Excessivement mal à l'aise en soirée "festive"

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Excessivement mal à l'aise en soirée "festive"

Message par Lophophora le Dim 29 Sep 2013 - 19:15

Je lis régulièrement des témoignages de zèbres qui rencontrent des difficultés de relation avec les autres en général, dans lesquelles je me reconnais souvent.

Mais il y a une situation en particulier dans laquelle ce sentiment d'être différent et la souffrance qui en résulte sont, chez moi, exacerbés dans des proportions très importantes : les soirées "festives" (discothèques, anniversaires avec plein de gens, grosses réunions de famille ou d'amis, mariages, soirées dansantes etc.)

Toute ma vie j'ai fui ce genre d'événement à chaque fois que c'était possible, mais parfois on ne peut pas décemment se défiler, et l'on veut aussi faire plaisir à ses proches. Dans ce cas c'est pour moi un véritable petit supplice, sans répit depuis les premières secondes jusqu'à la fin. Le moment où l'on arrive est l'un des pires pour moi, lorsqu'il faut se donner une contenance... et plus les autres ont l'air d'être à l'aise dans cet exercice, plus je me sens gêné. Lorsque je repère d'autres personnes gênées, cela n'a que pour effet de me renvoyer une image de médiocrité qui m’incommode et provoque en moi un désir de fuite immédiate...

L'un des pires scénarii pour moi : tomber dans une soirée très arrosée ou les gens se lâchent totalement et s'adonnent à des comportements de "bêtes", dans le genre : chansons paillardes, blagues bien graveleuses et pas drôles, concours de trucs vulgaires et/ou dégoûtants... Et je ne parle pas du redoutable moment ou l'on se met à danser, car j'ai un véritable blocage avec la danse (objet d'un autre sujet ici). J'ai déjà essayé d'altérer mon hypersensibilité en buvant beaucoup d'alcool, mais cela ne donne rien car je n'aime pas spécialement ça, et l'alcool n'a que très peu d'emprise sur moi : à haute dose je ne ressens que les effets purement physiques (troubles de la vue, difficultés motrices, vomissements) mais à aucun moment ma conscience n'est altérée, je reste désespérément maître de mes pensées et esclave de mes inhibitions. J'ai même essayé quelques drogues plus ou moins dures mais c'est exactement pareil : je n'ai que les effets physiques, dans mon esprit il n'y a pas de véritable changement, pas de lâcher-prise, pas de magie... aucun intérêt, donc.

Ma seule bouée de sauvetage dans ce genre de situation : parvenir à trouver quelqu'un d'un peu plus calme que les autres, et disposé à engager une conversation en face-à-face sur des sujets pas trop superficiels. Mais même dans ce cas, cela reste souvent difficile car je ne peux jamais tout révéler sur moi et je rentre très vite dans un jeu ou je me crée un personnage en fonction de ce que j'imagine pour essayer de plaire à mon interlocuteur. D'autre part, j'ai un véritable problème de compréhension des paroles en milieu bruyant : là ou les autres semblent s’accommoder sans trop de difficultés du bruit environnant, je perd parfois totalement le fil de la conversation et j'ai une grosse difficulté à comprendre les mots, qui me parviennent noyés dans un énorme magma de sons mélangés. De la même façon que les sons m'agressent, j'ai du mal à supporter l'odeur de "ménagerie humaine" qui ne manque pas de s'installer rapidement dans la salle, ainsi que les contacts physiques trop familiers (tapes sur l'épaule, bousculades etc.)

Avec le temps et l'âge, j'arrive à fuir ou à anticiper ce genre de situation, et ma femme qui connait depuis peu ma particularité est plus tolérante avec mes difficultés. Elle ne me pose plus de questions insistantes quand je sors m'isoler pour prendre l'air de longues minutes, et que je lui fais part de mon souhait de partir, elle en tient compte. Je lui suis reconnaissant pour cela car c'est aussi un sacrifice pour elle, qui n'a pas de difficulté particulière à s'intégrer à des groupes de tous genres et tous milieux.

