Enième cycle végétatif du Fusain

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Re: Enième cycle végétatif du Fusain

Message par Invité le Dim 15 Sep 2013 - 10:30

Ni stupide, ni révulsante. C'est ta page caliméro, point.

Elle me touche.

Le regard, les miroirs, ce que les autres nous renvoient et comment nous nous y identifions malgré nous. Compliqué de faire la part entre ce qui vient de l'autre et ce qui vient de nous. C'est un perpétuel enchevêtrement qui peut aller en spirale ascendante ou descendante.

Se détacher du regard pour le temps nécessaire à ce qui doit mûrir ou se métamorphoser. Faire ton cocon ?

Quant à ta présence ici, si tu n'arrives pas à partir, c'est que quelque chose doit s'y passer. Et puis il y a les discours qu'on se fait à soi-même (et je ne peux qu'être d'accord avec ce que tu dis sur la douance), et puis ce qui est nécessaire pour faire son chemin. J'ai l'impression que tu résistes à quelque chose, et que tu traduis ça par des jugements assez très durs contre toi-même : stupide, révulsant, lâche, veule, geignardise... Tu luttes, en première ligne. Contre quoi ? Je sais ce qu'est la lutte, en première ligne, et moi-même j'ai envie d'arrêter de lutter. Offensive, contre-offensive, position défensive. Ca ne va plus. Déposer les armes, disais-je. Quand on est prêt à laisser venir la tempête, celle qui ne vient pas des autres. Et pour ça, il faut du soutien (que tu peux trouver dans les parages), et la possibilité de faire retraite (le cocon, le trou, la grotte, ce qu'on veut) en sachant qu'il y aura quelqu'un le jour où on peut sortir voir s'il fait un peu plus beau.

Si je me trompe, ne m'en tiens pas rigueur. Tes mots m'évoquent beaucoup de choses, peut-être que j'interprète ou projette. En tout cas, merci de m'aider à y réfléchir, aussi.

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Re: Enième cycle végétatif du Fusain

Message par Invité le Dim 15 Sep 2013 - 11:23

Je n'en sais rien du tout. Je ressens un manque dont la nature est complète bouteille à l'encre, ou plutôt les solutions possibles le sont.

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Re: Enième cycle végétatif du Fusain

Message par Invité le Dim 15 Sep 2013 - 14:10

Je garde en moi le sentiment de n'être qu'un jobard tout juste bon à me faire saigner un beau jour sous les ricanements généralisés. Et l'idée que nous soyons nombreux à ne pas valoir plus que le ressort du couteau pour nous sortir du jeu ne me rassure pas spécialement. Or, aujourd'hui, qui peut sérieusement croire qu'il vaut plus que les quelques grammes d'acier qui permettraient de libérer le monde de sa présence ? personne.

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Re: Enième cycle végétatif du Fusain

Message par Invité le Dim 15 Sep 2013 - 14:43

Non, tu n'es pas un "jobard, juste bon à se faire saigner". Ce n'est pas parce que je ne suis pas intervenue sur le fil de cette étude crétine que je ne l'ai pas lu, ni n'ait pas apprécié tes interventions.

Certes, je suis là... on ne sait pas trop pourquoi .. (ha oui, pour me plaindre des PN !). Ben non, je suis là pour, au départ, me conforter dans cette idée folle (il y en aurait d'autres des comme moi ? des E.T. qui ne peuvent ouvrir la bouche sans voir ça Shocked ou ça No ?). Oui, c'était une recherche de congénères (ha bon, je peux faire partie d'un "groupe" ?? un groupe, carrément ? moi, qui me sentais si seule..). Alors oui, gonflage d'égo ou ce que tu veux, mais bon sang... ça m'a fait du bien ! car je les ai rencontrés ces autres. Et je m'en suis fait des amis parfois. Un nouveau cercle, où on peut certes discuter de ce qui ne va pas mais aussi de ce qui va, de ce dont on est fiers (sans blesser qui que ce soit), discuter de choses intelligentes (sans qui quiconque se sente blessé), discuter à bâtons rompus de x choses en même temps (parce que nous, on peut), et rire... rire de choses délirantes (qui ne font rire que nous). Ma vie se décline en "nous" maintenant car je ne suis plus seule. Et c'est à ce forum que je le dois.

N'y a t'il ici que des gens formidables ? Non. Que des personnes empathiques ? Non. Que des zèbres (non) dont je peux me faire des amis ? Non. Et alors..en quoi ça me change de la vraie vie ?

Ce fil très discutable, et discuté, sur son titre déjà tellement polémique a fait ressortir les attaques personnelles qui ne peuvent qu'être condamnées. Untel, tu n'as pas le même avis que moi ? grand bien te fasses, tu ne me feras pas changer d'avis car j'ai suffisamment réfléchi au problème pour m'être fait MON idée. Et la tienne ne vaut pas plus que la mienne. Dont acte.

Il y a des zèbres que je ne désire pas rencontrer (et l'inverse est vrai, on me l'a déjà dit en mp), dont acte aussi.

