Syndrome du sauveur, ou dit du Saint-Bernard.

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Syndrome du sauveur, ou dit du Saint-Bernard.

Message par Unknown. le Lun 6 Jan 2014 - 18:02



« Nouer des relations pour de mauvaises raisons, perdre son identité en jouant les saint-bernard, ne plus pouvoir se libérer d'un rôle trop lourd à porter, il se pourrait que nos meilleures intentions mettent en péril nos histoires affectives.»

Avez-vous également l'impression de toujours choisir les personnes qui vont mal, qui ont des problèmes ? Ressentez-vous le devoir ou le besoin de leur venir en aide ?

& vous ?


Dernière édition par Unknown. le Sam 6 Sep 2014 - 12:53, édité 1 fois

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Re: Syndrome du sauveur, ou dit du Saint-Bernard.

Message par sandymaly le Lun 6 Jan 2014 - 18:59

ah le syndrome du st bernard....venir en aide, protéger, défendre....chercher à comprendre, vouloir montrer, soigner et ne pas blesser....

et s'oublier en cours de route......

résolution de l'année...comme c'est limite du domaine du reflexe, quitte à être un saint bernard....je vais commencer par me saint berner moi-même avant de vouloir sauver les autres Smile
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Re: Syndrome du sauveur, ou dit du Saint-Bernard.

Message par Unknown. le Lun 6 Jan 2014 - 19:04

Je trouve cette résolution plutôt intéressante, je vais tenter, je dis bien tenter de faire de même  ! Facile à dire je crois ... Malheureusement je pense que ça nous tiens plus au corps et à l'esprit qu'on ne le pense. Réparer une blessure archaïque, combler un manque narcissique et affectif pendant l'enfance ... c'est bien trop ancré en nous pour ôter sur simple décision cette fâcheuse manie de vouloir aider les autres ... Il faut du temps, & de la patience, c'est certain Wink

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Re: Syndrome du sauveur, ou dit du Saint-Bernard.

Message par itiz le Lun 6 Jan 2014 - 19:22

Chamalo a écrit:Avez-vous également l'impression de toujours choisir les personnes qui vont mal, qui ont des problèmes ? Ressentez-vous le devoir ou le besoin de leur venir en aide ?

Sujet qui me parle, il m'a fallu du temps, c'est sûr, et beaucoup d'introspection pour ne plus tomber dans ce travers! Bon, j'en ai fait mon métier, ça aide à faire la part des choses!
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Re: Syndrome du sauveur, ou dit du Saint-Bernard.

Message par sandymaly le Lun 6 Jan 2014 - 19:32

ah non mais je veux pas perdre cette manie, je la trouve "belle"....juste trouver l'équilibre entre moi et les autres....Smile

juste cesser de penser aux autres h24....et penser un peu à moi....

bon, en ce moment, j'ai l'impression du coup de ne penser que sur moi....c'est assez bizarre Laughing (ce qui ne m'empeche pas de réagir en saint bernard si l'occasion se profile....mais a peu de chose près la reflexion s'arrête quand je quitte la personne, ça ne m'obsède plus continuellement....)
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Re: Syndrome du sauveur, ou dit du Saint-Bernard.

Message par Arizona782 le Lun 6 Jan 2014 - 20:36

Chamalo, en te lisant, j'ai exactement pensé à Wilson (tu sais le pote au génialo dingo Dr House).

Wilson ne peut tenir une relation amoureuse dans le long terme car il aime bricoler et réparer les femmes, et qu'une fois fini, il se lasse.
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Re: Syndrome du sauveur, ou dit du Saint-Bernard.

Message par Ainaelin le Lun 6 Jan 2014 - 22:13

C'est marrant. Je sors d'une sieste où j'ai fait un rêve. Un de ces rêves qu'on fait quand on est à moitié assoupi, à moitié conscient mais pas tout à fait, et où l'esprit vagabonde. Pas tout à fait un rêve non plus, donc. Bref.
Dans ce rêve, je faisais du sport en salle et rencontrais une femme. Nous sortions ensemble. Mais j'allais mal et elle voulait m'aider. Et je voyais la relation évoluer vers le fameux syndrôme du sauveur, voire du triangle de Karpman (http://fr.wikipedia.org/wiki/Triangle_dramatique ou www.zebrascrossing.net/t5830-triangle-victime-sauveur-bourreau-et-perversion-narcissique). A partir de cette réalisation, je décidais de rompre la relation. Mais elle ne voulait pas, et je cédais. Je me suis définitivement réveillé vers ce moment-là.
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Re: Syndrome du sauveur, ou dit du Saint-Bernard.

Message par Unknown. le Mar 7 Jan 2014 - 18:40

...


Dernière édition par Unknown. le Sam 6 Sep 2014 - 12:54, édité 1 fois

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Re: Syndrome du sauveur, ou dit du Saint-Bernard.

Message par Invité le Mar 7 Jan 2014 - 20:17

Tout est imbriqué.


C'est comme le poisson.
On lui enlève les arêtes pour le manger. Wink



Les BA et tout, c'est que c'est en vous. Mais trier avant de passer à l'action. Et doser ce que vous mettez. A la fois pour votre protection, mais aussi pour protéger les autres.
Refuser aussi tout ce qui ne sent pas bon, ou que tu as appris avec l'expérience à déceler malgré les apparences. ^^

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Re: Syndrome du sauveur, ou dit du Saint-Bernard.

