Déficit de l'inhibition latente

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Re: Déficit de l'inhibition latente

Message par 'C.Z. le Mar 18 Aoû 2015 - 16:17

J'ai renoncé à entrer dans une parfumerie, je crois que je vais faire pareil avec nature et découverte. J'ai du mal à me concentrer sur une conversation, presque à entendre l'autre, dans une pièce où beaucoup de personnes conversent ; c'est une situation que j'évite. Donner un cours est une activité fatigante, car il s'agit aussi d'observer la dynamique d'une trentaine d'élèves dans une situation d'apprentissage et le tri est parfois difficile à faire pour anticiper la trajectoire de l'ensemble, ça devient toujours un peu plus angoissant quand la compréhension ne se lit pas sur les visages.

Je n'ai pas besoin de le faire consciemment tout le temps, mais j'apprends à faire un tri quand je ressens la désagréable impression d'entendre du "bruit" qu'il soit sonore, visuel, olfactif, etc.

Cependant, j'ai l'impression que la conscience de cet effort est proportionnelle à mon niveau de stress, d'angoisse autant qu'il y contribue. Il me semble que lorsque je suis angoissée, le déficit de cette inhibition est plus important, comme si la peur m'obligeait à prendre conscience d'un maximum de détails pour mieux anticiper un évènement forcément désagréable.

J'apprends surtout à respirer et me décontracter dans ces situations où l'information déborde, car il ne s'agit pas que d'attention hexogène, mais d'un mécanisme qui privilégie ce mode d'attention au détriment d'une diversité de mécanismes de défense. Du moins, c'est ce que j'ai tendance à croire, mais en fait, j'ai pas encore lu les quatre pages du fil ! Je vais peut être changer de perspective, mais je voulais exprimer mon ressenti en premier.

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Re: Déficit de l'inhibition latente

Message par bandetarés! le Mar 18 Aoû 2015 - 17:15

Hey Juda a écrit:@ Rillette : Je vois ce que tu veux dire; je suis d'accord, mais je dirais que pour celui par exemple qui a eu un traumatisme crânien, cela ne relève pas vraiment de la psychiatrie  et quand bien même ça en releverait ce ne serait pas cas courant.

Là, moi ce que j'y vois, c'est que tout ceux qui ont un petit soucis vont pouvoir s’octroyer une maladie.

Je veux dire la vie ça glisse pas tout seul hein, on a tous nos problèmes, moi je ne supporte pas toucher certaines matières, je suis plus sensible au bruit, je peux pas passer mon permis dans des conditions de grosse affluence (bruit, mouvement, stress etc..) et d'autre encore.
Bon bé alors ? Faut pas vouloir ce que l'on ne peut pas aussi.
C'est bien ça le soucis je trouve, on te présente un modèle de réussite admettons, et si tu as des problème sur tes sens, ton caractère etc... case psy.
Enfin c'est absurde, c'est la vie ça, on a tous des soucis, très très peu doivent être entièrement dans la norme à bien y regarder.
Qui a fait penser a qui que la vie c'était simple et qu'il suffisait d'aller voir le psy au cas ou ?
D'un point de vue général, je suis d'accord - mais mon problème n'est pas de trouver une case magique, mais de trouver de quoi comprendre ce phénomène là, dont je ne suis pas victime, et qui peut être fort incommodant. Parce que non, nous n'avons pas tous les mêmes besoins, les mêmes problématiques, et que c'est parfois nécessaire de comprendre ces différences.

Hey Juda a écrit:
Si t'a des soucis de ceci ou de cela, pourquoi s’entêter à vivre dans un environnement non conforme et aller voir le psy pour remédier à ces problèmes ? Pourquoi si ce n'est pour être dans la norme, pour ne pas être trop éloigner, par peur ? Pourquoi si ce n'est qu'on imagine pas qu'il y est des environnement qui puisse plus nous satisfaire ?
Perso, je n'ai pas parlé de psy, hein Wink  Et on ne vit pas tous seuls non plus (si tu vis avec quelqu'un qui n'a pas ce problème, ça peut être bien d'avoir des outils pour lui expliquer)- et il n'est pas dit qu'un environnement trop silencieux soit meilleur non plus (si ça s'accompagne d’acouphènes par exemple) - donc en gros ça peut aider de trouver des infos. Ce qui n'est pas forcément facile, surtout qu'il y a un gros tri à faire.

