Rapport à l'Autre

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Re: Rapport à l'Autre

Message par Zébu le Mer 20 Oct 2010 - 15:43

Non mais, faut pas me faire dire ce que je n'ai pas dit !
Il n'est pas question d'un monde idéal, au contraire il faut rennoncer au fantasme que l'autre puisse tout apporter.
Et il est certainement bien d'avoir une vie enrichissante (avec des Z ou pas) en dehors de sa vie de couple par exemple, ca aura même tendance à la renforcer.

@Lanza
Personne ne t'a compris ? Peut-être que la demande dépasse ce que l'on trouve dans une relation habituelle ? En tout cas, j'avais ce même vécu impossible à digérer.
Dans une relation plus particulière qu'est la psychothérapie il y a un espoir: un non zèbre arrive à nous comprendre.
Comment ? En ne se plaçant pas uniquement sur le terrain zebré.
Compréhension émotionnelle encore et toujours....
Il ne s'agit pas de comprendre le fonctionnement de la pensée en arbre (par exemple), mais plutôt de comprendre le vécu qui y est lié et de pouvoir en restituer quelque chose qui puisse être intégré comme une force identitaire.
Et ça fait du bien de se sentir au moins une fois compris dans sa vie.
A partir de ce moment, peut-être que cette recherche est moins vitale, non ?

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Re: Rapport à l'Autre

Message par Lanza le Mer 20 Oct 2010 - 17:15

@Zébu, je te fais dire ce que tu n'as pas dit sciemment, pour que tu développes un peu (et parce que je ne suis pas de bonne humeur, donc je provoque, je l'admets.) What a Face

Je pense saisir ce que tu veux dire et où tu veux en venir. Mais décrire laconiquement la beauté de l'arrivée à quelqu'un qui est sur le chemin, ça ne fait jamais que le frustrer, sous un faux air de simplicité.

@Zébu a écrit:Personne ne t'a compris ? Peut-être que la demande dépasse ce que l'on trouve dans une relation habituelle ?
Oui et non. Je n'ai pas de "demande" particulière dans la vie de tout les jours, si ce n'est le respect et l'acceptation de ce que je suis. Et apparemment, c'est déjà trop demander.

Quant à la compréhension complète, c'est un autre problème. Sans doute, oui, que la psychothérapie peut apporter beaucoup. La rencontre avec ses pairs ou des non-Z ouverts aussi.

Le problème reste entier, on est obligé de chercher plus loin et plus longtemps ce que d'autres peuvent trouver plus rapidement, ne serait-ce que parce qu'on ne sait pas où chercher.

Là où je te rejoins, c'est que toutes toutes les minorités ont le même genre de problèmes, et il n'est pas complètement improbable que la majorité des humains fasse partie d'une, voire plusieurs, minorités (qui a dit "communautés" ? What a Face). Sauf que la plupart sont plus visibles ou identifiables que la nôtre, donc ceux qui en font partie peuvent comprendre leur différence et ses tenants et aboutissants plus tôt. (D'où l'intérêt de détecter les enfants, d'ailleurs).

L'autre problème de la nôtre et que n'ont pas la plupart, c'est qu'être plus intelligent, c'est perçu comme "avoir une valeur supérieure". Donc très difficile à admettre pour soi comme pour les autres. J'en veux pour preuve que beaucoup bannissent le mot "surdoué" de leur vocabulaire pour le remplacer par un "zèbre" plus politiquement correct et complètement vide de sens, le temps d'accepter ce qu'ils sont.

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Re: Rapport à l'Autre

Message par V.Lady le Mer 20 Oct 2010 - 17:59

@Zébu a écrit:Non mais, faut pas me faire dire ce que je n'ai pas dit !
Il n'est pas question d'un monde idéal, au contraire il faut rennoncer au fantasme que l'autre puisse tout apporter.
Et il est certainement bien d'avoir une vie enrichissante (avec des Z ou pas) en dehors de sa vie de couple par exemple, ca aura même tendance à la renforcer.

@Lanza
Personne ne t'a compris ? Peut-être que la demande dépasse ce que l'on trouve dans une relation habituelle ? En tout cas, j'avais ce même vécu impossible à digérer.
Dans une relation plus particulière qu'est la psychothérapie il y a un espoir: un non zèbre arrive à nous comprendre.
Comment ? En ne se plaçant pas uniquement sur le terrain zebré.
Compréhension émotionnelle encore et toujours....
Il ne s'agit pas de comprendre le fonctionnement de la pensée en arbre (par exemple), mais plutôt de comprendre le vécu qui y est lié et de pouvoir en restituer quelque chose qui puisse être intégré comme une force identitaire.
Et ça fait du bien de se sentir au moins une fois compris dans sa vie.
A partir de ce moment, peut-être que cette recherche est moins vitale, non ?

Renoncer au fantasme que l'autre puisse tout apporter, oui, c'est une évidence... et d'ailleurs il n'en a pas été question, à ma connaissance.
Quant à la relation psychotérapeutique avec un non-zèbre... j'ai essayé, avec trois personnes différentes : échec. Et puis j'ai rencontré mon ex-psy, je ne savais pas qu'il était surdoué puisque je ne le savais pas pour moi... et oui, ça a tout changé. Tu parles de compréhension émotionnelle, c'est effectivement sur ce plan que se sont passés nos échanges... ce que je n'ai jamais vécu avec un non surdoué.

Être en relation avec d'autres surdoués permet de vivre un autre mode relationnel, beaucoup plus empathique notamment. C'est bon.


Dernière édition par La Laie le Mer 20 Oct 2010 - 20:16, édité 1 fois

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Re: Rapport à l'Autre

Message par xabi le Mer 20 Oct 2010 - 18:07

@Cadichon, j’ai la trentaine, mais ça fait longtemps que je sais que je suis zèbre et je traine mes guêtres sur le circuit virtuel de la douance depuis 10 ans à peu près.

@aux forumeurs, perso, je me heurte aussi aux refus des uns et des autres sur ce que je dois ou pas être, sur comment me comporter, sur quoi dire et ne pas dire. Parfois, je n’arrive pas à faire des compromis et parfois j’écoute les autres. Mais le problème sous-jacent dans tous ces témoignages c’est qu’au final il y a quand même un véritable mépris pour les codes sociaux. Je ne pense pas que cela vienne des rayures sinon TOUS les zèbres auraient des problèmes, or c’est loin d’être le cas (mais je ne vais pas revenir sur les définitions entre zèbres, surdoués et HQI), ou du moins de nombreux zèbres arrivent quand même à vivre en harmonie.
J’ai le sentiment qu’au début, comme on a l’impression d’avoir enfin compris qui on était, on tient à être soi sans compromis et forcément on se heurte à la sensibilité et personnalité des autres, mais je pense que ce n’est qu’une phase, en ce qui me concerne en tout cas car je me rendu compte que ça ne m’aidait pas.

