Kondomm apprend la vie en communauté...

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Re: Kondomm apprend la vie en communauté...

Message par Kondomm le Jeu 17 Mar 2016 - 13:32

Livre à fourguer à science-po, X, ENA et à HEC...

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Re: Kondomm apprend la vie en communauté...

Message par Kondomm le Mar 22 Mar 2016 - 16:35

http://www.psychomedia.qc.ca/psychologie/biais-cognitifs

http://www.psychomedia.qc.ca/psychologie-cognitive/2013-03-14/distorsions-cognitives-liste-definitions

http://www.psychomedia.qc.ca/fonctionnement-psychologique/2009-12-27/pensee-rationnelle-autres-facultes-que-l-intelligence-mesuree-par-le-qi

http://www.psychomedia.qc.ca/trouble-de-la-personnalite/schemas-precoces-inadaptes-modele-cognitif

Et ainsi part en quenouille le monde et les sots depuis "toujours" !

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Re: Kondomm apprend la vie en communauté...

Message par Invité le Mar 22 Mar 2016 - 17:04

et toi tu en as retenu quoi ?

parce qu'on sait pas ton mix, ta déduction, toi qui sait ça peut être intéressant  Razz

parce que faire du lien en donnant des liens, on la connaît la blague  Wink

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Re: Kondomm apprend la vie en communauté...

Message par Culinimbus le Mar 22 Mar 2016 - 17:18

C'est pas dans le doigt qui faut chercher..


Dernière édition par Piracetam le Mar 22 Mar 2016 - 17:21, édité 2 fois

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Re: Kondomm apprend la vie en communauté...

Message par Kondomm le Mar 22 Mar 2016 - 17:21

'Lut, 6'6
Tu souhaites vraiment avoir mon opinion sur la question de façon digeste et sans ambivalence possible ?
OK, je vais m'y employer en soirée mais ça va faire crisser la craie sur le tableau noir et ce sans animosité aucune, un simple constat de l'accident en somme et rien de personnel, juste des évidences malheureusement...
Sic.
Sad
Vendu pour la lune.

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Re: Kondomm apprend la vie en communauté...

Message par Invité le Mar 22 Mar 2016 - 17:27

Kondomm a écrit:'Lut, 6'6
Tu souhaites vraiment avoir mon opinion sur la question de façon digeste et sans ambivalence possible ?
OK, je vais m'y employer en soirée mais ça va faire crisser la craie sur le tableau noir et ce sans animosité aucune, un simple constat de l'accident en somme et rien de personnel, juste des évidences malheureusement...
Sic.
Sad
Vendu pour la lune.

chouette chouette, mais juste ce qui te va bien, tranquille... c'est ton tableau là Wink ça s'appelle un fil de préz ici  Razz

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Houba houba hop...

Message par Kondomm le Mer 23 Mar 2016 - 1:48

Bah tout d'abord la première évidence connue de tous sauf de ceux souffrant d'anosmie carabinée d'avoir le coccyx antéversé causé par une lourde chute à répétition sur ce fort joli glutéal que la grosse majorité des singes prennent pour leur pectoral alors qu'une simple bougie à neuvaine aurait pu éviter cette mise en ténèbres mécaniste de l'odorama, hum c'est si bon :
- "Qui se couche avec le cul qui gratte se réveillera avec le doigt qui pu."
CQFD: lux DTC !
Dis tu savais toi que si tu as l'oignon qui te gratte ces 3 prochains jours, tu devras penser à te faire vermifuger, faute en est aux vers, ascaris et cycle de reproduction à la pleine lune, ça joue aussi sur les nerfs y semblerait...

Plus sérieusement il est de bon aloi de désigner une autre lune bien plus matérielle et non imagée que la précédente qui, à défaut d'être pleine, n'est relative qu'au trou noir qu'est la conscience chez nombre de parapensants fussent ils d'élites et ou de bonne convention/condition en deux exemples clefs, pour en faire profiter aussi bien la droite que la gauche histoire de rester centré sur ce point noir qu'est la pensée l'énaction dans la compréhension de tout un chacun.

Nota Bene: je parle français de façon correcte et ce terme n'a aucun rapport avec l'ENA, pour ne pas dire que c'est tout l'inverse en fait...

