Amitiés réelles, amitiés virtuelles

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Amitiés réelles, amitiés virtuelles

Message par Virgule le Jeu 23 Juil 2009 - 20:24

Je pianote sur mon ordinateur, je parcours les écris de chacun, je m'intéresse à vous. Je suis sur msn, je discute avec des amis. Je me rends compte que la plupart de mon répertoire est composé de gens que je n'ai jamais rencontré. Tous des rencontres virtuelles. Je réfléchis. Ai-je des amis, des potes, des connaissances réelles que je côtoies volontiers ? Pas vraiment ... quelque uns, pas plus. Ils se comptent sur les doigts d'une demie main.

Je me rends compte que je n'arrive pas à discuter avec les gens de la vie réelle. Ils m'ennuient, pour la plupart. Je n'aime pas les conversations avec eux et je "décroche" très rapidement. Je n'arrive plus à me concentrer sur la conversation. Je n'écoute que vaguement leurs "problèmes" matériels répondant par oui ou par hmmm quand je sens le moment opportun. Qui plus ait les gens ressentent le besoin de me toucher. Mais NON on ne me touche pas ! Hors de question !

Alors que virtuellement j'arrive à discuter. Si j'en ai marre d'une conversation je me déconnecte et c'est facile. Si je m'en fiche de ce qu'on me raconte je ne lis pas. Bref cela me laisse plus de choix.

Est-ce que je serais asociale ? ou alors est-ce dû à mes rayures ? J'aimerais lire vos impressions, vos expériences ... bref partageons ...

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Re: Amitiés réelles, amitiés virtuelles

Message par johndoe le Jeu 23 Juil 2009 - 20:58

J'ai peu d'amis mais avec eux ce sont les seules personnes avec qui je peux avoir une réelle conversation, construire et réciproquement intéressante. Ils me sont précieux, comme des amis quoi. Je ne pense pas que ce soit différent de ce que vivent les "gens normaux", car ils ne sont pas tous amis avec tout le monde. Nous sommes seulement différents en ce sens que nous attendons des choses "différentes" de nos amis, c'est tout. Enfin c'est en tout cas comme ça que les choses me viennent.

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Re: Amitiés réelles, amitiés virtuelles

Message par Virgule le Ven 24 Juil 2009 - 5:21

Ce n'est pas le nombre d'amis qui m'importent parce que ce n'est absolument pas important. Ce que je veux dire dans mon post c'est que les relations que j'arrive le mieux à entretenir (en général) c'est via internet. Dés que les gens se retrouvent en face de moi je me lasse, je m'ennuie. Je déteste voir les gens, je ne veux pas me retrouver au milieu d'inconnu, j'ai la chair de poule rien que d'y penser. Beurk ! Je vais plus facilement être hyper désagréable quand je vois les gens irl. J'ai l'impression d'être coincé. Je préfère rester enfermé dans ma chambre à discuter avec mes amis plutôt que d'aller les rencontrer.

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Re: Amitiés réelles, amitiés virtuelles

Message par johndoe le Ven 24 Juil 2009 - 18:12

Virgule a écrit:Ce n'est pas le nombre d'amis qui m'importent parce que ce n'est absolument pas important.

En avoir 1 c'est tout de même mieux qu'en avoir 0. Enfin, à mon humble avis...

Virgule a écrit:Ce que je veux dire dans mon post c'est que les relations que j'arrive le mieux à entretenir (en général) c'est via internet. Dés que les gens se retrouvent en face de moi je me lasse, je m'ennuie. Je déteste voir les gens, je ne veux pas me retrouver au milieu d'inconnu, j'ai la chair de poule rien que d'y penser. Beurk ! Je vais plus facilement être hyper désagréable quand je vois les gens irl. J'ai l'impression d'être coincé. Je préfère rester enfermé dans ma chambre à discuter avec mes amis plutôt que d'aller les rencontrer.

(Lis la totalité de mon post avant de commencer à répondre)

Ben tes amis, justement ce ne sont pas (en théorie, sinon les appeler "amis" serait quelque peu paradoxal) des inconnus... Ce ne sont pas des gens "comme les autres", ce sont des gens avec qui tu es proche, avec qui tu peux discuter, à propos desquels tu sais des choses et qui eux savent des choses sur toi (simplement parce qu'à un moment donné tu t'es sentie suffisament en confiance pour te confier à eux, et réciproquement), etc. Un ami c'est important, construire une amitié demande du temps, de la patience, ne se décide pas non plus car comment savoir, a priori, que l'on aura des atomes crochus avec une personne donnée ? On ne peut pas, bien évidemment, et une composante aléatoire entre largement en compte dans les rencontres. Il est tout cas illusoire de "décider de devenir ami avec quelqu'un" (tout comme décider d'être en couple avec quelqu'un), car de telles choses ne se décident pas, peuvent s'étioler, s'arrêter (une amitié qui s'arrête est chose courante, mais ne doit pas non plus, à mon humble avis, faire oublier les bons moments qui se sont passés durant son existence). Avoir des amis c'est d'une certaine façon à l'image de la vie toute entière : un sacré hasard, une chance inouïe, et la possibilité que tout s'arrête demain.

Après c'est peut-être aussi à toi à ne pas attendre trop de tes amis (ni même des gens en général), je veux dire sans leur jeter la pierre (car nous sommes nous même imparfait et 1. savoir en quoi 2. le savoir tout court est me semble-t-il nécessaire pour A. s'aimer B. ne pas s'aimer ni de trop ni pas assez [les deux étant d'ailleurs bien souvent liés] et C. aimer les autres) ils ont, comme tous les êtres humains, leurs limites, leurs faiblesses, leurs défauts. Apprendre à accepter le meilleur sans vouloir changer le mauvais, ne pas juger les gens au-delà de ce que nous permet notre condition d'être humain (zèbre ou pas zèbre, la question n'est absolument pas lié à cet état de fait), ne pas non plus se juger soi-même sur des bases irréalistes (du genre "je sais faire ça" alors que c'est pas vrai), etc.

