Déficit de l'inhibition latente

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Message par offset le Jeu 2 Jan 2014 - 20:14

votre avis sur le déficit de l'inhibition latente

comment se gère t il ?

existe t il des techniques pour se soulager ?

alors s'il vous plaît à vos plumes  Smile 

Ce qui est dit sur le site www.talentdifferent.com

"avant de parler de Déficit, il faut d’abord parler du processus lui-même : L’Inhibition Latente permet de trier les informations que nous recevons de l’extérieur par nos 5 sens. C’est un processus inconscient.

Par exemple dit Wikipédia (Fr), « si nous entrons dans un endroit, son odeur va nous marquer, puis semblera disparaître. Le cerveau a enregistré l’information, l’a rangée dans la catégorie « pas utile » et la met de côté ! La même chose se passe pour les bruits : le tic-tac d’une horloge peut nous agacer, puis il semble disparaître, se fondre dans le décor : c’est l’inhibition latente qui a œuvré et a classé cette information comme n’étant pas importante et l’a mise de côté ».

L’inhibition latente nous permet donc de nous concentrer sur l’essentiel. Quoique… Quand vous écoutez un film passionnant ou une musique que vous aimez, vous êtes captivé(e) et beaucoup moins sensible à toute autre information qui pourrait vous arriver… et ce n’est, par exemple, qu’avec beaucoup de retard que vous sentirez que vous avez oublié quelque chose à la cuisine sur le feu…

Le Déficit d’Inhibition Latente, c’est donc une incapacité à faire ce tri, une incapacité à se concentrer sur une seule et unique source d’information. (Ceux à qui on reproche souvent d’être incapables de se concentrer ou d’être très facilement déconcentrés"


Dernière édition par offset le Mar 11 Mar 2014 - 19:22, édité 1 fois
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Message par Invité le Jeu 2 Jan 2014 - 23:49

Merci offset, je trouve ton topic superinteressant. Talentdifferent.com est le site que je communique à ceux qui veulent plus d'info sur la douance Smile

Pour répondre à ta question, je bosse dans un open space. Quand je travaille sur un dossier simple, qui me demande une concentration légère, je vois tout, ressens les émotions autours, entends les conversations sans que ca me perturbe vraiment. Quand je suis archi concentrée par contre, rien ne peut me sortir de mes pensées.

Par contre ma collègue qui n'est pas surdouée, pete un plombs à cause du bruit...
Donc je me demande si le fait de gérer les stimulis extérieurs et de rester concentré ou non est propre aux surdoués.

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Message par offset le Ven 3 Jan 2014 - 9:38

@ parisette merci d'avoir pris le temps de me répondre

je n'ai pas assez d'infos ou témoignages pour te dire si ce déficit est lié à la douance ou non seuls les thérapeutes en douance pourront le dire

me concernant je n'arrive pas à me concentrer sur une seule chose (quand j'écris, ou quand j'écoute...) je suis tout le temps handicapé par les stimulus extérieurs et par les pensées qui en découlent exemple j'entends une musique ou une phrase et tout de suite y'a un enchainement dans ma tête qui me font penser à plein de chose sur cette musique ou sur cette phrase, ce qui m'arrive souvent c'est après avoir entendu une conversation ou une bribe de conversation (sans écouter je précise, ce n'est pas volontaire) et bien si c'est un problème qui est exposé tout de suite dans ma tête y'a des solutions qui se présente je voie en pensée les bloquages et les solutions et c'est difficile car j'ai envie de dire stop ! je sais comment il faut faire j'ai la solution au problème mais comme je n'ai pas été invité à la conversation alors je souffre de ne pouvoir aider ou plutôt de faire avancer les choses. Cela est très fatiguant et ça me fait de la peine je me referme et personne ne comprends mon changement d'humeur soudain, parfois aussi j'ai envie de dire aux personnes alentours dans le cadre professionnel et généralement aux bavards de se taire (de parler à voix basse et encore c'est pas assez) parce que cela me gêne mais me comprendront t' elle ? pas certain

De plus j'ai remarqué que quand je propose des solutions cela ne passe pas toujours car certains aiment prendre leur temps et peser chaque paramètres ou alors ils sont contents mais abondonne ma proposition et cela m'énerve !

question que je me pose :

les stimulus sont ils gênant à cause des pensées qui en découlent ?


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Message par never mind le Ven 3 Jan 2014 - 10:30

Bonjour ,
ma réponse pourrait être celle de Parisette ,
mais je me demande si cela ne recoupe pas ,
en partie , le thème sur la distanciation traité sur ce fil :

http://www.zebrascrossing.net/t14011-distanciation-une-partie-de-vous-regarde-t-elle-souvent-l-autre
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Message par offset le Ven 3 Jan 2014 - 11:40

@never mind,

tu pense la même chose que @parisette tu peux m'en dire plus sur ce que tu ressens car chaque témoignage est différent, concernant le thème sur la distanciation je n'ai pas encore assez lu pour avoir un avis
cela à l'air très compliqué ça ressemble à un dédoublement de la personnalité sans certitude

les définitions suivantes : la pensée en 3d, avoir plusieurs approches simultanées me convienent mieux

Il y'a très peu d'articles sur ce sujet peut être des pistes ?




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Message par never mind le Ven 3 Jan 2014 - 14:15

@ offset,
tout comme Parisette et une majorité de zèbres je suis très réceptifs à toutes les interférences extérieures, mais je gère extrêmement bien (parfois effectivement je deviens sourd et aveugle tant le flot , le flux m'ensevelissent , mais c'est plutôt physique , mécanique à cause d'un environnement audio-visuel particulier ; salle de cantine, hall de gare , etc ...)
De plus j'ai la capacité de pouvoir me concentrer sur une pensée ou une action jusqu'à m'isoler de toute atteinte de l'extérieur.
D'autre part , il m'est possible de faire plusieurs choses en même temps , lire ou écrire ou dessiner, regarder la télévision , écouter de la musique et suivre une discussion entre deux tiers personnes ... avec des niveaux d'attentions différents régis par des mots , idées , ou autres qui me servent d'alarme pour rehausser le niveau d'attention ou d'intervention sur tel ou tel domaine ou sujet ...