La première histoire n'est que le constat de 38 années d'existence parmi vous autres, ô genre d'"humains".
Mais de près ou de loin une constante ressort comme une trouée radieuse dans le brouillard le plus impénétrable qui soit et non, je ne vais pas vous reprendre point par point tout ce qu'il y a d'énoncé dans ces quatre liens, perte de temps car vous savez lire à défaut de comprendre ; reste le point commun à tout ça qui m'ait sauté à la gueule comme le facehugger dans le fameux film de Ridley Scott à la fin de la première lecture (oui, je relis rarement deux fois la même chose sauf quand j'ai l'impression que ça peut être le fruit de mon propre arbre qui me tombe sur la teutée, autre sujet mais patience je vais y venir...).

Seconde évidence : le singe est communiste de nature mais il n'a jamais compris de quoi il en retourne exactement quitte à s'en défendre à son cors dépendant ; c'est le panaris dans sa tête...
Car en dedans loge une banane qu'il veut la plus grosse et la plus belle du monde, bien entendu les bananes de tout ses frères et soeurs lui appartiennent de droit mais y a que sa propre banane qu'il s'évertue de cacher de forte maladroite façon de peur qu'on la lui dérobe, fier qu'il est d'avoir la plus grosse et peur qu'il a de devoir la mesurer à l'aune de celle de son petit camarade.

Reste que lorsque par mégarde elle tombe par terre, il se cache les yeux pour ne pas voir ce que ses propres yeux ont vu, se bouche les oreilles pour ne pas entendre les cris moqueurs des plus petits que lui et se recouvre la bouche pour ne pas avoir à s'expliquer de ses certitudes erronées, bien au contraire, petit singe claque la porte sur le bras qui lui rend sa banane tombée à terre comme le lui a si bien inculqué son géniteur et ses ultérieurs.
Comportement normal pour un singe tout ce qu'il y a de parfait et de gracieux vu qu'il vaut mieux que tout ses frères et soeurs et que lui ne commet jamais d'erreurs...
Sûre que pour lui c'est loin d'être gagné vu qu'il ne franchira pas le mur du fion dans lequel erre sa tête de son propre gré et en force façon "poison".

Le singe à l'esprit malade est un Georges Clowné effrayé par sa propre considération du fait qu'il est comme un enfant né à minuit et qui voyant le soleil se lever, s'imagine qu'hier n'a jamais existé.

Troisième évidence et non des moindres...
Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu'au détour d'une page d'un livre que l'on m'avait conseillé je sois tombé sur une critique civilisationnelle qui me trotte en tête depuis quelques temps déjà.
Je vous la livre dont de ce pas que font mes doigts sur ce maudit clavier d'un fade qui me fait regretter mes bons vieux stylos à plumes dont le charme désuet des lettres déliées et énervées suffisaient à m'emplir de bonheur de mes quelques ratures.
Mes soupirs venaient alors d'ailleurs et c'est ceux ci que je retrouve dans ce qui suit.

"Ce dont il faut absolument que nous prenions conscience, c'est dans quelle mesure les énergies dégradées exploitées par les technologies actuelles polluent la planète par la chaleur excessive qu'elles engendrent, mais, bien pis, en raison du blocage ou du parasitage des énergies naturelles fécondes et curatives qui est propice à la dégénérescence. Nous pouvons limiter le réchauffement général en diminuant au maximum les émissions de CO². Mais nous ne pouvons espérer une survie à long terme de l'humanité si nous ne substituons pas  nos modèles technologiques actuels ceux qui sont totalement voués à la préservation de la Nature. XXX nous montre la voie à suivre. Les écotechnologies, par exemple, sont en cours d'introduction dans le Ladackh, dans l'Himalaya, comme moyens de garantir l'autosuffisance économique d'un peuple fier qui est en train de perdre son indépendance face à une exploitation économique imposée de l'extérieur.

XXX venait d'un milieu social rare, même il y a un siècle. Plusieurs des générations familiales qui l'avaient précédé habitaient les forêts alpines intactes. Elles avaient assimilé beaucoup de lois naturelles. Son refus d'aller à l'université était motivé par la peur d'être endoctriné, car il pensait qu'il y perdrait son intuition et la faculté de percevoir que, comme par magie, dans la Nature, tout se tient. Son aptitude naturelle et spontanée à passer d'un niveau de conscience à l'autre était la clé de ses découvertes extraordinaires, qui portaient sur le mode opératoire de la Nature. Il pouvait accéder à un état de conscience d'une accuité rarissime qui lui permettait de décrire comment il se glissait dans le courant d'une rivière, prêt à percevoir intuitivement ce qui était indispensable à la santé de l'eau.