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Re: Déficit de l'inhibition latente

Message par Narkyss le Mar 18 Aoû 2015 - 19:20

Jambon a écrit:nous n'avons pas tous les mêmes besoins, les mêmes problématiques, et que c'est parfois nécessaire de comprendre ces différences.

Nous avons tous les mêmes besoin fondamentaux, dormir, boire, se nourrir etc... Nous connaissons tous les mêmes émotions, la peur, l'amour, l'envie, le désir, la colère etc etc (je raccourcie)
Qu'un autre soit moins sensible au bruit que moi, y'a rien a piger, il est moins sensible, il est moins sensible. que je comprenne quoi ? que ça le gêne ou pas dans la vie ? mais je vais pas pleurer sur lui, j'ai pas envie de l'humilier à pleurer sur lui. Enfin debout quoi, c'est des petits problèmes du quotidien ça.
Le bruit me saoule, j'ai parfois la tête dans les nuages, je n'ai pas de rapport "normaux" avec les autres, je n'aime pas téléphoner, je vais pas énuméré plus, mais selon le dsm j'aurais pu être tda, maniaco/dépréssif, un peu asperger sur les bords, déficit de ci, de ca, et peut être même schizo.
Des problèmes tout le monde en a, je n'ai pas dit que je ne comprenais pas, mais je trouve que de petits soucis, ont en crée de gros.
Les gens sont malheureux parce qu'il n'accepte pas, parce que d'un coté ils sont et de l'autre il veulent être. Mais la vie n'est qu'un rêve, l’imagination est ce qui domine. Si bien que lorsque je pense que telles choses peuvent me rendre heureux, ce n'est que mon imagination. Lorsque je pense que je vais être ceci ou cela, ce n'est encore que mon imagination. Rien n'est vrai et nous finissons morcelés, déchirées entre le réel et la réalité, entre les sensations et le rêve. Alors, irrémédiablement nous souffrons mais comme nous ne savons pas pourquoi ni comment et qu'il nous faut un coupable, une justification, nous finissons par penser que c'est soit nous, soit les autres. Nous rendons justice sans même connaitre les lois, et pour cela, l'injustice règne.

comprendre l'autre ce n'est pas le traité par pitié "oh le pauvre", chacun sa croix, est égoïste celui qui veut que on le plaigne, qui plaint-il lui ?

Je parle de psy, parce que c'est ce que j'y vois, un vocabulaire à terminaison a finir dans le dsm.

Et je dis tout ça, mais je m’inclus dedans, j'ai été comme ça aussi, a pleurer sur le monde, la faute aux autres, "je ne suis pas comprise", "j'ai un problème", "sans doute je suis ceci ou cela, ah si ça pouvait être ça, je comprendrais." etc etc... Et au final, tout ce qu'il y a a comprendre, c'est que nous vivons dans un monde de normalité comme tant aime a la revendiquer, avec des liens qui nous serrent la gorges, qui nous étrangles. Tout ce qui a pu me faire souffrir ce n'est pas un déficit, mes humeurs, etc... tout ce qui m'a fait souffrir est de vouloir appartenir à cette norme, d'avoir une place, et si possible une bien à la hauteur de mon orgueil, et comme ça n'arrivait pas, tout simplement parce que ça ne pouvait pas arriver, je pleurnichais. "ô monde stupide" " ô moi stupide" .

L'orgueil, l’orgueil, voilà le vrai soucis, pas ces déficits qui reste des problèmes à gérer de façon personnelle et qu'il faille déjà comprendre soi avant de demander aux autres de comprendre.

Ont est traité comme des enfants, et on adore ça.


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Re: Déficit de l'inhibition latente

Message par bandetarés! le Mar 18 Aoû 2015 - 20:29

Hey Juda a écrit:
Nous avons tous les mêmes besoin fondamentaux, dormir, boire, se nourrir etc... Nous connaissons tous les mêmes émotions, la peur, l'amour, l'envie, le désir, la colère etc etc (je raccourcie)
Non, nous ne connaissons pas les mêmes émotions, même sous nous appelons différentes choses avec le même nom. Alors oui, nous avons des besoins, de base, semblables, mais c'est loin de couvrir l'ensemble de nos "besoins".

comprendre l'autre ce n'est pas le traité par pitié "oh le pauvre", chacun sa croix, est égoïste celui qui veut que on le plaigne, qui plaint-il lui ?
C'est évident, et je ne comprends pas ce que ça vient faire ici. Il y a une différence entre s’apitoyer et chercher à comprendre.
Si tu vis avec quelqu'un qui est en fauteuil, tu vas faire en sorte que tout soit accessible au fauteuil, et que les deux puissent se sentir bien. C'est pas une question d’apitoiement, juste d'aménagements.