Tu fais partie des personnes qu'on aime bien ici. Contente d'ailleurs de te revoir pour te lire.

Pour finir sur quelques petites choses lues sur cette page :

- le normo-physique : merde à lui. Mon physique est tel qu'il est, je m'aime comme ça. J'ai rencontré un jour un jeune zèbre qui s'ignorait et avait souffert de cette différence. Il avait cédé au diktat du corps parfait (superbement musclé) des années, pour être "comme les autres". Puis, un jour, il a laissé tomber.. et a commencé à prendre des kilos. Et il se sentait mieux, il prenait de l'expansion à mesure qu'il s'affirmait dans la vie. Il se "posait" là.

- est-ce que je vaux mieux que les 8 gr d'acier d'une balle de 9 mm ? pour certains non, pour moi : oui. Et j'emm^^de ceux qui ne sont pas de mon avis.

- et pour le fun, je partage une musique antérieure à 1930 et que j'aime particulièrement.

Pergolese:
Courbette

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Re: Enième cycle végétatif du Fusain

Message par Invité le Dim 15 Sep 2013 - 15:11

Le sentiment auquel je faisais allusion s'étend au monde, pas au forum. Et comme je croise beaucoup de gens pour qui l'autre ne vaut pas la corde pour le pendre (et mérite donc d'être pendu séance tenante), ben... "Pas besoin d'être Jérémie, etc."
Aucune réponse à ce sentiment né de quelques épisodes traumatiques que les bien-pensants qui gouvernent le monde donneront toujours raison au plus fort. Rien pour guérir ce sentiment que, dans la mesure où quand je prends des coups, on soutient les agresseurs, il est normal que j'en prenne, et donc, que je dois m'attendre à en prendre souvent. Sans rien pouvoir y faire, puisque les attaques gratuites sont légitimes. "Il faut que tu comprennes, il a le droit de penser que rien qu'en passant devant lui, tu le gênes."

Bien sûr qu'il y a des personnes qui m'apprécient. Je serais un foutu ingrat de dire que personne ne m'aime (ici ou ailleurs), et du reste je ne le dis pas. Je constate simplement mon incapacité à m'affirmer face à la première personne qui manifeste de l'agressivité ou du mépris soit directement à mon encontre, soit à l'encontre des personnes d'ici qui relèvent d'une catégorie à laquelle j'appartiens. J'en conclus instantanément que je dérange et qu'il faut que je déguerpisse. De surcroît, je n'imagine jamais que mon départ - dans quelque contexte que ce soit - puisse être vécu comme une "perte". A mes yeux, c'est, au mieux, neutre; nul ne peut, si peu que ce soit, préférer ma présence à mon absence. Je suis donc convaincu de faire du bien aux autres en partant, de faire le bien en sacrifiant ce que - par exemple - ce forum m'apporte, au gain de netteté, de propreté, pour les autres, si je m'en vais.

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Re: Enième cycle végétatif du Fusain

Message par Invité le Dim 15 Sep 2013 - 15:32

J'ai pensé ça par le passé... notamment dans mes relations amoureuses. Il n'est pas bien, il sera mieux sans moi. Cela n'a jamais été vrai (j'en veux pour preuve le fait qu'ils sont tous revenus vers moi en me disant que c'était une erreur). Qu'avais-je fait ? Je m'étais retirée sans combattre car cela ne m'intéresse pas. On m'aime .. ou pas. Si on ne m'aime pas, je m'en vais. Là où on s'attend à, à minima une résistance, sinon un "combat" pour garder l'autre. Je n'avais fait que "prouver" que l'autre avait raison de partir.

Dans la vie, la relation aux autres, je fais pareil : je ne combats pas. Ici non plus d'ailleurs, je lis mais n'interviens même pas (ou plutôt, pour dire vrai : j'écris une réponse et ne la publie pas, je l'efface).

Je suis comme toi : incapable de m'affirmer si cela doit passer par un combat d'idée. Je m'en cogne mais royalement. Cela de n'importe pas du tout, on veut donner raison au "plus fort" ? mais allez-y et grand bien vous fasse. Restez entre vous, je dérange pas (ou plus) : je me casse. D'ailleurs, j'ai bien failli le faire plusieurs fois ici.

Je n'ai pas envie de jouer, ni à la gueguerre, ni à la vierge effarouchée qui jette négligemment son écharpe sur son épaule et, levant son nez pincé, s'en va loin de ces autres qui ne la comprennent pas et qui seront mieux sans elle. Mon combat est désormais celui de ... rester.

C'est une guerre des nerfs peut-être. En tout cas, désormais ce sera comme ça. Je suis ce que je suis, comme je suis, et on DOIT m'accepter telle quelle. Je gêne ? pas de souci, la porte est ouverte .. aux autres. Cassez-vous ou foutez-moi la paix. Car, après tout, la sacro-sainte règle du "c'est celui qui est le plus gêné qui s'en va" reste valable, et là, ce n'est pas moi qui suis gênée. Je joue dans la même cour, avec les mêmes règles.

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Re: Enième cycle végétatif du Fusain

Message par Invité le Dim 15 Sep 2013 - 15:40

En même temps, c'est vrai que je suis dans ma période "j'emm^^de le monde"...

La révoltée du Bounty

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Re: Enième cycle végétatif du Fusain

Message par Invité le Dim 15 Sep 2013 - 15:57

Pardon Fusain pour m'immiscer dans votre discussion.
Mary Poppins a écrit: En tout cas, désormais ce sera comme ça. Je suis ce que je suis, comme je suis, et on DOIT m'accepter telle quelle. Je gêne ? pas de souci, la porte est ouverte .. aux autres. Cassez-vous ou foutez-moi la paix. Car, après tout, la sacro-sainte règle du "c'est celui qui est le plus gêné qui s'en va" reste valable, et là, ce n'est pas moi qui suis gênée. Je joue dans la même cour, avec les mêmes règles.
Shocked 
Je trouve cette attitude assez extraordinaire. (Ça fait une minute que je cherche les mots pour le dire, je ne trouve pas.) Envie d'écrire bravo ! Courbette 
Et aussi combien ça me fait du bien de lire des mots pareils.
Je vais m'en faire une banderole.
(Une fois de plus) Marie Pop's : merci.
 

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Re: Enième cycle végétatif du Fusain

Message par Invité le Dim 15 Sep 2013 - 16:07

Mais ce sentiment de gêner, de se retirer sans "combattre" en se donnant la bonne excuse que l'autre, les autres, seront mieux sans nous, je le connais bien aussi.

Qu'est-ce que c'est, sinon la trouille ? Et pas la trouille des autres, la trouille de s'affirmer, d'être soi-même, de prendre sa juste place. D'où ça vient ? Je dirais, et je parle pour moi, de ce qu'on a été interdit de prendre la place, de s'affirmer, d'être ce qu'on est. De ce qu'on a compris que notre seul droit d'être était pour une ou plusieurs personnes, et de la façon dont elles avaient décidé qu'elle était juste, correcte. Et c'est vachement efficace, si j'en crois les "combats" qu'il faut mener pour accepter d'être là, d'être en relation, que les autres nous aiment comme nous sommes. Alors le combat en première ligne, c'est peut-être un combat pour sa place, pour exister. Non pas que je sois en lutte permanente, j'ai plus tendance à lutter pour les autres que pour moi-même, le faire pour quelqu'un d'autre me donne une légitimité, une raison juste, et je me sens plus le droit d'être en colère. Du coup, quand on se met en colère pour soi-même, pour se défendre, pour cesser de se faire écraser ou prendre pour la quiche de service, le risque est que ça commence par être maladroit, excessif, au mauvais moment envers la mauvaise personne. Mais quand ça tombe bien, et qu'on vise juste, c'est fou comme c'est étonnamment coupe-clapet Very Happy 

Bref, la valeur que l'on a n'est pas proportionnelle à la possibilité d'être détruit. N'importe qui peut détruire n'importe qui, et à ce compte-là il n'y aurait pas grand-monde de valable sur terre. Que l'on puisse me détruire ne dit rien de ce que je suis. C'est un rappel de ma fragilité, de ma condition de mortelle, et toute agression est traumatisante en ce qu'elle nous fait frôler notre propre destruction. Pour autant, c'est celui qui détruit, qui cherche à faire peur, qui est faible. Parce qu'il n'a pas la force d'accepter l'altérité, la sienne et celle de l'autre. De pouvoir se penser comme limité, destructible, mortel. Il cherche à supprimer tout ce qui peut le lui rappeler, à faire souffrir pour se persuader de sa force, de son indestructibilité. Ce qui est fondamentalement faux, mais il ne le sait pas, ne veut pas le savoir. La trouille, encore...

Et je refuse de vivre dans la peur. C'est encore une façon de me détruire, m'enlever jusqu'au goût de vivre, jusqu'à la joie d'être. Alors, oui, de temps en temps, il faut se dire "j'emmerde le monde". Et là, le monde, il prend des pincettes et se dit "oups, gaffe, ça pique" et y regarde à deux fois. Ca suppose des conflits de temps en temps, des combats pas toujours faciles, la possibilité de se tromper d'adversaire. Avec un minimum d'honnêteté et d'intelligence, si l'adversaire n'était pas le bon, ça s'arrange favorablement. Mais si on ne prend pas ce risque, la vie est un enfer. Surtout quand on a l'air gentil(le) et doux(ce). Alors là, c'est la fête, il y en a qui se croient tout permis... Il faut recadrer, gentiment mais fermement. Ou employer les grands moyens dans les cas sérieux.

Prends ta place Fusain, quelle qu'elle soit, quelle que soit la façon dont tu l'envisages. Prends place parmi nous, ce sera un honneur.

