Quand l'intelligence rend con

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Quand l'intelligence rend con

Message par Senna le Mer 26 Fév 2014 - 14:16

Petit sujet, pour savoir si d'autres zèbres partagent mon sentiment. Je ne parle pas ici des zèbres qui se sentent bêtes en raison des caractéristiques typiques hp à savoir grande lucidité sur soi-même et perfectionnisme qui amènent à n'être jamais satisfait de ce que l'on fait ou de ce que l'on est, ou encore le décalage avec les autres qui peut amener à penser que l'on n'est pas normaux.

Je parle ici de "bêtise objective", ou en tout cas d'un manque flagrant de culture générale (concept différent, je sais, mais quand même pas tout à fait étranger). En fait je suis très complexée par mon niveau de culture générale. Je dois dire en fait que je ne m'intéresse à rien, mis à part quelques très rares sujets qui me passionnent. Il faut dire à ma décharge qu'on n'apprend plus grand chose à l'école aujourd'hui (avec le recul je trouve le niveau scolaire vraiment affligeant), cela dit je suis bien consciente que le problème vient en grande partie de moi.

Je déteste tous les sujets qui ont un rapport de près ou de loin avec l'espèce humaine (les différentes cultures, la politique, l'histoire, etc etc), et je ne regarde jamais le journal télévisé : soit ça me déprime profondément, soit je trouve tous les problèmes actuels tellement ridicules, je ne comprends pas comment on peut en arriver là, j'ai l'impression de regarder des gosses se chamailler à la cour de récré et je vois pas pourquoi je devrais perdre mon temps à m'intéresser à tout ça (à tous ces "abrutis" dont je ne comprends pas les motivations) surtout quand je sais que je ne peux strictement rien y changer (oui car j'ai perdu mes illusions il y a déjà longtemps). Depuis que je connais mon copain, grand passionné d'histoire et de politique, j'ai compris que j'étais passée à côté de sujets très intéressants (et que l'école n'a certainement pas rempli sa fonction, pire a eu comme effet de me dégouter alors qu'avec une autre approche j'aurais sûrement adoré), et parfois par moments j'ai envie qu'il me parle de ces sujets, mais rapidement je décroche car ça me parait tellement compliqué, qu'il me faudrait des mois et des mois pour avoir une vision globale intéressante, et clairement je n'ai pas la motivation pour ça. Au final, je suis une inculte complète sur le sujet, on me demande parfois si je vis pas dans une grotte tellement je suis à l'ouest et déconnectée du monde!

Je suis nulle aussi en géographie, je n'ai aucun sens de l'espace, je ne sais pas situer les pays, les villes, et de toute façon je m'en fous car un nom de pays ou de ville finalement ç'est quoi à part un nom inventé par des humains et ne représentant rien de concret? Je sais juste situer les pays où j'ai déjà été et dans lesquels j'ai des souvenirs (et encore...), par contre le reste j'ai beau me forcer à étudier des cartes je retiens tout rapidement mais une semaine après j'ai tout oublié. Mon cerveau bug complètement avec ces trucs, au point par exemple de mettre la mer du Nord à la place de la Méditerranée ou l'Italie à côté du Portugal (je parle même pas des continents plus lointains où c'est encore 10x pire). Même ma propre ville je saurais pas la situer sur une carte!! (J'ai honte et en même temps je vois pas en quoi me situer un peu plus au nord ou au sud m'apprendrait quoi que ce soit d'intéressant). Je n'y connais rien non plus en culture (musique, peinture, littérature), dans le sens où je ne connais pas tous les grands noms connus ou les différents courants, car de toute façon quand je regarde un tableau, quand j'écoute une musique ou lis un livre, je me fous complètement de savoir qui en est l'auteur, ce qui m'intéresse c'est "est-ce que ça me parle ou pas", c'est tout. D'autant plus que ça m'énerve tous ces "noms à connaitre" alors que j'estime que l'art est quelque chose de très personnel et personne n'a à me dire qui mérite d'être connu ou pas.

Le pire dans tout ça, c'est que j'ai toujours été dans les premiers de classes pendant toute ma scolarité, mais j'ai tout tout tout oublié, car je ne voyais pas l'intérêt de ce que j'apprenais sur le moment même (je le vois un peu plus aujourd'hui, pour certaines choses du moins).

Les seuls sujets qui m'intéressent d'un point de vue théorique sont les sujets universels, à savoir les sciences, car ça représente des vérités concrètes et tangibles. Et encore, je me rends compte par exemple que je suis passionnée par la mer, les cétacés surtout (d'où mes études d'océanographie), mais que ça m'intéresse plus d'un point de vue esthétique que scientifique. Je trouve ça trop beau la nature, mais je n'ai pas forcément toujours envie de la "disséquer" dans tous les sens pour tout comprendre. J'aime aussi et surtout regarder des beaux paysages et me sentir bien, juste comme ça. Les seuls moments où j'arrive vraiment à apprendre des trucs, c'est quand j'ai un syllabus devant moi, avec une matière bien cadrée. Quand je veux m'intéresser à un sujet par moi-même, je me disperse dans tous les sens, je me fatigue, ça me gonfle de voir tout ce qu'il y a comme info (souvent contradictoires) sur le sujet et j'arrête en n'ayant absolument rien appris de constructif, ou alors des petits trucs par ci par là mais que j'aurai oublié rapidement car pas remis dans un contexte général. En fait ça me fatigue tellement, d'avoir l'impression qu'il est impossible de connaitre la vérité sur un sujet : on croit savoir quelque chose, et puis par hasard on lit un petit truc qui remet tout en question, etc etc. Finalement à quoi ça sert de se fatiguer à essayer de comprendre alors qu'il est impossible de savoir si nos conclusions sont correctes?

Du coup, je préfère me réfugier dans mes rêveries, je suis toujours dans la lune, à penser à des trucs et d'autres sans m'en rendre compte (du coup ça sert à rien), et à ne jamais aller au fond de quoi que ce soit. J'adore aussi regarder des émissions (vraiment) débiles à la télé, je sais pas pourquoi. Mes pensées sont complètement stériles, j'ai l'impression que mon intelligence ne me sert à rien, pire qu'elle me rend bête et inintéressante, un peu comme une ampoule où ya trop de courant qui passe et pouf elle crame, et elle s'allume jamais, bref elle sert à rien, bonne à jeter! D'autres zèbres dans le même cas? Smile

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Re: Quand l'intelligence rend con

Message par Senna le Mar 4 Mar 2014 - 16:35

Je suis donc la seule zèbre bête et inculte de ce forum, coool!!