Enfin de mon point de vue tout ça est lié, tu ne peux pas construire d'amitié (ou d'amour) durables si tu ne sais pas t'aimer toi-même, si tu ne sais pas qui tu es, si tu ne sais pas t'aimer à ta juste valeur. Ce qui veut dire être lucide sur soi-même, sur nos propres faiblesses mais aussi sur nos forces. Dire "je sais faire ceci" n'est pas de la prétention si c'est vrai. Dire "je sais faire ceci" parce qu'un jour on a décidé qu'on pouvait le faire, sans savoir si on en était vraiment capable, ça c'est de la prétention. L'honnêteté, la lucidité et la Vérité sont des compagnons incroyablement utiles pour qui veut construire une vie dans laquelle il se sent bien. C'est en tout cas mon point de vue et c'est ce chemin là que j'ai suivi (et depuis que ça a commencé j'ai réussi à aimer ma vie, à apprécier ce que je vis, même les choses les plus "petites", à faire ce que j'avais envie de faire sans que ça me déçoive, à apprécier le rapport à l'autre, etc.).

Pour finir je dirais que le danger de MSN, et d'Internet plus généralement, dans les relations humaines, c'est que l'autre en face peut tout à fait contrôler ce qu'il veut faire transparaître de lui-même. Une discussion sur Internet n'est pas une discussion à proprement parler, car il manque les intonations, les expressions, les bégayements, etc., en fait tout ce qui fait d'une vulgaire conversation un élément d'une incroyable richesse et qui existe par et pour lui-même. MSN et Internet sont trompeurs, ils trompent sur les gens, ne disent pas tout, et rien ne vaut, à mon humble avis, une rencontre "réelle" pour s'assurer que les atomes crochus que l'on a virtuellement avec quelqu'un peuvent passer "l'examen de la vraie vie" avec succès. Tout en n'oubliant pas, non plus, de faire la part des choses entre ce qu'on apprécie chez une personne et ce qu'on aime pas.

Enfin je ne sais pas si tout ça à le moindre sens, mais je ne peux pas m'empêcher de me dire que tu te méprends largement sur tout un tas de choses, que tu attends des choses qui n'arriveront jamais, ou en tout cas avec une probabilité tellement faible que tu pourrais passer ta vie à les attendre sans qu'elles n'arrivent jamais (et donc, au passage, être passée à côté de ta vie pour rien). J'ai aussi l'impression que tu manques de lucidité sur les autres mais avant tout sur toi-même, que tu ne sais pas douter de toi, ou en tout cas pas comme il faudrait (le doute est un puissant moteur, car c'est par le doute qu'on améliore les choses qui sont améliorables), et que au fond c'est ça qui explique ton malêtre. Je ne sais pas. Et j'ai même peur, pour être tout à fait franc, de poster ce message, car j'ai surtout peur que tu y lises ce que tu as envie d'y lire plutôt que ce que j'ai réellement voulu y dire. Et que tu te déchaînes sur moi comme tu l'as fait lors de nos "vacances", parce qu'il fallait que tu tombes sur la gueule à quelqu'un, que tu te prouves une fois encore que tu étais la meilleure et que tu savais avoir le dernier mot plus que les autres (avoir le dernier mot ne sert à rien si, pour y arriver, il a fallu passer par des paroles odieuses et d'une totale mauvaise foi). Réduire plus bas que Terre quelqu'un pour en tirer la conclusion que tu vaux quelque chose est une impardonnable faute de logique (et de cœur aussi, d'élégance), car dans l'histoire ça ne te grandit en aucune façon. Ça explique peut-être pourquoi tu as si peu d'amis, indépendamment de ton statut de zèbre qui te fourni une belle excuse (même si ça doit compliquer la tâche), et surtout que tu détestes le monde entier. Tu as dit une fois en parlant de ta mère qu'elle n'aimait pas les gens car elle ne s'aimait pas elle-même. J'ai l'impression que tu as reproduis son schéma au détail près. Et si je te dis tout ça c'est en espérant, qu'en tant qu'"ami" (en tout cas de ce qui en reste), tu sois en mesure de te poser davantage de questions pertinentes et sensées sur toi-même. Car la morale à tirer de notre engueulade, ce n'est pas que "tu es née sous une mauvaise étoile", ou que "c'est la fatalité", etc. C'est simplement que ce qui t'es arrivé, sans forcément le chercher tu l'as néanmoins provoqué (au moins en partie), et qu'il te faudrait, pour dépasser cet état de fait, l'accepter et t'en sévir pour tirer les conclusions qu'il faut sur toi-même (ce qui, j'ai l'impression, n'a pas été fait du tout). Que des gens t'ai fait souffrir et que tu sois quelque part une "victime" ne t'empêche pas, mais alors en rien, de te remettre toi-même en question. Le statut de victime ne donne aucune excuse, aucune, en tout cas pas à long terme (sur le coup si, ça peut probablement servir d'excuse, et encore à petite dose, car j'ai vu des gens perdre leur père et qui se sont, malgré tout, souciés du bien-être de leurs amis avec une grandeur d'âme à en tirer les larmes).

Ce qui peut changer le plus facilement, ce ne sont pas les gens mais soi-même. La seule question d'importance étant : quand veut-on arrêter de jouer pour se concentrer sur l'essentiel, et construire quelque chose de sincère, fort et solide avec des gens qu'on aime ? La solitude est peut-être une force, je n'en sais rien, mais la solitude absolue est une souffrance probablement tout aussi absolue que la solitude qui l'accompagne. Notre statut de zèbre ne nous aide pas à construire des amitiés, mais je me dis que justement, ça devrait faire de nous des gens encore plus acharnés que les gens normaux. Et ce même si parfois ça peut être fatiguant. Car la seule question qui compte a l'air d'être : ai-je envie d'être demain une meilleure personne, plus heureuse, mieux dans mes baskets et plus à l'écoute des autres et du monde, qu'aujourd'hui ?

Tout ce que je dis là, je ne l'affirme pas, car je n'ai aucune potion magique, aucune recette miracle, car je n'ai aucune certitude. Si, peut-être celle que, justement, je n'en ai aucune. C'est Socrate lui-même qui l'a dit : "la seule chose que je sais, c'est que je ne sais pas". Et je pense, avec toute la modestie que je dois mettre en œuvre face à un tel homme, qu'il avait néanmoins raison.

