Comment pensent les gens normaux ?

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Re: Comment pensent les gens normaux ?

Message par Hanta le Lun 18 Mai 2015 - 13:03

Il y a juste une lacune logique...
On serait 2% de la population française, la question interroge le fonctionnement de 98% de la population.
Soit le fonctionnement de plus de 62 millions d'habitants... En espérant trouver une homogénéité.
Déjà que c'est impossible pour 2% qui ont une particularité potentielle celle de la douance donc une étude selon un prisme particulier, là il faudrait analyser ces 98% sans aucun cadre...
Tout simplement incohérent.
Un peu comme si toutes les personnes qui étaient sujets à une pathologie de n'importe quel ordre demandaient comment vivent les personnes sans pathologie particulière.
Dans un cas où l'on se question sur nous, c'est dans une catégorie particulière, ceux qui n'en font pas partie ne sont pas encadrés dans une catégorie particulière. La négation ne suffit pas.

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Re: Comment pensent les gens normaux ?

Message par Princeton le Lun 18 Mai 2015 - 13:24

Je ne vois pas d'incohérence. Les particularités des surdoués sont relatives aux gens normaux. Les surdoués sont plus ceci ou cela, moins ceci ou cela : implicitement, on se réfère toujours à la normale, aux gens normaux. Dire que les surdoués sont hypersensibles, c'est dire qu'ils sont plus sensibles que la normale, plus sensibles que les gens normaux. C'est relatif. Idem pour la curiosité, les facultés de raisonnement, etc. Tout repose sur une comparaison. On pourrait tout aussi bien dire que les gens normaux sont hyposensibles et que les surdoués sont juste sensibles. Question de points de vue.

Alors pourquoi ne pas rechercher, dans l'autre sens, les caractéristiques des gens normaux ? Elles seront, implicitement ou explicitement, par rapport aux surdoués. Ils seront : moins curieux (entendre, moins curieux que les surdoués), moins sensibles, etc... En général, il suffit d'inverser les particularités des surdoués.

Pour ce qui est du sujet abordé sur ce fil, on peut émettre l'idée que les surdoués sont plus cohérents que les gens normaux, ou qu'ils fonctionnent selon une logique différente (par exemple dans la résolution des problèmes). Aussi les gens normaux apparaissent aux surdoués incohérents ou moins cohérents, ou fonctionner selon une logique différente (par exemple dans la résolution des problèmes).

C'est parce que les deux groupes sont mis en rapport, existent l'un par rapport à l'autre, qu'on peut parler tantôt de l'un, tantôt de l'autre, du point de vue tantôt de l'un, tantôt de l'autre. Cette fois on parle des gens normaux du point de vue des surdoués, alors on est pas habitués...

On a pris l'habitude de parler des surdoués selon le point de vue des surdoués. Mais on pourrait aussi parler des gens normaux selon le point de vue des surdoués (le cas ici), des surdoués selon les gens normaux (ce qu'on lit des surdoués dans la presse par exemple), et des gens normaux selon les gens normaux (la norme...).

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Re: Comment pensent les gens normaux ?

Message par Invité le Lun 18 Mai 2015 - 13:40

J'ai quand même un "violent" doute sur les 2 pour cent en ce moment où alors ils me gravitent pour beaucoup autour 

sur ce sujet la chose qui m'a beaucoup aidée et quasi un peu près seulement dans le "trop heureuse pour être intelligente" lol c'est juste la seule page je crois sur un peu près comment pensent les autres

mais je pense aussi et celui qui ne m'aurait pas lu sur ce point sur lequel je signe et persiste c'est le fait d'être découverte tardive tout en restant un kinder surprise  Very Happy et donc d'avoir des exemples ? beaucoup ? ce qui doit être beaucoup plus voyant, sentant, parlant pour moi je trouve.

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Re: Comment pensent les gens normaux ?

Message par Hanta le Lun 18 Mai 2015 - 14:03

Princeton a écrit:Je ne vois pas d'incohérence. Les particularités des surdoués sont relatives aux gens normaux. Les surdoués sont plus ceci ou cela, moins ceci ou cela : implicitement, on se réfère toujours à la normale, aux gens normaux. Dire que les surdoués sont hypersensibles, c'est dire qu'ils sont plus sensibles que la normale, plus sensibles que les gens normaux. C'est relatif. Idem pour la curiosité, les facultés de raisonnement, etc. Tout repose sur une comparaison. On pourrait tout aussi bien dire que les gens normaux sont hyposensibles et que les surdoués sont juste sensibles. Question de points de vue.

Alors pourquoi ne pas rechercher, dans l'autre sens, les caractéristiques des gens normaux ? Elles seront, implicitement ou explicitement, par rapport aux surdoués. Ils seront : moins curieux (entendre, moins curieux que les surdoués), moins sensibles, etc... En général, il suffit d'inverser les particularités des surdoués.

Pour ce qui est du sujet abordé sur ce fil, on peut émettre l'idée que les surdoués sont plus cohérents que les gens normaux, ou qu'ils fonctionnent selon une logique différente (par exemple dans la résolution des problèmes). Aussi les gens normaux apparaissent aux surdoués incohérents ou moins cohérents, ou fonctionner selon une logique différente (par exemple dans la résolution des problèmes).

C'est parce que les deux groupes sont mis en rapport, existent l'un par rapport à l'autre, qu'on peut parler tantôt de l'un, tantôt de l'autre, du point de vue tantôt de l'un, tantôt de l'autre. Cette fois on parle des gens normaux du point de vue des surdoués, alors on est pas habitués...

On a pris l'habitude de parler des surdoués selon le point de vue des surdoués. Mais on pourrait aussi parler des gens normaux selon le point de vue des surdoués (le cas ici), des surdoués selon les gens normaux (ce qu'on lit des surdoués dans la presse par exemple), et des gens normaux selon les gens normaux (la norme...).

Je ne suis pas étonné que tu ne comprennes pas, y a davantage une volonté qu'une argumentation dans le propos.
Un médecin dressera un tableau clinique d'une maladie, ca catégorise et ca présente un schéma symptomatique.
Que peut faire un médecin sans maladie si la personne est saine hormis dire qu'elle est saine ? Y a pas de tableau pour les personnes saines.
Là c'est pareil.
Dire qu'ils sont moins curieux c'est supposer qu'ils connaissent moins de choses donc qu'il n'y a que des intellectuels surdoués ou des scientifiques qui ont la curiosité de la recherche par exemple. Bah non.
Pour l'instant il y a aucun consensus sur les caractéristiques de la douance et on peut même noter des différences entre THQI et HQI.
Donc l'effet miroir ne fonctionne pas pour définir le comportement normal.
Qu'est ce qu'un comportement normal ? Qui correspond à la norme donc qui est selon la majorité. Comme se définit il ? Il y a une foultitude de critères : statut social, langage, origine culturelle, moeurs, pratiques sociales, métier ou absence de métier, alphabétisme etc...
Selon si l'on est une exception sur un point alors la marginalisation, l'a-normalisation peut être infime ou importante. La douance c'est qu'un critère parmi tant d'autres.
Il n'y a en réalité aucune personne normale, il y a juste une majorité de personnes présentant des critères sociaux semblables. Ce qui n'empêche  pas que dans l'intimité il y ait des trucs marginaux t c'est indémontrable.
Dès lors espérer comprendre un fonctionnement par la définition d'une norme c'est ridicule.
La douance présente des caractéristiques comme on dresse un tableau clinique, normal c'est psychologique. La norme n'est pas psychologique elle est sociale.

