Tentative de clarification à propos du surdon

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Tentative de clarification à propos du surdon

Message par Invité le Mar 14 Jan 2014 - 19:55

Un surdoué, c'est quelqu'un qui pense de manière plus complexe avec plus de moyens (plus de capacités cérébrales) et donc qui manie des idées en dehors de ce qui est envisageable pour quelqu'un de moins performant.

http://centre-psyrene.fr/les-deux-formes-d%E2%80%99expression-du-haut-potentiel-intellectuel-chez-l%E2%80%99enfant/
profils complexe et laminaire:

psyrene a écrit:La littérature a longuement décrit le profil cognitivo-comportemental type de l’enfant à Haut Potentiel Intellectuel (HPI). Ce portrait dépeint de façon étonnamment juste la majorité des enfants à haut potentiel intellectuel. Or, bien qu’il ait été utile de proposer cette description « métonymique » pour les besoins de l’identification claire d’une problématique jusqu’ici méconsidérée, il paraît nécessaire à présent de passer à une approche plus précise et exhaustive du haut potentiel intellectuel.

La prise en compte d’un second profil cognitivo-comportemental inhérent au HPI nous semble ainsi primordiale. Ce profil, que nous nommerons « Laminaire », a probablement été oublié de la littérature car il ne fait que très rarement l’objet de consultations thérapeutiques.

C’est pourquoi nous nous attellerons dans cet exposé à présenter en détail les deux profils relatifs au HPI : D’abord le profil le plus répandu, que nous appellerons « Complexe », puis le profil Laminaire.

Outre un QI Total supérieur à 125/130, communément admis pour valider le HPI en général, c’est l’observation d’une majorité des caractéristiques décrites qui déterminera surtout l’appartenance d’un sujet à l’un ou l’autre de ces profils (Terrassier et al., 2005).

HPI- Profil Complexe

Cognition

L’enfant à HPI- Profil Complexe (HPI-C) a besoin d’apprendre, mais surtout de comprendre ce qu’il apprend et pourquoi il l’apprend. Ce besoin de stimulations quasi permanent lui confère une grande curiosité concernant le monde qui l’entoure.

Le processus d’adaptation repose ainsi principalement sur un filtrage des stimulations au travers de son intelligence, et plus particulièrement de ses capacités (défensives) de rationalisation.

La pensée, probablement par adaptation à ce « picorement cognitif », apparaît rapide, fulgurante, associative et intuitive. Il s’agit d’une pensée version cerveau droit, profondément divergente, où une image en appelle une autre, un mot en fait surgir un autre, pour arriver de fil en aiguille à l’Eureka.

C’est pourquoi tant d’enfants et d’adultes à profil Complexe relatent ce « cerveau qui tourne en permanence », comme si la réflexion était une addiction. Ainsi, l’enfant à HPI-C convoite cette drogue ; mais elle l’épuise parfois.

L’univers interne se montre ainsi très riche et imagé, et l’enfant éprouve un grand besoin de prendre régulièrement du temps pour laisser vagabonder sa pensée fantasmatique débordante.

Un autre avantage conféré par ce profil HPI-C réside dans la créativité qu’il induit (Gibello, 2003). En effet, le mode cérébral analogique repose sur des associations symboliques et sur une forte charge émotionnelle, terreaux essentiels à la capacité de création.

En revanche, on notera une difficulté dans le raisonnement analytique et dans les capacités d’approfondissement. Cette difficulté est liée à la fois à la préférence cérébrale analogique au détriment d’un fonctionnement digital, et à l’instabilité inhérente à tout processus émotionnel.

Par ailleurs, le mécanisme préférentiel de pensée analogique met l’enfant à profil Complexe aux prises avec une difficulté de planification et d’anticipation. Ce phénomène s’explique probablement par le caractère non chronologique de la pensée en arborescence par opposition au processus de planification.

L’expression psychomotrice se montre ainsi très irrégulière, ponctuée à la fois de « coups de génie corporel » et de « pieds pris dans le tapis ».

Enfin, la vulnérabilité attentionnelle, psychomotrice, et émotionnelle dont souffre souvent cet enfant se montre en décalage avec certaines de ses aptitudes cognitives. Cette dyssynchronie se traduit d’ailleurs par une plus forte hétérogénéité des résultats aux échelles de Wechsler (Terrassier, 2005).

Comportement

Le comportement de l’enfant à HPI-C correspond généralement à son fonctionnement cognitif : il est assez inégal.

En premier lieu, on observe un enfant à la personnalité atypique, cultivant la différence, sans forcément le vouloir. Que cette différence s’exprime sous une forme introvertie ou extravertie, cet enfant ne passe jamais inaperçu. Il bénéficie et pâtit à la fois d’une présence particulière, connotée positivement ou non.

L’enfant au profil Complexe est animé par une sensibilité « à fleur de peau », qui lui confère souvent un humour cinglant, ayant probablement une fonction sublimatoire.

On le qualifie ainsi fréquemment d’ « incontrôlable », « caractériel », « mal élevé », surtout quand il se trouve dans un contexte où certaines règles sont incontournables : système scolaire, jeu, compétition, vie en société (Terrassier, 2005)… Car cet enfant supporte assez mal l’aspect rigide et froid d’une règle, qui, pour être en mesure de s’adapter à la majorité, s’avère forcément grossière et sans pertinence dans certains cas… ce qu’il ne manque pas de pointer !

