Une corne sûrement, des rayures peut être.

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Re: Une corne sûrement, des rayures peut être.

Message par Invité le Mer 9 Oct 2013 - 12:44

Smile 
He oui, la vie est belle, malgré quelques heurts.
Chaque claque qui décoiffe est une occasion de réajustements.
L'important, c'est ce que l'on fait ressortir de ces périodes, aussi douloureuses fussent elles.

Hier soir, j'ai regardé la page facebook de ma cadette. J'y ai vu des photos de mes trois petits loups, prises lors du remariage de leur mère. Mes enfants y sont heureux. Ils ont un pole familial stable. Rien que çà, c'est une récompense sans prix. Même si je suis à l'écart, et pour cause, je les informe doucement de l'histoire, de la vraie. La forme est importante pour ne pas les heurter. Ils ont eu mal de ne pas reconnaître leur papa, mais aujourd'hui, ils sont heureux malgré moi, et c'est ce qui compte.

Je ne suis donc pas dans le regret de mon passé, loin s'en faut. De mon côté, je fais mon chemin, doucement.

Même dans la douleur du moment, je suis de plus en plus. A moi de savoir regarder et d'y mettre la joie de devenir encore.




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Re: Une corne sûrement, des rayures peut être.

Message par Invité le Sam 12 Oct 2013 - 0:52


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Re: Une corne sûrement, des rayures peut être.

Message par Invité le Sam 12 Oct 2013 - 9:20

C'est ça, esthète des rêves, et que de chemin encore pour les atteindre.
Très beau, merci estelle.

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Re: Une corne sûrement, des rayures peut être.

Message par ViVie le Lun 28 Oct 2013 - 10:54

"Je veux continuer de devenir..." Bingo !

Merci pour tes mots licorneau sans majuscule et aussi pour les châtaignes Smile

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Re: Une corne sûrement, des rayures peut être.

Message par Ise le Mar 5 Nov 2013 - 14:08


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Re: Une corne sûrement, des rayures peut être.

Message par Ise le Mar 5 Nov 2013 - 14:11


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Re: Une corne sûrement, des rayures peut être.

Message par Ise le Mar 5 Nov 2013 - 14:18


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Re: Une corne sûrement, des rayures peut être.

Message par Ise le Mar 5 Nov 2013 - 14:20


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Re: Une corne sûrement, des rayures peut être.

Message par Ise le Mar 5 Nov 2013 - 14:22


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Re: Une corne sûrement, des rayures peut être.

Message par Ise le Mar 5 Nov 2013 - 14:24


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Re: Une corne sûrement, des rayures peut être.

Message par Ise le Mar 5 Nov 2013 - 18:14


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Re: Une corne sûrement, des rayures peut être.

Message par Ise le Mar 5 Nov 2013 - 18:17


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Re: Une corne sûrement, des rayures peut être.

Message par Ise le Mar 5 Nov 2013 - 18:20




Ouf ça y est ! Elles sont pas belles mes photos ? C'est l'effet "Phare de l'île vierge"

Biz
Iz

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Re: Une corne sûrement, des rayures peut être.

Message par Rhaaaaa le Mer 6 Nov 2013 - 23:50


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Re: Une corne sûrement, des rayures peut être.

Message par Rhaaaaa le Mer 6 Nov 2013 - 23:54


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Re: Une corne sûrement, des rayures peut être.

Message par Invité le Jeu 7 Nov 2013 - 14:52

Trugarez vras Ise et Rhaaaaa

J'aime la côte et si je méconnais toutes ses légendes, alors j'en invente.

C'est ce que j'ai fait cet été avec mon petit fils. Je lui ai raconté qu'une fée  repousse la mer pour que les enfants puissent jouer dans les flaques d'eau, avec les crabes. C'est aussi pour qu'ils puissent aller à pied chercher des trésors sur les îles.
-Papi, c'est quoi une légende ?
-C'est une jolie histoire, et c'est à toi de choisir si tu la crois.

L'âge venu, à chacun d'oublier, de renier, ou de réaliser. J'aime me raconter encore des histoires et ne suis pas pressé de choisir.

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Re: Une corne sûrement, des rayures peut être.

Message par Invité le Ven 8 Nov 2013 - 12:40

Repris tel que de la page de mon amie (mot choisi et juste).

Pas rassurant... mais bon à savoir
Faites attention !!!!!!

Alors que je roulais sur une route départementale un soir pour rentrer chez moi, j'ai vu un enfant dans un siège auto, sur le bord de la route, couvert d'une couverture. Je ne peux pas expliquer pourquoi, et peu importe la raison, mais je ne me suis pas arrêtée, même si toutes sortes de remords me traversaient l'esprit. Quand je suis arrivée à destination, j'ai téléphoné à la police qui m'a fait savoir qu'ils allaient s'en occuper.
Mais voici ce dont ils m'ont informé avant même qu'ils se rendent sur les lieux afin de vérifier...

"Il y a plusieurs choses qu’il faut savoir de nos jours... Les gangs, n'hésitent plus maintenant à élaborer différents stratagèmes afin qu'un automobiliste (surtout les femmes) arrête son véhicule et en descende en rase campagne.

"La méthode pratiquée par certains gangs rapportée par la police locale consiste à placer un siège auto le long de la route... avec un faux bébé assis dedans... en attendant qu'une femme, bien sûr, s'arrête pour aller voir le bébé qu'elle croit "abandonné".

"Notez que le siège auto est habituellement placé près d'un bois ou près d'un champ dont l'herbe est haute et la personne - une femme en l'occurrence – si elle a le malheur de s’arrêter, sera traînée dans le bois, frappée, violée, et habituellement laissée pour morte.

Si c'est un homme, il est habituellement tabassé violemment, volé et peut-être laissé pour mort, aussi. > Ne vous arrêtez sous aucun prétexte !!! Téléphonez au 112 dès que possible

ET RAPPORTEZ CE QUE VOUS AVEZ VU ET OU VOUS L'AVEZ VU, MAIS NE RALENTISSEZ SURTOUT PAS et continuez votre chemin.

Autre scénario fréquent :

"Si vous vous promenez LE SOIR et que vous recevez DES OEUFS sur VOTRE PARE-BRISE, NE VOUS ARRÊTEZ SURTOUT PAS POUR VÉRIFIER LA VOITURE, NE FAITES PAS fonctionner VOS ESSUIE-GLACES ET N'ENVOYEZ SURTOUT PAS de liquide LAVE-GLACE ni même de L'EAU sur le pare-brise PARCE QUE LES OEUFS MÉLANGÉS A L'EAU DEVIENNENT COLLANTS ET VONT VOUS OPACIFIER LE PARE-BRISE JUSQU'À plus de 90 %. VOUS SEREZ ALORS FORCÉS DE VOUS ARRÊTER AU BORD DE LA ROUTE ET DEVIENDREZ ALORS UNE VICTIME POTENTIELLE DE CES CRIMINELS.

VOILA QUELQUES UNES DES NOUVELLES TECHNIQUES UTILISÉES PAR LES GANGS, ALORS S.V.P. INFORMEZ VOS AMIS ET FAMILLES.

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Re: Une corne sûrement, des rayures peut être.

Message par Ise le Ven 8 Nov 2013 - 18:47

OK Doc, j'en avais entendu parler, mais là c'est du vrai vécu...

Terrible de profiter de la gentillesse pour faire le mal...

Spoiler:
Quand j'aurai des petits-enfants je leur raconterai de belles histoires, et je reprendrai tes mots pour expliquer ce qu'est un légende. Belle douceur Console 

Ise
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Re: Une corne sûrement, des rayures peut être.

Message par Invité le Ven 8 Nov 2013 - 19:10

Merci Ise. Donner le droit aux enfants de rêver est un des devoirs des parents, tout comme favoriser la construction de jolis souvenirs.
J'ai trop de souvenirs, d'arc en ciel transformé en lieu de bataille entre le diable et sa femme, d'obligations et d'interdictions. Siffler une mélodie appelle les voleurs donc c'est interdit. Aujourd'hui encore, j'en ai le cul pincé.

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Re: Une corne sûrement, des rayures peut être.

Message par Invité le Lun 11 Nov 2013 - 4:40

Un simple copié collé

Les traits dominants et récurrents chez le pervers narcissique sont : un esprit vindicatif, une tendance à la mythomanie, à la paranoïa, un pouvoir de conviction pouvant entraîner de nombreux dommages collatéraux, des personnes qui se compromettent pour lui, un acharnement comparable à celui d'un jusqu'au-boutiste qui voudrait, en outre, donner l'image de lui d'un martyr, persécuté par la personne qu'il est déterminé à éliminer définitivement des scènes sociale, privée et professionnelle ! Quitte à déployer une énergie démesurée à transgresser les terres de sa victime, à spolier ses jardins secrets, à semer les graines de la discorde, de la suspicion dans son entourage, à pratiquer la politique de la terre brûlée, pour sortir indemne et victorieux.
Martiale O'BRIEN

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Re: Une corne sûrement, des rayures peut être.

Message par Ise le Lun 11 Nov 2013 - 10:16

Voilà qui est bien résumé, pas besoin de lire des tonnes de bouquins !

Tu en connais ? Personnellement ça me rappelle certaines personnes. Peut-être pas entièrement toutefois. Il doit exister des pervers plus ou moins atteints...

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Re: Une corne sûrement, des rayures peut être.

Message par Rhaaaaa le Lun 11 Nov 2013 - 11:22


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Re: Une corne sûrement, des rayures peut être.

Message par Invité le Mar 12 Nov 2013 - 0:40

Oui, J'en ai rencontré, et j'en connais, pas très loin. C'est un sujet qui mènent à des débats qui n'en sont plus, tant la communication perverse s'insinue dans les moindres recoins. Même la pleine victime, celle qui est encore sous emprise, même elle, prend la défense de son bourreau.

Quant à dire qu'il y en a de plus ou moins atteints ? Le PN est ou n'est pas.  
Il ne faut surtout pas confondre avec les comportement déviants qui sont  autres. Je ne m'avancerai pas à t'en parler, car ces gens là font la démonstration d'eux même, une sorte d'auto allumage.

Pour ce qui est des PN, j'en ai rencontré quatre, C'est beaucoup, c'est énorme.
Depuis longtemps, je pensais avoir un radar à cons, le con simple, et le complexe, celui que les autres ne voient pas ou ignorent. Mais quatre super- méga etc etc se sont avérés être hors concours.
Pourquoi ?
Était ce moi qui étais mal calibré ?
Pourquoi étais je le seul à ressentir le malaise, en leur présence autant qu'en leur absence, et même dans leurs écris?
Jusqu'à l'année dernière, je raisonnais encore en terme de vicieux, de malhonnête et autres joyeusetés. Puis est arrivé le quatrième, la révélation du grandiose, le TIPEH des tordus, le mètre étalon des vicieux. Celui qui explique le passé.

La principale victime était une Zébrette, comme il en est quelques une dans cette savane, une hypersensible, LA proie idéale. Le bourreau était sa fille, comme je l'ai écrit dans ma présentation.
Je ne suis qu'une victime co latérale.  Heureusement pour moi, je n'ai  jamais été en amour avec un de ces êtres avant que de les reconnaître.  Cela fait qu'aujourd'hui, j'en parle uniquement comme du bien ou du mal , comme du blanc ou du noir. Avec ces aberrations, il n'y a pas de demie mesure. Je ne suis aucunement troublé par un amour passé ou potentiel envers l'un d'eux. C'est un ou zéro. ( là, le licorneau n'en est plus un).
Le PN est à la secte ce que l'EURL est à la SARL.

Le sujet est grave et vaste, et je n'emploie l'expression de Pervers Narcissique qu'à l'intention des victimes. Celles qui s'en sont sorties, car ce sont les seules, je dis bien les seules à croire, à comprendre, à mesurer l'immensité du vice. La mode est aux PN et heureusement, ils sont moins nombreux que certains prétendent.
Comme il faut comprendre avant d'apprendre, pour le PN, il faut avoir ressenti avant de dire. Le reste n'est que supputations, bons sentiments, égarements ou travail de labo. J'ai ressenti directement le mal, en moi, et aussi au travers de la personne que j'aimais, c'est ma double peine et mon remord. Je m'en sorts bien, mais aujourd'hui, je pense aux victimes qui restent,  à celles qui risquent.
Les mots peuvent détruire et tuer, autant que les actes.

Je te livre un courrier qui date de l'année dernière. Alors à la recherche d'une compréhension, j'étais en relation avec une association d'aide aux victimes. C'est un simple copier collé, les noms ont été changés. Pour ce qui est de l'intégralité de la saga, je peux te la transmettre en MP, ainsi que moult documentations et liens.

Spoiler:

Vous avez employé un mot qui défini Noémie , « la Grâce ». Mes propos ne trahissent donc pas ma pensée. Noémie est une âme belle, un être exceptionnelle et vous avez raison, beaucoup l'on dévorée et s'en régale encore, se repaissent de son aptitude au bonheur. J'en ai profité aussi, mais différemment. Car aimer, c'est aussi valoriser l'autre en entier, seul. C'est valoriser ce qu'elle a fait avec moi, ce que j'ai fait avec elle, ce que nous étions ensembles. J'ai été aimé par la grâce, comme j'ai aimé l’exceptionnel. Aujourd'hui, le monde est froid et gris.

Vous avez je vous cite « renoncé à vouloir changer ces êtres, proches, mais cruels et tellement dangereux ». Vous avez déjà rencontré ces êtres malveillants, vous en connaissez le pouvoir, vous savez la constance de leurs intentions. J'espère que vous êtes réellement au paradis, mais vous avez aussi souffert. Avant ce paradis, vous avez dû purger ce passé et j'espère votre résilience bien heureuse. C'est difficile, on en sort amputé.
Vous avez rencontré ces êtres maléfiques. pour ma part, c'est ma quatrième rencontre.
La première fois, j'ai été broyé, et professionnellement, et dans ma vie familiale . J'étais contrôleur aérien donc avec une aptitude réelle à gérer le stress, avec un suivi médical et psychologique resserré. En 9 mois, j'ai été explosé : cas social, déprime avec prozac, crises de larmes subites et un procédure de divorce un an plus tard, l'impression de gêner tout le temps et tout le monde. Je suis parti pour de mauvaises raisons et revenu pour d'aussi mauvaises, dont la peur d'être seul. Je sais, c'est pas beau.
La troisième fois, en 2008, je venais de connaître Noémie. Un travaille inintéressant et un harcèlement qui a débuté au bout de quatre mois, un patron qui a joué avec ma loyauté. Zona, douleurs diverses, névroses aussi. Au bout de huit mois, j'ai eu un accident de la route, avec deux ans d'arrêt : Névralgies cervico-brachiales, d'Arnold ou fibromyalgie, très certainement psyhobobos. S'en est suivi un licenciement pour inaptitude et un mois plus tard, un AVC . Je sais maintenant l'influence de l'esprit sur le corps, et lycée de Versailles. La puissante malveillance de ces être atteint aussi nos corps au travers de nos esprits. Ici, je vous espère en pleine santé.
Je sais le doute que l'on peut avoir en soi, je sais aussi que le salut est dans la fuite, que je ne suis pas de taille.
Le raisonnement loin du bruit, les résolutions sur le comportement à adopter ne suffisent pas. Les malveillants provoquent, et face à cet acharnement, je suis sans défense, idiot, bête, empêtré dans des justifications alors que la réflexion salutaire avait été là.
Je sais que, quand je me suis saoulé et que j'ai violé l'amour de Noémie, quand j'ai volé sa victoire, j'étais déjà dans la fuite d'un pervers manipulateur.
Fuir pour sauver sa peau oui, mais j'aime Noémie. Puis je lui faire mal et la sauver malgré elle. A qui ou à quoi dois je être loyal ? A notre amour, à Noémie éprise de la vie ? à la mère victime de sa propre chair ? Et tant d'autres questions encore.
Noémie est elle consciente de l'état de sa fille? Noémie qui ne m'a jamais, jamais vanté une qualité d'Astrid , alors que même le père de ses enfants en avait. Ce silence est il lapsus d'une triste impuissance  ?
Voilà, que faire ou ne pas faire ?
Je me suis efforcé d'avoir des mots neutres en écrivant, mais je me sais encore lourdement chargé d'émotions. Je m'efforce à gérer mes écrits plus que je ne l'ai fait avec les mots.
Vous avez renoncé a changer ces êtres ? mais sauver celle qu'on aime...
J'espère que la lecture de cette bien triste « saga », pour reprendre votre terme, j'espère que cette lecture vous apporte autant que son écriture m'a soigné et m'apportera encore.


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Re: Une corne sûrement, des rayures peut être.

Message par Invité le Ven 15 Nov 2013 - 7:04

Des messages inattendus m'encouragent à livrer plus.
Aujourd'hui, Je le fais à ma façon, en racontant.
C'est encore un copier/coller. J'ai commencé la rédaction de ce texte en juillet 2012, pour passer ma colère.
Spoiler:

J'ai 54 ans, et dimanche dernier, j'ai quitté Noémie. Nous nous connaissons depuis janvier 2008, elle a 52 ans, est divorcée depuis 10 ans et a deux enfants, un fils de 19 et une fille de 24 ans. J'ai 54 ans, suis divorcé depuis 7 ans. J'ai trois enfants de 21, 30 et 32 ans. Au début, nous avons vécus deux ans en ne nous rencontrant que chez moi, puis, doucement, de plus en plus chez elle également.  Nous devions vivre ensemble très prochainement mais depuis toujours, Noémie savait que sa fille serait un problème pour nous, elle me l'avait dit mainte fois. Le problème s'est révélé lentement mais réel et insidieux, puis a augmenté depuis quelques mois, par des crises  de violences verbales et physiques. Samedi dernier, j'ai été Con, comme me l'a dit Noémie qui pourtant n'est pas coutumière de ce langage, et elle a raison. Stupidement, et tout aussi cruellement, je lui ai dis tout ce que je sais de sa fille et en me saoulant consciencieusement, pour pouvoir oser  . C'est fini entre Noémie et moi, mais elle est et reste sous l'emprise d'une perverse manipulatrice.
Cette séparation est brutale et pour Noémie, le danger est réel. Quoiqu'elle en dise, elle est fébrile quand sa fille doit arriver et se couche bien souvent après son départ. Éprouvée par la maladie, son passé familial et un accident de la route, elle reste extrêmement fatigable, avec un traitement médical lourd.  
J'en arrive à douter de mes convictions malgré les faits, (étonnant ça). mais c'est tellement énorme. Je dois revoir Noémie pour lui rendre et récupérer des affaires. Est ce réellement Astrid qui est une manipulatrice perverse et détruit sa mère lentement, sûrement, avec méthode, inexorablement ? Est ce moi qui déraisonne et qui ai un comportement de jaloux et devient manipulateur ? Est ce moi qui n'ai pas supporté une pseudo rivale et qui cherche une absolution pour mon comportement. Ce comportement, je le sais déplorable dans sa forme et dans ses conséquences. J'essaie d'avoir les idées claires. Voici l'histoire de Noémie, la notre, sa situation actuelle.

Noémie a une sœur et un frère de 12 et 14 ans ses aînés ainsi qu'une demie sœur par son père. Très jeune sa mère lui a fait savoir qu'elle n'avait pas été voulue. Noémie a été aimée, très éduquée et construite par son père décédé il y a 10 ans. Il reste pour elle l'homme exemplaire et je sais moi aussi qu'il était exceptionnel, qu'il est l'homme de sa vie. Monsieur Julien était ouvrier. Communiste, il a combattu à 18 ans en Espagne dans les brigades et ensuite dans la résistance. Il a cher payé l'engagement pour ses convictions, car ensuite, la vie ne l'a pas favorisé financièrement. Noémie a vécu ses premières années dans les baraques.
Elle savait lire à 5 ans. Julien l'emmenait souvent au cinéma, l’éveillait à la beauté du monde, à la richesse des valeurs qui font un homme, à l'enrichissement par l'autre, au droits d'une femmes, au pouvoir du savoir, à la puissance du raisonnement. Des baraques et de cette époque, Noémie garde   des souvenirs d'entraide, de solidarité, d'une vie sobre,  rude aussi . Elle raconte la cigarette  de son père qui rougeoyait au fond de la pièce, le soir quand tout était éteint, tranquille.    Elle m'a souvent dit la fierté de Julien quand la famille a aménagé dans un HLM ou quand il a eu sa première voiture . Souvenirs d'enfance, les vacances  à sainte Audierne, le voyage à quatre dans la deux chevaux chargée comme dix, les nombreuses journées pluvieuses à lire, écouter et raconter sous la tente. Noémie me transmet si bien ce qu'elle a intensément vécu avec son père que j'en ai des photographies sous les paupières. Une petite fille vive et gaie, longues nattes noires et peau blanche qui donne la main à son père et joue avec lui sur une longue plage. Un homme heureux de ses enfants, de sa fille, et qui  peut leur offrir des vacances. Un père qui sait donner des leçons, avec un sermon et une tape aux fesses quand la faute en est une. Un papa qui est malade et va vomir après fait son devoir en levant la main sur un de ses enfants.
Julien a cédé à son fils aîné la place qui lui était promise dans un garage automobile. Homme loyal, de devoir autant que de convictions, homme de valeurs, éclairé, Julien et Noémie étaient fait pour se comprendre, et s'aimer les âmes, fier et heureux de l'autre. Julien est décédé triste et dépressif après l'accident de Noémie, déjà éprouvée par la maladie qu'elle avait eu à vingt ans. Un homme, un père, un maître de vie, une référence.

De ses parents, Noémie parle d'un couple amoureux qui faisaient la sieste, quelques fois quand Julien était de repos. Julien se rasait alors une deuxième fois. Noémie sourie toujours tendrement en me le disant. Un couple attentionné, fidèle et loyal, un couple qui profitait des plaisirs simples que la rudesse de la vie leur accordait. Un couple qui éduquait ses enfants avec les moyens du moments. Un couple humble qui savait la valeur des gâteaux pour le repas du dimanche midi. Un couple qui assumait pleinement ses devoirs de parents, qui savait aider la voisine dans la détresse en gardant, et en nourrissant ses enfants. Un couple douloureux quand il s'éloigne de ses propres enfants, pour soigner la maladie dans un sanatorium. Un couple, une référence.

Géraldine, la mère de Noémie à élevé consciencieusement ses enfants avec les moyens disponibles. Elle était ravie du petit dernier qui jouait à ses pieds quand elle tricotait. Maîtresse de maison, elle savait la sagesse et l'autorité de Julien. Noémie a pris grand soins de sa mère après le décès de Julien, étant l’héritière des valeurs du père, ce qu'elle ne revendiquait pas. Les relations avec Noémie sont, étaient celles d'une fille très très attentionnées avec sa vieille mère, je ne dit pas maman. Ces relations sont distendues depuis que Géraldine a eu un comportement indigne. Une mère de devoir...

Le frère aîné a réussi une belle carrière chez le concessionnaire auto, après une jeunesse turbulente. Ses dernières années, son couple l'a amené oublier les valeurs de son père. Ses relations avec Noémie sont inexistantes depuis 2 ans. Un frère qui a oublié d'où il vient.

Âgé de 50 ans, le frère cadet semble avoir toujours été le petit gâté de Géraldine, sage, toujours gentils, discret, pas bruyant. Il a vécu chez sa mère jusqu’à il y a 2 ans. Il garde une relation privilégiée avec elle, dîne et dort régulièrement chez elle, rituellement. Ses relations avec Noémie sont distantes, il lui offre bien son ancien matériel hifi quand il en change, mais pas de relation suivie. Noémie et lui se voient aux réunions de famille et éventuellement chez Géraldine, par hasard. Après la maladie de Noémie, du jour au lendemain, et sans raison apparente, il ne lui a plus parlé pendant dix ans, puis, tout aussi subitement, il est revenu à un comportement normal. Un membre de la famille.

De douze ans l’aînée de Noémie, Carmen a été la grande sœur qu'une cadette admire. Hélas, que de souvenirs, de déceptions et de peurs. Noémie avoue sous la douleur que sa sœur est une narcissique hystérique avec tout ce que cela induit. Enfin consciente du mal que sa sœur lui a fait, après son divorce, elle décide de minimiser les relations avec celle qu'elle croyait aussi son amie. C'en est alors fini des comparaisons de bronzage, de poitrine, et autres sarcasmes, amplifiés quand un homme est là. C'en est fini des reproches d'avoir été la préférée du père, fini aussi la culpabilisation de l'avoir minée par sa maladie et son accident. Les relations actuelles sont quasi inexistantes, jusqu'à une rencontre récente. Une narcissique hystérique.

Emmanuel est fils d'un officier. Sa mère est une femme soumise, qui se contente de ce que lui laisse son mari souvent absent et volage. Emmanuel a quitté ses parents à 18 ans, vivant dans un garage et de petits boulots. Après avoir connu Noémie, il a poursuivi ses études et est devenu avocat. Ce sont les parents de Noémie qui ont cautionné ses études. Noémie ne voulait pas  vivre avec lui, mais sa mère l'y a incité. Elle a donc loué un appartement et fait bouillir la marmite. Tout allais bien jusqu'à l'arrivée des enfants. Quand Marcel est arrivé, Emmanuel ne s'est alors plus occupé que lui, copain plus que père, spectateur fier, complaisant et hilare plus qu'éducateur. En plus de son métier très rémunérateur et des tâches ménagères quelle faisait avec le dévouement et le soin que je sais, Noémie devait assumer seule le rôle de père et de mère. Noémie ne m'a jamais parlé de l'enfance d'Astrid à cette époque si ce n'est que dès que Marcel est arrivé, Astrid n'a plus existé pour son père. Celui ci n'avait d'yeux que pour son fils. Son comportement est devenu méprisant et dominateur, sadique. Noémie était devenu comme elle dit: « la jolie dame qui fait si bien dans le décor ».
Noémie n'a jamais voulu se marier avec Emmanuel, elle a acheté seule la maison de famille,  Emmanuel assurant les frais divers et les vacances qu'il imposait, se montrant très radin et égocentrique, ses goûts d'abord. Ses revenus ont toujours été un mystère, mais son cabinet D'avocat et ses réalisations sont très connu. Les Affaires, la bourse, la voile occupaient son temps.
Noémie a eu une grave accident de voiture durant son travail. Comas, multiples fractures sur un corps déjà éprouvé. Quelque mois après, Emmanuel achetait un bateau pneumatique sans en avoir jamais parlé auparavant. Noémie pas encore remise de son accident, il emmène sa famille essayer le bateau au large. La mer formée, la vitesse, l'inconfort. La douleur physique a été violente, morale aussi. Cet été là encore, il décide d'aller visiter Pompeï en famille et en voiture. Finalement, il y est allé en avion, sans Noémie et sans Astrid. Trop d'agressions morale, Qu'était elle devenu pour qu'on la traite ainsi ? Peu de temps après, Julien est décédé, culpabilisant Noémie encore plus. Dans la semaine qui a suivi le décès de Julien, Noémie s'est effondré en larme à table. Emmanuel lui a alors lancé qu’elle avait un comportement indigne, ou un autre qualificatif de même sens, je ne me souvient plus.
Noémie a alors traversé une période avec des pertes de connaissance. Au moins une fois, c'est Astrid qui a appelé les pompiers. Noémie a enfin décidé de se choisir elle et ses enfants et a mis les affaires d’Emmanuel à la porte. Finis les pertes de connaissance. S'en suit une procédure de divorce, les violences du mari éconduit, le faux témoignage d'un grand-père sensé avoir en plus d'une parole, un honneur d'officier. Le témoignage de Marcel a été demandé par un juge, Astrid a refusé de le faire. Paroles d'un enfant de dix ans, faux témoignage d'un officier, la garde de Marcel a été confiée à son père. Commentaire d'Astrid à sa mère : « Tu te rends compte maman, ils "nous" ont enlevé Marcel »...
Injustice ou autre chose? J'ai toujours cru en la première version à travers Noémie. Mais il y a quelques semaines, face à ce que je croyait encore n'être que  les caprices d'une sale gosse, une autre vision s'est imposée à moi.  Et si les juges avaient protégé Marcel en l'éloignant de sa sœur et de son pouvoir malsain, de deux maux, choisissant le moindre? J'en ai parlé à Noémie qui m'a répondu qu'elle avait déjà entendu ça...
Emmanuel a tenté également de séduire Astrid, propositions multiples et claires d'un père triste, mais riche et qui peut lui offrir ce qu'elle souhaite ? un appartement etc etc. Quand on est au Fouquets, on ne veux pas aller "Au lion d'or", même si les deux sont gratuits...
Noémie dit de lui que c'est un manipulateur et qu'il est très intéressé par l'argent, je rajoute qu'il a peut être aussi un côté sadique.


Marcel est un minot, un garçonnet dans le corps d'un homme, un gros cœur tout mou. Après avoir vu des femmes outrageusement sexies, il dit à sa mère que c'est joli, mais que c'est pas beau. Voilà Marcel. Comme tous les jeunes, il est partagé entre les lumières de la nuit et sa sensibilité. Capable d'exprimer la beauté d'un air d'opéra quand il est seul avec Noémie, Il est tout aussi capable de parler de bâtard, d'enc... et autre qualificatifs en parlant de quelqu'un. Un vrai pti mec, qui le matin au réveil descend les escaliers la main dans le caleçon  et s'affale comme un phoque dans le canapé , épuisé. Très attentionné envers Noémie, quand ils sont en ville, il prend bien soin de marcher du bon côté pour protéger sa marche, prêt à être le sauveur au moindre regard douteux. Il ne dévoile sa sensibilité qu'à sa mère, y compris ses amours. Des charmes accordées et la demoiselle devient l'amour merveilleux, celui de sa vie. Un rejet, et Marcel est broyé. un enfant quoi... Noémie dit qu'une femme pourrai le menez par le bout du nez. Après le divorce, son père lui a dit avoir été sauvé par lui. Plus tard, Marcel s'est rendu compte qu'il préparait le voilier de son père pour une sortie avec lui, mais que la sortie se faisait sans lui mais avec une dame. Broyé le Marcel.
Gamin qui est sain, de son temps, Marcel travaille toujours seul. Il a refusé l'aide de Noémie, maintes fois proposée. Est ce pour faire comme son père ? Est ce pour ne pas faire comme Astrid dont la réussite a été entièrement voulue, géré et portée par sa mère. Lui aussi est capable de tentatives de manipulations, mais avec la kolossale finesse de son âge. Noémie fait alors semblant de ne rien voir, quitte à revenir sur le sujet plus tard.
Quand  Noémie a vendu sa maison, il a fallu faire du grand nettoyage, je me souvient d'un samedi. Hors de question de demander l'aide d'Astrid, qui vivait chez Bernard. Marcel ayant la malchance d'être là, son aide a été demandée. Il  s'est prêté au jeu en râlant. Effectivement il fallait la force d'une jeune homme pour certaines tâches. Il a réellement travaillé, en se grattant les fesses plus souvent que le sol. Dans l'après midi, Astrid est passé chez sa mère pour récupérer des affaires de cheval, ce n'était pas pour aider. A son arrivée, Elle nous a vu tous les trois en train de travailler. Elle a aussitôt pris du matériel et a nettoyé les portes-fenêtres. C'est la seule fois, je dis bien la seule fois où je l'ai vu aider sa mère sans incitation, et avec une réelle énergie. Très vite, Marcel a prétexté une sortie en vélo pour s'échapper. Son frère parti, Astrid est partie très vite, elle avait un emploi du temps, des obligations, son cheval l'attendait. A son retour, Marcel a été odieux,  salissant les escaliers encore mouillés, provocateur dans son vocabulaire, de mauvaise foi. Il s'est changé et est sortie, sa mère n'ayant pas à savoir où il allait. Je n'ai compris l’enchaînement des faits que cette année, au mois de juin, donc très récemment. Dans tout ceci, Noémie a eu les réactions douces, fermes et intelligentes d'une maman aimante. Par la suite, plusieurs fois, Noémie m'a fait remarquer que ce jour là, Astrid l'avait aidé sans qu'on lui demande.
Dans les relations entre Marcel et sa sœur, je n'ai pas vu grand chose, si ce n'est un comportement castrateur de la part d'Astrid, fleuretant bien souvent avec le mépris. De la hauteur de ses 6 années de plus, le dédain tombe sur un Marcel maladroit qui lui ne sais pas prendre la pose et s'enflamme.
A la même période que la mise en vente de la maison, une lettre est arrivée pour Marcel. Noémie m'a montré cette lettre anonyme. Y étaient relatés des problèmes avec les amis de Marcel. Les vomissures pleuvaient. Astrid vivait alors chez Bernard. Noémie posait toujours le courrier de ses enfants sur un meuble, bien rangé à l'entrée de la maison. Astrid d'un côté, Marcel de l'autre. Noémie m'a dit qu'Astrid s'était trompée et avait ouvert la lettre de Marcel par erreur. Noémie n'aurait jamais oh grand jamais ouvert une lettre destinée à un de ses enfants. Marcel disait ne pas savoir qui avait écrit cette lettre. C'est vraiment pas de chance pour Marcel.... Et Astrid qui par maladresse, devient la main du hasard qui discrédite son frère une fois de plus.... Je rappelle qu'elle racontait à sa mère les faits , gestes et paroles de son frère, ou prétendu comme tels, mais qui jamais n'étaient à l'avantage de Marcel. Incendiaire encore sous couvert d'une bienveillante surveillance. Au dire d'Astrid, même Bernard aurait remis Marcel à sa place...
Marcel qui se prive du besoin, du plaisir de sa mère pour prouver  que lui, il existe par lui même. Marcel qui est bruyant, et s'étale sur la table pour attraper le sel. Marcel qui a pompé l’énergie de sa mère comme elle dit et qui en fait trop.   Marcel qui ment et tente de réécrire l'histoire de son père. Marcel qui ment encore grossièrement pour justifier ses errances, parfaitement conscient de mal agir. Il réagit en fait. Marcel qui croit ne pas avoir sa place dans le cœur de sa mère et depuis longtemps. Une autre entretient cette croyance, en réécrivant aussi l'histoire, en  répétant  ses heures, ou plutôt ses minutes qu'elle voudraient glorieuses.
Marcel , jeune homme qui veut exister et qui erre dans la fuite . La Première victime, c'est lui.

Autant Noémie m'a parlé de Marcel, de ses goûts, de ses qualité et de ses défauts, anecdotes, soucis, relations avec Julien, autant je ne sais rien d'Astrid.  Avant que je ne connaisse ses enfants, bien consciente, Noémie m'avait prévenu que Marcel ne poserait pas de problème à notre couple, que le problème serait Astrid. Elle me l'a tant répété que j'en étais soucieux.

