Ma conception de l'instruction

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Re: Ma conception de l'instruction

Message par Cyril THQI le Dim 29 Juin 2014 - 16:29

Daniel H. Pink a écrit:Home-schooled children also perform extremely well on nearly all measures of socialization. One of the great misconceptions about home schooling is that it turns kids into isolated loners. In fact, these children spend more time with adults, more time in their community, and more time with children of varying ages than their traditional-school counterparts. Says one researcher, "The conventionally schooled tended to be considerably more aggressive, loud, and competitive than the home educated."
Source : School's out

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Re: Ma conception de l'instruction

Message par Invité le Dim 29 Juin 2014 - 19:22

Une émission assez plaisante à ce sujet :
http://www.franceculture.fr/emission-rue-des-ecoles-qui-a-peur-de-l-instruction-en-famille-2014-06-18

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Re: Ma conception de l'instruction

Message par Invité le Ven 4 Juil 2014 - 12:08

Cyril THQI a écrit:
Oui. Mais je compte diversifier les rencontres. Il me semble insuffisant de ne rencontrer que des enfants de son âge. Il faut également rencontrer des enfants plus jeunes et des enfants plus âgés. Il faut rencontrer de jeunes adultes, des vieux, ... Et il faut aussi que l'enfant puisse observer les interactions entre ces différentes catégories de personnes.

Sur ce paragraphe, je suis complètement d'accord.
(Je suis papa de deux filles, 3 et 4 ans).




Un projet intéressant. Ce que j'ai pu remarquer avec mes filles, c'est qu'elles sont très différentes l'une de l'autre, dans leurs rapports aux apprentissages (et également dans leur rapport aux autres). L'école (maternelle) leur donne l'occasion de passer du temps avec d'autres enfants (dans la cours/récré par exemple). Et sensibilise à divers sujets que je n'aurais certainement pas su leur transmettre. (caca boudin, chansons graveleuses, coloriages, activités manuelles ...)

Mon projet éducatif était le suivant : les forcer à aller à l'école. Leur faire rencontrer un maximum de personnalités différentes en dehors. Favoriser leur envie d'apprendre par elle même. Je prend l'école comme une contrainte, mais aussi une garantie qu'elles accéderont aux modes de leur époque. Et peut être à un minimum de savoir faire sociaux (lecture/écriture) Ma plus grande frustration, c'est l'impossibilité pour les enfants d'être confrontés aux milieux professionnels.

Mon autre frustration, c'est la difficulté économique et organisationnelle de leur permettre de tester des activités diverses, afin de trouver celles qui leur plaisent (art martiaux, danse, théâtre, escrime, chant, musique, jeux d’échec, de go,  ...) la question de la pédagogie se pose d'ailleurs pour chacune de ces activités.



D'un point de vu personnel, j'ai souffert à l'école. Sans doute du fait d'une dysgraphie qui me rendait impossible/très difficile/douloureux de recopier en permanence les cours. J'ai arrêté complètement de prendre des notes en 4 ème. Je garde aussi de très bon souvenirs (l'enseignement sur les "bases" d'écriture des nombres entiers en primaire par exemple. Base 2, base 3 etc).

Pour beaucoup de gens, l'école enseigne des choses qu'ils s’efforcent ensuite d'oublier au plus vite. J'ai souvent l'impression que, ne pas subir les cours (au moins ceux qui leur déplaisent le plus) aurait été un formidable gain personnel pour eux.  Est ce que la notion de dérivée est vraiment indispensable à quelqu'un qui déteste à tel point les mathématiques, que cette personne ne comprendra jamais ce concept ? Ne pas comprendre la notion de dérivée, n'empêche pas la quasi totalité des gens d'appréhender instinctivement la notion de vitesse.

Est ce que la date du couronnement de Charlemagne est vraiment indispensable à la culture d'un enfant ? Pour certains oui. Car ces éléments cognitifs vont faire écho en eux. Pour les autres, ce sera vite oublié. Le rôle objectif des enseignements de l'école est de préparer au bac. Et pourtant, on ne peut pas dire que les programmes soient conçus uniquement dans cette optique. Le rôle subjectif est de préparer à la vie citoyenne. Mais là encore, il est difficile d'appréhender les programmes (de mon époque) sous cet angle.