Sa différence mal assumée, souvent déniée, et sa sensibilité exacerbée l’emprisonnent ainsi dans des écueils relationnels, et parfois dans une tour de solitude. Qu’il se présente comme un chef de file ou comme un marginal, son attitude au sein du groupe ne souffre pas la demie mesure, de sorte qu’il fait rarement l’unanimité en société…

Consciemment ou non, il peut aisément se mettre en position difficile par la provocation, incapable d’adopter une position politiquement correcte, de sécurité ou d’économie (physique, psychique, relationnelle). Il engendre ainsi, sans le vouloir, désapprobation et rejet, ce qui le fait profondément souffrir.

Pourtant, il s’agit la plupart du temps d’un enfant généreux et attachant. De surcroît, il est en capacité de communier avec l’émotion de son interlocuteur, d’être en sympathie pour l’autre. Mais s’il est apte à « fusionner » émotionnellement, il rencontre une réelle difficulté à faire preuve de suffisamment de flexibilité mentale pour se mettre à la place de l’autre sur un plan affectif tout en gardant une certaine distance. En d’autres termes, il s’agit d’un enfant pourvu de sympathie, mais assez dénué d’empathie.

En outre, l’inconstance des émotions qui le transportent peut l’amener parfois à se montrer agressif envers autrui (Marcelli & Braconnier, 2007). Son côté imprévisible dans la relation semble dès lors trop effrayant pour son entourage, qui, bien que fasciné par lui, a tendance à le tenir à distance pour se protéger de ses ardeurs.

Le parcours scolaire apparaîtra comme hautement dépendant de la relation à l’enseignant. S’il parvient à se nouer une relation qui dépasse les tentatives régulières de cet enfant de questionner les limites posées, et qu’il se crée un lien émotionnel entre l’enseignant et lui, alors l’enfant à HPI-C sera en mesure d’exprimer son potentiel. Si, en revanche, la relation qui s’installe est basée sur un rapport frontal dont l’objectif principal est d’amener cet enfant à s’adapter au système coûte que coûte, alors les conséquences au niveau des performances scolaires et du comportement peuvent devenir désastreuses.

D’aucun décriront ainsi l’enfant à HPI-C comme manipulateur. Sa compréhension fine des processus émotionnels, bien que mal gérés, et son besoin de maintenir un contact affectif constant comme lien entre lui et son environnement sont pour beaucoup dans cette interprétation.

En réalité, la plupart des enfants à profil Complexe sont en souffrance : Le monde qui les entoure leur est étranger et menaçant, de sorte qu’ils sont contraints de développer des capacités cognitives et une sensibilité extrêmes pour se l’approprier, au prix d’une dépense attentionnelle considérable.

Par ailleurs, la différence de temporalité et de spécificités entre sa réalité interne et la réalité externe plonge souvent cet enfant dans un sentiment de frustration intense, qu’il a bien du mal à maîtriser. Il ne supporte pas de ne pas réussir immédiatement une tâche, et préfère l’abandonner ou ne pas s’y engager pour ne pas avoir à faire face à une angoisse d’échec. Il éprouve aussi la plus grande difficulté à faire preuve de patience ou à ne pas voir son désir assouvi.

En résumé, l’enfant à Haut Potentiel Intellectuel, profil Complexe, bénéficie d’une pensée hors normes, d’une grande créativité et d’une capacité d’attachement considérable. Cependant son inconstance dans l’effort et les irrégularités dans ses capacités cognitives, psychomotrices et relationnelles font de lui un enfant souvent fragile, isolé et en souffrance qu’il convient d’accompagner pour valoriser son potentiel et minimiser ses handicaps.


HPI- Profil Laminaire

Cognition

L’enfant à HPI- Profil Laminaire (HPI-L) trouve habituellement du plaisir à apprendre ; cependant il ne s’agit pas pour lui d’une nécessité « vitale ». On sera surpris par son ouverture d’esprit et par sa capacité à répondre de façon appropriée à des stimulations diverses et variées…

Ouvert d’esprit, mais non pas curieux : contrairement à l’enfant à profil Complexe, l’enfant à profil Laminaire ne part pas en quête de connaissance avec une avidité fébrile, mais fait preuve pour autant d’une acceptation et d’un enthousiasme sereins quand l’information se présente à lui.

Cet enfant ne se sent pas fondamentalement différent des autres enfants de son âge. En effet, sa spécificité se révèle beaucoup plus fonctionnelle que structurelle. Il raisonne en général très tôt sur un mode analytique. C’est alors la qualité d’utilisation de ses capacités cognitives qui va le distinguer de ses pairs, et non pas son mode de pensée, comme l’enfant à HPI-C. Aussi sa rapidité d’esprit et son efficacité s’expriment-elles de façon proportionnelle à son degré d’entraînement dans le domaine travaillé.

