Admettre à défaut de comprendre

Page 36 sur 38 Précédent  1 ... 19 ... 35, 36, 37, 38  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: Admettre à défaut de comprendre

Message par Bliss le Ven 3 Oct 2014 - 12:28

Ours a écrit:Ma fille vient de m'envoyer cela via FB.
Je suis démasqué !

Mais c'est amusant.
J'ai plus de 40/45, la plus insupportable étant peut-être la première.

http://www.demotivateur.fr/article-buzz/45-photos-qui-vont-vous-g-cher-votre-journ-e-1073
Ohlala, je suis morte de rire Pété de rire
Cette phrase en particulier me fait beaucoup rire : "Cette sensation sur vos poignets... Comme si Satan lui-même vous avait fait plein de petits bisous." (la manche du pull en laine qui est mouillée sur le bord, au niveau du poignet, raaahhh...)

Plus on est perfectionniste et plus on rit en regardant ces photos + les commentaires qui vont avec (dont la vulgarité contenue est à la hauteur de la frustration ressentie^^)

Bliss
Maître es rayures
Maître es rayures

Messages : 12125
Date d'inscription : 11/11/2010

Revenir en haut Aller en bas

Re: Admettre à défaut de comprendre

Message par Invité le Ven 3 Oct 2014 - 16:27

Là, j'ai trouvé une histoire d'amour et de rencontre inattendue : http://short-edition.com/
Je l'ai trouvée particulièrement jolie et poétique et actuelle et ...
Alors, parce qu'elle m'a fait réver, j'ai eu envie de la partager,
Avec vous.

La vie n'est que surprise :
Voici l’histoire de l’Un, de l’Autre, du Dernier et de la Belle Dame - Christine Moiroux

Elle, la Dame, avance sur l’échiquier de l’existence, quai numéro un d’une gare, n’importe quelle gare, il est quatorze heures. Elle cache un sourire grand comme le monde derrière une brassée d’hortensias bleus, lumineux, qui chatouillent son nez mignon. La Dame de Coeur fait les cents pas avec dans l’estomac un oiseau ivre qui gazouille. En réalité, la Dame de Cœur et d’Amour espère la tendresse promise depuis peu. Très fort. Car l’Un avait murmuré : « Quatorze heures quatre, je t’attendrai mon Amour à la gare, quai numéro un. » Puis il avait raccroché, vite, trop vite, sans lui laisser le temps de savourer cette douceur. Non, maintenant je me souviens, rectifie-t-elle mentalement, il a plutôt dit : « Quatorze heures quatre, je t’attendrai... avec impatience... mon Amour à la gare, quai numéro un... » Puis, silence... L’Un avait raccroché. Mais c’était sa promesse.

Quelques secondes ont suffi pour voir s’avancer la fortune, la Belle Dame jubile. « Mon amour, tu as précisé quatorze heures quatre, l’aiguille de l’horloge marque une... A quatre, dès ton arrivée, sans plus attendre, nous sauterons enfin dans le manège des gens heureux, jamais il ne s’arrêtera. Non, jamais... » se promet-elle déjà étourdie par les chassés croisés des voyageurs frénétiques sur le quai numéro un. Le vent glacial décoiffe son fragile bouquet. Aspirée par le souffle de l’espoir, à la recherche d’un coin de ciel abrité, la Dame de Cœur flotte sur le chemin de l’amour. « Oh ! Amour, viens très vite pour apaiser ma douleur ! J’ai tellement besoin de chaleur qu’une hirondelle ferait déjà le printemps ! » Mais le vent ne l’entend pas de cette oreille et tente de l’emporter loin des promesses.