Y a-t-il d'autres zèbres qui se reconnaissent dans mon profil ? Je sais bien qu'il n'y a pas de solution miracle, mais partager ses souffrances fait souvent du bien.

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Re: Excessivement mal à l'aise en soirée "festive"

Message par Invité le Dim 29 Sep 2013 - 19:38

Pareil... j'ai tenté de faire pareil qu'eux la dernière fois, était-ce le fait que c'était ma famille et amis proches, toujours est-il que le karaoké est plutôt "bien" passé (il n'a duré que 15 mn et j'étais derrière tout le monde) après quand même 2 ou 3 mojitos et en ayant vraiment l'impression de "jouer un rôle". Je n'étais pas mal à l'aise car je les connais tous très bien mais pas à l'aise car c'était surfait, surjoué.

Ce n'est pas une chose dans laquelle je me sens bien, par contre j'aime danser et je ne néglige pas deux ou trois fois par an d'aller danser en discothèque (mais en couple, ou en famille, et je reste peu de temps, maxi 2 heures en sortant souvent dehors).

Et après... il me faut bien deux jours pour récupérer.

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Re: Excessivement mal à l'aise en soirée "festive"

Message par Odime le Dim 29 Sep 2013 - 20:08

Le pire, c'est les bises, en France. En arrivant, et en repartant. Cà m'embête trop, alors je salue à la japonaise, je préfère. Les gens le prennent bien, ou pas, c'est pareil, au moins je ne me fais pas léchouiller le visage x fois à la suite par des gens que je ne connais même pas.
Tes expériences de soirées arrosées jusqu'à plus soif, évidemment, n'ont rien de réjouissant, il faut trouver autre chose!
Beaucoup ici vont tout de suite savoir de quoi tu parles.

" pour essayer de plaire à mon interlocuteur. "

Essayer de plaire, çà rend fou, méfie toi. Tu n'as pas à plaire obligatoirement, tu es vivant d'abord, que cela plaise ou non.

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Re: Excessivement mal à l'aise en soirée "festive"

Message par Ainaelin le Dim 29 Sep 2013 - 20:24

Pendant très longtemps, c'était pareil pour moi. Je n'étais pas à l'aise, je ne m'amusais pas, je restais au buffet à grignoter et à discuter avec les quelques personnes comme moi (il y en a toujours eu, même si je n'avais pas toujours d'affinités avec elles).
Puis, c'est allé un peu mieux. Ca a commencé un soir où j'étais assez mal, il y a 4 ou 5 ans. J'i bu dans le but de me soûler pour la première fois de ma vie (à 35 ans ! lol! ). Je n'ai pas réussi, mais j'ai rencontré une femme qui adorait faire la fête et avec qui je me suis bien entendu. Pendant deux ans, on sortait tous les week-ends et je m'amusais la plupart du temps, je montais sur les bars pour danser, je gueulais, je buvais mais j'étais rarement bourré. Bref, une bonne période. Et puis, peu à peu, c'est devenu plus rare et depuis quelques temps, je suis retourné à mon état d'antan : m'amuser en soirée est une gageure.

Mon expérience me dit que c'est un état d'esprit, mais je me trouve malgré tout incapable de le retrouver. Et je raisonne que si ça se trouve, ce n'est pas simplement un état d'esprit, mais qu'à l'époque, je m'étais créé un faux-self ou assimilé pour tenter de nouvelles expériences. Etait-ce moi ou pas ?

J'avoue que je n'en sais rien. Je suis incapable de retrouver cet esprit, en tout cas.

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Re: Excessivement mal à l'aise en soirée "festive"

Message par Invité le Dim 29 Sep 2013 - 20:25

Idem pour moi à part qu j'aime l'alcool :approuve:Mais ceci dit, je suis encore plus prudent bourré qu'à jeun puisque je suis bien conscient de ne plus être à 100%. Ça rejoint donc finalement pas mal ton ressenti : pas moyen de trouver le bouton off !