Cet ouvrage ne propose pas un retour à quelque passé lointain et idéalisé, ni d'écarter la science ou la technologie en tant que disciplines comme moyen de vivre en améliorant notre savoir-faire. Il propose, comme XXX le disait volontiers, de "penser une octave plus haut", XXX était un scientifique suprêmement compétent, un observateur parfait, un chercheur accompli et un inventeur inspiré. Il prédit aussi, il y a 80 ans, les catastrophes dues aux changement climatique que nous vivons aujourd'hui, ainsi que l'écroulement moral et spirituel de notre civilisation. Mais il nous donna également, et avec quelle noblesse, les clefs nous permettant de revendiquer notre héritage en tant qu'authentique gardiens de la Nature et, comme nous le verrons, nous montra comment réparer les dommages que nous avons causés à notre précieuse Terre."

La dernière fois que j'ai lu un livre deux fois remonte à plus de dix ans...
La seule chose d'importance qui n'est pas mentionné dans cet ouvrage c'est que le (l'age du) fer/Métal est à relier avec les deux atomes de base de ce que les scientifiques ont démontré avec le Big Bang (ou Big Crunch...), H et He.

Bref science et conscience font bon ménage, pour cela il suffit juste de le vouloir, mais bon, y a des chances pour que la banane finisse écrasée dans le montant de la lourde car nous ne sommes plus à ça près, dissemblables à l'excès ne pouvant se regarder soi-même dans son propre reflet ou réflexe de survie de sa propre illusion, inadaptée que vous êtes, en vous drapant dans des certitudes autant biaisées et erronées que vous pouvez l'être ?

Reste l'escroquerie de la taxe carbone mise en place par Al Gore qui s'est fait son milliard au passage pour faire chier les économies émergentes, vous transformer en bobo à aigrette huppée et que nos ploutocrates ont depuis lors repris en coeur et de concert pour se farcir l'offshore au passage sur un bon air de COP21 à nos frais pendant que le singe de base lui, les applaudit le joufflu en coeur en scandant des "encore, encore, encooooooore !!!", à croire qu'il aime ça manger la banane par son plus fidèle émonctoire, rapport à sa haine du père sans doute...

Mais quitte à reprendre quelque chose à mon compte pour une fois, savez vous ce qui différencie réellement le singe de l'Homme ?

L'auto-analyse
L'expression de ses émotions et de ses sentiments
L'absence de tricheries et de mensonges (surtout vis à vis de soi-même pas vrai mon "beau no beau" que j'aime autant que tu te hais ?)

Il aurait suffit que ces trois biais énactifs soient transmis dans le bagage éducatif pour vous éviter les quelques vérités et Konneries tenues dans ce post dont vous vous serez bien passé, là dessus le doute ne surgit plus...
Donc merci de votre lecture aux court rageux sur pattes qui ont compris jusque là et qui continuent leur chemin cahin caha au milieu de vous autres bandes de cabots ; tenez, ceci est mon os et vous pouvez vous y asseoir dessus...

Bonux :





Dernière édition par Kondomm le Mer 23 Mar 2016 - 12:32, édité 1 fois

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Re: Kondomm apprend la vie en communauté...

Message par Kondomm le Mer 23 Mar 2016 - 11:34


Ahy, esta oune poquo caliente sin es cabessa cerveza !

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Re: Kondomm apprend la vie en communauté...

Message par cyranolecho le Mer 23 Mar 2016 - 12:09

bien vu le "beau no beau" et merci pour les liens Impec !

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Re: Kondomm apprend la vie en communauté...

Message par Kondomm le Mer 23 Mar 2016 - 12:23

Attention "Don't feed Kon² troll". Attention Folie meurtrière

Wink sinon il vous le rendra avec élan car y bout en dedans de la montagne et au chaud, ronque comme un sonneur de cloches ...

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Re: Kondomm apprend la vie en communauté...

Message par Kondomm le Jeu 24 Mar 2016 - 17:27



Real politik :
Copé explique le terme "proctologie" dans la langue de shakespeare... INTENSE !!!

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Re: Kondomm apprend la vie en communauté...

Message par Kondomm le Dim 17 Avr 2016 - 14:21

http://www.inrees.com/articles/film-les-gardiens-de-la-terre-jupiter/


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Re: Kondomm apprend la vie en communauté...

Message par Kondomm le Lun 25 Juil 2016 - 8:54

La gentillesse, vertu de perdants ou signe de santé mentale ?

En 2009, un psychanalyste et une historienne britanniques nous invitaient déjà à réhabiliter cette disposition d’esprit si précieuse.