L’enfant à HPI-L ne se montre ainsi pas particulièrement créatif et entreprenant, excepté dans les registres qu’il maîtrise et qui le motivent. Mu par une nécessité d’autoconservation, il lui faut un certain sentiment de sécurité pour être en mesure de s’exprimer pleinement dans une discipline. En revanche, une fois qu’il a acquis la certitude de sa compétence, il peut accepter le danger, et même le rechercher parfois, en vue de parfaire sa maîtrise du champ de son choix. Sa grande lucidité, additionnée à la prise de risque qu’il s’octroie, le rendent ainsi redoutable dans son domaine d’exercice.

L’enfant à HPI-L acquiert de bonne heure une capacité, voire un besoin de planification et d’anticipation. Pas de difficulté outre mesure, ainsi, dans l’application des règles éducatives. Cependant, l’impossibilité de prévoir et d’anticiper le place dans une angoisse qui l’inhibe jusqu’à ce qu’il ait pu élaborer une stratégie d’ajustement, contrairement à l’enfant à HPI-C qui réagit en jouant avec l’imprévu par contournement ou confrontation.

Le fonctionnement cognitif est à prédominance analytique. Le processus de pensée s’effectue ainsi sur un mode linéaire, avec un raisonnement principalement déductif et de bonnes capacités d’approfondissement. Néanmoins on note une moindre aptitude dans la pensée globale et la généralisation, et une tendance à « prendre pour argent comptant » le comportement et les mots prononcés par autrui.

Parcours scolaire, sport, musique, tous les domaines sont susceptibles de convenir à l’enfant à profil Laminaire dans son évolution. En effet, les acquisitions sont en général régulières, sans dyssynchronie cognitive, cognitivo-affective ou psychomotrice, de sorte que l’on observe généralement des résultats assez homogènes aux échelles de Wechsler.

Comportement

Tout d’abord, on observe un enfant à la personnalité « facile ». On ne sent pas en lui le sceau d’un esprit torturé. Il se présente par un abord assez simple, sans « fioritures », sans en faire trop pour attirer l’attention sur lui.

Que ce soit sur un plan vestimentaire, postural, comportemental ou relationnel, on peut parler d’un enfant qui sait en général être à sa place.

Lui aussi, pourtant, comme l’enfant à HPI-C, est doté d’une présence particulière. Mais on décrira davantage cette présence comme « une aura ». Il ne s’agit pas ici d’une manière d’être-au-monde qui fait presque systématiquement violence à autrui. Au contraire, l’enfant, comme l’adulte à profil Laminaire, fait généralement l’unanimité.

Il est par ailleurs pourvu d’une grande lucidité qui lui confère souvent un sens critique aiguisé. Ce mode de pensée lui est utile pour servir son besoin d’excellence propre à satisfaire sa construction personnelle. La préoccupation pour l’amélioration du monde vient ainsi en seconde position, après la nécessité de se construire en tant « qu’homme/femme de bien ».

Aussi, il se montre assez tôt exigeant quant aux enseignements, notamment scolaires, qui lui sont donnés.

Par ailleurs, sa sensibilité fine, sans être exacerbée, fait de lui un enfant suffisamment empathique pour comprendre ce que l’on attend de lui et ce qu’il peut attendre d’autrui. Il conçoit dès lors qu’un adulte puisse ne pas se trouver en mesure de tenir sa promesse. La parole donnée lui importe, comme tout un chacun, mais il sait se montrer flexible avec cette notion. En revanche il se fait une haute idée de la distinction du bien et du mal.

Le sentiment d’être différent ne constitue pas un problème pour l’enfant à HPI-L, car sa spécificité s’exprime le plus souvent sur le plan du « faire » et non de l’« être ». En outre, cette différence est en général toute à son avantage et le valorise.

Le parcours scolaire s’avère assez régulier et de très bon niveau, dès lors que l’enfant a trouvé ses repères et son équilibre dans l’environnement de l’école.

L’enfant à HPI-L perçoit le monde comme un trésor de ressources qu’il suffit d’explorer, et non pas comme une menace. Il ressent une certaine facilité à tirer les fils adéquats pour obtenir les informations nécessaires à sa progression. Son comportement tend ainsi ordinairement vers la construction d’une évolution cohérente avec ses capacités et ses désirs.

Bien que confiant dans lui-même, il peut vivre une forte anxiété quand il est susceptible de ne pas être le premier ou de ne pas répondre aux attentes d’autrui, particulièrement d’un adulte. Cependant, dès lors qu’il trouve l’attitude correcte et surtout généralisable et reproductible à adopter pour satisfaire à ses exigences envers lui-même, le degré d’anxiété s’affaiblit considérablement.

En résumé, l’enfant à Haut Potentiel Intellectuel, profil Laminaire, bénéficie de capacités cognitives, psychomotrices et relationnelles de bon niveau et –le plus important– en adéquation avec son environnement. Il n’éprouve ainsi pas la nécessité de défendre ou d’imposer sa place au sein du monde, puisqu’il sent cette place déjà acquise. Si aucun traumatisme ne vient freiner son évolution, le parcours de vie de cet enfant se révèle en général constructif et adapté.