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Re: Quand l'intelligence rend con

Message par Invité le Mar 4 Mar 2014 - 16:41

Non non, il y en a beaucoup, mais le plus dur c'est de s'en rendre compte.

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Re: Quand l'intelligence rend con

Message par kyrama le Mar 4 Mar 2014 - 16:52

je ne peux pas encore répondre à ce sujet vu que je n'ai pas encore cherché à savoir si je suis zèbre ou pas  rabbit 

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Re: Quand l'intelligence rend con

Message par Pieyre le Mar 4 Mar 2014 - 17:06

Je voulais répondre moi aussi à ce sujet, et puis j'ai laissé passer, comme souvent.

En fait je me reconnais dans ce texte par de nombreux aspect et pourtant j'en diffère. En effet j'ai toujours valorisé la culture générale, mais sans forcément rien approfondir, juste connaître des noms, des dates, des références, des citations afin de pouvoir les introduire dans un débat (et éventuellement faire des recherches, mais seulement à cet effet).

Mais moi non plus je ne cherche pas spontanément à m'intéresser à l'humain sociologique et à toutes les disciplines qui y touchent de près ou de loin, notamment l'économie et le droit. Tout cela me paraît trop arbitraire, à tort sans doute.
Et puis je ne regarde plus la télévision et même je ne m'informe plus du tout sur l'actualité. On en sait toujours bien assez quand on apprend les nouvelles des semaines après par le biais d'un forum.

Les seuls sujets qui m'intéressent sont les sujets universels : la logique, les sciences (et encore, surtout la physique) et la philosophie. Pourtant, au fond, tout n'est-il pas universel ?

Alors, moi aussi je passe vite en mode rêverie. Je me raconte des histoires, parfois, mais le plus souvent je pense aux idées que j'ai développées récemment, et j'en trouve d'autres.

En plus je ne travaille pas, ou si peu : j'enseigne.

Je cite encore La Bruyère :
« Il faut en France beaucoup de fermeté et une grande étendue d'esprit pour se passer des charges et des emplois, et consentir ainsi à demeurer chez soi, et à ne rien faire. Personne presque n'a assez de mérite pour jouer ce rôle avec dignité, ni assez de fonds pour remplir le vide du temps, sans ce que le vulgaire appelle des affaires. Il ne manque cependant à l'oisiveté du sage qu'un meilleur nom, et que méditer, parler, lire et être tranquille s'appelât travailler. »

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Re: Quand l'intelligence rend con

Message par EmiM le Mar 4 Mar 2014 - 18:38

Il me semble que l'intelligence, la connerie et l'inculture sont 3 sujets distincts qui n'ont pas vraiment de cause à effet les uns avec les autres... L'intelligence au sens large n'est pas vraiment définie, c'est quoi l'inelligence, de quelle intelligence parle-t-on derrière ce mot...
La connerie aussi me semble assez subjective, ce qui est con pour l'un, le sera-t-il pour un autre ??? pas sur, quesion de point de vue, d'accueil, de jugement, de tolérance et de perception...
Quand à l'inculture, je pense qu'on peut être inculte et très intelligent, si on sait créer beaucoup de choses avec ce que l'on sait... Maintenant si on est très cultivé mais que cela ne nous sert à rien au quotidien à part pour étaler sa science et briller en société, et bien n'est ce pas un bel exemple de connerie....
Bref... Senna, derrière ton temoignage, je vois simplement quelqu'un qui se juge et qui manque d'envie, ou de curiosité, ou de volonté pour se donner les moyens de tendre vers soi....
Il me semble qu'il y a une recherche de cohérence à reconnaître, dans le sens où soit rien ne t'intéresse et je ne vois pas quel est le problème, pourquoi penser que c'est con ou je ne sais quoi... Soit tu aimerais t'interesser à des choses et tu ne te donnes pas les moyens de t'interesser, parce que l'effort que cela exige te semble inaccessible ou decourageant...
Pour te donner un exemple, la politique, il y a quelques années, ça me passait au dessus et j'y comprenai rien... Au debut quand j'ai commencé à m'interesser à ce sujet j'étais perdue et noyée, ce qui me semble normal d'ailleurs, mais j'ai été à mon rythme, j'ecoute sans doute plus que je ne débats, mais ça ne me gêne pas et quand je suis face à des personnes qui maitrisent le sujet, je me fais une joie de les questionner, n'ayant aucune honte à mon ingnorance ou à mes incompréhensions... Je crois que j'apprends des choses, qui m'interessent, parce que je m'en amuse, parce que j'aime soulever les questions que personne n'aborde et que plus un sujet est complexe plus je le trouve stimulant... mais tout ne m'interesse pas et je n'ai de motivation que pour ce qui m'éveille... Peut être ne te connais-tu pas assez, peut être n'essayes-tu pas suffisamment de nouvelles choses, ou de choses différentes pour te découvrir des sujets qui te motiveraient suffisamment pour que tu t'y intéresses... Tout cela n'a de la valeur que si c'est important pour toi d'élargir ton champs de vision... Ce qui n'est pas une obligation ou un devoir, c'est quelque chose qui t'appartient et tu es ton seul juge...

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Re: Quand l'intelligence rend con

Message par Zebra.dya le Ven 7 Mar 2014 - 17:24

Personnellement, je me reconnais un peu dans ton témoignage, tout du moins pour la partie qui concerne les sciences sociales (politique, économie, géographie...) parce bien souvent je trouve que ça manque d'un aspect humain paradoxallement, pour moi ce ne sont que des nombres, des théories, rien que je trouve vraiment "tangible" et intéressant (mais ce n'est qu'un point de vue purement subjectif bien sur).

Du coup, je n'ai jamais voté (et aussi parce que j'avais l'impression d'entendre le même discours avec plus ou moins de nuances, et une façon de les présenter différemment, donc au final, pas vraiment de "choix), et quand on aborde des sujets qui n'entrent pas dans ceux qui m'intéresse j'ai l'impression d'être débile et quand j'ose poser des questions, on me demande si je suis pas née hier, mais j'ai appris à passer au dessus Wink

Sinon quand un sujet m'intéresse vraiment, par exemple tout ce qui touche à l'être humain dans son aspect "humain" (philosophie, psychologie, art, rêves, intelligence...) là j'arrive vraiment à me faire une idée des choses et j'aime passer du temps à approfondir les choses, et justement très souvent dans toutes les directions possibles. Du coup ça me prends du temps mais au bout du compte, j'ai à la fois une vision "proche" (comme un zoom) et globale, ce que je trouve enrichissant.

Pour le scolaire je suis tout à fait de ton avis. On présente les choses de manière trop pragmatique à mon goût (pas de points vue personnel, on ne donne surtout pas d'avis ou d'opinion, ça serait politiquement incorrect et il ne faudra pas prendre le risque d'influencer les éléves, on nous prends pour des imbéciles incapables de penser par nous même, bref) ce qui fait que j'ai également eu beaucoup de mal à retenir les choses qui étaient dénuées de sens et de profondeur pour moi. Mais une fois sortie du contexte éducatif primaire (je parle des filière générale et non spécialisée) là par contre c'est beaucoup plus intéressant, on expérimente par soi même, on fait face à des passionnés (on adhère ou pas à leur idées mais au moins ils en ont de personnelles), bref, on apprends réellement quelque chose, à la fois sur le monde qui nous entoure et sur nous même.

Donc je pense que tu n'a juste pas réussit à trouver la manière d'apprendre qui te corresponds, ou les sujets qui te parlent vraiment, ne désespère pas ! Et ça ne fait pas de toi quelqu'un de "bête", l'intelligence ne se limite pas à la culture G et heureusement ! Wink

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Re: Quand l'intelligence rend con

Message par Invité le Ven 28 Mar 2014 - 15:14

j'ai certes une culture générale très étendue, cependant je m'aperçois bien qu'une quantité infinie de zones d'ombre subsistent, et par là-même cette vision étendue que je peux ressentir devient d'un seul coup bien ridicule : il devient urgent de relativiser, sans compter les hypermnésiques qui enregistrent tout et paraissent, mais n'en font pas forcément quelque chose.

En fait on peut s'intéresser à tout par pure accumulation d'info, ça peut toujours servir, on assemblera les morceaux plus tard. Ou ne s'intéresser qu'aux sujets qui ont un intérêt immédiat, ou pour lesquels on a une sensibilité, sans raison précise.

En saisir toute la complexité, ou simplement les tenants et aboutissants, en se disant que si besoin on approfondira plus tard.

Qu'importe, on est toujours un benêt pour quelqu'un. Culture générale et intelligence peuvent être décorélées : le contexte social et éducatif de l'enfance y sont pour beaucoup.

J'aime bien apprendre de ceux qui savent, mais je trouve la discussion plus intéressante de celui qui questionne, qui utilise tout de suite ce qu'il vient d'apprendre pour aller plus loin et rechercher le sens des choses.

Donc oui, on peut parfaitement paraître stupide parce que le sujet abordé est trop trivial et on ne sait pas quoi dire, parce que le sujet abordé ne nous a jamais intéressé et qu'on en connait rien. Ma technique est demander en quoi c'est intéressant, à quoi ça mène : et là tout de suite on paraît moins con, parce que la discussion peut vraiment s'engager. Et du coup ça devient enrichissant.

A chaque fois que j'ai croisé des soit-disants incultes avec un soupçon d'intelligence (disons rapidité d'apprentissage, assemblage des idées), ceux-ci m'ont fortement interpellé : ils ont une vision fraîche des choses qui met du sang neuf dans la perception.

Paraître stupide (plutôt que con) n'est qu'une représentation de la manière de gérer la non connaissance.

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Re: Quand l'intelligence rend con

Message par Zebra.dya le Ven 28 Mar 2014 - 17:25

Comme disait l'autre "tout est relatif" ! Et pour reprendre les paroles d'un célèbre groupe "on est toujours le con de quelqu'un" Wink

Avoir beaucoup de culture c'est bien, ça peut effectivement s'avérer utile, mais comme tu dit, tout dépend de ce qu'on en fait après ! Si c'est juste pour l'étaler a la figure des autres pour se sentir plus intelligent, j'en vois pas trop l'intêret, mais ça n'est que mon point de vue ! Je préfère de loin me cultiver pour le plaisir, pour enrichir l'idée que je me fais d'une chose, afin de la juger plus "objectivement" (dans la mesure du possible bien sur), et ensuite, approfondir encore, et toujours, faire des liens avec d'autres choses, en sommes, tisser une toile entre toutes ses connaissances accumulées au lieu de les laisser dispersée n'importe comment.

Ce qui m'aggace profondémment je dois dire ce sont ceux qui te disent "quoi ? mais tu sais pas ça ?" au lieu de tout simplement de répondre et ainsi partager leur connaissances. Si quelqu'un me pose une question sur un sujet parce qu'il a l'impression de moins en savoir que moi ou ignore de quoi je parle, j'ai tout de suite le réflexe de lui expliquer et ainsi faire don de cette connaissance que je possède. Et oui parfois les ignorants peuvent aussi nous apporter quelque chose à leur manière (et là je parle dans le cas où ils sont ignorants par rapport à quelque chose dans laquelle nous ne le sommes moins = relativité) comme j'aimerais que ça soit réciproque si c'est moi qui le suis, mais c'est hélàs pas toujours le cas !

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Re: Quand l'intelligence rend con

Message par O.R. le Ven 4 Avr 2014 - 19:33

Pieyre a écrit:

Je cite encore La Bruyère :
« Il faut en France beaucoup de fermeté et une grande étendue d'esprit pour se passer des charges et des emplois, et consentir ainsi à demeurer chez soi, et à ne rien faire. Personne presque n'a assez de mérite pour jouer ce rôle avec dignité, ni assez de fonds pour remplir le vide du temps, sans ce que le vulgaire appelle des affaires. Il ne manque cependant à l'oisiveté du sage qu'un meilleur nom, et que méditer, parler, lire et être tranquille s'appelât travailler. »

J'adhère !