Message par Aethos le Mer 8 Jan 2014 - 9:31

Sauver... ou donner la chance à une personne de mourir autrement... voilà formellement la seule chose que je puisse faire... et c'est vérifié.. Le dernier que j'ai sauvé d'une noyade dans le port de ma ville mourrait 3 mois plus tard d'un accident cardio-vasculaire  Shocked Ma réaction? Le CON... il aurait quand même pu tenir un poil plus là...  Very Happy 

Ne vous leurrez pas...il n'y a rien d’héroïque à donner une chance à une personne de mourir autrement... simplement un constat et l'agencement d'acte en vue d'une finalité qui est précisément la même que le jour de la naissance... donner une chance à l'autre de comprendre de son vivant qu'il est déjà parti... rien de triste, rien de mal, juste une simple évidence... et cela m'est arrivé plusieurs fois...

Quand à sauver et réparer les gens, le principe est le même, simplement faire ce que j'aimerais que l'on me fasse le jour ou je me noie. JE ne PEUX PAS faire autrement... cela ne m'a jamais mis en danger, pas plus que je ne me suis sacrifié en quoi que ce soit en faisant cela... Puisque je suis encore là... point barre...

Aider, apporter son aide... que la personne hurle à l'aide ou non,. la simple constatation d'états de fait provoque chez moi des réactions automatique de survie, pour l'autre, pour moi. C'est tout.... rien de plus, rien de moins... Et je ne pose pas la question de savoir si c'est bien ou mal ...j'agis automatiquement...et souvent par anticipation. Lors de la pseudo noyade, j'étais debout à coté de ma chaise une minute avant que le mec ne tombe à l'eau... la sentais venir gros comme une patate...
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Re: Syndrome du sauveur, ou dit du Saint-Bernard.

Message par Basilice le Mer 8 Jan 2014 - 10:45

Coucou Chamae,

J'ai mis un temps fou à me reconnaître dans le portrait du toutou à tonneau et pourtant...
...Yé souis bien atteinte du fichu syndrome du sauveur.  Rolling Eyes 
C'est suite à une relation amoureuse vraiment difficile que je me suis décidée à [u]m'engager[/u] (réellement et durablement) dans une thérapie.
Cela m'a aidé (et m'aide encore) à trier le bon grain de l'ivraie.
J'ai souligné "m'engager" parce que chez moi, le syndrome du toutou à tonneau est lié à des difficultés d'engagement.
C'est confortable pour moi de fonctionner "à la mission" :
- c'est le cas dans mon boulot ;
- ça a été le cas dans mes relations amoureuses (malheureusement^^) ;
- mais aussi dans mes amitiés (pas toutes, heureusement).
(Et bien sûr, l'histoire de la Saint-Bernard attitude commence en famille...)
Si j'ai autant de mal à m'engager durablement vis-à-vis des autres, c'est parce que j'ai du mal à m'engager durablement vis-à-vis de moi.
Je suis dans une problématique d'oubli de soi : je m'oublie quand je suis avec l'autre, je me focalise sur l'autre et je disparais.
Evidemment, ça ne peut pas durer et un jour je reprends du champ, de la distance, de l'assurance, de l'air (le fameux naturel qui revient au galop)... L'autre ne supporte pas (la relation est biaisée dès le départ puisque je ne suis pas tout à fait moi-même) et c'est la rupture (bien souvent).
J'ai aussi rencontré des hommes avec qui ça aurait pu marcher (et qui avaient eux-mêmes un petit coup de saint-Bernard dans l'aile  clown ).
Eh bien je me suis débrouillée pour saboter la relation (vu qu'à ceux-là, je n'avais rien à reprocher  Razz ) et me retrouver dans la peau du persécuteur - pas trop méchant, mais bon, celui qui largue les amarres quand même, quoi.
Bref, comprendre pourquoi je m'acharne à m'oublier comme ça (What a Face), m'a aidé (m'aide encore) à nouer et nourrir mes relations autrement.
Mes pistes de "travail" pour soigner le syndrome du toutou à tonneau :
- l'oubli de soi (sentiment d'abandon, estime et confiance, légitimité à être, etc.) ;
- l'auto-sabotage (travail sur la culpabilité et la responsabilité - laquelle est à moi, laquelle est à l'autre) ;
- la difficulté à choisir (contrôle et anticipation excessifs...) ;
- la difficulté à s'engager (s'engage trop vite, trop, pas assez, mal) ;
- la difficulté à poser une juste distance avec les autres - famille compris... (item étroitement lié avec le précédent, pour moi) ;
- la difficulté à accepter le soutien (sait donner, pas recevoir - donner et recevoir quoi, comment, de qui ?, etc.) ;
- la difficulté à accepter la réalité telle qu'elle est, et les autres tels qu'ils sont (valable pour moi-même, au passage^^) ;
- la difficulté à accueillir les émotions - positives et négatives - et à les exprimer ;
- la méga résistance au changement (chez moi c'est du lourd, je suis un âne^^).
En résumé : prendre le temps de trier, de me comprendre, de regarder de près ce que je suis, ça a déjà été un bon pas vers l'apaisement.
Et réparer la relation à moi-même dans le lien thérapeutique est essentiel ; certain(e)s ont sans doute moins besoin d'être accompagnés ou moins longtemps.
J'ajoute : j'ai entrepris un travail thérapeutique et une réflexion à ce sujet parce que je souffrais du fameux syndrome. C'est la souffrance qui m'a amenée à poser mon nez là-dessus ; je connais d'autres personnes, qui m'ont tout l'air d'être des toutous à tonneau, mais qui n'en souffrent pas... Ou pas suffisamment !
Si tu en souffres, je pense que ça vaut le coup de creuser.
Voilà pour mon partage d'expérience. Smile
Bonne réflexion et bon courage à toi !

Edit : dans mon cas, certains traumas lourds expliquent beaucoup de choses ; c'est important de regarder dans le passé et la construction parfois, pour bien comprendre ce qui se passe.
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Re: Syndrome du sauveur, ou dit du Saint-Bernard.

Message par Darth Lord Tiger Kalthu le Mer 8 Jan 2014 - 11:05

J'ai eu ce problème, jusqu'au jour où j'ai décidé d'être mon Saint Bernard à moi d'abord Wink

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Re: Syndrome du sauveur, ou dit du Saint-Bernard.

Message par Aethos le Mer 8 Jan 2014 - 12:03

@Basilice...
Assez magnifique ta formulation et très justifiée en fonction de ton vécu semble-t-il, très bien posé lui aussi...

De MON côté  Arrow 
(postulat de base: vous ne trouverez ici aucun jugement de valeur ou critique de qui que ce soit ou quoi que ce soit... juste MON témoignage, et MON opinion. Si des mots ou assertions vous blesse j'en suis désolé c'était à mille lieues de mon idée initiale, mais je ne juge pas, je constate des faits empiriquement observés dans MA vie et sur la base de MON vécu)

1. l'oubli de soi: le fait de penser à l'autre et de faire preuve de métempathie avec cette faculté de voir l'objet de la discussion par ses yeux à lui, sans prétention est précisément la "clef" de la délivrance et du retour à soi... car c'est TOI qui te mets à la place DE... et cela implique effectivement d’être capable de SE mettre à SA propre place et de voir le monde par ses PROPRES yeux... Je ne dis pas que c'est inné, loin s'en faut, je dis cependant que rien ne mène à l'oubli dans le regarde l'autre... et je ne m'oublie jamais en pensant à l'autre et je pense précisément à moi en pensant à lui ;-)

Il faut faire attention à ne pas se "laisser dévorer" par le contexte émotionnel, mais ceci étant acquis, l'autre ne peut rien contre nous, pas plus que nous ,même d'ailleurs et il n'y a aucun danger à "aider, soutenir, parler, véhiculer de la douceur"... juste mettre ne place un espace, un lieu dans lequel l'autre puisse se sentir bien...et lorsque l'autre se sent bien, je me sens bien... je peux me sentir bien sans l'autre, juste que c'est mieux à deux quand les deux se sentent bien...ceci est MA responsabilité... pas de culpabilité ou de faute...non, juste responsable de ce troisième espace que nous créons en permanence lors des rencontres...

2. l'autosabotage: il n'y a aucun rapport autre que CULTUREL entre la responsabilité et la culpabilité. Le latin Culpa renvoie malheureusement et par abus de langage à la notion de culpabilité, celle de faute. Or la faute est par définition "inévitable"... or ce qui est inévitable ne peut être plus grave que ceci... inévitable... et je ne prétends jamais pouvoir éviter l'inévitable. Un erreur, une faute est toujours commise en fonction d'une comparaison à.... or cette comparaison, quelque soit la culture dans laquelle on évolue renvoie toujours à une notion de perfection, puisque celui ou celle qui ne commettrai plus d'erreur serait parfait... désolé...je n'ai croisé, de mon vivant, personne ou rien qui ne soit parfait... rien... au sens d'absolu, de permanence et de constance... donc ben voilà, tout est parfait précisément parce que tout devient...

La culpabilité est en fait quasiment exclusive de toute forme de responsabilité, car la culpabilité est exclusive de la compréhension et de l'empathie, tout comme la douleur en tant que telle. C'est seulement lorsque l'on s'y intéresse et qu'on la questionne (il n'y a JAMAIS de mauvaise question) que l'on quitte le "J'AI MAL"...pour arriver sur "JE RESSENS UNE DOULEUR QUI ME RENSEIGNE SUR UN ÉTAT TEMPORAIRE ET TRANSITOIRE des choses"...

Notre culture judéo-chrétienne ( et plus largement dans les religions ou culture d'obédience monothéiste) nous enferme dans la culpabilité en faisant un amalgame terrible avec la responsabilité... or ne pas arriver à être responsable ce n'est pas être irresponsable... l'erreur ne vient pas de l'imperfection, mais de la prétention à la perfection, ce qui, excusez-moi du peu, est parfaitement inutile et une perte de temps magistrale... rien ne deviendra jamais parfait au sens commun du terme. Point barre... je me galvanise précisément de tous les défauts de gens et des miens, innombrables, car ils font parfaitement offices de qualité de mon vivant ;-)

3. difficulté à faire des choix... oui, alors ça, c'est évident qu'avec la multiplication des possibles et l'ouverture des champs, y en a bcp qui ont de sacrés problèmes avec cela... Quelles que soient tes connaissances et tes acquis, tu ne SERAS JAMAIS en mesure de prévoir l'avenir dans toutes les conséquences induites par le choix... JAMAIS. Humilité première qui veut qu'effectivement le choix trouve tout son sens précisément dans l'incertitude... et la gestion du risque n'est absolument pas la disparition du risque... de l'erreur, du dommage collatéral, de l'imprévu...

Le monde planifié dans lequel nous vivons nous fait croire que l'on gère... foutaise... on ne gère rien d'autre que SOI... et c'est la seule chose sur laquelle il faut prétendre avoir un quelconque pouvoir car il est effectif... Le reste... ben les choses se produisent et je réagis aussi bien sans anticiper tout ce qui pourrait se produire.

Le choix...celui qui nous délivre de la culpabilité elle-même précisément par ce qu'il fut fait... et personne d'autre n'est responsable de NOS choix... il es trop facile de s'en remettre au truchement d'autrui pour le laisser prendre des soi-disant décisions à notre place. Voilà notre seule responsabilité... le choix! Et elle bonne... car alors dans tous les imprévus, on se découvre souvent des capacités insoupçonnées à gérer, créer, transformer, imaginer, améliorer...

4. la difficulté à s'engager... horreur... un mot relevant du choix? Mon dieu... ;-) L'engagement dans le libre arbitre a ceci de merveilleux précisément qu'il ne relève en rien de l'habitude et de la gestion... il nous confronte à la seule constante de ce monde...le changement, toujours imprévu et imprévisible dans son ensemble de toute chose et en particulier de l'autre. De nous aussi tient d'ailleurs...

L'engagement n'est pas une perte de liberté...il est l'expression de la liberté elle-même... pour autant qu'il soit conscient et oui la recherche de sécurité affective et du bon papa et de la bonne maman à mené bien des gens au point d'ignorance telle qu'il n'y avait précisément aucune relation sinon d'eux à eux-mêmes... magnifique partage égotique amenant l'oblitération de la réalité et de la légitimité de l'autre.

Peut-on TROP s'engager? trop vite, pas assez? Sur quelles bases? Je ne me pose pas la question, je sais que je suis toujours enthousiaste...beaucoup trop enthousiaste et crédule... et alors? Ce n'est pas de la FAUTE de l'autre si je lui cède confiance et crédit a piori... si je souffre de ce que je fus abusé je n'en serai jamais que le CO-RESPONSABLE... et je n'accuserai jamais l'autre d'avoir ABUSE de ce que je lui donnai... JAMAIS... il y existe une différence entre profiter et abuser...le premier étant de ne prendre que ce qui est donné, le second étant de s'arroger le droit de prendre bien plus... ce qui est faux et vaniteux...puisqu'impossible ;-) manque cruel d'humilité de ce que les gens pensent pouvoir acquérir autre chose que ce qui est précisément à leur portée...

5. Juste distance? Aucune distance n'est juste ou mauvaise... c'est le rapport à la distance qui est déterminant pas la distance en tant que telle. On parle parfois d'un espace d'intimité situé à 50cm autour de nous...oui belle catégorisation de ce que les gens se sentent menacés dès qu'un "intrus" se permet de les frôler ou de les bousculer, toucher, saisir... aucune menace cependant... et il suffit de se camper sur ses jambes sur un quai de gare de se tenir droit et de relever la tête pour voir comment la cohue s'écarte telle les eaux autour d'un rocher...

La distance...affective? Je ne suis pas l'autre formellement...je ne le serai jamais... s'il s'agit d'un problème d'indifférenciation, la réponse est simple. Le dénominateur commun à toute l’espèce humaine est précisément cette condition que quoi que l'on fasse nous serons toujours "séparés"... physiquement et psychiquement... ce n'est pas grave. C'est un simple constat... est-ce douloureux? D'être trop proche, trop loin? On s'en fout on est toujours deux hein... jamais un... sinon avec soi-même... et l'énorme cadeau du présent est précisément cette possibilité qui nous est offerte de "créer" des relations, "de voir le lien, intangible, de vie, qui nous relie tous les uns les autres". Ce lien, on peut choisir de le nourrir ou non... même avec sa famille. Le vrai problème de la distance renvoie ici plutôt à l'empathie... qui elle peut être problématique dans la gestion de cette distance... mais je ne vois rien d'autre... suffit d'en être conscient. Ce n'est pas parce que je comprends quelqu'un, que je le sens que je suis lui... pas du tout. Le problème? quand le gens se mettent à penser qu'on les comprends mieux qu'eux-même...là c'est angoissant et là y a un signal fort qui s'appelle :"CASSE-TOI, VITE et FUIS pendant qu'il est encore temps".

6. Accepter le soutien... ahhh ça... combien ont prétendu ne plus avoir besoin de personne sous prétexte d'indépendance et d'autonomie... que de rire en perspective... que de plaisir partagé... Accepter le soutien, oui... car il est agréable et bon d'être soutenu... Mais pour être soutenu, il faut soutenir... préparer la paix pour l'avoir... toujours faire aux autres précisément ce que l'on souhaiterait pour soi... sans jugement, sans a priori. Éviter la violence lorsque l'on ose parler de paix, ne jamais tendre un oriflamme marqué du sceau de la pax universalis avec un couteau caché dans le dos "au cas ou"...

Pour recevoir il faut donner... et savoir précisément ce que l'on donne...non pour en être fier, car comment être fier de ce que l'on ne peut que donner... soi et de soi? Ce n'est rien d'autre qu'une chose que personne ne peut me prendre...je suis moi, il/elle est lui/elle... point barre. Avant, comme après...juste un peu différemment parfois... aucun risque là-dedans. On ne peut être dépossédé de soi...

Seul celui qui sait donner sera capable de recevoir, mais il faut aussi apprendre pour cela que le fait de recevoir ou le fait d'avoir besoin de soutien n'est pas preuve de faiblesse de sa part... juste un moment agréable et doux... simple et gentil, beau s'il en est... Celui qui reçoit le soutien est précisément le fort... qui connait ses faiblesses et leur nature, leur modalité d'expression et leur tenants et aboutissants formels... rien de plus, rien de moins... J'ai vu trop de faibles qui se prétendaient forts pour rejeter toute aide...alors qu'ils hurlaient à la mort leur malheur, leur tristesse et leur solitude... pour ne plus m'embarrasser de tenter d'aider es gens qui gueulent à l'aide et qui t'envoie chier après coup sous prétexte d'être forts... mort de rire! Lorsque j'appelle à l'aide, j'accepte qu'on m'en donne, et je n'ai pas la prétention de juger de la modalité dont on doit me l'amener!

Mais bon oui, notre belle culture encore une fois, hautement altruiste et tournée vers l'entraide et le soutien a fait de nous des individus hautement capable de reconnaitre leur limite et de s'en accommoder parfaitement comme étant partie intégrante de leur nature. Et non je n'ai pas honte d'avoir des limites, elles sont les miennes, je les connais et j'ai besoin du soutien des autres... parfois... c'est tout. Et j'aide volontiers...

8. Il n'y a pas à accepter la réalité ou non Oo...la réalité devient précisément ce qu'elle est au moment ou nous l'observons. Il n'y a aucune valeur dans la réalité autre que celle que nous y mettons en fonction précisément de notre point de vue. C'est tout. Il s'agit de constater, pas de juger. Le jugement n'est JAMAIS impartial, la lacune de preuve sera la seule constante au monde jusqu’à la fin de l'humain. PAr sa constitution et condition même d'observateur, on ne peut qu'observer sous un angle donné. Pour percevoir la réalité de manière plus "exhaustive", j'adore faire appel à un individu ayant précisément le point de vue opposé sur le même objet... cela m'aide à être plus global dans ma compréhension du réel.

Qu'on l'accepte ou non, la réalité ne sera pas différente...cela clos le débat ;-) Le problème est de savoir si l'on se "contente" de cette réalité ou si nous voudrions la voir différente. Dans ce cas, il ne s'agit aucunement de jugement, simplement considéré ce qui peut être proposé, fait et engagé dans la stricte limite du RESPECT de l'AUTRE... et cela passe par TOUJOURS se SOUVENIR que MES droits SONT PRECISEMENT LES SIENS! et que quoi je dise ou fasse, il a toute légitimité à être ce qu'îl est précisément par ce qu'il l'est! Après, je reste ou je pars, mais je n'ai pas à exiger des autres qu'il change., si je ne change pas moi-même ;-) S'accepter soi-même relève du même principe...

9. La difficulté à accueillir les émotions... je n’ai aucune difficulté... alors aucune... au contraire! La passion, l'émotion, le sentiment.... les plus puissants carburants et en même temps comburant au monde! Rien de plus rien de moins... rien de bien dangereux non plus, pour autant que l'on soit conscient de ses émotions... et que l'on gère un poil leur modalité d'expression. C'est d'ailleurs le seul contrôle qu'on ait... aucunement sur l'émotion en elle même, mais bien sur son expression...

10. Tout change... en permanence... tout n'est que changement. La constance est une réduction catégorique (cf. impératif catégorique de KAnt) du réel afin de le rendre acceptable à notre réflexivité, produit de notre conscience de finitude et donc de notre spiritualité elle-même. Il y a les compulsifs du changement, ceux qui génèrent du changement formel à tout va en pensant contrôler la modalité du changement...,ce sont surement les plus terrorisé par le changement en fait ;-) Et ceux qui manque le plus cruellement d'humilité face à la réalité du monde et de la nature! Les réfractaires au changement idem... il le fuie en pensant se mettre à l'abri... mouais... je ne vois pas en quoi maintenir une illusion de constance leur permet d'affirmer que rien ne change... Le seul lien quasi permanent est la liaison électronique du H2E... c'est tout... proche de l'état de la matière au 0 Kelvin! Donc rien de bien folichon hein... dans le genre immobilisme... y a pas mieux...

Encore une fois aucun jugement de valeur de ma part... ce n'est pas parce que je dis que j'ai peur moi-même de plein de choses que je me sens faible ou coupable de cette peur... c'est précisément cette peur qui fera de moi un courageux ou aps... mais sans elle je ne serai jamais courageux. Donc, quand je dis des autres qu'ils sont terrorisés, je ne parle pas de faiblesse... je parle d'un constat simple et objectif...clair et précis. Rien de plus, rien de moins... et cela je crois est difficile à accepter pour beaucoup. Certains me trouveront pédant et sur de moi... oui je suis sûr de MON opinion... qui n'est pas plus vraie qu'une autre... c'est juste la MIENNE et je suis sûr de ce que JE pense... c'est tout.

Merci pour ces expériences et ces partages de vie...
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Re: Syndrome du sauveur, ou dit du Saint-Bernard.

Message par askonmadi le Mer 8 Jan 2014 - 12:07

Je me reconnais aussi beaucoup dans ce que vous dites.
Voici un petit peu de mon expérience:

J'ai le syndrome du sauveur corrélé à un très grand utopisme et une envie permanente de changer le monde ou du moins d'essayer. C'est un peu une seconde nature chez moi de vouloir aider les autres, et je l'ai toujours beaucoup fait et souvent trop.
Dans la plupart des cas ça ne m'a jamais demandé aucuns efforts, c'était gratuit et totalement désintéressé car ça me procurait beaucoup de satisfaction émotionnelle.
Il y a eu quelques cas ou je me suis investi beaucoup pour aider quelqu'un... je pense que cette idée de réparer ou de soigner est le pivot de ce mode de fonctionnement. Il y a eu quelques échecs, ca remet les idées en place.

Pour moi c'est très lié à l'idée d'objectif, l'idée de faire quelque chose d'utile de contribuer à quelque chose de plus grand que soi. C'est aussi intimement lié à l'espoir que quand j'en aurai besoin les autres seront la pour moi. Ce qui n'est malheureusement pas vrai...
Dans de nombreux cas ca s'est terminé sur des "tu m'as sauvé la mise" "je t'en dois une" "t'es un pote formidable" ce genre de choses qui restent de beau mots qui s'envolent à la première occasion.

Mais bon c'est plus fort que moi, c'est surement câblé comme ça. Et au final ce qui compte c'est les émotions que ça me procure, et le sentiment d'avoir été utile, d'avoir aidé et fait un peu de bien en ce bas monde.
Que ressentez vous quand vous aidé les autres ? est ce un moteur pour avancer ? un objectif ?
Pensez vous que ce soit un don qui vienne avec les rayures ?

Faudrait aussi que je travaille sur les mêmes points que Basilice.

Basiliice a écrit:- l'oubli de soi (sentiment d'abandon, estime et confiance, légitimité à être, etc.) ;
- l'auto-sabotage (travail sur la culpabilité et la responsabilité - laquelle est à moi, laquelle est à l'autre) ;
- la difficulté à choisir (contrôle et anticipation excessifs...) ;
- la difficulté à s'engager (s'engage trop vite, trop, pas assez, mal) ;
- la difficulté à poser une juste distance avec les autres - famille compris... (item étroitement lié avec le précédent, pour moi) ;
- la difficulté à accepter le soutien (sait donner, pas recevoir - donner et recevoir quoi, comment, de qui ?, etc.) ;
- la difficulté à accepter la réalité telle qu'elle est, et les autres tels qu'ils sont (valable pour moi-même, au passage^^) ;
- la difficulté à accueillir les émotions - positives et négatives - et à les exprimer ;
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Re: Syndrome du sauveur, ou dit du Saint-Bernard.

Message par Aethos le Mer 8 Jan 2014 - 13:27

@askonmadi...

J'aime beaucoup ta presentation du syndrome... je me sens assez proche de cela en effet. Câblé... c'est tout. Et cela me demande effectivement aussi beaucoup plus d'efforts de "ne pas tenter d'aider" que l'inverse. Et désolé du peu, mais moi les efforts je laisse cela à ceux qui pensent que c'est une condition sine qua non à toute vie.

Je ne sais par contre poas si l'on peut oeuvrer à quelque chose de plus grand que soi... en ce sens que tout ce qui sera fait ne le sera qu'à notre échelle... plus ou moins grande en fonction de la taille des individus ;-)

On ne se dépasse jamais soi-même... tout au plus on se découvre de nouvelles limites ou on réalise que l'on avait pas les limites que l'on croyait... c'est tout. Je n’œuvre pas pour les autres en pensant qu'ils feront la même, j'ai peut-être cet espoir, mais il n'est pas malheureux que ce ne soit pas le cas... c'est de mon fait et mon espoir est le mien. Ce n'est pas la faute de l'autre si je suis blessé...

Je ressens aussi beaucoup d'émotion en "aidant ou en tentant d’aider"...plus qu'un objectif c'est une modalité de vie... c'est comme cela. Faut bien comprendre, je ne bosse pas dans le social, je ne suis pas payé pour cela, je ne bosse pas avec des handicapés, pas plus que je suis engagé au CICR... j'essaie juste de voir ce qui m'entoure et d'intervenir quand je le peux auprès des gens avec qui je suis précisément à ce moment.

Je me contenterai d'une remerciement pour être franc...et même cela n'est pas acquis ;-) donc je me fous que les gens fassent la même pour moi... j'espère leur donner envie de le faire à leur tour, pour moi ou un autre... si je suis encore là aujourd'hui c'est aussi parce que oui, des gens m'ont soutenu quand j'en avais besoin. Mais ces gens, je suis en relation avec eux depuis plus de 20 ans et c'est une relation qui se construit, précisément sur l'échange. Et je ne les fréquente pas aujourd'hui parce qu'on a échangé...non, je les fréquente pour TOUT ce qui reste à échanger... je ne me nourri pas de souvenirs, quoique nostalgique parfois, je ne suis pas mélancolique pathologique comme ma mère...enfermée dans le passé en ayant oublier de voir son présent....

Et je me souviens aussi bien des bonnes choses que des mauvaises...sans jugement, juste par constat et je tente souvent de me souvenir des leçons apprises...et les plus importantes ne me sont jamais arrivées dans des formations.

Je ne sais même pas si aider les autres est vraiment adéquat comme terme... je dirais plutôt... permis aux autres de s'aider eux-mêmes... c'est plutôt cela. Car jamais je ne me suis substitué à qui que ce soit dans ses choix... sinon parfois en prenant une décision unilatérale qui avait précisément pour vocation de "réveiller" l'individu en face de moi et dont l'objectif a parfaitement été rempli... quand je les regarde aujourd'hui ces gens...je me dis qu'ils avaient beaucoup qu'ils ne le pensaient dans leurs faiblesses et que leurs véritables forces n'étaient pas celles qu'ils montraient ou pensaient avoir.

Toute une série de traits caractéristiques de la douance, bien que non spécifiques sont sûrement à l'origine de ce type de comportement. Mais beaucoup de zèbres du forum ayant assidument pratiqué le développement personnel auront sûrement une autre optique sur l'aide et l'entraide.

S'aider soi-même... et ils ont raison en ceci précisément... il FAUT s'aider soi-même... et pour m'aider moi-même, j'ai parfois besoin de demander de l'aide à autrui et NON je n'ai Pas la prétention d'avoir toutes les compétences du monde et pas celles de tous les autres...
S'aider soi-même revient parfois à demander de l'aide.



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Re: Syndrome du sauveur, ou dit du Saint-Bernard.

Message par Invité le Mer 8 Jan 2014 - 13:36

Le respect.
C'est la clé de tous ces points. Wink


Respect de différents niveaux et plans, qui se construit ou se découvre peu à peu, bout par bout, ou qui "nous prend" et s'injecte en nous comme venu d'ailleurs, et ensuite on le garde car c'est désormais compris.



Se respecter soi, être patient avec soi.
Respecter l'autre en face de toi, quoi qu'il soit, quoi qu'il fasse ou ait fait.
Respecter ce qui n'est pas là, mais qui pourtant fait partie du nœud.


Un dernier point: se laisser respecter. Laisser la patience créer le respect, lorsqu'il ne vient pas dès le premier abord.
En étant convaincu que le respect sera mis à jour, quelque part, ailleurs ou ici peut importe...
La personne ne peut pas donner son respect, ou peut mordre il est vrai, c'est même normal. La patience et l'acceptation de cet état de fait, ou rendre cette possibilité de prendre une morsure égale à au fait qu'on sera trempé si on plonge à l'eau.
 Au dodo ! 

Ton état intérieur reste le même avant et après.
Pendant, tu peux augmenter la dose de bonté ou de bienveillance patiente, pour que tout se passe bien.
Et lorsque l'invisibilité-discrétion permet de régler le problème, c'est aussi bien et même plus efficace.

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Re: Syndrome du sauveur, ou dit du Saint-Bernard.

Message par sandymaly le Mer 8 Jan 2014 - 14:04

ayiii....je viens de comprendre un truc....
suite a un autre fil....je suis bien le genre a donner tout mon soutien, mon aide et ma compassion aux personnes blessées même quand elles me blessent....

je me "dépersonnalise" quand je saint berne....
technique précédemment utilisée d'un côté pour ne (surtout) pas regarder mon mal être (si je regarde pas, y va bien finir par disparaitre, non?? ah non...)....
et qui facilite aussi l'empathie (ou l'empathie facilite la dépersonnalisation? ) et accessoirement la compassion et le pardon....dans le cas ou la personne m'a blessé...

MAIS en me dépersonnalisant complètement, je "zappe" ma blessure...
et en écoutant, comprenant, empathisant sur la personne blessée/en souffrance à 100% voire en lui disant textuellement "ta réaction est normale, tu n'a pas a culpabiliser, c'est compréhensible"....et le penser sincèrement alors que c'est quand même moi qui me prend la déferlante pleine poire....en gros, j'accepte pleinement le fait qu'elle se décharge sur moi et je lui donne l'autorisation de recommencer  Shocked (ce qui n'a pas manquer d'être fait, 'ttend, tiens v'là le couteau....si tu veux, je te tiens la main aussi pour bien viser Laughing )

merdoum...les pires maux découlent des meilleures intentions.....

Dans de nombreux cas ca s'est terminé sur des "tu m'as sauvé la mise" "je t'en dois une" "t'es un pote formidable" ce genre de choses qui restent de beau mots qui s'envolent à la première occasion.
ou ça m'a fait du bien de parler avec toi....ça m'a ouvert les yeux (oué bon, ils se sont bien vite refermés hein)....tu n'imagine pas ce que tu m'a apporté et je t'en remercie......
devenu des "je ne te crois pas" (merci pour ton écoute), et autres tu n'est pas "vrai", tu es manipulatrice, ect.........(touchée, coulée........mais je comprend ce qui te fait réagir comme ça Laughing )

et c'est plus fort que moi aussi.....je crois que chez moi, c'est lié au fait que j'en ai les moyens donc je fais....
me suis posée la question de "l'interet", en fait non, même si parfois j'en tire avantage c'est pas lié....de la satisfaction morale d'aider....oui, y'a un côté utopiste Rolling Eyes.....

mais mon dernier exemple en date, j'vais sur le site d'un gars (ou les ponts sont rompus aussi), pinaise, ça pique les yeux en première page (le gôut de l'authentic....argh!!!), reflexe: corriger en screud...zut, je n'ai plus les identifiants....je lui transmet le message? euh....là, ça se complique Laughing
bref, mais au fait.....pourquoi j'agis comme ça moi????

basiliice, je note les points à travailler, ça me correspond bien aussi Laughing

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Re: Syndrome du sauveur, ou dit du Saint-Bernard.

Message par Basilice le Mer 8 Jan 2014 - 17:09

Je vous ai lus.  Smile  Avant d'échanger plus précisément avec vous (plus tard), je voulais juste dire deux choses essentielles qui m'ont aidé (je pense que ça te parlera, Sandymaly) :
- j'ai longtemps confondu "accepter l'autre tel qu'il est" et "tout accepter de l'autre" ;
- j'ai longtemps confondu "avoir de la compassion pour l'autre (son vécu, son parcours, etc.)" et "cautionner la position victimaire de l'autre".
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Re: Syndrome du sauveur, ou dit du Saint-Bernard.

Message par Invité le Mer 8 Jan 2014 - 17:54

Basilice a écrit:Je vous ai lus.  Smile  Avant d'échanger plus précisément avec vous (plus tard), je voulais juste dire deux choses essentielles qui m'ont aidé (je pense que ça te parlera, Sandymaly) :
- j'ai longtemps confondu "accepter l'autre tel qu'il est" et "tout accepter de l'autre" ;
- j'ai longtemps confondu "avoir de la compassion pour l'autre (son vécu, son parcours, etc.)" et "cautionner la position victimaire de l'autre".

Une idée comme cela, en passant.

Si tu remplaces "autre" par "soi", cela marche aussi.
Et à mon sens, c'est même un préalable.
J'ai longtemps pensé qu'en cherchant à "sauver l'autre", je rachetais mon "pécher originel", celui qui me rendait malheureux.
Je traitais (et cela m'arrive encore) la conséquence comme la cause.
C'est en visitant ma tache, en en prenant conscience, en déterminant peu à peu ma complexion psychologique que j'ai pu me stabiliser (tant bien que mal) et partant de là provoquer un effet d'entrainement.
Mais ceci ne vaut que pour moi, ce n'est qu'un témoignage.

(Je n'ai pas lu tout le fil, vous avez peut-être déjà abordé le sujet, si c'est le cas, désolé)

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Re: Syndrome du sauveur, ou dit du Saint-Bernard.

Message par Unknown. le Mer 8 Jan 2014 - 18:16

Je répondrai aussi très prochainement (période de partiels oblige), mais j'ai hâte de vous lire !  Very Happy 

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Re: Syndrome du sauveur, ou dit du Saint-Bernard.

Message par Basilice le Jeu 9 Jan 2014 - 0:14

[quote="Aethos"]Qu'on l'accepte ou non, la réalité ne sera pas différente...cela clos le débat ;-)[/quote]

Voilà. Courbette
C'est dans ce sens que je disais "accepter la réalité telle qu'elle est".
Parce que ce n'est qu'à partir de la réalité que je peux réfléchir et agir en termes de puissance.
(Je parle de faits, de constats - ex : mon ragondin est mort.)
J'ai observé que, tant que je suis dans la perspective de changer la réalité - l'autre, le monde, etc. What a Face - je ne suis pas dans ma puissance.

@ Ecto : J'aime bien "Charité bien ordonnée commence par soi-même", en revanche je bute sur "la fille la plus belle du monde ne peut donner que ce qu'elle a".
Peut-être parce qu'il n'y a pas la suite ? (et ce qu'elle a, c'est à elle de se l'apporter d'abord ?  clown )
Je remplace "l'autre" par "soi", allons-y !
- j'ai longtemps confondu "m'accepter telle que je suis" et "tout accepter de moi" - de ce que je fais ?! ;
- j'ai longtemps confondu "avoir de la compassion pour moi" et "cautionner ma position victimaire".
Bin oui, ça marche.  Razz 

@ Magic Whale : le respect, point commun, en effet. Courbette

J'ai aimé certaines personnes plus que moi-même, c'est un peu ce qui m'arrive lorsque je disparais face à l'autre, parfois.
Il y a différents portraits de "sauveurs".
A la base, je suis plutôt de ce portrait-ci :
Je ne suis pas celle qui amène la galette des rois au bureau, qui organise les pots de départ, qui prépare une fête pour l'anniversaire des collègues.
Je suis celle qui parle peu, travaille beaucoup, sort une petite blague rigolote pour détendre l'atmosphère, s'entend bien avec tout le monde, est au courant de la vie de chacun juste parce qu'elle est à l'écoute et qu'elle était là au bon endroit, au bon moment - et aussi parce qu'elle n'aime/n'ose pas interrompre son interlocuteur lorsqu'il parle. Je suis celle qui est dans la lune et dont on rit des maladresses, et je ris avec. (Il y a un topic là-dessus quelque part : dans certaines situations je joue à l'imbécile - pour avoir la PAIX).
Je me situe à mi-chemin entre la plante verte et le doudou, mais étrangement je ne laisse pas indifférente pour autant, au bout du compte.
Quand quelqu'un se "noie", j'ai plutôt tendance à me pétrifier qu'autre chose. Ou à ressentir une grosse colère. Quoi qu'il en soit je suis là, dans l'eau, avec et j'aide comme je peux- même quand je suis à distance.
Je suis celle qui, en réunion, dit que le projet est casse-gueule. Mais je ne le dis pas trop fort, parce que je sais déjà que le chef n'écoutera pas : il ne m'a pas choisie pour que je m'oppose à lui ou que j'ai des idées plus brillantes que les siennes. Il m'a choisie pour que je sois solidaire avant tout. Je le sais bien, lui aussi. Et je soutiens en silence le chef qui n'a pas tenu compte de ce que j'ai dit, parce qu'il est dans la me-merde. Je suis loyale, quoi, comme on me l'a demandé.
 
[i]Un dernier point: se laisser respecter. Laisser la patience créer le respect, lorsqu'il ne vient pas dès le premier abord.[/i]

J'aime bien ce que tu dis là, Magic Whale.
Je trouve que cela rejoint l'idée de patience et de régler les choses entre soi et soi plutôt que de s'épuiser à répéter ce que l'on a déjà dit dans l'espoir de changer l'autre.

Je me dis que le syndrome du toutou à tonneau est davantage une position, un état d'esprit, qu'une suite de comportements bien précis.
Si c'est le cas, c'est plutôt chouette parce que ça veut dire que c'est pas trop difficile à rectifier si on prend son temps.  Very Happy 
En tout cas, c'est ce que j'ai expérimenté jusqu'ici.
Qu'en pensez-vous ? Etat d'esprit ou suite de comportements bien précis ? Ou les deux ?

@ Askonmadi : Quand j'aide les autres, je me sens à ma place.
Quand je dérape et que je me positionne en sauveur, je ne me sens pas à ma place.
Alors je stoppe le train et je regarde comment les choses se sont déroulées pour voir où ça coince et je rectifie ma position.
Parfois, ça va trop vite pour que je puisse rectifier ou alors je rectifie trop tard et l'effet boule de neige a déjà eu lieu...
Mais bon, ça arrive moins souvent. Wink

@ Aethos : Pour la distance, je parlais plutôt de l'intimité et de comment ne plus être "collé".
Dire quoi, à qui, que mettre dans l'espace de partage commun, être d'accord ou pas que l'autre y mette tel élément, etc.
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Re: Syndrome du sauveur, ou dit du Saint-Bernard.

Message par Renarde20 le Ven 10 Jan 2014 - 17:16


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Re: Syndrome du sauveur, ou dit du Saint-Bernard.

Message par Invité le Ven 10 Jan 2014 - 19:02

Je trouve cet extrait lumineux !

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Re: Syndrome du sauveur, ou dit du Saint-Bernard.

Message par Basilice le Ven 10 Jan 2014 - 19:10

Oui, ce film est très éclairant.  Smile 
(Oui mais - Yves Lavandier - sorti en 2001).
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Re: Syndrome du sauveur, ou dit du Saint-Bernard.

Message par sandymaly le Sam 11 Jan 2014 - 0:52

excellent sunny

merci renarde20 pour cet extrait Smile je me reconnais bien dans la ptite brune....(euh...je sait pas?? )

note pour ce week end, mater ce film Smile (oui mais...avec un titre comme ça, j'me demande comment j'ai pu passer à côté Laughing )
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