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Message par lakonilem5644 le Lun 10 Mar 2014 - 18:17

J'aimerai avoir des discussions autour de l''enfance du singulier,de l'atypique, du zèbre. Solitude, non-compréhension du monde environnant, rejet des autres et par les autres, le sentiment d'étrangeté. La soif de savoir, l'impossibilité socio-culturelle de l'apaiser. Une hantise du monde du travail. Des relations sociales et amoureuses difficiles. Bref une non-sociabilté constante et récurrente..
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Message par Diatribe le Lun 10 Mar 2014 - 18:40

Attends-tu que l'on donne notre point de vue sur notre propre enfance ou bien par rapport aux zèbres en général?

En tout cas, tu as fais une bonne description dans les grandes lignes. Mais certains point (comme le monde du travail, les relations amoureuses) sont plutôt d'ordre de l'adolescence/passage à l'âge adulte. Parles-tu de l'enfance et adolescence ou bien simplement de l'enfance?

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Message par lakonilem5644 le Lun 10 Mar 2014 - 18:58

Merci Diatribe pour le retour. Tu as raison je n'aii pas assez circonscrit ma demande. Pt parceque l' enfance m'a conditionné fortement. Ce qui est bas est haut. La vie selon les âges comme un Éternel Retour. pS: non a Edison, oui à N. Tusla;-)
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Message par lakonilem5644 le Mar 11 Mar 2014 - 6:36

Je cherche à comprendre pourquoi j'ai tant dérivé. Je n'ai jamais réellement put
échanger avec des personnes à l'enfance singulère. La souffrance d'exister, le mal-
être, le sentimentt d'être étranger à soi. L'incompréhension face à l'autre.
L'impossibilté du groupe. La mise à l'écart comme norme. La soif d'apprendre mais
l'échec répété. La volonté exagérée d'être comme tout le monde. La vie comme un
handicap.
Je ne sais pas si je suis un zèbre. Certaines lectures m'ont interpellées. J'y ait reconnu mon enfance solitaire, anxieuse, angoissée.
Peut-être le témoignage de certain(e)s me permettraient de "trouver" des sortes
d'alter-ego.
A plus tard.
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Message par Cleore le Mar 11 Mar 2014 - 11:35

C'est difficile de comprendre pourquoi on a dérivé, pour reprendre ton expression.

Peut-être parce que ce monde n'est pas fait pour nous, alors on ne s'adapte pas. L'enfant zèbre ne peut pas s'adapter, c'est au monde extérieur de le faire pour lui, alors qu'on demande au contraire à un enfant, très tôt, d'entrer dans un moule, que ce soit à l'école ou ailleurs.

Je ne sais pas si mon enfance a été singulière, je ne suis pas très qualifiée pour juger. Je la vois comme la période de ma vie qui a été la plus heureuse, et pourtant, ça n'allait pas si bien que ça autour de moi. Beaucoup de disputes, de conflits, d'égoïsme, un grand vide affectif (famille froide et sans amour) un manque total d'encouragements et de compliments puisque paraît-il je n'en avais pas besoin, étant très bonne élève naturellement etc... et moi au milieu avec ma sensibilité et ma naÏveté. Je me suis réfugiée très tôt dans mon imaginaire, la lecture, les balades en solitaire, la nature, mon vélo, mes poupées, etc. Je n'ai pas eu de vraies copines avant l'âge de 10 ans, je me chamaillais avec tous les garçons du voisinage à cause de mon caractère indomptable (oui déjà). J'ai pris très  tôt l'habitude de la solitude, comme toi. Pourtant j'étais très sociable, j'avais plein d'autres enfants autour de moi et plein de cousins et cousines, je n'ai jamais manqué de compagnie. J'ai surtout aimé être libre, je partais des heures toute seule explorer les environs avec mon vélo, personne ne savait où j'étais, je grimpais aux arbres comme personne, sans la moindre protection ni rien (pas comme ces gosses de maintenant qu'on couvre de casques et de genouillères). Quand j'y pense j'aurais pu courir plein de dangers mais il ne m'est jamais rien arrivé, mon ange gardien veillait sur moi. Je n'ai pas connu de mal-être à cette époque, c'est venu plus tard quand j'ai réalisé que je n'avais pas envie de faire comme tout le monde, ce que j'ai fini par accepter. En revanche je me souviens bien, comme toi, des angoisses, en particulier la nuit. J'ai longtemps été somnanbule, je faisais des cauchemars affreux, aussi. Je ne supportais pas le noir, et je me posais déjà des questions métaphysiques auxquelles personne ne pouvait répondre (et personne ne peut y répondre encore aujourd'hui, je crois).

Pourtant quand j'y repense c'est toujours une sensation de bonheur qui domine. Je me souviens que je n'avais pas envie de grandir parce que j'aimais ma vie et je ne voulais pas devenir grande. Eh bien maintenant je me rends compte que j'étais très lucide à cet âge et que j'avais bien raison de penser cela.
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Message par lakonilem5644 le Mar 11 Mar 2014 - 17:52

Merci pour le retour Cleor,
je crois que jusqu'a maintenant ma vie a été un combat pour ne pas sombrer
dans la folie, le desespoir. Ce qui m'a sauvé ce sont mes études aux Beaux-Arts,
et la musique qui continue à me remplir d'energie et d'espoir. Cependant
je vis encore les séquelles de mon enfance. La solitude est très présente et j'avoue
mon ennui avec autrui.
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Message par Cleore le Mer 12 Mar 2014 - 13:09

Je crois qu'on en est tous là, et les artistes en général le sont aussi. La musique et les autres arts sont un refuge. Quand tu écoutes parler les musiciens, beaucoup racontent que c'est la musique qui les aide à vivre et que le monde autour leur paraît totalement incompréhensible et insupportable. Pour ma part je me réfugie dans la musique aussi, et dans l'écriture. J'en ai pris mon parti. L'essentiel est d'avoir quelque chose à quoi se raccrocher, ce qui n'est déjà pas si mal. Ceux qui sombrent, justement, ne se raccrochent à rien ou alors aux mauvaises choses (drogues etc). Les artistes sont souvent de grands tourmentés qui subliment leur mal-être dans la création. Quant à la solitude, il n'y a pas de fatalité, on peut toujours aimer être en compagnie de temps à autre. Pour moi le plus dur est de m'attacher durablement, je croise beaucoup de gens mais ils ne font que passer bien souvent .
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Message par Charlottestar le Dim 13 Avr 2014 - 16:52

Les zèbres ont en général une carapace qui leurs permet de ne pas s'ouvrir aux autres, se qui est dommage.
Malheureusement les autres pense qu'ont a pas de cœur ou que l'ont est égoïste ; mais en réalité ont ne veut tout simplement pas souffrir encore plus.
Juste une question ; pourquoi sommes nous comme sa ?