La gentillesse, disait l’empereur et philosophe romain Marc-Aurèle, est « le plus grand plaisir » de l’être humain. Penseurs et écrivains ont abondé dans ce sens pendant des siècles, mais aujourd’hui beaucoup de gens trouvent ce plaisir incroyable ou du moins hautement suspect. On en est venu à penser l’être humain comme étant dépourvu de générosité naturelle. Nous sommes pour la plupart convaincus qu’en tant qu’espèce nous sommes profondément et foncièrement hostiles les uns aux autres, que nos motivations sont égoïstes et nos élans d’affection des formes de protection. La gentillesse – et non pas la sexualité, non pas la violence, non pas l’argent – est aujourd’hui notre plaisir interdit.

En un sens, la gentillesse est périlleuse parce qu’elle repose sur une sensibilité aux autres, sur une capacité à s’identifier à leurs plaisirs et à leurs souffrances. Se mettre à la place de l’autre peut être très inconfortable. Mais les plaisirs que procure la gentillesse, comme tous les grands plaisirs humains, ont beau être par nature périlleux, ils sont parmi les plus choses les plus gratifiantes que nous possédions.
En 1741, le philosophe écossais David Hume perdit patience face à une école philosophique qui tenait l’humanité pour irrémédiablement égoïste. Ceux qui étaient assez bêtes pour nier l’existence de la gentillesse humaine avaient perdu de vue la réalité des sentiments, estimait-il. Pendant presque toute l’histoire de l’humanité – jusqu’à l’époque de Hume et au-delà, à l’aube de l’âge moderne –, les gens se sont perçus comme naturellement bons. En renonçant à la gentillesse – et en particulier aux actes de bonté –, nous nous privons d’un plaisir essentiel à notre bien-être.
Notre capacité à aimer autrui est inhibée par des peurs

Le terme de « gentillesse » recouvre des sentiments que l’on nomme aujourd’hui solidarité, générosité, altruisme, humanité, compassion, pitié, empathie – et qui par le passé étaient connus sous d’autres noms, tels que philanthropia (amour de l’humanité) et caritas (amour du prochain ou amour fraternel).

La signification précise de ces mots varie, mais ils désignent tous en gros ce que l’on appelait à l’époque victorienne « grand cœur » [open-heartedness], la disposition favorable à l’égard de l’autre. « Plus répandu encore que l’éloignement entre les personnes est le désir de rompre cet éloignement », disait le philosophe allemand Theodor Adorno, pour signifier que la distance que nous gardons vis-à-vis des autres nous fait nous sentir en sécurité mais nous rend aussi malheureux, comme si la solitude était le prix inévitable à payer pour nous préserver.
L’Histoire nous montre les multiples façons qu’a l’homme d’exprimer son désir d’aller vers l’autre, des célébrations classiques de l’amitié aux philosophies de l’action sociale du XXe siècle, en passant par les enseignements chrétiens de l’amour et de la charité. Elle nous montre aussi à quel point nous sommes étrangers les uns aux autres, et à quel point notre capacité à aimer autrui est inhibée par des peurs et des rivalités aussi anciennes que la gentillesse elle-même.
Pendant la plus grande partie de l’histoire occidentale, la tradition dominante en matière de gentillesse a été le christianisme, qui sacralise les instincts généreux de l’homme et en fait le fondement d’une foi universaliste. La charité chrétienne a servi pendant des siècles de ciment unissant les individus en une société.

A partir du XVIe siècle, le commandement chrétien « Tu aimeras ton prochain comme toi-même” commence à subir la concurrence de l’individualisme.
Le Léviathan de Thomas Hobbes (1651), le texte fondateur du nouvel individualisme, considérait la bonté chrétienne comme une absurdité psychologique. Les hommes étaient, selon Hobbes, des animaux égoïstes qui ne se souciaient que de leur propre bien-être, et l’existence humaine « une guerre de tous contre tous ».
Ses vues mettront du temps à s’imposer, mais à la fin du XVIIIe elles sont devenues l’orthodoxie – en dépit des tous les efforts de Hume et d’autres. Deux siècles plus tard, il semble que nous soyons tous hobbesiens, convaincus d’être mus par l’intérêt personnel.
La gentillesse inspire de la méfiance, et ses démonstrations publiques sont jugées moralistes et sentimentales.
Ses icônes populaires – la princesse Diana, Nelson Mandela, Mère Teresa – sont soit vénérées comme des saints, soit accusées d’être des hypocrites intéressés. Donner la priorité aux besoins d’autrui est peut-être louable, pensons-nous, mais certainement pas normal.
Refus phobique de la gentillesse

Aujourd’hui, il n’y a qu’entre parents et enfants que la gentillesse est attendue, bien vue et de fait obligatoire.