Quid des causes :

-La superficialité m’insupporte au plus haut point
-Je suis super sensible au bruit enfin devrais je plutôt dire au brouhaha car je peux écouter de la musique à très haut volume sans soucis, mais je ne fais que ça.

J'ai trouvé quelques petits trucs :

-Sortir régulièrement avant de me sentir trop oppressé (comme je suis un gros fumeur c'est facile, mais je fumais déjà dehors avant l'interdiction et j'en viens à me demander si ce n'est pas pour cette raison que je fume affraid )

- Jouer au clown  je me focalise sur le personnage et plus sur moi. C'est pas tjrs constructif et parfois un peu cruel (emploi quasi systématique du xème degré avec des gens qui n'y comprennent goute ) mais ça m'occupe l'esprit.

Mon cauchemar c'est le repas de Noël avec la famille élargie au grand complet puisque dans ce cadre il est plus risqué d'utiliser les subterfuges habituels.

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Re: Excessivement mal à l'aise en soirée "festive"

Message par Harpo le Dim 29 Sep 2013 - 20:43

Bon, je me reconnais dans tout cela. Par contre je ne suis pas trop d'accord avec les causes Aqua, je dirais plutôt que tu cites là les excuses que nous nous donnons. Pour les causes, je dirais plutôt une difficulté endémique d'arriver à être léger, et une putain de peur de l'image que nous donnons. Cette impossibilité de sortir du rôle de spectateur gêné. Le fameux "qu'est-ce que je fous là".

Sinon, Noël ça va plutôt bien pour moi, c'est en famille, peu festif. Le vrai cauchemar c'est les douze coups de minuit du réveillon, et embrasser tout le monde What a Face 

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Re: Excessivement mal à l'aise en soirée "festive"

Message par Invité le Dim 29 Sep 2013 - 20:47

Ah ça, les grands repas de famille, j'ai connu aussi avec leur cortège de sentiment de malaise diffus, c'est même pas être "mal à l'aise" avec envie de fuir mais, ça n'allait pas (je trouvais qu'ils parlaient trop fort, les conversations m'ennuyaient et les sujets de conversation qui partent toujours en vrille ça me gave, les gamins qui hurlent, et bien sûr : interminable !!  bref.... un vrai poème).

Ce qui m'ennuie dans le fait d'être comme ça, c'est que je fuis tout ou presque finalement. Je ne partage que peu d'évènements familiaux pour tenter de me protéger (je suis là pour les essentiels et certains ponctuels que je décide selon mon humeur du moment).

Pînaise Harpo, tu as raison... le Jour de l'An affraid 

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Re: Excessivement mal à l'aise en soirée "festive"

Message par Invité le Dim 29 Sep 2013 - 20:57

Harpo a écrit:je dirais plutôt une difficulté endémique d'arriver à être léger
Je plussoie, c'est très bien formulé (quoiqu'un peu lacanien à mon goût lol!) par contre pour le bruit c'est absolument vrai. Je n'ai pas de soucis particulier avec les enfants mais 100 gosses dans une cafétéria c'est l'enfer.

Au 12 coups de minuit je suis une fois par an au lit... je vous laisse deviner lequel.

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Re: Excessivement mal à l'aise en soirée "festive"

Message par Invité le Dim 29 Sep 2013 - 21:15

+1 pour la difficulté a être léger, c'est exactement ça. Le bruit, les conversations creuses, les bisous et la joyeuseté obligée du premier de l'an. Faut être joyeux ce jour-la, pas le choix! affraid . Je subis aussi cette gêne...pas dans les repas de famille car je n'en ai plus.

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Re: Excessivement mal à l'aise en soirée "festive"

Message par U.T. le Dim 29 Sep 2013 - 21:25

P'tain, si tu savais à quel point je me reconnais dans ce que tu exprimes Lophophora !

Excepté quand même au niveau des drogues (alcool/shit), mais quand on voit le résultat que ça donne
si c'est pris uniquement pour fuir la réalité, je te garantis que tu n'as rien à regretter à ce niveau-là...


Ma plus grande phobie c'est les mariages, probablement parce qu'il y a rarement autant de monde que dans ces moments-là, et parce qu'on est
susceptible de se retrouver au beau milieu de personnes qu'on ne connait absolument pas, justement à cause de côté très élargi des invitations.
Mais c'est plus que n'être pas à ma place, c'est un truc littéralement violent, comme si mon corps hurlait intérieurement de s'enfuir en courant.
Ça a déjà pris une fois des proportions extrêmes, dans un mariage où j'étais tellement mal à l'aise que j'ai dû appeler des potes pour venir
me chercher en urgence parce que je crois que je faisais une espèce de crise d'angoisse (enfin un truc approchant, limite malaise quoi).
J'ai cru que j'allais mourir sur place, c'était une très étrange sensation que j'aimerais autant éviter de ressentir une nouvelle fois.
Accessoirement, je ne connais pas la définition des mots karaoké, danse, ou boites de nuit. Ça n'existe tout simplement pas, merci au revoir.


Et puis tous les trucs que vous racontez collectivement.
Sortir 50 fois pour fumer des clopes, revêtir un masque pour faire semblant...
Dans le même genre de conneries je propose aussi : rester debout plutôt qu'assis !
Je suis sûr que certains voient ce que je veux dire, comme si ça aidait à gérer la situation ou je sais pas trop quoi...  


Mais la pire sensation, c'est cette impression d'être imprégné au fond de soi d'une espèce de jauge virtuelle de malaise.
Et plus la fête bat son plein, plus cette jauge se remplit.
Ce qui est évidemment totalement contradictoire avec la réalité et accentue donc de façon exponentielle le décalage.
Je crois n'avoir jamais été aussi proche de réflexions incroyablement graves et existentielles qu'au milieu de soirées festives !
Ça me fait rire quand je l'écris parce que c'est tellement ridiculement et définitivement extrême comme décalage quand on y pense...
À ce point-là c'est même plus de la contradiction, c'est juste ne pas venir de la même planète, ne pas sortir du même moule !

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Re: Excessivement mal à l'aise en soirée "festive"

Message par Invité le Dim 29 Sep 2013 - 21:31

Ca dépend avec qui.

Souvent quand il y a quelqu'un d'excessif avec une conversation d’huître et sans humours, ça me refroidit, et généralement je me cache avec d'autres.
Dans une fête digne de ce nom de toute manière, cela se scinde en deux groupes : les sociables d'un coté, et les asociaux de l'autre.

Au final, si une personne ou un groupe de personne monopolise l'attention, souvent j'ai la flemme de me battre contre, alors je reste silencieux s'il le faut.

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Re: Excessivement mal à l'aise en soirée "festive"

Message par U.T. le Dim 29 Sep 2013 - 21:38

Kharmit a écrit:Dans une fête digne de ce nom de toute manière, cela se scinde en deux groupes : les sociables d'un coté, et les asociaux  de l'autre.
Tu as juste oublié de préciser que les plus intéressants se trouvent dans le deuxième groupe. What a Face 



(c'est pas une vraie règle cela dit, et plus de l'humour en l'occurrence)

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Re: Excessivement mal à l'aise en soirée "festive"

Message par Ainaelin le Dim 29 Sep 2013 - 23:12

J'ai connu plein de personnes super intéressantes, fines subtiles, avec de l'humour, etc. qui n'étaient pas mal à l'aise en soirée et s'amusaient comme des petites folles à ce genre de soirées.

Après, un truc qui, à partir du moment où la compagnie ne m'est pas trop étrangère ou antipathique, peut m'aider à me laisser aller, c'est la musique. Autant je peux danser sur de la musique que j'aime, autant c'est impossible pour moi de le faire sur des musiques que je n'aime pas ou ne connais pas. En général, tout ce qui est danse/techno/house, donc ce qui est mis le plus souvent dans les soirées, ça me fait complètement fuir et ne pas apprécier la soirée. En revanche, du rock ou de la rythm & Blues/Soul/funk (du James Brown et assimilé), et des trucs comme ça, ça peut vraiment m'aider à franchir le pas. Même un truc comme ça, je veux bien danser dessus (je ne saurais pas faire, mais pas grave lol! :


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Re: Excessivement mal à l'aise en soirée "festive"

Message par Atchourig le Lun 30 Sep 2013 - 1:15

Moi aussi je connais bien ça.