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Re: Enième cycle végétatif du Fusain

Message par Invité le Dim 15 Sep 2013 - 16:37

Au départ, j'allais répondre à Mary Poppins, et puis Gallinago, ce que j'avais prévu de dire correspond également à ton message. Wink 

J'ajoute que tu as entièrement raison quand tu dis qu'il s'agit de trouille, nulle part ne le contestè-je, et aussi quand tu dis que ça vient "de ce qu'on a été interdit de prendre la place, de s'affirmer, d'être ce qu'on est." Pire: les personnes qui me l'ont interdit continuent, et je ne m'en fous pas autant que je devrais, ne serait-ce qu'à cause du fait qu'on les intériorise, ces personnes. Ajoutons-y des épisodes traumatiques très mal traités et le cocktail est redoutable : un état post-traumatique qui légitime le tyran intérieur préexistant.

Alors décider de s'affirmer ?
Ce genre de système ne s'instaure pas. Il s'enfonce, sans même qu'on en ait conscience, sur un socle et des fondations; on constate un beau jour qu'il est là et qu'on le vit. Chez moi, rien ne le fonde. J'ai bien essayé de l'appliquer quand même, mais, bâti sur du sable, il n'a pas tenu une semaine. Un point faible, c'est le "cassez-vous ou foutez-moi la paix": il est très facile, surtout sur un vulgaire forum, de pourrir une personne jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus rester, parce que tout ce qu'elle pourrait y entreprendre est saboté d'avance. Il n'y a même pas besoin de s'en prendre nommément à la personne, on le voit beaucoup en ce moment, il suffit de pratiquer le dégommage collectif.

Et puis, tu le dis toi-même: c'est une guerre des nerfs. Mais il n'y en a qu'un qui combat. Le petit fier-à-bras agressif, lui, il s'amuse, il ne met rien en jeu.

Quand on cherche à poser des questions en paix et à y répondre de même, on n'est pas là pour ça. Or, des espaces dont le thème est celui de ce forum-ci, ben il n'y en a pas des masses et quasiment aucun autre avec une vraie activité.

Derrière cela il y a la question de sa légitimité propre, et cela, je le répète: vous, chez qui elle est acquise, vous la tenez pour une évidence, un axiome. Vous avez tort. Razz La légitimité de chacun à avoir les mêmes droits que tous est une réalité, mais théorique; en vrai, elle est fondée sur un Quelque chose dont vous ne vous préoccupez même plus, exactement de même qu'on ne pense pas tous les jours aux fondations de sa maison, et il existe des damnés de l'estime de soi (ou des purgatoriens, pour ôter le caractère irréversible de la damnation) chez qui ce quelque chose a été détruit à l'explosif, ou bien jamais construit, de sorte qu'ils ne pourront asseoir leur légitimité propre d'être humain qu'après l'avoir découvert et construit à leur tour. En attendant et en recherchant avec désespoir les plans, les pierres et le ciment de ces socles, ils sont, nous sommes condamnés à ruminer un sentiment de vulnérabilité très grande, fondé sur cette absence de légitimité, qui fait de nous des édifices peut-être hauts et brillants, mais qu'on peut renverser d'une chiquenaude, et qui, subséquemment, n'ont pas plus de valeur que cette même chiquenaude. En sorte que plus l'édifice est haut, plus il s'angoisse à l'idée qu'il va nécessairement se trouver quelqu'un pour en prendre ombrage et donner - clac ! le coup de doigt fatal et bien mérité.
Car quelle idée d'avoir construit la tour sans fondations, comme un jeu d'enfant !
Mais c'est cela ou attendre, attendre encore, n'être qu'un troglodyte enfermé dans la fosse de ses propres fondations non maçonnées.

Alors bien que ça ne soit pas facile à retrouver à cause de mes fuites et retours, certains d'entre vous constateront sans doute que j'ai déjà posté les mêmes choses, presque au mot près, il y a six mois, un an, deux ans... C'est vrai. Sur ce point-là, aucun progrès. Pourtant, imaginer chez moi une vie qui tourne en rond est d'une absurdité sans nom. Peut-être que sans le savoir je suis en train de maçonner les fondations, mais par moments, un mauvais génie vient faire sauter un rang de pierres. Ce qui est sûr, c'est que la tour sans fondations monte, se déploie, plutôt massive qu'élancée, ce qui lui donne, à défaut de fondations, quelque assise. Je me sens vivre, je me sens vivant avec du sens qui coule dans les veines; c'est vachement mieux que rien, même si tout est vulnérable. Je ne reste pas à la cave à me lamenter; mais bon. Ce qui me nourrit, ce n'est pas un sujet sur lequel il est facile de témoigner ici. Tant pis. Vous perdez quelque chose, ou bien rien du tout. C'est juste pour dire: je ne voudrais pas être dépeint, selon le classique, comme quelqu'un qui piétine sur place et qu'on finit par soupçonner de s'y complaire.

Mais sur ce sujet-là, je l'avoue sans ambages, c'est le piétinement. Et je le vis avec d'autant plus de colère et de dépit que cela me pourrit la vie véritablement comme un sale champignon détruit de beaux et bons fruits.

