HQI versus zébritude

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HQI versus zébritude

Message par Luc le Dim 18 Juil 2010 - 17:20

À force de fréquenter, d'une part des gens de Mensa, d'autre part des zèbres, il m'est apparu comme plus ou moins évident que ces populations étaient différentes, et que la douance et la zébritude n'avaient qu'un lointain rapport. Il semble aujourd'hui nécessaire d'objectiver ce ressenti.
Commençons par reprendre la définition d'un haut QI d'une part, d'un zèbre d’autre part.

Un haut Q.I. est une personne qui obtient une note élevée lors du passage du test WAIS (Wechsler Adults Intelligence Scale), donc qui a une probabilité élevée d'avoir une bonne note aux sous-tests suivants (dans une version ancienne du test), ou qui a probablement comme caractéristique d'avoir un don pour les tests suivants :
Echelle verbale :
- connaissances générales
- compréhension
- arithmétique
- trouver le point commun entre deux mots
- mémoriser des suites de chiffres et les restituer dans l’ordre ou dans l’ordre inverse
- connaissance du vocabulaire et de la signification des mots
Echelle manuelle ou performance
- utilisation de symboles à la place de chiffres
- compléter une série d’images avec l’image manquante
- assembler des cubes bicolores pour reproduire un motif
- remettre dans l’ordre les images représentant une histoire pour qu’elle soit logique
- assembler des puzzles

Un zèbre est une personne qui se reconnaît dans une proportion importantes des caractéristiques décrites dans le livre “Trop intelligent pour être heureux ? L’adulte surdoué” de Jeanne Siaud-Facchin. C’est ce livre qui a introduit la notion de zèbre, c’est donc lui la référence, même si dans le livre , JSF utilise indifféremment zèbre ou surdoué.
Les composants indissociables de la personnalité du zèbre sont :
- l'hypersensibilité,
- l'ingérence émotionnelle constante,
- la réceptivité sensorielle exacerbée,
- l'empathie qui capte toutes les émotions des autres,
- les capacités surdéveloppées des cinq sens
l'intelligence du zèbre est riche et puissante, mais s'appuie sur des bases cognitives différentes :
- une activation cérébrale d'une haute intensité,
- un traitement des informations en arborescence avec une ramification rapide d'associations d'idées qui ont du mal à se structurer,
- un déficit de l'inhibition latente qui oblige le système cérébral à intégrer toutes les informations en provenance de l'environnement sans tri préalable : les surdoués en ont “plein la tête”,
- une impossibilité d'accéder aux stratégies utilisées lors de la résolution d'un problème car les connexions se font à grande vitesse et en deçà du seuil de la conscience,
- une intelligence intuitive et en images qui se débrouillent mal du langage, des mots et de la structure verbale.
Un zèbre rencontre des difficultés, parmi lesquelles on peut citer :
- la lucidité étourdissante,
- la peur,
- la culpabilité,
- le sentiment d'incomplétude,
- l'ennui,
- une impatience difficile à masquer,
- du point de vue sentimental, cela va de l'engagement surinvesti à l'instabilité amoureuse,
- l'hypersensibilité envahissante,
- l'immense solitude,
- l'incompréhension réciproque du monde,
- l'hyperconcientisation,
- la rigidité de pensée,
- vivre ou se voir vivre ?,
- Etc.

Les deux descriptions sont clairement très différentes. Le WAIS décrit les HQI comme ayant environ une douzaine de compétences qui sont en moyenne surdéveloppées et deviennent des sur-dons. Les zèbres sont décrits par deux douzaines de caractéristiques dont environ une demi-douzaine de sur-dons et presque une douzaine et demie de difficultés.

Pourtant, JSF pense qu'il y a un point commun, ou au moins un lien de causalité. Reprenons le premier paragraphe de sa quatrième de couverture : « et si l'extrême intelligence créait une sensibilité exacerbée ? Et si elle pouvait aussi fragiliser et parfois faire souffrir ? ». Dans l'esprit de JSF, c'est l'extrême intelligence, la puissance mentale mesurée par un HQI qui donne la zébritude et l'hypersensibilité. Dans mes théories sur le cerveau, c'est l'hypersensibilité de neurones qui donnent d'une part les capacités du HQI, et d'autre part la pensée arborescente, l'intuition et la vision immédiate d'une solution, la synesthésie, etc.