Que faire de ce corps encombrant quand on s’est totalement retranché dans sa tête par réflexe de survie face aux agressions extérieures ?
Actionner simultanément et harmonieusement (de manière à ne pas se faire repérer) toutes les ficelles de la marionnette qu’est devenu le corps déserté : bouche, oreilles, yeux, mains, bras, jambes... c’est du boulot pour un petit cerveau paniqué ! Le mien s’emmêle toujours les pinceaux.

Harpo a écrit: une difficulté endémique d'arriver à être léger, et une putain de peur de l'image que nous donnons. Cette impossibilité de sortir du rôle de spectateur gêné. Le fameux "qu'est-ce que je fous là".
 
Oui, exactement...

Pour que cette impossibilité n’en soit plus une, pour devenir acteur, il faudrait pouvoir débrancher à loisir le mode analytique qui aspire hors de l’instant et crée un barrière entre soi et le monde vivant, et passer en mode impulsif (ou intuitif si vous voulez...) où les actions se font toutes seules sans cet aller-retour épuisant avec le conscient qui tient les commandes, doute, observe, commente... On l’a tous en nous, ce fonctionnement un peu primaire (lâcher-prise, mot que je hais), le problème c’est d’arriver à y accéder...


Dernière édition par Atchourig le Ven 6 Déc 2013 - 15:48, édité 1 fois

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Re: Excessivement mal à l'aise en soirée "festive"

Message par Petitagore le Lun 30 Sep 2013 - 10:44

Oh la la comme je me reconnais. La quantité de fois où je suis sorti "fumer une cigarette" (et tout le monde, ahuri, me disait: "Mais tu fumes, toi? Je t'avais jamais vu fumer!"), en prenant grand soin de faire durer chaque cigarette vingt-cinq minutes, et en constatant que j'avais beau en avoir déjà fumé huit il n'y avait toujours personne pour commencer à aller se coucher, quelle plaie...

Quand c'est "chez les gens", on a parfois la chance de trouver un bouquin -- n'importe quoi pourvu que ce soit très long -- que l'on "feuillette distraitement" pendant aussi longtemps que possible (c'est rarement crédible au-delà du quart d'heure, et il y a toujours une bonne âme pour aller chercher le timide et le forcer à danser: "Mais je ne sais pas danser et d'ailleurs je n'aime pas ça! -- Mais si! Mais si! Faut s'amuser!").

Quand il y a beaucoup à manger, ça va encore: suffit de passer la soirée à bouffer les petits fours, le saucisson, les apéricubes, les cacahouètes, les bonbons à la violette (oui, c'est infect, c'est pour ça qu'on vous en a laissé), le fromage qui a coulé, les miettes de chips, on peut tenir assez longtemps si on suce chaque demi-cacahouète pendant huit minutes (ça fond pas vite, c'est bien). Quand il n'y a plus rien à bouffer, en général il reste à boire. Coup de pot inouï, je n'ai pas d'addiction à l'alcool, donc je peux boire comme un trou et ça me procure plus de douce somnolence que de mal au ventre; ça me brouille un peu l'élocution, ça me file le hoquet, mais ça me désinhibe assez pour que j'aille un peu bouger sur la piste de danse en prétendant que ça m'amuse de faire le con (ça m'amuse pas du tout, mais on me croit ou on fait semblant, donc tout va bien). Je n'ai à peu près jamais réussi à être vraiment bourré en ce sens que le cerveau tourne toujours et que les capacités logiques sont à peu près intactes (bon, je pourrais pas jouer une partie d'échecs non plus, faut pas exagérer); du coup, j'essaie de penser (me raconter en détail ma semaine en voyant si je n'oubie rien; concevoir un petit algorithme; parler à Dieu qui n'est pas plus absent dans ces moments-là que dans d'autres...); ça occupe.