PS : au niveau des critères que tu présentes : cohérence, sensibilité etc... Bah désolé mais ce n'est pas démontré cela ne consiste qu'en un étalage de ton point de vue. Personnellement je ne trouve pas ton discours cohérent. Je ne vais pas nier ta douance pour autant.

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Re: Comment pensent les gens normaux ?

Message par Invité le Lun 18 Mai 2015 - 14:09

j'aime bien quand même le terme normo pensant. il existe vraiment une vraie différence de fonctionnement de la pensée. 

l'histoire de la corde à noeuds me reste aussi et est ma première base d'explication si j'explique.

des fois sans le dire tout haut, je sortais une finte et me disait : bon je vais attendre que ça monte au cerveau de quelqu'un ayant une normo pensée, il est clair que chez un surdoué, soit ça monte souvent plus vite, soit même c'est déjà là, du coup ce fut surprenant, puisque ça donne un espèce de sentiment que tu as loupé un épisode alors qu'en fait ton épisode tu ne l'as pas encore dit Smile limite en plus tu mesures pas le plaisir au début

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Re: Comment pensent les gens normaux ?

Message par Princeton le Lun 18 Mai 2015 - 14:49

@eXistenZ, Je te trouve bien véhément. Si tu remets en question l'existence de la douance, il n'y a pas de débat. Amusant que tu la compares à une maladie : ce n'est sans doute pas anodin. Enfin bref, la douance est quand même basée sur une comparaison, puisqu'elle regroupe les 2% les plus intelligents, qui sont appelés "surdoués". Ensuite on remarque que ces 2% partagent des caractéristiques, par exemple : la pensée arborescente, l'hypersensibilité, etc. On peut discuter de ces caractéristiques, et même remettre en cause leur existence, leurs modalités, leur expression, etc. Mais supposer que les surdoués ont un fonctionnement particulier suppose qu'il y a au moins un autre fonctionnement qui n'est pas le leur. Il faut bien être particulier par rapport à autre chose. C'est de cet autre chose dont on parle.

S'il y a des surdoués, il y a aussi des non-surdoués (les gens normaux, par abus de langage). Après que chaque groupe soit plus ou moins hétérogène et plus ou moins complexe, c'est certain. Chacun est unique, bla bla. Il n'en reste pas moins qu'on peut chercher à établir ou plutôt reconnaître des tendances. Pour prendre un exemple, on remarque dans l'ensemble que les surdoués ont une pensée arborescente. On remarque aussi que dans l'ensemble les non-surdoués ont une pensée qui n'est pas arborescente (ie. dite linéaire). Pourquoi la linéarité de la pensée ne serait pas une caractéristique des non-surdoués, comme l'arborescence de la pensée serait une caractéristique des surdoués ?

Disons que définir l'un, c'est définir l'autre, au moins par contraste. Etre blanc c'est n'être pas noir. Etre grand c'est n'être pas petit. La définition est une discrimination, et faire exister le concept de surdoué c'est faire exister celui de non-surdoué. Si les surdoués sont à la marge d'une norme, pourquoi n'interroger que la marge et pas la norme ? Certes l'exercice sera sans doute plus périlleux, il n'en sera pas moins intéressant, et possiblement fécond. Après ce n'est qu'une grille de lecture. On pourrait faire pareil avec d'autres choses, par exemple le syndrome d'Asperger. C'est d'ailleurs ce que certains font : les Aspergers d'un côté, les neurotypiques de l'autre. Et cela leur permet de mieux comprendre à la fois le syndrome d'Asperger et le fonctionnement normal, ie. des personnes qui n'ont pas ce syndrome. Il est d'ailleurs passionnant de lire la perception qu'ont les Aspergers des neurotypiques, des gens normaux. Ils peuvent avoir une grande lucidité sur les comportements humains.

Enfin, je comprends ta perception sur la norme qui est sociale et pas psychologique. Pour moi la norme est relative : à un temps, à un lieu, à un psychisme, à une société, etc. On peut entendre la norme sous différents aspects. Je ne vois pas pourquoi il ne faudrait la considérer que sous un angle social, mais ce n'est pas mon propos. Mon propos est simplement de défendre les surdoués qui se demandent - sans mauvaise foi, je pense, mais avec une réelle volonté de comprendre et de s'intégrer, "comment pensent les gens normaux", ou "comment fonctionnent les gens normaux". Quand on nourrit un sentiment de décalage permanent avec ladite société, on peut s'attendre à ce que ces interrogations émergent rapidement, et je trouve légitime de chercher à y répondre.

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Re: Comment pensent les gens normaux ?

Message par Prosopopée le Lun 18 Mai 2015 - 15:20

eXistenZ a écrit:Je ne suis pas étonné que tu ne comprennes pas, y a davantage une volonté qu'une argumentation dans le propos.
Un médecin dressera un tableau clinique d'une maladie, ca catégorise et ca présente un schéma symptomatique.
Que peut faire un médecin sans maladie si la personne est saine hormis dire qu'elle est saine ? Y a pas de tableau pour les personnes saines.
Là c'est pareil.
Dire qu'ils sont moins curieux c'est supposer qu'ils connaissent moins de choses donc qu'il n'y a que des intellectuels surdoués ou des scientifiques qui ont la curiosité de la recherche par exemple. Bah non.
Pour l'instant il y a aucun consensus sur les caractéristiques de la douance et on peut même noter des différences entre THQI et HQI.
Donc l'effet miroir ne fonctionne pas pour définir le comportement normal.
Qu'est ce qu'un comportement normal ? Qui correspond à la norme donc qui est selon la majorité. Comme se définit il ? Il y a une foultitude de critères : statut social, langage, origine culturelle, moeurs, pratiques sociales, métier ou absence de métier, alphabétisme etc...
Selon si l'on est une exception sur un point alors la marginalisation, l'a-normalisation peut être infime ou importante. La douance c'est qu'un critère parmi tant d'autres.
Il n'y a en réalité aucune personne normale, il y a juste une majorité de personnes présentant des critères sociaux semblables. Ce qui n'empêche  pas que dans l'intimité il y ait des trucs marginaux t c'est indémontrable.
"Que peut faire un médecin sans maladie si la personne est saine hormis dire qu'elle est saine ?"

Sauf que bien fort est le mec qui va savoir dire ce qu'est précisément "penser", avant de parler des conséquences hypothétiques de ce phénomène mal compris (voir passage en gras).