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Message par Diatribe le Dim 13 Avr 2014 - 20:19

Cette carapace serait-elle "juste" une conséquence de notre différence (qui mène au problème d'intégration, au rejet, à l'incompréhension, etc.)?
L'hypersensibilité peut également mener à une fermeture à l'autre, par peur (du jugement, du rejet; souvent en lien avec un passé d'incompréhension).
De mon point de vue, je pense que la carapace n'est que le produit de notre différence et l'incompréhension rencontrée face à celle-ci. Des surdoués parfaitement intégrés depuis toujours n'auraient peut-être pas développés cette carapace (ou alors, seulement pour se protéger de leur propre émotivité?), et par ailleurs il n'y a pas que les surdoués qui en développent une, mais aussi les timides, les angoissés, etc. Des personnes manquant de confiance en elle en général.

Beaucoup de choses se rapportent à l'environnement, les expériences de vie; c'est ce qui construit une personne et ses comportements. Si l'on a jamais appris à canaliser ses émotions pour tout un tas de raisons, il est fort possible que l'on se renferme dans sa coquille pour surmonter ses émois (ou au contraire exploser). Et quelles que soient les raisons de ce renfermement afin de "supporter" la douleur, Autrui n'est pas dans notre tête, et réagit à ce que nous laissons paraitre. Malheureusement, car cela nous attriste doublement plus (cercle vicieux...)

Il faut trouver un compromis entre la canalisation de nos émotions et la destruction partielle de cette carapace (pour ne pas finir grande gueule Laughing ) Les thérapies comportementales peuvent aider à mieux gérer tout ça, s'accepter et accepter son corps, ses ressentis, ne plus avoir peur de ses émotions...
Sinon, la méditation est très bénéfique pour l'esprit Smile
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Message par Noumenie Dysnomie le Lun 14 Avr 2014 - 12:56

J'ai eu une enfance des plus chaotique, détruite, quasi inexistante. Je ne suis qu'un exemple parmi tant d'autres.
Je n'ai jamais fais de chichis vis à vis de mes besoins ou convictions parce que j'ai la grande chance dans mes malheurs, d'avoir développé une grande résilience et mon caractère n'a fait que se raffermir et devenir plus fort et parce que concrètement, quand t'as le choix entre marche ou crève, bah ton popotin, tu le bouges et tu encaisse.
Je ne suis pas sans cœur :
Cela m'ennuie de lire que beaucoup ont eu une enfant triste, terrible.
Cela m'ennuie encore plus de voir que ces même la, n'ont pas eu la force de se bouger pour changer les choses. D'aller chercher ailleurs, et pas seulement dans les autres ou physiquement, ce qui leur manquait.
Il est des choses dans la vie dont on apprend aisément à se passer. Et lorsque l'on a jamais rien eu, c'est encore plus facile de l'apprendre.
Petites précisions qui j'espère vous donneront l'envie de chercher plus d'information par vous même :
Cette « carapace », comme vous l’appelez, est un mixe entre votre empreinte néo-limbique et le reste de vos acquis et expériences, saupoudré seulement à la fin, de vos caractéristiques HP.
Et en effet, vous seuls, à la fin, êtes responsable de l'exaspération de vos sentiments dans l'interaction avec les autres et le monde.
Ceci mis à part, je ne vois pas pourquoi un énième topic sur l'enfance si triste d'un HP moyen sans questions ou lignes directrices. C'est à mes yeux, la porte ouverte à de l'auto- apitoiement et je trouve qu'il y a déjà trop de topics allant dans ce sens.
As tu une vraie question ?
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Message par ShineFlower le Mer 13 Jan 2016 - 16:54

Quand j'étais enfant un fort sentiment d'étrangeté m'habitait. Ma famille a très mal vécu ma différence qu'elle ne comprenait pas.
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Message par ZEBRE MASQUE le Ven 10 Mar 2017 - 20:01

le message de "nakolinème" je suis quasi-certaine d'être un zèbre!!
Dès les premiers mots utilisés pour décrire l'enfance Zèbre, ça m'a fait pleurer
Il y a des questions aussi : Qui d'entre vous a eu ou a toujours un ami imaginaire qui trotte dans sa tête,
Est ce que vous avez été "une tête de Turc" à l'école, c'est à dire harcelé par les autres élèves alors que vous êtiez toujours calme, à penser, à avoir "ce petit vélo qui tourne toujours dans la tête" comme si vous viviez sur une autre planète ?
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Message par ShineFlower le Ven 10 Mar 2017 - 21:45

ZEBRE MASQUE a écrit:le message de "nakolinème" je suis quasi-certaine d'être un zèbre!!
Dès les premiers mots utilisés pour décrire l'enfance Zèbre, ça m'a fait pleurer
Il y a des questions aussi : Qui d'entre vous a eu ou a toujours un ami imaginaire qui trotte dans sa tête,
Est ce que vous avez été "une tête de Turc" à l'école, c'est à dire harcelé par les autres élèves alors que vous êtiez toujours calme, à penser, à avoir "ce petit vélo qui tourne toujours dans la tête" comme si vous viviez sur une autre planète ?
Quant à moi, j'avais des amis imaginaires. J'étais dans une école religieuse où j'étais  constamment harcelée. Je n'avais aucune amie à cette école. J'étais une tête de turc. Je me sentais  trop étrange.
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Message par Soren le Mar 14 Mar 2017 - 10:01