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hors sujet

Message par O.R. le Ven 4 Avr 2014 - 22:54

Senna a écrit:Petit sujet, pour savoir si d'autres zèbres partagent mon sentiment. Je ne parle pas ici des zèbres qui se sentent bêtes en raison des caractéristiques typiques hp à savoir grande lucidité sur soi-même et perfectionnisme qui amènent à n'être jamais satisfait de ce que l'on fait ou de ce que l'on est, ou encore le décalage avec les autres qui peut amener à penser que l'on n'est pas normaux.

Petite remarque pour commencer à propos de l'intro de ton billet. Je viens d'arriver sur le forum et dans ma présentation et la question que j'ai postée dans la rubrique "test" j'ai déjà exprimé (sans entrer dans le détail) ma réticence face à cette nouvelle étiquette fourre-tout que l'on vient de me coller sauvagement et que je commence à creuser. Ma remarque s'inscrit dans la continuité donc de mon interrogation. Voilà, je n'ai pas fait de test et ce sera compliqué pour moi - pour plein de raisons - de le faire mais toutes ces prétendues caractéristiques typiques hp (je préfère parler de +130) sont bien les miennes et de beaucoup de gens à certains moments de leur vie. Chez moi ce sentiment ne fait que s'aggraver.
Je suis suivie (de manière chaotique si ce n'est pas un contre-sens) pour dépression. En fait - le lien avec ce que tu dis de ton rapport aux connaissances - quand j'ai commencé ma 1ere thérapie (psychanalyse, couchée à la 3e séance tellement j'étais prête à force de cogiter seule depuis des années) j'ai dit à la psy d'entrée que je voulais comprendre si ma lucidité - pessimisme - / inadaptation (je suis une légende vivante de mon Lycée tellement j'ai foutu le bordel) étaient conditionnés par mes lectures trop noires dont je me suis gavée toute mon adolescence, genre Dostoïevski, par l’absence socialement conditionnée dans mon entourage d'interlocuteurs qui m'auraient recadrée de manière positive. (Je lui ai exposé aussi ma théorie selon laquelle j'étais un extraterrestre - si si - Spielberg aurait un scénar tout fait si elle la psy lui passait ses notes) Je n'ai pas eu de réponse. Et je doute que j'en aurai eu une même j'avais continué à m'allonger chez Mme pendant des années. Et je ne sais pas ce qui m'amène à renoncer aux savoirs, ne plus rien vouloir pouvoir ingurgiter ... mais je ne contenterai pas de tout mettre sur le dos de +130 si jamais je le gagnais. Par contre, je voudrais juste si je trouvais la force de voir un psy non qu'il m’envoie faire le test de QI mais à examiner tous ses "caractéristiques typiques" qui m'empêchent de vivre. En fait, j'ai déjà été suivie pour la piste bipolarité, exclus dieu-merci, et au bout du compte je me suis rendue compte que mon problème c'était mon incapacité à faire bon usage de ma force - phase hypomaniaque selon modèle bipolarité type II ... Aurais-je mieux vécu mon surinvestissement intellectuel si j'avais été née dans un milieu social permettant une meilleure canalisation de mon potentiel ?
Voilà des questions que soulève la zébritude et qui doivent certainement être signalés par d'autres que moi mais noyés au premier abord dans le flot de paroles où néanmoins l'adhésion à un modèle vulgarisé diffusé dans les médias semble susciter l'adhésion enthousiaste ?

O.R.
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Re: Quand l'intelligence rend con

Message par DarkAurore le Sam 5 Avr 2014 - 13:31

Salut Senna,

T'as déjà eu des réponses très intéressantes et qui me semblent être de bonnes pistes pour mieux comprendre, jsuis bien d'accord avec ce qui a été dit et je n'ai pas grand chose à ajouter dans le fond, mais je voulais juste te dire que moi aussi je me retrouve un peu dans le même cas ! (du coup jme sens moins seule aussi ^^)

Pareil j'étais 1ère de ma classe jusqu'en 5ème, j'étais à priori plutôt curieuse étant petite et ma mémoire devait bien marcher à l'époque, et puis bon, y'a eu la phase dégringolade/rebelle qu'a ptet pas aidé, mais j'ai aussi l'impression (et ce n'est sans doute pas qu'une impression) d'avoir tout oublié ou presque, et comme je n'ai pas forcément cherché à me cultiver car pareil, beaucoup de sujets ne m'intéressent finalement pas tant que ça, sans doute un peu par flemme aussi je dois reconnaitre, et bien je me retrouve avec globalement assez peu de culture générale. D'ailleurs c'est ma plus mauvaise "note" au WAIS lol, à peine au dessus de la moyenne. (oui, ça aurait pu être pire mais c'est quand même pas terrible, j'aurai pu faire un poil mieux si j'avais pas tout oublié et peut être si je m'étais pas auto persuadée de ça ^^)

Je suis aussi de nature rêveuse, je décroche facilement sauf quand je ne sais pas pkoi, je suis vraiment concentrée à fond sur quelque chose et là je suis + efficace, et ça me pose de gros soucis au taf notamment (enfin nouveau taf, j'ai changé y'a 5 mois).
Si quelque chose ne m'intéresse pas tant que ça, et qu'en + j'ai pas assez dormi ce qui arrive malheureusement beaucoup trop souvent, là j'avoue que je rate des informations, ou plutôt qu'elles mettent + longtemps à faire des "tilt" dans mon cerveau et du coup je me retrouve à dire des trucs cons, et juste après évidemment, je me rends compte de ma bêtise, mais c'est toujours trop tard, l'association se fait juste après l'avoir dit, et du coup je passe pour une cruche, et quand ça devient trop répétitif, c'est un peu vexant de traîner cette image.
D'autant plus que je bosse dans un milieu d'hommes (seule fille dans une équipe de 13 développeurs informatiques), et je préférerai faire meilleure impression mais bon, ce qui est fait est fait et heureusement des fois je dis des trucs + intelligents ça compense un peu, et je sais que jsuis une bonne dev donc j'essaie de pas trop perdre confiance en moi, mais vraiment ça me gêne beaucoup et je suis sûre que certains collègues me pensent un peu bêbête et j'ai eu droit à quelques moqueries/sous entendus qui n'arrangent en rien le truc. Mais après c'est un milieu où ça vanne beaucoup, entre eux aussi, donc j'apprends à relativiser, mettre ma susceptibilité de côté, et à en parler si jamais ça me blesse.
Bref, je m'éloigne un peu du sujet Wink