Conclusion

Parmi les enfants à HPI, la majorité de ceux que nous rencontrons pour un accompagnement présentent un Profil Complexe. Les enfants à HPI-L, quant à eux, n’ont pas vraiment besoin de nos services, excepté dans le cas du passage d’un moment critique, ou dans une optique de coaching pour le développement de potentiel.

Cependant, ce profil, par l’attitude et la gestion mentale qui le sous-tendent, implique beaucoup moins d’angoisse et de souffrance que le Profil Complexe.

C’est la raison pour laquelle, par la connaissance des processus en jeu dans le Profil Laminaire, nous pouvons nous atteler à aider les enfants à HPI-C à migrer vers le HPI-L, en les accompagnant dans la capitalisation et la sédimentation de leur potentiel.

Nombre d’adultes à HPI-C que nous connaissons ont pu se rapprocher du Profil Laminaire en travaillant sur eux-mêmes, et trouver ainsi un équilibre et une sérénité dans leur vie.

Bien sûr, le fond reste présent, la pensée toujours aussi bouillonnante et les relations aux autres toujours insolites. Mais nous sommes en mesure de les guider pour qu’ils apprennent prioritairement à se protéger d’eux-mêmes et de leur tendance à l’auto-sabordage.

Cette guidance peut s’opérer sous différents angles : cognitif, psycho-comportemental, médical… Cependant elle nécessitera avant tout l’apprentissage de la constance et de la quête de sens et d’objectivité, socles indispensables à la construction identitaire.

profil complexe = surdoué idéaliste, créateur de concepts, urluberlu, esprit de finesse

profil laminaire = surdoué "banal", adapté, bon à l'école, esprit de gémométrie


http://www.philolog.fr/esprit-de-geometrie-esprit-de-finesse-pascal/
esprit de finesse:

Pascal a écrit:«   Différence entre l’esprit de géométrie et l’esprit de finesse. – En l’un, les principes sont palpables, mais éloignés de l’usage commun ; de sorte qu’on a peine à tourner la tête de ce côté-là, manque d’habitude : mais, pour peu qu’on l’y tourne, on voit les principes à plein; et il faudrait avoir tout à fait l’esprit faux pour mal raisonner sur des principes si gros qu’il est presque impossible qu’ils échappent.

 Mais, dans l’esprit de finesse, les principes sont dans l’usage commun et devant les yeux de tout le monde. On n’a que faire de tourner la tête, ni de se faire violence; il n’est question que d’avoir bonne vue, mais il faut l’avoir bonne; car les principes sont si déliés et en si grand nombre, qu’il est presque impossible qu’il n’en échappe. Or, l’omission d’un principe mène à l’erreur; ainsi, il faut avoir la vue bien nette pour voir tous les principes, et ensuite l’esprit juste pour ne pas raisonner faussement sur des principes connus.

   

  Tous les géomètres seraient donc fins s’ils avaient la vue bonne, car ils ne raisonnent pas faux sur les principes qu’ils connaissent; et les esprits fins seraient géomètres s’ils pouvaient plier leur vue vers les principes inaccoutumés de géométrie.

  Ce qui fait donc que de certains esprits fins ne sont pas géomètres, c’est qu’ils ne peuvent du tout se tourner vers les principes de géométrie; mais ce qui fait que des géomètres ne sont pas fins, c’est qu’ils ne voient pas ce qui est devant eux, et qu’étant accoutumés aux principes nets et grossiers de géométrie, et à ne raisonner qu’après avoir bien vu et manié leurs principes, ils se perdent dans les choses de finesse, où les principes ne se laissent pas ainsi manier. On les voit à peine, on les sent plutôt qu’on ne les voit; on a des peines infinies à les faire sentir à ceux qui ne les sentent pas d’eux-mêmes : ce sont choses tellement délicates et si nombreuses, qu’il faut un sens bien délicat et bien net pour les sentir, et juger droit et juste selon ce sentiment, sans pouvoir le plus souvent les démontrer par ordre comme en géométrie, parce qu’on n’en possède pas ainsi les principes, et que, ce serait une chose infinie de l’entreprendre. Il faut tout d’un coup voir la chose d’un seul regard, et non pas par progrès de raisonnement, au moins jusqu’à un certain degré. Et ainsi il est rare que les géomètres soient fins et que les fins soient géomètres, à cause que les géomètres veulent traiter géométriquement ces choses fines, et se rendent ridicules, voulant commencer par les définitions et ensuite par les principes, ce qui n’est pas la manière d’agir en cette sorte de raisonnement. Ce n’est pas que l’esprit ne le fasse; mais il le fait tacitement, naturellement et sans art, car l’expression en passe tous les hommes, et le sentiment n’en appartient qu’à peu d’hommes.

  Et les esprits fins, au contraire, ayant ainsi accoutumé à juger d’une seule vue, sont si étonnés, - quand on leur présente des propositions où ils ne comprennent rien, et où pour entrer il faut passer par des définitions et des principes si stériles, qu’ils n’ont point accoutumé de voir ainsi en détail, – qu’ils s’en rebutent et s’en dégoûtent.   .

Mais les esprits faux ne sont jamais ni fins ni géomètres.

Les géomètres qui ne sont que géomètres ont donc l’esprit droit, mais pourvu qu’on leur explique bien toutes choses par définitions et principes; autrement ils sont faux et insupportables, car ils ne sont droits que sur les principes bien éclaircis.