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Re: Amitiés réelles, amitiés virtuelles

Message par Virgule le Ven 24 Juil 2009 - 20:58

J'ai bien lu ton post avant de répondre. Comme tu me dis de faire. Et j'ai l'impression que tu ne me connais absolument pas. Je suis d'accord avec toi, j'attends peut-être trop de mes amis. Peut-être, je ne sais pas. Je n'ai jamais eu la prétention de la savoir et je ne l'aurais sans doute jamais. Je ne considère pas mes amis comme autre chose que des êtres humains. Ils sont ce qu'ils sont et je les accepte tels qu'ils sont. Sans vouloir les changer, sans vouloir autre chose qu'ils soient eux-même, qu'ils soient bien, heureux.

Je reviens sur ce que tu as dis
Dire "je sais faire ceci" parce qu'un jour on a décidé qu'on pouvait le faire, sans savoir si on en était vraiment capable, ça c'est de la prétention
. Je suppose que tu parles de nos "vacances". Je n'ai jamais dit savoir le faire. Si on essaye pas des choses qu'on a jamais essayé on avancera pas.
Je suis lucide envers moi-même et je sais ce que je suis capable de faire. Certes je peux me tromper sur certaines choses je ne suis pas parfaite et je n'ai jamais prétendu l'être.

Si je ne pense pas de la même manière que toi sur tout un tas de choses ce n'est pas se méprendre c'est simplement avoir un point de vue différent au tien. Pour la fatalité, je suis fataliste sur les choses qui m'arrivent et auxquelles je ne peux rien faire d'autres que d'accepter ce qu'il s'est passé. Bien sur je reconnais mes fautes quand j'en ai, je suis capable de me poser des questions. Et pour ton information je doute toujours sur moi. Le doute est mon état d'esprit. Je doute de tout ce que je peux entreprendre. Ne me dis pas à moi que le doute fais avancer parce que je sais ce que c'est de douter de soi et se remettre en question.

Je n'utilise pas mon statut de zèbre pour m'excuser de ne pas réussir mes relations sociales. Jusqu'à il n'y a pas longtemps tu n'étais pas au courant que j'étais une zèbre. Et jusqu'à maintenant je ne me suis jamais trouver d'excuses pour justifier mon comportement. Je ne hais pas tout le monde, j'en ai peur. C'est là toute la nuance. Je hais les personnes qui m'ont fait du mal. Je ne pourrais haïr des gens que je ne connais pas. J'ai été une victime et je m'en suis sortie. Si tu savais toute l'étendue du mal qu'on m'a fait tu ne dirais peut-être pas ça. Je n'implore pas ce statut pour quoi que ce soit. Je ne me plains pas (ou très peu), j'en parle ici parce que j'ai besoin d'en parler face à ceux qui pourrait comprendre avec des yeux rayés. Je ne cherche pas à ce qu'on me plaigne, non surement pas, il y a des gens qui sont plus à plaindre que moi ça c'est sur.

Les dangers d'internet, des rencontres via internet, des conversations etc ... je les connais et je sais très bien qu'on peut tricher. J'aimerais pouvoir réussir à prendre sur moi et à vivre des amitiés réelles (enfin plus que ce que maintenant, pouvoir concrétiser). Je dis simplement que je n'arrive pas, pas à cause des autres, je sais que cela vient de moi. Je ne sais pas comment résoudre ce problème. Et je sais que ça viendra de moi, pas des autres.
Je ne sais rien non plus, je n'ai aucune certitude, je n'ai que des doutes. Malheureusement certains n'ont pas compris ou ne l'ont pas vu.

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Re: Amitiés réelles, amitiés virtuelles

Message par johndoe le Sam 25 Juil 2009 - 0:28

(Pareil lis le en entier avant de répondre)

Il y a un tel décalage entre tes paroles et ton comportement réel, je ne sais plus quoi penser, et surtout, je n'arrive plus à te croire. J'ai l'impression que tu cherches sans cesse à noyer le poisson, que tu as peur (?) d'être d'accord avec quelqu'un, y compris et peut-être même surtout, dans la critique (tu dis d'ailleurs, à propos de nos "vacances", "Si on essaye pas des choses qu'on a jamais essayé on avancera pas." et je te dis que je suis d'accord, mais que ça n'empêche pas non plus une première introspection rapide pour savoir si, a priori, on en est capable ou s'il faut encore du temps avant de l'être, et ne le prends pas mal mais vu la façon dont les choses se sont passées j'ai vraiment l'impression que tu t'es lancée tête baissée là-dedans sans vraiment y réfléchir).

Plus généralement on dirait que tu as peur des gens, ce qui peut se concevoir dans la mesure où la plupart des gens sont des connards (quoique, là aussi ça peut se discuter), mais là où ça devient carrément hallucinant c'est que lorsque des gens te tendent la main pour t'aider (je fais quasi-explicitement référence à moi, autant le dire), ou même pour tenter de t'aider (je ne prétends pas avoir la solution, bien au contraire), j'ai l'impression que tu ne sais pas sauter sur l'occasion alors même que je t'ai prouvé, à tout le moins je l'aurais pensé, que je ne te voulais aucun mal et qu'on était amis. En ce sens je n'ai absolument pas compris ta réaction démesurée lors de nos vacances, qui était peut-être plus de la comédie qu'autre chose mais qui m'a néanmoins fait du mal (peut-être parce que justement tu as donné l'impression de te défouler sur moi, sans avoir l'intention de rien construire du tout).

Tu sais malgré tout ce que je peux laisser penser au travers de mes posts et de mes paroles, je suis quelqu'un de terriblement dur à approcher, on me trouve souvent hautain, méprisant, et probablement que quelque part je le suis (et surtout je ne m'en excuse pas). Je veux dire je t'ai dit des choses que je n'ai probablement jamais dite à personne avant, et la seule chose que tu trouves à faire c'est taper un scandale vraiment délirant dans un lieu public. Autant être honnête je t'en veux, mais je t'en veux encore plus de ne pas avoir saisi la main que je t'ai tendu, inlassablement, ne serait-ce que pour discuter "carte sur table", de ne pas avoir compris que derrière ce que je t'ai dit il n'y avait ni haine, ni rancoeur, ni volonté de faire souffrir, mais seulement l'expression d'une volonté (probablement maladroite) de te tendre la main pour t'aider à t'en sortir (car tu as besoin d'aide, c'est évident).

Alors pardonne ma colère, mais quand je te vois te répandre sur ce forum et qu'en même temps tu donnes l'impression de tout faire pour ne pas prendre les mains qui te sont tendues, j'ai vraiment l'impression que tout ça n'est qu'une vaste comédie qui laisse un goût amer dans la bouche. J'ignore ce que ça vaut mais j'ai aujourd'hui peut-être plus que jamais l'impression que tu te sers des gens comme des pions, des choses que tu utilises et que tu jettes une fois qu'ils ne correspondent plus à ce que tu attends d'eux, ou que tu n'as plus besoin d'eux, en les rabaissant plus bas que Terre par la même occasion.

Tu dis d'ailleurs "Et j'ai l'impression que tu ne me connais absolument pas.", ce qui est totalement vrai car j'ai moi-même la même impression, mais putain qu'est-ce que je peux, que peuvent même plus généralement faire les gens, pour qu'enfin tu baisses un peu ta garde et tu cesses d'être aussi méfiante à l'égard monde entier ? Tous les gens en sont pas des connards, et si tu le penses je pense que c'est avant tout parce que tu interprètes tout ce qui se passe (à tout le moins une trop grande partie) au travers de ce prisme baisé et gonflé de non-Vérité. Si tu voir un OVNI tu verras un OVNI, ben là c'est tout à fait pareil, si tu veux voir de la méchanceté ou de la volonté de nuire tu en verras, mais es-tu seulement sûre que ça en est réellement ?

En gros j'ai envie de te dire la chose suivante : 1. pour que tu te sentes mieux il faut que TU te sortes les doigts du cul parce que 2. personne ne pourra jamais le faire à ta place, mais alors personne (ça vaut aussi et je dirais même SURTOUT pour tes "petits copains"). Arrête donc ton cinéma et sois donc un peu sincère envers toi-même, envers les autres, envers tous ceux qui à un moment donné t'ont tendu la main, ont abaissé leur garde parce qu'ils pensaient qu'être ami avec toi pouvait avoir un sens, et auxquels tu as joyeusement craché dans la main en te gaussant d'eux avec une incroyable cruauté.

Tu as souffert, on est d'accord, et tu sais quoi je parie même qu'on est tous passés par là. Des blessures on en a tous (et une certaine forme d'élégance et/ou de pudeur fait que la plupart des gens les gardent pour eux [sauf peut-être sur un forum tel ZC qui est, pour nous, un véritable et littéral havre de paix]), et chez nous elles sont d'autant plus béantes qu'elles font, toutes choses égales par ailleurs, incroyablement plus mal que chez les "gens normaux". Je veux dire par là que tu n'as pas le monopole, et surtout qu'un jour les choses se sont arrêtées, que ce temps du collège et du lycée où tous les coups de pute étaient permis envers les gens différents (comme nous) est un temps qui est terminé. A une seule condition : choisir ses amis et laisser sur le côté, quitte à leur fouttre au passage une bonne branlée histoire de se soulager, les gens inintéressants et qui aspirent surtout à te faire du mal (d'une façon ou d'une autre). Je suis par exemple tout à fait choqué de l'énergie que tu as déployé à foutre sur la gueule à Fatima, qui n'avait certes pas l'air d'être bien brillante mais franchement, elle est conne, et le sera toute sa vie, et ça sert à rien de lui parler si ce n'est te faire du mal et te donner l'impression d'être utile. Cette conne t'aurais dû la laisser faire, la laisser dans son coin, parce que franchement qu'est-ce que tu peux faire de mieux que ça ? Je pense que ce qui s'est passé avec elle est tout à fait symptomatique de ta volonté quasi-auto-destructrice (bien que probablement inconsciente) de ne t'intéresser qu'aux gens qui peuvent te faire du mal. Mais bordel de merde, SORS TOI DONC LES DOIGTS DU CUL ! (autre exemple : Lysiane-la-Magnifique)

Je ne sais plus quoi faire, entre d'un côté essayer de te faire sortir les doigts du cul, et de l'autre être indifférent à toi, te laisser sur le bord de ma route et continuer mon chemin en ayant de temps en temps une pensée émue pour toi (et c'est tout). N'ai pas peur de te confronter à la critique, au vrai doute, sain et posée, pas le doute qui est "vais-je réussir ?" à propos d'un truc que tu as déjà réussi mille fois, mais le doute "vais-je réussir ? Et surtout quelles sont les armes en ma faveur et celles en ma défaveur ?" qui est le vrai doute constructif et qui fait avancer à propos des choses que tu n'as pas tenté, ou pas assez tenté (avec ensuite un bilan honnête sur ce qui s'est passé).

Tu dis trop "c'est clair" aux gens, tu ne dis au final pas assez ce que tu penses, rien qu'à voir quand on était à la piscine à Nancy et que je t'ai dit que je comptais finalement prendre l'abo annuel et que tu m'as dit être d'accord alors même que quelques jours auparavant tu m'avais soutenu ne jamais vouloir prendre l'abonnement à Nancy et aller à Pont à Mousson (ce qui est ton droit, tu es libre d'aller à la piscine de ton choix !). En fait j'ai surtout l'impression que tu as peur d'être rejeté par les gens qui s'intéressent un minimum à toi, et que dès lors tu leur dis ce que tu penses qu'ils veulent entendre (en gros, et pardon de le dire ainsi, tu n'adoptes pas à l'égard eux une attitude sincère). Moi j'aurais préféré que tu me dises si oui ou non tu voulais aller à Nancy à la piscine, qu'on puisse essayer de trouver un arrangement, ou au pire faire le constat de notre désaccord et aller l'un à Nancy, l'autre à Pont à Mousson. C'est ça j'ai l'impression la vraie amitié, être honnête avec la personne en face de toi, lui dire les choses que tu penses vraiment, ne pas jouer de comédie, etc. Moi c'est en tout cas comme ça que je fais avec mes amis, même si j'admets également qu'il m'arrive parfois de ne pas tout dire (les "petits mensonges" si chers à un certain Gregory H.). Mais je crois qu'il existe cependant un monde entre d'un côté ne pas tout dire, et de l'autre dire des choses qui vont à l'encontre de ce qu'on pense au fond de soi-même.

En fait j'ai l'impression que tu es comme Wilson, tu donnes aux gens qui te sont proche tout ce qu'ils te demandent (ou plutôt tout ce que tu penses qu'ils te demandent), en t'oubliant totalement (ce qui créé de la colère en toi, rien qu'à voir comment tu t'es comportée ce fameux lundi à Corcieux...). Mais vois comment Amber lui a fait se sortir les doigts du cul, ben imagine que je suis Amber, toi Wilson, et que je te dis exactement la même chose qu'elle lorsqu'elle lui a reproché, saison 4, d'avoir choisi le matelas qu'il pense qu'elle aurait aimé plutôt que le matelas qu'il aimait lui (le matelas à eau qu'il ira rendre par la suite). Moi je veux que tu me dises ce que tu penses pour de vrai, et que tu me caches certaines choses que tu n'as pas envie de dire si tu n'as pas envie de les dire, mais dans tous les cas que tu CESSES de dire des choses que tu ne penses pas simplement pour faire plaisir aux gens (ou, en tout cas, croire que ça leur fait plaisir, car à toi ça te fait du mal mais à eux aussi, car ils se sentent mésestimés, trahis et ont l'impression tout à fait fondée, je dois dire, qu'on se fout quasi-ouvertement de leur gueule).

De tous les gens qui t'ont fait du mal j'ai en fait l'impression que tu n'as retenu que le côté "douleur" sans être en parallèle parvenue à faire la part des choses entre ce qui pouvait avoir un sens dans leurs paroles (en gros les critiques qu'ils t'ont fait et qui étaient fondées, en moins en partie) et les choses destinées uniquement à faire du mal (même si d'ailleurs une chose destinée à faire du mal peut être tout à fait vraie et faire avancer). Fais donc la part des choses, regarde toi dans un glace et franchement, es-tu aussi atroce que tous ces gens l'ont dit ? Mais es-tu aussi géniale que tu le penses ? "Je suis intelligente donc je vous emmerde" ça n'a jamais rien permis de construire quoi que ce soit. L'intelligence n'est rien d'autre qu'un détail, je ne pourrais dire en quoi mais ce n'est pas l'essentiel. Car un moment donné la vie prend un tournant qui fait que la comédie de la société s'arrête, et qu'on atteint là une vérité nue où seul l'essentiel survit (et c'est d'ailleurs dans ces moments là que les gens se révèlent tels qu'ils sont au fond d'eux, cf. une fois encore Amber et Wilson à propos du matelas). Ces instants "tournants" ils sont essentiels car ce sont eux qui font de nous autre chose que des machines préprogrammées par la société et qui nous permettent de nous révéler, de nous montrer sous notre jour le plus exact, de nous montrer tels que nous sommes au fond de nous-même. Aller à l'enterrement d'un homme qui m'était quasiment inconnu en espérant que ça permettra, même de façon infime (car c'est probablement ce qui s'est passé), à la famille de tenir un peu mieux le choc. Te dire ce que je pensais de nos vacances pour te faire réagir, et parce que je ne pouvais pas le garder pour moi. Etc. Tous ces moments de Vérité, qui sont néanmois toujours douloureux, d'une façon ou d'une autre, mais terriblement salvateurs.

Alors bref, je ne suis pas en train de te dire que je suis génial et que j'ai tout compris. Je suis seulement en train de te dire : mais putain QUAND vas-tu enfin baisser ta garde avec moi, et te comporter en tant qu'amie ? Quand vas-tu enfin oser me dire que ce tu penses pour de bon ? Car pour (je l'espère...) définitivement conclure ce post, j'ai surtout l'impression que si tu es seule, si tu n'as pas d'amis, c'est tout simplement parce que tu ne sais pas traiter tes amis de la façon qu'il faudrait (en leur disant la Vérité de ce que tu penses, en tout cas en arrêtant de leur "mentir"). Rien qu'à voir le cinéma que tu m'as fait lors de notre engueulade au camping, car j'ai surtout eu l'impression que ta réaction était incroyablement disproportionnée compte tenu de ce que j'avais pu te dire (sans compter ton "ben puisque c'est comme ça je te ramène pas à St Dié". Pour être franc j'aurais pensé que tu m'aurais ramené à St Dié et qu'on se serait engueulés dans la voiture, tous les deux, pour mettre les choses au point et se quitter sur une discussion franche où les choses auraient été dites). Ce jour là j'ai eu l'impression d'être face à une totale inconnue, et c'est peut-être aussi ça qui m'a fait du mal je n'en sais rien (et très franchement on s'en tape).

Là tu vois j'ai l'impression d'être à l'un de ces moments "tournants", où le superflu s'échappe pour ne laisser que l'essentiel. Deux routes s'offrent à toi, et seulement deux routes : en tant qu'ami je me découvre, je me dénude, je m'expose car je pense que cela peut avoir un sens. Soit tu te rapproches de moi, me passe un coup de téléphone, discute avec moi cartes sur table (quitte à ce qu'on s'engueule encore une fois, de toute façon les engueulades n'ont jamais tué personne), bref, casser ta routine et enfin saisir la main que je te tends, être honnête avec moi, arrêter de jouer, ou alors refaire une n-ième réponse "remplissage de vide" à mon post, te contenter du minimum syndical comme tu l'as toujours fait, me dire ce que tu crois que j'ai envie d'entendre, en gros ne pas te mettre en danger mais en réalité continuer encore et encore à faire du sur-place et à te complaire dans cette douleur que, j'ai l'impression, tu ne désires pas quitter.

La balle est dans ton camp, si je puis dire, et même si je n'ai pas la moindre idée de l'efficacité réelle de ce que je viens d'écrire, tu peux soit donner raison à mes doutes en me laissant sur le côté, ou au contraire saisir ton occasion pour qu'enfin notre amitié démarre, et prenne un tour nettement plus intense. La balle est dans ton camp et n'attend plus que ta Vérité.

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Re: Amitiés réelles, amitiés virtuelles

Message par Virgule le Sam 25 Juil 2009 - 10:14

La main que tu m'as tendu pendant les vacances ? Je ne l'ai pas vu tu m'excuseras .... mais quand on me dit: "ta gueule sale pute" je ne prends pas ça pour de l'aide. Si tu as voulu le faire, je ne l'ai pas vu, pas ressenti. Parce que tout ce que tu as balancé pour moi ce n'était pas constructif. J'accepte les critiques quand elles sont constructives et pas: tu as tout foiré, tout est de ta faute.
Après si c'était maladroit de ta part, peut-être, je ne sais pas. Peut-être que tout ceci est parti d'un malentendu des deux parts (ce que j'espère en tout cas).

Je sais que tu es quelqu'un de dur à approcher et que quand tu offres ton amitié tu ne fais pas les choses à moitié. J'ai vu ce que tu as pu m'offrir, l'aide précieuse que tu m'as apporter, je ne l'ai jamais nié et je ne le nierai jamais.

Je ne comprends pas pourquoi j'ai eu besoin d'aide à ce moment là. Parce que je ne suis pas moi-même avec des personnes que je connais à peine (mise à part ma soeur et toi). Mais je suis comme ça, je ne peux pas me révéler ainsi. Et puis je serai, selon toi, manipulatrice et que je me prendrais pour le centre du monde. Là aussi il faut que tu m'expliques. Si quand je commence à connaître les gens il se révèle que ce sont des personnes que je n'apprécie pas, je m'en vais, je leur explique (pour fatima par exemple je ne peux pas faire autrement que de lui parler, c'est ma collègue de travail ... et Lysiane je ne lui parle que quand elle m'appelle et encore je lui fais clairement comprendre que je ne veux pas lui parler ... si elles reviennent à la charge j'y peux rien et je ne peux pas faire plus).

Ce que tu/les gens peuvent faire pour que je baisse ma garde un tant soit peu ? Je ne sais pas. Je n'en sais absolument rien. J'aurai aimé (et j'aimerais encore) pour le faire totalement avec toi (je l'ai fait en partie) car je sais que tu es capable de m'aider (si j'ai besoin), de m'écouter et de m'accepter comme je suis sans me juger. Je ne pense pas du tout que les gens en général sont des connards. C'est simplement que le peu de fois où je me suis ouverte on a piquer mon coeur et on a profité de moi. J'ai peur de le faire, et je le fais petit à petit, je n'arrive pas à le faire d'un coup. (Malgré que la technique du pansement à enlever d'un coup est la meilleure technique). J'ai peur qu'on me refasse du mal même si je sais que ce n'est pas ton cas ni celui d'autrui. (Tu ne sais pas tout ce qui s'est passé dans ma vie, John, il y a eu plus que le collège et le lycée).

Je suis sincère avec moi-même. Je sais qui je suis et il y a deux ou trois personnes qui le savent aussi. Ca tu ne l'as pas compris. Certes je sais que je ne montre qu'une partie de moi-même (pas forcément la plus flatteuse) à la plus part des gens mais c'est ainsi. Se montrer totalement c'est prendre le risque d'exposer son âme totalement. Il y a beaucoup plus de prises pour se faire attaquer. Je dois être un peu paranoïaque, je pense.
Je me cruelle et démonstrative quand on m'insulte. Tu m'aurais laissé parlé, tu m'aurais laissé accepter ce que tu me proposais (sans m'accabler de tous les torts) j'aurais accepter ton aide.

Les questionnements que tu me dis, je me les pose. J'ai tout le temps des doutes sur ce que je peux faire ou non. SUr ce que je peux réussir. Que ce soit des questions bidons sur mon boulot, des problèmes avec des enfants, ou alors des choses comme les vacances. J'ai failli tout laisser tomber à un moment donné parce que je ne pensais pouvoir être capable. Mais je me suis dis qu'il fallait essayer, que si ça se passait bien tant mieux, sinon ben je verrais ce qui n'as pas fonctionné pour être meilleur la prochaine fois. Je sais qu'il y a plein de chose qui n'ont pas été (et en grande partie de ma faute), mais il y a toujours des ratés dans les premières fois. Je ne peux pas être nickel tout de suite.

Pour la piscine (désolée je reprends tes idées au fur et à mesure pour éviter de me perdre dans le flots de mes idées/questionnements/réponses). C'est vrai qu'au départ je ne voulais pas trop (je n'étais pas sur) de vouloir prendre l'abonnement à Nancy. Pour des raisons évidentes de budgets, de trajets. Bref plein de chose qui me faisait dire que ce n'était pas pratique. Je n'ai pas dit que je prendrais l'abonnement. Je n'ai jamais dit qu'à la rentrée j'irais. J'ai simplement dit que je verrais où et comment je travaillerais pour prendre ma décision. Mais le fait de pouvoir accéder à toutes les piscines de Nancy pour moins cher que Pont à Mousson était plus plaisante. En plus j'ai plusieurs proposition d'emploi sur Nancy (que je ne sais pas si je vais accepter). Ca dépendra aussi de comment j'arrive à m'organiser dans ma licence. C'est la première fois que je vais travailler de cette façon. Certes je sais que j'aime ce que je vais entreprendre que je sais qu'au fond de moi c'est pour ça que je suis faite, mais je doute sur ma façon de faire. Je ne sais pas si je vais réussir. Bref, je ne sais pas encore si je prendrais l'abonnement. Je me suis peut-être mal exprimée.

Je sais bien que tu veux que je te dises ce que je veux vraiment, ce que je suis vraiment, ce que j'aime vraiment. Et je l'ai fait, il y a juste certaines choses que tu as peut-être mal comprise / mal interpréter / ou que j'ai mal expliquer.

Les gens quand ils m'ont fait du mal physiquement, je ne comprends pas leur critique et ce qu'ils me reprochaient. D'être grosse ? D'avoir des lunettes ? Je ne leur plait pas et il me frappe ... euh là je ne vois pas ce en quoi je pourrais tirer. Quand on me frappe en me disant: tu es trop intelligente/différente pour mériter autre chose ... je ne sais quoi faire d'autres que d'attendre que ça passe. J'ai tiré des conclusions sur mes histoires d'amour foireuses, je me suis rendue compte que je me voilais la face avec certains (et la plupart) de mes ex. J'ai pris sur moi et j'ai compris. Quant à la douleur morale, que certains ont fait sur moi, il y a eu des choses juste que j'ai pris en compte. Au lycée j'étais trop madame je sais tout. J'ai évolué depuis et je ne sors pas ma science à tout bout de champs (sauf si je le juge nécessaire). Quand je dis je suis intelligente et je vous emmerde c'est pour tout ce qui m'ont critiqué de l'être trop.
Je n'ai pas pris tes paroles sur nos vacances comme salvatrice ou constructive parce que tu m'as fait passé ce message en m'accablant de tous les torts de tout. (la tente est humide par exemple, si il pleut dehors ça restera humide, même si il ne pleut pas ça restera humide à l'intérieur). Qui plus ait pour moi la conversation n'a pas lieu d'être quand les personnes m'insultent et ne veulent rien écouter. Certes j'ai été en colère, surement plus que de raison, et je n'aurais pas du nous / me / te donner en spectacle, mais quand on commence à m'insulter hors de question que je fasse un effort. Je pense aussi que j'aurais du te ramener à St Dié, j'ai été aveuglé par la colère de je ne sais quoi. Mais voilà tu n'es pas le seul à souffrir de ça. J'ai été surprise de la façon dont j'ai pu te traiter, car au fond de moi je ne voulais pas que ça se passe ainsi. Mais mes émotions (que je ne contrôle pas) ont dépassé ce que je voulais faire passer / dire.

En tout cas je suis prête à mettre carte sur table. On s'appelle (quand je ne sais pas je n'ai pas beaucoup de temps en ce moment), si tu veux on s'appelle aujourd'hui. Même si bon je ne serais pas seule chez moi et je n'aime pas que les autres puissent entendre ce que je vais dire. Je suis prête à m'engueuler encore une fois avec toi, à entendre ce que tu as à me dire. Je n'ai pas envie de perdre une amitié qui compte pour moi. Par contre n'attend pas de moi que je change et baisse ma garde du jour au lendemain. Ce que je peux te dire c'est que je me montrerais plus comme je suis. Ca c'est clair. J'ai compris qu'avec toi je pouvais l'être (depuis longtemps) mais il fallait un élément déclencheur pour le faire.

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Re: Amitiés réelles, amitiés virtuelles

Message par éden le Sam 25 Juil 2009 - 16:32

bon je lis le post de virgule mais la suite, les amis, trop long pour moi ^^.

Je réagis donc sur le message original. Pour ma part j'essaye d'avoir la même liberté avec mes amis IRL que sur MSN. En gros si je me fais chier j'me casse, si il me soule je leurs dis.... en gros je reste moi même. Bon du coup on est pas le gentil toutou à sa maman que l'on appel pour cirer les pompes, mais c'est pas plus mal non ? ^^

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Re: Amitiés réelles, amitiés virtuelles

Message par Lilou le Sam 25 Juil 2009 - 17:04

Se forcer à être quelqu'un d'autre demande énormément d'énergie et fait souffrir. C'est très destructeur je trouve. J'ai moi-même voulu me conformer aux autres pendant longtemps, pour être "comme les autres" justement, pour moins ressentir le décalage.. ECHEC!!! Je me suis fait du mal c'est tout, j'étais malheureuse, et finalement je me sentais encore plus décalée. J'ai arrêté. Je ne me force plus. Les vrais amis sont ceux qui vous acceptent comme vous êtes et qui ne vous reprochent pas votre différence (comme cela fut le cas pour moi Crying or Very sad ). Je suis très sociable, j'ai le contact facile, je connais plein de monde, mais j'ai très peu de proches. Beaucoup de connaissances, peu d'amis. Il y a des gens que j'apprécie beaucoup mais je sens les limites de la relation, de la communication, des discussions aussi. Impossible d'envisager quelque chose de plus profond, car je finirai par vouloir me détacher à cause de ces limites et de la frustration engendrée. C'est pareil pour vous? Vous sentez les personnes avec qui vous ne pourrez pas avoir une relation autre que superficielle, même si vous les trouvez sympathiques?

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Re: Amitiés réelles, amitiés virtuelles

Message par éden le Sam 25 Juil 2009 - 17:07

C'est pareil pour vous? Vous sentez les personnes avec qui vous ne pourrez pas avoir une relation autre que superficielle, même si vous les trouvez sympathiques?

quasiment tous Sad .... une relation, une amitié réellement fusionnelle, j'en rêve.

... les gens ont trop peu de curiosité et d'intelligence pour suivre les règles du jeu de sincérité et de compréhension.

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Re: Amitiés réelles, amitiés virtuelles

Message par Lilou le Sam 25 Juil 2009 - 17:17

Moi aussi... quasiment tous. Crying or Very sad
Je sens que je ne pourrais pas aller plus loin, "pousser" la discussion aussi loin que je voudrais, être satisfaite de l'échange tout simplement. Souvent, je parle avec les gens et j'ai cette sensation envahissante d'avoir "fait le tour". Du coup, si l'autre continue, ça m'agace, parce que pour moi il ne dit rien d'intéressant. C'est horrible ce que je dis, mais c'est ce que je ressens. Ce n'est la faute de personne, juste que la connexion entre cette personne et moi ne sera pas possible, en tout cas pas au degré que je le souhaiterais pour que je me sente "nourrie" par nos échanges.

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Re: Amitiés réelles, amitiés virtuelles

Message par éden le Sam 25 Juil 2009 - 18:55

.... savoir à l'avance ce qu'il va dire, et s'énerver d'attendre qu'il ait fini de parler....