Pour en revenir à la culture g. du coup pareil, je regarde pas le journal tv non plus, donc forcément, je manque un peu les infos d'actualité, à chaque fois jme dis que jpourrais au moins lire qqs articles sur le web, des fois jle fais mais généralement, jmen fiche un peu, ça m'intéresse moyen... Et oué je donne l'impression d'être à l'ouest des fois, et même pour les sujets qui m'intéressent, qd je lis un article, un bouquin, jtrouve ça intéressant sur le coup mais j'ai du mal à retenir l'information et encore + à la retranscrire du coup évidemment, c'est chiant, je commence à parler d'un truc et je sens bien que je suis pas capable de l'approfondir assez et dire les choses clairement du coup ça va pas être hyper intéressant pour la personne à qui je parlais, et je vois plus l'intérêt de m'exprimer donc je préfère un peu les discussions + légères et futiles Wink (enfin pas tout le temps non plus mais c'est + reposant, j'adore taquiner et sortir des conneries, c + simple ^^)
Et pareil j'aime beaucoup et je pense avoir besoin de me distraire, m'évader, sans doute un peu une fuite de la réalité, avec les bouquins, bds, mangas, series tv etc...

Senna a écrit:ça m'intéresse plus d'un point de vue esthétique que scientifique. Je trouve ça trop beau la nature, mais je n'ai pas forcément toujours envie de la "disséquer" dans tous les sens pour tout comprendre. J'aime aussi et surtout regarder des beaux paysages et me sentir bien, juste comme ça. Les seuls moments où j'arrive vraiment à apprendre des trucs, c'est quand j'ai un syllabus devant moi, avec une matière bien cadrée. Quand je veux m'intéresser à un sujet par moi-même, je me disperse dans tous les sens, je me fatigue, ça me gonfle de voir tout ce qu'il y a comme info (souvent contradictoires) sur le sujet et j'arrête en n'ayant absolument rien appris de constructif, ou alors des petits trucs par ci par là mais que j'aurai oublié rapidement car pas remis dans un contexte général. En fait ça me fatigue tellement, d'avoir l'impression qu'il est impossible de connaitre la vérité sur un sujet : on croit savoir quelque chose, et puis par hasard on lit un petit truc qui remet tout en question, etc etc. Finalement à quoi ça sert de se fatiguer à essayer de comprendre alors qu'il est impossible de savoir si nos conclusions sont correctes?

=> tout pareil

Bref, je pense qu'il nous manque l'envie / motivation / force / courage de refaire fonctionner notre cerveau un ptit peu + et de trouver notre place dans le monde "réel".
Après la question c'est est-ce que ça nous convient ou pas, est-ce qu'on a besoin de changer? Je pense dans mon cas que c'est un point où ça ne me ferait pas de mal de m'améliorer, et je me demande même si dans le fond je me traine pas une sorte de dépression... Et sinon j'ai clairement quelques traits qui se rapprochent des troubles de l'attention, après je sais que pour moi c'est pas assez fort pour être vraiment le cas mais y'a un peu de ça quand même, y'a un site intéressant sur le sujet avec aussi des pistes de solution, tu peux regarder voir si ça te parle aussi (peut être pas hein!) http://www.tdah-adulte.org/

En tout cas non, ça ne fait pas de nous des gens si stupides que ça, juste un peu différents de la norme encore une fois et pas dans un sens très valorisant, certes, mais on a d'autres points forts, et puis apprenons déjà à bien nous aimer comme on est, et jpense qu'on doit pouvoir s'améliorer un peu sur ça (enfin, l'utilisation de notre cerveau) et sinon bah tant pis c'est pas si grave Wink

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Re: Quand l'intelligence rend con

Message par magali75 le Sam 5 Avr 2014 - 14:16

Tout semble avoir été dit.
Je me reconnais sur certains points, comme d'autres. J'ai la chance de ne m'être pas souvent -ou pas longtemps- dit que j'étais "conne", ou idiote (sans doute un contexte familial qui a su reconnaître mon intelligence, ce qui m'a aidé dans cette construction). Manquant de culture, oui, souvent, mais voilà ce à quoi j'ai abouti:

Si tel sujet ne m'intéresse pas, j'ai forcément de bonnes raisons, à moi de comprendre lesquelles, et je n'ai pas à me comparer aux autres (chacun nos goûts). Comme certains qui se sont exprimés sur ce post, ne me touche que ce qui peut être ramené à de l'universel, ou ce qui me fait rire, me fait rêver. L'universel, mais seulement lorsque ça peut aller dans le sens du monde tel que je voudrais qu'il fût, qu'il devînt (ce qui, du coup, réduit pas mal le champ d'investigation): l'universel compatible avec ma vision humaniste du monde (sinon, j'ai peur de devenir trop triste et de devoir arrêter, de ne pouvoir vivre dans ce monde si je vois, me répète qu'il est tellement affreux).
J'ai arrêté d'écouter (et de regarder) les infos il y a plusieurs années, lorsque m'est apparu un matin, en écoutant une chaîne d'information qui les distille en boucle, lorsque m'est apparu de manière tout à fait évidente que tel ou tel politique, président, sa femme qui joue des petites ritournelles à la guitare, aucune de ces personnes n'entendait parler sans son salon, dans ses moments de loisirs ou de bon matin, de ma vie à moi (ô combien passionnante, pourtant). Je ne vaux pas moins que ces personnes-là. Et j'ai le droit que mon intimité ne soit pas perturbée avec les jacassement du monde.