La gentillesse – c’est-à-dire la disposition à assumer la vulnérabilité des autres, et donc de soi-même – est devenue un signe de faiblesse (sauf naturellement chez les saints, chez qui elle témoigne de leur nature exceptionnelle).
On n’en est pas encore à dire que les parents doivent cesser d’être gentils avec leurs enfants. Mais nous avons développé dans nos sociétés une phobie de la gentillesse, évitant les actes de bonté et trouvant toutes sortes de bonnes raisons pour justifier cette aversion.
Toute compassion est de l’apitoiement sur soi, relevait l’écrivain D.H. Lawrence, et cette formule reflète bien ce qu’inspire aujourd’hui la gentillesse, qui est prise soit pour une forme noble d’égoïsme, soit pour la forme de faiblesse la plus vile (les gentils sont gentils uniquement parce qu’ils n’ont pas le cran d’être autre chose).
La plupart des adultes pensent secrètement que la gentillesse est une vertu de perdants.

Mais parler de perdants et de gagnants participe du refus phobique de la gentillesse. Car s’il y a une chose que les ennemis de la gentillesse – et nous en sommes tous aujourd’hui – ne se demandent jamais, c’est pourquoi nous en éprouvons.
Pourquoi sommes-nous portés à être gentils envers les autres ? Pourquoi la gentillesse est-elle importante pour nous ? La gentillesse a ceci de particulier que nous savons parfaitement la reconnaître, dans la plupart des situations ; et pourtant le fait de reconnaître un acte de gentillesse le rend plus facile à éviter.
Nous savons généralement quoi faire pour être gentil – et reconnaître les occasions où l’on est gentil avec nous et celles où on ne l’est pas. Nous avons généralement les moyens de le faire (nul besoin d’être expert pour cela) et cela nous procure du plaisir. Et pourtant, cela nous perturbe à l’extrême. Il n’y a rien dont nous nous sentions plus régulièrement privés que de gentillesse ; le manque de gentillesse est la maladie de notre époque. « Un signe de santé mentale, écrivait [le psychanalyste britannique] Donald Winnicott en 1970,est la capacité à entrer en imagination dans les pensées, les sentiments, les espoirs et les peurs de quelqu’un d’autre et de laisser ce quelqu’un d’autre en faire autant avec soi. »
Le manque de gentillesse dénote un manque d’imagination tellement grave qu’il menace non seulement notre bonheur, mais aussi notre santé mentale.

Se soucier des autres, comme le disait Jean-Jacques Rousseau, est ce qui nous rend pleinement humains. Nous dépendons les uns des autres non seulement pour notre survie, mais aussi pour notre existence même.
L’individu sans liens affectifs est soit une fiction, soit un dément. La société occidentale moderne rejette cette vérité fondamentale et fait passer l’indépendance avant tout. Or nous sommes tous foncièrement des êtres dépendants. La pensée occidentale en est convenue tout au long de son histoire ou presque.
Même les stoïciens – ces incarnations de l’autosuffisance – reconnaissaient que l’homme avait un besoin inné des autres comme pourvoyeurs et objets de gentillesse.
L’individualisme est un phénomène très récent. Les Lumières, que l’on considère habituellement comme l’origine de l’individualisme occidental, défendaient les « affections sociales » contre les « intérêts personnels ».
L’époque victorienne, que l’on s’accorde à qualifier d’âge d’or de l’individualisme, a vu s’affronter violemment défenseurs et adversaires de l’individualisme économique. Au début des années 1880, l’historien et militant chrétien Arnold Toynbee s’en prend à la vision égoïste de l’homme prônée par les prophètes du capitalisme de la libre entreprise dans une série de conférences sur la révolution industrielle en Angleterre.
Le « monde d’animaux chercheurs d’or, dépourvus de toute affection humaine » envisagé par les tenants de l’économie de marché est « moins réel que l’île de Lilliput », s’emportait-il.
Une qualité défendue par Darwin

Les transcendantalistes américains de cette époque dénoncent l’esprit de « compétition égoïste » et établissent des communautés de « coopération fraternelle ».