Oui Solitude extrême, Education stricte du 19ème siècle , école religieuse et austère, impossibilité de vraiment rêver, s'exprimer en dehors de la cour de récréation et des rares fois ou je rencontrais d'autres enfants, pertes d'amis que je considérais comme inestimables , j avais tellement d'amis imaginaires que je suis devenu quasi fou et ce à l'âge de 6 ans mais comme j'étais doué et bien éduqué , je faisais semblant de vivre comme un enfant de mon âge comme beaucoup alors que j'avais vu compris que le monde des adultes était débile et absurde
En revanche j'avais un talent pour "utiliser" mes camarades mais pas dans le mauvais sens
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Message par Noob le Mer 15 Mar 2017 - 20:01

Personnellement, mes souvenirs ne démarrent qu'à 6 ans. De 6 ans à 9 ans, j'ai quelques bribes. Et à partir de 9 ans un peu plus.
De, à peu près, 3 ans et demi à 6 ans j'ai vécu environ 6 mois en Angleterre et 2 ans environ en Inde. Je suivais mes parents qui avaient quelques soucis avec la police pour des histoires de drogue. En Inde, j'ai été en prison avec mes parents (j'étais avec mon père) vers la fin et j'ai été rapatrié peu de temps après par l'ambassade de France (j'avais 6 ans). Mes parents ont suivi un peu plus tard. Nous avons vécu sur Paris jusqu'à mes 9 ans, puis je suis parti dans la région Grenobloise chez ma grand-mère.
Officiellement car ils n'arrivaient pas à s'occuper de moi (j'ai redoublé mon CE1 (jamais fait de maternelle donc) car je manquais souvent l'école) car ils étaient souvent défoncés (je mettais la main devant les yeux des copains quand ils venaient chez moi et que mes parents étaient shootés).
J'ai dit officiellement car j'ai appris il y a 4 ans environ que parfois ils me confiaient à un ou des voisins (je n'ai pas de détails) et qu'il y aurait eu des attouchements (je n'en sais pas plus).
Une fois dans la région, chez une grand-mère très stricte qui voulait que je tourne mieux que sa fille, j'ai eu une vie un peu plus normale (mais avec de sacrées roustes de ma grand-mère (appris il y a peu par une amie d'enfance). Pour sa décharge, elle a morflé quand elle était gosse et a fait ce qu'elle a pu avec ce que la vie avait fait d'elle.
Mes parents sont ensuite venus dans la région et ma mère a eu plusieurs cures de désintox pour l'alcool et mon père quelques années de prison.
Tout ce que je raconte sur la période UK, Inde et Paris, c'est ce que l'on m'a raconté.

Avec tout ça, pas évident de savoir pourquoi je suis ce que je suis suis. De savoir pourquoi je fonctionne tel que je le fais. Il y a plein de pistes potentielles..... Donc plein de questions (que vous connaissez déjà en tant que Zèbres).
J'ai appris il y a quelques semaines par une amie d'enfance perdue de vue, que quand nous étions enfants, on partait se promener avec nos kits de survie (couteau, de quoi boire etc..). Cette notion de survie, d'être prêt ne m'a pas quitté.
Quand je me suis autant reconnu dans les caractéristiques des Zèbres, je me suis dit (après une longue période de rejet car je ne suis pas surdoué) : OUF !!!! Il y a peut-être une autre raison qui explique ce que je suis et tout ce qui me fait sentir différent de tous ceux que je connais. Qui explique que j'ai l'impression d'être cerveau droit et gauche à la fois, que je bloque mes émotions etc...

Est-ce que le fait d'être Zèbre m'a permis de survivre plutôt bien ou pas à tout ce que j'ai connu? Ou est-ce que ce que j'ai connu, m'a fait développer des caractéristiques proches des Zèbres?
Je n'en sais rien et c'est pour cela que je veux passer les tests.

Voilà, c'était ma petite tranche de vie...

Edit: une précision. En Angleterre j'ai appris l'anglais (à priori seul car mes parents ne m'avaient jamais entendu parler anglais jusqu'au jour où ils ont invités des copains pour mon anniversaire et que j'ai proposé à boire à des jumelles....lol. Et à priori en Inde je parlais quelques langues locales (ou en tout cas assez pour me faire comprendre et comprendre)... Faculté du Zèbre?

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Message par cortexetminus le Jeu 16 Mar 2017 - 14:01

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Message par Invité le Jeu 16 Mar 2017 - 15:19

la solitude de l'enfant surdoué c'est un peu cela

https://www.youtube.com/watch?v=R4ocuEQuxBQ

https://www.youtube.com/watch?v=xulOCPkcxqQ

et dans les bons jours la montée en puissance

https://www.youtube.com/watch?v=1JVP1ze0FGY

https://www.youtube.com/watch?v=0Wu0oeRIu-M

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Message par Soren le Jeu 16 Mar 2017 - 15:36

Ma mémoire extrêmement étendue m'a malheureusement beaucoup fait défaut en ne mettant pas le nez dans le labyrinthe qui a fait ce que j'étais encore il y a peu et qui a entraîné une tentative d 'oubli systémique de faits traumatiques plus ou moins graves

Même un seul traumatisme mal traité et non exprimé entraîne des centaines de micro traumas explosifs qui vont se répandre de manière virale, trouver l Origine du Mal n'est pas chose aisée!!!

Il ne faut pas s'arrêter au simple fait d'être ceci et cela, j'ai toujours été comme ça, bien avant d'être diagnostiqué, bien avant d'avoir a eu a vivre ces choses là

Zebre mouais bof c'est pas une garantie de vivre bien , loin de là

Le fait simple d'être zèbre ne va pas faire guérir, pour guérir de soi , il faut se bouger le cul et se prendre en charge de manière concrète quitte a y perdre des plumes !!!