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Re: Ma conception de l'instruction

Message par Invité le Ven 4 Juil 2014 - 12:19

Cyril THQI a écrit:Et j'ai constaté que bon nombre de personnes cachaient leur QI ou leur intelligence aux autres, par une sorte de peur de recevoir une opinion désapprobatrice. Comme si l'intelligence était une maladie honteuse. Avec le terme THQI, j'ai cherché à montrer qu'on peut rompre avec cette attitude. J'ai voulu contribuer à rendre plus assertifs les membres de ZC, à mieux assumer leur différence.

Dans ce cas pourquoi ne pas afficher ton score plutôt ? Cyril 152 ou quelque chose comme ça ....  Ce qui me choque à chaque fois que je lis ce terme de (Moi-THQI) c'est que THQI recouvre un large spectre de scores finalement très distincts. Si on va jusqu'au bout de cette démarche de transparence, il me semble d'ailleurs opportun de fournir également les scores des subtests. Ainsi les gens qui nous rencontrent (virtuellement ou en live), peuvent se faire une idée de ce que signifient ces scores. Et aussi de ce qu'ils ne signifient pas.

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Re: Ma conception de l'instruction

Message par Cyril THQI le Ven 4 Juil 2014 - 12:40

stauk a écrit:Dans ce cas pourquoi ne pas afficher ton score plutôt ?
Parce que je ne le connais pas.

stauk a écrit:Ce qui me choque à chaque fois que je lis ce terme de (Moi-THQI) c'est que THQI recouvre un large spectre de scores finalement très distincts.
Toutefois, la plupart du temps le score est proche de 145.

stauk a écrit:Si on va jusqu'au bout de cette démarche de transparence, il me semble d'ailleurs opportun de fournir également les scores des subtests. Ainsi les gens qui nous rencontrent (virtuellement ou en live), peuvent se faire une idée de ce que signifient ces scores. Et aussi de ce qu'ils ne signifient pas.
Ca pourrait être l'objet d'un message, mais ça ne peut pas être intégré à un pseudo.

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Re: Ma conception de l'instruction

Message par Invité le Ven 4 Juil 2014 - 13:25

Cyril THQI a écrit:
stauk a écrit:Ce qui me choque à chaque fois que je lis ce terme de (Moi-THQI) c'est que THQI recouvre un large spectre de scores finalement très distincts.
Toutefois, la plupart du temps le score est proche de 145.

Uniquement si :
1) le modèle de répartition du QI est avéré.
2) Tous les THQI sont également susceptibles d'utiliser ce terme, indépendamment du score qui leur a été attribué.
Aucune des deux hypothèses ne me semble à priori aller de soi.

Tu ne connais donc pas ton score, mais tu sais seulement qu'il est >=145 ??

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Re: Ma conception de l'instruction

Message par Cyril THQI le Ven 4 Juil 2014 - 13:54

Supérieurs aux plafonds des tests utilisés (WAIS 3, D70, Matrices de Raven, Cattell), à part un où j'ai eu 145 (les matrices de Raven, je crois).

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Re: Ma conception de l'instruction

Message par Invité le Ven 4 Juil 2014 - 14:25

Cyril THQI a écrit:Supérieurs aux plafonds des tests utilisés (WAIS 3, D70, Matrices de Raven, Cattell), à part un où j'ai eu 145 (les matrices de Raven, je crois).

Ca donne fortement l'impression que dans ton cas le sigle de THQI est parfaitement inapproprié et trompeur. Dans le sens ou les scores que tu décris ici sont tout à fait non représentatifs des scores (théoriques) de la majorité des THQI. Sauf à la rigueur si on admet que les tests ne veulent plus rien dire à partir d'un certain niveau de performance.

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Re: Ma conception de l'instruction

Message par Cyril THQI le Ven 4 Juil 2014 - 18:25

Le sigle THQI borne vers le bas, pas vers le haut.

Je crois effectivement que les tests ne veulent plus dire grand chose à partir d'un certain niveau de performance (que je situe au feeling vers 2 ou 3 écart-type). Pour discriminer un sous-groupe de personnes ayant un "niveau intellectuel élevé" à l'intérieur de l'ensemble des HQI, je pense qu'il faudrait définir ce qu'on entend par là et construire d'autres moyens d'identification de ces personnes.