Quatorze heures deux, la Dame résiste quai numéro un, esquisse un pas, pas chassé, puis deux, puis trois sur le carreau : valse des hortensias rouges, profond, sur le quai, terne, d’une gare, grise. Sans l’avoir jamais rencontré, elle aime déjà l’Un, comme aime une enfant. Quatorze heures trois. L’aiguille de l’horloge trop lente, d’impatience, lui laisse pousser des ailes : vire, virevolte, l’endiablée pour se réchauffer le coeur. Quatorze heures quatre, elle trépigne. Pirouette. Quelqu’un l’interroge :
— Sont-ce les oiseaux qui vous préoccupent ?
Sang qui tape aux tempes.
— Laissez ces oiseaux qui me préoccupent. J’attends une brochette de bonheurs pour pincer mon cœur, réplique-t-elle fièrement tout en tournant les talons.

A ce message qu’elle envoie à quatorze heures cinq : « Vous n’êtes pas là. Avez-vous perdu vos mots ? », l’Un frileux répond illico : « Vous êtes idiote. Je n'aime pas les femmes impatientes. Vous êtes trop envahissante avec vos mots quotidiens. Je ne suis pas libre. Adieu. »

Le choc est brutal, inattendu, il fait s’échapper l’oiseau du fond de son ventre à Elle. La promesse envolée, du même coup le jour s’éteint, goulûment happé par la pénombre. Enfermée au coeur du tournoiement incessant des voyageurs, toute petite, elle se crispe sur le bouquet rose, pâle, fané. Les pieds des voyageurs traînent, trébuchent vont et viennent sur le quai numéro un. Numéro un ? Quelle importance vraiment ! La voie n’est plus libre maintenant, un point c'est tout. Le regrettable secret de la trahison creuse une impasse en elle. La Dame maintenant de Pique aurait tellement voulu que s’ouvre la voie royale vers la lumière... mais le commun routinier, bruyant, menteur, laisse de nouveau la part belle à la grisaille.

Peu de temps après, du fond de son désespoir, elle voit s’avancer l’Autre et :
— L’air me moite, la sueur dégouline sur mon front, mon cou, mes yeux... Mais... ? Ce sont... Ce sont des larmes, de celles qui dévalent la pente... Oui, ce sont des larmes... lui répond l’Autre qui s’est arrêté intrigué par ce bouquet larmoyant recroquevillé dans les bras d’une Dame
— Dites, pourquoi l’Un, ma promesse d’éternité, zigzague-t-il ainsi de l’amour au mensonge, du mensonge à l’amour?
— Il zigzague car il a certainement compris que cela fait moins mal de se perdre en Patagonie... ou en Amazonie que dans les yeux de l’autre. Il connaît les abîmes et les pics où l’amor l’a ligoté. Voilà pourquoi il zigzague. Il fuit, c’est tout.

Elle redouble de sanglots. Au même moment une poussière lui fait cligner les yeux et l’Autre, effaré de croiser tant d’affliction, se montre avare de plus de commentaires. Il file, file à tire d’aile, emporté par le vent opiniâtre.

Un autre, le Dernier celui-là, s’arrête à la fontaine de la Belle Dame affligée et s’aventure à une consolation :
— On peut s’échiner à composer des harmonies alors qu’un seul baiser suffit à créer des symphonies.
— Vous êtes musicien ? (elle renifle)
— Oui, c’est ainsi...
— Les idées ne vous manquent pas... (méfiante) Aimez-vous la chasse ?
— La chasse à l’homme ?
— Non, la chasse à courre.
— Pas vraiment. Vous attendez qui ?
— Celui qui devait, aujourd’hui, à quatorze heures quatre me faire la cour.
— Je vais le remplacer s’il est en retard.
— J’ai besoin d’un bon marcheur qui ne triche pas (elle renifle toujours), non d’un coureur de jupons.
— (D’un ton pompeux en bombant le torse) Ineffable amour attisé pour devenir passion. Etonnante, encombrante ardeur. Le feu, tout comme l’amour, de flammes se métamorphose en braises, flots sereins d’étincelles... qu’une averse rince. Oh ! Venez vous abriter.
Tonne l’orage, tombent les larmes, dans ses bras elle se retrouve.
— Essuyez votre joue et lâchez ces fleurs qui vous blessent, vos pleurs ne font qu'ajouter aux flots turbulents des passants d’autres rigoles de tourments...
Le Dernier, peu effrayé celui-là, veut aussi l’émerveiller. Il projette son avenir au fond des yeux humides de la belle désappointée. Il la saisit au vol, un vol d’oiseau, en lui susurrant encore d’étranges mots poètes pour l’apprivoiser : « Pour l’éternité, au creux d’un vallon douillet, allongés sous la protection des étoiles, le vent murmurera un chant sacré pour le plaisir de nos sens fatigués... un chant sacré à nos cœurs émerveillés... pour l'éternité. » La Dame, légère, incorrigible, enivrée, sourit. Elle finit par jeter par-dessus l’épaule son bouquet désenchanté pour suivre d’autres promesses qui la conduiront sur la voie des merveilles, enfin le souhaite-t-elle.