Meilleure soirée de ma vie: des copains m'ont traîné en boîte alors que je leur avais explicitement et sans l'ombre d'une ambiguïté dit que je-ne-vou-lais-pas-y-aller. J'avais "Anna Karénine" sur moi, je me suis assis dans un coin et je l'ai lue from cover to cover, sans difficulté malgré la musique tonitruante (ça s'appelle les capacités d'abstraction, c'est un truc de zèbres). Ça m'a occupé et même intéressé jusqu'au bout de la nuit, j'ai beaucoup aimé le bouquin, je me suis pas fait chier du tout et en prime mes emmerdeurs de copains m'ont traité de rabat-joie, ce qui a doublé mon plaisir.

Deuxième effet Kiss Cool: ils ne m'ont jamais réinvité. Very Happy

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Re: Excessivement mal à l'aise en soirée "festive"

Message par Lophophora le Lun 30 Sep 2013 - 11:01

Ah, le coup du bouquin en boite de nuit, je ne sais pas si j'aurais osé mais ça m'aurait violemment démangé ! Je suis pour ma part un fervent adepte du kindle, qui permet de lire n'importe quel bouquin n'importe où et n'importe quand. Il m'arrive souvent de me réfugier dans les toilettes au cours d'une soirée ou d'un repas de famille pour lire un chapitre ou deux... Embarassed

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Re: Excessivement mal à l'aise en soirée "festive"

Message par Invité le Lun 30 Sep 2013 - 11:13

Je sais pas pourquoi ça me fait penser à ma dernière soirée. Donc comme d'hab deux groupes, le groupe dans le salon et le groupe dans la cuisine (où on pouvait fumer). Le groupe de la cuisine était vach'ment intéressant, on parlait musique, psycho, histoire, géo politique du Pakistan (non mais je vous expliquerais un jour) et surtout.... On pouvait fumer et boire du bon alcool offert par l'hôte (un zèbre intp avec qui les affinités se sont fait en une rencontre et demi). Et élément important : On pouvait fumer.

Jusque là tout va bien jusqu'au moment où le groupe du salon est venu dans la cuisine pour... Pour je ne sais quoi. En fait, ce qui m'a le plus gêné avec eux, c'est surtout ce fait absurde qu'en soirée c'était le genre de personne à parler d'autres soirées. Je me suis toujours demandé si j'avais pas de chance et que je tombais toujours dans des soirées mise au point, ou alors si c'était une habitude... Mais si c'est une habitude comment peuvent ils en parler des heures et des heures et des heures ? En tout cas, deux nanas viennent me voir et m'ont saoulé pendant bien une heure pour savoir si on se connaissait ou pas et si oui où. Je me suis senti ferré à ce moment là, à ne pas savoir à quoi répondre à part "oui votre tête me dit quelque chose, mais si je me rappelle pas où ni comment, c'est qu'on doit pas être compatible les gens...alors cassez vous de notre territoire !" du coup ça donnait plutôt "ah oui eu... peut être euh... je sais pas...". Je suis donc parti vers le salon... Il restait ici, trois nanas qui me déshabillaient (dans le sens observer avec un regard neutre ou scrutateur) pendant que je m'asseyais sur le canap'. Là encore c'est ce qui me gène, quand tu as cette nette impression de déranger, et surtout quand l'une des nanas est INTJ. Je supporte pas les INTJ... Aller savoir pourquoi. Ils ont pas un visage avenant je trouve, à toujours faire la gueule, à rester sur les faits, à ne pas rire à tes blagues pourtant très drôles... Et surtout quand c'est une nana... Parce que je n'ose pas être trop agressif. Heureusement, une pote est revenue me faire la conversation (bon j'étais à moitié torché avec des difficultés pour parler, donc c'était elle qui soutenait la conversation).

C'est bête, parce que j'ai rencontré des gens réellement formidables, des gens simples avec une lueur dans leur tête. Ca me laisse toujours un goût amer dans la bouche. Une sorte de "j'aurai pu mieux faire" ça me renvoie à la face que quand même, je suis un peu handicapé des relations... Et ce n'est pas une question de zèbre ou pas, à ma dernière soirée zèbre ça m'a fait la même chose, à ne pas connaitre grand'monde à ne pas savoir répondre quand on te pose la question parce que c'est dit de but en blanc, à voir ses gens discutaient à avoir une idée qui te vient à l'esprit mais pas oser leur dire bon vos gueules, j'ai quelque chose à dire" et surtout cet alcool qui te cloue les lèvres et fait tourner le moteur à plein régime en mode observateur.


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Re: Excessivement mal à l'aise en soirée "festive"

Message par Harpo le Lun 30 Sep 2013 - 11:18

Smile

Le "il faut s'amuser" est terrible...

Sinon, je te conseille un bon entrainement Petitagore : jouer aux échecs avec handicap. Chaque fois que tu prends une pièce, tu bois un verre d'eau de vie. Wink C'est assez redoutable.

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Re: Excessivement mal à l'aise en soirée "festive"

Message par dessein le Lun 30 Sep 2013 - 11:55

ca depend qui invite

quand j'etais jeune et que on se deplacait en troupeau pour aller dans les fetes; si l'ambiance etait au parvenu il y a avait toujours la cuisine. c'etait souvent la ou ca rigolait. personne ne le "pensait" mais quand je fais le bilan de ces années fetes c'est comme un incontournable.

j'ai pas beaucoup grandi.


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Re: Excessivement mal à l'aise en soirée "festive"

Message par Patate le Lun 30 Sep 2013 - 12:23

et oui la cuisine reste la pièce d'intimité d'une habitation...
quand il m'arrive de sortir dans des grands raouts comme bcp je feinte, enfin je me rends compte maintenant que je feinte !!
donc beaucoup de pitreries pour pouvoir mettre court a la conversation, le pire c'est le regard des interlocuteurs quand t'as plus envie de parler et que ... tu te casses ! Toujours avec une excuse me concernant !
sinon comme j'adore danser et que j'ai un coeur de JF, je passe la soirée ENTIERE a sauter dans tous les sens : niveau zéro de la relation humaine, enfermée dans le son j'oublie... presque où je suis.
Après, BIEN SUR, que j'ai aussi passé des soirées où rien n'ai forcé mais bon aucun souvenir précis ne me revient. Toujours un moment où... je pars en couille. Si je bois c'est pire !

FAIS CHIER D'ETRE COMME ÇA !

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Re: Excessivement mal à l'aise en soirée "festive"

Message par Invité le Lun 30 Sep 2013 - 14:57

pareille.

Je hais les fête, ça me donne le tournis, la nausée. J'ai toujours l'impression de ne plus être dans mon corps, il bouge tout seul, moi je regarde et écoute. Tout ces gens qui se bouscule tout le temps, ils rient.
j'évite toutes les fêtes/soirées don >le nombre de personnes est supérieur à 7, >quand il y aura que des... des ados des films français (comme LOL, grande référence n'est ce pas ? mes amies m'avaient toutes dis "il est gé-nial, il faut que tu le vois"), et >quand le but de la soirée est de "s'amuser".
Pas d'excuses, "non je n'aime pas les fête, merci de m'avoir proposé, on se verra une autre fois. ".  Les gens comprennent plus ou moins... Les ados comprennent à peut près que je n'aime pas. Les adulte eux, sont toujours très surpris et ne comprennent pas.

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Re: Excessivement mal à l'aise en soirée "festive"

Message par Invité le Lun 30 Sep 2013 - 15:58

Sans surprise, moi c'est exactement pareil.

Avec le sentiment de n'intéresser personne, de plus ; effet boomerang, qui sait, puisque les autres ne m'intéressent pas d'habitude. Ce qui, à force, m'a peut-être fait devenir pas intéressante pour de vrai. Alors, lorsque je suis avec des personnes que je trouve intéressantes elles me trouvent pas intéressante.

C'est dur.

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Re: Excessivement mal à l'aise en soirée "festive"

Message par Invité le Lun 30 Sep 2013 - 16:08

Ultraterrestre a écrit:Ça a déjà pris une fois des proportions extrêmes, dans un mariage où j'étais tellement mal à l'aise que j'ai dû appeler des potes pour venir me chercher en urgence
affraid c'est vrai.... !!!!! j'avais oublié que moi aussi, je l'ai fait ça.... le sms "j'en peux plus, invente un truc et viens me chercher tout de suite stp question de vie ou de mort !!"



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Re: Excessivement mal à l'aise en soirée "festive"

Message par Invité le Lun 30 Sep 2013 - 16:24

Je ne vais plus dans des soirées... Petit comité; comité moyen au restaurant car le cadre est différent. C'est la seule solution que j'ai trouvée, et non ce n'est pas forçément la bonne...


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Re: Excessivement mal à l'aise en soirée "festive"

Message par adcvh le Lun 30 Sep 2013 - 16:31

Je me reconnais aussi pas mal dans ces descriptions.

L'histoire de la "difficulté à être léger"... Je suis très loin d'être convaincu. Si être léger, c'est raconter des trucs pas drôles, et s'en amuser, ouais c'est normal que ça soit difficile. Mais c'est comme ce "il faut s'amuser" qui est terrible selon je sais plus qui sur ce fil :

Petite anecdote. Je fais régulièrement des bals. Parfois, ce sont des bals costumés. Je me souviens de l'année dernière où je n'avais pas eu le temps, ni l'envie pour X raisons d'aller déguisé à un de ces bals costumés. Une connaissance (qui pense être mon amie) m'a demandé une semaine avant si j'y allais déguisé. Je lui ai dit non. Et elle m'a demandé "bah tu sais pas t'amuser ?"
Plus tard - cette année - cette connaissance a déclaré qu'elle partait 2 ans et demi à Porto Rico. Or, cette connaissance a une amie qui compte beaucoup sur elle et qui elle ne partait pas. Donc, je me suis inquiété un minimum... Pensant que c'était ptet une connerie qu'elle racontait, je lui ai demandé si c'était vrai qu'elle partait à Porto Rico. Elle me dit oui. Suite à quoi discussion avec elle où je lui dis qu'elle doit en parler à son amie. Plusieurs heures après, elle revient me dire qu'en fait c'était une blague son histoire et que "j'ai de la chance" car elle pensait me l'avouer qu'une semaine plus tard. Elle m'a dit que c'était ptet un peu nul comme blague. Je lui ai dit "en effet". Et elle m'a répondu : "en même temps si tu sais pas t'amuser..."

Bon... Ces deux exemples sont clairement représentatifs, pour moi, d'un comportement vraiment débile qui n'a rien de drôle. Si c'est ça être léger, je préfère être lourd.

Maintenant... En fait, dans les bals, j'ai moins de difficultés à me lâcher et à danser, par exemple. Parce que les danses de bals sont de vraies danses et pas un remuage de popotin aléatoire. Y'a moyen de faire quelque chose de beau, codifié, qui a un sens. De s'exprimer... Bref, c'est artistique.

En ce qui concerne les sorties en groupe "festifs"... Ca fait un moment que je n'ai pas été réellement confronté à quelque chose qui corresponde réellement à 100% à cette description (du moins ce qu'on s'imagine, genre soirée d'anniv avec plein de monde, musique à fond et des comportements débiles). Mais, je pense, depuis quelques temps, que ça irait beaucoup mieux.

Raison à ça : je suis comme je suis. Si j'ai envie de pleurer, je pleure. Si j'ai envie de sourire, je souris. Si j'ai envie de m'exprimer de quelque manière que ça soit, je le fais. Et si j'ai envie d'être stoïque, alors je le suis.
T'es pas content ? Ca tombe bien, je cherchais pas spécialement à te rendre heureux.

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Re: Excessivement mal à l'aise en soirée "festive"

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