Et les fins qui ne sont que fins ne peuvent avoir la patience de descendre jusque dans les premiers principes des choses spéculatives et d’imagination, qu’ils n’ont jamais vues dans le monde, et tout à fait hors d’usage ».
Ici, le profil qui correspondrait à l'esprit de finesse serait le profil complexe qui pense directement les concepts comme si ils existaient avec une très grande capacité d'imagination. Et l'autre laminaire, géomètre, penserait les concepts qu'on lui donne à penser (sans réelle conceptualisation), des concepts qui ont un usage pratique, courant: les chiffres, les formules mathématiques les volumes etc... L'un serait confronté à un monde qu'il ne conçoit pas, car il ne conçoit pas pour l'usage pratique, mais au contraire il pense pour le plaisir de penser (il pense les idées elles-mêmes). L'autre serait forcément plus adapté car son imagination ne serait pas tant ce qui fait sa réussite que sa capacité à utiliser les concepts qu'on lui propose, il aurait un usage pratique de sa pensée.

La plupart des gens n'ont pas l'esprit de finesse. Les "esprits fins" n'utilisent pas "bêtement" les idées qu'on leur donne. Ils vérifient tout, pensent au-delà des mots, sont intuitifs, ne voient pas l'intérêt de l'enseignement habituellement dispensé (mais pas parce qu'ils comprennent tout de ce qu'on leur raconte (ils pensent différemment, et on certes des facilités pour raisonner, mais c'est inutile à l'école de réfléchir, hélas...). Les surdoués laminaires/géomètres eux ont tous les moyens de "se balader" en cours et ont une façon de penser beaucoup plus conventionnelle.  

Ne pas penser comme l'énorme majorité implique qu'à un moment on se rend compte qu'on communique comme personne. Il ne s'agit pas d'autisme, il s'agit de grandes capacités de représentation mentale, d'imagination, et de raisonnement. (Disons que les géomètres brillent par leur capacité de raisonnement plus que par leur imagination/créativité.)  

Mon idée c'est que c'est pas le QI qui détermine si on a une façon de penser plus ou moins conventionnelle et donc ce n'est pas de la quantité d'intelligence que vient le problème mais de la façon de penser (idéaliste de ouf or not). C'est notre dose d'imagination et notre capacité à penser au-delà des mots (ou en-deçà comme on veut), la capacité à créer des nouvelles idées, le besoin de tout repenser soi-même... Je me doute que c'est pas neuf comme idée. C'est le sujet des bouquins sur les cerveaux gauches et droits (j'ai lu celui de Béatrice Millêtre). Ce que je dis c'est que cette idée s'est perdue dans la masse de mauvaises informations. On confond le mode de pensée et le surdon. Les surdoués n'ont pas un seul profil type. C'est pas la quantité d'intelligence qui fait que l'on va être adapté ou non. D'ailleurs, les très hauts QI ont une façon de penser plus conventionnelle sinon il ne ferait pas un si haut score à un test d'intelligence qui considère une forme d'intelligence "normale" (je sens que cette phrase va être citée et critiquée Smile).
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Imaginons que des années durant vous vous êtes senti à côté de la plaque, vous vous disiez que personne ne vous comprenait, vous vous pensiez tantôt intelligent, tantôt stupide... L'école ça vous barbait sévère (oui, on dirait un passage du bouquin de Béa sur les intuitifs... ^^)... Un jour vous avez découvert que vous étiez pas si bête (sans quoi vous ne seriez pas ici à me lire), et peut-être même que depuis que vous savez un peu mieux comment vous fonctionnez, vous êtes devenu des penseurs de ouf ! Dites-moi si l'idée vous parle et si le fait d'insister sur le fait qu'il ne s'agit pas d'une histoire de QI (à propos de ce sentiment d'être différent de beaucoup) mais plutôt d'une façon à part de penser, vous semble pertinent.
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Je suis ouvert aux idées/avis/critiques, même le flood est le bienvenu !

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Re: Tentative de clarification à propos du surdon

Message par Invité le Mar 14 Jan 2014 - 20:54

Même un avis pas développé... "oui" / "non" / " tongue " ?

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Re: Tentative de clarification à propos du surdon

Message par Pieyre le Mar 14 Jan 2014 - 21:26

Je suis plutôt laminaire mais assez idéaliste et très créateur de concepts. Alors, j'ai l'impression que ton schéma n'est pas tout à fait au point.

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Re: Tentative de clarification à propos du surdon

Message par Invité le Mar 14 Jan 2014 - 21:28

Merci pour ta réponse Smile

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Re: Tentative de clarification à propos du surdon

Message par Segva le Mar 14 Jan 2014 - 21:51

Je partage beaucoup ton opinion et peut-être même plus...  

Plus j'avance en la 'matière' moins je me sens à l'aise avec les catégories.
Finalement je crois plus que c'est un truc de probabilistiques personnelles: "Moi Mme Tronche je tends - généralement, souvent, parfois, toujours en situation 'y' - à agir du style - laminaire, ou complexe, ou cerveau droit, ou gauche ou  conservateur ou innovateur, ou con ou génial ou etc. -

C'est pour ça que j'ai énormément accroché sur ce livre:   http://www.amazon.fr/chacun-son-cerveau-Plasticit%C3%A9-inconscient/dp/2738115322

Un peu technique mais très révélateur!!

Merci pour ton partage Smile

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Re: Tentative de clarification à propos du surdon

Message par Invité le Mar 14 Jan 2014 - 22:00

Oui, c'est schématique, c'est sûr !

Tu veux bien développer ton avis, à l'occasion, quand tu en auras le temps ?

Merci pour ton passage et pour l'idée de lecture Smile

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Re: Tentative de clarification à propos du surdon

Message par Invité le Mar 14 Jan 2014 - 23:51

Je suis plutôt HPI-C, j'ai fais souffrir mes parents. Laughing 

J'ai déjà lu cet article l'autre jour et j'adhère à l'idée dans les grandes lignes (je prend mes distances car je ne suis pas psychologue ni autretrucologue Wink). Ce qui me fait adhérer à cette idée, c'est l’hypothèse suivante :

Imaginons qu'il n y a ni zèbre, ni HQI, rien de tout cela. Juste des individus à la base égaux. Qu'est ce qui fait que l'un va avoir de plus grandes capacités en maths, par exemple ? Rien du tout, il y a juste une multitude d'individu avec des capacités différentes et il est clairement admis qu'il y a des bons en maths et d'autres non.

Maintenant, si on remet la variable du HQI dans la démonstration. Qu'est ce qui va empêcher un individu a cognition "normale" d'avoir des capacités en maths équivalentes à celles d'un autre a cognition "différente" ? Rien du tout, il n y a pas de barrière invisible(le QI) qui arrête les compétences d'un individu à un endroit lambda selon son mode de cognition. Et j’admets qu'un individu à cognition "normale" peut être bon en tout, il a juste la chance d'avoir pleins de capacités.


Dernière édition par Tigrou le Mar 14 Jan 2014 - 23:55, édité 1 fois

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Re: Tentative de clarification à propos du surdon

Message par Invité le Mar 14 Jan 2014 - 23:54

Je ne te suis pas...  Embarassed 

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Re: Tentative de clarification à propos du surdon

Message par Invité le Mer 15 Jan 2014 - 0:32

Spoiler:
Santin Mirror a écrit:même le flood est le bienvenu !

En es-tu vraiment sûr ?
Parce que je me connais... je risque de faire un peu la chipie... Désolée, mais je n'ai pas pu m'en empêcher...

Merci pour ce fil, je vais le suivre avec intérêt.

 Bisous 

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Re: Tentative de clarification à propos du surdon

Message par Invité le Mer 15 Jan 2014 - 1:03

En fait j'ai un peu trop survolé l'article et ton post de départ et je me rend compte que je suis pas d'accord. Ce que je soutiens c'est qu'il ne faut pas nécessairement une façon à part de penser pour avoir des capacités hors normes.

Cet enfant ne se sent pas fondamentalement différent des autres enfants de son âge. En effet, sa spécificité se révèle beaucoup plus fonctionnelle que structurelle. Il raisonne en général très tôt sur un mode analytique. C’est alors la qualité d’utilisation de ses capacités cognitives qui va le distinguer de ses pairs, et non pas son mode de pensée, comme l’enfant à HPI-C. Aussi sa rapidité d’esprit et son efficacité s’expriment-elles de façon proportionnelle à son degré d’entraînement dans le domaine travaillé.

Je me réfère plutôt à ça dans mon raisonnement. Ce qui, je trouve, correspond à un fonctionnement plutôt normal.

Bref, pour moi il y a quantité d'intelligence et mode de fonctionnement. Qui sont 2 variables qui déterminent la douance mais qui ne sont pas mutuellement nécessaires pour être surdoué.

Je me considère néanmoins à la base comme quelqu'un au fonctionnement différent, pas comme quelqu'un d'intelligent(dans le sens qui dispose de grandes capacités cognitives). Je pense l'être devenu, dans certains domaines, par mon mode de fonctionnement.

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Re: Tentative de clarification à propos du surdon

Message par Invité le Mer 15 Jan 2014 - 2:07

Merci Fabuliotte Smile participe au feeling et de maniere aussi artistique que tu le souhaites. Wink

@Tigrou: ok, je comprends ce que tu veux dire. Smile
Note cependant que je n'ai pas dit qu'il existait un profil en particulier qui correspond au fonctionnement du surdoue. Idea

Tigrou a écrit: Ce que je soutiens c'est qu'il ne faut pas nécessairement une façon à part de penser pour avoir des capacités hors normes.
C'est aussi ce que je dis Smile Je crois que les geometres sont legion et qu'il existe des surdoues geometres.

En revanche, je pense qu'il faut des capacites hors-norme pour etre surdoue. Voir la premiere phrase du sujet (le copier/coller c'est pas fastoche sur telephone portable Smile ).

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Re: Tentative de clarification à propos du surdon

Message par sylveno le Mer 15 Jan 2014 - 4:41

nième topic sur le fait que hqi n'est pas identique à surdoué.

Ce genre de réaffirmation est nécessaire. Tant qu'elle sera nécessaire c'est que le message n'est pas passé. Tant que le message n'est pas passé, il faudra le répéter encore et encore. Pas plus tard qu'il y a quelques heures, j'étais encore en train de l'écrire sur un autre fil. C'est lassant. Personne ne se renseigne donc jamais ? (sauf Santin apparemment, donc merci Santin)

Tigrou, il y a des différences physiologiques visibles par imagerie. Très bonne synthèse déjà donnée aileurs.


Dernière édition par sylveno le Mer 15 Jan 2014 - 11:53, édité 1 fois

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Re: Tentative de clarification à propos du surdon

Message par Invité le Mer 15 Jan 2014 - 7:09

sylveno a écrit: nième topic sur le fait que hqi n'est pas identique à surdoué.
M'as-tu lu ?

Crois tu que j'aurais cree un sujet si ce que je voulais dire tenait en une phrase ? O_o

Si tu as lu en diagonale (ce que je fais souvent aussi), je comprends quelles phrases ont pu te faire mal comprendre: l'avant-derniere par exemple. Smile

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Re: Tentative de clarification à propos du surdon

Message par Ise le Mer 15 Jan 2014 - 9:51

J'ai lu un document sur les complexes/laminaires il y a près de 2 ans. Dans l'article était bien spécifié que l'on était "à tendance" l'un ou l'autre. Je me suis plus reconnue dans le complexe et mon fils dans le laminaire. Mais je me reconnais aussi en partie dans l'autre et mon fils aussi. Depuis nous avons vécu, et évolué, et agi selon l'une des deux tendances dans certaines situations, selon l'autre tendance dans d'autres situations. Pour moi ile est évident que rien n'est figé. C'est bien de faire des cases pour comprendre les différences, mais je ne vais pas couper un bout de talon pour enfiler mon pied dans la chaussure de vair

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Re: Tentative de clarification à propos du surdon

Message par Odime le Mer 15 Jan 2014 - 10:14

Un peu de flood binaire  jocolor :
Un pur laminaire serait comme un robotisé; un pur complexe serait plutôt comme "autiste".

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Re: Tentative de clarification à propos du surdon

Message par Harpo le Mer 15 Jan 2014 - 10:21

J'aime bien ce flood binaire, Odime, un peu comme deux potentiels inversés régulés par l'émotion. Le premier la réprimerait totalement, le second en serait submergé.

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Re: Tentative de clarification à propos du surdon

Message par Invité le Mer 15 Jan 2014 - 10:40

Harpo a écrit:J'aime bien ce flood binaire, Odime, un peu comme deux potentiels inversés régulés par l'émotion. Le premier la réprimerait totalement, le second en serait submergé.

Moi aussi, j'aime bien... surtout lorsque l'on sait qu'après avoir bien réprimé, il se produit toujours un moment où l'on se laisse submerger ! Si tant est que je sois HPI... je me sens largement laminaire.

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Re: Tentative de clarification à propos du surdon

Message par sylveno le Mer 15 Jan 2014 - 11:51

meuh non Santin, le "nième" était pas péjoratif. Je dis bravo, il faut des sujet qui redisent sans arrêt que c'est pas le qi qui fait.



oui, bien sûr, évidemment que j'ai lu en rapide. Dès que ça dépasse quelques lignes, c'est trop long.
(Pour ça d'ailleurs que je réponds jamais à Aethos par exemple dont pourtant j'apprécie très fortement les écrits.  Very Happy )

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Re: Tentative de clarification à propos du surdon

Message par Invité le Mer 15 Jan 2014 - 13:29

J'ai pas mal pris ton message Smile Je ne suis pas d'accord avec le resume que tu fais. Idea

Ne lis pas mon message, cela me va Smile

Le truc c'est que je n'ai pas dit qu'il y avait UN profil de surdoue. Et selon ma premiere phrase (parce qu'il m'arrive me lire ^^), les plus performants sont surdoues de fait.

Que je crois que le QI est un instrument barbare n'a rien a voir ! Avec un autre instrument tout aussi barbare cree a partir d'un autre dogme sur l'intelligence, on detecterait d'autres surdoues. Je ne doute pas qu'avec le test de QI on detecte des surdoues.

Je comprends bien que la fin de ton message est ironique. C'est amusant de ne pas lire et d'expliquer a l'auteur du message ce qu'il a ecrit : L O L.

C'est pas le QI qui fait, cela ne veut rien dire ! C'est sur c'est pas le constat de l'exces de vitesse qui fait l'exces de vitesse. Je ne te comprends pas du tout.

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Re: Tentative de clarification à propos du surdon

Message par sylveno le Mer 15 Jan 2014 - 18:34

Un surdoué, c'est quelqu'un qui pense de manière plus complexe avec plus de moyens (plus de capacités cérébrales) et donc qui manie des idées en dehors de ce qui est envisageable pour quelqu'un de moins performant.
En intro, tu ne parle pas de qi mais de complexité.

profil complexe = surdoué idéaliste, créateur de concepts, urluberlu, esprit de finesse

profil laminaire = surdoué "banal", adapté, bon à l'école, esprit de gémométrie
J'avais déjà entendu parlé de ça mais pas creusé plus avant. C'est important de souligner cette possible typologie. Je ne l'ai pas pris comme centre du sujet à tord je le reconnais puisque c'est le centre de ton info.

esprit de finesse
je ne connaissais pas. Très bien vu

Mon idée c'est que c'est pas le QI qui détermine si on a une façon de penser plus ou moins conventionnelle et donc ce n'est pas de la quantité d'intelligence que vient le problème mais de la façon de penser (idéaliste de ouf or not). C'est notre dose d'imagination et notre capacité à penser au-delà des mots (ou en-deçà comme on veut), la capacité à créer des nouvelles idées, le besoin de tout repenser soi-même...
Ça me semblait la conclusion dans laquelle tu constate que hqi et surdons sont deux choses différentes. J'ai sauté directement là dans mon premier commentaire. Le reste étant l'info nouvelle, je n'ai pas voulu le commenter surtout que je voulais simplement approuver ta démarche informative.


(en fait tu sais je lis plus que ce que je prétends. Le problème c'est que je vais souvent trop vite dans mes commentaires. Arborescence oblige héhéhé)


Dernière édition par sylveno le Mer 15 Jan 2014 - 18:59, édité 1 fois

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Re: Tentative de clarification à propos du surdon

Message par EmiM le Mer 15 Jan 2014 - 18:51

Salut Santin, moi j'approuve, je comprends ce que tu dis et j'entre dans la catégorie dont tu parles, je suis quelqu'un qui pense différemment, je vois au delà de ce que les autres voient, je suis une idéaliste de ouf ! et souvent je suis en décalée avec le monde qui ne voit pas le 5ième de ce que je vois.
et je ne comprends pas les hqi (profil laminaire), que je ne trouve pas très intelligent généralement d'ailleurs. Mais ça s'est subjectif.
Emilie


Dernière édition par EmiM le Jeu 16 Jan 2014 - 11:35, édité 1 fois

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Re: Tentative de clarification à propos du surdon

Message par Pieyre le Mer 15 Jan 2014 - 19:01

Surdon signifie proprement : don supérieur. Qui dit supérieur dit évaluation en fonction de critères. Le QI en est un.

Il me paraît que le QI est très partiellement indicateur de tout ce qu'on peut légitimement appeler surdon. C'est donc qu'il faut multiplier les critères, les normaliser et les évaluer pour obtenir une représentation plus complète.

Ainsi des distinctions comme celles de laminaire et de complexe sont susceptibles elles aussi d'être analysées comme un ensemble de tels critères. Cette distinction est d'ailleurs sans doute variable selon l'évolution des individus.

Par ailleurs il y a souvent une incompréhension de ce mot de supérieur : supérieur en un critère sur des centaines, cela ne signifie évidemment pas supérieur en tout, ni supérieur globalement, en tant que personne. C'est juste dire que le critère a été normalisé, comme l'est le QI, comme l'est pour le physique la taille, le poids, la couleur des cheveux, etc.

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Re: Tentative de clarification à propos du surdon

Message par Invité le Mer 15 Jan 2014 - 19:27

sylveno a écrit:(en fait tu sais je lis plus que ce que je prétends. Le problème c'est que je vais souvent trop vite dans mes commentaires. Arborescence oblige héhéhé)
Tu fais bien de le dire parce que j'avoue que j'étais un peu désespéré  affraid

Me disant que les gens ne lisaient pas, plus qu'ils ne voyaient pas de quoi je parle, et cela en règle générale, je me passais la corde au cou en disant à Luc de me supprimer (je demande des autobans, en moyenne, 3 fois par mois et ensuite je demande de les annuler lol. Je le désepère, Luc  bounce ). Il m'a gentiment demandé d'attendre 48h pour que j'ai le temps de changer d'avis. Je peux pas trop lui donné tort puisque je poste à nouveau. ^^

@EmiM: merci, je me disais bien que cela devait exister des gens idéalistes de ouf !

@Pieyre: je te plussoie.
Par ailleurs il y a souvent une incompréhension de ce mot de supérieur : supérieur en un critère sur des centaines, cela ne signifie évidemment pas supérieur en tout, ni supérieur globalement, en tant que personne. C'est juste dire que le critère a été normalisé, comme l'est le QI, comme l'est pour le physique la taille, le poids, la couleur des cheveux, etc.
Les surdoués, qui ne se trouvent pas plus intelligents de manière générale par rapport à la plupart des gens, une fois qu'ils fonctionnent en connaissant mieux leur façon de bien fonctionner, je me demande combien il y en a en proportion. Question

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Re: Tentative de clarification à propos du surdon

Message par Pieyre le Mer 15 Jan 2014 - 19:34

Tout dépend de ce qu'on appelle « intelligent de manière générale ». Si c'est l'intelligence nécessaire pour trouver un emploi satisfaisant ou un conjoint qui nous comprend, je pense que beaucoup se trouveront pire que la moyenne.

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Re: Tentative de clarification à propos du surdon

Message par EmiM le Mer 15 Jan 2014 - 19:37

Je me demande si Pyere réagit en fonction du cadre que Santin a déterminé dans son post ?
je comprends pas

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Re: Tentative de clarification à propos du surdon

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