Astrid a 25 ans et je ne sais pas grand chose d'elle. D'une apparence tellement discrète qu'elle en est secrète, c'est son droit. Je dis bien en apparence.
Quand elle a acheté sa maison après le divorce, Noémie avait dû faire construire un mur du côté rue, car Astrid avait peur. Noémie dit que c'est une peureuse, qu'elle est timide qu'elle craint aussi de vivre seule. Cette peur ne l'a pas empêche de rentrer de boite de nuit à pied, la nuit. Capable de gifler un cousin en boîte de nuit aussi. Je ne me rappelle pas l'avoir jamais entendu exprimé quelque peur ou même quelque sentiment que ce soit. Même dans les apparences, c'était un mutisme absolument illisible, mais jamais de peur. Une assurance qui relève plus d'un homme que d'une jeune femme. Une tenu de corps, une démarche presque androgyne, avec toujours ce regard fuyant.
Quand il n'y a personne d'autre que Marcel ou moi, elle parle fort, a des geste fermes, décidés.  J'ai assisté à un seul repas de famille, chez Noémie pour la fête des mères. Il y avait François, Géraldine, Astrid, Noémie et moi. Je ne ma rappelle pas si Marcel était là. Astrid est arrivée chez Noémie au dernier moment , juste avant de passer à table et d'aller faire du cheval. C'est aussi la première à être partie, peut être même avant l'arrivée de Carmen et de son fils qui ne venait qu'après le repas. Elle a offert un vase à Noémie, peut être même en lui faisant la bise, chose qu'elle ne fait jamais. François  a fait remarqué qu'elle avait dû acheter le vase 1 euro dans une farfouille et il n'avait pas forcément tors. Sur le moment, je n'ai pas compris cet "humour caustique", déplacé.
Elle ne regarde jamais dans les yeux et ne sourit jamais non plus. une seule fois, je l'ai déridé, il y a trois mois, en cassant son raisonnement avec humour, du vrai celui-là. Elle déblatérait des saletés sur Bernard, sur son incapacité à travailler seul, elle devait l'aider constamment. A l'entendre, Bernard savait tout juste lire et écrire. Par une pirouette, j'ai rappelé que c'était ce que faisait Noémie avec elle durant ses études. S'en suis un visage exceptionnellement surpris , qui très vite se détourne vers la fenêtre.
En fait, Astrid exigeait, mais le mot est faible, que sa mère l'aide dans ses travaux. Les demandes étaient faites au dernier moment, dans l'urgence, Noémie ne pouvant plus refuser. c'est Noémie qui faisait tout le travail,  du plan à  la recherche et à la rédaction. Astrid se contentant de la recopie et de critiquer le travail accompli par Noémie.
Jusqu'au début de l'année, Astrid vivait chez Bernard,. Il en était ainsi depuis deux ans. Noémie assurait financièrement et plus encore, Astrid étant sans revenus, hormis la pension alimentaire que versait Emmanuel.

Mais depuis qu'elle a trouvé du travail, le comportement d'Astrid a change énormément...


Je revient sur la chronologie depuis 2008, c'est  indispensable. La séquence, est aussi important que les faits .  Je m'efforce ici de reprendre ces faits , je dis bien ces faits, mais cacher le ressenti est impossible. je reprend alors celui du moment.

• 2008 Noémie et moi, on se rencontre, le plus beau des sentiments est là.  On ne se voit que chez moi, c'est aussi une maman.

• 2009 Noémie me fait visiter sa maison alors qu'elle est sûre que ses enfants ne sont pas là. Je ne peux  rien voir ce jour là. Noémie souriait devant la peur que j'avais qu'Astrid n'arrive, pas Marcel, Astrid. Depuis peu Marcel est en effet revenu vivre chez sa mère, tout en passant un week-end sur deux chez son père, c'était son choix. En fin d'année, je rencontre quelques fois les enfants de Noémie. Rencontres que Noémie préparait pour qu'elles paraissent  toujours fortuites. J'avais le trouillomètre dans le rouge.
• 2010  Je viens de temps en temps chez Noémie  mais ne passe jamais la nuit chez elle quand Marcel est là.. Astrid habite déjà chez Bernard. J'ai le souvenir d'une Astrid très timide, complètement effacée, chuchotante.
Noémie dit sur le ton d'un aveu qu'il faudrait une thérapie à Astrid pour accepter les hommes, mais Bernard lui fait beaucoup de bien. En effet, a ce moment là, elle le regarde encore avec les yeux d'une amoureuse. Je prête  ma voiture à Astrid pour un week-end, pour tracter le Van du cheval. Astrid ne m'a rien demandé, c'est Noémie qui l'a fait.
Je participe à un repas de famille chez Noémie pour son anniversaire, en présence de Géraldine entre autres. Quelques repas aussi en présence d'Astrid et de Marcel. Le tempérament commence à se découvrir, très castrateur vis à vis du frère, toujours très très cadet.

• 2011 En janvier, j'ai un AIT  le côté gauche est atteint. Je n'ai rien vu, et rien ne bouge à gauche pendant trois jours. Je verse une demie larme, très bref moment. Noémie a tout géré  car ma sœur est une Ado de 56 ans, ma mère est trop âgée et les relations sont tendu avec mes enfants. Je sort de rééducation fin mai, un quart plégique, une coquetterie dans la démarche, la main gauche maladroite et la main droite un peu gauche. Mais j'ai gardé toutes les pièces pour réfléchir. Plus de craintes que de mal, surtout tout au fond du mâle. Durant la rééducation , j'ai passé de nombreux test psycho machin. Un compte-rendu est mon plus beau diplôme. Je suis très structuré.

Le 1° mai, je vois Marcel pour la dernière fois, comme Noémie, hormis cette rencontre qu'elle a faite sur la route Elle était en voiture, il faisait du vélo. Ils parlent. Maladroit, dans la posture, il persiste avec elle, il existe par lui et sans elle ....lui. Pauvre gosse, quel gâchis.
en 2011, Je découvre une Astrid exigeante avec sa mère et Bernard. Lors de mon hospitalisation, je lui prête ma voiture, toujours à la demande de Noémie. cette fois ci, elle m'est rendue non nettoyée et ça se voit, et le réservoir rincé. Ce ne devait être que pour les week-end, pour transporter le cheval, mais récemment, caché sous mon parapluie dans le vide poche, j'ai  découvert un PV pour stationnement illicite en centre ville, c'était un jeudi, dans une rue proche du travail d'Astrid.
Elle veut que Bernard trouve une formation, le pauvre garçon, elle est a le beau corps de sa mère et  sa mère l'a  hissée au bout de ses études. L'apparence est flatteuse. C'est un grand gamin de trente ans, brut de décoffrage et charmant, ses intimes le surnomment nounours. Mais c'est un intérimaire permanent. La barre est haute, Il aime Astrid, il parle d'enfant. Je crois qu'il ne sait pas comment faire pour la mériter, pour la satisfaire, pour être à sa hauteur.
Noémie ne fait jamais rien de bien, jamais. Et quand Astrid reçoit un cadeau, une surprise, pas un sourire, tout juste un merci à peine audible, et toujours, toujours sans le regard qui confirme. Le quotidien est toujours normal, mais critiquable et critiqué, le petit plus est toujours un dû.
Printemps été 2011. La maison est vendue et le nouvel appartement en réfection totale. Le déménagement aura lieu en novembre. Avec Noémie, nous devions alors vivre ensemble dans cet appartement dont elle parlait comme notre nid d'amour, notre foyer. Marcel est chez son père, Astrid chez Bernard. Noémie disait qu'elle voulait une rupture, que ce changement était idéal pour faire comprendre à ces enfants qu'elle vivrait sa vie avec moi, même si une chambre était prévue pour chacun de ses enfants, au cas où.

Nous passons le repas de noël avec Astrid qui part de bonne heure pour aller chez Carmen puis réveillonner chez les parents de Bernard.
Ce Noël là, je croyait pouvoir passer le réveillon avec mes enfants, après six ans d'attente car je n'ai eu que très peu de relations avec eux pendant six ans, hormis Lydie, la cadette. Je ne voulais pas que quiconque imagine, que j'aille vers eux par besoin affectif. J'avais quitté leur mère pour ce qu'elle était, pas pour une autre, impardonnable. Ils étaient dans un conflit de loyauté. Mi décembre, ma fille aînée m'avait dit au téléphone  qu'ils ne pouvaient pas réveillonner avec moi, que mon fils ne serait pas d'accord, ça se ferait chez leur mère. J'aurais le 25 midi chez les parents de mon gendre. Ça, plus mes petits enfants qui appellent le compagnon de mon ex épouse  papy ( alors que mon ex se fait appeler par son prénom)... Le soir de Noël, après le départ d'Astrid je me lâche, j'envoie un texto assassin a mon fils. Dans les jours qui suivent, je fais part à Noémie du comportement d'Astrid qui me semble vénal, intéressé. Noémie me renvoie à juste titre dans mes buts pour quelque temps. Je retourne chez moi à Lorient. Psy, antidépresseur. Je me fais croire que c'est une prise de conscience de mon état physique suite à l'AVC. La prise de louzous rassure Noémie. Mon humeur change vers plus de sourires, ma libido aussi, au sens général du terme.
2011 est une très très dure année pour Noémie. Mon AVC, Marcel qui retourne chez son père, la vente de la maison  qui s'éternise, comme les travaux de l'appartement . Géraldine "refuse" de l’héberger deux nuits et la laisse dormir par terre dans la maison le we du déménagement même si elle vient la voir 5 mn le dimanche matin. On était assis sur le matelas quand elle est venu dans la maison vide. Astrid a sa quatrième année de droit, après une première note de 9.6 les oraux sont à préparer. Encore et toujours, tout se fait  à la force et la volonté  de Noémie. Mais  Astrid arrête ses études à cause de l'anglais, petit job d'été puis repos sabbatique. Noémie me parle de plus en plus d'Astrid. elle est inquiète pour elle et le lui montre aussi beaucoup. Petit soleil sur le cœur, Noémie reçoit les bon résultats scolaires de Marcel qui vit quasi seul dans la maison de son père. Et moi qui débute 2012  en lui faisant peur, en dévoilant ce que je vois, c'est politiquement incorrecte, voire trouble. Lucide tout simplement. Je réponds à l'obscur par le cynisme.

On aurait dû vivre déjà ensemble dans l'appartement de Noémie une partie de l'année et sur mon bateau une autre. Ce projet remonte à 2010, Il a été reporté à cause de mon AVC, et mon impatience inquiétait Noémie.

Au début de l'année 2012, je commence donc a voir quelques côtés désagréable d 'Astrid, gosse de riche, capricieuse, paresseuse, très ingrate aussi, exigeante avec sa mère et lui faisant souvent froidement mal. Les sarcasmes lui servent d'humour, les ricanements sont ses rires. Je crois alors que Noémie induit involontairement ce genre de comportement. C'est une maman qui a élevé ses enfants seule.  Je pense aussi Astrid gosse de riche, voire sale gosse de riche.

2012 commence donc, Noémie est déçue de moi et chez elle. Elle attends que je règle mes problèmes. Je suis chez moi à ruminer autant qu'à attendre l'effet des médicaments. Lors d'un repas de famille chez mon neveu, je recommence à fumer. J'avais fumé ma dernière cigarette dans la voiture de Noémie, en  janvier 2011  avant d'entrée à l'hôpital. Marcel est chez son père, ne donnant toujours pas signe de vie à sa mère.



Notre vie ensemble est de plus en plus imminente. Noémie m'envoie toujours des sms délicieux, elle dit si bien l'amour, et son vœux de notre vie commune . Nous allons deux fois a Paris voir des spectacles, visitons les concessionnaires de camping car, l'avenir est a nous, chaud, rouge comme dit Noémie
Astrid ne  recherche pas autant de travail qu'elle ne fait du cheval.


En février, Astrid trouve un travail. En avril, Après la titularisation d'Astrid dans son emploi d'assistante juridique, Noémie a reporté une nouvelle fois notre vie ensemble. Un nouveau projet voit le jour, juste après le repas que Noémie offre à Astrid pour fêter sa titularisation. C'est Astrid qui a offert le repas à ses amis pour la même raison, allant même jusqu'à le dire à sa mère.
Je serai son locataire dans un appartement qu'elle me louera, défiscalisation  Scellier.   Elle vendra son appartement et placera l'argent pour avoir un complément de retraite. L'idée, est de profiter, tout en assurant notre retraite. Bien sûr, et comme toujours, Astrid est informé et c'est normal.
Mais elle freine Noémie dans l'idée de cette vente de l'appartement rénové, ou alors trouve un appartement en Duplex, (super pour deux esquintés de la vie, on mettra un ascenseur dans l'escalier) .
Noémie pourrait pourtant profiter d'une très grosse plus-value, très bonne affaire à l'achat, très très belle rénovation, revente rapide. Financièrement, je suis sensiblement au même niveau que Noémie, malgré la lenteur de l'administration. Retraité de l'armée, pension de la Cpam et retraite complémentaire pour 3200 euros aujourd’hui et 3900 euros après régularisation.


Donc Astrid a trouvé du travail en ce mois d'avril,  vient le midi prendre son repas à l'appartement et semble s'éloigner de Bernard...

Les mois d'avril à juillet  à eux seuls méritent un livre.... "La révélation".


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Re: Une corne sûrement, des rayures peut être.

Message par Invité le Ven 15 Nov 2013 - 21:12

La valeur des gâteaux du dimanche...

Pensées émues
Bisous Bisous Bisous 

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Re: Une corne sûrement, des rayures peut être.

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