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Re: Ma conception de l'instruction

Message par tchoise le Ven 4 Juil 2014 - 21:15

Bonsoir.
Intriguée par ce fil. De quoi parle-t-on? D'une conception de l'instruction qui serait si différente de celle de l’Éducation Nationale (voire...) ou d'un père qui souhaite instruire ses enfants (à partir de quand? jusqu'à quand?)?
Dans ce dernier cas il serait souhaitable aussi de se demander ce que pense la mère des enfants, non pas par curiosité malsaine mais juste pour essayer de comprendre s'il s'agit d'un vrai questionnement ou si l'on est dans l'expression d'un fantasme (de toute puissance sur des enfants?) qui me glace un petit peu. Sauf erreur de ma part, toutes les personnes qui sont intervenues pour évoquer leur propre expérience d'enseignement dans les familles ont plus ou moins présenté un projet de couple; et là, mon ressenti n'est pas le même. Ensuite il pourrait être intéressant de connaître un peu mieux les enfants en question; là encore dans les témoignages donnés il est évoqué des besoins particuliers, des situations de mal être ou des lieux de vie ayant amené à...Sauf lecture trop rapide de ma part, je n'ai pas réussi à me faire la moindre image de cette fillette  ni de son petit frère.
Enfin, se méfier du conformisme est louable. Pour un adulte. Attention à ne pas oublier qu'un enfant doit se construire. Il rencontre des phases, dans son développement psychique,où il recherche le conformisme... quelque soit son QI. Ce n'est pas si grave. Ça s'accompagne, il me semble, en proposant alors ses propres valeurs à l'enfant ou à l'ado. De là à en faire une recherche éducative cela me semble être une erreur (et surtout pour des enfants câblés différemment qui vont avoir, au naturel, toute leur vie les plus grandes difficultés à se sentir comme les autres. Le complexe de l'extra-terrestre c'est déjà bien compliqué à vivre alors si en plus il y a constamment l'injonction paternelle de ne pas faire comme les autres ça peut devenir très lourd...Je trouve plus intéressant de montrer à ces enfants comment faire pour faire comme tout le monde!)
Voilà donc pourquoi je suis intriguée par ce fil. Ce sujet (l'enseignement dans la famille) m'intéresse beaucoup pour de multiples raisons, mais, abordé de la sorte, il me met mal à l'aise.

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Re: Ma conception de l'instruction

Message par zebravalia le Ven 4 Juil 2014 - 21:31

Moi aussi ça m'intéresse, l'année prochaine, je serai obligée de proposer à mon enfant surdoué de 7 ans un enseignement à domicile en complément de son école privée marocaine afin de lui donner toutes les chances de pouvoir réintégrer un cursus français si un jour on rentre en France et aussi parce que même s'il suit tous les cours en arabe ce qui est un surcroît de difficulté pour un français, il s'ennuie et l'école, tout en reconnaissant son profil atypique, refuse cependant de lui faire sauter une classe.
donc l'arabe, la gym, l'anglais, l'informatique à l'école en auditeur libre, pour être avec d'autres enfants non extra-terrestres (quoique, j'ai repéré quelques HQI qui s'ignorent et en souffrent) le français, les maths, l'histoire-géo, les sciences, les échecs, le tennis, le tae-kwon-do hors école.
j'ai consulté les cours du CNED niveau CE2 puisque je lui fais sauter une classe : c'est cher avec le suivi corrections à distance et c'est indigent et avec des fautes en plus.
les cours plus ciblés hqi (Valin, hattemer, Epc, etc.) bien que beaucoup mieux faits, surtout Valin, c'est trop cher pour nous.
donc nous lui paierons un prof qui fera une petite classe car une autre petite française est concernée, comme ça il sort de la maison ce qui lui convient, son caractère fait qu'il a besoin de contacts extérieurs et je pioche sur le net des cours intéressants, y compris sur I Pad pour le fun.
mais je en sais même pas si j'ai le droit de faire ça, car du coup il sort du système scolaire marocain et rien n'est validé auprès du système scolaire français.
j'ai appelé le référent consulaire aujourd'hui, elle en sait pas et me demande de téléphoner à l'EN française, ce que je craint car dès qu'ils connaîtront notre existence, on risque d'être soumis à des obligations auxquelles on veut justement échapper.
Cyril (et sa femme ?) n'a peut-être rien commencé avec ses enfants mais pour nous, ça se précise méchamment.

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Re: Ma conception de l'instruction

Message par tchoise le Ven 4 Juil 2014 - 21:57

Je crois que l'obligation du droit français de recevoir une instruction jusqu'à 16 ans ne s'applique qu'aux enfants qui résident en France. Pour ce qui est de réintégrer le système scolaire français en France, il me semble qu'avant 12 ans on est intégré dans sa classe d'âge et qu'après il existe (éventuellement?) un examen d'entrée au collège. Tout ça est à vérifier sur les sites eduscol, inspections académiques ou dans les BOEN. Quant au programme de primaire on le trouve dans les instructions officielles de 2008 et après, sur la façon de l'enseigner, ce n'est pas très compliqué à condition d'être rigoureux et persévérant.

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Re: Ma conception de l'instruction

Message par zebravalia le Ven 4 Juil 2014 - 22:01

Merci Tchoise ! ça ce sont des renseignements !

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Re: Ma conception de l'instruction

Message par Cyril THQI le Lun 7 Juil 2014 - 15:38

tchoise a écrit:Dans ce dernier cas il serait souhaitable aussi de se demander ce que pense la mère des enfants, non pas par curiosité malsaine mais juste pour essayer de comprendre s'il s'agit d'un vrai questionnement ou si l'on est dans l'expression d'un fantasme (de toute puissance sur des enfants?) qui me glace un petit peu.
Et vous interrogez-vous sur la possibilité d'un fantasme de toute puissance de la part de l'Education Nationale sur les enfants des autres ? De la volonté et de l'action de qui est-il le plus légitime de se poser des questions ? De celles des parents ? Ou de celles de personnes qui ne connaissent pas l'enfant et n'ont aucun lien avec lui ?

Pourquoi les intentions des parents seraient-elles plus suspectes que celles de personnes s'arrogeant le pouvoir de décider pour des millions d'autres ? De quel côté est le fantasme de toute puissance ?

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Re: Ma conception de l'instruction

Message par Invité le Lun 7 Juil 2014 - 15:57

Tchoise a écrit:Je trouve plus intéressant de montrer à ces enfants comment faire pour faire comme tout le monde!)

Humm, comment dire... ce n'est pas la meilleure façon d'expliquer à un enfant surdoué comment se créer un faux-self?
C'est bien l'EN ça de vouloir mettre au pli ceux qui sont différents...

Un surdoué, surtout à un certain niveau de décalage ne pourra jamais faire comme tout le monde, à moins d'en souffrir... Autant lui expliquer dès le plus jeune âge comment faire pour vivre sa différence sans se soucier de ce que peuvent penser les autres, non? Wink

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Re: Ma conception de l'instruction

Message par Cyril THQI le Lun 7 Juil 2014 - 16:18

So far away, j'abonde dans ton sens. J'ajoute que le forum abonde d'exemples de personnes qui essaient de faire comme "tout le monde" (concept vide de réalité ; il y a beaucoup de diversité dès qu'on gratte un peu) et qui sont en souffrance. Je vais jusqu'à penser que c'est là leur plus grosse faute, là que se trouve l'origine de tant de leurs malheurs.

Personnellement, je n'essaie pas de me conformer et je vais bien.

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Re: Ma conception de l'instruction

Message par tchoise le Lun 7 Juil 2014 - 18:13

Non. Je ne peux pas "m'interroger sur les fantasmes de l'EN". Il s'agit d'une administration, d'un service public. Seules des personnes physiques ont des fantasmes. Être ou ne pas être d'accord avec les politiques d'un État est un autre débat.
So far away, ce n'est pas à moi qui ai dû louvoyer 50 ans sans comprendre la cause de mes différences(testée en janvier) que tu vas apprendre ce qu'est un faux self ni la souffrance induite par les nécessités de mon éducation. J'en ai terriblement voulu à ma mère de m'avoir mise à l'école, elle qui avait bénéficié de l'enseignement dans sa famille . Elle m'assurait que c'était pour mon bien, qu'elle en avait bavé des ronds de chapeaux quand sa mère avait décidé de lui faire réintégrer le collège (perte de ses 3 ans d'avance et souffrances extrêmes). Je ne l'ai pas crue...jusqu'à ce que je sois moi-même dans la boîte.En 20 ans mon jugement a changé. Je crois aujourd'hui très honnêtement que la socialisation par l'école est un mal nécessaire. Je sais qu'elle est mal faite. Ou plutôt perfectible. Je sais aussi qu'il faut se battre pour améliorer le système . Mais quand un petit zèbre s'ennuie à écouter ânonner son camarade , je persiste à penser qu'il apprend à comprendre le fonctionnement de ces 98% de gens avec lesquels il devra composer toute sa vie. Il y a aussi ces moments dans la cour où il doit côtoyer des gosses pas choisis par ses parents en se faisant aider d'adultes qui le plus souvent ne fonctionnent pas comme ses parents (loin s'en faut!!). Oui, à mon sens, un zèbre doit apprendre à s'intégrer. Je ne crois pas que ce soit un "concept vide de réalité".