Après tout, chacun d’entre vous sur différents sujets n’a pas envie d’entendre des choses de façon trop crue, vous attendez de l’autre qu’il vous traite avec respect et en vous prenant en compte, vous attendez l’art et la manière et personne ne pense que c’est de la manipulation mais seulement du respect. Vivre avec les autres, pour moi aujourd’hui c’est la même chose, si je veux échanger avec certaines personnes je ne peux pas le faire de n’importe quelle façon.
Je dois m’adapter à lui si je veux partager. Si je reste buté, je n’aurai pas ce que je veux.
Certains ne s’adapteront pas à nous, certains oui, et alors ? On va pas compter les points, d’autant que c’est aussi un problème que je rencontre avec les zèbres et parfois je me sens lésé, mais je pense qu’il faut l’accepter, la fusion, pour moi en tout cas n’existe pas et chaque relation à son équilibre bancal mais qui peut aller en s’améliorant car une relation se construit avant tout.

Les codes sociaux, ils ne sont pas forcément là pour rien, ce sont des moyens, rien de plus, ça aide les gens à démarrer une conversation, à créer une cohésion entre eux, ça a une fonction sociale, ce n’est pas fait uniquement pour lécher les bottes du patron ou pour manipuler.
Là je trouve que c’est vous qui le voyez comme ça. Vous n'enseignez pas n'importe quoi à vos enfants, vous leur apprenez la politesse et la bienséance, vous leur montrez donc qu'en société il y a des règles et pourtant ils ne les comprennent pas forcément en profondeur, zèbres ou non.
Aller vers l’autre c’est aussi faire des efforts mais c’est vous qui êtes en demande, c’est vous qui chercher à être mieux acceptés, c’est donc à vous de faire le premier pas. Et si ça ne marche pas et bien tant pis, des gens il y en a partout.

Encore une fois, ce n’est pas parce qu’on accepte certains codes qu’on renonce à soi, mais on est bien tous obligé de travailler, de payer des factures, d’avoir des collègues etc.
Pour moi, on est ce qu’on veut être, non pas que nous soyons totalement libres mais nous avons une liberté. Je pourrai être un marginal qui se fout de tout et de tout le monde et qui refuse de participer au monde tant qu’il ne lui plait pas, mais ça me servirait à quoi ?
Si j’ai envie de réussir ma vie, cette attitude va me retomber dessus et va me desservir. Je peux rester un marginal avec son indépendance d’esprit tout en m’insérant dans la société.


Moi ce que j’aime quand je parle de tout de rien avec quelqu’un que je ne connais pas, c’est juste l’instant, rien de plus, la conversation n’a pas de sens qui s’inscrit dans quelque chose de plus grand mais elle reste agréable. Je n’y suis plus fermé et je suis content d’avoir lâcher prise, je n’aurai pas pu continuer longtemps à être hargneux vis-à-vis de tout ce qui ne me plait pas dans la société. Je fais le tri au fur et à mesure.

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Re: Rapport à l'Autre

Message par Zébu le Mer 20 Oct 2010 - 18:20

@Lanza
Les zebres provoquent et ... testent beaucoup aussi :-)
Car dans ce genre de discussion, on ne fait que parler de soi en fin de compte, on n'a jamais que ce que l'on sait de soi pour comprendre l'autre.
Donc, je teste, pose des balises pour voir comment les autres se situent par rapport elles.
Je voulais apporter un éclairage différent sur ce que pourrait être ce besoin d'être compris et le lien avec le manque de confiance en soi.
Note bien que le mot comprendre veut aussi dire être entouré, et être compris prend alors un sens bien différent.

Mais bon, c'est discussion intéressante tout ça !
Et pour quelqu'un de mauvaise humeur, tu restes fréquentable :p

@La Laie

Tu as peut-être raison en fin de compte avec les psy. Comment savoir ?
Je pense que la compréhension émotionnelle reste la clé et je me dis que ma psy doit bien être quelque part surdouée pour avoir pu me "comprendre" (multiple sens).

Je crois fermement qu'une fois qu'on a été compris, on se connait bien mieux et il devient alors nettement plus facile d'entrer en relation avec l'autre.

Encore une fois, chacun son histoire.


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Re: Rapport à l'Autre

Message par Black Swan le Mer 20 Oct 2010 - 18:25

+1 La Laie, tu viens de me donner une clef; émotionnelle, comment expliquer un sentiment a une personne qui n'a pas le même ressentie pour un même sentiment, sur un autre topic j'ai pu lire que l'on pouvait penser en sentiments ou en mot (ou penser les mots ?), je suis obliger de me forcer pour visualiser les mots, alors que mes conversations se veulent un échange de sentiments avec arborescence, sa se complique avec un non zèbre (ou surdoué), mais bon un point de vue divergent simple ce qui pour moi se trouve être compliqué, c'est bon aussi.

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Re: Rapport à l'Autre

Message par Invité le Mer 20 Oct 2010 - 18:33

J’ai le sentiment qu’au début, comme on a l’impression d’avoir enfin compris qui on était, on tient à être soi sans compromis et forcément on se heurte à la sensibilité et personnalité des autres, mais je pense que ce n’est qu’une phase, en ce qui me concerne en tout cas car je me rendu compte que ça ne m’aidait pas.

La plupart des témoignages ici mentionnent un sentiment de décalage, des carambolages avec les attentes des autres qui datent de bien avant la découverte de la douance. Ce n'est pas tant qu'on décide d'être soi après avoir eu une Révélation comme quoi on n'avait pas de quoi en avoir honte. C'est un soi qui ne maîtrise pas les codes sociaux...

Je dois m’adapter à lui si je veux partager. Si je reste buté, je n’aurai pas ce que je veux.

Ben oui, mais qui commence ? Et jusqu'où va cette adaptation ? Je n'ai pas l'impression que le mépris soit pour les codes sociaux. Pas qu'on ait l'habitude d'y aller comme des bourrins, fringués en professeur Nimbus et TIPEH qui dépasse d'une poche et sur l'épaule, une brisque par point de QI au-dessus de 130...
Vis-à-vis de ceux-ci il y a déjà la colère et le dépit de constater que les utiliser nous demande un effort, quand il est tout naturel chez les autres. Qu'eux, n'ont visiblement pas besoin de faire très attention à ce qu'ils vont dire, à la facette qu'ils vont dévoiler et celle qu'ils vont devoir soigneusement cacher. Nous sommes comme des gens de notre époque parachutés dans la Rome antique, entourés de gens qui savent très bien et très facilement draper leur toge, alors que pour nous c'est une galère sans nom qui nous prend deux heures avant d'oser enfin sortir, et encore non sans le risque qu'elle se dénoue à l'impromptu. Déjà. Ensuite, quand Lanza dit : les autres ne veulent pas de ma richesse, voire elle les effraie... là on constate que même tous codes sociaux maîtrisés, ceux-ci sont comme une porte qui ne s'ouvrirait pas même si on a sonné très poliment, ou bien qui ne s'ouvre sur rien. L'autre reste buté, parce qu'il y a trop d'inattendu dans cet interlocuteur qui est venu à lui... Et c'est justement pour ça qu'on est en demande : parce qu'à cause de notre être, de l'intérieur de notre maison (si on continue dans l'image des codes sociaux comme porte) on a du mal à ne pas avoir l'air trop déroutants pour ne pas être souvent repoussés.
Sinon, on serait en demande ni plus, ni moins que les autres. Pourquoi serions-nous condamnés à cette posture d'impétrants, de suppliants, ès relations humaines ? Pourquoi partir du principe que, plus que les autres, nous devons les quémander de la magnanimité des autres et nous imposer davantage de contorsions que les autres ? Est-ce que le problème ne vient pas largement du fait que même en se déplaçant comme un géant de conte contraint de traverser un magasin de porcelaine, faisant les pointes sur ses patins, on continue de déranger - par un aspect auquel on ne peut rien ? Le géant peut se faire aussi discret qu'il le peut, il n'en reste pas moins un géant...

Et eux ? Est-ce qu'ils n'ont pas aussi le droit et de temps en temps le devoir d'être à leur tour capables de s'adapter...

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Re: Rapport à l'Autre

Message par Lanza le Mer 20 Oct 2010 - 18:49

@xabi a écrit:Les codes sociaux, ils ne sont pas forcément là pour rien, ce sont des moyens, rien de plus, ça aide les gens à démarrer une conversation, à créer une cohésion entre eux, ça a une fonction sociale, ce n’est pas fait uniquement pour lécher les bottes du patron ou pour manipuler.
Qui a dit ça ? Ce n'est pas une question de politesse, et j'ai la prétention d'être poli.

@xabi a écrit:Moi ce que j’aime quand je parle de tout de rien avec quelqu’un que je ne connais pas, c’est juste l’instant, rien de plus, la conversation n’a pas de sens qui s’inscrit dans quelque chose de plus grand mais elle reste agréable.
Alors, j'aimerais juste comprendre ce qu'on peut trouver d'agréable à échanger quand on ne comprend pas l'objet de l'échange ou son intérêt. Comment et que répondre à quelqu'un qu'on ne comprend pas ?

J'insiste, c'est bel et bien une question de compréhension. Il s'agit de comprendre l'autre au-delà du "bonjour, bonsoir, merci, s'il te plaît, ça va, etc". Au-delà des codes sociaux de base, qu'effectivement, on peut apprendre par cœur. Démarrer et poursuivre une conversation sans avoir l'impression de débarquer de la Lune et de marcher sur des œufs à chaque mot.

Ce n'est pas du mépris. J'ai toujours été comme ça, à ne pas comprendre, et crois-moi, il y a ne serait-ce que 8 mois, j'étais incapable de mépriser qui que ce soit, tellement je me sentais une sous-merde. J'aurais donné n'importe quoi pour qu'on me donne le mode d'emploi. Je n'ai que des Z ou pas loin autour de moi, et je n'ai pas fait exprès, c'était le cas avant que je ne comprenne de quoi il en retournait.

Quant à ce que ça ne vienne pas de la douance ... La question que je me pose, personnellement, et qui est relativement taboue, même (surtout ?) ici, c'est plutôt le rôle du degré de douance là dedans. Mais je n'ai carrément pas la réponse, juste des observations et des pistes comme ce qu'on peut lire ici : http://www.zebrascrossing.net/definitions-et-origines-references-actualites-f8/le-qi-et-le-probleme-de-l-inadaptation-sociale-t748.htm

Extrait :
Si c'est vrai, alors l'application logique semble être qu'il y a une limite au-delà de laquelle une communication authentique entre différents niveaux d'intelligence devient impossible.
Evidemment, c'est très politiquement incorrect, et difficilement vérifiable. Mais si c'était juste vrai ? Est-ce que quelqu'un avec un QI de 100 arrive à comprendre et être compris de quelqu'un avec un QI de 60 ? Et dans la négative, pourquoi la situation changerait-elle quand on monte dans l'échelle ? (je schématise, et j'exagère volontairement).

@Zébu : oui, les surdoués testent. (Tout le monde teste, je pense). Mais selon-toi, pourquoi ?

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Re: Rapport à l'Autre

Message par Zébu le Mer 20 Oct 2010 - 19:08

@Lanza
Vérifier la solidité de l'autre.

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Re: Rapport à l'Autre

Message par Lanza le Mer 20 Oct 2010 - 19:19

La solidité dans quel sens ?

Personnellement, je vois ce genre de test comme l'accordage des cordes d'un instrument par exemple. S'accorder sur la même fréquence.

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Re: Rapport à l'Autre

Message par Zébu le Mer 20 Oct 2010 - 19:26

Oui, ton explication est celle que j'avais présentée. Je balisais le terrain pour voir comment tu pouvais te situer ou pas sur celui-ci.

Mais... (et ceci me concerne avant tout) quand on est surdoué, il est souvent arrivé qu'enfant l'élève dépasse le maître et le fasse ainsi "disparaître" (une sorte de meurtre inconscient hautement culpabilisant et angoissant).
Je pense donc que le surdoué à besoin de trouver quelqu'un de solide qui puisse lui tenir tête et c'est une des choses qui fera qu'il pourra pleinement assumer son intellect.

Mais bon, on s'éloigne un peu du sujet !

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Re: Rapport à l'Autre

Message par xabi le Mer 20 Oct 2010 - 19:36

La plupart des témoignages ici mentionnent un sentiment de décalage, des carambolages avec les attentes des autres qui datent de bien avant la découverte de la douance. Ce n'est pas tant qu'on décide d'être soi après avoir eu une Révélation comme quoi on n'avait pas de quoi en avoir honte. C'est un soi qui ne maîtrise pas les codes sociaux...
Pourquoi parle-t-on alors autant de faux self sur ce forum? J'ai justement l'impression qu'après cette découverte, cette prise de conscience, il y a une sorte de volonté d'être soi à tout prix, sorte de corollaire de ce faux self.

Ben oui, mais qui commence ? Et jusqu'où va cette adaptation ?
Vu que tu ne contrôles pas les autres, c'est toi qui dois commencer et personne ne te demande de t'adapter à fond, mais de faire des concessions, c'est à toi de définir tes limites par rapport aux buts que tu te fixes.

Je n'ai pas l'impression que le mépris soit pour les codes sociaux.
De nombreux témoignages vont pourtant dans ce sens là. En tout cas c'est comme ça que je l'ai perçu.

Vis-à-vis de ceux-ci il y a déjà la colère et le dépit de constater que les utiliser nous demande un effort, quand il est tout naturel chez les autres. Qu'eux, n'ont visiblement pas besoin de faire très attention à ce qu'ils vont dire, à la facette qu'ils vont dévoiler et celle qu'ils vont devoir soigneusement cacher.
Oui ça demande un effort, c'est clair, que ce soit naturel ou non pour les autres importe peu, ce qui faut retenir c'est l'effort à faire si on veut évoluer, car ça ne passera que par l'action et non la contemplation.

Ensuite, quand Lanza dit : les autres ne veulent pas de ma richesse, voire elle les effraie... là on constate que même tous codes sociaux maîtrisés, ceux-ci sont comme une porte qui ne s'ouvrirait pas même si on a sonné très poliment, ou bien qui ne s'ouvre sur rien. L'autre reste buté, parce qu'il y a trop d'inattendu dans cet interlocuteur qui est venu à lui... Et c'est justement pour ça qu'on est en demande : parce qu'à cause de notre être, de l'intérieur de notre maison (si on continue dans l'image des codes sociaux comme porte) on a du mal à ne pas avoir l'air trop déroutants pour ne pas être souvent repoussés.
Tout dépend comment on le fait passer, si on le livre d'un coup ou avec la technique du chapelet, perle après perle. Tu serais surement destabilisé à leur place.

Pourquoi serions-nous condamnés à cette posture d'impétrants, de suppliants, ès relations humaines ? Pourquoi partir du principe que, plus que les autres, nous devons les quémander de la magnanimité des autres et nous imposer davantage de contorsions que les autres ?Est-ce que le problème ne vient pas largement du fait que même en se déplaçant comme un géant de conte contraint de traverser un magasin de porcelaine, faisant les pointes sur ses patins, on continue de déranger - par un aspect auquel on ne peut rien ?
Bien sur que tu ne peux pas t'enlever ton mode de fonctionnement, tu te sentiras toujours le cul entre deux chaises, mais tu peux l'atténuer, modifier certaines choses, tu peux malgré tout faire en sorte d'être apprécié justement par ce par quoi tu t'es senti rejeté au point que les gens viennent spontanement vers toi, au point qu'ils s'étouffent de rire à tes blagues, au point que tu deviennes populaire, au point qu'ils aient du mal à te quitter tellement ils te trouvent interessant, etc.

@Lanza, Alors, j'aimerais juste comprendre ce qu'on peut trouver d'agréable à échanger quand on ne comprend pas l'objet de l'échange ou son intérêt. Comment et que répondre à quelqu'un qu'on ne comprend pas ?
Parce qu'on finit par comprendre à force d'analyser. Parce que les codes s'apprennent, nous vivons tous sur des acquis. Du coup, j'y suis moins fermé qu'avant, les gens ont des amorces comme le temps qu'il fait ou autre. Du coup, je sens maintenant qu'ils essaient de discuter avec moi, je me sens touché, donc je m'investis plus et si une commerçante me dit qu'il fait froid, je réponds qu'on va avoir un hiver rigoureux et que ça promet de bons feux dans la cheminée et si elle répond qu'elle n'a pas de cheminée c'est qu'elle cherche autre chose, bref qu'elle drague si ses mimiques et intonations vont bien avec. Et si on a un bon échange, je vois que ça la rend heureuse et que ça contribuera à passer une bonne journée. Je ne le prends pas spécialement pour moi, elle a probablement eu la même attitude avec d'autres hommes et femmes, mais ça a coté chaleureux qui me laissent un doux souvenir.
Avant ça m'aurait saoulé, je me serai demandé ce qu'elle me voulait et j'y aurai pensé toute la journée, aujourd'hui, je ne vois plus les choses comme ça, je sais qu'elle ne fonctionne pas comme moi et qu'il n'y a pas de raison intellectuelle à cette action.
Ce n'est pas hors de portée à comprendre même si on met du temps, c'est juste que certains n'ont pas besoin de tout analyser, de comprendre et qu'ils sont juste dans l'instant, mais ils ont quand même des raisons d'agir et c'est tout aussi d'interessant à essayer de comprendre.

Quant à ce que ça ne vienne pas de la douance ... La question que je me pose, personnellement, et qui est relativement taboue, même (surtout ?) ici, c'est plutôt le rôle du degré de douance là dedans.
Je comprends que tu te poses la question, je me la suis posé moi même quand j'ai rencontré des zèbres et qu'après un moment, je sentais pourtant toujours un décalage. Pourtant, j'ai constaté dans mon groupe et ailleurs que ce n'était pas necessairement relié, tous ceux que je connais en réelles difficultés ne sont pas des THQI et les THQI que je connais sont bien intégrés. Idem pour ceux qui se regroupent, là où j'ai pu trainé, c'est surtout l'échange intellectuel qui est recherché mais l'adaptation dans la vie courante n'était pas un problème.
Après on peut faire des études la dessus, mais à mon sens, les statistiques ne veulent pas dire grand chose au niveau individuel, chaque cas est différent.

@zébu, Je pense donc que le surdoué à besoin de trouver quelqu'un de solide qui puisse lui tenir tête et c'est une des choses qui fera qu'il pourra pleinement assumer son intellect.
+1

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Re: Rapport à l'Autre

Message par Lanza le Mer 20 Oct 2010 - 20:31

En fait, ce que tu es en train de dire, si je comprends bien, xabi, c'est que tu as fait un deuil, et que tu as cessé de chercher l'intérêt dans la conversation même, et que tu as placé ton intérêt ailleurs. Soit.

Je peux faire ce travail (d'ailleurs, je le fais depuis peu), analyser ce que l'autre est en train de faire. Voire, je peux vivre dans l'instant aussi, quand j'ai la tête suffisamment libérée, ça m'arrive, mais le décalage reste là. Ça reste "faire semblant de", un échange faussé. Parce qu'à ce moment-là on comprend l'autre au delà de ce que lui comprend, y compris des objectifs dont lui-même n'a parfois pas conscience. L'exemple de ta boulangère dragouilleuse est parlant.

Mais ça ne remplace pas, et ça ne remplacera jamais la complicité que j'ai avec certains ici, et qui n'est pas uniquement intellectuelle, justement. C'est un bonheur de ne pas avoir à revenir 15 kilomètres en arrière pour expliquer ce qu'on a commencé à dire, et même d'avoir en face une réponse surprenante, un éclairage qu'on n'avait pas envisagé. De ne pas avoir à meta-comprendre l'autre pour lui répondre. D'être enfin sur la même longueur d'onde, au même moment et sans calcul.

Quant aux THQI intégrés ou pas, ça n'est pas tellement la question. D'ailleurs, si on suit la logique, il auraient plus de facilités à "méta-comprendre" que les autres. Etre intégré, certes, c'est bien. Mais seul parmi la foule, ça reste seul.

