Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Numero6 le Jeu 15 Mai 2014 - 12:17

Je résume : Animus et Anima.

La douance augmente le champ des deux. Féminins chez les surdoués, Masculins chez les surdouées.

Ce qui finit parfois parfois par se heurter aux réalités biologiques ou matérielles lorsque des situations réclament qu'un homme soit un homme, et une femme une femme.

L'amazone moderne, qui s'épanouit par sa combativité et ses compétences, peut se faire piéger par l'art du contact et de la communication du surdoué.

L'ai-je bien résumé ?

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Invité le Jeu 15 Mai 2014 - 12:19

Je suis déçu. On m'avait dit que y aurait du cul.

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Numero6 le Jeu 15 Mai 2014 - 12:20

Mais, dis comme ça, c'est vachement moins marrant. Je me sens devenir critique des pages littéraires de Télérama.

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Patate le Jeu 15 Mai 2014 - 13:11

Numero6 a écrit:Je me sens devenir critique des pages littéraires de Télérama.
Avant ou après que la rédaction ait viré sa cuti ?

Ceci dit, te lire est un plaisir. Merci de nous livrer tes humeurs avec humour.

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Andromaque le Jeu 15 Mai 2014 - 14:18

Tiens! je viens de découvrir que ce fil est toujours vivant et qu'il fait preuve d'une sacrée vigueur! Ça fait de la lecture en retard. Mais vu ce que je viens de lire en diagonale, je crois que ça vaut la peine. Si tout est à l'avenant, je ne devrais pas le regretter. Les considérations désabusées d'un légionnaire aviné de retour de Biribi un soir de Saint-Michel, m'ont toujours parues tellement plus chargées de profondeur que les romans de Christine Angot.

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Kass le Ven 16 Mai 2014 - 13:06

La zebra compagnie trailer saison 5

Alors que la première zebra party approche, les HQI mâles sont coachés.


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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Invité le Dim 18 Mai 2014 - 14:33


Bon, j'ai la location, la liste des invité(e)s, les/la Guest Star VIP.
Plat proposé ; Lapin à la sauce brocolit et aux amandes.
Accompagné d'haricots (verts, pas bleus ou violets) et de pommes de terres sautées.

Numéro6, c'est les pommes de terres sautées !!! Pas Patate ni les convives !!!

Chaque personne amène une partie du repas.
Et c'est moi qui coordonne la manœuvre.

Rompez.

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Numero6 le Dim 18 Mai 2014 - 18:41

Mepu a écrit:Numéro6, c'est les pommes de terres sautées !!!

Malheureux, précise. Je veux bien amener les patates, mais lesquelles ? De la fine de ratte, de la binje, de la nouvelle de Noirmoutier, de la Charlotte ????

Parce que moi, le Lapin à la sauce brocolit et aux amandes, c'est à peu près aussi mystérieux que la théorie des cordes.

Sur Marmiton.org, j'ai trouvé une recette de Pommes de terre sautées mascarpone-basilic, où ils utilisent de la ratte. Gros avantage, pas de corvée d'épluchage. Ça te va ?

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Invité le Dim 18 Mai 2014 - 19:01

Ouaip!!! Passe plutôt ton tel par mp que l'on se coordonne.

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Patate le Dim 18 Mai 2014 - 19:34

Mis En Pate Ugly Brat a écrit:Ouaip!!! Passe plutôt ton tel par mp que l'on se coordonne.

Pragmatisme, quand tu nous tiens Smile

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Numero6 le Dim 18 Mai 2014 - 20:07

Certains pourraient croire que je me rends au MotoGP pour le spectacle athlético-mécaniques de ces chevaliers des temps modernes.



Ou que j'ai cédé à l'idolatrie réservé au Doctor, le N° 46, sa majesté Valentino Rossi.



Ou que mon esprit facétieux est friand du pitorresque des spectateurs avinés,




ou des commissaires de piste.



Que nenni monseigneur, moi je vais au MotoGP pour les Umbrella Girls  Yahoo !  Yahoo !  Hourra !  Hourra ! . C'est à-à-dire pour ça,



ça,



et puis ça,



et encore ça.



Et je ne vous parle pas des Monster's girls   Papy  Amoureux , non, je ne vous en parle pas, je vous montre juste leur meilleur profil.