Et je dis tout ça, mais je m’inclus dedans, j'ai été comme ça aussi, a pleurer sur le monde, la faute aux autres
Si je peux me permettre, tu projettes un peu. Je ne pleure pas sur mes malheurs (perso, aucun problème hein) ni sur celui des autres, je cherche juste à comprendre.

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Re: Déficit de l'inhibition latente

Message par Narkyss le Mar 18 Aoû 2015 - 20:47

Jambon a écrit:
Hey Juda a écrit:
Nous avons tous les mêmes besoin fondamentaux, dormir, boire, se nourrir etc... Nous connaissons tous les mêmes émotions, la peur, l'amour, l'envie, le désir, la colère etc etc (je raccourcie)
Non, nous ne connaissons pas les mêmes émotions, même sous nous appelons différentes choses avec le même nom. Alors oui, nous avons des besoins, de base, semblables, mais c'est loin de couvrir l'ensemble de nos "besoins".

comprendre l'autre ce n'est pas le traité par pitié "oh le pauvre", chacun sa croix, est égoïste celui qui veut que on le plaigne, qui plaint-il lui ?
C'est évident, et je ne comprends pas ce que ça vient faire ici. Il y a une différence entre s’apitoyer et chercher à comprendre.
Si tu vis avec quelqu'un qui est en fauteuil, tu vas faire en sorte que tout soit accessible au fauteuil, et que les deux puissent se sentir bien. C'est pas une question d’apitoiement, juste d'aménagements.

Et je dis tout ça, mais je m’inclus dedans, j'ai été comme ça aussi, a pleurer sur le monde, la faute aux autres
Si je peux me permettre, tu projettes un peu. Je ne pleure pas sur mes malheurs (perso, aucun problème hein) ni sur celui des autres, je cherche juste à comprendre.

Ton exemple de fauteuil roulant ok. Mais il ne me semble pas qu'on est besoin d'une définition pour savoir que l'on est plus sensible d'oreille que les autres.
Je vais pas attendre que mes amies aillent voir un psy pour les "comprendre", si l'une me dit "baisse la lumière, ça me fait mal", je vais pas forcement lui parler avec un vocabulaire pour lui dire que ça vient de la ou pas, et je n'ai même pas besoin d'une explication psy pour me rendre compte qu'elle y est plus sensible que moi. Et je vais faire comme tu dis, faire en sorte qu'elle se sente au mieux.

C'est juste ça, on parle juste que certains entende et tri de telle manière, et d'autre non, mais ça c'est évident, j’espère que je suis pas la seule à mettre rendu compte de cela ! En quoi ça va gêner le monde ? Et si un tel ne peut pas passer son permis à cause qu'il n'arrive pas à se concentrer, bon ben soit il va tranquillement prendre des médoc et il n'en fait pas un patacaisse, soit il ne passe pas le permis.

C'est juste, parfois je me retrouve avec ce sentiment, enfin je sais pas, je comprends pas, enfin si mais... Ils se passent quoi ? les gens ne comprennent rien, faut tout leur dire, même leur dire que les autres tu vois sont différents "tu vois petit dans la vie y'a des aveugles et des borgnes" . La je vois, on apprends la tolérance c'est ça ?. Tolérer c'est mépriser, l'on apprends le mépris.
Comprendre ce n'est pas lire quelques lignes, quelques mots, comprendre un autre c'est le vivre par son imagination. " Nous ne parvenons jamais à autrui, sauf en nous autruifiant par l'imagination devenue sensation de nous même."
Je peux savoir, mais comprendre c'est autre chose.

Nous ne connaissons pas les mêmes degrés d'émotion oui certainement, mais au fond ce sont les mêmes. La tristesse, la joie etc... Quand au besoin, ben je ne sais plus quoi dire : )

Pour la projection, bien sur, mais je n'en fait pas une règle pour tous, je me rends juste, ou me suis rendu compte que je n'étais pas la seule, et que mes "comportements" étaient partagés avec d'autres, je ne dis pas que c'est ce que toi tu fais, je dis que certains le font, et que souvent ces caractères sont ceux qui nourrissent les psy.

