Les colères inexpliquées

Page 1 sur 2 1, 2  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Les colères inexpliquées

Message par Carquand le Sam 13 Juil 2013 - 13:33

.


Dernière édition par Carqu'en Sac le Mar 15 Oct 2013 - 13:40, édité 1 fois

Carquand
Zèbre régulier
Zèbre régulier

Messages : 51
Date d'inscription : 16/06/2013

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les colères inexpliquées

Message par jazz26 le Sam 13 Juil 2013 - 14:05


je partage souvent cette émotion ...
les émotions chez nous sont démultipliées ....
une émotion est l'expression d'un besoin non satisfait ....
selon les manques les émotions sont différentes ...
trouver la "racine" de l'émotion...
l'accueillir en l'observant sans la juger permet de mieux la laisser "passer" ; sans la retourner vers soi ou les autres
elle revient comme un boomerang ...maintenant je la vois venir et baisse la tête à l'avance pour la laisser repartir....jusqu'au prochain virage ....
voilà juste mon cheminement pour gérer cette colère ...

jazz26
Nouveau venu
Nouveau venu

Messages : 5
Date d'inscription : 07/02/2013

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les colères inexpliquées

Message par Canis Lupus le Sam 13 Juil 2013 - 14:06

Carquand a écrit:Je viens de voir un film sur Arte Replay ( Phillip ) qui me fait réfléchir.
Au moment de son anniversaire. Je n'ai pas envie non plus de vous dire toute l'intrigue parce que c'est un film a ne pas rater.
Et au moment de son anniversaire il  y a donc, cette scène quand Phillip explose, qui illustre l'inexplicable.
Et je voulez savoir si vous aviez des exemples de colères que personne n'a expliquez et qui restaient pour vous quelque-chose dont vous n'avez jamais voulu parler.
Je sais pas vraiment dans quel sens poser ma question.
J'ai vu beaucoup de surdoué qui avait eu ce genre de colères.
Est-ce que la douance et l'extrême sensibilité explique toutes les colères. Personnellement en vue de mon cas je pense que oui. La douance combinée à l'hypersensibilité n'explique pas TOUTES les colères, mais les plus véhémentes oui, selon moi.
Avait-vous déjà eu des colères qui vous semblaient dépassées les limites et qui ne partait de rien et que vous n'expliquiez pas et que par conséquent vous regrettiez peut-être ? Oui, mais étant quelqu'un de très lucide sur mon cas et ma psyché, j'avais conscience de l'assemblage de cette rage, mais je ne regrette jamais rien car je pars du principe que la spontanéité est probablement la plus grande preuve d'honnêteté.
Je m'étais poser d'autre questions pendant que j'écrivais et je ne m'en souviens pas, je sais que si je remet a demain ce sera plus difficile de les retrouver.
Voila très honnêtement, pour ma part.
Parfois je m'emporte un peu contre ma mère et je me retourne sur le coup contre moi parce que je m'en veux d'avoir été si peu juste. Je comprends, je prends aussi énormément sur moi au quotidien.
S'il devait y avoir mes colères qu'on n'a pas compris, ce seraient les colères contre moi.
Je n'ai pas le souvenir de colères inexpliquées comme dans cette scène du film.
Et je suis  fatigué.

Canis Lupus
Zèbre timide
Zèbre timide

Messages : 24
Date d'inscription : 24/06/2013
Localisation : Au fond de ma galaxie