Qu'est-ce qui empêche de considérer le groupe qui a un QI inférieur à 130 et de se demander comment ils fonctionnent (vu que nous ne savons pas précisément ce qu'est penser pour le moment et qu'il ne suffit pas de dire que c'est normal) ?
eXistenZ a écrit:Dès lors espérer comprendre un fonctionnement par la définition d'une norme c'est ridicule.
La douance présente des caractéristiques comme on dresse un tableau clinique, normal c'est psychologique. La norme n'est pas psychologique elle est sociale.
Ah bon ? Donc si une majorité de personnes sont bien adaptées à la société, cela n'a rien à voir avec comment elles fonctionnent ("bien") psychologiquement ? Tu nies la dimension psychologique parce que l'on parle de gens "normaux" et qu'ils sont "bien portants", pourtant ils ont comme particularité de ne pas correspondre à tout un tas de tableaux cliniques invalidants, alors ils possèdent eux aussi une liste de caractéristiques, que l'on pourrait résumer par cette prouesse de raisonnement : ils ne sont pas pas "normaux" psychologiquement. Dans le cas qui nous intéresse, considérer les individus qui ont un QI inférieur à 130, pourquoi pas, mais si c'est pour en parler sans données précises, c'est sûr que cela ne rime à rien (soit on s'en tiendrait à la tautologie, soit on donnerait dans le cliché).

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Re: Comment pensent les gens normaux ?

Message par Invité le Lun 18 Mai 2015 - 15:23

J'ajoute un bla bla en passant à ton propos fort intéressant et moi blablatique.

Je suis d'accord avec ce que j'ai lu quelque part un jour qui dit qu'un normo pensant peut moins accéder à un surdoué que l'inverse et surtout sans explications du fonctionnement de "the machine". Smile

Alors que l'inverse me semble facile. donc je continue de chercher sur ce sujet. oserai je déjà ajouter qu'il me semble que je viens de vivre ce que des surdoués à mon avis vivent depuis longtemps : le fait d'être étiquetée un peu "différente" (mais je trouve ça rigolo et énorme puisque du coup sur toutes mes différences, surdouance ou vécu ou origine etc) 

ça a mis une grosse claque à ceux qui ne m'auraient pas vue depuis longtemps comme une mauvaise odeur Smile (c'était Air Wick la pub non ?Smile

j'avais aussi retenu le point où un normo pensant s'écarterait rapidement de ce qu'il trouve bizarre sans chercher à comprendre ce qui m'a amenée à penser que c'est cette protection qu'un surdoué prend comme un rejet.

c'était une communication spontanée de l'hybride du centre.

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Re: Comment pensent les gens normaux ?

Message par Princeton le Lun 18 Mai 2015 - 16:10

Prosopopée a écrit:si c'est pour en parler sans données précises, c'est sûr que cela ne rime à rien

Sauf qu'à moins d'avoir vécu en autarcie jusqu'à aujourd'hui, on a tous grandi au contact des autres, les 98% comme les 2%, chaque jour de notre vie, aussi l'expérience et l'approche empirique peuvent se révéler satisfaisantes, au moins pour un début, surtout si on recoupe les impressions, les intuitions et les idées des uns et des autres. A ce titre, je remarque que les mêmes éléments reviennent, tant quand il s'agit de décrire les surdoués, que de décrire ceux qui ne le sont pas, et que ces éléments se répondent souvent. Je ne pense pas que ce soit une coïncidence : dès lors que l'intelligence entraîne certaines caractéristiques, la stupidité ou l'intelligence médiocre devrait en entraîner d'autres. Il est plus facile d'émettre des hypothèses concernant les extrêmes. Au milieu, on peut seulement s'apercevoir d'un ensemble de comportements, d'attitudes et d'idées, ou d'absence d'idées, qui semblent étranges aux surdoués, d'où leur sentiment, peut-être, d'être inadaptés.

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Re: Comment pensent les gens normaux ?

Message par Hanta le Lun 18 Mai 2015 - 16:18

Prosopopée : je ne nie rien, on ne trie pas comme on veut, je parle du critère psychologique comme étant un parmi d'autres quand la douance est ici votre seul critère d'analyse ce qui biaise vos hypothèses...
Je ne la compare pas à une maladie mais à un objet d'étude, les maladies en sont un. La douance aussi, sous un tableau clinique...
Certains psychologues la présentent comme une psychopathologie, d'autres comme une particularité psychologique etc...
Pour le coup c'est vos argumentations qui sont fondées sur des jugements moraux, pas la mienne.
Etre blanc c'est n'être pas noir... C'est surtout que noir n'est pas la seule variable.... C'est n'être pas jaune non plus.
Or là est le problème :
- on ne peut définir la douance objectivement
- si blanc = douance alors toute autre couleur = non douance... Comment diantre dresser un tableau général de toutes ces nuances ? Impossible.
Si la norme est relative, comment l'objectiver donc comment objectiver des comportements normaux ? Impossible.
Tu parles des aspergers qui eux ont pour le coup un trouble autistique... Le trouble est par définition un désordre et tu le compares à la douance, tout en te moquant de moi quand je parle de maladie. Marrant.
Le syndrome d'asperger a un tableau clinique complet et stable, ce n'est pas le cas de la douance pour l'instant.
Chaque groupe est complexe et plus il comporte un nombre important d'individus plus le groupe est  complexe et disparate.
Donc en effet, pour  près de 60 000 000 d'habitants faire émerger des traits généraux qui seraient exempts de déterminismes sociaux c'est une ineptie.
Enfin oui la norme est un concept social, pour autant les gens ne sont pas que des êtres sociaux, pour cela que je parlais de critères de marginalisation, il existe des nuances celles là même qui constituent l'hétérogénéité.
La définition n'est pas uniquement discriminante elle est signifiante. Vous ne pouvez produire du sens en partant d'une négation : non surdoués et si vous dites autre chose cela se rapporte à la norme et vous ne pouvez sortir des déterminismes sociaux qui sont déjà tellement prégnants chez les surdoués qu'il est justement difficile de dresser un tableau de caractéristiques.
Il est intéressant de voir le nombre de personnes surdouées ici qui ne se sentent pas du tout comme ressemblant aux divers descriptifs.
On est 10 000 membres sur ce site, 2000 actifs on va dire et il y a beaucoup de personnes ayant un avis divergent sur leur façon de s'identifier au concept de douance... Imaginez pour une plus grande population.

Et parmi ceux là il y aura des THQI qui eu ne comprennent pas forcément les HQI et ne s'identifient pas à eux etc...
Et parmi eux certains auront un TDA et ce sera la même chose...
J'ai même pas encore développé les déterminismes sociaux que c'est déjà une bouillie indescriptible.

Tout ce que vous allez produire comme raisonnement sera pour le coup discriminant car il partira d'une définition de la négation.. Ca a déjà commencé : ils sont moins curieux, ils percutent moins...