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Re: Déficit de l'inhibition latente

Message par bandetarés! le Mar 18 Aoû 2015 - 21:17

Hey Juda a écrit:
Ton exemple de fauteuil roulant ok. Mais il ne me semble pas qu'on est besoin d'une définition pour savoir que l'on est plus sensible d'oreille que les autres.
Je vais pas attendre que mes amies aillent voir un psy pour les "comprendre", si l'une me dit "baisse la lumière, ça me fait mal", je vais pas forcement lui parler avec un vocabulaire pour lui dire que ça vient de la ou pas, et je n'ai même pas besoin d'une explication psy pour me rendre compte qu'elle y est plus sensible que moi. Et je vais faire comme tu dis, faire en sorte qu'elle se sente au mieux.
Elle pourrait n'être qu'une casse couille, elle pourrait avoir une pathologie qui nécessiterait de consulter un ophtalmo, sa photophobie pourrait provenir d'une maladie qui requerrait qu'elle voit un généraliste. Baisser la lumière, ça pourrait être utile, mais pas suffisant. Surtout si tu vivais avec elle... tu aurais peut-être besoin de savoir pourquoi tu dois vivre dans le noir.


C'est juste ça, on parle juste que certains entende et tri de telle manière, et d'autre non, mais ça c'est évident, j’espère que je suis pas la seule à mettre rendu compte de cela ! En quoi ça va gêner le monde ? Et si un tel ne peut pas passer son permis à cause qu'il n'arrive pas à se concentrer, bon ben soit il va tranquillement prendre des médoc et il n'en fait pas un patacaisse, soit il ne passe pas le permis.
Bah... savoir pourquoi tu vis dans le noir, si tu séjournes chez ton amie.


C'est juste, parfois je me retrouve avec ce sentiment, enfin je sais pas, je comprends pas, enfin si mais... Ils se passent quoi ? les gens ne comprennent rien, faut tout leur dire, même leur dire que les autres tu vois sont différents "tu vois petit dans la vie y'a des aveugles et des borgnes" . La je vois, on apprends la tolérance c'est ça ?. Tolérer c'est mépriser, l'on apprends le mépris.
Comprendre ce n'est pas lire quelques lignes, quelques mots, comprendre un autre c'est le vivre par son imagination. " Nous ne parvenons jamais à autrui, sauf en nous autruifiant par l'imagination devenue sensation de nous même."
Je peux savoir, mais comprendre c'est autre chose.
Je ne vois pas ce que la tolérance vient faire là dedans... Si tu ne connais pas quelque chose, tu as besoin de te renseigner pour la comprendre, ou au moins l'appréhender.


Nous ne connaissons pas les mêmes degrés d'émotion oui certainement, mais au fond ce sont les mêmes. La tristesse, la joie etc... Quand au besoin, ben je ne sais plus quoi dire : )
Je n'y crois pas. Ce n'est pas qu'une question de degré, mais de nature. Je ne veux pas dire par là que chaque individu est unique, et que ses sentiments le sont aussi, mais juste qu'il y a différentes manières d'être triste, heureux, etc, et qu'on ne les perçoit pas forcément. En général, on a de la sympathie (ou empathie, selon définition) pour les personnes qui semblent éprouver les choses de la même manière que nous, et nous ne reconnaissons pas ceux qui vivent les choses d'une autre manière. Et ce n'est pas qu'une question de degrés.

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Re: Déficit de l'inhibition latente

Message par Narkyss le Mar 18 Aoû 2015 - 21:33

Elle pourrait n'être qu'une casse couille, elle pourrait avoir une pathologie qui nécessiterait de consulter un ophtalmo, sa photophobie pourrait provenir d'une maladie qui requerrait qu'elle voit un généraliste. Baisser la lumière, ça peut être utile, mais pas suffisant. Surtout si tu vivais avec elle... tu aurais peut-être besoin de savoir pourquoi tu dois vivre dans le noir.

Lol, j'ai bien sur supposé qu'elle n'était ni casse couille, ni d'avoir de pathologie.

Bon admettons, j'ai quelqu'un qui du jour au lendemain souffre des yeux, évidement je lui conseille de voir un spécialiste. Mais je suggérait que c'est ce spécialiste qui mettent un diagnostique, non un psy.
"non vous n'avez pas de pathologie qui nécessite lunette etc.. en revanche, si ce n'est donc point ça, il s'agirait donc de ceci, ou de quelque chose de plus "grave", je vous envoie donc chez un généraliste/spécialiste avec note".
Un fois que cette amie est sortie de ce cabinet, elle irait donc soit voir un spécialiste de la vue/ du cerveau si nécessaire, ou bien n'en aurait pas besoin.

Bien sur nous prenons le cas ou c'est nouveau pour la personne, ou c'est un changement pour elle.

En revanche, si elle a toujours eu ce soucis, je suppose qu'elle aurait pu s'en accommoder.
ça tombe bien, j'ai une amie dans ce cas (oui toujours très sombre chez elle), elle a appris à faire avec, c'est comme ça, chacun est différent avec une sensibilité différente, elle ne s'inquiète pas de cette différence.

"Je n'y crois pas. Ce n'est pas qu'une question de degré, mais de nature. Je ne veux pas dire par là que chaque individu est unique, et que ses sentiments le sont aussi, mais juste qu'il y a différentes manières d'être triste, heureux, etc, et qu'on ne les perçoit pas forcément. En général, on a de la sympathie (ou empathie, selon définition) pour les personnes qui semblent éprouver les choses de la même manière que nous, et nous ne reconnaissons pas ceux qui vivent les choses d'une autre manière. Et ce n'est pas qu'une question de degrés.
"

En général oui, je pousserais plus loin, je pense que tant que nous n'avons pas éprouver une chose, nous ne sommes pas capable de l'éprouver pour d'autre.
C'est en cela qu'intervient l'imagination, elle est capable de vous faire vivre des sentiments "non réel", d'éprouver de l'amour, de la tristesse du à un deuil (alors que personne n'est réellement mort), de la joie du a une victoire (alors qu'on est un looser)
Imaginons une palette de peinture, voilà ce que sont les émotions, du rouge éclatant, au bordeaux, du noir, du gris, du vert, du jaune, du bleu !
il suffit de prendre le temps, d'observer et d'essayer d'imaginer.
Il n'y a pas de prétention à tout savoir, nous ne savons jamais rien en définitif, mais compatir, c'est essayer.
Intellectuellement, je ne pourrais rien comprendre des émotions des autres, il faut laisser aller les siennes.

Bien sur qu'il y a différentes raisons à être triste, différentes "approches", mais la tristesse reste la tristesse.

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Re: Déficit de l'inhibition latente

Message par Narkyss le Mar 18 Aoû 2015 - 21:39

Ps : Je parlais de tolérance, juste comme ça, par sentiment que c'est ce qu'on essaie d'atteindre aujourd'hui, l'on doit tout comprendre des "différences", presque en en rajoutant, du moins en en grossissant certaines.

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Re: Déficit de l'inhibition latente

Message par bandetarés! le Mar 18 Aoû 2015 - 23:25

Si les sentiments étaient semblables, que la tristesse était la tristesse, je pense que ce serait plus facile de se comprendre.
Moins intéressant aussi, peut-être Wink


Dernière édition par Jambon le Mer 19 Aoû 2015 - 1:55, édité 1 fois (Raison : fôte)

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Re: Déficit de l'inhibition latente

Message par Narkyss le Mar 18 Aoû 2015 - 23:29

Plus intéressant peut-être : )
L'on ne pourra jamais comprendre entièrement l'autre, parce que nous ne sommes pas l'autre.
Vouloir maîtriser, comprendre quelque chose qui ne se peut pas, c'est une illusion.
Je peux juste comprendre que je ne comprends pas, ainsi j'évite de croire avoir compris.

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Re: Déficit de l'inhibition latente

Message par 'C.Z. le Mar 18 Aoû 2015 - 23:53

arf...

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Re: Déficit de l'inhibition latente

Message par Narkyss le Mer 19 Aoû 2015 - 0:03

lol quoi ?

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Re: Déficit de l'inhibition latente

Message par 'C.Z. le Mer 19 Aoû 2015 - 0:07

L'incommunicabilité des qualia...

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Re: Déficit de l'inhibition latente

Message par Narkyss le Mer 19 Aoû 2015 - 0:12

: )

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Re: Déficit de l'inhibition latente

Message par Narkyss le Mer 19 Aoû 2015 - 2:00

Jambon a écrit:
Hey Juda a écrit:Plus intéressant peut-être : )
L'on ne pourra jamais comprendre entièrement l'autre, parce que nous ne sommes pas l'autre.
Vouloir maîtriser, comprendre quelque chose qui ne se peut pas, c'est une illusion.
Je peux juste comprendre que je ne comprends pas, ainsi j'évite de croire avoir compris.

Je ne comprends pas cette volonté de "comprendre entièrement", pourquoi cet "entièrement"? Qu'est-ce que tu entends par "comprendre entièrement"?
Avoir déjà un début de langage commun, c'est énorme, et rare.
Et comprendre qu'on ne comprend pas... la plupart du temps, ça ne se fait pas comme ça. En situation basique, on plaque sa lecture du moment sur ce qu'on voit. Que ce soit du Nietzsche ou autre.

Je suis fautive, j'ai tendance à partir a droite, à gauche, bref je mène des conversations en zigzag, du coup même pour moi il est difficile de me souvenir des points essentiels de son parcours, notamment ses débuts.
Mais je vais essayer de resituer à partir de la compréhension de l'autre :

Grossomodo, tu me dis qu'il est important de savoir pour comprendre, je réponds à ça que que pour comprendre il ne suffit pas de savoir. (je peux savoir que je suis alcoolique sans pour autant comprendre), à ça tu me répondra "je parlais de la connaissance de ce qu'est l’alcoolisme) bon je suis partie sur l’alcoolisme, mais reprenons sur le truc latent là. Donc si l'on définie cette latence ont sera mieux a même de la comprendre. A ça je réponds que l'on peut toujours le comprendre "intellectuellement", c'est à dire pouvoir en donner une définition  et savoir. Hors, ce n'est pas suffisant pour comprendre.

Bref, tu me dis qu'en gros le truc latent, son déficit, c'est bien parce que ça permets au gens de comprendre. Je mets cette supposition en doute, me disant que ça fait des siècles que les gens vivent ainsi et je n'ai pas l’impression que ça leur ai causé plus de soucis que ça. Et que moi personnellement ça ne m'a pas particulièrement posé de soucis, qu'on est tous différents, et qu'il n'y a pas de "déficit" ou quoi sauf problème médical. Et que si ça gène certainne personne, je pose la question alors pourquoi et que si on me réponds "parce que c'est dur le travail dans ces conditions, parce que je ne peux pas passer le permis" et ben je dirais : la vie n'est simple pour personne, chacun à des choses qu'il ne peut pas, arrêtons de faire les capricieux. D'autant plus quand on ne remets jamais l'environnement en cause. Bref, Ensuite nous parlons donc de la compréhension et je suggère que pour comprendre, on ne doit pas comprendre. Paradoxal certes, ce que je veux dire par là c'est que si je "comprends" quelqu'un, il se peut que je me trompe en ayant fait un jugement hâtif de compréhension.
Nous basons surtout notre compréhension de nous même, comme on l'aurait vécu et on le prête aux autres, hors l'autre est un autre, il n'est pas moi. Tout ce que je peux faire, c'est le laisser "se déverser en moi" , c'est à dire l'observer, être attentif etc... vouloir comprendre. Mais dès lors ou j'aurais dis "eureka", de bonne chance de me planter.
Je dis entièrement, je n'aurais pas du, mais lorsque l'on dis "je te comprends" généralement on ne pense pas "je te comprends partiellement", ou sinon on dirait, je ne comprends pas tout.

Enfin là, je commence à ne plus rien comprendre à ce que dis surtout, si tu veux recadrer la convers, je t'en prie.

Juste que je ne comprends pas les gens parce qu'il ne sont pas l'individu que je suis, et pourtant j'arrive à comprendre, parce qu'il sont l'humain que je suis.
Ce qu'il faut saisir je pense ce sont les motivations profondes. Quand bien même je ne sais pas ce que c'est ce truc latent, je peux comprendre la motivation de l'autre à vouloir réduire le bruit : pour son bien être. Et ceci devrait être suffisant sans que l'autre est besoin de m'expliquer ceci ou cela.

Je reviens à l'exemple de mon amie et de la lumière qu'elle digère mal, même si parfois la lumière me manque, je ne lui ai jamais dis qu'il fallait allumé, râler après etc.. Et je n'ai pas besoin d'explication psy pour de moi même comprendre son besoin, même si je ne comprends pas ce qu'elle vie. Et on pourra toujours m'expliquer que c'est ceci ou cela, je ne pourrais toujours pas saisir ce qu'elle vie.

Pareil pour le déficit de l’inhibition latente. La personne pourra toujours se dire "ouf ce n'était que ça" quand elle aura pu s'imaginer que ça puisse être plus grave. Mais qu'est ce que ceci vient foutre dans le dsm ? là est ma véritable interrogation.

Edit : Ah mince, j'ai mis trop de temps à taper ! Si je dois virer mon pavé, je le ferais.

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Re: Déficit de l'inhibition latente

Message par bandetarés! le Mer 19 Aoû 2015 - 11:37

Non non, t'as pas à virer ton "pavé" ^^
Je suis surtout prise par le temps. Je passe ici pour rire un peu de ce que je lis, en essayant d'éviter les longues conversations, qui prennent du temps. Et là je me retrouve à écrire, écrire, écrire pale

Que tu sois un peu paumée sur ce que je dis, c'est "normal", parce que nous ne sommes pas vraiment en désaccord. Mettre une étiquette psy sur chaque petit soucis de la vie, ça me fatigue. Mais l'inverse m'énerve aussi, tenter d'évacuer la subjectivité en prétextant des soucis "physiologiques", ça me gave (tu n'es pas concernée par ces points ^^).

Là, ce que je voulais te dire (et après je vais déconnecter un coup) c'est qu'il y a malgré tout des différences entre nous. L'autre n'est pas un autre soi-même, et il faut parfois faire des efforts pour comprendre cette altérité - certaines distinctions, analyses, peuvent nous aider à le faire.
Ce n'est pas parce que nous ne sommes pas cet autre, que nous ne pouvons pas le "comprendre entièrement" qu'il faut renoncer. Après, pourquoi vouloir "comprendre" (je suis en pleine phase "guillemets") ? Mais parce que ça t'aide à te comprendre toi, en plus de t'aider à vivre avec l'autre.
Exemple: je ne suis pas daltonienne. Dans l'absolu, je n'ai pas besoin de savoir que le daltonisme existe, que quelqu'un ne voit pas telle ou telle couleur, je m'en fous. Oui mais, ça peut m'apprendre des choses sur le sens de la vue etc. Qu'est-ce que cette anomalie me dit de ma "normalité"? De quelle façon ça enrichit ta vision de la vie, de l'homme?
Les anomalies, les "monstruosités" sont, pour moi, ce qu'il est le plus intéressant d'apprendre à connaître. Il n'y a pas besoin de savoir ce que ressent la personne qui mesure 62,8 cm, comme si on était cette personne, mais au moins de concevoir qu'un être humain peut faire 62,8 cm, ou à l'inverse 2m51 ou 2m72.

En gros, on ne "reçoit" pas l'autre tel quel, sans effort, sans activité. Mais on peut le saisir, peu importe que ce soit partiel.

Alors, on peut balayer ça en disant, qu'au fond, nous sommes tous pareils. Mais, pour moi (et je ne vais pas insister quinze plombes, j'en reviens pas d'avoir passé tant de temps à écrire) c'est passer à côté de plus important.
C'est important de voir les ressemblances, mais ça l'est autant de voir les différences - sinon on ne peut pas voir grand chose.
Après, que la vie soit facile ou pas, ce n'est pas mon problème.


Dernière édition par Jambon le Mer 19 Aoû 2015 - 14:31, édité 1 fois (Raison : fôte atroce)

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Re: Déficit de l'inhibition latente

Message par Narkyss le Mer 19 Aoû 2015 - 14:12

Nan mais en fait je te rejoint quelque part. Encore une fois je ne dis pas que nous sommes tous les mêmes, mais que nos différences ne marque pas la différence.
Ce n'est pas du renoncement à comprendre, presque au contraire, c'est juste ne pas dire "ça y est j'ai compris, je sais", c'est observer encore et encore. Si je dis "ça y est je sais", ben c'est bon, je connais, je reviens pas dessus.

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Re: Déficit de l'inhibition latente

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