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les colères inexpliquées

Message par Zeppo le Sam 13 Juil 2013 - 14:09

J'en ai beaucoup de ces colères, j'en ai eu contre mon père, contre ma mère, contre mon frère, contre ma soeur. Pourtant je suis peace and love de nature, apparement pas autant que ça. Quand je vais mal j'ai toujours de la tristesse et de la colère en moi, en même temps, et si la tristesse n'arrive pas à s'exprimer correctement, la colère prend le dessus et se retourne contre moi, contre mon estime de moi. La colère est une charge énorme et il faut savoir la canaliser et la libérer correctement. Très peu de gens m'ont déjà vu dans cet état et c'est pour ça que je suis pas considéré comme quelqu'un de violent. Pourtant cette colère plus d'une fois j'ai rêvé la libérer contre des amis ou des gens du lycée mais j'ai un frein à ce niveau là. Mon père étant violent ma mère nous a toujours appris à refouler le moindre sentiment de colère ou de haine, elle a fait de nous des bisounours mais la réalité c'est qu'on est tous humain, avec mon vécu c'est encore plus normal que je sois en colère et personne n'a jamais pu me dire que mon problème venait de là vu que ma colère n'est pas visible.
L'hypersensibilité a surement un rôle là dedans, si on a cette capacité à se charger de plus d'émotions on se chargera aussi de plus de colère.

Zeppo
Zèbre fidèle
Zèbre fidèle

Messages : 166
Date d'inscription : 09/04/2013
Age : 21
Localisation : Montcuq

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les colères inexpliquées

Message par Harpo le Sam 13 Juil 2013 - 14:28

A mon humble avis, une colère inexpliquée, ou trop violente, mal maîtrisée quoi, est le résultat de frustrations successives à la non expression régulière de sa colère. A un moment donné, tout ne peut pas se retenir enfermé dans la bouilloire, et ça explose inévitablement, mais pas toujours au bon moment, ou pour les bonnes raisons.

Je pense que ceci a plus avoir avec le profil psychologique d'une personne qu'à son QI. Le seul lien possible, à mon sens, est que ce profil psychologique soit le résultat du décalage avec les autres, la somme de ses stratégies de défense. On se dirige alors plutôt vers les notions de faux-self, de moi et d'égo, et aussi d'introversion/extraversion.

Personnellement, je me mets très peu en colère, je réprime mes agacements, et quand ça arrive, c'est rare, mal maîtrisé, et très violent. J'apprends aujourd'hui à dire non, à ressentir et exprimer mes émotions - dont la colère. En un mot, devenir plus congruent.

J'ai mis près de 50 piges à comprendre la colère qui était en moi. Jusque là, je disais que je ne connaissais que très peu ce sentiment.

Harpo
Vieux de la vieille
Vieux de la vieille

Messages : 5769
Date d'inscription : 05/06/2012
Age : 54
Localisation : En Flandre

http://la-maison-et-le-monde.net/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les colères inexpliquées

Message par p2m le Sam 13 Juil 2013 - 16:08

Adolescent, ma relation avec ma mère a été très violente. Engueulades violentes quasi quotidiennes. En fin d'adolescence, je me suis mis dans des états colériques très impressionants. Je suis plutôt très introverti et placide de manière générale. En début d'âge adulte, j'ai démonté, grâce à la pacification apportée par le yoga et la méditation, la mécanique de nos montées en violence. Et j'ai fait la paix avec ma mère, ou plutôt passé une espèce de pacte tacite. Et j'ai subséquemment construit des idéaux de pacification et de communication. Notamment la nécessité de digérer ses émotions pour pouvoir les présenter à l'autre de manière "objective", pour lui expliquer le cheminement, sans lui en faire payer le prix émotionnel.
Et donc de ne jamais exprimer ses émotions négatives brutes. Ne pas les reporter sur l'autre.
Mais l'effet de bord de ce système est que tant que je ne les ai pas digérées, pour pouvoir les accepter et en faire état de manière désemotionnalisée, je dois me couper de l'autre. S'il ne le comprend pas, et que je ne parviens pas à me dégager de la situation pour pouvoir m'isoler et me consacrer à leur digestion, qu'il continue à m'envoyer des sens qui alimentent ma colère, l'idéal de la pacification m'oblige à étouffer ma colère et, du coup, paradoxalement, la fait monter. Pouvant du coup provoquer une situation encore plus critique.
Je suis en train de changer de système. Au lieu d'avoir besoin de prendre le recul nécessaire pour la digestion et l'acceptation, je passe à un système de volonté: dès que l'émotion négative survient et que je l'identifie, je la veux. Ce qui me permet instantanément de faire baisser la pression et de vouloir tout le reste aussi, et je peux choisir instantanément ce que je choisis d'animer. Quand ça se passe bien. Very Happy
Mais pour l'instant, ça a des résultats assez notables.
Parce que tant qu'on est dans un système d'acceptation, où le principe est d'accepter ses émotions, on met en fait une distance entre soi et l'émotion. Ce qui mène dans un premier temps à un rejet, exacerbant, alimentant cette émotion négative. La vouloir supprime ce décalage et la dissoud de manière instantanée.
Bon, je passe par une phase emotionnellement très violente de ma vie, donc difficile d'avoir un avis objectif, dans le maelstrom émotionnel actuel, mais pour les petites émotions du quotidien ça a l'air de fonctionner du tonnerre.
Dans le système d'acceptation dans lequel j'étais avant, j'avais en outre besoin, pour démythifier l'émotion et l'accepter totalement, la comprendre, lui retirer son pouvoir sur moi, de la vivre après coup de manière exacerbée de manière volontaire et consciente(un contre-pouvoir équilibrant). La vouloir dès qu'elle apparait fait aussi tomber cette nécessité.

Mais pour répondre à la question, oui, dans un premier temps la colère est inexplicable, sinon elle n'aurait pas besoin d'être. Mais je n'ai plus de colère inexplicable après coup, depuis longtemps.

p2m
Zébré et vacciné
Zébré et vacciné

Messages : 2428
Date d'inscription : 20/05/2011
Age : 43
Localisation : bxl

http://www.zebrascrossing.net/t2857-salut-salut-c-etait-d

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les colères inexpliquées

Message par Harpo le Sam 13 Juil 2013 - 17:10

Merci pour la précision de ta réponse, p2m.

Harpo
Vieux de la vieille
Vieux de la vieille

Messages : 5769
Date d'inscription : 05/06/2012
Age : 54
Localisation : En Flandre

http://la-maison-et-le-monde.net/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les colères inexpliquées

Message par Ainaelin le Sam 13 Juil 2013 - 17:32

Oui, j'en ai eu. Très violentes, quand j'étais jeune (enfant, ado). Peu à peu, j'ai appris à les sentir arriver et à les canaliser en partie, et à fuir leur déclencheur (pour la source, c'est autre chose) avant l'explosion.

Complètement disproportionnées, ça oui. Exemple : j'avais 7 ou 9 ans, je jouais au foot seul à la plage. Ma petite cousine de 4 ans veut jouer avec moi, mais j'avais envie d'être seul, je lui refuse le ballon, elle insiste, je ui tourne le dos, elle revient (ça devient un jeu pour elle) et je pète mon câble et commence à l'étrangler pour qu'elle me laisse tranquille. Je n'étais plus conscient de rienà part que je voulais qu'elle me laisse tranquille. C'est notre oncle qui, terrifié, m'a filé un coup qui m'a à moitié assommé.
Autre fois, vers la même époque, je jouais au foot (encore !) dans la cour pour la première fois avec les autres (d'habitude, je passais les récrés dans les toilettes pour me cacher de ceux qui voulaient me tabasser), et là, je pers la balle parce que quelqu'un qui ne jouait pas au foot passait par là (normal, c'était la cour de récré de toute l'école) J'ai vu rouge pendant quelquse secondes et je lui ai filé trois coups de poings de toutes mes forces, en lui pétant une dent. C'est quand j'ai vu le sang que j'ai repris "conscience". Je me suis excusé et ai appelé la maîtrsse. On est devenu bons copains après.

Il y en a eu d'autres, toujours pour des détails idiots, mais de moins en moins violents, puis je lâchais la colère contre les meubles ou les murs, puis en gueulant. Là, les rares fois où ça m'arrive encore, je pars, loin, pour marcher pendant des heures. La dernière fois, ça devait être il y a 5 ou 6 ans.