Et... si le vent avait raison ?

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Admettre à défaut de comprendre

Message par Invité le Ven 3 Oct 2014 - 17:50

Joli histoire. Dis ours, tu nous mettrais le lien entier ? j'irai bien voter pour ce beau texte Wink

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Admettre à défaut de comprendre

Message par Invité le Ven 3 Oct 2014 - 17:51

suite du post de 13h10

.../...
Or Lacan insiste: la position subjective du pervers est une radicale attitude d'auto-instrumentalisation, le pervers se faisant lui-même le pur objet-instrument de la jouissance de l'Autre.
.../...

Mais si je comprends bien (et j'aimerai bien être validé ou invalidé à ce sujet), dans le cas d'un comportement de type autistique, genre aspie (au hasard), où face à la violence des perceptions et des sentiments, il y a construction (quand c'est possible) d'une ligne de défense, les sensations et sentiments sont donc relégués au second plan.
Alors, si sensations et sentiments sont au second plan, au premier il y a auto-instrumentalisation.
Donc si les autistes et cousins inclus dans la vie courante peuvent être des victimes consentantes de pervers narcissique (être victime est une sorte d'amour reçu donc d'intérêt porté à soi donc une réalité d'existence), ils peuvent aussi bien être bourreaux (l'instrument qu'il s'est construit trouvant sa logique et son exutoire dans la victimisation de l'autre).

Question

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Admettre à défaut de comprendre

Message par Invité le Ven 3 Oct 2014 - 17:55

Jordan Sulli a écrit:Joli histoire. Dis ours, tu nous mettrais le lien entier ? j'irai bien voter pour ce beau texte Wink

http://short-edition.com/oeuvre/nouvelles/voici-l-histoire-de-l-un-de-l-autre-du-dernier-et-de-la-belle-dame?utm_source=notifications&utm_medium=mail&utm_campaign=Template+25

Je l'avais réduit pour 1/laisser un peu de suspense et 2/inciter à aller sur ce site de nouvelles.
Mais voilà le lien entier, bien volontiers.


Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Admettre à défaut de comprendre

Message par Pola le Ven 3 Oct 2014 - 17:56

Sauve qui veut, n'est pas pervers qui peut

Pola
Vieux de la vieille
Vieux de la vieille

Messages : 3083
Date d'inscription : 22/11/2013

Revenir en haut Aller en bas

Re: Admettre à défaut de comprendre

Message par Basilice le Sam 4 Oct 2014 - 7:14

Bonjour Ours,

Quelques lignes en provenance de ma bibliothèque perso :