J'ai tellement de fois rencontré, entendu parler des gens qui étalaient une culture de surface (des noms d'auteurs, d'oeuvres, etc) et qui n'en faisaient rien, ne s'en servaient pas pour comprendre le système que cela pouvait construire, les échos, les répétitions. A quoi bon, alors, si ce n'est pour briller en société? Pour ma part, ça ne m'intéresse pas les paillettes. Comme tout le monde, je préfère quand on m'aime (enfin, quand les gens qui me plaisent m'aiment bien, m'apprécient) mais il y a plein de moyens pour ça. L'exposition de connaissances, pour moi, n'en fait pas partie. Se mettre à l'écoute de l'autre, être aimable, plaisante, a priori bienveillante, c'est plus cela que je cherche à développer, au milieu de mes semblables, parce que c'est le moyen que j'ai de rentrer en relation avec eux, de permettre un partage. L'universel humaniste, là encore.

Depuis peu, j'ai réussi (les choses ont évolué progressivement en moi) à ce que le regard d'autrui ne me soit plus un enfer.

Si tu ne dis pas que tu ignores telle ou telle chose, si tu ne t'en excuses pas devant tes interlocuteurs, Senna, personne ne peut le deviner, personne n'ayant le pouvoir de scruter dans ta tête. Seule toi en a conscience. On aura toujours cette liberté là, heureusement. Qui te dit que les autres te pensent ignorante (sauf si tu dis que tu l'es, forcément)? Ce que je veux dire (ce n'est pas très clair, peut-être), c'est que le plus important, je crois, c'est le regard que tu portes sur toi-même. Les autres, qu'importe finalement (enfin, pas complètement, mais y a moyen de relativiser). Et s'ils te jugent effectivement sur ce que tu connais ou non, que tu peux étaler ou non (ah, les "quoi, tu ne connais pas ça??!!!", on les a tous entendus), est-ce que c'est si important? Est-ce que ce sont des personnes qui valent vraiment la peine que tu t'intéresses à eux?

Pour ce qui est de la fatigue, de l'ennui, envie de ne rien poursuivre en termes d'apprentissages, la dernière année (bien que professeure de français, la honte...), je n'ai pas pu lire un roman, rien. Tous me tombaient des mains. Trop de trucs dans ma tête, d'histoires, d'interrogations, de doutes, d'angoisses. ça m'empêchait de me concentrer. C'était un passage dans ma vie. C'est revenu il y a peu, l'obstacle étant franchi , de l'espace dans ma tête s'est libéré, je recommence à être curieuse de l'extérieur. C'était une dépression.



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Re: Quand l'intelligence rend con

Message par Invité le Sam 5 Avr 2014 - 15:15

Pour moi la culture (acquise en autodidacte plutôt que par "utilitarisme"), c'est surtout une conséquence logique d'une curiosité naturelle associée à de bonnes capacités de mémoire. Comme les secondes sont d'assez bons indicateurs d'un organe cérébral se portant bien, du coup j'ai tendance à penser qu'un savoir encyclopédique en est également un symptôme. Mais bon peu importe, c'est toujours appréciable quand il s'agit d'ouvrir de nouvelles perspectives ou simplement quand cette culture nous pousse à l'humilité en nous rendant compte que nos idées n'ont rien d'original, qu'elles ont été cent fois formulées avant nous par d'autres et mieux. Et je trouve préférable de restituer ces idées à nos prédécesseurs quand ça s'avère opportun plutôt que de se vanter d'avoir un avis authentiquement personnel car vierge de tout savoir qui aurait pu l'influencer (ce qui est très idiot et beaucoup plus immodeste comme attitude je trouve).

Après je retiens quasiment jamais le détail (les dates et les lieux ça me glisse dessus). Il arrive même très souvent que pour un livre donné, je me souvienne parfaitement du contexte dans lequel je l'ai parcouru ainsi que des affects provoqués, mais il ne me reste plus grand chose du déroulement de l'histoire en mémoire. Je retiens plus volontiers l'idée globale et plus rarement un passage qui m'aura particulièrement marquée, et qui se sera inscrit tel quel dans la mémoire, parce qu'il a emprunté le chemin du coeur (d'où le véritable sens de l'expression "par coeur").

Sinon on retient également beaucoup mieux une information, un article, whatever, à partir du moment où on le (re-)lit dans l'INTENTION de le partager et de le communiquer à d'autres ensuite.

Autre chose, à propos de la remarque "tu savais pas ça?". J'ai souvent assisté à ce genre de quiproquo, parce que, tout bêtement, j'ai (ou j'avais) une énorme propension à idéaliser les gens, et à croire que je n'avais rien à leur apprendre, que tout ce que je pouvais savoir, ils le savaient déjà.
D'où l'expression de surprise "non vraiment tu savais pas ?!". Je suppose que pour la personne en face l'orgueil pouvait être piqué d'être soudainement descendu de mon piédestal.
Mais il n'y avait pas de volonté de rabaisser, c'était simplement la stupéfaction de voir que je pouvais apporter quelque chose à quelqu'un que je "surestimais" (à tort, donc).

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Re: Quand l'intelligence rend con

Message par valerian le Sam 5 Avr 2014 - 15:23

un philosophe a dit : seul les personne pouvant se reconnaître con son passablement doter d'une grande intelligence!


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Re: Quand l'intelligence rend con

Message par Nash le Sam 5 Avr 2014 - 18:46

Luna a écrit:Et je trouve préférable de restituer ces idées à nos prédécesseurs quand ça s'avère opportun plutôt que de se vanter d'avoir un avis authentiquement personnel car vierge de tout savoir qui aurait pu l'influencer (ce qui est très idiot et beaucoup plus immodeste comme attitude je trouve).