La cause de ces colères, je crois, était dans ma solitude et mon mal-être dans les relations avec les autres. Je souffrais de ne pas avoir d'amis, de ne pas être pris en compte, d'une façon ou d'une autre. Soit parce qu'on m'ignorait, soit parce qu'on ignorait mes envies, soit parce qu'il y avait un sentiment d'injustice quelque part et que ça me heurtait.

Ainaelin
Vieux de la vieille
Vieux de la vieille

Messages : 4245
Date d'inscription : 07/04/2013

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les colères inexpliquées

Message par Invité le Sam 13 Juil 2013 - 17:48

.


Dernière édition par F le Jeu 10 Juil 2014 - 22:40, édité 1 fois

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Les colères inexpliquées

Message par Invité le Dim 14 Juil 2013 - 1:26

-message effacé-

Tu t'énerve souvent contre toi-même ?


Dernière édition par Bulllle le Lun 3 Mar 2014 - 12:38, édité 1 fois

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Les colères inexpliquées

Message par Ainaelin le Dim 14 Juil 2013 - 21:35

En relisant le post de Kimi1, je me rappelle deux autres colères, en classe, largement disproportionnées aussi.
La première, j'étais en seconde. Comme toujours, je bavardais, et j'étais tourné à la perpendiculaire de ma table, de profil face au tableau, afin de pouvoir discuter avec un copain derrière. La prof me demande de me taire et de me retourner. Je me tais donc et tourne la tête vers elle.
Elle me demande de me retourner complètement. Je lui réponds que "ça y est, je suis retourné" (honnêtement, je ne voyais pas la différence que ça faisait, ce n'était même pas de la mauvaise foi, juste de l'aveuglement, et un peu le fait que je trouvais la position plus confortable, le dossier de la chaise était un peu plus haut que les tables pour poser le coude). Elle insiste et je commence à m'énerver, car je trouve cela inutile et stupide (ah, jeunesse !), je lui dis que ça ne change rien, j'ai la tête tournée vers elle et je l'écoute, quelle importance que mon torse soit de profil ?
Elle-même commence à perdre patience devant cet élève effronté et m'ordonne de m'installer face au tableau, les deux coudes sur la table.
Et là, petit pétage de plomb de ma part, je me rappelle m'être effectivement retourné, en rage, avoir frappé la table de mes deux coudes très fort plusieurs fois, et avoir hurlé "Ca va ? Ils sont bien sur la table, mes deux coudes, ils sont bien sur la table, là" Des camarades de classes m'ont dit plus tard qu'ils avaient cru que j'allais casser la table tellement je frappais fort"
Quand j'eus terminé, il y eut un silence, puis la prof a dit, calmement (mais on sentait la tension dans sa voix) : "Après le cours, vous déposerez votre carnet de correspondance sur mon bureau et vous irez voir le conseill..." DRRRRRRRRRRRRRRRRRRIIIIIIIIIIIINNNNNNNNNNNNGGGGGGGGGGGGGGGGG

J'ai été sauvé par la cloche de la récré, j'ai feint d'ignorer sa demande et je sis parti en courant. Il n'y a pas eu de suite.

Deux ou trois ans plus tard, en terminale, en cours de philo qui ne m'intéressait guère, j'étais en train de recopier le devoir de maths d'un copain, à rendre l'heure d'après. La prof, subrepticement, s'est mise à côté de moi et, d'air troimphant, m'a arraché des mains mon devoir et celui du copain. Elle jubilait à l'idée de nous les confisquer pour nous montrer qu'il fallait écouter en cours.
Perso, je trouvais que le fait que je me sois fait attraper et qu'elle me confisque ma feuille était normal, j'acceptais cela sans problème (même si ça m'embêtait). En revanche, je lui demandais de rendre son devoir au pote qui me l'avait prêté, car ce n'était pas sa faute selon moi (là encore, aveuglement). Elle refusa. Je réitérais ma demande, en expliquant que je l'avais demandé au pote en prétextant une vérification, pas pour tricher, etc. Là encore, refus catégorique. Elle souriait, fière d'elle-même d'avoir pris en flagrant délit deux tricheurs. Et là, je me suis énervé, je l'ai traitée de tous les noms (connasse, pétasse, sale pute, du vocabulaire très relevé), et je suis parti, sans écouter ce qu'elle me disait.
En cours de maths, j'ai écopé de mon zéro, normal.
L'après-midi, j'avais de nouveau cours de philo, et je suis allé me présenter à la prof en présentant mes excuses. Je m'étais calmé, avais eu le temps de voir où j'avais eu tort, elle a accepté mes excuses et là encore, il n'y a pas eu de suite.

Ouais, j'avais quelques accès de colère, quand j'étais jeune. Ange

Ainaelin
Vieux de la vieille
Vieux de la vieille

Messages : 4245
Date d'inscription : 07/04/2013

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les colères inexpliquées

Message par Aristarque le Jeu 18 Juil 2013 - 9:16

Je suis aussi pris d'accès de colère. Pour des "broutilles" qui, pourtant, déclenchent en moi un mécanisme psychologie et physiologique assez disproportionné (mais disproportionné par rapport à quoi? cela veut dire qu'il y a une "norme" sous-jacente?).

Ex.: je suis à table, repas de Noël en famille, chez un de mes frère, tout se passe bien, je suis calme... Une nièce met la télé pendant le repas. Je me lève pour aller l'éteindre en lui expliquant qu'on ne met pas la télé quand tout le monde est à table. Mon frère me dit: "elle est chez elle, elle fait ce qu'elle veut, tu ne vas pas la changer". Subit accès de colère: cœur qui s'emballe, impossibilité de dire quelque chose, tête qui va exploser. Je quitte moi-même la table, je hurle ma colère, et je quitte la maison pour me retrouver en rue, seul, idiot, avec l'envie rapide d'en finir avec moi-même.

--> tentative d'explication: je suis dans une situation où mon "échelle de valeurs" (et les comportements qui y correspondent/qui y sont associés) est bouleversée. Je réagis comme si une petiote de 4 ans allait comprendre sans souci ce que je considère comme une erreur de comportement. Par ailleurs, la télé à table (comme la musique dans un resto) cela m'empêche d'être parfaitement attentif à la conversation. Difficultés à mettre en évidence la perception que j'ai des paroles des autres parmi ce que je ressens comme un brouhaha indescriptible. Bref, couper la télé est dans ce cas une sorte de mécanisme de défense contre ce que je vis comme une agression sensorielle/perceptive. Là où je comprends moins bien le mécanisme, c'est quand je quitte la table et que je veux juste me retrouver seul avec moi-même. C'est là où mon échelle de valeurs en prend encore un coup car c'est une attitude que je considère comme foncièrement immature. Ensuite, les liens sont rapidement établis dans mon "esprit": je me contredis, je témoigne dans les faits de l'absurdité de mes réactions, incapable de maîtriser une émotion et un trop-plein physiologique. Si c'est ainsi, alors c'est que je suis "nul", invivable, à quoi bon s'entêter et attendre la mort dans 40 ans, autant stopper illico les choses, je ne serai plus un problème et, comme je raisonne toujours "à côté de la plaque" par rapport à la majorité des gens qui m'entourent, cela les soulagera... (mais bon, je suis "toujours là à ce jour).

Je peux en raconter des centaines ainsi... ayant tout récemment commencer à "consulter" (ma présence sur ZC est une des conséquences de ce qui s'est "révélé" être une manière de fonctionner qui concorde avec les problématiques HP), j'attends "beaucoup" de la "thérapie" mise en route pour comprendre ces mécanismes et mieux saisir où se situent les points de déséquilibre(s) sur lesquels je peux être en mesure d'agir afin de retrouver une plus grande sérénité (mais ce n'est évidemment pas le seul "problème"...). Je n'ai toujours pas compris pourquoi, chez moi, une telle contradiction avec mon échelle de valeurs provoque une telle réaction physiologique... ça doit se jouer quelque part entre différentes régions cérébrales Rolling Eyes 

Je suis sans doute un peu à côté de la plaque; si vous estimez que tout ceci est d'un ridicule affligeant, dites-le moi, je supprimerai le message.