Je suis d'accord avec toi , il ne s'agit pas de problème de dédoublement de la personnalité , enfin pour mon cas , mais bien comme tu l'écris d'une pensée en 3D voir plus ... Wink
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Message par Kaimetsu le Mar 4 Mar 2014 - 19:38

J'ai une question à ce sujet, notamment par rapport à ce que dit never mind :
le fait d'être capable de suivre plusieurs conversations en même temps, en le faisant exprès ou pas, est-il dû à un déficit de l'inhibition latente ?

Je le fais assez régulièrement, j'aime beaucoup, ça me donne l'impression de complètement utiliser mon cerveau au lieu de toujours attendre que l'interlocuteur finisse, désespérément lentement, sa phrase. Au lieu d'attendre, j'écoute l'autre conversation en même temps.

Pour autant, quand je lis des personnes qui décrivent la fatigue qui découle du fait de ne pouvoir trier les infos je ne me sens pas concernée. Je n'ai pas l'impression d'être agressée par trop de stimulis extérieurs...

Et un environnement bruyant ne m'empêche pas de me concentrer sur ce que je fais ou je dis, je fais juste des allers-retours rapides entre le "bruit" extérieur et ce que je suis en train de faire.

Quand au fait de faire plusieurs choses à la fois, cela m'aide au contraire à me concentrer dès l'instant que ce ne sont pas les mêmes sens qui sont utilisés. Par exemple, pour bien écouter un cours j'avais besoin de dessiner en même temps, ou pour rédiger une traduction ou une rédac de philo je me concentrais mieux si j'écoutais de la musique en même temps.

Du coup je n'arrive pas à savoir si cela correspond ou non à un déficit de l'inhibition latente ???
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Message par offset le Dim 9 Mar 2014 - 21:49

j'ai de plus en plus de mal à travailler avec les stimulus extérieurs, c'est très difficile, je n'avance pas.
Je ne peux travailler que dans le silence, j'avance mieux, les idées sont plus claires.

Il faut que je me mette au télé travail rapidement
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Message par Princeton le Mer 12 Mar 2014 - 0:42

Oui c'est difficile, notamment de bosser en Open Space. Ou d'être dans un endroit avec beaucoup de bruit ou de gens (une cantine par ex).
En revanche, j'ai noté que lorsque je travaillais sur un projet qui m'intéresse, je suis capable de me couper entièrement de l'extérieur, je n'ai plus aucune notion du temps, je n'entends ni ne vois rien. Cela m'arrive lors des examens, ou au boulot. Ensuite, quand je sors de ce mode concentration c'est comme si je me réveillais, que je devais reprendre mes esprits. Ce sont des moments que j'aime bien, je sens que mon cerveau travaille à plein régime. Et souvent ça produit de supers résultats.

Souvent, si je pense à/lis/travaille sur quelque chose, mais sans avoir besoin d'être à plein régime, alors j'ai besoin de mettre de la musique ou un film, sinon je sens que mon cerveau n'est pas assez "occupé" pour se concentrer, c'est étrange. Je ne sais pas comment tout cela s'articule par rapport à l'inhibition latente.
Bref, je pense que j'ai la possibilité de me concentrer si la tâche l'exige, comme un hyper-focus.
Et quand je suis fatigué des stimuli extérieurs, je peux tout couper et je retourne dans ma tête, dans des pensées, mon imagination, mais ce n'est pas de la concentration, c'est plutôt une fuite... Et je n'entends plus, je ne vois plus, coupé du monde.
Ce qui voudrait dire que je n'ai pas de déficit de l'inhibition latente ?
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Message par EmiM le Ven 9 Mai 2014 - 16:53

Coucou Offset, je ne suis pas experte du sujet, cependant de ce que j'ai lu, j'observe dans ce sujet 3 particularités qui sont liées à notre mode de fonctionnement cognitif...
- Le manque d'inhibition latente qui provoque l'incapacité de trier et de hiérarchiser les informations quelles qu'elles soient.
- l'arborescence qui nous permet de pensées très rapidement à 10 choses en même temps, voire de faire plusieurs choses simultanément
- la perception d'un sujet en 3D, quand les autres voient en 2D
Tous ces sujets sont résumés dans le livre de Christel Petitcollin "je pense trop"
Donc ces choses découlent de notre mode de fonctionnement cognitif, la façon dont nous les appréhendons et gérons est une affaire individuelle....y'a pas de règles, ça dépend des individus, sensibilité, éducation, habitude, travail personnel sur soi, niveau de conscience etc...
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Message par offset le Ven 9 Mai 2014 - 21:53

EmiM, merci pour tous ces conseils.

 Smile
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Message par EmiM le Ven 9 Mai 2014 - 21:55

Je t'en prie Offset, je sais pas si ça aide....  Bisous
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Message par Invité le Ven 17 Oct 2014 - 2:16


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Message par elpulsco le Lun 22 Déc 2014 - 8:47

Tout d'abord Merci Offset d'avoir ouvert ce fil. La dernière vidéo m'a particulièrement intéressée et si on suit les liens tissés autour on en trouve d'autres, on trouve aussi un site internet sur le sujet, tout ça en anglais. Il semble que ce soit un domaine assez peu exploré finalement, alors que le concept scientifique date un peu, ça ne semble pas se mesurer comme on mesure le QI ou d'autres aspects de la personne/personnalité qu'on a identifié comme mesurable.
J'aimerai bien avoir une confirmation extérieure de ce que je ressens à l'intérieur.