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Re: Enième cycle végétatif du Fusain

Message par Invité le Dim 15 Sep 2013 - 16:50

Légitimité acquise ? Oulah, mais le mal que j'ai eu. Je ne sais même pas d'où me vient cet entêtement, ce truc qui au moment où c'est trop, envoie se faire voir l'envoyeur. C'est parce que j'ai constaté qu'à certains moments j'avais cette capacité à me défendre, et que j'étais plutôt efficace avec de simples et rares mots, avec l'humour, que j'ai entamé ma construction. Mais ça a été tellement long. Et j'ai eu la chance de rencontrer des personnes qui m'ont même parfois engueulée pour me dire que je déconnais complètement dans cette sous-estimation permanente, parce que ça finissait par les gonfler. Ca réveille Very Happy

En même temps, la destruction n'a peut-être pas été aussi féroce, aussi violente que chez d'autres. Je ne sais pas, je n'arrive pas à savoir, à nommer exactement quel a été mon vécu.

Les fondations, on ne les trouve pas qu'en soi-même. On se construit aussi avec les autres ; d'où la violence de l'agression, qui a pour but de détruire cette capacité à être avec, de garder foi et confiance dans l'autre. Prends appui sur les fondations des autres, ceux en qui tu peux avoir confiance, qui te renvoient de l'amour et de l'estime. Prends-les pour ce qu'ils sont : un don, un cadeau, une foi en toi. Et un jour, tu pourras les redonner à d'autres, tendre la main comme on te l'a tendue. Il n'y a rien d'autre, à mon avis. Tout le reste, c'est du vent.

Si on a essayé de te faire croire que tu n'es rien, que tu es seul, que tu dois avoir toute la force en toi-même sous peine de ne rien valoir, c'est faux. La force, elle se partage aussi.

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Re: Enième cycle végétatif du Fusain

Message par Invité le Dim 15 Sep 2013 - 16:56

Ben voilà, on est d'accord...

Et, je vais me répéter: la tactique de proclamer vrai ce que je sais vrai mais à quoi je n'arrive pas à croire (ma légitimité, en l'occurrence, mon droit à m'affirmer à l'égal de tous), je l'ai tentée, et pas qu'une fois. Evidemment que je l'ai tentée. Qu'est-ce que je pourrais faire d'autre ? Quand on en est à ce point, on fait tout ce qu'on peut. On n'a rien à perdre.

Mais force est de constater que ça ne marche pas. Ou que ça ne suffit pas.

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Re: Enième cycle végétatif du Fusain

Message par Invité le Dim 15 Sep 2013 - 17:02

Alors ne proclame pas, fais comme si (ou lâche dans un moment où tu peux lâcher). Ce sera un rôle, et puis tu constateras que de temps en temps ça les autres y croient et que plus ils y croiront, et plus tu y croiras toi-même jusqu'à ce que ça devienne une réalité.

Et alors, surtout, surtout, ne te désespère pas ce que tu n'y arrives pas, là, maintenant. Patience et longueur de temps. Tu as toute ma confiance Like a Star @ heaven 

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Re: Enième cycle végétatif du Fusain

Message par Invité le Dim 15 Sep 2013 - 17:15

On va voir.

Bon, rien à voir mais je viens de découvrir qu'il existait en Bretagne un club de football appelé les Papillons bleus de Spézet. Et je ris. bounce 

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Re: Enième cycle végétatif du Fusain

Message par Dark La Sombrissime Encre le Lun 16 Sep 2013 - 9:44

J'avais commencé a lire mais je dois partir donc j'ai pas tout lu.
Je passais simplement te dire Fusain que malgré ce que tu peux penser, on a tous besoin ici de quelqu'un comme toi. Il y a d'autres modèles de sagesse également (Harpo, Fata Morgana, etc.).
Et il y en a qui ont besoin des mots sages. Puisse le cycle végétatif du Fusain s’arrêter ou sinon s'interrompre pendant un moment, J'aime te savoir dans les parages Smile
Excellente journée!

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Re: Enième cycle végétatif du Fusain

Message par Invité le Lun 16 Sep 2013 - 14:18

Encre Sombre: sunny 

Il y a un truc très caractéristique; quand je te lis, quand tu dis que ce forum a besoin de "quelqu'un comme moi", je me demande: quelqu'un comme quel moi ? (quel moi-ici, s'entend; je ne suis pas schizophrène non plus). Il y a le moi qui peut poster à l'occasion quelque chose qui se veut apaisant, le moi qui peux faire le pitre et enchaîner les calembours à thème plus vite que son ombre, le moi qui s'énerve et prend la mouche pour un rien jusqu'à finir par démolir son compte, le moi qui gémis à l'aide ça va pas, et d'autres encore. Bien sûr une réponse commode est de dire: tous à la fois. Mais j'en doute. En tout cas, il y a des moi-ici dont je ne suis pas fier et que j'essaie d'éradiquer.
Au tout début de mes aventures internautiques, sur les forums, je passais plutôt pour un vieux sage. C'était au début de ce siècle, l'ADSL n'était pas répandu, je ne l'avais d'ailleurs pas, et il était rare que ça parte "en live", expression qui dit bien ce qu'elle veut dire: quand on se met à se parler par Internet avec la même frénésie que si on était tous dans la même pièce. Car il était rare qu'il y eût plusieurs personnes en ligne sur un même forum. L'explosion indicible du nombre de connectés et du volume d'échanges a mis un terme à cela et je me suis laissé entraîné par la tourmente de la vitesse : dès qu'une vague émotionnelle me submerge, je ne prends plus le temps de la laisser s'apaiser avant de réagir. Vous me direz qu'on en est tous là, ouais, sauf que bon. Ce n'est pas une excuse. La compulsion n'est pas une fatalité, bordel.

---

A part ça, en ce moment Madame est plutôt du genre à cran. Sa situation médicale (guérison très lente) l'exaspère, elle a honte de ne pas avancer, mais elle n'y est pour rien, toute la pression d'une enfance de surdouée sous boisseau de parents toxiques lui a sauté à la poire, et il faut bien se réparer maintenant. Mieux vaut maintenant que plus tard. Par contre, il en résulte une agressivité que je ramasse, et qu'elle a du mal à refréner. J'ai du mal à discerner si le fait d'y trouver des explications l'aide à y remédier, ou si ça ne va pas l'amener à faire un peu dans le déni, genre "j'y peux rien". Mais, comme, malgré tout, et c'est bien normal, dans sa situation, je la porte un peu, ou du moins, je dois faire des efforts de disponibilité, d'organisation etc... pour l'aider, renoncer à des demandes de ma part et accéder aux siennes, et là, je me sens, comment dire... un peu lésé dans l'affaire. Avec le sentiment de faire des efforts pas du tout reconnus. Mais je n'ose pas demander.

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Re: Enième cycle végétatif du Fusain

Message par fleur_bleue le Lun 16 Sep 2013 - 15:28

La reconnaissance de tes efforts, elle viendra, je pense. Quand on est encore trop au fond du trou et qu'on en a marre, c'est difficile d'être reconnaissant. Cela ne veut pas dire qu'on oublie ce que l'autre fait, mais ça s'exprimera quand ça ira mieux.
Franchement, d'après le peu que tu en dis, j'ai l'impression que tu la portes souvent beaucoup, même, et que c'est quelque chose de très précieux que tu lui donnes, sans rien demander. Et c'est quelque chose pour quoi tu as mon plus profond respect, parce que ce n'est pas toujours évident non plus. :for_you:

En ce qui concerne les échanges, j'avoue que je ne lis pas tout et que je fuis généralement les sujets qui concernent la religion... Après, ce que je lis de toi, ce sont la plupart du temps des interventions intéressantes, argumentées, et c'est alors un plaisir de discuter avec toi.

Spoiler:
Je ne comprends d'ailleurs pas vraiment ces réflexes de rejet par rapport à la religion. Croyant ou pas croyant, tous peuvent être des gens sympas ou pas sympas. Tant que ça ne part pas dans l'intégrisme, je peux m'en accommoder assez facilement... D'ailleurs, je suis croyante (pas très pratiquante j'avoue), mon copain ne l'est pas, les précédents non plus, ça n'a jamais posé de problème.

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Re: Enième cycle végétatif du Fusain

Message par Invité le Lun 16 Sep 2013 - 16:36

Reconnaissance est un bien grand mot, en fait. D'ailleurs, tout plutôt que lui faire sentir un truc du genre "ma p'tite, tu te crées une dette, il faudra la rembourser". What a Face affraid Simplement, de temps en temps, que les choses soient moins unilatérales, que moi aussi, de temps en temps, je reçoive quelque soin, quelque soutien. Non que ça ne se produise jamais, mais je trouve que c'est insuffisant pour que je continue à avoir la force d'avancer, a fortiori de la soutenir. C'est elle qui a les problèmes graves, bien sûr, mais je ne suis pas un superman à la cuirasse intacte et luisante, loin s'en faut. J'ai beau tenter de résoudre le décalage en abaissant mes demandes, je ne peux pas aller plus bas.

Franchement, d'après le peu que tu en dis, j'ai l'impression que tu la portes souvent beaucoup, même, et que c'est quelque chose de très précieux que tu lui donnes, sans rien demander. Et c'est quelque chose pour quoi tu as mon plus profond respect, parce que ce n'est pas toujours évident non plus.
Oh, bah, tu n'as que ma version de l'histoire. Je n'étale pas ici le fait que je sois, moi aussi, souvent tendu, capable de m'énerver pour quelque chose que je tiens pour important et elle non, exigeant, impatient, voire capricieux. Il est d'ailleurs parfaitement possible que le problème vienne justement d'exigences trop grandes de ma part, ne la respectant pas assez. Cette question, je me la pose en permanence.