Eh bien je suis désolé mais quand on voit la plupart des gens sur le forum on peut s'étonner qu'ils se sentent plus intelligents car ce sont les mêmes discussions souvent dignes d'un PMU, les mêmes arguments et les mêmes ressorts émotionnels. Je conseille de lire Gauvrit.
je me permets de citer l'excellente traduction de Luc d'un spécialiste anglo-saxon sur le décalage prétendument social dû à la douance...


Luc qui traduit un texte a écrit:Ce texte est téléchargé à partir du site d'une organisation de surdoués qui représentent seulement un pour 1000 de la population, et qui ont donc un Q.I. très élevé. Il semble que ce texte résulte d'une étude effectuée sur les membres américains de Mensa (et il y a quelques passages très critiques et intéressants vis-à-vis de cette organisation dont j'ai fait partie), mais je pense que la plupart des observations sont également applicables aux zèbres. Voici ce texte :

Les psychologues savent depuis longtemps qu'il y a un intervalle restreint de niveau d'intelligence qui favorise le développement optimal d'individus socialement bien intégrés et dont la réussite ne pose pas de problèmes. Cet intervalle limité concerne des QI qui se situent approximativement entre 120 et 140 sur la plupart des tests, avec une déviation standard de 16,1. La plupart des membres de Mensa rentrent dans cet intervalle.

Les témoignages faisant état d’un mauvais ajustement social qui sont fréquemment rapportés par les membres de Mensa peuvent être tout à fait véridiques. Mais, contrairement aux idées reçues, la cause de leurs difficultés réside rarement dans leurs capacités intellectuelles proprement dites. Les graves problèmes d'ajustement social qui ont pour origine une intelligence exceptionnelle sont rarement présents chez les personnes présentant un Q.I. inférieur à 150, niveau qui est dépassé par une personne sur 1000 seulement dans la population générale. Les membres de Mensa présentant un niveau aussi élevé sont peu nombreux. Il est donc utile de diviser les surdoués en deux catégories : un groupe à ajustement social optimum qui se situe en dessous d'un seuil de 145 environ, et un autre à ajustement social problématique, avec des Q.I. plus élevés. Ces deux groupes ont tendance à présenter par ailleurs des différences notables en ce qui concerne leurs valeurs, leurs styles de vie, et surtout dans leurs stratégies d'adaptation à leur milieu social. Les personnes qui se situent dans l’intervalle où l’intelligence paraît optimale semblent avoir très peu besoin d’aide, voire pas du tout, pour s’adapter au monde qui les entoure. En revanche, les surdoués exceptionnels nécessiteront une attention particulière s'ils veulent pouvoir tirer au mieux parti de leurs capacités.

Un tel seuil n’est pas le fruit des tests d’intelligence eux-mêmes, mais traduit les efforts que doivent faire ces personnes pour composer avec leur environnement social. Il apparaît quand les enfants précoces sont confrontés au système scolaire classique. Il est la conséquence de deux facteurs : la fréquence avec laquelle l'enfant rencontre d'autres enfants qui pensent comme lui et le niveau de maîtrise de l'enseignement déjà atteint par l'enfant.

Pour un enfant précoce dont l’intelligence se situe dans la plage optimale, l'environnement scolaire peut ressembler à un paradis social. En général, il apprécie le travail scolaire et est suffisamment intelligent pour maîtriser le parcours scolaire avec aisance. Bien qu’il soit plus intelligent que la plupart des autres élèves de sa classe, il n'est pas suffisamment différent d'eux pour ne pas pouvoir gagner la confiance d'un grand nombre de ses camarades, ce qui nous amène à aborder la notion de leadership (capacité à diriger, de manière formelle ou informelle). Il gère sa vie avec une efficacité remarquable. De plus, il côtoie à l’école suffisamment d’enfants comme lui pour avoir un nombre satisfaisant d'amis présentant le même profil intellectuel que lui. Il souffre rarement de la solitude ou de l'isolement social. Il devient le leader de la classe, le major de promotion, et à l'âge adulte c’est généralement un professionnel reconnu. Il tend à s'élever dans la partie haute de la classe moyenne, s'il n'y est pas né, et à jouir de la plupart des prestiges et récompenses économiques qu’offre notre société.

Cependant, même l'enfant pourvu d’un QI inférieur ou égal à 145 est assez performant pour trouver le travail scolaire très ennuyeux, du moins avant le Bac. L'enfant ayant un Q.I. supérieur à 155 est dans une situation encore plus désavantageuse. Il est tellement en avance qu’il peut en arriver à considérer l’école non seulement avec indifférence, mais aussi développer vis-à-vis d’elle une franche hostilité. Il survole avec aisance le cursus scolaire, souvent avec plusieurs classes d'avance, et ne trouve aucun enjeu dans le fait de faire ses devoirs. De plus, il est souvent confié aux soins d'adultes médiocres et bornés qui éprouvent peu de sympathie pour ses besoins spécifiques. L'enfant sait que quelque chose va terriblement mal, mais n'est pas en mesure d’identifier clairement l’origine du problème. En désespoir de cause, il peut devenir un rebelle et s'en prendre à un monde qui l'isole et le torture. Entouré d’adultes étroits d’esprit et dépourvus de sympathie vis-à-vis de lui, il peut développer un mépris pour l'autorité qu’il conservera à l'âge adulte, et qui lui posera des problèmes tout au long de sa vie. De plus, il restera privé du soutien de ses pairs en intelligence, contrairement aux enfants dotés d’un Q.I. optimal.

À cause de la rareté de telles capacités dans la population, il est souvent confronté à l’isolement et à la solitude durant l’enfance et l’adolescence. S'il parvient à éviter d'adopter une attitude de rébellion et de cynisme, il pourra alors se faire à l’âge adulte des relations par le biais des sociétés savantes. Mais même ainsi, il arrivera fréquemment qu'il ne puisse jamais surmonter des habitudes de solitude, de timidité et de mauvaise estime de soi, qui ont été générées en lui dès l’enfance.

Le seuil qui permet de classer les surdoués en deux groupes selon leurs capacités d’adaptation sociales ne correspond pas à une frontière clairement délimitée, mais peut varier en fonction du contexte et de l’environnement. Dans de petites communautés isolées, le seuil se fera sentir en deçà de 145 de Q.I. Dans les zones urbaines comportant une surreprésentation des professions intellectuelles, il apparaîtra à un niveau plus haut. Le chiffre de 145 marque néanmoins un bon seuil si l’on considère le pays dans son ensemble. Mais lorsqu'il se fait jour, cela n’est pas simplement dû au hasard. Ce seuil, lorsqu’il apparaît, semble être la conséquence de ce qui peut être appelé la théorie de la communication de l'intelligence. Leta Hollingworth a fait l'observation suivante dans son livre, « Children above 180 IQ » (Les enfants dotés d'un Q.I. supérieur à 180) :

« L'observation montre il y a un rapport direct entre l'intelligence du leader et l'intelligence de ceux qui le suivent. Pour devenir le leader de ses pairs un enfant doit être plus intelligent que ceux qu'il va diriger, mais pas beaucoup plus. »

Pour faire simple, nous dirons que le statut de leader n’émergera pas, ou bien ne se maintiendra pas, au-delà d’un écart correspondant à 30 points entre le leader et les autres enfants. Si cette théorie se vérifie, alors son implication logique semble être qu'au-delà d’un tel écart, une communication authentique entre différents niveaux d'intelligence devient impossible. Ce concept doit alors être appliqué à tous les types d'interactions sociales, et pas seulement à celles qui existent entre un leader et ceux qui le suivent. Ceci explique également pourquoi le seuil entre niveau optimal et niveau non-optimal d’adaptation sociale apparaît précisément autour de ce chiffre.