"La réponse à la question de savoir « comment reconnaître un pervers narcissique » consiste à observer la façon dont le susdit va se conduire vis-à-vis de ses propres conflits internes (deuils, renoncements, frustrations, contrariétés, etc.). S’il les expulse ailleurs et s’en réjouit, sans culpabiliser et sans se remettre en question, s’il en génère lorsque le « ciel est bleu » ou les recherche, qu’il dénie et projette sur autrui ses propres vices en inversant les rôles, etc., il y a tout lieu de s’interroger, car « l’une des premières caractéristiques notées par les psychologues étudiant la perversion relationnelle est l’inversion.
C’est bien cette dernière qui, avec le « plaisir » (« joie maligne »), donne à la perversion narcissique son caractère pervers (perversité), car la perversion est l’action de faire changer en mal, de corrompre ou de détourner quelque chose de sa vraie nature, de la normalité."
(...)
C’est en cumulant, la méthode du transfert et l’écoute empathique que P.-C. RACAMIER analysa et décrivit la pensée spécifique à l’origine du mouvement perversif : « La pensée perverse, c’est ce qui soutient les agirs pervers, et qui subsiste lorsque ceux-ci sont inhibés par des empêchements extérieurs […] Exactement à l’inverse de la pensée créative et de la pensée psychanalytique, la pensée perverse est toute entière tournée vers la manipulation d’autrui, l’emprise narcissique et la prédation. Experte en manœuvres, apparemment socialisée, capable d’essaimer et prompte à la persécution, la pensée perverse n’a aucun souci de vérité (seul le résultat compte) ; débarrassée de fantasmes et d’affects, foncièrement disqualifiante, elle ne vise qu’à rompre les liens entre les personnes et les pensées. Toute tournée vers l’agir, le faire agir et le “décervelage”, spécialiste en attaque de l’intelligence, c’est une pensée formidablement pauvre. »
C’est une pensée « formidablement pauvre » en ce qu’elle porte en elle un fort pouvoir de destructivité : elle travaille à l’encontre des liens – de tout type de liens, intra et inter psychique – et est à ce titre une pensée « disjonctive » qui œuvre à la « déliaison » des interrelations humaines.
(...)
"Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse" est sa maxime préférée, car selon elle, "la fin justifie les moyens" et "seul le résultat compte".

Extraits d'articles** à propos du travail de Maurice Hurini et Giovana Stoll, thérapeutes de couple, qui ont poursuivi les travaux de Paul-Claude Racamier.

Leurs ouvrages (je ne les ai pas lus - seulement quelques extraits) :
La haine et l'amour, perversion du lien - http://www.decitre.fr/livres/la-haine-de-l-amour-9782738444370.html
Saccages psychiques au quotidien, perversion narcissique dans les familles - http://www.decitre.fr/livres/saccages-psychiques-au-quotidien-9782747532549.html

**Pour retrouver les articles complets :
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/comment-reconnaitre-un-pervers-128503
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-pervers-narcissiques-127611

Basilice
Zébré et vacciné
Zébré et vacciné

Messages : 1335
Date d'inscription : 01/11/2012
Age : 34
Localisation : Tout dépend des moments

Revenir en haut Aller en bas

Re: Admettre à défaut de comprendre

Message par Invité le Sam 4 Oct 2014 - 7:59

Merci pour ce "résumé" qui me semble facile à comprendre et replace rapidement les "fondamentaux"

La nature de ma réflexion, bien qu'elle soit probablement peu claire, parce qu'elle ne se traduit en mots échangeables qu'au fur et à mesure comme d'habitude, se situe en amont de l'état de pervers narcissique. Dis autrement, compte tenu qu'un bébé ne nait pas pervers narcissique, il y a donc des évènements internes et externes qui le font devenir.
Ce pensée pauvre, sans partage d'affect et centrée sur l'effet ("Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse" est sa maxime préférée, car selon elle, "la fin justifie les moyens" et "seul le résultat compte".) a-t-elle un rapport avec les constructions protectrices des aspis qui sont à tord accusés d'être sans affects ?
La seconde réflexion par de l'attirance mutuelle entre les PN et les aspis (en se méfiant de substituer les expériences individuelles à toute démarche scientifique) à l'image de l'attirance magnétique ressentie entre aspis.
Aspis et PN feraient-ils partie d'une souche psychologique similaire ?
Serait-il judicieux de considérer les PN comme des aspis réussis en termes de protection individuelle et de construction mentale à destination de la relation sociale mais loupés en termes de potentiel affectif relationnel ?

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Admettre à défaut de comprendre

Message par Basilice le Sam 4 Oct 2014 - 8:17

Ours a écrit:
Ce pensée pauvre, sans partage d'affect et centrée sur l'effet ("Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse" est sa maxime préférée, car selon elle, "la fin justifie les moyens" et "seul le résultat compte".) a-t-elle un rapport avec les constructions protectrices des aspis qui sont à tord accusés d'être sans affects ?
La seconde réflexion par de l'attirance mutuelle entre les PN et les aspis (en se méfiant de substituer les expériences individuelles à toute démarche scientifique) à l'image de l'attirance magnétique ressentie entre aspis.
Aspis et PN feraient-ils partie d'une souche psychologique similaire ?
Serait-il judicieux de considérer les PN comme des aspis réussis en termes de protection individuelle et de construction mentale à destination de la relation sociale mais loupés en termes de potentiel affectif relationnel ?

Ce que m'inspirent tes questions (à chaud) :
- la perversion implique l'instrumentalisation d'autrui, elle repose sur le mensonge et la pensée stratégique, ce qui me semble a priori bien loin du but d'authenticité - parfois déstabilisant et "extrême" - des aspis ;
Je fais l'hypothèse (avec beaucoup de précautions) que l'aspi réagit à une agression plus qu'il ne cherche l'agression ; son but serait l'authenticité, là où le but du pervers serait le pouvoir (le but pervers est "vide" - seul, le pervers n'existe pas).

Maintenant, pour creuser ce qui t'interroge - la souche commune, a priori le narcissisme et le lien bourreau-victime -, je propose d'aller voir cet autre bout d'article :

"(...) de nombreux chercheurs parleront de complicité d’un peuple crédule dans la genèse de l’émergence du leader narcissique. Toutefois, rares sont ceux qui ont également interrogé cette crédulité qu’ils reconnaissent – ou non – au peuple, même lorsque ceux-ci, comme Manfred Ket de VRIES qui parle également de complicité, ont pourtant bien cerné la dualité bourreau/victime comme en témoigne cet extrait : « La plupart des gens rentrent dans le droit chemin et deviennent complices, passivement ou activement, des représailles du leader contre ceux qui ne sont par disposés à rentrer dans le moule. Ce comportement vise à s’autoprotéger de deux façons. D’abord, cela limite le risque de devenir soi-même victime du leader. Ensuite […] s’identifier à l’agresseur est une façon de résoudre son sentiment d’abandon et d’impuissance en face du totalitarisme. Se sentir proche du leader – s’intégrer au système – crée l’illusion de devenir puissant soi-même. Ce processus d’identification à l’agresseur, l’incitation à participer à une forme de pensée commune, cela s’accompagne de certaines exigences. La moins subtile de ces exigences, c’est de participer à la violence perpétrée contre les ennemis désignés de l’agresseur. Partager de cette manière une même culpabilité devient le signe de son engagement. C’est ainsi que le leader fabriquera constamment des traîtres. La majorité des partisans, partagés entre l’amour et la crainte du leader, se soumettront aux demandes qui leur seront faites. Ils ont à leur disposition beaucoup de boucs émissaires commodes sur lesquels venger le groupe, si les choses ne vont pas comme le souhaite le leader – des entités bien réelles sur lesquelles projeter tout ce dont on a peur, tout ce qui est perçu comme le mal et qui menace le système. Une telle démarche peut aboutir à des résultats désastreux. Elle peut conduire à la destruction complète de l’organisation par elle-même ou, dans le cas d’un leader politique, à la perte de la nation tout entière. »

Un lien wikipédia sur l'identification à l'agresseur : http://fr.wikipedia.org/wiki/Identification_%C3%A0_l%27agresseur

Basilice
Zébré et vacciné
Zébré et vacciné

Messages : 1335
Date d'inscription : 01/11/2012
Age : 34
Localisation : Tout dépend des moments

Revenir en haut Aller en bas

Re: Admettre à défaut de comprendre

Message par Basilice le Sam 4 Oct 2014 - 8:34

Je m'aperçois que j'ai répondu à côté, sur la question de l'empathie.
A priori (si je dis de grosses bêtises, j'espère que quelqu'un(e) viendra rectifier !) et comme le montre la vidéo que tu as postée sur le fil de l'autisme ( Wink ) les aspis ont une sensibilité sensorielle accrue. Ils captent, plus que les autres, ce qui me semble confirmer une disposition empathique - au moins sur le plan biologique.
La difficulté intervient davantage au niveau de la perception et des codes sociaux : aux yeux de l'extérieur, les comportements des aspis sont violents, imprévisibles, impolis... Bref, hors normes et dirigés vers leur intérêt propre plutôt que vers les autres.
Je reste sur l'hypothèse du mode défensif, de la réaction à une agression, liée à ces capacités sensorielles accrues et non à la piste du manque d'empathie.
Et pour amener de l'eau à mon moulin, je connais une (oui, ça fait peu pour les statisticiens What a Face ) je connais donc une aspie qui, dès lors qu'elle a été bien diagnostiquée, a pu exploiter tout son potentiel... Y compris empathique, puisqu'elle a choisi une profession d'aide.

Basilice
Zébré et vacciné
Zébré et vacciné

Messages : 1335
Date d'inscription : 01/11/2012
Age : 34
Localisation : Tout dépend des moments

Revenir en haut Aller en bas

Re: Admettre à défaut de comprendre

Message par Invité le Sam 4 Oct 2014 - 8:45

Ton extrait de texte est absolument limpide.
Il décrit exactement la situation de leader telle que vécue en entreprise. J'en ai un exemplaire de ce type de leadership, dont le comportement évoque fortement le PN.

Il est exact aussi, qu'il m'agresse assez souvent mais de manière indirecte, cherchant à saboter mes bases. Son objectif est clairement de recevoir une "soumission complète" et le mien est de comprendre le mécanisme, d'atteindre l'authentique, modèle défensif donc.

Mais n'est pas Ours qui veut ! Razz

Merci, je vais réfléchir et documenter ces liens et ces auteurs.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Admettre à défaut de comprendre

Message par Basilice le Sam 4 Oct 2014 - 8:55

Ours a écrit:
Il est exact aussi, qu'il m'agresse assez souvent mais de manière indirecte, cherchant à saboter mes bases. Son objectif est clairement de recevoir une "soumission complète" et le mien est de comprendre le mécanisme, d'atteindre l'authentique, modèle défensif donc.

Je compatis, mon dernier recours étant la fuite, ou la morsure. What a Face

Bonne réflexion à toi, Ours.

(And don't forget ! : )

Basilice
Zébré et vacciné
Zébré et vacciné

Messages : 1335
Date d'inscription : 01/11/2012
Age : 34
Localisation : Tout dépend des moments

Revenir en haut Aller en bas

Re: Admettre à défaut de comprendre

Message par Invité le Sam 4 Oct 2014 - 10:48

Je trouve l'hypothèse avancée sur les Aspie et les PN intéressante.
On peut tous être le pervers de quelqu'un. La perception que l'autre fait de nos intentions peut être différente de nos intentions propres.
Nous sommes tous amené à manipuler pour obtenir des concessions à l'amiable (l'art de persuasion sans imposer).
Ex: le vendeur qui nous vend la garantie 10 ans sur une cafetière
Le pervers va rejeter la faute sur l'autre ? Pareil, nous sommes tous potentiellement amenés à être un jour de mauvaise foi, en couple, au travail.

Dans le cas des Aspies, ils sont effectivement peu tournés vers l'autre, ils peuvent avoir du mal à comprendre les réactions émotionnelles qu'ils génèrent.
Et d'ailleurs ne pas se sentir responsable, ce qui peut donner une interprétation de manque d'empathie, manque de responsabilité face à un mal fait.

Cela dit, je ne pense pas que l'Aspie soit volontairement de mauvaise foi ou manipulateur.
C'est ce qui, à mon avis, n'en fait pas un pervers narcissique.

Il serait intéressant de chercher si des études ont été faite sur ce point.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Admettre à défaut de comprendre

Message par Basilice le Sam 4 Oct 2014 - 11:13

Jordan Sulli a écrit:La perception que l'autre fait de nos intentions peut être différente de nos intentions propres.

C'est pour cela qu'il est important d'observer les faits sur la durée, et pas de coller l'étiquette "pervers" à quelqu'un que l'on connaît à peine, ou que l'on a trop peu fréquenté.
La grande différence, c'est le but.
Le pervers veut être obéi, il substitue le besoin d'être aimé* au besoin d'être obéi.
Et ça, c'est visible sur la durée.

(*Le dépendant affectif, par exemple, peut avoir des comportements pervers - contrôle, intolérance à la frustration, exige d'être obéi... Dans le but d'être aimé (même si à l'évidence, ce n'est pas la meilleure façon de procéder ! Razz )

Basilice
Zébré et vacciné
Zébré et vacciné

Messages : 1335
Date d'inscription : 01/11/2012
Age : 34
Localisation : Tout dépend des moments

Revenir en haut Aller en bas

Re: Admettre à défaut de comprendre

Message par Invité le Sam 4 Oct 2014 - 11:17

Tu touches un point important en effet Basilice.
La difficulté pour une personne blessée étant juste d'avoir le recul nécessaire pour voir la différence.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Admettre à défaut de comprendre

Message par Invité le Sam 4 Oct 2014 - 11:18

Et dans le cas d'un Aspie , pour reprendre l'interrogation d'Ours, ce serait sûrement de la maladresse dans son besoin de plaire et de se faire aimer.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Admettre à défaut de comprendre

Message par Basilice le Sam 4 Oct 2014 - 11:25

Jordan Sulli a écrit:
La difficulté pour une personne blessée étant juste d'avoir le recul nécessaire pour voir la différence.

Oui, c'est pour cela que j'encourage toute personne qui se questionne au sujet de la perversion, à manipuler avec précaution les grilles de lecture médiatiques - type questionnaire à 30 points de Isabelle Nazare Aga, peu fiable puisqu'il ne présente que la surface (les comportements pervers, que chacun est susceptible d'avoir au cours de sa vie, son évolution, de certains contextes, interactions ...
Ce questionnaire peut potentiellement faire beaucoup de mal, et oeuvrer en faveur de la peur et de la déliaison (ce qui fait partie de la panoplie perverse !)
Prudence !

Jordan Sulli a écrit:Et dans le cas d'un Aspie , pour reprendre l'interrogation d'Ours, ce serait sûrement de la maladresse dans son besoin de plaire et de se faire aimer.

Oui, je le crois aussi - pour le moment et avec peu d'éléments.
Je pense davantage aux ravages de l'incompréhension, en raison du fossé (perception atypique, sensorialité accrue).

Basilice
Zébré et vacciné
Zébré et vacciné

Messages : 1335
Date d'inscription : 01/11/2012
Age : 34
Localisation : Tout dépend des moments

Revenir en haut Aller en bas

Re: Admettre à défaut de comprendre

Message par Invité le Sam 4 Oct 2014 - 12:26

Je lis, l'essaye de comprendre ce que vous dites.