Même Charles Darwin, coqueluche des individualistes modernes, rejetait violemment l’idée que le genre humain était foncièrement égoïste, défendant l’existence chez lui d’instincts altruistes aussi puissants que les instincts égoïstes.
La bienveillance et la coopération sont innées chez l’homme, argumente-t-il en 1871 dans The Descent of Man [traduit en français notamment sous le titre La Filiation de l’homme, Syllepse, 1999] et sont un facteur déterminant pour le succès de l’évolution. Darwin défendait la gentillesse sur des bases scientifiques et non pas religieuses.
Pour la plupart de ses contemporains, toutefois, la charité chrétienne incarnait la gentillesse par excellence. Servir Dieu, c’était servir les autres, via un ensemble d’organisations philanthropiques placées sous le patronage des Eglises. Les laïques s’imprégnèrent de ces idées. Le sacrifice de soi et le devoir social devinrent au Royaume-Uni des éléments essentiels de la « mission impériale » et attirèrent une foule d’hommes et de femmes à l’âme noble prêts à porter le « fardeau de l’homme blanc ».

Pendant ce temps, outre-Atlantique, une armée de philanthropes se mirent en tête d’élever moralement les Américains pauvres tout en soulageant leurs malheurs. La bonté de l’époque victorienne est aujourd’hui condamnée pour son autosatisfaction morale, ses préjugés de classe, son racialisme et son impérialisme.
Tout le monde ou presque est d’accord aujourd’hui avec Nietzsche pour railler la mauvaise conscience des philanthropes du XIXe.

Ces bons samaritains ne manquaient pas non plus d’adversaires à l’époque : d’Oscar Wilde, qui affichait son exécration de »l’écœurante litanie hypocrite du devoir », aux radicaux et aux socialistes, bien décidés à remplacer la charité par la justice, la gentillesse de l’élite par les droits universels.
Les horreurs de la Première Guerre mondiale vont révéler la vacuité du discours impérial et sacrificiel, tandis que l’érosion des hiérarchies sociales traditionnelles consécutive à la guerre sape l’idéal de service de la patrie. Les femmes, qui ont longtemps vanté l’abnégation et le dévouement comme des « devoirs féminins », se mettent à songer aux avantages de l’égalité.
La condescendance de la philanthropie victorienne

Quand elle est le fait du pouvoir, la gentillesse dégénère facilement en harcèlement moral, comme l’ont appris à leurs dépens beaucoup d’actuels allocataires des aides sociales.

William Beveridge, le père du système de protection sociale britannique, avait bien conscience de ce danger. La bienveillance qu’il défendait était résolument moderne et populaire, c’était la charité sans la coercition condescendante de la philanthropie victorienne. L’actuel système de santé public britannique (NHS) est à de nombreux égards un archaïsme, un dinosaure d’altruisme public qui refuse obstinément de mourir. Les tentatives acharnées des gouvernements successifs pour le privatiser ont fait beaucoup de dégâts mais la philosophie altruiste demeure et témoigne de cet élan humain universel qui pousse à « aider des inconnus », comme le disait [le sociologue britannique] Richard Titmuss, l’un des plus ardents défenseurs du NHS. « Pourquoi devrait-on se soucier qu’un parfait inconnu reçoive ou non les soins dont il a besoin ? «
En vertu de la conception hobbesienne de la nature humaine, cela n’a aucun sens ; et pourtant, tout prouve que cela n’est indifférent à personne, pensait Titmuss. La victoire de Margaret Thatcher en 1979 marque la défaite de la vision d’une société bienveillante, chère à Beveridge et à Titmuss, et l’on assiste à une érosion semblable des valeurs de solidarité aux Etats-Unis avec l’avènement du reaganisme, dans les années 1980.

La gentillesse est désormais reléguée au rang de motivation minoritaire, tout juste bonne pour les parents (et en particulier les mères), les travailleurs sociaux et les bonnes âmes en sandales. Les années 1990 proclament un retour aux valeurs de solidarité, mais cela s’avérera être une escroquerie rhétorique, les enfants de Thatcher et Reagan baignant dans l’idéologie néolibérale et ayant perdu la mémoire de la protection sociale du milieu du XXe siècle.
Avec le triomphe du New Labour en Grande-Bretagne en 1997 et l’élection de George W. Bush aux Etats-Unis en 2000, l’individualisme compétitif devient la norme. La « dépendance » devient encore plus taboue et les dirigeants politiques, les chefs d’entreprise et une brochette de moralistes bien nourris haranguent les pauvres et les plus vulnérables sur les vertus de l’autosuffisance.