Etre en paix et en accord avec soi-même et être là bien présent et synchroniser parfaitement ses émotions avec ses actes et penser sa vie comme une vie complète de réels à saisir, sans aucune forme de renoncement ni de semi pensées cerclées par notre incompréhension latente et notre vision de la life !

Il y a des gens qui meurent tout les jours sans savoir qui ils sont , zèbre ou pas , mais pour ma part j'ai décidé que je ne ferai pas parti du lot, et personne ne m'arrêtera !!!


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Message par Invité le Jeu 16 Mar 2017 - 15:50

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Message par cortexetminus le Jeu 16 Mar 2017 - 16:08

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Message par Noob le Jeu 16 Mar 2017 - 17:34

serialtrailers> Je ne sais pas si ton dernier message est provoqué par ce que j'ai écrit, mais comme je me sens un peu visé je réponds. Je te rejoins en partie dans ce que tu écris et je comprends pourquoi tu l'écris.
En ce qui me concerne, je ne pense pas être zèbre car je ne me sens pas du tout HQ*/HP* etc... Je ne me sens pas du tout surdoué ou je ne sais quoi.
Je constate juste que dans tout ce que j'ai pu lire sur les "Zèbres" je m'y reconnais vraiment beaucoup. A juste titre ou pas? Je n'en sais rien. Je cherche depuis longtemps à comprendre pourquoi je fonctionne comme cela et me sens autant décalé avec tous les gens que je connais. Le côté HP/HQI étant une piste, je vais la suivre le temps de savoir ce qu'il en est. S'il se trouve que je suis"Zèbre" et bien tant mieux dans le sens où j'aurais une explication qui me permettra de repartir de l'avant en me basant là-dessus. Si je ne le suis pas, ça ne me posera pas plus de problème que ça et confirmera que j'avais raison de ne pas me sentir "Zèbre". Je chercherai donc d'autres pistes.
Je ne cherche pas à être "Zèbre" à tout prix. Juste à comprendre, pour pouvoir aller de l'avant. C'est tout.

Edit: Et pour le moment, je me considère comme un intrus sur ce forum. Quelqu'un qui n'y a pas tellement sa place...

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Message par cortexetminus le Jeu 16 Mar 2017 - 17:52

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Message par cortexetminus le Jeu 16 Mar 2017 - 17:55

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Message par Maxim le Ven 1 Sep 2017 - 19:49

Salut,
Je me demandais si la grande majorité des zebres avaient subis le rejet voire le harcelement durant leur enfance comme semble le laisser entendre les témoignages ici. Personnellement j avais des amis et surtout un meilleur ami (pas imaginaire). Enfant lunatique j avais un comportement docile; suivant mon ami dans ses activités. Et j étais du coté des harceleurs! Je ne saurais dire si j étais l initiateur d harcelement ou si simplement je me calquais sur les autres mais visiblement cela ne m affectait pas. J ai le sentiment d avoir eu une enfance très heureuse (même si ma psy pense que tout n était pas rose).
Alors le zebre harceleur est-ce possible? (je ne suis pas diagnostiqué surdoué, ce qui pourrait expliquer cela Dent pétée )
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Message par Étoilerose le Sam 5 Jan 2019 - 22:47

Tu décris mon enfance, ma vie en fait. La hantise du monde du travail. J'avais une appréhension avant de m'y aventurer, aujourd'hui je sais pourquoi. Tous ces jeux de pouvoir, ces manigances, ce favoritisme, tous ces ragots. Les masques qu'il faut porter.
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Message par My_illusion le Mar 26 Mar 2019 - 18:38

Mon enfance, je la décrirais comme étant silencieuse de ma part et bruyante quand des humains m’entouraient, ce que je fuyais donc un Max. Mes meilleurs souvenirs : perchée dans les arbres ou bien à m’occuper des nombreux animaux (40 aine de chiens, 20 aine de chats, des rongeurs, des reptiles, un poney, chèvres, cochons, et compagnie). Avec les animaux, la communication verbale est peu utile. J’adorais ce monde silencieux. Je parlais peu et ne posais aucun problème. A la maison, la vie affective était inexistante et maltraitante, à l'école les gamins cherchaient sans cesse la provocation, mais ils n’ont jamais eu le pouvoir de me faire mal. Je m’en fichais d’eux, je faisais de la résistance face à leur tentative d’intimidation et jamais je ne me laissais faire donc bagarres multiples, souvent il fallait deux gamins contre moi car j’avais une technique du croche pied infaillible. Ils pensaient que je pratiquais des arts martiaux. Deux gars pour jeter dans une poubelle la petite crevette que j’étais, ils n’étaient pas très valeureux. Après je pouvais comprendre, je puais le chien, j’étais donc un déchet. Comme souvent, peu de gens essaient de comprendre les pourquoi du comment et comme je parlais peu je n’avais pas les mots non plus. 

J’ai grandi seule, dans l’absence je dirais. 

Puis à 20 ans, parce que j’ai du quitter le domicile d’urgence, une assistante sociale me dit une phrase que je ne comprends pas « vous êtes un être aimable ! » même encore aujourd’hui, je reprends parfois mes travers de me penser être juste une chose, une chose utilisable.

Aucun accompagnement. Ce n’est qu’à l’âge de 32 ans que je finis par franchement me poser la question de la douance, plusieurs personnes me font la réflexion mais je leur dis que c’est peu probable, au vu de ma mémoire « basse », que je suis juste différente car j’ai eu une vie atypique. Mais les aspects plus psys me travaillaient, et je voulais juste savoir si tout venait du vécu. 