Qu'il y ait un point commun au départ, ou qu'il y ait une causalité qui aille du HQI à la zébritude ou de l'hypersensibilité des zèbres aux caractéristiques des HQI, ne change pas grand-chose au fait que les caractéristiques des uns et des autres ne sont pas superposables et que les deux populations sont distinctes. Vouloir fusionner les deux populations, comme le suggère la file "Qui est zèbre de QI, qui est zèbre de symptômes ?", est de mon point de vue une erreur. Certains HQI vont très bien et n'ont pas les difficultés des zèbres, et certains zèbres ont des difficultés très importante, de type hypersensibilité, asperger ou autisme, qui leur rendent très difficile le passage des tests du WAIS.

Pour montrer à quel point les compétences mesurées par le WAIS et les caractéristiques des zèbres sont différentes, je vais les comparer à différentes classifications de l'intelligence.

La première classification consiste à distinguer l'intelligence de l'esprit (Q.I.), l'intelligence du coeur (intelligence émotionnelle ou QE) et l'intelligence du corps (intelligence du mouvement ou QM (c'est nouveau, ça vient de sortir Smile). Le WAIS mesure très majoritairement l'intelligence de l'esprit, un peu celle du corps (manipuler des images dans sa tête, manipuler des cubes) et très peu celle du coeur (il est possible qu'un peu d'empathie soit nécessaire pour remettre dans l'ordre certaines histoires). Dans la description du zèbre, l'intelligence émotionnelle intervient dans la moitié des caractéristiques, soit environ une douzaine, l'intelligence de l'esprit intervient dans une demi-douzaine des caractéristiques, et l'intelligence du corps, en particulier sensorielle, dans moins d'une demi-douzaine. On voit que le HQI est dominé par l'intellectuel, alors que le zèbre est dominé par l'émotionnel.

La deuxième classification utilisera la théorie des intelligences multiples de Gardner:
L’intelligence logico-mathématique : 6 tests du WAIS (50%), 2 caractéristiques du zèbre (10%) : grosse différence
L’intelligence spatiale : 2 tests du WAIS, une ou deux caractéristiques du zèbre
L'intelligence interpersonnelle : rien ou 1 test chez le WAIS, 3 ou 4 caractéristiques chez le zèbre
L’intelligence corporelle-kinesthésique : 2 tests chez le WAIS (manipulation cubes / puzzles), pas grand chose chez le zèbre (le zèbre n'est pas habile à utiliser son corps ?), mais il y a quand même l'hypersensibilité sensorielle
L'intelligence verbo-linguistique : 4 tests du WAIS (un tiers), 3 ou 4 caractéristiques du zèbre (en cherchant bien)
L’intelligence intrapersonnelle : rien chez le WAIS, les deux tiers des caractéristiques du zèbre : différence fondamentale
L’intelligence musicale-rythmique : pas citée dans le WAIS ni chez les zèbres
L'intelligence naturaliste : intervient peut être dans certains tests du WAIS, mais globalement hors sujet
L’intelligence existentielle : intervient peut être dans certains tests du WAIS ; plus d'une demi douzaine des caractéristiques du zèbre

Il ressort de la théorie des intelligences multiples que les HQI sont surtout concernés par l'intelligence logico-mathématique et que les zèbres ont souvent des difficultés dans le domaine de l'intelligence intrapersonnelle.

Je vous épargne la comparaison entre le HQI et le zèbre en fonction de la liste des aptitudes.