Tony Blair se prononce en faveur d’une compassion exigeante pour remplacer la version plus laxiste défendue par ses prédécesseurs. « Le nouvel État providence doit encourager le travail, pas l’assistanat », déclare-t-il, tandis qu’une horde de gestionnaires réducteurs de coûts dévorent à belles dents le système de protection sociale britannique. Le capitalisme n’est pas fait pour les gens de cœur. Même ses adeptes le reconnaissent, tout en soulignant que, si ses motivations sont bassement matérielles, ses résultats sont bénéfiques à la société : la libre entreprise sans entraves génère de la richesse et du bonheur pour tous.
Comme toutes les croyances utopiques, elle relève du trompe-l’œil. Les marchés libres ruinent les sociétés qui les abritent. Le grand paradoxe du capitalisme moderne, remarque le philosophe et thatchérien repenti John Gray, c’est qu’il sape les institutions sociales qui lui ont permis de prospérer – la famille, la carrière, la collectivité.
Pour un nombre croissant de Britanniques et d’Américains, la « culture d’entreprise » est synonyme de surmenage, d’anxiété et d’isolement. La compétition règne en maître – même les enfants en bas âge y sont soumis et finissent par en tomber malades.
Une société compétitive, une société qui divise les gens entre gagnants et perdants, engendre hostilité et indifférence. La gentillesse nous vient naturellement, mais la cruauté et l’agressivité aussi. Quand on est soumis à une pression constante, on s’éloigne les uns des autres. La solidarité diminue et la bienveillance devient trop risquée. La paranoïa s’épanouit et les gens cherchent des boucs émissaires à qui faire payer le fait qu’ils ne sont pas heureux. On voit se développer une culture de la dureté et du cynisme, alimentée par l’admiration envieuse pour ceux qui ont l’air de prospérer dans cet environnement impitoyable – les riches et célèbres, notre clergé moderne.
Que faire ? Rien, diront certains. Les êtres humains sont intrinsèquement égoïstes, un point c’est tout. Les journaux nous bombardent de preuves scientifiques étayant ce pessimisme. On nous parle de chimpanzés cupides, de gènes égoïstes, d’impitoyables stratégies d’accouplement.

Le biologiste Richard Dawkins, à qui l’on doit l’expression « gène égoïste », est très clair à cet égard : « Une société humaine reposant uniquement sur la loi génétique de l’égoïsme universel serait une société très dure. Malheureusement, ce n’est pas parce qu’on déplore une chose qu’elle n’est pas vraie… » Il ne désespère pas pour autant : « Si on souhaite, comme moi, édifier une société dans laquelle les individus coopèrent de manière généreuse et désintéressée en vue du bien commun, il ne faut pas attendre grand-chose de la nature biologique. Essayons d’enseigner la générosité et l’altruisme, car nous sommes nés égoïstes… Tâchons de comprendre ce que veulent nos gènes égoïstes, car nous pourrons alors au moins avoir la possibilité de contrecarrer leurs desseins. » Le diagnostic de Dawkins est aussi spécieux que la solution qu’il préconise est absurde.
« On peut toujours être gentil, par mesure de sécurité »

L’altruisme inné a aussi ses partisans parmi les scientifiques. Les théoriciens de l’évolution démontrent que l’ADN des gens gentils a de fortes chances de se reproduire, tandis que les neurologues font état d’une activité accrue dans le lobe temporal supéro-postérieur des individus altruistes.

Quantité d’études prétendent démontrer l’existence de comportements généreux chez les animaux, en particulier chez les fourmis, dont la propension à se sacrifier pour le besoin de leur colonie impressionne fortement les journalistes de la presse populaire. Dans tous les cas, disent toutefois les scientifiques, ces comportements sont motivés par l’impératif d’assurer des intérêts à long terme, en particulier la reproduction de l’espèce.
Du point de vue des sciences naturelles, la gentillesse est toujours « égoïste » au bout du compte. La science a beau être la religion moderne, tout le monde ne croit pas en ces pseudo-certitudes ni n’en tire consolation. Beaucoup se tournent encore vers les valeurs chrétiennes, pour retrouver le sens de la fraternité humaine, qui, dans un monde sécularisé, a perdu son ancrage éthique. Mais on ne peut pas dire que le bilan du christianisme en matière de gentillesse inspire confiance, pas plus que celui de la plupart des autres religions.
Le paysage spirituel contemporain, avec ses violentes prises de bec entre religions et au sein de chacune d’elles, offre un spectacle déprimant même pour les non-croyants.
On préfère, semble-t-il, les certitudes bon marché du « nous contre eux » aux déstabilisantes manifestations de fraternité humaine transcendant les clivages culturels.
Le soupçon le plus tenace qui pèse sur la gentillesse, c’est qu’elle n’est que du narcissisme déguisé : nous sommes gentils parce que cela nous fait du bien ; les gens gentils sont des drogués de l’autoapprobation. Confronté à cet argument dans les années 1730, le philosophe Francis Hutcheson l’avait expédié prestement : « Si c’est de l’amour de soi, qu’il en soit ainsi […]. Rien n’est mieux que cet amour de soi, rien n’est plus généreux.« Rousseau ne dit pas autre chose dans son Emile. Il montre que la gentillesse d’Emile naît de son amour de soi. Rousseau montre ici parfaitement pourquoi la gentillesse est le plus envié des attributs humains. On pense envier aux autres leur réussite, leur argent, leur célébrité, alors qu’en fait c’est la gentillesse qu’on envie le plus parce que c’est le meilleur indicateur de bien-être, du plaisir de l’existence. La gentillesse n’est donc pas que de l’égoïsme camouflé.

A ce soupçon, la société moderne postfreudienne en a ajouté deux autres – la gentillesse serait une forme déguisée de sexualité et une forme déguisée d’agressivité, c’est-à-dire, finalement, une fois encore de l’égoïsme camouflé.
Dans la mesure où la gentillesse est un acte sexuel, elle peut être une stratégie de séduction (je suis gentil avec toi pour pouvoir avoir des relations sexuelles et/ou des enfants) ou de défense contre la relation sexuelle (je vais être gentil avec toi pour que tu ne penses plus au sexe et que l’on puisse faire autre chose ensemble), ou bien encore une façon de réparer les dégâts supposément causés par le sexe (je vais être gentil avec toi pour me faire pardonner tous mes désirs néfastes).

Dans la mesure où la gentillesse est un acte agressif, elle est une stratégie d’apaisement (j’éprouve tellement d’agressivité à ton égard que je ne peux nous protéger tous les deux qu’en étant gentil) ou un refuge (ma gentillesse te tiendra à distance).« On peut toujours être gentil, par mesure de sécurité », dit Maggie Verver à son père dans le roman de Henry James La Coupe d’or. Dans chacun de ces cas, on part du principe que nous sommes des êtres cherchant à se protéger et à se faire plaisir, et que la gentillesse est l’une des nombreuses stratégies visant à satisfaire ces besoins. C’est là une vision très réductrice.
Car la gentillesse reste une expérience dont nous ne savons pas nous passer, du moins pas encore. Tout, dans notre système de valeurs actuel, fait qu’elle peut sembler parfois utile (autrement dit efficace) mais qu’elle est potentiellement superflue, qu’elle constitue un vestige d’une autre époque ou un élément d’un vocabulaire religieux.
Pourtant, nous la désirons toujours, en sachant qu’elle crée la sorte d’intimité, la sorte d’implication avec l’autre dont nous avons à la fois peur et terriblement besoin. En sachant que c’est la gentillesse, à la base, qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue et que tout ce qui va à son encontre est un coup porté à nos espoirs.
[Article initialement publié le 5 février 2009]
http://www.courrierinternational.com/article/2014/11/13/la-gentillesse-vertu-de-perdants-ou-signe-de-sante-mentale
The Guardian
| Adam Phillips et Barbara Taylor



(Le bonheur c'est aussi comme une mauvaise herbe pouvant surgir d'un champ de ruines #JESUISMÊCHANT! )
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https://jardinage.ooreka.fr/astuce/voir/462543/parietaire

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Re: Kondomm apprend la vie en communauté...

Message par Suce ces p'tits Bleus ! le Lun 25 Juil 2016 - 23:08

Maintenant quand on te dit : " T'es gentil ! ", tu ne sais plus trop quoi penser, il se fout de ma gueule ou bien ? Dent pétée

Content de te retrouver. Wink

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Re: Kondomm apprend la vie en communauté...

Message par Kondomm le Lun 19 Sep 2016 - 10:51

http://perso.numericable.fr/jeandeclimont/JeandeClimontassociates%20Francais.htm

Ahlala, vivement la prochaine réforme de l'éducation nationale des consciences fraaaâÂnçaise crévindjiou !!!

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Re: Kondomm apprend la vie en communauté...

Message par Kondomm le Mar 4 Oct 2016 - 8:40

http://www.entrefilets.com/La_frontiere_le_Systeme_et_le_porno.html

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