Je prends en effet peu à peu conscience que dans un certain état d'esprit je suis comme une fête foraine à l'intérieur. Musique, images, trucs qui tournent dans tous les sens, odeurs, bruits, ivresse de la vitesse... Hamster

Auparavant, je m'arrangeais pour anesthésier mes perceptions (alcool, vidéo, dépendances diverses). Depuis peu, je les laisse s'exprimer, je m'autorise à les ressentir et franchement c'est un truc de malade!!!! j'adore ça, et c'est très riche, je vois bien que dans cet état là j'associe encore plus de choses, je crée plein de nouveaux trucs, je suis plus présente. Je vois un escalier en colimaçon et hop : je pense ADN, je ressens le toucher des matériaux de l'escalier, j'entends le bruit que ferait cet escalier si.... ou bien si..... ou bien si....., je vois une imagerie animée avec des foreuses multicolores, je pense à des engins qui ont cette forme là, à l'atmosphère de film d'horreur induite par les matières et la lumière, je mets des filtres sur les images que je fais etc (jpeux pas tout écrire y'a trop de choses)

C'est grave docteur? ça vous parle?

Je me dis que si on explore vraiment cet aspect là de notre cerveau de surdoué, on peut parvenir à diriger un peu cette extraordinaire capacité et ça peut être un moyen de bien utiliser son potentiel (j'ai un vrai problème perso pour l'utiliser celui-là, toujours autre chose à faire... c'est assez tragique Bouhouhou ). Diriger mais aussi respecter, je comprends peut-être maintenant pourquoi j'adore être seule (pour me ressourcer) dans un espèce d'environnement où tous les bruits sont under controle : dès qu'il y a un bruit émanant d'une source diverse ou variée, trop de choses m'envahissent(d'ailleurs, je relie aussi cette caractéristique à l'hyper empathie)et à force c'est épuisant(surtout quand on a des tendances émotionnelles tordues comme moi) alien

Je n'ai pas trouvé tant de conseils ou témoignages pour bien vivre avec ce déficit. (je suis bien contente que ce fil existe du coup Wink

En chantier donc...
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Message par EmiM le Lun 22 Déc 2014 - 10:46

Elpulsco, je pense que les sujets sur la pensée analogie/arborescente devraient t'intéresser, parce que j'ai le sentiment que tu parles plus de cela que du déficit de l'inhibition latente... Smile
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Message par elpulsco le Lun 22 Déc 2014 - 12:25

C'est difficile de distinguer les deux parfois, je crois, peut-être les deux sont-ils liés d'une manière ou d'une autre ?

Voici ce que j'ai trouvé sur le site de C Bost au sujet du déficit d'inhibition latente (et qui semble t il a été révélé par plusieurs études) :

Le déficit d’inhibition latente est impliqué dans la créativité : il submerge le cerveau par diverses informations de toutes sortes, données par tous les sens en éveil, les percussions entre ces informations de toutes sortes favorisent les analogies, la création de nouvelles informations qui prennent la forme d’images, de sons, de formes…

Pour ma part, je sais que j'ai du mal à distinguer certaines choses les unes des autres, par exemple la sensation de l'évocation produite (sa représentation). En réalité, j'en reçois tellement en même temps (sensations et évocations) que c'est très dur à distinguer. Là dessus, ou là dessous, la pensée peut venir faire son office, trier ou diriger mais mon cerveau est souvent plus submergé d'images, de nouvelles mélodies et de formes en mouvement... c'est comme ça que je le vois aujourd'hui, mais je vais bien m'appliquer à être au plus près de mon expérience propre et vraiment isoler ce que je perçois, du reste.
Quel boulot ; )
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Message par Invité le Lun 22 Déc 2014 - 15:34

J'aurais plutôt tendance à associer ça au TDAH est-ce qu'il y a un lien entre les deux? et si non, n'est-il pas aisé de confondre les deux?

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Message par elpulsco le Mar 23 Déc 2014 - 15:01

C'est un peu le cœur de ma grande prise de tête du moment, j'ai bien du mal à distinguer ce qui serait un déficit d'inhibition latente, d'un TDA ou encore d'une "simple" hypersensibilité.
Ce que j'observe, c'est un grande capacité à recevoir des stimuli et à les traiter, soit en même temps, soit les uns après les autres si rapidement que j'ai l'impression que c'est en même temps.

Je suis aussi très créative et je ne supporte pas de faire comme un modèle, je n'y arrive pas, je dois toujours détourner la consigne, je relie toujours des choses in-reliables (pff jtrouve pas le mot Se tape la tête cont ), et ça c'est une des caractéristiques tda mais aussi du déficit d'inhibition latente (d'après ce que j'ai pu lire sur internet).

Mais j'ai du mal à y voir clair, certains psy de la surdouance relient automatiquement hypersensibilité et déficit d'inhibition latente, mais je n'ai pas trouvé d'étude qui en parle (le prouve) vraiment (plutôt des textes tendant à dire que haut QI plus déficit d'inhibition latente mène à une grande créativité). En fait, ce déficit ne semble pas intéresser grand monde, je trouve relativement assez peu de choses là dessus.
Parfois j'aimerai juste me proposer comme cobaye pour enfin comprendre comment cette fichue tête fonctionne... Suspect

Est-ce que certains d'entre vous ont été "diagnostiqué" comme ayant un déficit d'inhibition latente ? Est-ce seulement possible ?
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Message par EmiM le Mar 23 Déc 2014 - 16:52

Je sais pas si cela put t'aider : http://www.observation-et-imagerie.fr/douance/caracteristiques_cerveau_surdoue.html
http://www.adulte-surdoue.org/2012/adulte-surdoue-espace-participatif/enfants-a-haut-potentiel-surdoues-precoces-zebres-qui-sont-ils/
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Message par Bibo le Mar 23 Déc 2014 - 18:22

elpulsco a écrit:C'est un peu le cœur de ma grande prise de tête du moment, j'ai bien du mal à distinguer ce qui serait un déficit d'inhibition latente, d'un TDA ou encore d'une "simple" hypersensibilité.

Tu peux considérer que l'hypersensibilité est dû à un déficit de l'inhibition latente. Globalement, c'est un trait de caractère qui revient assez régulièrement dans les différentes théories de la personnalité. On peut le caractériser comme un niveau d'excitabilité très haut. C'est à dire qu'un stimulus de faible ampleur va provoquer une "activation"/ réponse cérébrale intense (en comparaison des autres). Ce trait est souvent associer à des personnes introverties, découlant de cette hypersensibilité : parce que le monde m'agresse (par l'ampleur des stimulus qui y sont présents) alors j'évite de trop m'y exposer.

