L'insouciance perdue (ou l'autobiographie d'un zèbre ordinaire) ♬·¯·♩¸¸♪·¯·♫

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L'insouciance perdue (ou l'autobiographie d'un zèbre ordinaire) ♬·¯·♩¸¸♪·¯·♫

Message par Lophophora le Mer 27 Nov 2013 - 23:58

Septembre 1978 - Le couloir blanc

Les souvenirs sont flous. Je vois le couloir de l'école maternelle, baigné par la lumière blanche des néons qui inonde le linoléum clair, depuis ce plafond qui me semble aussi haut que les avions dans le ciel. J'entends vaguement ma mère qui écoute ce que lui dit la directrice et des bribes de conversation me reviennent : "déjà lire"... "niveau supérieur"... "faire un essai"...
Puis je suis dans une nouvelle classe avec des tas d'inconnus qui lisent des mots que la maitresse a écrit à la craie blanche sur un tableau vert foncé. Ils semblent tous à l'aise, je sens une connivence entre la classe et cette maîtresse inconnue, l'ensemble forme une machine humaine dont je ne fais pas partie. En plus la plupart sont plus grands que moi, je ne suis pas habitué, je n'aime pas ça du tout, je ne dis plus rien.

Le lendemain matin, je me dirige vers mes copains comme d'habitude en courant dans ce grand couloir blanc, mais on me retient et on me dirige vers cette classe étrangère. Je suis perdu, je sens le sol se dérober sous mes pieds... Alors je pleure, je hurle même. Mon désespoir retentit dans ce grand couloir et remplit tout l'espace entre les murs. Je deviens l'acteur de cette scène que j'ai déjà vue cent fois sans l'avoir jouée : un petit enfant qui pleure parce que sa mère l'a abandonné dans cette école qui lui semble si hostile. Quelques moments plus tard - des minutes, des jours ? - je suis de nouveau avec "ma" maîtresse et tout est oublié.

Octobre 1984 - Bon tant pis

Assis au fond de la classe, j'écoute ma prof de maths, une petite rousse froide qui semble toujours être en colère contre quelque chose ou quelqu'un. Son nom, à terminaison italienne et bourré de consonnes nasales, sonne comme une raillerie de cour de récréation et réveille déjà en moi une sourde antipathie. Je l'écoute nous parler d'ensembles, de sous-ensembles et d'inclusions. Elle répète des choses d'une simplicité ridicule, plusieurs fois, et j'ai l'impression qu'elle nous prend pour des idiots. Elle capte mon regard à ce moment et devine probablement le fond de ma pensée car elle s'arrête pour me poser une question à la volée, avec une expression de défiance et une pointe d'agressivité...

En une fraction de seconde mon pouls s'accélère, le sang afflue dans mes tempes ; je suis déstabilisé et je sens la totalité des regards fixés sur moi. Tout le monde est pendu à mes lèvres et j'ai l'impression que c'est ma vie entière qui dépend de la réponse que je vais donner. La question me semble beaucoup trop simple, j'ai l'impression de ne pas la comprendre et je suis convaincu de passer à côté de quelque chose. Je reste silencieux quelques secondes, le temps de prendre du recul pour trouver le piège, en explorant toutes les hypothèses logiques qui me viennent à l'esprit en même temps, mais ce sont quelques secondes de trop : le couperet tombe, je n'ai pas répondu et la petite rousse à la voix stridente se moque de moi et entraîne toute la classe avec elle. Du haut de son autorité de prof, elle me désigne comme l'exemple à ne pas suivre.

Un lien s'est brisé entre l'école et moi. Je prend conscience que ce qui m'avait toujours semblé facile et naturel n'était qu'une illusion : maintenant je vais en baver, l'insouciance a muté en inquiétude. Cette année j'aurai encore le "premier prix d'excellence", comme on l'appelle dans ce lycée privé pour gosses de riches, mais ce sera la dernière année, et avec une moyenne en maths catastrophique et des souvenirs horribles de la petite peste rousse qui rend respectueusement les devoirs corrigés à tout le monde mais jette les miens au sol, m'obligeant à venir les ramasser au pied de son bureau sous les regards incrédules de mes camarades qui ne comprennent pas pourquoi j'obtiens des notes aussi déplorables.

A la fin de l'année, lors de la remise des prix le proviseur me donne un livre en cadeau : "Les papiers posthumes du Pickwick club - Les aventures d'Oliver Twist" de Dickens. Le bouquin fait 1451 pages, c'est écrit tout petit sur le même papier à cigarette jauni que celui de la bible qui m'a été offerte. Pour qui m'ont-ils pris ? Je vois le livre, au milieu d'autres souvenirs, sur l'étagère de ma bibliothèque à l'instant ou j'écris cette phrase. Je ne l'ai jamais lu. Ce soir j'irai piquer un Spirou et Fantasio à mon fils pour laver ces mauvais souvenirs. Mes parents, bien fiers, décident de m'offrir "ce que je veux". Je choisis mon premier instrument de musique : un petit orgue électronique. Le soir même, découvrant le plaisir de jouer sur un clavier, je m'enferme dans ma chambre pour écouter mon passage de piano préféré dans Telegraph Road, et je l'apprend patiemment en écoutant puis en rejouant chaque note, une à une.

Juin 1990 - Une prière

Je suis dans mon lit, dans le noir. J'ai perdu toutes mes illusions d'enfant et j'ai l'impression d'avoir déjà le poids de la vieillesse sur mes épaules alors que je ne suis encore qu'un adolescent. Je suis parvenu en première "S" sous la pression parentale, non sans avoir redoublé la seconde. L'ironie du sort a voulu que la petite peste rousse soit ma prof de maths pendant presque toutes mes années de lycée, notre histoire de haine perdure. Mes notes s'éclatent sur des montagnes russes, comme en physique-chimie ou j'obtiens 11 de moyenne au premier trimestre, 3 au second et 17 au dernier. Et tout cela m'ennuie profondément, me déprime, même.

Les cours de maths se ressemblent tous : dès le début je déconnecte mon attention et je médite sur mon sort en cherchant à comprendre les causes de mon malaise permanent. J'envie les autres qui semblent dans leur élément, qui parlent entre eux et s'amusent à la fin du cours quand je ne pense qu'à fuir pour me réfugier dans mes livres ou dans la musique. Je ne comprend que trop bien les suicides d'ado, tout en ne me sentant pas concerné, étant bien trop peu courageux pour oser me soustraire à la routine de ma petite dépression ordinaire. En français par contre, je revis : les mots chantent dans la bouche de cette jolie prof qui aime visiblement ce dont elle parle, sa robe virevolte lorsqu'elle passe du tableau au bureau et je crois que je suis amoureux d'elle. Mais surtout, je retrouve cette insouciance de mes années de primaire et de collège, tout est simple et facile, les dissertations sont un plaisir, les bonnes notes s'invitent dans mon carnet sans qu'il soit nécessaire de se donner de la peine et Mlle S. ne tarit pas d'éloges à mon sujet quand elle parle à mes parents lors des réunions de fin de trimestre.

Une idée nait en moi et se met rapidement à m'obséder de façon répétitive : je n'appartiens pas à ce monde. Je suis probablement un extra-terrestre à forme humaine qu'on a placé ici pour je ne sais quelle raison. Je me sens différent de toutes les personnes que je côtoie, même dans ma famille dont je suis l'enfant unique. Mon père ne communique pas avec moi et je ne communique pas non plus avec lui. Ma mère est tellement différente de moi qu'elle me semble être une mère d'adoption. Son mode de pensée minimaliste enfermé dans une petite boîte étriquée la préserve de la méchanceté des autres, tout en dressant un mur infranchissable entre nos deux mondes. Alors je ressasse malgré moi cette théorie jour après jour en la déclinant sous différents scénarii : parfois je suis un humanoïde égaré par hasard sur terre s'efforçant de garder son secret pour ne pas être plus rejeté qu'il ne se sent déjà, parfois je suis l'unique humain prisonnier d'une machine géante faite d'androïdes avec lesquels je ne pourrai jamais nouer de véritables liens. Parfois encore, je suis l'acteur principal d'un film à budget gigantesque contrôlé par un réalisateur mégalo et malsain qui me manipule depuis 17 ans, et j'attend désespérément le "clap" final pour que les décors tombent, que les caméras arrêtent de tourner, et que tous les gens autour de moi arrêtent de jouer ces rôles idiots afin de pouvoir enfin vivre normalement. Parfois je suis un génie incompris parmi une immensité de débiles, parfois je suis le débile profond au milieu des gens normaux, définitivement incapable de me hisser à leur niveau.

Alors ce soir là, allongé dans mon lit, tout seul dans le noir, je pleure comme un gamin perdu. Je veux me soustraire à ce monde duquel je me sens étranger, mais je n'ai pas le courage de m'en fuir. J'en arrive à prier ce dieu que toute ma famille m'impose de respecter depuis toujours sans m'avoir demandé mon avis, à le prier pour qu'il mette fin à mes souffrances. On m'a dit que les prières sincères de ceux qui souffrent étaient entendues, que dieu leur faisait un signe. Je n'ai pas eu de réponse, je n'ai pas vu de signe, ni de miracle. J'ai attendu des heures dans mon lit, retenant ma respiration, mais il n'y eut pas la moindre petite altération sonore ou visuelle pour venir modifier mon environnement. Ce soir-là j'ai définitivement cessé de croire en lui, j'ai renoncé à toute certitude quant à son existence.

Février 1996 - Southern comfort

Je suis au volant de ma vieille Camaro RS sur l'Interstate 20, régulateur calé sur 60 mph et la radio diffuse du rap noir-américain, de même que toutes les radios locales. Comme presque toutes les semaines je quitte ma résidence universitaire de Hattiesburg pour me rendre à la Nouvelle Orléans. Cette fois-ci, à l'occasion du carnaval de Mardi Gras je suis accompagné de deux filles, et nous allons nous fondre dans une foule totalement dépravée, ou l'alcool et le sexe semblent être devenues les seules raisons de vivre. Une expérience inimaginable où la pression du puritanisme états-unien éclate d'un coup et ou chacun prend un énorme shoot de luxure et de péché pour pouvoir tenir jusqu'à l'année suivante. Sur fond de musique cajun et de jazz, dans les premières moiteurs des nuits louisianaises, les filles se dénudent publiquement et il n'est pas rare d'assister à des actes sexuels dans les coins de rue ou sur les balcons des creole townhouses.

Exploitant au maximum la souplesse du programme américain, j'ai choisi mes cinq matières obligatoires en fonction d'un critère unique : l'emploi du temps. Ainsi, mes cours débutent le mardi soir et terminent le jeudi soir, portant la longueur de mes week-ends à presque 5 jours. Je suis devenu égoïste, et je n'ai même pas de scrupule à profiter de l'argent que mes parents me font parvenir pour me payer un appartement avec piscine et un mode de vie de rentier : je ne me refuse aucun plaisir. Je ne me suis rendu compte de rien, mais mon faux-self dont la construction a démarré des années plus tôt est maintenant prêt à remplir son rôle, et l'achèvement de sa réalisation est arrosé au Southern Comfort.

Je n'ai plus de passé, je n'ai pas d'avenir, seul l'instant présent compte. Ici la vie est tellement facile ! Je suis reparti à zéro, je suis inconnu et personne ne me demande de comptes. Je ne connais pas encore Martin Page, mais j'ai déjà fait mienne sa devise : "Ceux qui pensent que l'intelligence a quelque noblesse n'en ont certainement pas assez pour se rendre compte que ce n'est qu'une malédiction". Alors, à l'image de son héros Antoine, j'ai réussi à devenir stupide, au moins pour une année d'échange universitaire.

Décembre 1999 - L'incroyable vérité

Alors que tout le monde s'affole en attendant le Grand Bug, je suis installé durablement dans ma torpeur léthargique et je me laisse porter par le déroulement des évènements autour de moi. Je suis marié depuis trois ans, je suis un jeune cadre dans une start-up qui surfe sur la vague de l'IT boom, j'ai ma première BMW et les gens me croient dynamique. Cette année, j'ai définitivement tiré un trait sur tout espoir d'exercer une activité professionnelle liée à la musique, à laquelle j'ai pourtant voué une indéfectible passion depuis l'arrivée du petit orgue électronique de mes 12 ans. J'ai commis ma dernière action musicale en enregistrant deux titres sur le premier album de mon partenaire de cette décennie écoulée ; il a son contrat, il touche du doigt la célébrité et la vie de rock star dont il rêvait, et moi qui ne rêvait plus à rien depuis longtemps je ne touche rien, pas même la moindre royaltie lorsque l'un de ces titres est sélectionné dans la BO d'un film à grand succès.

Bien à l'abri dans mon faux-self en béton armé, je laisse la vie s'écouler sans en attendre grand chose, me contentant d'aménager tranquillement un petit confort quotidien qui sied à l'égoïsme avec lequel je me suis acoquiné. Bientôt la maison avec jardin, les enfants, les vacances au ski en hiver et à la plage en été. Bref, en apparence j'ai finalement réussi à rentrer dans cette normalité à laquelle j'aspirais tant.

Avril 2007 - Une poussière dans les rouages

Sans vraiment savoir pourquoi ni l'avoir réfléchi consciemment, j'ai tout lâché. Fini les espoirs de stock-options mirobolantes et la vie de businessman entre les aéroports et les réunions commerciales : je suis rentré en formation BP JEPS avec des jeunes dont certains n'ont pas le bac, pour une nouvelle vie à 200 à l'heure sur les circuits automobiles. Probablement qu'à force de vivre à demi-mort j'ai éprouvé la nécessité de me mettre en danger et de frôler les murs en béton à pleine vitesse pour sentir que j'étais quand même un peu vivant. Je vais découvrir le besoin de regarder le prix des choses que j'achète et la frustration de devoir surveiller le solde du compte en banque.

Le problème, c'est que ce changement brutal me laisse apercevoir un court instant les vraies couleurs au travers de mon armure en faux-self, et je reprend conscience momentanément de la vie à laquelle je rêvais lorsque j'étais enfant. Un rêve d'enfant c'est sacré, et j'ai cruellement tué les miens, sans remords ni regret. Je ne mérite plus de vivre, ni cette vie ni une autre. Ce soir-là, dans ma triste chambre d'hôtel bon marché, je passerai à un cheveu du soulagement définitif. Je dois l'échec de mon projet à un certain David L. Conroy traduit par Stéphane Barbery, et j'ai beaucoup de respect pour les gens comme eux depuis cet événement.

Mon nouveau diplôme en poche, je me remet en selle d'un nouveau rôle et je refais le caméléon pour me fondre dans mon nouvel environnement quotidien. Je vis la vie d'un smicard, mais je rencontre plus d'ouverture d'esprit, moins d'arrivisme et je commence à renouer avec quelques valeurs humaines que j'avais longtemps délaissées. De plus, j'ai maintenant deux enfants et je me redécouvre une capacité à éprouver un amour pur et sincère. Ces nouvelles émotions viennent secouer la platitude d'une vie volontairement égalisée avec un filtre passe-bas.

Décembre 2012 - Tsunami

C. est mon clone, mais âgé de 8 ans. Il me ressemble physiquement, il a les mêmes traits de caractère et il semble aussi peu à l'aise que moi avec son entourage. Il a connu les mêmes problèmes de santé psychosomatiques aussi. Cela fait deux ans qu'il est suivi par une psychologue qui nous parle de dépression et de précocité mais ces mots ne suscitent en moi que de l'indifférence. Je vois juste qu'il est comme moi, et qu'il rencontrera exactement les mêmes difficultés que les miennes.

En désespoir de cause, nous finissons par suivre la recommandation de sa psy en l'emmenant se faire tester au WISC avec une spécialiste du sujet. Me rappelant que l'intelligence était un thème qui m'avait intéressé à une époque lointaine, je suis cela avec intérêt et curiosité, mais sans me douter un instant que c'est le point de départ du plus grand bouleversement que ma vie ait connu.

Lorsque nous sommes convoqués pour l'annonce des résultats et la lecture du bilan psychologique, le verdict tombe : HPI. Nous sommes contents de pouvoir mettre un mot sur notre petit phénomène, mais les explications de la spécialiste sur ce que ces trois initiales signifient réellement, sur ce que cela implique pour la vie de C. et surtout les flashes de réminiscence incroyables qui viennent m'embrumer l'esprit au fur et à mesure qu'elle parle me font l'effet d'un volcan qui se réveillent à l'intérieur de moi-même.

Elle parle de mon fils, mais je l'entend parler de moi. Je suis submergé par un flot de sentiments contradictoires : de la joie, de la colère, du soulagement, de l'espoir, de la frustration... et je perçois que ce n'est que le début d'un raz de marée encore plus fort qui va me submerger. Bien que je sois réservé et discret, elle perçoit tout dans ma communication non-verbale involontaire ; elle a probablement déjà vu cette scène plusieurs fois se jouer devant elle. Elle s'adresse à moi maintenant, et nous prenons rendez-vous pour moi cette fois.

La suite, vous la connaissez car c'est peut-être aussi votre histoire. La lecture précipitée des livres traitant du sujet de la douance, les nuits passées à dévorer les informations en ligne sur ce thème, l'arrivée sur ZC... et mon premier fil de présentation.

Novembre 2013 - Toi, moi, nous

Presque un an s'est écoulé depuis ma "renaissance". J'ai suivi le parcours classique du zèbre quadra qui se découvre tardivement et réapprend à s'apprivoiser, à l'exception d'une étape que je n'ai toujours pas eu le courage de franchir : l'épreuve du test. Je me suis donc auto-attribué une légitimité pour rester sur ce forum malgré mon statut de "non validé", parce que je m'y sens dans mon élément, et parce que j'y ai fait des rencontres parmi les plus importantes de ma vie.

Bien sûr, ces quelques retours arrières sur des périodes clé de mon histoire masquent des pans entiers de ma vie, mais la plus belle partie de cette histoire, c'est celle qu'il me reste à vivre et à écrire. J'ai déjà ressuscité quelques-uns de mes rêves de gosse, et même si le temps perdu et les contraintes de la vie font qu'aucun miracle ne se produira, je renoue avec mon passé et avec ma vraie personnalité. Je me réconcilie progressivement avec moi-même.



Je n'avais jamais écrit autant, et je n'aurais surtout jamais osé écrire au sujet de moi-même il y a encore quelques mois. J'ose le faire parce que mon expérience ici m'a montré qu'on y rencontre plus de sincérité et moins de méchanceté gratuite. Je remercie infiniment ceux et celles qui font déjà partie des futurs souvenirs de ma nouvelle vie et je te souhaite, à toi qui a été suffisamment touché ou intrigué pour lire jusqu'ici, d'être atteint par le bonheur comme j'ai pu l'être un peu, et de pouvoir réaliser tes rêves d'enfants, qui constituent le plus beau cadeau que la vie nous a fait, un cadeau que personne ne peut jamais nous voler.

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Re: L'insouciance perdue (ou l'autobiographie d'un zèbre ordinaire) ♬·¯·♩¸¸♪·¯·♫

Message par Cécile~ le Jeu 28 Nov 2013 - 1:08

Quelle passion, quelle vibration, quelle puissance ! Excellent, vous aurez une bonne note en rédaction une fois encore. Very Happy
Ça me rappelle la chanson de Pierre Bachelet, Marionnettiste "Et tout d'un coup, je vis, je vis !"

Cheers, mon cher !
Et bises,

Cécile

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Re: L'insouciance perdue (ou l'autobiographie d'un zèbre ordinaire) ♬·¯·♩¸¸♪·¯·♫

Message par itiz le Jeu 28 Nov 2013 - 10:18

Merci pour le partage!

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Re: L'insouciance perdue (ou l'autobiographie d'un zèbre ordinaire) ♬·¯·♩¸¸♪·¯·♫

Message par Ardel le Jeu 28 Nov 2013 - 13:09

Bon, je (re)découvre avec stupeur que tu es plus ancien que moi ici. Je comprend mieux, maintenant, pourquoi ni à ton arrivée sur le chat ni à la lecture de la première présentation je n'ai dégainé mon "Bienvenue ! cheers" habituel. Je voulais le mettre ici, mais je ne sais plus trop quoi dire, du coup ...

Au plaisir de te croiser encore longtemps, de te voir un jour, de ne jamais cesser de discuter ?

Ça ne veut pas dire grand chose, mais ça ira. J'ai déjà dit pire.

Merci pour ce beau témoignage !

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Re: L'insouciance perdue (ou l'autobiographie d'un zèbre ordinaire) ♬·¯·♩¸¸♪·¯·♫

Message par Lophophora le Jeu 28 Nov 2013 - 15:47

Merci les zamis. Je ne sais pas ce qui m'a pris hier de déballer des grosses tranches de ma vie comme ça... Je ne m'étais jamais présenté correctement donc je voulais y remédier, mais là j'ai l'impression d'avoir été excessif.

Cécile, merci pour nos échanges réguliers ici et ailleurs, et merci de "relever le niveau" sur le chat, j'aime apprendre des choses de toi.

itiz, merci pour ton merci, j'envoie toute ma sympathie vers la Bretagne !

Ardel, moi aussi j'étais convaincu que tu étais plus ancien. Tu as dit exactement ce qu'il fallait dire... J'apprécie beaucoup ta compagnie sur le chat, ton humilité et ton ouverture vers les autres, sincèrement.

Bonne journée ! Tchao

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Re: L'insouciance perdue (ou l'autobiographie d'un zèbre ordinaire) ♬·¯·♩¸¸♪·¯·♫

Message par Invité le Mer 1 Jan 2014 - 21:51

Comment ça, tu ne sais pas ce qui t'a pris ?!
Mais la nécessité, pardi !

Je ne vois personnellement aucun excès, mais un désir d'ampleur non seulement bien légitime, mais que j'encourage et que je soutiens, sous peine de te voir dépérir.

Lire ton témoignage m'a fait un bien fou.
J'ose surfer sur ta vague pour te souhaiter une année radieuse, à l'image de cette orchidée


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Re: L'insouciance perdue (ou l'autobiographie d'un zèbre ordinaire) ♬·¯·♩¸¸♪·¯·♫

Message par Lophophora le Mer 12 Fév 2014 - 13:38

Merci beaucoup !

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Message par Pouet le Ven 14 Fév 2014 - 13:27

Merci beaucoup pour ce magnifique partage qui m'a beaucoup touché. Je m'y retrouve bien sur la fin.

Bon voyage dans la savane

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