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Re: Rapport à l'Autre

Message par xabi le Mer 20 Oct 2010 - 21:02

En fait, ce que tu es en train de dire, si je comprends bien, xabi, c'est que tu as fait un deuil, et que tu as cessé de chercher l'intérêt dans la conversation même, et que tu as placé ton intérêt ailleurs. Soit.
J'aime pas trop ce terme de deuil, j'en avais surtout besoin, ça devenait invivable. Mais oui on peut voir ça comme ça.


Je peux faire ce travail (d'ailleurs, je le fais depuis peu), analyser ce que l'autre est en train de faire. Voire, je peux vivre dans l'instant aussi, quand j'ai la tête suffisamment libérée, ça m'arrive, mais le décalage reste là. Ça reste "faire semblant de", un échange faussé. Parce qu'à ce moment-là on comprend l'autre au delà de ce que lui comprend, y compris des objectifs dont lui-même n'a parfois pas conscience. L'exemple de ta boulangère dragouilleuse est parlant.
Et alors? En quoi c'est faussé?Que l'autre est conscience ou non, ça n'en reste pas moins un échange réel. Si on passe par là, j'ai aussi fait le deuil, comme tu dis, de certains absolus.

Mais ça ne remplace pas, et ça ne remplacera jamais la complicité que j'ai avec certains ici, et qui n'est pas uniquement intellectuelle, justement. C'est un bonheur de ne pas avoir à revenir 15 kilomètres en arrière pour expliquer ce qu'on a commencé à dire, et même d'avoir en face une réponse surprenante, un éclairage qu'on n'avait pas envisagé. De ne pas avoir à meta-comprendre l'autre pour lui répondre. D'être enfin sur la même longueur d'onde, au même moment et sans calcul.
Il me semble que c'est hors de propos, personne n'a dit que l'on pouvait être avec des non zèbres de la meme manière qu'avec des zèbres. (Ceci dit certains non zèbres peuvent aussi apporter un éclairage différent.)
Juste que c'était possible d'échanger dans le cadre de la vie quotidienne sans trop se prendre la tête et d'apprécier certains échanges même s'ils ne sont pas zébrés. Et que c'est possible de comprendre ces fameux codes pour ne plus trop en souffrir.

Quant aux THQI intégrés ou pas, ça n'est pas tellement la question. D'ailleurs, si on suit la logique, il auraient plus de facilités à "méta-comprendre" que les autres. Etre intégré, certes, c'est bien. Mais seul parmi la foule, ça reste seul.
Tout le monde est seul, un THQI n'échappe pas à la règle mais il peut trouver aussi des choses dans la foule qui le feront se sentir moins seul et ça ne passe pas seulement par l'intellect.

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Re: Rapport à l'Autre

Message par Invité le Mer 20 Oct 2010 - 22:37

Par rapport à ce qu'on a appelé ici les "codes sociaux" et autres banalités du quotidien, je voulais donner mon avis.
Je ne parle pas au nom de tous les non-Z, mais juste pour ma pomme.
Dans l'exemple de la boulangère qui parle de la météo, plusieurs personnes se demandaient quel intérêt on pouvait avoir à se "forcer" à répondre "dans le ton"...
Quand je vois ma boulangère et qu'on s'échange quelques banalités à mourir, hé bien non, je n'y vois aucun intérêt en terme de sens, faut pas croire que les non-Z trouvent dans ce genre d'échanges une motivation, un stimulus intellectuel...(faut pas exagérer). L'intérêt, il est dans l'échange en tant que tel. Dans le fait d'avoir contacté, "touché" l'autre, d'avoir échangé un sourire. Ma boulangère a des yeux magnifiques, quand elle me souhaite bonne journée avec un sourire chaleureux, ça me fait plaisir. Ça peut paraître très con, mais c'est ça aussi ma "sensibilité". Après, en effet, ça ne demande aucun effort particulier, je ne réfléchis pas à ce que je fais, donc c'est facile, et donc je comprends que vous puissiez être fatigués de vous forcer et de "faire semblant". Mais comprenez que c'est faire semblant pour vous, parce que ce n'est pas naturel, mais pour la plupart des gens, tous ces codes du quotidien, ce n'est pas forcément un grand jeu de rôle stupide dont tout le monde aurait appris par cœur les règles. Je ressens aussi un peu un léger mépris de ce genre de contacts humains... Neutral
Une fois, un matin en allant travailler, j'avais croisé un gars qui ramassait les papiers dans un parc. Je me suis arrêtée quelques secondes, lui ai dit bonjour, quelques banalités, et lui ai souhaité bon courage. Le sourire qu'il m'a rendu a illuminé mon esprit pendant plusieurs heures. Je suis persuadée qu'il était vraiment content. Et pourtant, le contenu de la conversation était complètement creux. Mais l'échange était-il sans intérêt ?

Pour revenir aux zèbres, je conçois que vous puissiez ne rien retirer de ce genre d'échanges. Soit... Personnellement, je n'ai pas une vie sociale très riche, je vois bien peu de monde, et je retire de ces instants des petits choses précieuses, qui allègent mes journées. Bref.

Après, pour ce qui est de "qui fait quoi en premier", qui doit aller vers l'autre, dans quelle mesure, pourquoi l'un plus que l'autre, etc...
Je ne crois pas que le statut de zèbre ou de non-zèbre ait quelque chose à voir là-dedans. Entre non-zèbres, la question est la même. Les gens se côtoient, s'approchent, se "testent", et un lien se crée ou non, selon le caractère réciproque ou non de l'envie de communiquer, l'envie de se découvrir.. Là aussi, les gens ont tous une façon unique de communiquer, et les échecs, les malentendus, les déceptions sont permanents. La difficulté à créer des liens, et en particulier des liens sincères et forts, est immense pour tout le monde, y compris les non-Z.
Le fait de rester soi-même "sans concessions" ou de faire des "efforts" est une question de relations entre être humains, qu'ils soient doués ou non! Et si les zèbres se sentent forcés de "s'adapter" au quotidien aux gens qu'ils ont à côtoyer, c'est exactement la même chose pour les non-Z. Par exemple, personnellement je me rend bien compte que je ne suis pas tout à fait, de l'extérieur, la même personne avec ma famille, mes amis ou mes collègues, dans un même contexte donné (par exemple, un repas). Je ne le fais pas exprès, et ce n'est pas un effort conscient. Pour autant, ça ne veut pas dire que je suis fausse ou hypocrite avec les gens, et encore moins que je renonce à ce que je suis. J'exprime mon entièreté que de façon fractionnée dans le temps et avec des gens différents.

Je ne vois pas pourquoi les non-zèbres auraient plus de raisons de "s'adapter" aux zèbres, que l'inverse.
Il n'y a pas une sphère, un moule, ou une frontière à laquelle zèbres et non-zèbres devraient pouvoir se comprendre. Comme dans tout binôme où la difficulté à se comprendre est une donnée de base, le rapprochement entre un Z et un Z, entre un non-Z et un non-Z, ou entre un Z et un non-Z, exige de part et d'autre un sincère désir de comprendre l'autre, une grande ouverture d'esprit, ainsi que beaucoup de respect et de douceur.
Le non-zèbre a beau être supposé 'normal' et compréhensible par la majorité, dans la réalité du binôme, et en particulier dans un échange avec un zèbre, il n'en reste pas moins qu'il a besoin aussi d'être considéré dans toute sa particularité, et d'être compris et approché avec douceur.
Il n'y a pas de monde de non-Z où les gens vivent facilement les uns avec les autres, se comprennent instinctivement et vivent ainsi sans soucis relationnels... Il n'y a que des gens très très spéciaux qui se cherchent eux-mêmes, qui se cherchent les uns les autres, qui se perdent et s'isolent, et tout cela dans une espèce d'incroyable jungle où beaucoup finissent seuls, en dépit d'une éventuelle vie sociale en apparence riche et équilibrée. Je suis personnellement sidérée de voir le nombre de gens, que l'ont croit heureux (entourés, vie de famille, etc), qui sont en réalité remplis d'angoisses, de problèmes relationnels, et qui se cherchent encore, même après des années de vie sociale, familiale, sentimentale, "normales"...

Bref, le zèbre comme le non-zèbre doit aller vers l'autre, l'autre différent, l'autre que l'on ne comprend pas. Libre à chacun ensuite de s'ouvrir ou non, de passer son chemin ou de creuser la relation... Mais c'est sûr, sans ouverture d'esprit et un profond respect, ça ne peut pas marcher. I love you

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Re: Rapport à l'Autre

Message par Lanza le Mer 20 Oct 2010 - 23:17

Je me suis arrêtée quelques secondes, lui ai dit bonjour, quelques banalités, et lui ai souhaité bon courage
Décidément, on a du mal à se comprendre What a Face.

Moi je voudrais bien, juste pouvoir échanger quelques banalités. (enfin, ok, maintenant, en me forçant, je peux, mais c'est un effort conscient, justement, et un gros) Mais c'est pas aussi facile que ça en a l'air quand on ne comprend pas le sens de ces banalités. Ce n'est pas que ça paraît "creux", ça paraît juste complètement absurde.

C'est pas un problème de volonté, ni de respect (même profond), et encore moins d'ouverture d'esprit. C'est un problème de compréhension. Nous parler le même langage, mais nous pas parler la même langue. Snif.

Pardon Cadichon, mais là, j'ai comme l'impression d'avoir posté pendant 4 pages pour rien, sinon une leçon de morale, entendue, ré-entendue et ré-ré-entendue et qui tape à côté du problème. Y'a qu'à causer. Ben voyons. Certes, mais comment on fait ?

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Re: Rapport à l'Autre

Message par xabi le Mer 20 Oct 2010 - 23:35

@ Cadichon, c'est ironique parce qu'il y a quelques années, je t'aurai répondu comme Lanza, et je comprends parfaitement ses difficultés et que ce n'est pas de la mauvaise foi. Cependant, aujourd'hui, je te rejoins complètement sur ce que tu dis et je me dis que pour le comprendre c'est plus un problème d'expériences que de discours.


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Re: Rapport à l'Autre

Message par miwako le Mer 20 Oct 2010 - 23:48

Cadichon, j'aime beaucoup ta démarche d'essayer de comprendre... comme tu le vois, il y a autant de réponses que de personnes, nous ne sommes pas homogènes geek

je réagis a ton dernier post, ayant posté un témoignage moi aussi je me sens visée par ton message Smile

cadichon a écrit:Quand je vois ma boulangère et qu'on s'échange quelques banalités à mourir, hé bien non, je n'y vois aucun intérêt en terme de sens, faut pas croire que les non-Z trouvent dans ce genre d'échanges une motivation, un stimulus intellectuel...(faut pas exagérer). L'intérêt, il est dans l'échange en tant que tel. Dans le fait d'avoir contacté, "touché" l'autre, d'avoir échangé un sourire.
je suis d'accord avec ca, et je rappelle que j'avais écris ca :
pour la majorité des gens, cela coule de source ; j'ajoute même que ce sentiment de simplicité (exemple, conversation légère et sympathique avec la boulangère) et de discution qui coule de source est censé donner la sensation agréable d'être en phase, bien dans sa société, à sa place parmi ses semblables.
Ca n'est pas le cas pour moi. ca ne coule pas de source, et c'est même stressant et fatiguant.
même angoissant.
je t'en supplie, comprends que pour nous c'est réellement quelque chose qui n'est pas naturel et qui est très difficile. nous en avons conscience, et nous ne nous sentons pas du tout "supérieurs", comme si ces échanges sans aucun but apparent (mais si, il y en a un, et nous en sommes tout a fait conscients! "un lien social, quelques secondes de plaisir") étaient a nos yeux stupides. ca n'est pas le cas, nous sommes nombreux à nous être détestés des années parce que nous nous rendions compte que malgrès nos efforts nous n'etions pas CAPABLES de faire ca aussi bien que les autres. personnellement, je me voyais comme inférieure, nulle, je pensais être bête, ou méchante puisque je n'arrivai pas a m'intégrer.

après, je ne dis pas que c'est aux autres de faire l'EFFORT d'aller vers nous. et je crois que nous sommes plusieurs a avoir dit ce genre de choses (je me souvient de lanza, et de La Laie, entre autre) : l'échange et l'ouverture d'esprit est primordiale, et ce que souhaitent certains d'entre nous c'est simplement une RÉCIPROCITÉ dans l'ouverture, qu'ils ont beaucoup de mal a trouver.


On ne se sent pas "supérieurs", jamais. nous sommes différents. et pas bien efficaces, assez souvent. (au passage, je dis "nous" mais j'expose avant tout mon propre ressenti bien sur). L'éléphant est supérieur a moi par la taille, le chien par son odorat, et bordel, je sais même pas voler !!!! je suis sure que plus des 3/4 du règne animal en est capable. par contre je suis une fille qui réfléchis très vite (il parait, moi je trouve que je vais exactement à la vitesse normale : la mienne rabbit mon seul point de repère de "normalité") ET qui n'arrive pas a maitriser certains codes sociaux de manière instinctive.
j'apprends, et je suis pas trop mauvaise, mais il faut bien comprendre que tout ce que je sais je l'ai appris de manière intellectuelle, jamais intuitive. Parce que je mourrais d'envie d'entrer en contact avec mes semblables. Je me sens comme une autiste, je dois réfléchir de manière semi consciente a ce que je vais dire quand on me dit "coucou ca va?".
bizarrement je n'ai pas de mal a nouer des contacts quand ils sont courts dans le temps (je crois que zheibr décrivait ca), parce que je sais a peu près ce qu'on va me dire, et ce que je peux répondre. Je salue aussi les agents d'entretien de mon immeuble, mes voisins, des gens que je ne connais pas quand je promène ma chienne (à la limite ca fait du bien, parce que je suis plus forte pour échanger des banalités sur les animaux Smile ) mais moins pendant une soirée où les gens ne sont pas proches de moi (au bout de 2h d'effort permanent je suis fatiguée, et même un peu triste). je le redis même si ce n'est pas le sujet : avec les surdoués, même si il n'y a pas forcément d'affinité, le "lien" se fait tout de suite. tous mes amis le sont, et le "tri" s'est fait tout seul. je ne l'ai pas fait de façon consciente, j'ai simplement gardé le plus près possible de moi les gens qui me plaisaient le plus, avec qui je pouvais etre le plus "moi même", qui m’intéressaient, que j'intéressais le plus... enfin, rien que du classique pour choisir un ami...
je travaille en contact avec des clients, et on ne m'a jamais reproché d’être malpolie, plutôt d’être "trop". trop gentille, trop a l'écoute, sourire trop large, trop aux petits soins.... ca a l'air con, mais ca m'est arrivé des tas de fois. je ne me vante pas, ca prouve pour moi que je n'ai pas trop mal retenu mes leçons, mais que j'ai encore du mal a doser. j'en fait trop. parce que je veux que ca marche, que les gens soient a l'aise, se sentent bien, valorisés, écoutés, j'ai parfois du mal a doser dans les marques de gentillesse. je veux que les gens soient "superbien" donc je suis "supersympa", mais en fin de compte ca ne marche pas aussi bien qu'en étant "normalement sympa", il faut que je revoie mon dosage, mais ca aussi je sais que je l’apprendrai sur le tas et lentement.

j'ai l'impression de lire entre les lignes de ton message que nous (enfin, moi, vu que je me sens visée) sommes des gens élitistes qui ne voulons pas nous abaisser a avoir des conversations banales qu'on juge trop bête. C'EST FAUX !! et je crois que pas mal des personnes a avoir témoigné ici l'ont exprimé a leur façon.

Mais comprenez que c'est faire semblant pour vous, parce que ce n'est pas naturel, mais pour la plupart des gens, tous ces codes du quotidien, ce n'est pas forcément un grand jeu de rôle stupide dont tout le monde aurait appris par cœur les règles. Je ressens aussi un peu un léger mépris de ce genre de contacts humains...
en ce qui me concerne j'en ai parfaitement conscience, comme je le disais dans mon propre message que j'ai cité plus haut. Je me permet de réagir sur le "grand jeu de rôles stupide", je me sens touchée car c'est moi qui avait employé cette métaphore dans mon message ^^
je n'ai jamais dit "stupide". je veux juste dire que pour moi, il n'y a aucun naturel là dedans, tout est calculé. c'est difficile, et je fais de mon mieux. il n'y a aucun "léger mépris".
je parle de Jeu parce que tout est réfléchis, comme dans un jeu de rôles. ce que je risque à chaque fois que j'ouvre la bouche, si je joue mal, c'est de me faire regarder de travers ou de faire moi même du mal en mettant les autres mal à l'aise sans le faire exprès.

dans ce que tu dis, le lis "en s'ouvrant, il est facile de nouer des contacts". ce n'est pas vrai, soyons lucide. il y a d'autres choses qui entrent en jeu. après, OK, rester fermé comme une huitre parce que "grmbl de toute façon personne me comprends y z'on qu'a venir ces méchants et faire des efforts groumpf", ca empêche a 100% d'en nouer. mais être ouvert ne suffit ni a être accepté, ni a ce que les choses se passent bien et facilement.
personne n'a de raison de faire plus d'efforts que les autres, et je ne crois pas que quelqu'un ici l'ai dit. le but est de rester ouvert, a l'écoute, et de s'adapter sans trop de grimer (c'est très mauvais...). mais une fois que c'est fait, les choses se passent comme elles se passent... pas toujours super bien, malgré toute la bonne volonté qu'on y met.

qu'en dit ton ami zèbre? peut être connait-il les même difficultés que moi (je n'ai découvert ma douance qu'en avril de cette année), et peut être est il plus loin sur son chemin, comme xabi ou certains "anciens" du forum, ou certains amis à moi qui ont été détectés jeunes...

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Re: Rapport à l'Autre

Message par Invité le Mer 20 Oct 2010 - 23:49

@Lanza a écrit:Décidément, on a du mal à se comprendre What a Face.
Laughing
Moi je voudrais bien(...) Mais c'est pas aussi facile que ça en a l'air quand on ne comprend pas le sens de ces banalités. Ce n'est pas que ça paraît "creux", ça paraît juste complètement absurde.
Je ne vois plus ce que je pourrais dire de + pour expliquer... scratch
Dans mon exemple, il n'y a PAS de sens dans les phrases que j'ai dites au mec! pas de sens, mais un intérêt de lui parler, simplement : le gars, tous les jours, il nettoie les saletés du parc, et en + il est black : je suis sûre qu'il n'y a quasiment jamais personne qui le considère. Il passe inaperçu, tout le monde s'en fout, un black qui ramasse les ordures "c'est normal", personne se rend compte qu'il est là, qu'il bosse, qu'il a un boulot de m*... Donc le fait de lui dire qq mots (peu importe lesquels), j'en suis sûre, ça lui a fait plaisir. Et à moi aussi. Il s'est senti moins seul!
Où est l'absurdité dans cette situation ? Shocked
Pardon Cadichon, mais là, j'ai comme l'impression d'avoir posté pendant 4 pages pour rien, sinon une leçon de morale, entendue, ré-entendue et ré-ré-entendue et qui tape à côté du problème. Y'a qu'à causer. Ben voyons. Certes, mais comment on fait ?
Nan, dis pas ça Lanza ! y'a plein de gens qui ont répondu, moi-même j'ai compris des choses... T'es énervé ? Sad
C'est sûr, entre Z et non-Z, y'a un moment, de fait, où notre bonne volonté de comprendre atteint certaines limites...
Ca m'empêche pas de te souhaiter bonne nuit I love you , ainsi qu'à tous les autres zèbres... cheers

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Re: Rapport à l'Autre

Message par Lanza le Mer 20 Oct 2010 - 23:54

L'absurdité, pour moi, elle est là : « (...) le fait de lui dire qq mots (peu importe lesquels) »

Quels mots ? Ça te paraît à toi, tellement évident que tu ne te poses même pas la question. Moi si.

Bonne nuit Smile


Dernière édition par Lanza le Jeu 21 Oct 2010 - 0:20, édité 1 fois

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Re: Rapport à l'Autre

Message par Invité le Jeu 21 Oct 2010 - 0:18

@miwako a écrit:je t'en supplie, comprends que pour nous c'est réellement quelque chose qui n'est pas naturel et qui est très difficile.
Oui ! je le comprends. Enfin, je le conçois ! bounce
@miwako a écrit:nous en avons conscience, et nous ne nous sentons pas du tout "supérieurs"
Ok, je te crois sur parole Wink C'est juste que j'ai lu parfois sur le forum (mais pas dans cette discussion en fait) des façons de présenter les choses qui semblaient aller plutôt dans ce sens (mais j'imagine que tous les zèbres ne voient pas leur "différence" de la même manière non plus Idea ).
@miwako a écrit:ce que souhaitent certains d'entre nous c'est simplement une RÉCIPROCITÉ dans l'ouverture, qu'ils ont beaucoup de mal a trouver.
Oui, on est d'accord, c'est personnellement ce que je cherche moi aussi ! (dur à trouver aussi entre non-Z en fait)
@miwako a écrit: mais il faut bien comprendre que tout ce que je sais je l'ai appris de manière intellectuelle, jamais intuitive.
Oui, je comprends.
@miwako a écrit: j'ai l'impression de lire entre les lignes de ton message que nous (enfin, moi, vu que je me sens visée) sommes des gens élitistes qui ne voulons pas nous abaisser a avoir des conversations banales qu'on juge trop bête. C'EST FAUX !!
Alors, il faut comprendre que pour les non-Z, il est instinctif d'avoir ce premier sentiment à la lecture de ce message Laughing . En revanche, ma toute relative intelligence d'âne me permet de concevoir que je puisse me tromper dans mon interprétation... Idea donc ok, je te crois Smile
@miwako a écrit:dans ce que tu dis, le lis "en s'ouvrant, il est facile de nouer des contacts". ce n'est pas vrai, soyons lucide. il y a d'autres choses qui entrent en jeu. (...) Mais être ouvert ne suffit ni a être accepté, ni a ce que les choses se passent bien et facilement.
Non non, ce n'est pas ce que j'ai voulu dire. Je voulais juste dire que s'ouvrir était à mon avis la première condition sine quoi non pour nouer des relations, mais je ne dis pas que ça suffit. C'est clair qu'à partir de là, c'est loin d'être gagné.
@miwako a écrit:personne n'a de raison de faire plus d'efforts que les autres, et je ne crois pas que quelqu'un ici l'ai dit. le but est de rester ouvert, a l'écoute, et de s'adapter sans trop de grimer (c'est très mauvais...). mais une fois que c'est fait, les choses se passent comme elles se passent... pas toujours super bien, malgré toute la bonne volonté qu'on y met.
Oui, ça c'est vrai pour les zèbres ou non zèbres je pense!

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Re: Rapport à l'Autre

Message par Invité le Jeu 21 Oct 2010 - 0:26

@Lanza a écrit:L'absurdité, pour moi, elle est là : « (...) le fait de lui dire qq mots (peu importe lesquels) »
Quels mots ? Ça te paraît à toi, tellement évident que tu ne te poses même pas la question. Moi si.
Laughing C'est comme pour la boulangère, que tu lui dises "oui il fait beau pourvu que ça dure" ou "il a fait très froid la nuit dernière", ça revient au même, le principe, c'est le contact ! Rolling Eyes Je ne sais plus ce que j'avais dit au balayeur...je crois que je lui avais dit bonjour, puis demandé jusqu'à quelle heure il devait nettoyer le parc, que je compatissais (il a dû me dire que son job l'ennuyait), puis je lui ai dit bonne journée et bon courage. Mais j'avais réfléchi un peu quand même avant d'arriver à sa hauteur !

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Re: Rapport à l'Autre

Message par Super PY est rive le Jeu 21 Oct 2010 - 0:30

Peu importe, ils ne sont qu'un prétexte à un petit échange. C'est une manière de l'entamer. Mais ce ne sont pas forcément des mots, des fois ça peut être juste un regard, un sourire. Ou des fois, dire qu'on sait pas quoi dire. Si il n'y a pas de mots qui viennent, c'est pas forcément grave non plus. Il n'y a pas de phrase magique. Et si on se trompe, on peut le prendre à la rigolade, ou dire une connerie, ou faire une remarque sur ce que la personne fait... Et si ça coule pas de source, bah tant pis.

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Re: Rapport à l'Autre

Message par Lanza le Jeu 21 Oct 2010 - 0:42

Tu vois, ça te fait rire d'imaginer que ça nous pose un problème. Pourtant il existe. Oui, c'est le même principe. Mais pour moi (nous), ça n'est pas naturel. Le sens de ce qui est dit passe en premier. Toujours. Je parle pour transmettre un message. Si je n'ai pas de message à transmettre, je ne parle pas, je ne sais pas remplir une phrase avec des mots pour ne rien dire. Je peux philosopher pendant des heures, mais je ne sais pas dire des banalités. Cocasse, non ?

Dire des mots juste pour le contact est une idée qui me paraît complètement absurde de prime abord, même si j'en comprends aujourd'hui l'objectif. J'aurais juste mis un peu moins de 34 ans à comprendre.

Cadichon a écrit:Alors, il faut comprendre que pour les non-Z, il est instinctif d'avoir ce premier sentiment
Pour un Z qui s'ignore aussi (pas à la lecture du message de miwako, cependant Razz, mais dans ce genre de situations).

Imagine donc le problème qu'on peut rencontrer quand on découvre, tard, qu'on est soi-même surdoué. On se trouve prétentieux soi-même rien que d'en effleurer l'idée. Et les autres aiment bien nous faire sentir qu'on l'est, prétentieux.

Wink

PY a écrit:Mais ce ne sont pas forcément des mots, des fois ça peut être juste un regard, un sourire.
Ah ben ça, je sais faire. C'est vachement moins compliqué. cheers
Mais après il se mettent à causer et je comprends plus rien.
Au fait PY, tu as essayé cette technique avec les serveuses ? (patapé)

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Re: Rapport à l'Autre

Message par Zébu le Jeu 21 Oct 2010 - 7:22

cadichon a écrit:
Une fois, un matin en allant travailler, j'avais croisé un gars qui ramassait les papiers dans un parc. Je me suis arrêtée quelques secondes, lui ai dit bonjour, quelques banalités, et lui ai souhaité bon courage. Le sourire qu'il m'a rendu a illuminé mon esprit pendant plusieurs heures. Je suis persuadée qu'il était vraiment content. Et pourtant, le contenu de la conversation était complètement creux. Mais l'échange était-il sans intérêt ?

+1000
oh génial !
Ce genre de chose qui illumine toute une journée.

Simplement s'intéresser à l'autre, descendre un instant de l'échelle du QI et aller voir ce qui se passe sur le sol sur lequel elle est pourtant posée (pour ceux qui seraient tenté, il n'y a aucune connotation élitiste dans cette phrase, juste un rapport différent aux choses).

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Re: Rapport à l'Autre

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