Je me permet une distinction qui va peut être t'embrouiller : je pense qu'il est possible d'être hyper sensible, mais d'être aussi capable d'inhiber pendant des temps cours ou durant des période de travail s'approchant de la sensation de "flow" les autres stimulus environnent, ou encore de les "entendre" en background et de s'en servir, comme d'un fond stabilisateur et indispensable (pour moi la musique classique).

Le TDA relève à mon avis d'un autre aspect, celui de la difficulté à maintenir son attention sur un objet de pensée. Il n'inclut pas fondamentalement de "douleur" à cause de l'intensité des stimulus.

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Message par LaGirafeVolante le Jeu 25 Déc 2014 - 8:24

Bibo, si tu inclus la notion de "douleur", ça me fait penser à l'hyperesthésie.
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Message par Bibo le Jeu 25 Déc 2014 - 11:37

Coquille2Lune a écrit:Bibo, si tu inclus la notion de "douleur", ça me fait penser à l'hyperesthésie.
Je ne fais pas de différence entre hypersensibilité et hyperesthésie, devrais - je ?
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Message par sylveno le Jeu 25 Déc 2014 - 12:14

œillères et boules quiès !

… et respirer par la bouche pour pas sentir les odeurs
ou un masque de chirurgien, ça donnerait un air mystérieux !
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Message par LaGirafeVolante le Ven 26 Déc 2014 - 2:31

La bouche ne filtre pas l'air comme le fait le nez. Donc si tu respires par la bouche, tu te chopes toutes les saloperies.
Masque de chirurgien.. why not ?
Je mets mon casque audio plutôt que les boules Quiès Wink (sauf en boîte lol)

@Bibo : bin tu fais comme tu veux mais je pense que ce sont quand même deux choses différentes Rolling Eyes
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Message par sylveno le Ven 26 Déc 2014 - 8:21

bibo, ouais tu devrais
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Message par offset le Ven 26 Déc 2014 - 10:34

Ces derniers jours, j'ai bossé avec une équipe très calme, pas de bavardages inutiles et ça fait du bien, j'ai même réussi à me concentrer et à avancer. Je suis sur un poste ouvert et le moindre pas, mots ou bruit je les entends fort alors que d'autres n'y font pas attention

Dans les transports je souffre encore, la musique, les discussions tout vient dans ma tête et je voyage avec les mots et les sons des autres

Il m'est arrivé de dire à une personne de baisser sa musique et elle l'a fait mais ce n'est pas toujours compris

Alors, nous pauvres victimes on doit accepter ces nuisances sans broncher, tout ça parce que la majorité les supportent
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Message par sylveno le Ven 26 Déc 2014 - 11:22

"seulement" hypersensible ou dil en plus ?
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Message par elpulsco le Ven 26 Déc 2014 - 11:27

C'est vraiment intéressant toutes ces remarques et réflexions. Je me suis aperçu que je n'étais pas bien sûre de la distinction hypersensibilité/hyperesthésie non plus donc je suis aller rôder sur internet.

Et là, oh surprise, je ne vois toujours pas de différence de fond (l'idée de douleur pouvant être liée aux deux termes, j'ai même trouvé des définitions de l'hyperesthésie qui partaient sur des caractéristiques émotionnelles (alors que je me disais de prime abord que c'était dans ce domaine qu'on pouvait percevoir la différence entre les deux, hypersensibilité me semblant plus large et traiter les domaines des sens et de l'émotionnel). Donc la seule vraie différence que j'ai observée c'est l'emploi de ces mots : hypersensibilité est beaucoup plus employé dans le langage courant là où hyperesthésie semble liée à la psychiatrie (avant que JSF ne décide de mettre ce mot dans son livre). Peut-être que certains considèrent alors que l'hyperesthésie c'est plus anormal, plus fort encore qu'hypersensible.


Et le déficit d'inhibition latente dans tous ça ? Je n'ai rien trouvé nulle part qui PROUVE que ce soit une condition nécessaire à l'hypersensibilité. Je peux tout à fait imaginer quelqu'un qui perçoit des stimulus les uns après les autres (très très vite) mais de manière très intense, et quelqu'un d'autre qui en perçoit plusieurs en même temps de manière très intense aussi.

Cela dit,  si le ressenti est plus dur à se dissiper et/ou si on ressent chaque stimulus même déjà analysé comme un truc nouveau à ressentir à fond, ça augmente forcément la dose d'informations et rend donc plus sensible.

Mais est-ce vraiment l'unique paramètre qui crée l'hypersensibilité sensorielle Question  Question  Question

En tous cas, à vivre, c'est un calvaire, je partage ton constat Offset, c'est difficile de se positionner dans un monde où la plupart des gens tolèrent ce qui peut nous faire si mal. Mes tympans se remettent difficilement d'une expérience acoustique très désagréable vécue hier (un frottement de métal lancinant sur du carrelage) j'en suis encore toute traumatisée. What a Face  Cela dit je peut être aussi « traumatisée » dans l'autre sens, tellement en extase devant la beauté de ce que je perçois (j'adore le bruit de l'eau ou du vent par exemple ça me met en transe!!!!).Wink
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Message par sylveno le Ven 26 Déc 2014 - 11:44

pourtant sur wiki la différence me semble clairement établie
c'est sûr que ça dépends des domaines

hyperesthésie au sens médical c'est "juste" un dysfonctionnement neurologique
tiens il semble que les médecins n'emploie plus ce mot
en psychiatrie c'est une forme paranoide
pour jsf c'est lié à la vitesse de traitement de l'information
(apparemment donc un mix entre hyprstsie au sens psy et hyprsensblté)

hypersensibilité est une construction psychologique faisant réagir très fortement aux stimulus émotionnnels
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Message par sylveno le Ven 26 Déc 2014 - 11:47

le dil n'a rien à voir ni avec l'un ni avec l'autre
on peut aussi cumuler,
là, c'est la joie !