Et je crois que sans les côtés positifs de la douance, j’aurais fini en suicide. Car même si les hypersensibilités peuvent entraver le déploiement, elles permettent aussi de se diriger vers ce qui nous correspond davantage. Mettre en doute toutes les paroles et vécus des autres, m’a permis d'évoluer d’une facon qui me correspond, en dehors des balises, des lieux communs, des schémas de vie transmis par la société comme étant LA voie à suivre. J’ai fait confiance à mon instinct et je suis très heureuse de mes choix. 
On dit de moi que je suis singulière, insaisissable, ça me plaît bien tiens! 

Donc, toute mon enfance j’ai cru que j’étais une erreur. Je le pense moins aujourd’hui. Rires.
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Message par Étoilerose le Ven 29 Mar 2019 - 0:31

Ton témoignage me rejoint et me touche My Illusion.
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Message par My_illusion le Ven 29 Mar 2019 - 7:47

Merci Étoile rose. 

Les enfants peuvent être odieux. Je ne comprends pas d’où ça vient. Ce besoin de faire partie d’un groupe et d'écraser ce qui/ceux qui ne suivent pas. Ça a commencé à l’âge de 7 ans, en débarquant dans une nouvelle école, la première chose que les enfants me demandent : « tu dois choisir entre mon clan et celui de untel » et je réponds « je ne peux pas choisir, je ne vous connais pas et pourquoi je dois choisir? » comme dans tout, la réponse fut « c’est comme ça ! » sans explication. Alors j’ai refusé et l’intimidation, provocations et harcèlement ont commencé là. J’ai un autre souvenir qui m’a blessée c’est lorsqu’une des chefs de clan partageait ses biscuits avec tout le monde, des biscuits en forme d’animaux, j’étais curieuse de voir les formes d’animaux plutôt que de manger (j’étais un enfant maigre, sans appétit) et qd je me suis approchée, elle m’a dit « non, à toi je donne pas! » c’est la dernière fois que j’ai osé demander quelque chose. C’était injuste de me traiter comme un vilain petit canard. Je ne faisais pas de mal aux autres, je ne me pliais juste pas aux conventions stupides qui étaient imposées. J’intellectualise tout, je dois comprendre pour pouvoir accepter. A la fin des primaires, deux copines m’ont rejointe dans le groupe des «pestiférées ». J’eu une amitié fusionnelle avec Aurore, elle venait d’une famille nombreuse avec un seul parent, sa mère bipolaire et pauvre. Nous avions des tas de points en commun. Et elle était très douée en dessin et poème, elle m'écrivait de très belles choses, que j’ai gardées, plus de 20 ans plus tard. A son âge, elle était en avance, qui sait elle était probablement surdouée. On était constamment ensemble, j’allais même dans sa famille et sa mère s’occupait même de moi alors qu’elle n’avait déjà rien... A l’âge de 12 ans, l’institutrice voit d’un mauvais œil notre amitié qui, selon elle, nous isole des autres. Elle veut donc me changer de classe pour me séparer d’elle, je refuse, m’accroche au banc et casse mes crayons de colère, alors elle a fait changer aurore de classe, ah ça j’étais fâchée, j’ai fait dégringoler mes notes, je ne répondais plus, je me disais « même elle me veut du mal! » en passant en secondaire, on a pu être à nouveau ensemble mais ça n’a duré que deux ans de plus, elle ne venait plus trop en cours et un garçon lui faisait tourner la tête, elle m’a abandonnée. Puis je ne l’ai plus vue car je crois qu’elle a du se faire renvoyer à cause de ses absences. J’ai essayé de l’aider mais ça n’a pas fonctionné. Du coup je suis restée à nouveau toute seule, au fond de la classe, avec encore des petits cons qui devaient reporter leurs frustrations sur moi. Et pis un beau jour, une fille me demande si elle peut s’asseoir à côté de moi et je réponds nonchalamment qqchose du genre : « ce banc ne m’appartient pas, donc tu fais ce que tu veux » je ne lui prêtais même pas attention, j’étais trop dégoûtée des humains. Et au fil du temps, l’amitié s’est crée, elle venait aussi d’une famille difficile (mère alcoolique, père inexistant ayant fait de la prison) et j’ai à nouveau fait confiance, elle est la mère de mon premier neveu qui a déjà 9 ans. Ça fera bientôt 20 ans que l’on se connaît et plus de 10 ans qu’elle est avec mon frère aîné. Notre lien est indestructible même si on s’est fortement disputé pendant deux ans. J’ai donné beaucoup pour qu’elle sorte de son schéma familial, qu’elle cesse la cigarette, mène des études, je la conduisais à son internat et je faisais mon maximum oui car elle possédait quelque chose que j’avais perdu : j’appelle cela « l’étincelle de vie » je refusais que la sienne s’éteigne car une fois que ça l’est c’est irréversible. Je suis fière d'elle et de la maman qu’elle est, le nom qu’ils ont donné à ce petit n’est pas un hasard... il représente le renouveau, une nouvelle histoire, une belle histoire. Ce petit garçon est merveilleux, et jdis pas ça car c’est mon neveu (j’en ai deux autres), ce gamin depuis qu’il est bébé je sais que ce sera un bon petit gars. Un enfant calme, curieux et réfléchi. A l’école, il se passe aussi des choses méchantes entre les enfants et il raconte tout, il est populaire mais aime jouer seul aussi (ça pour moi, c’est un signe d'être bien dans sa tête : jouer avec et sans les autres). Un garçon tout doux et sensible comme le décrit sa maman. A son age, les échanges deviennent riches.
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Message par Étoilerose le Sam 30 Mar 2019 - 20:19