Bien sûr et je suis d'accord avec tout cela.
Il arrive également parfois de penser ce qui a déjà été pensé sans savoir qu'il l'a été par d'autres et surtout par qui. "Se vanter", j'avoue ça manque d'humilité mais quand même...
Je dis souvent qu'il y a tellement d'êtres humains sur cette planète qu'il est extrêmement compliqué de penser ce qui ne l'a jamais été,parfois on découvre au détour d'une lecture , d'un documentaire , tiens il a dit ça , c'est dingue je pensais pareil. Ça n'enlève strictement rien aux "prédécesseurs" ;-)
Ça ne rend pas pour autant celui qui l'a formulé après idiot...ignorant au pire.Ça ne fait pas non plus de lui un mythomane, un malhonnête ou que sais-je...    
Rien n'empêche de développer une pensée autonome, de développer un avis sur une question et ensuite de s'apercevoir que ce travail a déjà été effectué et peut-être en mieux Rolling Eyes

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Re: Quand l'intelligence rend con

Message par Plurebati le Sam 5 Avr 2014 - 22:23

Nash_x6 : "Rien n'empêche de développer une pensée autonome, de développer un avis sur une question et ensuite de s'apercevoir que ce travail a déjà été effectué et peut-être en mieux"

C'est une chose qui m'arrive, et cela me réjouis, parce que j'ai alors  le sentiment de ne plus être seule avec mes idées étranges. Étranges aux yeux des autres, mais tellement évidentes pour moi. Longtemps je les tourne et retourne, je les affine, de temps en temps je les propose pour être critiquées, le plus souvent sans même un écho de compréhension, et un jour, je tombe sur un texte qui dit exactement une de ces idées. Tant qu'une idée n'est pas partagée, c'est difficile de se faire confiance, j'ai douté, maintenant je doute moins, puisque j'ai toujours trouvé, parfois après des années, des personnes de référence qui les partageaient.
Depuis quelques temps, j'ai aussi compris qu'il vaut mieux ne pas insister pour les partager dans mon entourage, qu'il faut même parfois les taire (et c'est tellement contraire à toute ma manière d'être !) non seulement parce qu'elles me font paraitre bête, ridicule ou excessive mais aussi que ce n'est pas par mauvaise volonté ou rejet de ce que je suis que mon entourage ne me suit pas dans mon raisonnement.

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Re: Quand l'intelligence rend con

Message par Nash le Sam 5 Avr 2014 - 22:38

Plurebati a écrit:Depuis quelques temps, j'ai aussi compris qu'il vaut mieux ne pas insister pour les partager dans mon entourage, qu'il faut même parfois les taire (et c'est tellement contraire à toute ma manière d'être !) non seulement parce qu'elles me font paraître bête, ridicule ou excessive mais aussi que ce n'est pas par mauvaise volonté ou rejet de ce que je suis que mon entourage ne me suit pas dans mon raisonnement.

Parfaitement d'accord avec toi, d'ailleurs je ne suis pas trop du genre à être bavard.
Le silence est toujours d'or...;-)

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Re: Quand l'intelligence rend con

Message par valerian le Sam 5 Avr 2014 - 22:42

le silence est d'or mais la parole est d'argent ! ( et oui ya deux partit au proverbe ^^ )

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Re: Quand l'intelligence rend con

Message par Nash le Sam 5 Avr 2014 - 22:46

Tu as tout compris ^^
 Hourra ! 

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Re: Quand l'intelligence rend con

Message par Invité le Sam 5 Avr 2014 - 23:35

Senna a écrit:Mes pensées sont complètement stériles, j'ai l'impression que mon intelligence ne me sert à rien, pire qu'elle me rend bête et inintéressante, un peu comme une ampoule où ya trop de courant qui passe et pouf elle crame, et elle s'allume jamais, bref elle sert à rien, bonne à jeter! D'autres zèbres dans le même cas? Smile

Senna >> Je cite ton constat. Souhaiterais-tu posséder une culture générale foisonnante ? Être rassurée que le contraire n'est pas une honte ? Pourtant, tu l'écris toi-même que ton niveau scolaire est très respectable et que tu ne cherches pas constamment à mémoriser des informations qui te semblent inutiles.

Avoir de la culture générale est avantageux pour réussir certains concours par ex. et l'est aussi lorsqu'on éprouve du plaisir à emmagasiner des connaissances sur divers sujets qui nous passionnent. Ce dernier vantail ne te concerne pas, par contre penses-tu qu'il ne te sera jamais exigé une importante culture au cours de tes études, de ta vie ?

Ce que je te conseillerais c'est de tout de même rester "ouverte". La culture générale, c'est quelque chose d'assez vaste, non ? Ca se récupère dans les livres, à la télé, dans la bouche des gens, dans la nature, bref il y a plusieurs canaux de transmissions.


Hormis le côté "utile" comme j'en ai donné l'exemple avec les concours qui demandent quelques connaissances générales et le plaisir qui peut être ressenti en les accumulant, il n'y a pas réellement de mérite à en avoir. On les ressort devant les amis, pour épater la galerie, pour gagner des débats qu'on entreprend derrière notre écran mais c'est tout. Ce n'est pas honteux, c'est ne pas être bête de ne pas en avoir. Peut-être pas toujours judicieux mais pas marqueur d'une inintelligence.


Enfin, culture générale n'est pas antinomique d'imagination, de créativité. Elle peut même en être le vecteur. Puisque les autres ont dit des choses intéressantes à ce sujet, je ne m'étendrai pas Smile





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Re: Quand l'intelligence rend con

Message par LeDim le Mer 9 Avr 2014 - 10:43

Au risque de faire une redite, je vais également appuyer sur le fait que, pour moi, intelligence et culture générale ne sont pas nécessairement liés. Un dictionnaire, c'est complètement con en soi, ça ne recèle aucune "intelligence", c'est juste un recueil de savoirs variés.

Je connais des gens qui sont capable de montrer une culture générale étonnante (à donner des complexes) mais qui ne sont pas si malins que ça à côté. Ils ont juste une bonne mémoire.

Je partage un certain nombre d'idées développées dans les messages précédents et je me sent parfois plutôt inculte mais le premier travail que j'ai commencé depuis le diagnostic est d'essayer d'être un peu indulgent avec moi même et de mieux me supporter avec mes bizarreries :p (Il y a encore du boulot).

Donc en résumé: ne complexe pas. Si tu n'emmagasine pas quelque chose c'est que tu n'en as pas besoin ou que ça ne t'intéresse pas.