Aristarque
Zèbre régulier
Zèbre régulier

Messages : 42
Date d'inscription : 05/07/2013
Age : 39
Localisation : Belgique

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les colères inexpliquées

Message par Uccen le Jeu 22 Aoû 2013 - 11:08

Harpo a écrit:A mon humble avis, une colère inexpliquée, ou trop violente, mal maîtrisée quoi, est le résultat de frustrations successives à la non expression régulière de sa colère.
Avec l'âge j'ai acquis le comportement colérique d'un enfant se voulant tout-puissant et ne supportant pas la contradiction, ou plutôt l'ai laissé s'exprimer, moi qui étais apparemment calme et obéissant.
Ou alors je voudrais que l'on soit calme et "obéissant" comme j'ai su (et sais encore l'être), et me suive dans mes principes (aller vite, ne pas perdre de temps, répondre et penser ce qu'il faut), en gros être un abruti comme moi.

Enfin bref toujours est-il que je me mets très régulièrement en colère (et je vous entends, disproportionnée), c'est sans doute lamentable mais c'est devenu malheureusement trop habituel, sans que je le cherche ou y trouve plaisir (parce que parfois il y a des colères qui font du bien).
Je râle, je gueule et je fais la gueule.
Je digère doucement, le temps, voir la marche s'il le faut (oui je suis un immature qui part en claquant la porte) me font redescendre et reconsidérer (mouais..) la chose.
Mais je ne présente jamais mes excuses, jamais. Et si cela revient sur le tapis, je suis capable de repartir de plus belle, ne reconnaissant jamais mes torts (je n'ai aucun tort).


p2m a écrit:Au lieu d'avoir besoin de prendre le recul nécessaire pour la digestion et l'acceptation, je passe à un système de volonté: dès que l'émotion négative survient et que je l'identifie, je la veux. Ce qui me permet instantanément de faire baisser la pression et de vouloir tout le reste aussi, et je peux choisir instantanément ce que je choisis d'animer. Quand ça se passe bien. Very Happy
Mais pour l'instant, ça a des résultats assez notables.
Parce que tant qu'on est dans un système d'acceptation, où le principe est d'accepter ses émotions, on met en fait une distance entre soi et l'émotion. Ce qui mène dans un premier temps à un rejet, exacerbant, alimentant cette émotion négative. La vouloir supprime ce décalage et la dissoud de manière instantanée.
Quand l'émotion négative survient, je me laisse porter par elle,
si j'arrive à la sentir avant qu'elle ne me fasse sortir de mes gonds, et que je la veux, et bien c'est tout pareil, sauf qu'elle n'éclate pas brutalement mais monte par crans, je l'alimente et l'aide à grossir, comme avec une perverse délectation, je me répète l'objet de mon énervement, le ressasse jusqu'à me pénétrer de mon impossibiliter à accepter cela, pour arriver enfin à un niveau colérique appréciable.

Non je ne me soigne pas, malgré dommages, damages que je déplore quand même,
mais je trouve toujours justification.

Uccen
Zébré et vacciné
Zébré et vacciné

Messages : 2369
Date d'inscription : 26/04/2013
Age : 99
Localisation : Awras

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les colères inexpliquées

Message par Invité le Jeu 22 Aoû 2013 - 18:28

Harpo a écrit: Personnellement, je me mets très peu en colère, je réprime mes agacements, et quand ça arrive, c'est rare, mal maîtrisé, et très violent. J'apprends aujourd'hui à dire non, à ressentir et exprimer mes émotions - dont la colère. En un mot, devenir plus congruent.

J'ai mis près de 50 piges à comprendre la colère qui était en moi. Jusque là, je disais que je ne connaissais que très peu ce sentiment.
Je me reconnais plus dans ce témoignage d'Harpo.