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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Invité le Dim 18 Mai 2014 - 20:10

Celle avec les chaussures bleues, on dirait Parisette...

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Numero6 le Dim 18 Mai 2014 - 20:23

Parisette, tu confirmes ? Tu portes des souliers bleus ?  SOS Prisonnier Hamster

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Invité le Dim 18 Mai 2014 - 20:25

J'ai le même parapluie, ça me permet de me protéger de la pluie

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Ištar le Dim 18 Mai 2014 - 20:32

Mis En Pate Ugly Brat a écrit:Cet homme est un génie !!!
+1
Snif' c'est déjà fini!?
Vous pouvez la faire ressusciter???
J'en  veux  ENCORE !!!!

Ištar
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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Invité le Dim 18 Mai 2014 - 20:34


Parisette, retourne-toi, il y a une personne qui t'appelle ! Wink


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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Numero6 le Dim 18 Mai 2014 - 21:03

Mepu qui croise Parisette. Notez la fascination intimidée de Mepu, et la souveraine acceptation de sa beauté de Parisette.



Les hommes font des conneries,





uniquement pour oublier qu'ils n'auront jamais droit à ça,



ou à ça.



Ce dernier cliché est à destination de Mepu qui semble apprécier le bleu.


Dernière édition par Numero6 le Dim 18 Mai 2014 - 21:06, édité 1 fois

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Invité le Dim 18 Mai 2014 - 21:05

Numéro 6, la mémoire de Mepub est défaillante.
Je crois qu'il me confond avec Bliss Laughing

Les photos sont de toi ?

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Invité le Dim 18 Mai 2014 - 21:08

Meuh non.
Tss tss tss.
Ton physique est à la hauteur de ton âme, merveilleux. Smile

A côté de toi Parisette, je suis un réservoir de Patria XA-180 !!!

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Numero6 le Lun 19 Mai 2014 - 9:41

Épreuve du MotoGP au Mans. 2014.

Les gradins en face de la ligne de départ était bondés. Le public du MotoGP est assez différent de celui des 24 heures, moins de pochetrons, moins de vulgarité. Le spectacle est différent, la course est brève, une fois choisi le poste d'observation le temps manque pour courir vers un autre. C'est pourquoi il faut s'accrocher à sa place sur la ligne de départ. Il y a les écrans géants, l'activité dans les stands, l'animateur local, les pilotes sur la grille de départ et les Umbrella Girls.

C'est quoi une Umbrella Girl ? Bien sur, c'est une grande et jeune femme qui expose ses avantages mis en valeur par des tenues moulantes ou minimales. La plupart me laissent indifférent. Elles sont là parce que leur plastique les y autorise. Elles font ça comme on va à la mine, un boulot comme un autre. Leurs démarches ne trompent pas, malgré des talons vertigineux elles ont le pas décidé et monotone, sans charme, sans féminité.

Je me cramponnais à mes quelques centimètres carrés, l'air le plus maussade possible, le vieux pas commode, enfermé dans son petit monde, tantôt assis, tantôt debout, je luttais pour défendre mon territoire. Au bout d'une heure à supporter le soleil, je ne savais pas que je m'apprêtais à livrer un combat titanesque contre une insignifiante agitée, armée de son conjoint soumis et taciturne.

A peine arrivée, ce représentant de la gent féminine se fit un devoir de se montrer à la hauteur de l'évènement, et parla de l'usure des pneus, du potentiel des différentes marques de moto, et surtout, ne cessa de beugler à la cantonade qu'elle ne voyait rien. Cette remarque de bon sens, son regard arrivait à hauteur de mes omoplates, devenait pénible de par son aspect revendicatif. Une militante acharnée des droits de la femme qui s'offusquait que ses 1,60 mètres et son arrivée au dernier moment la priva d'un spectacle que son statut de... oui, son statut de quoi, au fait ?

Cette gourdasse qui s'agitait comme une publicité pour les piles Duracell s'attendaient à ce que son message pas du tout subliminal lui assure une percée foudroyante au sein des lignes ennemies. J'émis quelques grognements de pithécanthrope qui s'aperçoit que ses femelles ne lui ont pas laissé un seul petit bout de barbaque pour le petit déjeuner. J'enchaînais avec l'opération Coca-Cola en libérant l'opercule dans sa direction, buvant d'un trait, ce qui me permis de laisser libre cours à mon artillerie lourde sous forme de rots de force 4 sur l'échelle des malotrus.

Les cons osent tout, certes, mais en plus ils l'annoncent. Cet être chétif et aigre calcula qu'une position assise lui permettrait de s'assurer la conquête d'un bout de territoire, en résumé que cela m'obligerait à bouger mon petit cul d'adolescent musclé. Si elle ne l'avait pas annoncé aussi bruyamment, je n'aurais pas eu le réflexe de m'asseoir en m'étalant le plus possible, mode autiste, concentré sur mon casse-tête M'Toy niveau expert, j'ai même réussi le 326 qui n'est pas si simple qu'il y parait.

Le temps des Umbrella Girls fut venu. C'est alors que ce qui aurait pu être une femme lança son cri de guerre rageur "je voudrais bien savoir pourquoi tous les mecs se lèvent quand elles arrivent ?". Le niveau de connerie était flagrant, l'amertume plus certaine encore. Pendant ce temps, en me relevant, je lui proposais une magnifique excursion au milieu de mes omoplates, ce dont elle aurait du se sentir honorée. Quelques couinements désespérés me firent comprendre qu'elle attendait encore un miracle, que la masse sombre que je dégageais en plein soleil s'écarta pour lui permettre d'assister au spectacle dont, à l'évidence, elle n'avait rien à foutre.

Le commentateur cherchait à exalter la foule, il affirma que la première course fut formidable, la deuxième extraordinaire et, à bout de qualificatif, supposa que la course à venir serait subliminale. Comme je m'ennuie souvent, je suis obligé de m'amuser tout seul, et comme un instituteur désabusé de ZEP, je maugréais à haute voix : "sublimissime, connard, pas subliminal". Comme l'Archange terrassant le dragon, ce premier coup d'estoc stoppa les commentaires anti-macho de l'agitée du bocal. Jamais d'attaque directe, la gnomesse aurait envoyé son valet à l'assaut. Pardon, son conjoint.

Cet être rudimentaire a bien tenté d'utiliser ses armes pour détourner l'attention des mâles de ce spectacle riche en émotions. Telle était vulgaire, telle autre était affublée d'une tenue grotesque, une troisième portait un tatouage ridicule. Manœuvre vaine. Sans doute efficace dans la lutte éternelle que se livre les femmes, mais qui transmettait aux boules de testostérone présentes le message suivant : grotesque et ridicule, oui, sur toi, ma conne. Mais sûrement pas sur ces créatures de rêves que, pendant le bref instant d'un spectacle organisé, l'homme du XXI° siècle à l'autorisation temporaire de mater comme un fou, sans honte. Il a payé pour ça.

Le ballet des besogneuses de la cuisse alerte s'organisa. Spectacle rodé, simpliste, que ces demoiselles accomplirent sans émotion, sans un regard vers le public, sans un geste amical. Je bosse, moi, monsieur. Vint le tour de miss chaussures bleues comme dirait Mepu, qui trahit dans cette formule son absence formelle de tout fétichisme du soulier féminin, le butor. Nous l’appellerons Parisette par respect pour son Alzheimer.

Parisette avait le regard d'une jeune fille de bonne famille lâchée dans la fosse aux lions. Telle Sainte Blandine, elle maintint le bas de sa robe noire d'un geste qui se voulait le plus discret possible. Cette touchante naïveté enflammait les regards. Plus elle cherchait à dissimuler son trésor, plus les fantasmes se bousculaient dans les systèmes limbiques. Son regard baissé ajoutait à sa féminité par contraste avec les regards vides et fonctionnels de ses coreligionnaires.

Sans le dire, les hommes reconnaissent à l'unisson la pouliche d'exception. Celle qui provoque invariablement le commentaire aigre des femelles "mais franchement, qu'est-ce qu'ils lui trouvent ?". Sacre suprême. Et, comme par hasard, l'ombrelle de Parisette était destiné au champion des champions, Valentino Rossi. Les organisateurs devaient être de sexe masculin.
Et les hommes se taisent, accordant leurs commentaires aux femelles communes, priant naïvement pour que les autres n'aient pas repéré Parisette.
La naine rumina sa jalousie. C'était comme si tous les mâles présents se montraient infidèles, la privaient de l'attention que son statut de... oui, son statut de quoi, au fait ?

Femelle déguisée en homme, recouverte d'un cuir poussiéreux, parfumée à la fumée des feux de bois, elle devait s'imaginer un destin de princesse. Ses piaillements de sale gosse, son agitation perpétuelle, faisaient contraste avec l'impassibilité des hommes alentours. Elle avait opté pour le statut de meilleur pote, avec une fente en plus. Place précieuse, traduite par les attentions que lui prodiguait son mec. Son activisme anti-Parisette ne faisait que révéler qu'elle avait fait le mauvais choix, et qu'elle rêvait d'agiter son croupion fraîchement vêtu pour mieux s'offusquer de l'attention de milliers de motards.

Laisse tomber ma mignonne, la pouliche d'exception ne sollicite pas le regard, elle le subit avec grâce et sans ostentation. Un mètre de jambe prolongé par dix centimètres de talon ne change rien à l'affaire, ça aide un peu, quand même, il faut bien le dire.

Parisette et ses copines s'en furent pour laisser le terrain aux guerriers bariolés. Les moteurs s'enflammèrent. C'est à ce moment qu'une moustachue obèse entre deux âges, mais quels âges, ça on ne le saurait qu'à l'autopsie, se sentit l'inspiration d'agiter ses vibrisses en meuglant un "vas-y Rossi" qui fit se retourner nombres de regards interloqués. Par chance, ses éructations furent rapidement couvertes par le départ des pilotes. En l'espace de trois tours, Valentino Rossi se porta à la tête de la course. La naine s'inquiéta de la longévité des pneus du champion. Comme toutes les ex-femelles qui jouent au mec, cette casse-couilles ne put s'empêcher de se rappeler aux bons souvenirs du public, en proférant une banalité digne d'un commentateur sportif.

Lorsque le vrai speaker annonça la première place de Valentino Rossi, la clocharde éducatrice spécialisée hurla à la mort "Rossiii, je t'aime", les deux mains agrippées au grillage derrière elle, dans une position de consentement implicite. Ce ne fut qu'à son troisième appel à la saillie que de goguenards les regards se firent mauvais. Il y avait insulte à l'image de leur champion. J'en profitais pour neutraliser les agitations verbeuses de la naine par un définitif "Putain de bonne femme". Indirecte l'attaque, toujours indirecte. Entre hommes, nous apprenons les règles du jeu très vite.

Pas besoin d'arriver en prison pour s'entraîner au pacte de non agression mutuelle. Un regard trop soutenu est un défi. Une phrase autoritaire une invitation à la rixe. On apprend à baisser les yeux, on apprend à sourire, on apprend à faire passer dans un regard une connivence mutuelle, on désamorce l’agressivité. Nous restons figés, tout geste peut être mal interprété.

Cette femme qui se voulait homme, et qui n'était plus une femme, ne connaissait rien des codes. Elle bénéficiait sans le savoir de son statut de supposée-femelle, et son acharnement à s'affirmer la faisait se comporter comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. N'importe quel mec avec ce comportement se serait vu gratifié d'un taquet au bouc direct. Elle n'était plus qu'un truc chiant qui fait du bruit. Sa détestation des Umbrella Girls lui laissait le statut d'OGM, un croisement diabolique entre un Yorkshire et le dernier tiers provisionnel. Le dernier stade de l'humiliation masculine est atteint lorsque les autres hommes s’apitoient sur le sort du conjoint.

Dans le code masculin, tout signe adressé à la femelle est destiné à celui qui l'accompagne. Un regard souriant porté sur la croupe de madame est reçu comme un compliment par monsieur. Un compliment exprimé atteint déjà les limites, puisqu'il sert à tester la relation entre les deux. Vite, le regard doit s'abaisser pour ne pas s'astreindre à un affrontement. A l'inverse, un regard dédaigneux sur la plastique de la compagne, un commentaire désobligeant ne sont ni plus ni moins qu'une déclaration de guerre. Ce mépris affiché est un défi.

Il y a deux ripostes possibles. Soit madame se plaque amoureusement contre monsieur, et l'impétrant retourne jouer aux billes, le combat est inutile, l'enjeu est perdu d'avance. Soit la conne se plaint à monsieur qui, lui, avait eu la sagesse de simuler une surdité temporaire. Pour satisfaire son ego, madame lance monsieur sur le ring. Par méconnaissance des règles du jeu entre homme, par connerie, elle affiche son mal-être. Traduit en langage masculin, cela pourrait donner quelque chose comme "ce connard impuissant se sait pas satisfaire sa femelle, je vais lui montrer ce qu'est un homme, un vrai".