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Re: Quand l'intelligence rend con

Message par Kty le Mar 29 Avr 2014 - 23:02

Senna, je partage le même souci que toi, depuis toujours. Cela fait un bout, oui Smile
Et cela me génait beaucoup, je n'osais pas parler, consciente de la profondeur de mon ignorance. Récemment j'ai lu un bouquin de I.Nazarre-Aga "Approcher les autres, est-ce si difficile" et ça a fait tilt.
Je le conseille à tous ceux qui se sentent étrangers en société, car il est rassurant, déjà d'apprendre que dans le monde non-zébre, l'accent est déjà plus sur le relationnel, la bonne humeur, lors de la rencontre, que dans l'instruction générale, et ensuite, l'auteure fait remarquer qu'on a pas tous le même ressenti, on peut avoir beaucoup de mémoire et être moins agréable à écouter qu'un sensitif, quand les interlocuteurs sont sensitifs. Le contraire est vrai aussi bien sur. Etre visuel, auditif ou kinesthesique influence notre système de memoire, c'est normal, il faut de tout pour faire un monde. Alors si au retour de tes vacances tu ne peux donner la lat.longitude de ce lieu magique où les habitants étaient si accueillant malgré un froid piquant sous un ciel glacé, il est bien possible que tu emménes tes interlocuteurs dans un joli rêve. Qui les intêressera et leur donnera de la joie. On est artiste ou on ne l'est pas Smile

Et je rejoins tous ceux qui n'ont pas envie de boire un verre avec des juges poseurs !

Cela dit, un état dépressif peux altérer - provisoirement - la mémoire. Autre chose à savoir, c'est une technique. Personne ne sait tout sur tout. Les gens qui semblent brillants en tous points ont souvent le talent d'entrainer subtilement l'auditoire sur le terrain de ce qu'ils connaissent bien ...

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Re: Quand l'intelligence rend con

Message par Petitagore le Mar 29 Avr 2014 - 23:51

J'ai lu plein de choses intéressantes dans ce fil, mais je suis étonné (et même peiné) que personne n'ait pensé à prendre un peu la défense de la culture générale... parce que c'est fascinant, quand même.

La civilisation, ça se construit. Lentement, avec des tonnes de contradictions et de retours en arrière, mais on peut quand même noter quelques progrès -- et c'est intéressant, que dis-je, c'est fascinant de voir qu'un progrès dans ce domaine-ci a des influences énormes dans ce domaine-là.

Des exemples. Bon, il y a la tarte à la crème (qui est pourtant vraie) du bouleversement qu'ont représenté, pour toute la planète, l'invention de l'imprimerie, puis la découverte de l'Amérique: il y a très nettement un avant et un après, et ces deux choses ont énormément changé l'organisation politique, la théologie, le commerce, la littérature, la musique... Il y a des rapports entre l'essor de la musique baroque et le fait que la république jésuite du Paraguay se faisait des ronds en vendant des instruments de musique fabriqués avec des bois précieux du fin fond de l'Amazonie, par exemple. Ce n'est pas indifférent que Mozart ait été un courtisan de l'empereur d'Autriche, et Beethoven un admirateur de Bonaparte: on comprend nettement mieux la différence entre la musique de l'un et de l'autre quand on fait le rapprochement avec les bouleversements politiques qui ont eu lieu au même moment. C'est fascinant de se rendre compte que la machine à vapeur et l'électricité se sont développées simultanément; que l'empire napoléonien a été le premier à utiliser le télégraphe (optique); que les Britanniques ont inventé l'ordinateur pendant la Deuxième Guerre mondiale pour casser la cryptographie mécanique des armées nazies... Tout ça est lié parce que l'homme est un animal social, que no man is an island, que les matheux lisent des romans et tombent amoureux, que les chefs de guerre profitent des progrès technologiques, que les théoriciens politiques ont leur vision du monde changée par l'évolution de l'industrie, etc. Et de temps en temps on repère des correspondances chronologiques extraordinaires: Bouddha et Confucius sont à peu près contemporains; la révolte du Bounty a lieu la même année que la prise de la Bastille... Quand on lit deux auteurs à peu près contemporains, il est souvent fascinant de découvrir lequel des deux a influencé l'autre; parfois on s'aperçoit que le deuxième est un pâle imitateur, parfois on se rend compte qu'on aurait oublié le premier si le second ne l'avait pas mis en valeur. Ecoute-t-on de la même façon Carmen de Bizet (et le magnifique air de la fin du second acte, "et surtout la chose enivrante, la liberté, la liberté!") quand on sait que le chef de l'Etat est alors cette baderne très contestée de Mac-Mahon et que la société française (et le public parisien des opéras!) est très divisée entre partisans de la monarchie et partisans de la république? Est-ce indifférent que Verdi ait été considéré comme l'acronyme de "Vittorio Emmanuele Re d'Italia"? Est-ce pour rien qu'encore maintenant les Italiens crient "Evviva l'Italia" quand un choeur termine de chanter le choeur des esclaves de Nabucco -- dont les paroles font allusion à un psaume écrit à l'époque du deuxième Isaïe et qui a aussi été mis en musique, sur des paroles latines, par Marc-Antoine Charpentier sous Louis XIV, et sur des paroles françaises par Claude Goudimel à l'époque des guerres de religion? C'est lié, tout ça, pétard, les artistes ne vivent pas dans des sphères éthérées mais dans une époque qui les encense ou qui les opprime, mais qui forcément les influence...

Etc., etc.

Non, je vous assure, la culture générale, ça mérite d'être étudié, et vraiment pas seulement pour briller en société...

Edit: l'air de la liberté dans Carmen de Bizet (à partir de 2' 00"):

L'enregistrement est hélas assez pourri, mais ça donne quand même une idée.


Dernière édition par Petitagore le Mer 30 Avr 2014 - 8:07, édité 4 fois (Raison : j'ai vérifié quelques dates et corrigé quelques âneries...)

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Re: Quand l'intelligence rend con

Message par Invité le Mer 30 Avr 2014 - 0:03

Bonsoir Petitagore, je me permets de te renvoyer à un autre fil où l'on en discute :

http://www.zebrascrossing.net/t14859p20-la-culture-generale#669480

y en a qui savent pas ce que c'est et à quoi ça sert, mais c'est pas marqué débile sur leur tête !


Dernière édition par Uccen Inu le Mer 30 Avr 2014 - 14:11, édité 1 fois

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Re: Quand l'intelligence rend con

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