Ma colère intérieure existe contre quelqu'un en particulier, à qui je dois pardonner. C'est sur quoi je travaille actuellement avec ma psy, dire les choses pour les décharger.

Je me suis très rarement mise en colère mais alors... les témoins s'en souviennent Embarassed 

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Les colères inexpliquées

Message par Eclair Fou le Jeu 22 Aoû 2013 - 21:17

J'ai toujours été très sujette à de violentes colères. On me dit souvent ne pas comprendre pourquoi j'explose aussi violemment pour ce que les autres disent n'être trois fois rien. Résultat : je passe pour une fille susceptible.

Et où je pique mes plus grosses colères, c'est quand il y a déjà un conflit important entre d'autres personnes. Je ne supporte pas le bruit et ces émotions qu'impliquent les violentes disputes pouvant dégénérer jusqu'aux coups si bien, que la dernière fois que c'est arrivé, pour calmer les deux protagonistes, j'ai lancé une bouteille en plastique sur une porte. Je me suis retenue parce que j'étais tentée par prendre un truc quelque peu plus dangereux tant je perds le contrôle dans ces situations.

Eclair Fou
Inconditionnel
Inconditionnel

Messages : 429
Date d'inscription : 02/12/2011
Age : 26
Localisation : Genève, Suisse

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les colères inexpliquées

Message par Mégalopin le Ven 23 Aoû 2013 - 3:38

Petite anecdote à destination des colériques:

Les franctures consécutives à un coup de poing dans un mur sont surnommées, aux urgences, "une fracture du con"...

study

Mégalopin
Vieux de la vieille
Vieux de la vieille

Messages : 4084
Date d'inscription : 05/11/2010
Localisation : Fils de Butte

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les colères inexpliquées

Message par Uccen le Ven 23 Aoû 2013 - 8:55

Ou une fracture du colérique con.

Uccen
Zébré et vacciné
Zébré et vacciné

Messages : 2369
Date d'inscription : 26/04/2013
Age : 99
Localisation : Awras

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les colères inexpliquées

Message par Cyril THQI le Ven 23 Aoû 2013 - 15:28

La colère et la dépression sont des émotions proches. Une violence dirigée vers l'extérieur dans un cas, dirigée vers l'intérieur dans l'autre. Beaucoup de personnes ici sont sujettes à la dépression. J'ai tendance à penser que la colère pourrait leur constituer une alternative intéressante.

Cyril THQI
Zébré et vacciné
Zébré et vacciné

Messages : 1493
Date d'inscription : 15/12/2012
Age : 46
Localisation : Foix

http://www.sos-suicide.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les colères inexpliquées

Message par Invité le Ven 23 Aoû 2013 - 15:29

Cyril THQI a écrit:La colère et la dépression sont des émotions proches. Une violence dirigée vers l'extérieur dans un cas, dirigée vers l'intérieur dans l'autre. Beaucoup de personnes ici sont sujettes à la dépression. J'ai tendance à penser que la colère pourrait leur constituer une alternative intéressante.
Point de vue intéressant Cyril, je n'avais jamais envisagé une dépression comme une colère qui n'est pas exprimée...

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Les colères inexpliquées

Message par Uccen le Ven 23 Aoû 2013 - 16:02

Cyril THQI a écrit:La colère et la dépression sont des émotions proches. Une violence dirigée vers l'extérieur dans un cas, dirigée vers l'intérieur dans l'autre. Beaucoup de personnes ici sont sujettes à la dépression. J'ai tendance à penser que la colère pourrait leur constituer une alternative intéressante.


Bien dit l'ami,

c'est ainsi que je fais, et cette ire, cette haine même de l'extérieur (regarde-moi ces têtes de cons, tous des connards) te booste et t'évite de t'enfoncer dans le tourbillon dépressionnaire.

Uccen
Zébré et vacciné
Zébré et vacciné

Messages : 2369
Date d'inscription : 26/04/2013
Age : 99
Localisation : Awras

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les colères inexpliquées

Message par p2m le Ven 23 Aoû 2013 - 16:08

la dépression, une émotion? scratch 

p2m
Zébré et vacciné
Zébré et vacciné

Messages : 2428
Date d'inscription : 20/05/2011
Age : 43
Localisation : bxl

http://www.zebrascrossing.net/t2857-salut-salut-c-etait-d

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les colères inexpliquées

Message par the buru le Ven 23 Aoû 2013 - 16:10

Point de vue intéressant Cyril, je n'avais jamais envisagé une dépression comme une colère qui n'est pas exprimée...
Cela reviens pourtant à se faire payer à soi meme qqchose au lieu d'envoyer chier l’extérieur qui veut nous imposer sa vision de la vie...

Mais souvent les "dépressifs" sont tellement bien conditionnés à ne pas se rebiffer qu'ils expriment leur colère contre la seule personne qu'ils pensent avoir le droit de détruire...eux.


the buru
Inconditionnel
Inconditionnel

Messages : 869
Date d'inscription : 05/04/2013
Localisation : 92

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les colères inexpliquées

Message par Invité le Ven 23 Aoû 2013 - 16:29

the buru a écrit: Cela reviens pourtant à se faire payer à soi meme qqchose au lieu d'envoyer chier l’extérieur qui veut nous imposer sa vision de la vie...

Mais souvent les "dépressifs" sont tellement bien conditionnés à ne pas se rebiffer qu'ils expriment leur colère contre la seule personne qu'ils pensent avoir le droit de détruire...eux.

Tout à fait... et tellement bien conditionnés, qu'ils n'arrivent même pas à ressentir de la colère ! C'est quand même mon cas... ce n'est qu'après quelques séances de psy que j'ai pu (enfin !) ressentir (un peu !) de colère (bien rentrée !).

Je m'interdisais depuis toujours d'être en colère, j'ai combattu longuement contre ce ressenti.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Les colères inexpliquées

Message par Speedy le Ven 23 Aoû 2013 - 16:44

Lire ce que vous dites sur la colère semble faire écho en moi. C'est encore flou dans ma tête.
Je crois que je ne me suis jamais mise en colère de ma vie. Jamais réellement en tout cas. J'ai été agacée, énervée, mais jamais réellement en colère. Pourtant j'ai souhaité de nombreuses fois me mettre en colère, j'ai imaginé des scénarios où, si ça ne se passait pas comme je le souhaitais, je me mettais en colère... Mais ce n'est que dans ma tête et face aux situations réelles j'en suis incapable.

Lors de ma période d'angoisses il m'est arrivé d'avoir des sentiments de colère très profonds, des sortes de pulsions de violence, d'envie de frapper que j'ai refoulé à tout prix. Ça me faisait (et me fait encore) peur... Et finissait immanquablement en crise d'angoisse...

Je n'avais jamais imaginé la dépression comme le mentionne Cyril, mais j'aime beaucoup son point de vue et l'explication de the buru.

Speedy
Zèbre fidèle
Zèbre fidèle

Messages : 100
Date d'inscription : 26/06/2013

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les colères inexpliquées

Message par p2m le Ven 23 Aoû 2013 - 17:07

the buru a écrit:Mais souvent les "dépressifs" sont tellement bien conditionnés à ne pas se rebiffer qu'ils expriment leur colère contre la seule personne qu'ils pensent avoir le droit de détruire...eux.
Ce que tu dis laisse entendre pour moi qu'on a le droit de détruire les autres... Mais je suis sur que ce n'est pas ce que tu veux dire... Mais il me semblerait bon de préciser.
Exprimer sa colère n'est pas eaxctement détruire l'autre. Essayer de détruire le pouvoir qu'on a l'impression que l'autre a sur nous?

p2m
Zébré et vacciné
Zébré et vacciné

Messages : 2428
Date d'inscription : 20/05/2011
Age : 43
Localisation : bxl

http://www.zebrascrossing.net/t2857-salut-salut-c-etait-d

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les colères inexpliquées

Message par Contenu sponsorisé Aujourd'hui à 3:03


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 1 sur 2 1, 2  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum