Le jeûne, nouvelle thérapie ?

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Le jeûne, nouvelle thérapie ?

Message par offset le Sam 17 Mai 2014 - 17:45

Extrait de l’article « Manger moins pour vivre mieux » de Christophe ANDRE, médecin, psychiatre hôpital Saint-Anne

Le jeûne, pratiqué dans de bonnes conditions, entraîne des effets positifs sur le fonctionnement cérébral ainsi que sur la santé.
La plupart des êtres humains peuvent survivre 40 jours de jeûne (à condition de boire suffisamment). Toutes les traditions religieuses
ont abordé la question du jeûne, tout comme les médecines traditionnelles. Et après avoir été négligée, voire combattue par la médecine
moderne, sa pratique est de nouveau l’objet de travaux scientifiques.
Un ouvrage récent en témoigne, interpellant par son titre médecins et malades : le jeûne, une nouvelle thérapie ?

Le jeûne n’est pas un simple régime, une modification qualitative ou quantitative de nos apports alimentaires, pour maigrir ou améliorer sa santé.
Il représente une démarche plus radicale : la privation de nourriture, pendant un temps plus au moins long, et à intervalles plus au moins réguliers,
pour provoquer un ensemble de réactions spécifiques et adaptatives. En l’absence d’apports extérieurs en glucose, indispensable source d’énergie.


Notre  organisme commence d’abord par  en synthétiser à partir des protéines du corps (présentes notamment dans les muscles), puis, très vite, en
utilisant les lipides. En effet, nos réserves de graisse représentent une ressource de stockage, facilement convertible en glucose, le carburant de l’organisme.
Le foie se met alors à dégrader les lipides pour les transformer en corps cétoniques, qui remplacent sans inconvénient le glucose. L’étude des jeûnes prolongés
sous  contrôle médical montre que la fonte musculaire reste limitée, car le stock de graisses joue parfaitement son rôle, et alimente correctement tous les organes
vitaux, dont le cerveau, très gros consommateur de glucose, qui n’est ni lésé ni ralenti.

Au contraire, et c’est là que les choses deviennent très intéressantes, les données disponibles montrent des effets bénéfiques du jeûne sur l’humeur et la vigilance,
chez l’être humain,
La plupart des espèces animales ont dû s’adapter à de longues périodes de jeûne, car la nourriture dans les environnements naturels est manquante.

De nombreux travaux se sont donc penchés sur les conséquences  du jeûne pour notre santé : les Résultats sont passionnants.
Les bienfaits connus du jeûne portent à ce jour sur des maladies comme le diabète ou l’arthrose, mais il semble aussi à même de représenter un facteur protecteur
contre la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson et certaines maladies cardio-vasculaires.
Les mécanismes sont encore loin d’être  élucidés.

En tant que médecin, ces données m’ont impressionné, et j’ai décidé de faire moi-même l’expérience d’un jeûne intégral  (eau, tisanes et bouillons de légumes filtrés)
de huit jours. Quatre points m’ont marqué : la facilité à contrôler la faim, si l’on n’est pas exposé à un environnement incitatif, d’où l’intérêt d’apprendre à jeûner à l’écart
du monde (centre spécialisé ou lieu de retraite) ; la capacité de continuer une activité physique notable- dans mon cas, trois à quatre heures de ski nordique tous les matins,
sans difficulté ni hypoglycémie ; le sentiment de clarté intellectuelle et l’absence de somnolence diurne, même après ces efforts physiques ; le plaisir de recommencer à manger
ensuite ! Il faut préciser que ce type de jeûne librement choisi, dans un environnement adapté, et dont on peut sortir à tout moment, n’a rien à voir avec la privation de nourriture
lors de famines subies, où le stress perturbe profondément le tableau.

Le jeûne est donc dans l’air du temps en médecine, comme en echo à la vogue que connait aussi la méditation. Restriction de nourriture dans un cas ; restriction de sollicitations,
d’informations et de distractions dans l’autre.

Nos sociétés de surabondance semblent avoir atteint leurs limites et déclenché dans l’espèce humaine une sorte de signal intuitif et vital : pour protéger notre santé et nos capacités,
nous devons modifier nos conditions de vie et tourner le dos au « toujours plus ».
Ce que certains appellent la décroissance, d’autres la « sobriété heureuse ».








"Alors que l'espérance de vie s'accroît dans les pays occidentaux, les cas de diabète, d'hypertension, d'obésité, de cancers se multiplient;
la consommation de médicaments explose. Sommes- nous condamnés à avaler toujours plus de drogues pour vivre vieux ? Et s'il existait une
autre voie thérapeutique ? Depuis un demi-siècle, en Russie, en Allemagne ou aux Etats-Unis, des médecins et des biologistes explorent une autre piste :
le jeûne. Les résultats sont étonnants. Les chercheurs soviétiques ont constitué une somme d'études cliniques d'une exceptionnelle richesse seulement
publiées en russe, donc inconnues en occident. De jeunes biologistes de l'université de Los Angeles renversent les idées reçues et démontrent par la biologie
moléculaire les puissants effets du jeûne. Ils ouvrent de nombreuses perspectives, y compris dans le traitement du cancer. Si ces scientifiques ont raison,
c'est peut-être notre approche de la maladie et du soin qu'il faudra repenser."

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Re: Le jeûne, nouvelle thérapie ?

Message par offset le Sam 17 Mai 2014 - 19:00

J’ai pratiqué le jeûne (aux jus de fruits et bouillons de légumes) c’est une expérience positive et enrichissante que je compte renouveler.
Mais cette fois-ci dans un centre de thalasso ou un centre spécialisé, c'est plus efficace, il y'a moins de tentation et on jeûne en groupe.

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Re: Le jeûne, nouvelle thérapie ?

Message par Invité le Sam 17 Mai 2014 - 20:17

J'ai jeûné 3 jours une fois. Par curiosité. Je suis allé courir ( 20 minutes) au bout de 3 jours, un effort modeste. Et j'ai eu des vilaines courbatures Smile Qui m'ont semblé bien sévères par rapport à l'effort.

J'ai bien aimé m'affranchir de la nécessité de manger pendant cette période. J'étais convaincu que c'était pas possible. Et en fait, ça passe comme une lettre à la poste. Maintenant quand les gens me disent "j'ai faim", je l'entends d'une oreille nouvelle.

Il y a avoir faim, et avoir faim.

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Re: Le jeûne, nouvelle thérapie ?

Message par offset le Sam 17 Mai 2014 - 20:29

stauk a écrit:
J'ai bien aimé m'affranchir de la nécessité de manger pendant cette période. J'étais convaincu que c'était pas possible. Et en fait, ça passe comme une lettre à la poste. Maintenant quand les gens me disent "j'ai faim", je l'entends d'une oreille nouvelle.
Il y a avoir faim, et avoir faim.


Le jeûne demande beaucoup de repos, il faut alterner l'activité physique et le repos.
La faim disparaît au bout de 2 à 3 jours, souvent c'est le cerveau qui réclame et pas l'estomac.
J'ai tenu 7 jours, j'ai dû arrêter car comme je travaillais, ça devenait difficile.

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Re: Le jeûne, nouvelle thérapie ?

Message par offset le Dim 18 Mai 2014 - 8:29

Jeûne: comment le corps réagit-il à la privation de nourriture?


Quelles sont les étapes que le corps franchit si on le prive de nourriture? Quand on ne mange plus, les vitamines baissent mais ce ne sont pas des pertes critiques.
Après 24 heures de jeûne, les stocks de glucose (glycogen) sont épuisés. Puis, pendant les dix jours qui suivent,  l’organisme s’attaque à ses réserves protéiques,
issues prioritairement des muscles. Enfin, pour économiser ses protéines, il va puiser dans ses lipides.

A noter que cette phase peut atteindre 100 jours chez les manchots, donc presque quatre mois. Certes, l’homme n’est pas un manchot. Mais l’on sait bien que selon
certains scientifiques, hommes et animaux connaissent quelques similitudes. En effet, un adulte d’1m70 et 70 kg compte 15 kg de réserves de graisse, donc il pourrait
tenir 40 jours sans manger.

«L’avis de ces biologistes qui étudient les pingouins, précise le Dr Dimitrios Samaras, chef de clinique à l’Unité nutrition des HUG, c’est que le jeûne n’est pas dangereux.
Mais qu’au contraire, c’est un événement auquel les animaux ont dû s’adapter avec le temps. Ils affirment également que dans l’évolution de l’être humain, la survie dans la nature
a toujours rimé avec de périodes de jeûne plus ou moins prolongées, et que si notre espèce à pu survivre dans le temps, c’est parce qu’elle a pu développer des mécanismes adaptatifs
pour les périodes sans nourriture.»

Mais revenons à nos étapes. Pour pallier le glucose manquant, le corps fabrique un substitut, grâce aux protéines et aux lipides: les corps cétoniques, appelés aussi le carburant du jeûne.
Et à cause de ce changement de mode d’alimentation, le taux d’acidité dans le sang augmente. Le corps doit apprendre à vivre de ses réserves, l’organisme doit s’habituer. Selon les adeptes
de la diète, le plus dur ce n’est pas la sensation de faim, qui disparaît peu à peu, mais cette crise d’acidose, qui peut causer nausées, maux de tête, douleurs abdominales, crampes et faiblesse générale.

Comment le jeûne agit-il sur la santé?

Là, c’est un peu plus mystérieux, et plusieurs médecins avouent ne pas comprendre très bien l’effet du jeûne sur certaines affections. On pense que jeûner provoque un stress et relance les mécanismes d’autorégulation du corps, ce qui aurait des effets thérapeutiques. Le jeûne aiguiserait également les forces curatives de l’organisme et agirait en stimulant les organes d’élimination. On pense aussi
que les hormones mobiliseraient les réserves du corps et auraient un effet anti-inflammatoire. Des études allemandes sont en cours sur les mécanismes reliant privation de nourriture et maladies
comme  le diabète, l’hypertension ou le rhumatisme.

Les adversaires du jeûne thérapeutique insistent, eux, sur le danger de trop puiser dans les protéines, donc dans les muscles. Et d’autres avertissent que jeûner de manière extrême peut modifier
le fonctionnement du cerveau et affaiblir la capacité de jugement d’une personne.

«Quand on s’interroge sur le rôle du jeûne dans la maladie, il faut se souvenir qu’avoir un frigo bien rempli est une habitude tout à fait récente dans l’histoire de l’humanité et a peu participé à la pérennisation de l’espèce humaine, relève le Dr Dimitrios Samaras. A quel degré notre organisme supporte-t-il mieux la carence de nourriture que son excès, c’est une question complexe. La nature nous a peut-être doté de mécanismes pour supporter la famine, mais elle n’a pas prévu qu’on vive jusqu’à l’âge de 90 ans et qu’on ait ainsi le temps de développer toutes les maladies chroniques (maladies cardiovasculaires, diabète, cancer etc.) qui frappent actuellement les sociétés des pays développés. Je dirais que ces mécanismes ont peut-être bien marché pendant le laps de temps que la nature nous octroie pour procréer, mais est-ce qu’ils sont toujours bénéfiques dans le monde actuel?»

Jeûne et psychisme

Et le psychisme, comment s’adapte-t-il au jeûne? «Contrairement aux diètes restrictives, où la faim persiste et des symptômes tels qu’apathie, fatigue et irritabilité sont au premier plan, le jeûne total se traduit plutôt par une perte d’appétit dans les premiers un à quatre jours, à cause de l’augmentation progressive des corps cétoniques, explique le Dr Samaras. Et une sensation de bien-être est très souvent rapportée par les patients. Le mécanisme sous-jacent n’est pas très clair. Selon certains, cette sensation pourrait être due à l’acide acétoacétique (un type de corps cétonique) qui a un effet sur le cerveau semblable à celui de l’alcool. D’autres mettent en avant plutôt la sécrétion par le corps lui-même de substances identiques à la morphine. Un effet placebo ou l’effet euphorisant de la perte pondérale, surtout pour les patients en surpoids, est également possible.»

Quoi qu’il en soit, le fait est que  deux tiers des patients qui jeûnent disent se sentir mieux. «En résumé, conclut le spécialiste de la nutrition, le jeûne est une pratique utilisée depuis la nuit des temps. Son effet de bien-être pourrait expliquer en partie le rôle du jeûne dans des rituels spirituels ou des pratiques religieuses à travers les siècles. Ses effets potentiellement favorables sur la santé de l’individu ont commencé à être explorés depuis environ 150 ans mais la littérature sur le jeûne thérapeutique de l’homme est relativement limitée et loin d’être concluante. En plus, les complications d’une telle épreuve n’étant pas négligeables, la décision ne devrait pas être prise à la légère, ni avant de s’être assuré d’un suivi médical.»

http://www.slate.fr/story/54839/jeune-nourriture-corps-sante

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Re: Le jeûne, nouvelle thérapie ?

Message par Mag le Dim 18 Mai 2014 - 8:44

Juste une remarque par rapport au titre : le jeûne existe depuis si longtemps !!
Ici sur ce forum aussi Very Happy:
http://www.zebrascrossing.net/t10940-pratiquez-vous-le-jeune?highlight=je%C3%BBner

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http://www.pearltrees.com/j1p/la-douance-facile/id5027857

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Re: Le jeûne, nouvelle thérapie ?

Message par Invité le Dim 18 Mai 2014 - 9:50

offset a écrit:Jeûne: comment le corps réagit-il à la privation de nourriture?


Quelles sont les étapes que le corps franchit si on le prive de nourriture? Quand on ne mange plus, les vitamines baissent mais ce ne sont pas des pertes critiques.
Après 24 heures de jeûne, les stocks de glucose (glycogen) sont épuisés. Puis, pendant les dix jours qui suivent,  l’organisme s’attaque à ses réserves protéiques,
issues prioritairement des muscles
. Enfin, pour économiser ses protéines, il va puiser dans ses lipides.

J'ai un sérieux doute là. Très très sérieux doute. T'es vraiment 100% sure ?

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Re: Le jeûne, nouvelle thérapie ?

Message par offset le Dim 18 Mai 2014 - 10:32

Bonjour Mag, j'avoue que je n'ai pas recherché s'il existait un sujet similaire.
Maintenant si la modération veut le fusionner avec celui de  "invité"  
qu'elle le fasse, dis moment que le sujet est respecté  Wink 

Stauk, tu as un sérieux doute ? Il faudrait que tu mettes des informations plus précises (pourquoi tu doutes, quel élément tu peux apporter ...)
Ce dont tu me parle je l'ai extrait d'un article (lien ci dessus), maintenant je ne suis pas experte en autolyse et en crise d'acidose, il me faudrait
plus de temps pour chercher.
J'ai apprécié ton intervention, tu as remarqué encore une fois qu'il n' ya pas grand monde pour en parler, je crois que c'est encore tabou.
Si je parle du jeûne c'est parce que j'en ai fait l'expérience donc je peux dire comment ça se passe.

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Re: Le jeûne, nouvelle thérapie ?

Message par ErikFromFrance le Dim 18 Mai 2014 - 10:36

Un petit rappel de sécurité :
Les anorexiques rapportent aussi ce sentiment de bien-être et cette impression de contrôle sur soi-même durant les premiers moments de jeûne qui amorcent leur maladie. Mais il faut faire bien attention à distinguer des bénéfices de santé réels ou un contrôle réel du sentiment subjectif d'avoir ces bénéfices. Alors : attention danger !



Quant à évaluer les effets réels du jeûne, je ne me suis pas encore suffisamment informé sur le sujet et il serait donc malvenu de ma part de faire des affirmations. Mais je m'inquiète que ce sujet portant sur une question médicale n'ait pas encore fait mention d'une seule étude en peer-review. Une prise d'information sérieuse ne peut pas se limiter à la presse généraliste.

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Re: Le jeûne, nouvelle thérapie ?

Message par Invité le Dim 18 Mai 2014 - 10:42

Je pratique le jeûne régulièrement et je peux confirmer sans l'ombre d'un doute l'incroyable bien-être que cela procure.

La clarté mentale à partir du deuxième jour est tout simplement éblouissante.

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Re: Le jeûne, nouvelle thérapie ?

Message par Invité le Dim 18 Mai 2014 - 10:44

ErikFromFrance a écrit:
Mais je m'inquiète que ce sujet portant sur une question médicale n'ait pas encore fait mention d'une seule étude en peer-review. Une prise d'information sérieuse ne peut pas se limiter à la presse généraliste.

Grosso modo, il y a eu des études de faites, mais souvent assez isolées. Ce qui me semble à peu près certains, à moins d'une sévère carence initiale, une semaine de Jeûne n'est pas dangereuse (Il parait que le bénéfice médical est négligeable également ..... on est donc plus dans la curiosité qu'autre chose) .  Au delà d'une semaine, il faut un encadrement. Et le suivi d'un médecin. (On peut pour référence, observer ce qui se passe lors des grèves de la faim).

Il y a deux phénomènes qui peuvent tuer quand on Jeûne : l'autolyse des muscles ... qui n'arrive que tout à la fin (après plusieurs semaines normalement). Je rappelle que le Coeur est un muscle, et quand on commence à détruire son propre cœur, ça fait des dégâts. Et les carences sévères. (oligoéléments ?? Vitamines ?). Donc on peut mourir de faim, tout en étant Obèse.


Je vous dis ça de mémoire, j'avais lu un certain nombre d'articles avant de tenter mon expérience des trois jours. Je n'ai pas conservé les références. Dans tous les cas, encore une fois, Jeûner une semaine comporte des risques minimaux, à moins que vous n'ayez un problème de santé. Ca n'apporte pas grand chose non plus. Et dans tous les autres cas, il faut un accompagnement médical sérieux.

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Re: Le jeûne, nouvelle thérapie ?

Message par offset le Dim 18 Mai 2014 - 10:52

Puisque il faut passer par là, le jeûne a soulagé mes douleurs chroniques (arthrite) et m'a aidé a être plus détendu.

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Re: Le jeûne, nouvelle thérapie ?

Message par Invité le Dim 18 Mai 2014 - 10:55

offset a écrit:Puisque il faut passer par là, le jeûne a soulagé mes douleurs chroniques (arthrite) et m'a aidé a être plus détendu.

Si c'est à Eric que tu réponds, il va peut être te rétorquer qu'il s'agit d'un effet placebo. Les témoignages ne l'intéressent pas. Il veut des études publiées dans des revues soumises à comité de lecture, et approuvé par les figures d'autorités.

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Re: Le jeûne, nouvelle thérapie ?

Message par ErikFromFrance le Dim 18 Mai 2014 - 11:03

@Vics : fumer de l'opium aussi procure du bien-être et de la clarté mentale. Mais encore une fois, il faut distinguer les perceptions subjectives, qui peuvent être positives, des conséquences objectives sur la santé. Fumer de l'opium est probablement très agréable, mais c'est objectivement mauvais. Quelqu'un qui s'attacherait exclusivement aux sensations agréables sans se préoccuper des effets objectifs manque de sagesse.


stauk a écrit:
ErikFromFrance a écrit:
Mais je m'inquiète que ce sujet portant sur une question médicale n'ait pas encore fait mention d'une seule étude en peer-review. Une prise d'information sérieuse ne peut pas se limiter à la presse généraliste.
Grosso modo, il y a eu des études de faites, mais souvent assez isolées. Ce qui me semble à peu près certains, à moins d'une sévère carence initiale, une semaine de Jeûne n'est pas dangereuse (Il parait que le bénéfice médical est négligeable également ..... on est donc plus dans la curiosité qu'autre chose) .  Au delà d'une semaine, il faut un encadrement. Et le suivi d'un médecin. (On peut pour référence, observer ce qui se passe lors des grèves de la faim).
S'il y a des études, il ne suffit pas de dire qu'elles existent. Il faudrait aussi donner des liens pointant vers ces études. S'il y a des biais ou des limites méthodologiques à ces études, il est aussi bon de les mentionner d'entrée de jeu, même si je sais que c'est une exigence un peu drastique sur un forum généraliste comme ZC.

Il ne faut pas oublier aussi que le jeûne ou les carences alimentaires a été utilisé par des sectes à l'occasion de "retraites dans la nature" pour rendre les recrues plus influençables au lavage de cerveau.


offset a écrit:Puisque il faut passer par là, le jeûne a soulagé mes douleurs chroniques (arthrite) et m'a aidé a être plus détendu.
Les "preuves anecdotiques" sont des arguments fallacieux. Tout comme l'exemple que tu donnes s'apparente à un autre type d'argument fallacieux appelé "ad hoc ergo propter hoc".

Attention aux biais cognitifs, morbleu !
https://fr.wikipedia.org/wiki/Biais_cognitif

Il y a plein de gens qui sont "soignés" de ceci ou de cela par de la poudre de perlinpinpin, sauf que ces gens se trompent. La poudre de perlinpinpin ne soigne rien. Mais créer un environnement de bien-être, d'attention envers la personne, le rituel qui parodie l'acte de traitement médical peuvent déclencher un effet placebo qui fait disparaitre une condition néfaste. Mais si on veut du solide, il faut des études en peer-review.


@Stauk : Exactement ! Wink

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Re: Le jeûne, nouvelle thérapie ?

Message par Invité le Dim 18 Mai 2014 - 11:29

ErikFromFrance a écrit:
@Stauk : Exactement !  Wink  

Note que je ne suis pas du tout en phase avec ton approche. Mais bon. On a suffisamment discuté pour que j'ai une idée assez précise de comment tu vas traiter le sujet.  Si je peux me permettre : tu as donné ton avis. Il y a des éléments pertinents. N'en fait pas une croisade personnelle non plus !  J'avais collecté quelques articles qui me semblaient pertinent mais 1) Je n'ai pas conservé les liens. Ca me prendrait des plombes de les retrouver. Si je les retrouve. 2) Y a peu de chance que ça entre dans tes critères quasi impossible à satisfaire. A moins d'organiser moi même l'étude (et de la financer).

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Re: Le jeûne, nouvelle thérapie ?

Message par ErikFromFrance le Dim 18 Mai 2014 - 11:38

stauk a écrit:Note que je ne suis pas du tout en phase avec ton approche.
C'est noté !

N'en fait pas une croisade personnelle non plus !
Je n'en fais pas une croisade. D'ailleurs dans mon 1er message, je précise que je manque d'informations pour me permettre de faire des affirmations péremptoires.

Mais faute d'avoir des informations solides, soit favorables soit défavorables au jeûne, il me semble utile d'appeler à la prudence. Si un zèbre décidait de se lancer dans un jeûne et que ça le conduisait à l'anorexie et à la mort, je m'en voudrais d'avoir laissé passer le sujet sans faire de mises en gardes. Maintenant que mes appels à la prudence ont été faits, je peux rester en retrait de ce fil de discussion, l'esprit léger.

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Re: Le jeûne, nouvelle thérapie ?

Message par Invité le Dim 18 Mai 2014 - 11:48

ErikFromFrance, judgemental !

J'ai fait mention de cet aspect du jeûne ; cela ne veut pas dire que je ne vois pas les autres aspects.

Judgemental !

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Re: Le jeûne, nouvelle thérapie ?

Message par Invité le Dim 18 Mai 2014 - 12:17

Vics a écrit:ErikFromFrance, judgemental !
J'ai fait mention de cet aspect du jeûne ; cela ne veut pas dire que je ne vois pas les autres aspects.
Judgemental !

Il me semble qu'il a fait un effort véritable, et qui doit être reconnu à sa juste Valeur. Certes il est un peu catégorique dans son opinion. Voir fanatique. Mais il a simplement dit ce qu'il avait à dire, car sa conscience le lui commandait. Et il a même accepté de nous laisser ensuite débattre entre ... nous. A propos de ce sujet qui nous intéresse.

S'il arrive à s'y tenir, il mérite un minimum de respect, pour ne pas dire d'admiration. Aussi je trouve dommage que tu le provoques de la sorte.

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Re: Le jeûne, nouvelle thérapie ?

Message par Invité le Dim 18 Mai 2014 - 12:53

Stauk, si EFF a fait un effort véritable, tant mieux, il est donc sur la bonne voie. Toutefois, il a émis ce jugement et je n'ai pas apprécié, je l'ai trouvé un petit poil agressif. Maintenant, j'ai été un peu susceptible peut-être, ce n'est pas impossible. N'empêche.

Et "il a même accepté de nous laisser ensuite débattre entre... nous". WOW. Je trouve ceci tellement énorme (nous sommes sur un forum, pas besoin de la permission, l'accord ou comme tu voudrais le qualifier d'un intervenant pour... intervenir, non ?) que j'ai le doute : tu le dis ironiquement, n'est-ce pas ?

Personnellement je respecte tout le monde, et pas au minimum. Admirer que quelqu'un que tu qualifies toi-même de catégorique et de fanatique commence à corriger ces aspects, ça, je n'en suis pas capable. Parce que pas d'accord avec. Je peux l'encourager, en être contente ; l'admirer, no way.
L'admiration s'applique, à mon sens, à une toute autre dimension.

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Re: Le jeûne, nouvelle thérapie ?

Message par Invité le Dim 18 Mai 2014 - 12:54

Vics a écrit:
Personnellement je respecte tout le monde, et pas au minimum. Admirer que quelqu'un que tu qualifies toi-même de catégorique et de fanatique commence à corriger ces aspects, ça, je n'en suis pas capable. Parce que pas d'accord avec. Je peux l'encourager, en être contente ; l'admirer, no way.
L'admiration s'applique, à mon sens, à une toute autre dimension.
Okay, on s'entendra donc pas sur ce point là Smile
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Re: Le jeûne, nouvelle thérapie ?

Message par Invité le Dim 18 Mai 2014 - 12:56

Yep  Smile 

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Re: Le jeûne, nouvelle thérapie ?

Message par wendy le Dim 25 Mai 2014 - 12:00

moi j'avais pas mal lu sur ce sujet quand j'étais ado et une fois j'ai fait un jeûne de 4 jours (juste avec de l'eau). j'aurais voulu le faire plus mais je vivais encore avec mes parents et j'ai pas pu cacher ça plus longtemps. je me rappelle surtout que j'étais étonnée du fait que déjà à partir du 2ème jour je n'avais plus faim et le 3ème manger me semblait même un peu étrange. à part quelques vertiges le matin, je me sentais légère et bien, j'avais beaucoup aimé cette expérience, fut-elle pas très longue. sinon j'ai fait pas mal des jeûnes d'un jour, j'aime faire ça, j'aime cette sensation de détachement de la matière que le jeûne procure. ce que je me rappelle surtout de mes lectures de l'époque c'est la mise en garde des auteurs sur l'après-jeûne. il faut commencer à manger tout doucement, d'abord juste des jus, après des compotes et purées etc jusqu'à arriver à manger normalement. cette période d'accommodation à la nourriture doit durer autant de temps que la période du jeûne.

wendy
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Re: Le jeûne, nouvelle thérapie ?

Message par Invité le Dim 25 Mai 2014 - 13:01

... et manger juste ce qu'il vous faut de manière habituelle, ça ne vous effleure pas l'esprit ?

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Re: Le jeûne, nouvelle thérapie ?

Message par ErikFromFrance le Dim 25 Mai 2014 - 13:07

gou-da-s a écrit:... et manger juste ce qu'il vous faut de manière habituelle, ça ne vous effleure pas l'esprit ?
 Popcorn J'ai hâte de voir arriver les réponses.

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Re: Le jeûne, nouvelle thérapie ?

Message par offset le Dim 25 Mai 2014 - 13:23

Effectivement wendy la reprise doit être progressive sur plusieurs jours
Pendant mon jeûne, j’ai pu constater une meilleure vision des choses,
beaucoup plus d’altruisme et moins d’ego. Plus de clarté d’esprit et beaucoup moins d’angoisses
C’est une sorte de stratégie ou thérapie brève que j’utilise pour m’aider et avancer.
Il est vrai que tout le monde ne peut pas le faire :  certaines maladies, les personnes
souffrant d’anorexie et bien d’autres encore pour lesquels le jeûne est contre-indiqué et surtout il faut demander l’avis de son médecin.
Un site qui est assez complet :
http://jeune-et-sante.forumcanada.org/

gou-da-s, le jeûne c'est plus profond que ça, il apporte une autre nourriture, mais c'est impossible à comprendre
si tu n'as pas essayé

ErikFromFrance:

ErikFromFrance, tu as déjà donné ton avis, il n' ya rien à mordre ici  Wink 
ErikFromFrance le jeûne calme beaucoup et nous donne un caractère d'ange
tu ne veux pas essayer ?  Very Happy

offset
Vieux de la vieille
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Re: Le jeûne, nouvelle thérapie ?

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