Je le rapporte au morceau de vie passé sur ZC, quand même près de 3 ans pour arriver à approcher ce que vous dites, à le concrétiser.
Effectivement, j'ai longtemps trouvé normal que les blessures m’ouvraient droit à un amour inconditionnel. La générosité, dont certains ici et en dehors, m'ont paré a été un des moyens involontaires (peut-être profondément manipulateurs ?) de verrouiller l'attachement en vue de cette affection absolue : recherche de moi à moi pour moi ! - 2 premières années de ZC, transposition du modèle (pervers ?) préalablement appliqué en dehors depuis 30 ans.
J'ai fini par comprendre que cela ne marchait pas ainsi et que j'avais à la fois le potentiomètre réglé un peu fort et le condensateur pas vraiment en résonance avec la fréquence standard. - de fin 2013 à mi 2014.
Et puis durant les 2 derniers mois, plusieurs évènements se sont enchainés.
Un WE à vocation professionnalisante à la MAZ où j'ai bien entendu que j'appliquais une détermination destructrice/dominante violente dans un cadre autorisé, à destination des clients et des concurrents, comme si je défoulais la haine chargée dans l'enfance dans un contexte construit (perversion) et plus ou moins autorisé (par les lois économiques).
Une rencontre où j'ai perçu une demande de confiance comme une injonction mais où également la confiance m'a été offerte y compris dans ses limites les plus profondes, me renvoyant ainsi à mes doutes mais aussi et surtout à mon manque de confiance en moi, d'estime de moi, mettant ainsi en évidence toute les constructions protectrices désensibilisées que j'avais mise en place (d'où le rapprochement avec la perversité).
Un repas autour d'un thème 'L'Eveil" où finalement, je me suis aperçu que j'avais fait ce chemin et qu'à part témoigner, je n'avais pas beaucoup de choses à dire puisque cet état de lâcher-prise était pas loin d'être le mien... ceux qui me connaissent saurant bien où mettre les guillemets....

Ces trois phases très différentes que j'ai vécues, me semblent être liées.
Bon, moi je suis en train de m'en sortir. (Oh le bel orgueil !)
Mais il y en a un paquet qui restent coincés à un étage ou à un autre. Si un synthèse pouvait servir à quelqu'un (Oh le beau...je ne sais quoi).

C'est pourquoi je lis sans rien dire... c'est bien ce que je viens de faire, non ?

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Admettre à défaut de comprendre

Message par Basilice le Sam 4 Oct 2014 - 12:50

Bisous

Chacun sa route, et aussi, son rythme (attention aux résistances)...
Une synthèse ?
La phrase de Lacan est assez bonne dans son genre !
Il me semble que se connaître, user de son esprit critique, prendre le temps de réfléchir et de comprendre ses mécanismes, cela permet de sortir de cette posture d'auto-instrumentalisation.
Il faut être patient, cela prend beaucoup, beaucoup de temps. Smile





Basilice
Zébré et vacciné
Zébré et vacciné

Messages : 1335
Date d'inscription : 01/11/2012
Age : 34
Localisation : Tout dépend des moments

Revenir en haut Aller en bas

Re: Admettre à défaut de comprendre

Message par Invité le Sam 4 Oct 2014 - 16:08

Suranné, certainement. Mais c'est beau.




Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Admettre à défaut de comprendre

Message par Hashirama le Sam 4 Oct 2014 - 16:16

Je pense qu'il y a bien des problèmes plus urgents sur lequel s'attarder que des broutilles.On tourne en rond là.
Certains sont vraiment insupportables ... Mad

Hashirama
Zèbre fidèle
Zèbre fidèle

Messages : 160
Date d'inscription : 21/05/2014

Revenir en haut Aller en bas

Re: Admettre à défaut de comprendre

Message par Invité le Sam 4 Oct 2014 - 16:23

C'est vrai, c'est la crise, les impôts augmentent, on envoit 3 Rafale en Irak et une frégate anti-aérienne.
Et le chômage qui continue d'augmenter...la France va mal et parait qu'on est à la porte de la 3eme guerre mondiale.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Admettre à défaut de comprendre

Message par Hashirama le Sam 4 Oct 2014 - 16:26

J'ai envie de te répondre : Laughing

Hashirama
Zèbre fidèle
Zèbre fidèle

Messages : 160
Date d'inscription : 21/05/2014

Revenir en haut Aller en bas

Re: Admettre à défaut de comprendre

Message par Invité le Sam 4 Oct 2014 - 17:44

Bisous

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Admettre à défaut de comprendre

Message par Invité le Sam 4 Oct 2014 - 20:55




Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Admettre à défaut de comprendre

Message par Contenu sponsorisé Aujourd'hui à 3:51


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 36 sur 38 Précédent  1 ... 19 ... 35, 36, 37, 38  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum