Si l'on est vraiment au cœur du problème, presque rien n'est à changer.

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Re: Si l'on est vraiment au cœur du problème, presque rien n'est à changer.

Message par mumen le Mar 29 Oct 2013 - 12:41

Santin,

Que tu sois interloqué, soit, j'étais stressé. Mais il est une précision qu'il te faut bien intégrer : ce n'est pas moi qui cabotine en disant de mériter la chose. C'est elle. Si j'en étais un bon interprète, je ne serais pas ici à ramer.

Concernant cette conférence de Heidegger, j'ai préféré la distiller lentement, tant elle me semble étrange et féconde. C'est une énigme : de quoi parle t'il donc ?, Quelle est cette pensée "Bien moindre que la philosophie", etc. Tu as choisi de l'exposer tout crûment. Ce n'est pas grave, je m'y attendais, évidemment. J'y gagne au moins le texte original plus un document Word à lire qui le cite en note de bas de page. Cette source est apparue, je ne la connaissais pas.

Les différences entre la ponctuation de ma source et le texte que tu as trouvé sur le NET sont liées au fait qu'il s'agissait d'une transcription à partir d'une vidéo, transcription effectuée par le site paris-philo. Je n'ai pas trouvé que sa ponctuation était fautive, j'ai même pu comprendre ce texte.

Et disons que, au delà d'une pique sur la forme, j'aurais vraiment préféré une réaction sur le fond, un questionnement, quoi. Mais Bon.
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Re: Si l'on est vraiment au cœur du problème, presque rien n'est à changer.

Message par mumen le Mar 29 Oct 2013 - 13:17

A propos de cette conférence :


L’un des grands périls que court notre pensée aujourd’hui, c’est que celle-ci, en tant que pensée philosophique, n’a plus de rapport original véritable avec la tradition.

Nul ne sait quel sera le destin de la pensée. En 1964, dans une conférence que je n'ai pas prononcée moi-même mais dont le texte a été lu en traduction française, j'ai parlé de « la fin de la philosophie et de la tâche de la pensée ». J'y ai fait une distinction entre philosophie c'est-à-dire la métaphysique, et la pensée telle que je l'entends. Cette pensée est, fondamentalement, quant à la chose même, beaucoup plus simple que la philosophie, mais, en conséquence, beaucoup plus difficile à accomplir, et elle exige un nouveau soin apporté au langage, et non une invention de termes nouveaux, comme je l'avais pensé jadis; bien plutôt un retour à la teneur originale de la langue qui nous est propre mais qui est en proie à un dépérissement continuel.

Un penseur à venir, qui sera peut-être placé devant la tâche d'assumer effectivement cette pensée que j'essaie seulement de préparer, devra s'accommoder d'un mot qu'écrivit un jour Heinrich von Kleist et qui dit ... : « je m'efface devant quelqu'un qui n'est pas encore là, et m'incline un millénaire à l'avance devant son esprit. »

La fin de la philosophie est atteinte lorsque cette dernière s’est dissoute dans les sciences. La pensée, quant à elle, continue plus avant.
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Re: Si l'on est vraiment au cœur du problème, presque rien n'est à changer.

Message par mumen le Lun 18 Nov 2013 - 19:41

Pieyre, j'ai pris tardivement le temps de te lire. Je savais avoir laissé quelque chose d'intéressant en suspens ici, c'est aujourd'hui que je le reprends.

Je suis en accord avec tes éclaircissements, rien de me choque et j'en apprends aussi. Même si en effet nous ne parlons pas du même endroit (étant d'abord autodidacte c'est ce qui m'arrive avec presque tout le monde sur ces sujets pointus) je crois que l'on est assez en phase. Alors du coup, je ne vois plus ta théorie, ton désir d'établir une somme qu'engloberait la philosophie devenue science.

Quand je disais la philosophie large, je parlais au sens des secteurs disciplinaires qu'elle couvre plus ceux qu'elle a initiés : le champ de la connaissance " rationalisable ". Je pense la philosophie comme horizontale, non disciplinaire à ses origines, donnant naissance à toutes les excroissances verticales des disciplines. Si cette image te parait convenable, alors tu comprendras ce qui m'interdit de penser ton projet : comment une science, ligne verticale dans le plan de la connaissance pourrait elle englober le plan lui-même qu'initie la ligne horizontale qu'est (que serait) la philosophie ?


Bon, cela veut dire qu'on admette tes définitions et tes postulats et qu'on ne juge que de la cohérence. C'est une façon de voir ce que cela pourrait donner.
Je suis entièrement d'accord. Depuis lors, j'ai exposé ces définitions et postulats qui ont eu l'heur de ne choquer personne et d'en satisfaire certains. C'est déjà pas mal.

Mais, si dès le début on ne part pas des mêmes bases, et si même on conteste que le langage que tu emploies puisse embrasser suffisamment de sens ?
Disons que je suis logique, que j'essaye d'étayer, etc. D'ailleurs, une critique juste portant sur mes prémisses et le reste me rendrait service au premier chef.
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