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Re: Enième cycle végétatif du Fusain

Message par Dark La Sombrissime Encre le Lun 16 Sep 2013 - 17:36

Fus... a écrit:Encre Sombre: sunny 

Il y a un truc très caractéristique; quand je te lis, quand tu dis que ce forum a besoin de "quelqu'un comme moi", je me demande: quelqu'un comme quel moi ? (quel moi-ici, s'entend; je ne suis pas schizophrène non plus). Il y a le moi qui peut poster à l'occasion quelque chose qui se veut apaisant, le moi qui peux faire le pitre et enchaîner les calembours à thème plus vite que son ombre, le moi qui s'énerve et prend la mouche pour un rien jusqu'à finir par démolir son compte, le moi qui gémis à l'aide ça va pas, et d'autres encore. Bien sûr une réponse commode est de dire: tous à la fois. Mais j'en doute. En tout cas, il y a des moi-ici dont je ne suis pas fier et que j'essaie d'éradiquer.
Au tout début de mes aventures internautiques, sur les forums, je passais plutôt pour un vieux sage. C'était au début de ce siècle, l'ADSL n'était pas répandu, je ne l'avais d'ailleurs pas, et il était rare que ça parte "en live", expression qui dit bien ce qu'elle veut dire: quand on se met à se parler par Internet avec la même frénésie que si on était tous dans la même pièce. Car il était rare qu'il y eût plusieurs personnes en ligne sur un même forum. L'explosion indicible du nombre de connectés et du volume d'échanges a mis un terme à cela et je me suis laissé entraîné par la tourmente de la vitesse : dès qu'une vague émotionnelle me submerge, je ne prends plus le temps de la laisser s'apaiser avant de réagir. Vous me direz qu'on en est tous là, ouais, sauf que bon. Ce n'est pas une excuse. La compulsion n'est pas une fatalité, bordel.
tu as bien deviné, tous a la fois. Mais celui que je préfère est le Fusain qui parle franchement, ne s'encombrant pas d'artifice ou de décoration par pur sentiment de ne pas blesser des ego qui se veulent blessant envers d'autres (celui qui prend la mouche si tu veux). Et également celui qui sait remettre une situation (une conversation sur un fil) sur les rails avec des remarques justes et authentiques. le Fusain symbole de sagesse. Mais bien sur, les autres ne me posent aucun problèmes. Vraiment heureuse de te savoir ici Pour Toi

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Re: Enième cycle végétatif du Fusain

Message par Invité le Lun 16 Sep 2013 - 18:47

Tu sais Fus... Wink quand je me suis découverte zébrée en mars dernier, et surtout ce que ça impliquait, j'ai commencé par sombrer, puis j'ai eu ma période "mal dans ma peau, je suis irritable" et mon entourage a pris son compte (pas méchante mais .. vive, je supportais plus trop certaines choses). Je me suis apaisée depuis, et je suis consciente de ce que les autres ont supporté, je m'en suis excusée très récemment. Je pense que pour elle, ce sera pareil.. elle voit ce que tu fais pour elle, mais là c'est juste pas le moment, elle n'est peut être pas en capacité de prendre suffisamment de recul pour ça.

Par contre, je pense que tu peux lui parler, lui en parler.. un ami l'a fait, je l'ai écouté mais je ne me suis excusée de lui avoir fait du mal quelque part que 4 mois après.

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Re: Enième cycle végétatif du Fusain

Message par Invité le Lun 16 Sep 2013 - 19:28

Oui, certes, mais je ne sais pas combien de temps je peux tenir. ça implique que non seulement je dois avoir assez d'énergie pour répondre à ses besoins, mais aussi qu'il me faut mettre entre parenthèses, ou sous un lourd couvercle, mes propres problèmes et souffrances. Ils ont beau être moindres, ce n'est pas prudent de les enfouir comme ça.

fleurbleue :
Spoiler:
Les topics religion du moment me donnent l'impression que voici: deux camps (numériquement inégaux) qui finalement sont très satisfaits de ne pas entrer en communication avec le bloc d'en face; qui commentent entre eux leurs certitudes à propos d'icelui, soulagés, rassérénés de ne pas les voir entamées (et pour cause). Chacun prend un malin plaisir à ne pas parler la langue de son interlocuteur, et entretient la barrière, tout en se réclamant bruyamment de l'ouverture et du doute, bien entendu, mais en exigeant que l'autre se remette en question, car cet autre serait le seul à mériter de le faire. Pour finir, on valide l'hypothèse de départ qui postulait l'impossibilité de communiquer avec "ces gens-là, pleins de certitudes/incapables de percevoir certaines choses" et tout est bien.

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Re: Enième cycle végétatif du Fusain

Message par siamois93 le Lun 16 Sep 2013 - 23:50

Bonsoir Fus...
J'aime bien venir te lire de temps en temps car tes questions me questionnent par leurs thèmes et aussi la façon dont tu les poses ou non.
Pour moi les débats sur les religions m'ont ramené à la notion d'amour pour les pêcheurs, peut-être ont-ils apporté aussi à d'autres en nourissant d'autres réflexions.
On apprend tous à se connaitre petit à petit, mais je comprends que tu aimerais que cela aille plus vite.


Dernière édition par siamois93 le Mar 17 Sep 2013 - 9:29, édité 1 fois

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Re: Enième cycle végétatif du Fusain

Message par Invité le Mar 17 Sep 2013 - 4:43

Tu peux te permettre de t'exprimer aussi, l'un n'empêche pas l'autre... elle a des besoins mais toi également (mon entourage m'avait fait remarquer mon irritabilité et je l'ai entendu).