le dil est naturellement plus faible chez les hqi que chez les non hqi et plus fort chez les hp que chez les non hp
(et d'ailleurs encore plus fort chez les tda et les tsa non aspi)
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Message par sylveno le Ven 26 Déc 2014 - 12:11

http://www.talentdifferent.com/le-deficit-dinhibition-latente-mecanisme-de-la-creativite-1126.html
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Message par offset le Ven 26 Déc 2014 - 18:17

Sylveno, le lien explique bien


Je cherche un article sur l’hypersensibilité et le déficit d’inhibition latente et je n’ai rien trouvé. Je suis peut être juste hypersensible, je ne suis pas tête en l’air comme de nombreuses personnes souffrant de ce déficit, j’ai une mémoire courte, ce que j’apprends ou lis disparaît de ma tête rapidement. Sensible aux odeurs, je les ressens plus fortement. Faire plusieurs choses à la fois me stimule, ça me détend et éloigne le brouillard de ma tête
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Message par EmiM le Ven 26 Déc 2014 - 18:42

Le déficit de l'inhibition latente n'est pas une souffrance mais une caractéristique cognitive et elle ne provoque pas de conséquences comme être tête en l'air, et cela ne joue pas non plus sur les capacités de la mémoire, c'est juste une fonction de tri et de hiérarchisation des informations externes qui ne se fait pas ou moins qu'à la "normale". Cela induit la prise en compte de toutes les informations sur un même niveau d'importance, qui oblige la personne à prioriser par elle-même "manuellement" quand cela se ferait automatiquement s'il n'y avait pas ce déficit.
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Message par Bibo le Ven 26 Déc 2014 - 18:54

EmiM a écrit:Le déficit de l'inhibition latente n'est pas une souffrance mais une caractéristique cognitive et elle ne provoque pas de conséquences comme être tête en l'air, et cela ne joue pas non plus sur les capacités de la mémoire, c'est juste une fonction de tri et de hiérarchisation des informations externes qui ne se fait pas ou moins qu'à la "normale". Cela induit la prise en compte de toutes les informations sur un même niveau d'importance, qui oblige la personne à prioriser par elle-même "manuellement" quand cela se ferait automatiquement s'il n'y avait pas ce déficit.

Donc ça rejoint un peu l'analyse que fait Back dans La précocité dans tous ses états ?
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Message par sylveno le Ven 26 Déc 2014 - 19:40

http://www.hsperson.com/test/
ça semble fiable

regarde bien les questions,
la différence est énorme entre les deux

apparemment je serais plutôt plus proche de high sensation seeking
mais moins que high sensitivity
même si il y a des trucs des deux

ce serait au éclaircir avec un spécialiste parce que commeils disent dans psychologie
(http://test.psychologies.com/etes-vous-un-e-hypersensible)
tous le monde est sensible ou préfère se voir comme


Dernière édition par sylveno le Ven 26 Déc 2014 - 19:47, édité 1 fois
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Message par EmiM le Ven 26 Déc 2014 - 19:45

Bibo a écrit:Donc ça rejoint un peu l'analyse que fait Back dans La précocité dans tous ses états ?
Désolée, je ne connais pas, donc je ne saurai te dire Bibo.
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Message par offset le Ven 26 Déc 2014 - 21:32

Bibo a écrit:Donc ça rejoint un peu l'analyse que fait Back dans La précocité dans tous ses états ?


Que dit cette analyse ? Tu peux nous en toucher un mot ou deux

Merci
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Message par elpulsco le Sam 27 Déc 2014 - 10:56

bibo a écrit:Donc ça rejoint un peu l'analyse que fait Back dans La précocité dans tous ses états ?
Je ne connais pas non plus cette analyse et serait bien intéressée d'avoir plus d'informations à ce sujet.

De mon côté, j'ai eu beau prendre le problème par tous les sens, en tous cas tous les miens, je ne vois pas de différence significative entre hypersensibilité et hyperesthésie, (là c'est mon côté buté Wink c'est juste ma vision, mais quand mon cerveau met de la cohérence d'une certaine façon tant que l'inverse n'est pas démontré il reste assez crispé sur sa position.....alala) même si le premier est employé dans un champs plus large, il inclut forcément le deuxième. On ne peut être sensible qu'en percevant des éléments par nos sens, et si on perçoit intensément, cela a une foule de conséquences =>intensité émotionnelle (l'émotion s'exprime dans le corps), multiples informations sensorielles à traiter... Après sur les seuils de tolérance aux différents stimuli et leur intensité, je suis vraiment en questionnement, chez moi c'est fonction de divers paramètres (fatigue, humeur, besoins nourris ou pas...). Bon je m'égarre encore... Groumph

Quant au déficit d'inhibition latente, j'ai eu beau lire ce qui est disponible sur internet, je n'ai vu aucun lien démontré entre DIL et surdouance  et on trouve finalement l'inverse : dans cette étude :  38. Carson, S., Peterson, J.B. & Higgins, D.M. (2003). Decreased latent inhibition is associated with increased creative achievement in high functioning individuals. Journal of Personality and Social Psychology, 89, 499-506. (qui n'est malheureusement pas disponible gratuitement en ligne mais résumée là  http://www.lowlatentinhibition.org/2012/12/low-latent-inhibition-plus-high-intelligence-leads-to-high-creativity/).
Ils ont fait des recherches sur le lien inhibition latente et créativité chez des surdoués. Certains surdoués ont ce déficit d'autres non. Ceux qui ont un DIL seraient clairement plus créatifs.
Du coup, j'ai du mal à accorder du crédit aux dires de certains psy qui clament : vous êtes HP donc vous avez un déficit d'inhibition latente. Tout cela me semble bien plus complexe.

Merci Sylveno pour le lien sur les test en anglais, par contre je ne suis pas sûre de bien comprendre "high sensation seeking", moi je comprends une personne à la recherche de sensations fortes et je ne sais pas à quoi ça correspond en Français.(a-t-on un terme spécifique pour ce profil?)

Tous ces thèmes sont absolument intéressants en tous cas et je crois que les recherches à ce sujet n'en sont qu'à leur début, j'ai bien hâte d'avoir de nouvelles informations sur le sujet.... bounce
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Message par offset le Sam 27 Déc 2014 - 11:18

elpulsco a écrit :

De mon côté, j'ai eu beau prendre le problème par tous les sens, en tous cas tous les miens, je ne vois pas de différence significative entre hypersensibilité et hyperesthésie, (là c'est mon côté buté Wink c'est juste ma vision, mais quand mon cerveau met de la cohérence d'une certaine façon tant que l'inverse n'est pas démontré il reste assez crispé sur sa position.....alala) même si le premier est employé dans un champs plus large, il inclut forcément le deuxième. On ne peut être sensible qu'en percevant des éléments par nos sens, et si on perçoit intensément, cela a une foule de conséquences =>intensité émotionnelle (l'émotion s'exprime dans le corps), multiples informations sensorielles à traiter... Après sur les seuils de tolérance aux différents stimuli et leur intensité, je suis vraiment en questionnement, chez moi c'est fonction de divers paramètres (fatigue, humeur, besoins nourris ou pas...). Bon je m'égarre encore... Groumph

Non tu ne t'égares point, je suis également persuadé qu'une partie des maux liés au déficit de l'inhibition latente (DIL) est en rapport
avec l'hypersensibilité ainsi que l'hyperesthésie

Dommage que la recherche soit limité dans ce domaine
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Message par EmiM le Sam 27 Déc 2014 - 15:06

Offset a écrit: je suis également persuadé qu'une partie des maux liés au déficit de l'inhibition latente (DIL) est en rapport
avec l'hypersensibilité ainsi que l'hyperesthésie
Offset, cela fait deux fois que tu associes maux/souffrance à DIL et j'avoue ne pas comprendre pourquoi tu fais cette association. Le DIL est cognitif et non physique. Si tu parles des maux/souffrances liés à l'hypersensibilité, je peux comprendre, puisqu'il s'agit d'émotions, qui se ressentent par le corps, par contre j'ai beaucoup de mal à envisager la douleur par les sens (hyperesthésie) ou celle par le fonctionnement cognitif.
Je suis hyperesthésique, cela signifie que j'ai des seuils de détection sensoriel plus élevés que la norme, mais je n'ai pas de souffrance à entendre plus finement, à sentir plus finement, à gouter plus finement, la seule chose qui peut parfois me déranger (et non me faire souffrir) c'est la peau, qui fait que je ne supporte pas certaines matières, que les coutures et les étiquettes m'insupportent, mais cela reste très vivable et surtout il ne s'agit pas de maux/souffrances/douleurs...
Pour Moi, ces mots doivent être associés à l'hypersensibilité que je connote d'émotionnelle, et que nos émotions peuvent être associées à des sentiments de souffrance/maux/mal être etc...
De mon point de vue, que le DIL, l'hypersensibilité et l'hyperesthésie puissent avoir pour point commun le fonctionnement cognitif global du HP, cela a du sens, mes recherches et lectures sur le sujet se rejoignent en ce sens, par contre que vous puissiez les confondre m'interroge fortement.
Pour récapituler :
- DIL = tenir compte de tous les faits externes sur le même niveau d'importance sans hiérarchisation ou classification
Conséquences : pensées analogiques + créativité
- Hypersensibilité = intensité extrême du ressenti émotionnel
Conséquences : réactions émotionnelles disproportionnées/inadéquates/décalées par rapport aux référents de la norme.
- Hyperesthésie = posséder une acuité des sens "exceptionnelle", avoir des seuils de détection plus élevés que la norme
Conséquences : un son très faible, une odeur partiellement présente, un gout infime, sera perçu par un hyperesthésique, quand la "norme" ne perçoit rien.
Je ne peux justifier "scientifiquement" mes conclusions ; quand j'ai participé à l'aventure planète-douance (site internet), pour recueillir des sources, j'ai lu en long, en large et en travers X infos (psy/chercheurs/neurologues/témoignages/études etc....) et je comprends que l'on puisse mettre en doute toutes ces données, mais le meilleur conseil que je puisse vous donner c'est de lire, de regarder et d'écouter tout ce qui existe d'accessible, et vous vous apercevrez que tout converge vers ces infos.
Perso, je n'ai pas besoin de vous convaincre, je le suis, j'y vois clair ainsi et cela me suffit bien. Very Happy
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Message par sylveno le Sam 27 Déc 2014 - 16:35

elpulsco, ne pas confondre hqi et hp
la plupart des chercheurs font bien la différence
sauf que le vocabulaire n'est pas unifié et reste confus


oui emi, en plein dedans ! Déficit de l'inhibition latente Good3
et je l'ai déjà noté plus haut : hyprsthsie est physio et l'hyprsnsblté est psy.
le dil est cognitif-attentionnel

cependant, les deux hyper peuvent entrainer un comportement dil par distraction attentionnel

pourtant la cause des trois est bien différenciée et testable
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Message par Bibo le Ven 2 Jan 2015 - 8:16

Je n'ai pas accès au livre de Back pour l'instant, j'ai cependant trouvé ce à quoi je faisais référence ici : http://adulte-surdoue.fr/livres-articles/precocite-dans-tous-ses-etats-fabrice-bak-t4135-25.html

Celles = structures mères, un concept qu'évoque Back comme prépondérant dans l'explication des difficultés cognitives.

"Celles de Bak, qui font le lien entre cognitif et affectif, sont très différentes. Il distingue - tableau de la p. 113 (cognitif / affectif ; les lettres sont de moi) :

D - Décentration : Prise en compte de différents points de vue / capacité à prendre en compte le ressenti des autres
G - Généralisation : Transfert de compétence à des situations analogues / Capacité à identifier qu'en fonction de certains indicateurs les ressentis seront identiques ;
I - Inhibition : Sélection d'une stratégie par rapport à une autre / Capacité à mettre à distance ses intérêts par rapport à ceux d'autrui
C - Classification : Regrouper des éléments suivant leurs ressemblances, organisation de stratégies de raisonnement ;
Hiérarchisation des émotions et des ressentis ;
A - Anticipation : Prévision des conséquences de ses actions / Protection contre les attaques anxiogènes trop fortes"


C'est une théorie purement cognitive qu'a développé Back pour expliquer les difficultés de ses patients. Je ne saurais pas développer plus ... je vous laisse avec cette mise en bouche.
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Message par noir le Ven 2 Jan 2015 - 9:09

sylveno a écrit:œillères et boules quiès !
J'ai contribué à la fortune de la famille quiès, et j'ai les boules !

A force de me faire surnommer Schrek dans la rue, j'ai fini par ne plus en mettre dehors, d'autant qu'ils ne sont discrets ! Smile

Et en lien aux questionnements initiaux de offset,

s'est mis en place autour de moi un environnement assez calme, travailler au calme, dehors notamment. Il n'empêche que pour éviter un pet de mouche qui me ferait sursauter je mets quand même des boules quies chez moi (seule solution pour être au plus tranquille). Enfant / ado ce n'était pas compris (ni par moi ni par ma famille) et l'on m'a fait culpabiliser de cela, du genre que j'étais un peu chiant, intolérant vis à vis des autres, etc.

j'ai constaté que la tolérance au bruit pouvait aussi être liée à son état (psychologique / fatigue / stress) : plus on est "à cran" sur ces points plus la tolérance est faible. cela doit s'expliquer (je pense)

le bruit et son intolérance est l'un des principaux facteurs d'isolement pour moi

Aussi, fumer, contribue un peu à m'anesthésier niveau des réceptions diverses.
Quand je ne fume pas, c'est beau, c'est grand, c'est inondant, à la fois immense mais une immensité qui me fait aussi un peu peur. Néanmoins je préfère ces états mais je ne les supporte pas toujours, notamment parce qu'un grain de sable peut avoir le poids d'un rocher sur soi, et si l'on est ouvert à ce premier, multiples comme ils sont, cela peut faire mal et tout chambouler Rolling Eyes

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Message par nathanaelle le Ven 2 Jan 2015 - 16:06

De mon côté, je détecte l'odeur du tabac de très loin (quelqu'un qui fume dans sa voiture, à plusieurs voitures de la mienne). Les odeurs de brûlé, de solvants (et plus généralement tout ce qui évoque un danger) me dérangent, au point que je ne peux guère rester dans l'endroit où je me trouve. Beaucoup de bruits me gênent. Les pas des voisins martelés me rendent dingue. Je m'aperçois que je ne supporte pas les concerts (mais pourquoi poussent-ils le son si fort ? C'est de la torture !), alors que, dans ma jeunesse, j'ai écumé les festoches et les boîtes de nuit (alcool anesthésiant...). J'ai le sommeil si léger que le moindre froissement, frottement, me réveille. Les luminosités violentes me sont insupportables (néons, éclairages trop vifs, ciel blanc, et tout simplement le soleil qui m'oblige à avoir des lunettes toujours à portée de main (ou d'yeux, comme on voudra). Côté vue, je repère les petits détails qui gênent, et de loin même. Associé à une vigilance aiguisée quant aux périls industriels (ou bien une parano couplée avec une hypocondrie, comme on voudra Very Happy), cela donne un cocktail détonant (et assez inconfortable). Dans un restaurant, je vais démasquer la date de péremption dépassée, les couverts stockés dans un baril de peinture, le petit truc crade ou malsain qui fait que j'aurai du mal à manger. Enfin j'ai la peau "à fleur de peau" justement. Un cheveux qui tombe sur mon bras, cela me titille au point que je dois l'enlever. Comme d'autres, les étiquettes des vêtements me gênent. Je fais une allergie de contact au nickel. Et je vous épargne mon calvaire avec les moustiques qui semblent particulièrement aimer mon épiderme. Tout ça étant évidemment très envahissant et arrivant sans prévenir, en plus des arborescences de pensées que je dois gérer en parallèle (et qui ne sont pas forcément passionnantes). Bref : hyperesthésie et DIL, même combat ? Razz
ps : évidemment, cette acuité des sens n'a pas que des inconvénients. Je repère aussi le paille-en-queue que personne ne verra, je me régale d'une brise sur ma peau, je tombe en amour devant un tableau, je m'extasie d'une symphonie, et je m'amuse parfois à écouter les conversations des autres tables (même si c'est souvent gonflant Razz )
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Message par -Wa- le Dim 16 Aoû 2015 - 14:13

Bonjourà tous,
ayant lu quelques une de vos réponses, j'ai l'impression de légèrement mieux comprendre le déficit de l'inhibition latente, mais je ne parviens pas à savoir si cela me concerne ou non ! De manière générale, je suis très distraite, j'ai du mal à me concentrer sur les conversations ou ce qu'il se passe devant moi, car c'est vrai que je prends en compte pas mal de détails (la plupart des bruits et odeurs autour de moi par exemple). Il m'arrive de remarquer des choses que les autres ne voient pas, ou ne sentent pas (je sais quand un de mes collègues de travail change de parfum, par exemple, et dans le magasin où je travaille, si un ou une collègue est passé dans les 5-10 dernières minutes, et porte un parfum, je sais qu'ils sont passé par là.) Jusque récemment, je pensais que tout le monde sentait, ou voyait ces choses là, mais au final il semblerait que ce ne soit pas le cas ?

Quand je suis dehors, il m'est impossible de ne pas mettre d'écouteurs (sauf que je suis accompagnée, là je fais un effort ^^) car le bruit autour de moi me donne presque des vertiges, je manque de m'évanouir quand une moto passe près de moi, on ne parle pas de la musique super forte dans les magasins, ou les stations de métro. Si je sors et que la rue est un peu bondée, je suis immédiatement très fatiguée, j'ignore si c'est le bruit, les mouvements de la foule, ou bien tout ce que mes yeux captent, mais c'est comme ça à chaque fois ! Comme nathanaelle, le moindre cheveux sur ma peau me gratouille et je dois l'enlever, j'écoute souvent les conversations des autres en faisant autre chose (d'ailleurs, comme d'autre l'ont dit, j'adore faire plusieurs choses en même temps, ça me donne l'impression de pouvoir me concentrer, tandis que quasiment tout ce qui est monotâche, je le loupe ^^)

Seulement voilà ce qui me pose problème : ça peut paraître risible, mais parfois quand je parle à quelqu'un ou bien que je suis concentrée, (surtout quand je fais deux choses en même temps) les sons se noient un peu, je les entends toujours, mais de loin, et ils me gênent moins ! Après, plus je suis fatiguée, (ou si mal de tête il y a etc...) plus ces sons me gênent, et moins j'arrive à me concentrer. La pensée en arborescence, je l'ai également, mais parfois j'ai l'impression que tous les sons se rassemblent (ah, la belle allitération ^^) en un et de ne plus réussir à les traiter réellement, et ça me donne l'impression que ma tête va exploser ! Est-ce que ça fait partie du DIL ? Ou rien à voir ? =/
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Message par Philippe le Dim 16 Aoû 2015 - 16:28

DIL = incapacité à distinguer le signal (porteur de sens) du bruit. Autrement dit, on entend tout au même niveau.
Une ambiance « cocktail » : l'enfer - on n'entend plus nos interlocuteurs, ou alors en faisant des efforts quasi-surhumains. Idem si musique « d'ambiance » trop forte, bruit temporaire ou non (véhicule ou disqueuse par ex.).

Faut pas mélanger DIL et hyperesthésie / hypersensorialité, ce sont deux effets distincts d'un système nerveux particulier.

Sans parler d'éventuelles hypersensibilité pathologiques (les maladies émergentes comme la chimico-sensibilité multiple, électro-sensibilité, etc.) lié à un mauvais état du foie, du cerveau etc. à cause de l'empoisonnement par des métaux (mercure, aluminium, etc.), des pesticides, et autres joyeusetés industrielles.

Par ailleurs, extrêmement peu d'humains ont une alimentation correspondant à notre génétique qui n'a guère évolué depuis le paléolithique. En particulier céréales à gluten et laitages sont problématiques, parmi tant d'autres. Et ça joue un rôle non-négligeable sur la fonctionnalité de nos corps, et en particulier de notre système nerveux.
Ex : je n'ai plus jamais eu de cauchemar depuis certaines réformes alimentaires radicales. Même dans des périodes très dures.

Enfin le stress, qu'il réponde à des causes physiques ou psychiques, exacerbe certaines réactions ou et aiguise la sensibilité.
Ex : pendant les révisions pour le bac (j'étais bien stressé, alors que ce n'était pas un grand défi), j'entendais des bruits infimes comme la VMC de la salle d'eau à travers deux portes fermées. La moindre mobylette passant dans la rue, malgré le double-vitrage, me donnait des envies de meurtre.

J'ai passé une grand partie de ma vie (et même de mes nuits) avec des bouchons dans les oreilles...
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Message par Invité le Lun 17 Aoû 2015 - 2:30

offset a écrit:L’inhibition latente nous permet donc de nous concentrer sur l’essentiel. Quoique… Quand vous écoutez un film passionnant ou une musique que vous aimez, vous êtes captivé(e) et beaucoup moins sensible à toute autre information qui pourrait vous arriver… et ce n’est, par exemple, qu’avec beaucoup de retard que vous sentirez que vous avez oublié quelque chose à la cuisine sur le feu…

Le Déficit d’Inhibition Latente, c’est donc une incapacité à faire ce tri, une incapacité à se concentrer sur une seule et unique source d’information. (Ceux à qui on reproche souvent d’être incapables de se concentrer ou d’être très facilement déconcentrés"

Et comment ça se déclenche ces trucs là ?


Einstein disait, ou du moins on lui attribut cette phrase : Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez-vous auprès d’une jolie fille une heure et ça vous semble durer une minute. C’est ça la relativité.

On parle de mot et tout est dit, un clou est un clou et il est né de nulle part.
N'avez vous jamais remarqué qu'un jour l'on est dérangé pour un rien et l'autre on va a un concert, si bien sur. Donc on peu très bien s'imaginer qu'il puisse s'agir d'une résultante de nos émotions, nos motivations, mais alors ont peut se demander de quoi est née la motivation.

Quelque chose crée quelque chose qui crée à son tour quelque choses, nous mêmes.

Alors pourquoi parler avec un vocabulaire de médecin, comme si il y avait la quelque chose à soigner. faire un vaccin sans connaitre le virus, ça c'est de la haute voltige ! moi je dis, les voilà les irrationnels, le toupet... "Eureka" qu'ils disent. Ont est peuplé de génies.

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Message par Invité le Lun 17 Aoû 2015 - 10:10

Certaines personnes aiment aller discuter dans un bar ou un café grouillant de monde, ça ne leur pose aucun problème. Quand je vais dans un bar ou un café je n'ai qu'une envie, quelle que soit l'ambiance, la déco, la musique, les personnes, ce dont j'ai envie c'est de fuir. S'il n'y a que quelques personnes et une musique vraiment basse, une bonne acoustique, j'aprécie beaucoup mais en général ce n'est pas le cas et ça n'a rien d'agréable, ça ne dépend pas des moments, c'est systématique et c'est directement lié au bruit et souvent aussi aux odeurs
C'est un peu comme la synesthésie: ce n'est pas parce que vous ne le vivez pas que ça n'existe pas...

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Message par Invité le Lun 17 Aoû 2015 - 12:51

Hum, régler comme un robot. Je vois.

Bien sur que moi non plus je ne supporte pas ce grincement ferraillé horrible dans les métro. Mais parfois je n'entends pas ce qu'on me dis, perdu dans mes pensée, parfois j'entends trop parce que j'essaie de réfléchir.
La relativité.

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Message par Invité le Lun 17 Aoû 2015 - 13:13

Ca n'a rien a voir avec être perdu ou non dans ses pensées, ça c'est autre chose. C'est juste trop de bruit, les autres s'entendent en parlant a une distance normale, moi je n'entend rien je dois m'approcher tout près pour distinguer les sons du brouhaha général. Je n'ai pas de problèmes d'ouïe, j'entend souvent les sons lointains que d'autres n'entendent pas.


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