C'est pourquoi, le bras vengeur et le glaive séculier, j'ai terrassé le dragon en jetant à la face du monde ma misogynie fondamentale. Ni compliment, ni mépris. Rien. Je lui déniais le moindre avantage du statut féminin, avec mes récepteurs à l’œstrogène inactifs. Ma victoire était totale. Et puis bon, hein, des troupeaux de femelles avides se battraient pour le privilège d'observer mes omoplates.

Alors mesdames, la prochaine fois qu'un prédateur viendra roder pour humer votre disponibilité, offrez un geste tendre à l'élu de votre cœur. Mais pas trop tendre, hein, parce qu'une femme qui aime son homme est susceptible d'aimer LES hommes. Juste ce qu'il faut de connivence, pas plus. Chercher son paquet de clope dans votre sac, c'est bien, lui allumer une cigarette, c'est trop. La parade nuptiale s'éteindra dans l'instant, et les deux mâles pourront se faire des sourires comme deux clans qui viennent de conclure un pacte. Tu touches pas. D'accord, je touche pas. Tu reprends une bière ?

Marc Marquez a gagné. Tout le monde s'en fout, hein ? Pour qui il se prend cet ibère de mes deux, il se croit supérieur à faire vroum-vroum sur son jouet coûteux ? Mais qu'est-ce qu'elles lui trouvent ? De temps en temps, je fais prendre l'air à mon système limbique, il en a besoin le pauvre.

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Invité le Lun 19 Mai 2014 - 15:16

Numéro6, tu poses un Paypal sur ton fil, je payerai pour le lire.

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Invité le Lun 19 Mai 2014 - 15:29

Bras vengeur et glaive séculier,
plus des motos mes couilles,
ça m'apprendra à vouloir lire.

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Numero6 le Lun 19 Mai 2014 - 16:41

Désolé, il n'y a pas que les gonzesses dans la vie.

Dans l'interview de Heinz Von Foerster que l'on retrouve dans Voyage en Cybernétique, il tente d'expliquer qu'à un certain niveau la physique rejoint la méta-physique.

Foerster : - Admettons que ma théorie comporte une lacune et que je ne puisse passer outre, il me suffit d'inventer des particules qui sont vertes ou jaunes ou que sais-je et qui vont combler la lacune de ma théorie.
Je prétends que chaque particule en physique est la réponse à une question à laquelle on n'a pas pu répondre.

- Mais c'est terrible ! A partir d'une théorie qui comporte des lacunes et qui repose sur une base chancelante, on laisse donc s'étendre des systèmes de machines quasiment à l'infini ?

Foerster : - Oui.

- N'est-ce pas risqué et dangereux ?

Foerster : - Oui. Dans ce système de machines planétaire, tous les énoncés sont exacts. C'est justement ce qu'on veut. Et pourquoi sont-ils exacts ? Parce qu'ils se déduisent tous les uns des autres.

- A quoi cela conduit-il ?

Foerster : - A d'autres déductions.

- Mais il existe bien une limite ?

Foerster : - Non, c'est l'avantage. On peut toujours aller plus loin.

- Dans la logique ?

Foerster : - Oui, c'est ça !

- Mais dans la réalité ?

Foerster : - Où se trouve la réalité ?

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Invité le Lun 19 Mai 2014 - 16:43

Foerster : - Où se trouve la réalité ?

Chuck Norris : - Au fond de ton cul !!!

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

Message par Numero6 le Lun 19 Mai 2014 - 16:43

On rigole moins, hein ?

Comme Wittgeinstein est cité dans l'interview, je suis allé voir sa page Wikipedia. Et j'ai trouvé ça :

« Quand [Ludwig Wittgenstein] oppose bonne et mauvaise philosophies, et qu'il fait de la première un outil pour démasquer le philosophe qui est en chacun de nous, [il] vise le fait que toute philosophie se réalise moins comme un système plus ou moins logique de propositions – c'est précisément l'illusion du Tractatus – qu'elle ne s'incarne, en fait, dans un langage qui est d'abord le langage commun. »

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Re: Je ne suis pas un HQI, je suis un homme libre

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