Une personne dotée d’un Q.I. de 140 est « à portée de communication » de 25 % de la population. Une personne qui a un Q.I. de 150 peut espérer se faire comprendre de seulement 10 % de l’humanité. L'individu vraiment exceptionnel – avec un Q.I. de 180 – va, lui, se retrouver coupé de la totalité moins 1/10 de 1 % de sa propre espèce. Le seuil de l’inadaptation semble alors apparaître dès qu’une personne ne peut espérer rencontrer parmi ses contemporains au moins 15 % d’individus avec lesquels communiquer sur le même plan d’intelligence et développer des relations de sympathie. Par nature, ce seuil est une barrière de communication qui isole l'individu exceptionnellement surdoué de ceux qui l'entourent. Pour cette raison, son enfance n'est pas très différente de celle des sourds, des enfants négligés, voire des enfants sauvages. De plus, s'il est exploité comme prodige — traité comme un objet – alors tous ces facteurs de désintégration pour l’esprit vont s'additionner pour le détruire. Il est donc peu surprenant que les enfants prodiges soient identifiés à tort comme étant victimes d’un « burn-out », un effondrement mental, à un âge peu avancé. Ils ne font pas un burn-out, mais ils sont en quelque sorte incinérés vivants, carbonisés.

Les surdoués sont particulièrement vulnérables à quatre types de problèmes d'inadaptation auxquels sont rarement confrontées les autres personnes. Comme conséquence de leurs capacités exceptionnelles, ils ont tendance à adopter un comportement qui vise à limiter les efforts dans la vie de tous les jours. De ce fait, ils échouent souvent à acquérir l'habitude d'un effort discipliné et soutenu, nécessaire à l’accomplissement de toute tâche d’une quelconque importance. Les membres de Mensa sont particulièrement représentatifs de cette forme d’inaptitude. Ils sont même passés maîtres dans l’art de faire passer ce manque de constance pour une qualité, sous le prétexte de « rester léger », de « rester simple », de « profiter de la vie ». Quand plusieurs d'entre eux se trouvent réunis à une rencontre Mensa, c'est surtout pour eux l'occasion de s'amuser. C'est rarement pour favoriser les échanges intellectuels – quoi que prétende Mensa dans sa stratégie de communication –, mais, plutôt pour tourner en dérision leurs capacités intellectuelles.

Un autre problème d'ajustement rencontré par les surdoués est la conséquence de leur exceptionnelle capacité d’adaptation. Ils sont capables d’exceller dans tellement de domaines qu’ils ont tendance à se disperser et à rester superficiels. Personne, quel que soit son niveau de douance, n’a le temps ni les moyens de faire bien tout ce qui l’intéresse. Pour être efficace, il faut faire des choix parmi les nombreuses possibilités. Les membres de Mensa sont souvent confrontés à ce type de problèmes. Leurs fréquents changements d’orientation professionnelle ainsi que leur passion légendaire pour les jeux de type quizz (comme le Trivial Pursuit), sont caractéristiques, et sont tous deux des signes diagnostiques de ce problème d'ajustement. Le sentiment qui prévaut parmi beaucoup de membres de Mensa et qui pourrait être formulé ainsi : « Si je suis si intelligent, pourquoi est-ce que je ne réussis pas mieux ma vie ? », est dû principalement aux deux caractéristiques que nous venons d’évoquer. La plupart des membres de Mensa n'ont jamais appris que le secret du succès est de mettre tous ses œufs dans le même panier – et ensuite de surveiller ce panier.

L'un des problèmes les plus sérieux rencontrés par les surdoués est de parvenir à accepter de bonne grâce les personnes qui leur semblent stupides, et à admettre de manière raisonnable le fait que les autres ne soient pas toujours raisonnables. Dans les faits, les membres de Mensa tolèrent cela bien mieux qu'ils le pensent, et la raison en est que dans leur ensemble ils n’ont pas bénéficié d’un programme éducatif spécifique pour les surdoués. Pour apprendre à supporter plus facilement les personnes moins raisonnables ou moins logiques, il faut y avoir été confronté et avoir appris à entretenir des relations avec elles. Le fait de retirer un enfant d’une classe ordinaire et de le mettre à part dans une classe spéciale le prive d’une des leçons les plus importantes de la vie. Plus importante même que toutes les matières scolaires. Contrairement à ce que croient beaucoup de membres de Mensa, l'éducation scolaire spécifique pour surdoués n'a généralement aucun effet positif ou négatif sur les résultats scolaires de l'enfant. Elle ne les protège pas non plus de l'ennui en classe. Les enfants surdoués qui ont expérimenté les deux types de classes disent souvent qu'ils sont tous les deux également ennuyeux. Par conséquent, si les programmes scolaires spécifiques n'aident pas les surdoués à obtenir de meilleurs résultats et ne leur épargnent pas non plus l'ennui, que de surcroît ils compromettent leurs capacités à s'ajuster socialement, alors dans l'ensemble ces programmes ne méritent pas d’être poursuivis. En réalité, la qualité d’une éducation spécifique pour les surdoués nécessite que l’on tienne compte du seuil d'ajustement. Pour ceux qui sont en dessous de ce seuil — ce qui correspond à la majorité des membres de Mensa —, l'éducation spécifique n'a pas de sens et peut au contraire se révéler préjudiciable. Inversement, pour ceux qui se situent au-delà, le fait de les mettre dans une classe ordinaire n'a aucun sens, puisqu'ils sont incapables de bénéficier d'une quelconque manière de cette situation. Au contraire, cette expérience peut même se révéler désastreuse, pour les raisons déjà évoquées. Une éducation spécifique ne semble souhaitable que pour les enfants dont le Q.I. s’inscrit dans la tranche où l’intelligence ne leur permet pas un ajustement social satisfaisant.