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Re: Amitiés réelles, amitiés virtuelles

Message par Lilou le Sam 25 Juil 2009 - 19:08

Exactement!
En réunion c'est l'enfer. Dès que je connais le thème et les participants, je sais exactement ce qui va se passer, qui va dire quoi, quand et à qui, qui relancera, qui se taira, et les conclusions qu'il aura fallut des heures à voir émerger alors qu'elles me semblaient évidentes. Le problème c'est que je suis coincée : si je dis ce que je pense, cela risque d'être mal pris par les autres, alors je me tais et je rêve en attendant que ça se passe. Question d'habitude... Rolling Eyes

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Re: Amitiés réelles, amitiés virtuelles

Message par éden le Sam 25 Juil 2009 - 19:14

oui... et si on coupe la personne pour lui dire que l'on sais à l'avance ce qu'elle va dire... .... ...... ............. bonjour le nombre de fois où j'aurais dû me taire... et surtout avec les femmes... ^^

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Re: Amitiés réelles, amitiés virtuelles

Message par Lilou le Sam 25 Juil 2009 - 19:19

Il vaut mieux éviter de couper la parole c'est vrai.
J'ai vécu des moments de solitude quand on me demandait mon avis par contre... Genre une réunion où tout le monde parle pour ne rien dire, retourne le problème dans tous les sens alors que la solution est évidente, et là quelqu'un me dit : "Et vous qu'en pensez-vous?". Et j'ai dit ce que je pensais, avec analyse, tenants et aboutissants, répercussions de la décision, avantages pour chacun, etc... Résultat? Un silence total et des yeux ronds tout autour de la table. Youpiiiiiii!!! cheers Franchement il vaut mieux en rire parce que ça fait quand même bizarre. Mais bon, on ne peut pas se taire tout le temps.

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Re: Amitiés réelles, amitiés virtuelles

Message par éden le Sam 25 Juil 2009 - 19:21

A trop parler au boulot, on se prend toutes les responsabilités... sans les bonus qui vont avec. Surdoués vache à lait ?

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Re: Amitiés réelles, amitiés virtuelles

Message par Lilou le Sam 25 Juil 2009 - 19:26

Non je ne crois pas, en tout cas pas systématiquement. N'oublie pas que certains nous trouvent juste à l'ouest avec nos réflexions, alors ils ne risquent pas de donner trop de responsabilités à l'original du coin, tu ne crois pas?

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Re: Amitiés réelles, amitiés virtuelles

Message par éden le Sam 25 Juil 2009 - 19:29

tu as raisons, je voulais pas faire de généralité c'est idiot. J'ai déjà des problèmes pour l'embauche au moment où on me pose des questions et que je vois la tronche de la personne qui à décroché à ma deuxième phrase lol.

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Re: Amitiés réelles, amitiés virtuelles

Message par Virgule le Sam 25 Juil 2009 - 20:00

Je ressens la même chose. Il y a deux personnes qui m'ont permis d'avoir des conversations digne d'intérêt, où je n'ai pas l'impression que c'est superficielle. Quand je suis en réunion aussi c'est la même chose. Les gens prennent un million de détour pour arriver à une conclusion "bête et méchante". Au début de ma carrière en animation j'ouvrais grand ma gueule. Ca a agacé beaucoup de monde et j'ai failli être éjecté de l'équipe parce que je disais trop vite ce que les autres avaient besoin de temps pour comprendre. J'ai appris à ne rien dire et à l'ouvrir au bon moment ça reste difficile parce que j'ai tellement envie qu'ils comprennent ce que j'ai compris avant eux.
Mais bon ... avec le temps on apprend à parler au bon moment (c'est dur ...).

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Re: Amitiés réelles, amitiés virtuelles

Message par Lilou le Dim 26 Juil 2009 - 6:47

Oui c'est dur! Il faut prendre sur soi pour supporter que tout prenne autant de temps.
J'ai toujours fini ce que j'ai à faire bien avant la date prévue, je mets 2 jours à faire quelque chose qui devrait prendre une semaine d'après les autres, mais bon... I am what I am! Very Happy

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Re: Amitiés réelles, amitiés virtuelles

Message par Virgule le Dim 26 Juil 2009 - 10:55

Pareil pour moi, au lycée lors des devoirs surveillés. Quand on nous donnait 2 heures pour faire quelque chose en 45 min c'était fini. Pareil pour le TP mise à part les temps d'incubation et de chauffage ou de refroidissement je mettais deux fois moins de temps que les autres. Ce qui a exaspérer plus d'un. Surprised

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Re: Amitiés réelles, amitiés virtuelles

Message par Lilou le Dim 26 Juil 2009 - 16:53

Et puis il y a la fameuse incrédulité : "T'es sure? T'as vraiment fini?" Genre, elle se fout de notre gueule?! Razz
J'ai vécu l'enfer à la fac à cause de l'adaptation que ça me demandait, et encore j'ai bossé par correspondance alors j'avais que des regroupements et des TP, mais c'était déjà trop pour moi. La journée sur une chaise à écouter des choses sans intérêt, ou que j'avais compris depuis longtemps, et surtout qui auraient pu être dites en 1H, ça me mettait les nerfs à vif. Heureusement c'est derrière moi maintenant! cheers

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Re: Amitiés réelles, amitiés virtuelles

Message par Virgule le Dim 26 Juil 2009 - 18:47

Moi je reprends mes études à distance à la rentrée. J'espère que je pourrais avancer un peu plus à mon rythme ...
Mais c'est vrai que il y a une grande part d'incrédulité face à notre rapidité de réponse. Je savais alors pourquoi perdre mon temps ? ^^

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Re: Amitiés réelles, amitiés virtuelles

Message par éden le Dim 26 Juil 2009 - 20:33

le problème c'est qu'il n'y a pas de diplôme pour prouver au autres que l'on est zèbre. "le problème" ? non, en réalité moi je connais la vérité sur moi ça devrait me suffir..... mais non.

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Re: Amitiés réelles, amitiés virtuelles

Message par Virgule le Lun 27 Juil 2009 - 5:24

Ca ne suffit jamais. Les autres veulent toujours plus. Veulent toujours des preuves. A l'époque du lycée je ne savais pas encore que j'étais zèbre mais je sentais au fond de moi que je n'étais pas comme les autres. Seule une amie à l'époque (l'une de mes seules, j'en avais deux ...) était au lycée avec moi. Elle ne se posait pas de question. Je vais plus vite que les autres ben tant mieux pour moi. C'est comme ça que je fonctionne et puis c'est tout.

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Re: Amitiés réelles, amitiés virtuelles

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