesse... Il faut voir tout cela de manière allégorique. Nous ne sommes plus capable de produire des contes d'une telle richesse, aussi parce que nous n'avons plus vraiment d'héritage culturel, nous sommes un peu déracinés, "multiculturalisés".

Selon les sources historiques, la tradition alchimique nous viendrait principalement d'Egypte. Elle ne devient importante dans la Grèce qu'aux alentours du premier siècle avant JC. Par conséquent, la mythologie grecque, qui est bien antérieure, ne peut être véritablement considérée comme "alchimique". Toutefois, dans cet engouement ésotérique, nous retrouvions beaucoup de néo-pythagoriciens et de néo-platoniciens (de ce que j'en ai lu, les historiens sont incapables de les dissocier). Or, nous savons aussi que les druides de la Gaule étaient considérés comme étant des philosophes pythagoriciens par les Grecs eux-mêmes. Lorsque le Christianisme est arrivé (vers le VIIe s.), il y a eu un véritable syncrétisme. Tout le Moyen Age a baigné dans la culture alchimique, avec tantôt des références celtes que l'on retrouve à travers le bestiaire, tantôt des références grecques comme le dieu Pan joueur de flûte, tantôt des références bibliques...

Pour plusieurs raisons, cela a imprégné la culture populaire et les contes ont toujours été un moyen de transmettre "quelque chose" aux générations futures. Je me suis intéressé à plusieurs contes, notamment la Belle aux cheveux d'Or. On retrouve des traces de ce récit datant de l'Egypte antique, même en Chine, dans le Caucase, dans toute l'Europe, avec même plusieurs versions en Breton :-)

Enfin bref... Ce qui me plait là-dedans, c'est d'abord le regard que l'on pose sur les choses, un regard d'enfant...  rabbit

Ninalos a écrit:Nan mais là désolé suis parti trop loin vous laisse à vos plomb et or et souris verte crotte dans le tiroir,
je suis en tête à tête avec dieu i.d moi attends je me fellationne.
Ne te moque pas trop, c'est comme ça qu'est née la psychanalyse... Very Happy

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Re: L'Alchimie

Message par Sol à Margine le Mar 27 Juin 2017 - 16:52

wai wai wai et chimie d'Egypte : Kemet.


Plus ça va plus vous vous ratatignez les méninges vouxe,
cte bande de zèbres...
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Re: L'Alchimie

Message par ddistance2 le Mar 27 Juin 2017 - 17:28

Ha tiens t'es là ?
Y'a un numéro de Sciences et Vies, paru ce mois-ci, et fort intéressant, sur l'Alchimie. Plus que 3 ou 4 jours pour se le procurer ! Ou alors je le scannerai, mais me faites pas chier avec les taches de bière ou de vinasse. Où l'on explique qu'au Moyen-Age, les philosophes considéraient les minéraux comme des êtres vivants : les plantes naissaient de graines, les minéraux de gemmes. Les métaux étaient constitués de deux matières seulement : le soufre, et le mercure. En proportions différentes. Il suffisait de chauffer un métal pour le débarrasser de son soufre : d'où la multiplication de fourneaux où les alchimistes s'efforçaient de transformer les vils métaux (métaux riches en soufre) en métaux de valeur. On est là à un moment où l'Alchimie est encore une science (quoi de plus normal, pour un scientifique du XIIe siècle, que de s'intéresser à la composition de la matière ?), et encore très loin du moment (XVIIe) où l'alchimie devient spirituelle (à cette époque, on ne parle plus seulement de transmutation de la matière, on parle également de transmutation de l'âme).

Bon, je sens que je vous fais chier, je retourne écouter l'analyse de Coach Courbis sur RMC replay.

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Re: L'Alchimie

Message par SØnDay le Mar 27 Juin 2017 - 18:21

Sol à Margine a écrit:wai wai wai et chimie d'Egypte : Kemet.
Non, Kemet signifie "Terre Noire".
C'est le nom que les Egyptiens de l'Antiquité donnait à leur pays.

Pour l'étymologie du mot alchimie, la page wiki est pas mal (j'ai la flemme de chercher d'autres références) :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Alchimie#.C3.89tymologie

Bonne lecture ! Wink

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Re: L'Alchimie

Message par Invité le Mer 28 Juin 2017 - 2:36

Mégalopin a écrit:
Anarkyss a écrit:Non, pas blanche-neige et les sept nains quoi !

Je sais pas, la quête du Graal, Dionysos, Déméter ou que sais-je, mais pas blanche-neige...

Pourquoi? Ce texte est très intéressant.
L'abord de l'Alchimie ne souffre pas les pré-jugés



Je ne trouve pas ce texte particulièrement intéressante.
(à ce propos, n'y a t-il pas aussi une oeuvre en jaune ?)

Ce que je "reproche" , et, certainement ça caresse le préjugé, c'est cette espèce de naïveté symbolisatrice que dégage le conte de fée.
Dans l'article par exemple, il traite seulement des couleurs, des représentations. Mais aucun moment ne parvient réellement les figures, les existences, ce qui se trame au fond dans ce "chemin".

Je trouve juste bien plus audacieux, révélateur, et de surcroît, chose merveilleuse : bien plus d'interprétations possible (peut-être deux ou trois) dans des métamorphoses d’Ovide ou dans les épopées de la quête du saint graal.


L'idée qu'Hermès Trismégiste est le fondateur de l'alchimie s'impose à la Renaissance, avec la découverte à l'époque de Cosme de Medicis d'écrits lui étant attribués. À la fin du xve siècle, le Livre de la philosophie naturelle des métaux du pseudo-Bernard le Trévisan affirme « Le premier inventeur de cet Art ce fut Hermès le Triple : car il sut toute triple philosophie naturelle, savoir Minérale, Végétale et Animale ».


(hermetisme, wiki)

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Re: L'Alchimie

Message par jolindien le Mer 28 Juin 2017 - 7:01

T'as déjà demandé à un franc m... s'il était de ce bord?
L’hermétisme est hermétique.


Dernière édition par jolindien le Mer 28 Juin 2017 - 13:46, édité 1 fois

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