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Re: Enième cycle végétatif du Fusain

Message par Invité le Mar 17 Sep 2013 - 8:51

J'ai l'impression de ne pas être entendu, en fait. Qu'elle ne mesure pas qu'une demande que je formule est réellement importante, et que le "coût", pour moi, qu'elle n'y accède pas, est incomparablement supérieur au coût, pour elle, d'y accéder (pour autant que je puisse juger de ce dernier d'après ce qu'elle m'en dit)... Et quand, pour finir, elle y accède, elle attend de moi que je "reconnaisse qu'elle a fait un effort" alors que bon, trois mois pour ranger une pièce qui était dans un état indescriptible, quand enfin elle s'y attelle et constate qu'en moins d'une heure et demie c'est fini (il va de soi que je propose mon aide), j'ai du mal à considérer qu'elle a fait un effort pour accéder à une demande importante pour moi...

J'ai l'impression qu'elle a parfois du mal à apprécier ce qui compte réellement à mes yeux, ou à en tenir compte... Bon, c'est une THQI, qui a toujours eu une pression d'enfer sur le seul scolaire, et un manque absolu de confiance en elle... avec tout ce que ça implique...

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Re: Enième cycle végétatif du Fusain

Message par Fata Morgana le Mar 17 Sep 2013 - 9:21

Et bien moi non plus ça va pas. Après un an et demi en maisons de redressement et de familles d'accueil entre 7 et 10, après dix ans au bas mot de clinique psy, quinze de consos illégales, trois centres de réinsertion sociales et des week-ends entiers de comas éthyliques, sans scolarité, 52 ans de dépression et tout du long des prises massives de médocs, avec incapacité totale de tavailler, un fils autiste et diabetique insulino-dépendant et une surdouée explosive, voilà que je dois en plus assumer une révélation qui me dépasse et dont les effets "dévasteurs" (Hé toi là-haut, merci quand même ! :)ne cessent de me mettre dans tous mes états et à me mettre tout un fuckin' forum à dos... Donc gna gna, je râle aussi. Et bien je vais te dire un truc: aux chiottes mon bien-être ! aux chiottes le statut social et les tunes, aux chiottes la "valorisation" des diplômes et de la profession, aux chiottes les décennies passée à me croire fou, alors que je ne l'étais pas plus que n'importe quel zèbre d'ici (je précise quand même), aux chiottes le fait que je ne vois que d'un œil et que j'ai un handicap moteur de la main droite - à cause des mauvais taitements d'une enfance martyre à une époque où il n'y avait pas de numéros verts -  oui, aux chiottes même mes jérémiades, ce que j'ai vécu, ça fout la merde, ça crée du malaise, ça déglingue aussi un destin bien plus profondément que les fumeries et les beuveries, mais je sais qui tient dans sa main ma consolation. Et à cause de ça, rien qu'à cause de ça, si c'était à refaire, je le referais ! Je referais les alertes à cause des effets secondaires des médocs et les trous de mémoire (amnésie antérograde) causés par la came et les nuits blanches (comme cette nuit, la blancheur, pas la came) je referais même les hurlements haineux de ma mère en délire. Et tu sais pourquoi ? Parce que mon rédempteur est vivant ! "Il m'a aimé et s'est livré lui-même pour moi". Que des gamins précoces... surtout pour radoter, y trouvent à redire, je m'en fous, ce ne sont que des mioches gâtés qui jouent au grands esprits libres. Non vraiment, même si je fais chier tout le monde avec ça, mordel de berde, ça valait vraiment le coup !
Je suis fier de mon dieu et fier de ma foi ! Autour de moi je vois gésir tous mes anciens détracteurs, et je me tiens debout avec mon ridicule petit bouquet d'amour au dieu à qui j'ai sacrifié tous mes biens, tout mon bien et toute mon âme, et quand je regarde vers lui, je me sens un cœur de gosse éberlué devant l'amour qu'un père qui ne défaille jamais. Beau, vrai et bon. Alors au diable la vie et la mort, car je l'ai trouvé lui, mon seul bien ! Oui je m'y prends comme un branquignolle, mais que dieu nous préserve d'un amour raisonnable ! La stratégie, il l'a pratiquée lui-même: il a dit ce qu'il y avait à dire, que ça plaise ou pas, "à temps et à contetemps" et on l'a tué. Voilà le chemin.
Quel honneur ! Quelle joie qu'une telle existence si la sanction de cette déroute est une pareille grâce, l'amitié d'un tel être ! Alors oui j'ai des raisons de râler, mais que sont-elles par rapport aux raisons que j'ai de chanter ?
Quoi, il y a des "écueils à nos agapes" ? Mais les géneurs passeront et avec eux leurs fadaises, quant aux agapes, elles, elles ne passeront jamais.


Dernière édition par Fata Morgana le Mar 17 Sep 2013 - 9:44, édité 3 fois

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