La conclusion de cette étude est qu'aucun problème ne semble aussi grave ou n'a d'effets aussi sérieux et durables que celui de l'isolement social. C'est un problème que rencontrent rarement les personnes qui appartiennent à l’intervalle où l'ajustement social est optimal, et seul un petit nombre de membres de Mensa ont été confrontés à ce type de problème de façon aiguë. Néanmoins, pour la personne qui se trouve au-dessus du seuil d'adaptation, le problème rencontré peut être sévère. Pour lui, la question de l'isolement social peut même devenir insoluble. Hormis dans les grandes métropoles, il peut ne pas y avoir suffisamment de personnes ayant le même profil dans la tranche d'âge concernée pour pouvoir constituer ne serait ce qu’une petite classe homogène. L'individu exceptionnellement doué devra donc composer avec un environnement humain dans lequel il a bien peu de chances de rencontrer son semblable. Les stratégies d’ajustement à une telle réalité sociale passent nécessairement par l’acceptation stoïque d’une existence vouée à la solitude. Pour lui, le fait d’être un individu isolé n'est pas un signe d'inadaptation comme il l’est pour les autres, mais correspond une forme d’adaptation réaliste à un monde hostile.

Néanmoins, être solitaire n'empêche pas de tels individus de se faire des amis ou de se soucier des autres ; cela signifie seulement qu'ils se sentiront le plus souvent comme des visiteurs venus d'une autre planète, ou comme des adultes entourés d'enfants. Ils peuvent apprécier les personnes qui les entourent, mais ils doivent se faire à l'idée qu'ils sont séparés d'eux par un fossé infranchissable.

Le type d'adaptation sociale auquel parvient l'adulte exceptionnellement doué est davantage la conséquence des caractéristiques et circonstances particulières de son enfance, que ça n’est le cas chez les personnes modérément surdouées. S'il naît dans une famille d'un niveau socioprofessionnel élevé où préexiste une tradition d'éducation et de réussite, alors il aura toutes les chances d’être détecté assez tôt, et que des mesures particulières soient mises en place pour accompagner sa douance. De plus, les adultes référents seront eux-mêmes instruits et compétents. Ils seront à même de lui servir de modèles, de lui proposer des valeurs et de lui fournir l’environnement intellectuel dont il pourrait manquer autrement. Mais trop souvent, l'individu exceptionnellement doué naît dans un environnement privé de ces éléments. Comme conséquence et à cause de son isolement social, il tend à élaborer son propre système de valeurs et ses propres modèles de référence, uniquement à partir de ses lectures. Celles-ci ne recouvrant habituellement que des domaines parcellaires, ses valeurs se résument souvent à un mélange hétérogène de notions parfois contradictoires qui sont fusionnées en une vision du monde singulière, personnelle et perçue comme atypique. N'ayant pas de retour critique de la part des enseignants ou de ses camarades pour venir corriger ses idées, il devient souvent un adulte original, au point parfois de passer auprès des autres pour quelqu’un d’excentrique. Sans commentaires ou réactions en retour, il peut en arriver à avoir une telle confiance dans son propre jugement, qu'il finira par ignorer, voire exécrer toutes les opinions qui ne vont pas dans son sens. Par ailleurs, s'il ne parvient pas non plus à acquérir les connaissances étendues de l'érudit — ce qui est souvent le cas — il peut même devenir totalement insensé, vivant dans une sorte d’univers mental délirant qu'il se sera créé de toutes pièces.

À un certain moment de sa vie, il devra se demander ce qu’il souhaite faire à propos du « monde réel ». Il peut décider de le conquérir. S'il fait ce choix, il peut développer un esprit de compétition acharné, particulièrement s'il a été confronté, jeune, à de nombreuses frustrations imposées par des figures incarnant l'autorité. Si ces expériences ont laissé en lui un résidu de rancœur ou de cynisme, il peut devenir réellement impitoyable. Cependant, il adoptera le plus souvent le même style de vie solitaire qu'il a été contraint d'avoir dans sa jeunesse. Il peut choisir la solitude et la compagnie des livres pour le reste de sa vie. Il devient souvent un éternel étudiant, timide et inhibé. Il peut même choisir son futur métier en optant pour la profession qui lui garantira le plus grand nombre de moments de solitude. Par ailleurs, il souffre souvent de dépression chronique ou de crises cycliques dépressives. Il est difficile de dire si c'est là le résultat de son style de vie, ou s'il a un métabolisme réellement différent. Ce qui est certain c'est que les individus exceptionnellement doués sont particulièrement vulnérables aux formes les plus sévères d'inadaptation sociale.

Notons cependant que se situer dans la plage où le Q.I. permet un ajustement social optimal n’offre pas une protection sans failles vis-à-vis des problèmes d'adaptation. Comme nous l’avons déjà signalé ci-dessus, de nombreux membres de Mensa ont été victimes des deux formes mineures d'inadaptation que sont le manque d'autodiscipline, et une trop grande tendance à se disperser. La plupart des personnes ayant un Q.I. correspondant à la plage moyenne de Mensa sont parvenues à éviter ces pièges et ont fait un très bon usage de leurs capacités. Mais un sondage rapide et informel montrera que Mensa est très sous-représentée dans toutes les professions. Les membres qui ont acquis un Bac +5 ou d’autres diplômes équivalents trouvent amplement de quoi stimuler leur esprit parmi leurs collègues ou en appartenant à des organisations professionnelles. Ils n'ont pas besoin de Mensa. D’ailleurs, dans certains milieux, reconnaître que l'on est membre de Mensa peut même se révéler professionnellement très préjudiciable.

Ce que toutes ces personnes ont démontré c’est qu'elles sont capables d'un effort prolongé et discipliné. D'un autre côté, Mensa a tendance à attirer des personnes qui sont également talentueuses, mais qui se révèlent incapables de concentrer leurs efforts sur la durée. Il est même possible qu'à l’âge où ces personnes adhèrent à Mensa leurs habitudes soient déjà si profondément ancrées qu'elles ne peuvent plus être corrigées. Mais si Mensa en tant qu'organisation prenait plus à cœur son ambition de promouvoir l'intelligence, elle mettrait réellement toute son énergie dans cette cause. Mais elle semble faire tout son possible au contraire, pour renforcer ces mauvaises habitudes et les justifier par un discours rationnel. Le simple fait de considérer qu’un style de vie sans but précis est un comportement acceptable chez les surdoués est dommageable pour ses membres. Ne vous y trompez pas, l'adhésion à Mensa peut s'avérer néfaste à un développement harmonieux de l'individu.

Quel que soit le niveau du Q.I., l'inadaptation sociale n’est en aucune façon une fatalité. Les risques peuvent être plus importants avec des scores élevés, mais ils peuvent être réduits en mettant en évidence leurs causes profondes et en adoptant une stratégie intelligente. Le simple fait de les reconnaître pour ce qu'ils sont constitue déjà la moitié de la victoire.

[Réimprimé, à partir de Vidya #98, à l'occasion de la mort de Grady Tower]
[Scanné de Vidya 192, Avril/Mai 2000]



Dernière édition par eXistenZ le Lun 18 Mai 2015 - 16:36, édité 1 fois

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Re: Comment pensent les gens normaux ?