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Re: Ma conception de l'instruction

Message par Invité le Lun 7 Juil 2014 - 18:32

Oui, à mon sens, un zèbre doit apprendre à s'intégrer

Et pourquoi pas l'inverse un peu... pourquoi toujours dans le même sens? Wink

Visiblement nos avis divergent beaucoup trop pour qu'il y ait consensus... Mon expérience de l'EN étant ce qu'elle est, je ne pourrai jamais avoir confiance en elle, et surtout en ses acteurs!!!

J'y suis à nouveau confronté, pour mon fils et pour moi-même, et c'est drôle... rien à changé, toujours les mêmes méthodes archaïques, toujours les mêmes enseignants "venimeux" (pour le sd), toujours la même chose quoi!

Pour ce qui est de la sociabilisation, tu sais quoi? il n'y a pas que l'EN pour ça... il y a Ô magie, des activités sportives ou culturelles où le petit surdoué peut se confronter à ces fameux "autres"... mais pas dans le cadre de cette institution ( l'EN) qui peut l'écraser en toute indifférence de sa différence Wink

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Re: Ma conception de l'instruction

Message par tchoise le Lun 7 Juil 2014 - 18:57

Parce que 2% s'intègrent dans 98%, et non l'inverse. Sinon c'est un autre concept que celui de l'intégration. Ce qu'il est urgent de changer c'est le regard des masses en général sur les minorités. Il faudra bien admettre (à défaut de comprendre) l'enrichissement apporté par la différence. Depuis 2002, l'EN commence à édicter des textes pour l'intégration des zèbres. Mais en effet le mammouth est lent et je ne le défends pas.

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Re: Ma conception de l'instruction

Message par Mowa le Lun 7 Juil 2014 - 19:18

Il serait intéressant d'avoir les témoignages de ceux qui ont connu l'IEF de l'intérieur et ce qu'ils en disent. Et je ne parle pas des parents, ni des idéaux et des principes qu'ils défendent, mais des enfants devenus adultes et menant leur propre vie (donc pas tout juste sortis de l'adolescence à 16-18 ans, ce n'est pas représentatif) et de la réalité telle qu'ils l'ont vécue et la vivent encore, pour avoir un vrai recul sur l'expérience. Ce serait à mon sens la seule manière d'en tirer des leçons et de vérifier si les théories résistent à l'épreuve de la réalité.

Il existe un livre, écrit par un ex-enfant IEF, qui donne tout de suite envie de s'y mettre ("Et je ne suis jamais allé à l'école"). Mais pour une réussite exemplaire, combien d'échecs, de parcours chaotiques, de difficultés d'intégration accrues? C'est pour moi une vraie question.

Spoiler:
Je précise ce ne sont pas des arguments bourrés d'a priori sans fondements. Je suis moi-même une ex-enfant IEF. Et je peux confirmer l'argument de la toute puissance du parent sur son enfant. Même si ce n'est pas voulu. Même si ce n'est pas conscient. Aujourd'hui encore, alors que je pensais avoir fait le tour de la question depuis longtemps, je découvre la pleine étendue des dégâts. A 46 ans.

Et pourtant, j'ai même sérieusement envisagé la question pour mes propres enfants.

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Re: Ma conception de l'instruction

Message par Cyril THQI le Lun 7 Juil 2014 - 19:35

tchoise a écrit:Non. Je ne peux pas "m'interroger sur les fantasmes de l'EN".
C'est une métonymie. Des personnes de chair et de sang prennent des décisions quant au sort des enfants des autres au nom de cette institution.

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Re: Ma conception de l'instruction

Message par Invité le Lun 7 Juil 2014 - 20:11

Donc par intégration, j'entendais plutôt acceptation (puisque l'intégration proprement dite n'est pas franchement possible à l'école). D'ailleurs, je déteste ce terme... intégration!
C'est un des mots les plus rebutant de la langue française...

Si intégration il peut y avoir, pour les moins décalés, ce n'est certainement pas à l'école que cela doit se faire... mais dans une passion commune!
L'école me semble être le plus mauvais endroit pour effectuer cette démarche puisque qu'elle met en exergue ces différences.

Depuis 2002, l'EN commence à édicter des textes pour l'intégration des zèbres. Mais en effet le mammouth est lent et je ne le défends pas.

humm, l'effet mammouth à bon dos... sans volonté, point de changement, ce ne sont pas les textes qui font les changements, mais les volontés!
Les textes répondent à des demandes de certaines associations... mais la volonté (réelle j'entends), est-elle là?
Je n'y crois absolument pas... Ce changement est contre-nature pour ceux qui doivent l'effectuer.

combien d'échecs, de parcours chaotiques, de difficultés d'intégration accrues?
Même si ce n'est pas conscient. Aujourd'hui encore, alors que je pensais avoir fait le tour de la question depuis longtemps, je découvre la pleine étendue des dégâts. A 46 ans.

Quelle est la part de l'IEF et celle du surdon?

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Re: Ma conception de l'instruction

Message par tchoise le Lun 7 Juil 2014 - 20:41

CyrilTHQI :Ça me rappelle ce que nous avait expliqué un inspecteur lors de mon stage direction en 2005: en France, on considère que les enfants appartiennent à l’État français qui délègue aux parents biologiques le soin de leur donner une éducation.  J'ai toujours été infoutue de trouver la base textuelle de cette théorie qui pourtant semble vérifiée en tant que fiction juridique capable de produire des conséquences pratiques:rappel à la loi voire retrait d'un enfant à sa famille . Au début j'ai trouvé cela violent comme conception. Depuis, et maintes équipes éducatives plus tard, je me dis que l'EN (et ses nombreuses défaillances) est un moindre mal en s'interposant dans la relation parent enfant. On imagine mal à quel point les enfants peuvent être parfois les objets de leurs parents. Et les familles de zèbres ne sont pas épargnées.
So far away: j'entends bien ton mépris pour l'EN et ton envie subséquente de t'occuper toi même de tes enfants. Tu as certainement raison puisque tu le penses.

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Re: Ma conception de l'instruction

Message par tchoise le Lun 7 Juil 2014 - 20:53

Quant à la métonymie, rassure toi, il n'y a pas de confusion possible entre une institution et ses acteurs: si ces derniers dysfonctionnent ils ont une hiérarchie qui les recadre et des recours juridiques possibles pour les usagers. Il faut s'en servir!

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Re: Ma conception de l'instruction

Message par Mowa le Lun 7 Juil 2014 - 21:07

So far away a écrit:Quelle est la part de l'IEF et celle du surdon?

C'est bien la question que je me pose. Et il y en a d'autres. (Quelle est la part du mode de vie atypique par bien d'autres aspects? Quelle est la part du déséquilibre des parents? En quoi une scolarisation extérieure en aurait-elle contrebalancé ou au contraire accentué les effets? Quelle est la part liée à mon "caractère" intrinsèque, si tant est que cela existe hors de l'influence du milieu?) Raison pour laquelle comparer les expériences de ceux qui sont passés par là m'intéresse. Toujours est-il que je n'ai découvert le surdon qu'après avoir largement exploré les difficultés résultant de mes autres singularités.

Pour moi, il est vain de limiter le débat à une dichotomie EN vs. IEF. Il existe de nombreuses formes de scolarisation (pourquoi ne pas militer par exemple pour une refonte du système national selon les principes Montessori / Freinet / Steiner ?) tout comme "IEF" en soi ne veut pas dire grand chose, tellement le cadre peut varier du tout au tout en fonction de chaque famille, de son contexte culturel et socioéconomique ainsi que de son idéologie propre. On n'entend parler à priori que de ceux qui sont fiers d'eux-mêmes et de leurs résultats. Quid des autres?


tchoise a écrit:en France, on considère que les enfants appartiennent à l’État français qui délègue aux parents biologiques le soin de leur donner une éducation.

Ca en revanche, ça fait carrément froid dans le dos. L'être humain en tant que propriété de l'Etat.  pale

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Re: Ma conception de l'instruction

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