My Illuson,

Je me reconnais beaucoup dans ta description des épreuves que tu as vécues et ton désarroi devant des coutumes qui t'apparaissent vides de sens et même délétères et ton refus à t'y conformer bêtement. Tu sais, ça commence tôt ce conditionnement de masse et ça se poursuit. Ce que tu décris chez les enfants qui t'entouraient, je le vis aujourd'hui dans mon milieu de travail où il y a des cliques; si tu ne fais pas partie de la bonne clique, tu es jugée suspecte, si comme moi tu n'appartiens à aucune, tu es jugée suppressive et une proie facile à toutes les formes d'intimidation. Il ne me reste qu'une semaine à travailler à cet endroit. J'ai compris que ma seule planche de salut était le travail à domicile. Je trouve que les gens deviennent cons en groupe. Je ressens comme les autres cette pression qui vient d'on ne sait où à me conformer mais je refuse de justement m'y conformer, et ça m'attire un tas d'ennuis, mais qu'importe, Je remarque un pattern dans ton histoire: tu tends à te rapprocher des gens qui ont été eux-mêmes éprouvés, notamment sur le plan psychologique. Je viens d'une famille où il y a beaucoup de maladie mentale, moi-même j'ai écopé. Je crois que les gens qui ont eu à subir ce genre d'épreuve développent une conscience plus élargie, une conscience qui dépasse la conscience des masses somme toute assez primaire. Je suis contente que tu retrouves à travers ton neveu l'amour du genre humain. Comme toi, ce que je vois d'humain autour de moi me lève souvent le cœur, heureusement il y a des exceptions qui sauvent la race humaine, et de plus en plus, je veux me tourner vers ces gens qui m'inspirent, d'où l'importance de ne pas baigner dans n'importe quelle atmosphère (j'ai rompu mes liens avec la famille, bientôt le milieu où j'ai travaillé 20 ans). Je suis une éponge et je dois prendre soin de moi avec extra précaution. C'est bon de se retrouver entre zèbres. I love you
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Message par My_illusion le Lun 1 Avr 2019 - 22:12

Désolée pour toi étoilerose, courage pour ce changement à venir. On pense souvent que le problème vient de soi parce que les autres semblent s'être adaptés... alors qu’en réalité c’est le système qui ne nous convient pas. Y’a pas à culpabiliser de ça. Enfant, j’ai tjrs douté, je doute encore mais ma Raison me donne un socle/bouée pour me rappeler des tas de choses qui me font du bien. Je me sens tellement plus consciente, plus dans le vrai. Au boulot, les mêmes mécanismes (plus subtiles) s’opèrent, je sens la plupart de mes collègues hypocrites  et je ne crois pratiquement rien de ce qu’ils disent. Ils veulent que je sois amie avec eux mais ils sont loin d’avoir compris ce qu’il faut me montrer... je les trouve fourbes et manquant de profondeur. Je ressens le mensonge et l'omission envers eux-mêmes et envers les autres. Je donne une confiance très relative. Et je me répète régulièrement un bon enseignement : ne donne pas ton avis si on ne te le demande pas. Ce qui arrive presque jamais car les autres s’en foutent de ma personne, de ce que je pense/ressens, ils attendent de moi de leur apporter ce dont eux ont besoin. Ils n’ont pas idée de la lecture que je fais de leur non-verbal. C’est une aptitude très utile pour éviter de me faire abuser mais c’est pas très joli ce que je lis entre les lignes. Je mets souvent mal à l’aise les autres car je suis spontanée et peu filtrée. Une forme d’irrévérence, taquinerie. Cette aprem, j’ai osé dire au chef de service quelque chose d’assez osé et au final je m’en fous des conséquences potentielles. Ça l’a fait rire, en général ce culot est apprécié même s’il surprend. Il me vient spontanément, une amie à l’unif admirait ce culot. Je casse énormément de codes, car je n’ai pas peur, qu’est ce que j’ai à perdre ? Pas grand chose. Vive l’authenticité! 

Oui, je m’entends mieux avec ceux qui ont une histoire douloureuse car je crois aussi que ça intensifie la conscience oui. Et ça rend plus humble? J’aime décortiquer les comportements chez les autres, ça me donne une foule de renseignements. J’aime les gens courageux, discrets, qui placent principalement leur énergie dans l’essentiel. 

Soyons vrais ? Ça plait tant mieux, ça plait pas tant pis.
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Message par Étoilerose le Mar 2 Avr 2019 - 3:51

On pense souvent que le problème vient de soi parce que les autres semblent s'être adaptés... alors qu’en réalité c’est le système qui ne nous convient pas.

Ô combien vrai.

Au boulot, les mêmes mécanismes (plus subtiles) s’opèrent, je sens la plupart de mes collègues hypocrites  et je ne crois pratiquement rien de ce qu’ils disent. Ils veulent que je sois amie avec eux mais ils sont loin d’avoir compris ce qu’il faut me montrer... je les trouve fourbes et manquant de profondeur. Je ressens le mensonge et l'omission envers eux-mêmes et envers les autres.


Tu m'arraches les mots de la bouche et les idées de la tête. Ce ressenti auquel on ne peut se soustraire qui est la fois un cadeau du ciel et un handicap en société.

Ils n’ont pas idée de la lecture que je fais de leur non-verbal. C’est une aptitude très utile pour éviter de me faire abuser mais c’est pas très joli ce que je lis entre les lignes. Je mets souvent mal à l’aise les autres car je suis spontanée et peu filtrée. Une forme d’irrévérence, taquinerie.

Je sais et en même temps. subconsciemment, ils se sentent passés au crible, ce qui contribue à leur malaise. Ils ne sont juste pas préparés psychologiquement. La chasse aux sorcières est loin d'être terminée.

Oui, je m’entends mieux avec ceux qui ont une histoire douloureuse car je crois aussi que ça intensifie la conscience oui. Et ça rend plus humble? J’aime décortiquer les comportements chez les autres, ça me donne une foule de renseignements. J’aime les gens courageux, discrets, qui placent principalement leur énergie dans l’essentiel. 

Soyons vrais ? Ça plait tant mieux, ça plait pas tant pis.[/quote]
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Message par RonaldMcDonald le Mar 2 Avr 2019 - 8:55

J'ai moi aussi remarqué qu'au boulot, en présence de non-zébres, ne pas avoir peur était une qualité utile. "Tu me vires si ça te chantes, moi je fais mon boulot" est une attitude qui m'a bien plus servi que desservi. Après, c'est aussi se mettre la pression sur soi, et il ne faut pas se louper. Mais se tordre sans cesse pour essayer de faire plaisir est le meilleur moyen de passer pour un faible.

De toutes façon, l'hypocrisie n'est pas un domaine ou je suis fort. J'ai essayé, ça ne m'a apporté que des emmerdes. Donc je présente les choses telles quelles, en les emballant, certes, pour les rendre plus digestes, mais je refuse de dire "tout va bien" quand tout va mal. En 18 ans de carrière, ça ne m'a pété à la gueule qu'une seule fois. Donc oui, "soyons vrais". Avec un peu de diplomatie, mais c'est tout. Je ne dis pas "ce nouvel écran est de la daube inutilisable, surbugguée, à l'ergonomie conçue pour les gnous" - même si ça serait vrai - je dis "eh bien, j'ai 2-3 petites anomalies quand même vraiment gênantes, le client ne serait pas content en voyant ça, merci infiniment de corriger avant de livrer.....". Et ça passe, généralement, même si le message qu'on attend de moi c'est "c'est de la balle, le client va adorer". Même quand c'est faux. Mais je sais d'expérience que faire ce qu'on attend de moi, c'est un piège terrible.
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Message par Invité le Mar 2 Avr 2019 - 10:54

Il m'est difficile de généraliser à propos de l'enfance, car je crois l'avoir vécue de plusieurs façons, certaines colorées, d'autres plus grises. Sans avoir été un enfant joyeux, j'ai eu la chance d'acquérir très vite (quelque part en moyenne section maternelle, je dirais, puis surtout vers 6 ans, une certaine distance sur les choses et moi-même, ainsi qu'une forme sagesse permettant d'accepter toute situation difficile à l'aide d'une analyse rationnelle.

Une autre chance était celle d'avoir grandi au sein d'une famille minuscule mais soudée, dont le noyau était constitué d'une mère qui m'a à peu près toujours compris et aimé à sa façon, et d'une soeur de trois ans mon aînée, qui était ma meilleure (ma seule) amie. Ainsi, lorsque j'étais dans le cadre familial, je me sentais vraiment à ma place.

Les moments les plus complexes à gérer étaient ceux de l'interaction avec les autres enfants : d'une part, je ne les aimais pas beaucoup, les garçons m'effrayaient je crois, m'évoquant des sortes d'êtres sauvages, violents et/ou idiots, et d'autre part je m'en sentais exclus. Je ne m'entendais bien qu'avec les adultes, certaines filles, et quelques garçons bizarres (les exclus et les marginaux, globalement). J'étais, dès le CE 2 (et jusqu'à la fac), toujours assis plus ou moins au fond de la classe, en compagnie des bizarres et des cancres. En revanche, ayant de grandes facilités scolaires, je me sentais épanoui intellectuellement, et mon ego était flatté (j'avais ce côté "chouchou" des instits).

Ma sociabilité, peut-être en partie héritée d'une mère solitaire, était au contraire inexistante et je n'ai jamais eu, au cours de mon enfance, d'ami proche : je n'allais pas aux anniversaires (j'ai été invité une fois, chez Thomas R., et ai hésité longtemps, d'ailleurs je ne me souviens plus si j'y suis allé ou si j'ai imaginé y être allé alors que j'ai, en fait, rebroussé chemin), je n'invitais personne aux miens, je ne fréquentais aucun groupe d'aucune sorte en dehors, excepté, vers 10 ans, une petite asso de danse bretonne où j'étais le seul garçon. En vacances, je ne rencontrais pas d'autres enfants. Dans les parcs, je ne jouais pas avec les autres enfants inconnus, et j'étais toujours très gêné d'en croiser un qui venait de mon école. Il m'arrivait parfois de jouer à chat pendant les récréations, parce que j'aimais bien et que je courais vite.

On me faisait souvent le reproche de toujours regarder par terre, et jamais les gens dans les yeux, mais cela m'était très difficile de le faire. J'ai dû apprendre.
En y repensant, je me rappelle de tous les prénoms et de tous les noms de mes camarades de classe de l'époque, et je crois qu'ils comptaient à mes yeux, alors que je n'interagissais pratiquement pas avec eux. Sophie L. G., Olivier L., Raphaëlle S., Rachid B., Ingrid L., et tant d'autres. Je m'en souviens comme un observateur, un extérieur. Mais je n'étais pas l'un d'entre eux.
Le summum de ma sociabilité était quand je prenais le chemin de l'école en compagnie d'Ingrid, une fille avec des lunettes d'une épaisseur considérable, qui vivait dans le voisinage.

Bien sûr, j'étais conscient de tout cela, et je supposais que le décalage était dû au fait que j'étais trop sensible. Mais je n'en souffrais pas (je crois) : à la maison, ma soeur était là. Et sinon, j'appréciais ma propre compagnie, me parlais tout le temps à moi-même, et avais une vie intérieure et une imagination riche, ainsi qu'une curiosité pour à peu près tout ce qui existait. Je préférais, de très loin, rester des heures à étudier des atlas que passer vingt minutes avec des gens.

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Message par izo le Jeu 4 Avr 2019 - 10:28

Je ne sais pas si ce témoignage a son intérêt je vous le livre quand même…

0 à 3 ans : l'âge d'or; tout souvenir s'y rapportant me voit active, alerte, sous un grand soleil. Ce constat se justifie par un traitement de faveur, je demeure à la maison à la campagne et vis suivant mon rythme, dans mon monde mais sans être détachée de mes parents que j'estime beaucoup.

3 ans - 5 ans : tentative en crèche soldée par un échec cuisant : mutisme, retrait. Ce ne sont pas les enfants qui en sont la cause (je ne m'en préoccupais pas en fait) mais les adultes qui me tancent (il faut dire que je les ignorais superbement) et qui alertent mes parents sur mon attitude me croyant sourde. Je suis manu militari retirée de la crèche. C'est à ce moment qu'une pédiatre évoque un autisme sous une forme allégée à mon propos. Je me rappelle parfaitement mes balancements qui en effet me procuraient un grand bienfait, c'était comme restituer, recomposer ma personne après sa décomposition suite aux frottements du dehors. Mes parents débutent à mon égard un programme de « débalancement » en douceur et m’incitent de la même manière à retirer tous mes doigts de ma bouche (bonjour le tableau qui ne manquait pas de choquer les amis de mes parents dont quelques-uns que je revois encore m'en font part, c'est dire). A 5 ans je sais lire.

6 - 10 ans : l'école : un début excellent, c'est un grand soleil, la régularité des séances me plait ainsi que l’ambiance studieuse et calme qui y règne (école petite effectifs réduits). Premier amour sérieux. Je me sens stimulée, mieux je vole. Hic en cours d’année la maitresse s’en va laissant la place à une autre d’un genre « veille école ». Un matin je conteste publiquement haut et fort ce qu’elle dit. La guerre est déclarée. Episode mutique 2. Je change d’établissement ; mais le mal est fait l’école ne m’est plus un lieu d’épanouissement mais devient un cadre d’ennui abyssal. Tout ce qui est dit devient un bruit de fond. Je passe ma journée à miner mes compères. J’apprends en effet beaucoup d’eux. Cependant je finis souvent les récréations, seule dans la cour à faire les cents pas. Mais cela ne me nuit pas étant très occupée dans ma tête.

Années collège : déménagement : de la pleine campagne je passe dans la ville pleine de bruits et de gens. Ma chambre donne sur la rue, je dors mal. Socialisation difficile, résultats bas, voire abyssaux, motivation inexistante, je déprime très fort. En 5ieme, retour à la campagne (mes parents ayant fini leurs études : eux aussi n’ont cessé de se former tout au long de leur vie). Je redouble la cinquième. Je ne me le demande pas, je suis persuadée d’être débile. Mes balancements reprennent. On ne fait passer les tests, on m’affirme que non bien au contraire, le tableau bien qu’hétérogène est très largement supérieur aux enfants de mon âge, des soucis auditifs sont toutefois détectés. Ce que je n’entends pas. Me voici redoublante persuadée d’être une débile profonde sourde qui plus est. Sauf que c’est sans compter sur le destin qui me fera croiser une fille qui me stupéfie tant l’école et le savoir lui importent. L’entente est immédiate, fusionnelle. Bien que vivace, voire carrément précoce, je découvre qu’il lui faut quand même beaucoup travailler pour avoir de bonnes notes. Moi je croyais que ça tombait du ciel. Echanges donc plus que fructueux avec cette amie qui s’en va cependant faire sa 4ième dans un grand collège parisien (ses parents – transformés en fonctionnaires de la Nasa, voulant qu’elle intègre les grandes écoles dans des conditions optimales : oui oui déjà à cet âge). Peu importe la distance, nous correspondons beaucoup sur l’art, nos lectures, la philosophie et nos découvertes intellectuelles. Le facteur est content.

Années lycée : j’ai tout de suite aimé la seconde : à cause de l’algèbre et de la physique qui aborde les forces et combine les maths. Devenue interne je me frotte aux autres. Au début je suis mise à l’écart, mais décide de me jeter dans la fosse. Je réunis les filles pour leur exprimer mon désarroi et ma volonté de m’allier à elles de sorte que tout aille bien pour tout le monde. Ce qu’elles entendent et acceptent. Chacun s’arrange avec les forces et faiblesses des unes et des autres, le deal est simple : je leur fait leur rédac’ ou leurs maths le dimanche soir à minuit (grandes séances de fous rire), elles m’enseignent le savoir vivre en mode ado. Je quitte mes sphères classiques (oui j’y résidais à fond, pour entrer dans d’autres genres et styles musicaux par exemple) de sorte que les liens avec les autres me semblent moins tendus et surtout moins compliqués : je me sens acceptée de part et d’autre (élevés et professeurs). Je passe en S. Les études qui s’y font commencent à me plaire, je suis néanmoins déçue par l’indigence des cours de philo bien que le prof soit bon. Bac obtenu sans éclat (les révisions étant mal coordonnées ne sachant comment m’y prendre). C’est cependant à ce moment que je quitte le monde de l’enfance (oui c’est tard) entrant dans la simple autonomie de vie pour les études qui se poursuivent çà et là, là où cette précocité a osé de se délivrer (ce fut en effet une libération) enfin défaite de ces multiples corsets pour une expression propre à moi et enfin appropriée aux exigences scolaires. Tout me réussit sans peine. Je vole de diplômes en diplômes dont certains me semblaient jusqu’alors complètement utopiques.

Donc pas de profil de « sur quoique ce soit » me concernant étant enfant. Je savais tout faire, en ce sens que rien ne m’était a priori impossible sauf que la réalisation souffrait d’une grande irrégularité dans ses résultats qui désarçonnaient les enseignants ainsi que moi-même – mais j’étais aussi persuadée que cette accessibilité était commune à tout le monde. Je suis encore dans cette perspective d’ailleurs. J’ai mis du temps pour me convaincre que ce que j’avais en tête n’était pas forcément dans la tête des autres.
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Message par Étoilerose le Dim 7 Avr 2019 - 21:23

J'aime ce que tu écris à la fin. Moi aussi j'ai toujours eu tendance à prêter mes ressentis et mes raisonnements aux autres, et je le fais encore avec pour différence qu'aujourd'hui j'en suis plus consciente qu'alors. En même temps je ressentais que j'étais différente. En réalité, nous sommes tous uniques et de ce fait nous devrions tous être différents les uns des autres, mais il y en a qui sont "plus" différents. Je pense que les "plus" différents sont tout simplement plus eux-mêmes, moins dans le conformisme. Le jour où on va arrêter de ce conformer à je ne sais quoi pour je ne sais qui, quel progrès ce sera pour l'humanité!
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