Message par Bibo le Lun 18 Mai 2015 - 16:26

eXistenZ a écrit:Il y a juste une lacune logique...
Pas qu'un peu enfait.
Enoncer qu'une population X diffère de la population Y (avec Y =A+B+C) selon une mesure W ne veut pas dire que X diffère de A selon W, de B selon W, de C selon W.

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Re: Comment pensent les gens normaux ?

Message par Invité le Lun 18 Mai 2015 - 16:40

C'est le mode d'emploi de "comment s'enfermer ?"

j'ai le droit de dire que je ne suis pas d'accord du tout avec "le fossé infranchissable" et puis aussi sur la notion de "rencontrer son semblable" ?

l'avantage du PMU est qu'il est accessible à tout le monde, d'un, et de deux, un surdoué a autant de chance de gagner qu'une personne au fonctionnement mental plus dans la norme et de trois, je conçois l'ayant déjà lu ici qu'une personne intelligente, au fort QI, ayant de surcroît fait des études poussées, voire plusieurs cursus, ressente le besoin d'échanger au même niveau, à la même vitesse, sur les mêmes connaissances acquises mais en gros il ne peut ni aller boire une bière ni jouer au tiercé ni ressentir chaleur humaine ?

 je ne sais où je me situe niveau QI, mais je réagis juste sur le fait que l'on m'aurait fait lire ceci à l'age où j'ai lu, ou j'imagine deux secondes l'effet que cela peut produire sur quelqu'un d'intelligent.... eh ben non en fait j'imagine pas, "toi tu vas directement dans la bibliothèque et tu n'en sors jamais, tant pis pour toi tu n'avais qu'à pas naître avec un gros QI et un fonctionnement mental différent". Quoi ? tout ça te fait envie ? rire, plaisanter, échanger sur la vie courante. interdit. puni. Vous pouvez faire sortir l'accusé (oh pinaise)

c'est quand je lis ce genre

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Re: Comment pensent les gens normaux ?

Message par Hanta le Lun 18 Mai 2015 - 16:48

Hum le texte dit le contraire... Que la plupart des surdoués pensent être isolés socialement du fait de leurs capacités alors que non... Il faut avoir plus de 145 ou 150 pour que cela commence à avoir un impact...

Et je sais pas pourquoi tu parles de gagner au PMU, c'est un bar...

Marrant ton sous entendu sur le cursus et diplôme etc... Mais je préfère parler avec un prof de philo de philo même s'il a un QI normal qu'ici...

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Re: Comment pensent les gens normaux ?

Message par Princeton le Lun 18 Mai 2015 - 16:53

Bibo a écrit:
eXistenZ a écrit:Il y a juste une lacune logique...
Pas qu'un peu enfait.
Enoncer qu'une population X diffère de la population Y (A+B+C) selon une mesure W ne veut pas dire que X diffère de A selon W, de B selon W, de C selon W.

Oui, c'est l'analogie des couleurs, qui en effet n'était pas optimale. Mais "surdoué/non-surdoué" est une grille de lecture : on prend la grille de lecture, et on regarde ce que ça donne. Là, je décide de regarder avec mes lunettes "X ou non-X". J'en tire certaines idées, et je peux ensuite prendre d'autres lunettes, affiner, continuer à chercher...

Ensuite, quand on étudie la population X, on la compare bien au reste de la population non ? Et comme on a sélectionné X sur le critère spécifique de l'intelligence, pourquoi est-ce qu'on pourrait parler uniquement de X et pas de non-X ?

Je risque une autre analogie. C'est comme si on prenait les 2% des gens les plus grands : alors ils ont des difficultés à passer les portes, ils se font remarquer, ils ont des problèmes de dos, ils jouent davantage au basket, etc. Mais pourquoi on ne pourrait pas parler des 98% restants ? Qui eux n'ont pas de problèmes à passer les portes, qui ne savent pas ce que c'est d'être très grands, qui ne se font pas remarquer, qui sont dans la norme, etc ? Alors certes les 98% sont très différents selon d'autres critères, mais ils sont sensiblement similaires au niveau de la taille, et ils ont dans tous les cas un point commun : ne pas vivre ce que vivent les 2% les plus grands. D'autant plus que la société est adaptée aux 98% et pas aux 2% restants. Concernant les 2% les plus petits, la question est similaire que pour les 2% les plus grands, donc on aurait dû faire une répartition 2%/96%/2%.

Alors ramené à l'intelligence, pourquoi serait-il si odieux que 96% aient un fonctionnement "de pensée" normal, et qu'aux extrêmes ils aient un fonctionnement "de pensée" particulier ? Si oui, en quoi est-ce si dramatique de s'interroger sur le fonctionnement "de pensée" normal des 96% ?

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Re: Comment pensent les gens normaux ?

Message par Invité le Lun 18 Mai 2015 - 16:55

mais ils doivent se faire à l'idée qu'ils sont séparés d'eux par un fossé infranchissable ??????

c'est justement une phrase qui ne m'a pas fait rire et c'est toi qui a parlé de PMU en parlant des discussions sur le forum, ou alors je ne sais plus lire et je m'en excuse d'avance Smile

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Re: Comment pensent les gens normaux ?

Message par Invité le Lun 18 Mai 2015 - 16:57

Cela dit cela me semble une conversation à deux donc je vous laisse, j'ai lu  Smile je repasserai lire, je vais repasser tout court en attendant Smile

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Re: Comment pensent les gens normaux ?

Message par Hanta le Lun 18 Mai 2015 - 16:58

En effet tu ne sais plus lire, j'ai parlé de discussions dignes d'un PMU jevoisdonc pas pourquoi tu parles de "gagner" et tu ne sembles pas avoir compris le texte.

Princeton je t'ai expliqué pourquoi c'était incohérent...


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Re: Comment pensent les gens normaux ?

Message par Invité le Lun 18 Mai 2015 - 17:02

parce que si celui qui va valider son ticket au PMU (ça arrive hein les gens qui vont au PMU pour jouer au tiercé Wink, qu'il soit surdoué ou np il va valider son ticket pareil, et l'un des deux va peut être gagner (le tiercé étant un jeu Smile 

mais bref tu as raison je ne sais pas ce que je suis venue faire ici, je me sens comme entre deux normo pensants qu'on doit laisser finir leur conversation avant d'être autorisée à prendre la parole donc je vais repasser et ensuite réapprendre à lire. ça validera peut être qui sait mon existence ici Smile

je n'aime pas déranger. bon échange à vous Smile

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Re: Comment pensent les gens normaux ?

Message par Bibo le Lun 18 Mai 2015 - 17:05

Princeton a écrit:
Bibo a écrit:
eXistenZ a écrit:Il y a juste une lacune logique...
Pas qu'un peu enfait.
Enoncer qu'une population X diffère de la population Y (A+B+C) selon une mesure W ne veut pas dire que X diffère de A selon W, de B selon W, de C selon W.

Oui, c'est l'analogie des couleurs, qui en effet n'était pas optimale.
Je pensais plutôt aux écart-types.
Y = (55 à 70) + (70 à 85) + (85 à 100) + (100 à 115) + (115 à 130)
X =  (130 à 145) + (145 à 160)

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Re: Comment pensent les gens normaux ?

Message par Princeton le Lun 18 Mai 2015 - 17:07

eXistenZ a écrit:Princeton je t'ai expliqué pourquoi c'était incohérent...

Ok, je relirai, mais bon le sujet du débat là c'est quand même de se permettre de parler de quelque chose, donc je préfère quand même que la réponse soit : oui on peut en parler. Après qu'on trouve des choses pertinentes à dire... Ce n'est pas la première fois que le sujet des "non HQI" est abordé sur ce forum, et même s'il déclenche souvent les foudres, je trouve qu'il a sa pertinence et sa légitimité.

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Re: Comment pensent les gens normaux ?

Message par Hanta le Lun 18 Mai 2015 - 17:08

gahanzébulonnette a écrit:parce que si celui qui va valider son ticket au PMU (ça arrive hein les gens qui vont au PMU pour jouer au tiercé Wink, qu'il soit surdoué ou np il va valider son ticket pareil, et l'un des deux va peut être gagner (le tiercé étant un jeu Smile 

mais bref tu as raison je ne sais pas ce que je suis venue faire ici, je me sens comme entre deux normo pensants qu'on doit laisser finir leur conversation avant d'être autorisée à prendre la parole donc je vais repasser et ensuite réapprendre à lire. ça validera peut être qui sait mon existence ici Smile

je n'aime pas déranger. bon échange à vous Smile
Tu ne déranges pas, juste tu ne comprends pas mon propos ni le texte ou tu ne veux pas le comprendre je ne sais pas, l'échange est donc impossible.

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Re: Comment pensent les gens normaux ?

Message par Hanta le Lun 18 Mai 2015 - 17:10

Princeton a écrit:
eXistenZ a écrit:Princeton je t'ai expliqué pourquoi c'était incohérent...

Ok, je relirai, mais bon le sujet du débat là c'est quand même de se permettre de parler de quelque chose, donc je préfère quand même que la réponse soit : oui on peut en parler. Après qu'on trouve des choses pertinentes à dire... Ce n'est pas la première fois que le sujet des "non HQI" est abordé sur ce forum, et même s'il déclenche souvent les foudres, je trouve qu'il a sa pertinence et sa légitimité.
Donc parce que tu as une préférence cela confère une légitimité au sujet ?
Si ce sujet sert à dire autre chose qu'à de l'éloge nombriliste "des supers surdoués par rapport aux simplets normaux" sans entrer dans de la généralisation, avec de vraies définitions et de vraies perspectives, alors pourquoi pas ? Mais cela n'a pas commencé ainsi et cela ne finira pas ainsi.
Ce sujet n'étalera que des monceaux de clichés vis à vis des HQI, vis à vis des personnes dites normales, sans vérité, sans rigueur, avec opinion et discriminante si possible tant qu'à faire.

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Re: Comment pensent les gens normaux ?

Message par Princeton le Lun 18 Mai 2015 - 17:32

eXistenZ a écrit:
Princeton a écrit:
eXistenZ a écrit:Princeton je t'ai expliqué pourquoi c'était incohérent...

Ok, je relirai, mais bon le sujet du débat là c'est quand même de se permettre de parler de quelque chose, donc je préfère quand même que la réponse soit : oui on peut en parler. Après qu'on trouve des choses pertinentes à dire... Ce n'est pas la première fois que le sujet des "non HQI" est abordé sur ce forum, et même s'il déclenche souvent les foudres, je trouve qu'il a sa pertinence et sa légitimité.
Donc parce que tu as une préférence cela confère une légitimité au sujet ?
Si ce sujet sert à dire autre chose qu'à de l'éloge nombriliste "des supers surdoués par rapport aux simplets normaux" sans entrer dans de la généralisation, avec de vraies définitions et de vraies perspectives, alors pourquoi pas ? Mais cela n'a pas commencé ainsi et cela ne finira pas ainsi.
Ce sujet n'étalera que des monceaux de clichés vis à vis des HQI, vis à vis des personnes dites normales, sans vérité, sans rigueur, avec opinion et discriminante si possible tant qu'à faire.

Bon, ça devient n'importe quoi. Je ne sais pas où tu vas chercher tout ça sinon dans ton imagination. A chaque fois qu'un sujet sur les non HQI a été lancé, c'était pour essayer de les comprendre, de se comprendre mutuellement, notamment parce que cette incompréhension était douloureuse. C'était pour s'adapter, pour faire fonctionner les choses et les relations. Tu pourrais peut-être respecter le vécu et les difficultés des membres du forum au lieu de pondre un article dont on ne voit pas bien le sens sinon de déplacer le curseur de surdoué à très surdoué (super argument, au passage...). Tu n'es ni omniscient ni devin, donc tu peux redescendre de tes grands chevaux au lieu d'accuser les autres de vouloir monter dessus. Bravo pour les procès d'intention. Effectivement, ce n'est pas ainsi qu'on avance.

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Re: Comment pensent les gens normaux ?

Message par Prosopopée le Lun 18 Mai 2015 - 17:44

[humour]Les gens normaux – et j'en suis, alors je me permets – sont des estomacs sur pattes. Chaque repas me conduit au suivant, c'est le seul intérêt/truc fun dans la vie, à peu près. Les fioritures intellectuelles ne sont que des fioritures intellectuelles, et rarement on ne dit de choses plus intelligentes que : "Ferme ton clapet, mange ta soupe."

Surdoué, c'est pas loin, sauf que l'on se débat pour quand même produire quelque chose (ou on ne se débat pas et c'est encore pire que rien).[/humour]

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Re: Comment pensent les gens normaux ?

Message par Hanta le Lun 18 Mai 2015 - 17:46

1- je ne l'ai pas pondu
2- il est plus légitime puisqu'il provient d'une étude sur Mensa.
3- il établit que les incompréhensions sociales ne viennent pas de la douance hormis pour de rares exceptions.
4- Il clôt donc le sujet.
5- je ne fais aucun procès d'intention, le topic a commencé comme je le décris et j'anticipe donc sur ce qu'il va se passer.
5- je ne monte pas sur mes grands chevaux au contraire je ne théorise pas en désignant un groupe comme n'étant pas quelque chose et en leur prêtant des qualités amoindries (percutent moins, sont moins rapides) et en inversant le prisme de la normativité. Exemple :

Princeton a écrit:Ils seront : moins curieux (entendre, moins curieux que les surdoués), moins sensibles, etc... En général, il suffit d'inverser les particularités des surdoués.

Donc s'il y a bien quelqu'un qui regarde du haut de son marche pied ce n'est clairement pas moi...

Edit : particularités non rigoureusement avérées, etc... Bref du redit.

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