Quelles conclusions pratiques tirer de tout ça ?
- Les HQI qui vont bien ne sont pas forcément zèbres, et ceux qui vont très bien n'ont même pas besoin de s'inscrire à Mensa ;
- les zèbres ne sont pas forcément des HQI et peuvent très bien rencontrer des difficultés à cause d'une hypersensibilité, d'une incapacité à gérer leurs émotions, d'une mauvaise image d'eux-même, voire de problèmes plus graves ;
- vouloir passer un WAIS pour vérifier une zébritude me paraît du même genre que vouloir passer un test de course à pied pour savoir si on est un bon jongleur.

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Re: HQI versus zébritude

Message par augenblick le Dim 18 Juil 2010 - 17:30

Luc a écrit:Les zèbres sont décrits par deux douzaines de caractéristiques dont environ une demi-douzaine de sur-dons et presque une douzaine et demie de difficultés.
Je dirais une douzaine et demi de difficultés possibles si je me souviens bien du livre.

Et sinon cheers je voulais faire un sommaire de tout ce qui a été écrit ici sur le sujet (T)H-(N)QI bounce
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Re: HQI versus zébritude

Message par L.Lune le Dim 18 Juil 2010 - 17:48

Merci Luc, je trouve que tu ne postes pas souvent malheureusement, mais quand tu le fais, c'est dense.
my 2 cents (juste sur une partie de ton post, que je trouve bien dans l'ensemble):
tu le dis : " C’est ce livre qui a introduit la notion de zèbre, c’est donc lui la référence, même si dans le livre , JSF utilise indifféremment zèbre ou surdoué."
pour JSF, zèbre= surdoué. point. pour moi ça va pas plus loin, en ce qui concerne la distinction entre zebre et surdoué. un terme plus "oauté" vs un plus "stigmatisé". le pari était peut-être que ça passe mieux avec cette population.

ton point de vue "inclusif" a le mérite d'être extrêment tolérant (et je le trouve noble), mais j'ai un préférence pour une définition plus "discriminante", pas pour exclure des gens, au contraire (..plus on est de fous Very Happy)juste pour voir plus clair, dans les débats.

quelqu'un me disait recemment que ce bouquin attire beaucoup de gens qui n'ont rien d'un hqi, qui ont des tas de problèmes (peu sociables etc) et qui préfèrent se reconnaître dans ce bouquin, c'est quand même plus flatteur, que devoir s'admettre qu'ils ont un vrai problème psy. mais bon, comme j'ai dit, juste my 2 cents.

sans vouloir faire ma puriste, mais dans ce cas-là, par honneté intellectuelle,on serait obligé d'annoncer la couleur clairement dès la page d'accueil : "rencontres entre Zèbres (surdoués, HP, HQI - sains d'esprit ou pas, ainsi que simple nevrosés & phobiques etc.)" bounce lol!

arf, je pousse juste le raisonnement au bout... cyclops Arrow

dans son bouquin "l'enfant surdoué" JSF tient compte des différents facteurs,qui peuvent rendre impossible la réussite à un test d'intelligence : manque de confiance en soi / bas estime de soi, dependance affective, manque de motivation etc.


Dernière édition par LuiselLune le Dim 18 Juil 2010 - 18:21, édité 3 fois

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Re: HQI versus zébritude

Message par Philippe le Dim 18 Juil 2010 - 18:11

Ah, merci Luc pour cette réponse détaillée.
Tes arguments me paraissent convaincants.
Cela pose la question de la pertinence des théories des expert-e-s.
Sans doute vaudrait-il mieux s'en tenir à la réalité des faits...
(mais si ça se trouve tu connais pour les avoir fréquenté plus de personnes des deux populations que bien des psy spécialisés).
En tout cas ça mériterait des études neuro/psycho en bonne et due forme.
(Je me demande d'ailleurs si en tant que groupe nous pourrions impulser quelque chose de cet ordre...)

Je me demande cependant s'il n'y aurait pas un substrat neurologique commun aux deux populations que tu décris, mais des circonstances de vie différentes qui amènent certain-e-s à devenir par ex. hypersensible(s) quand d'autres ne le sont pas particulièrement.
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Re: HQI versus zébritude

Message par Invité le Dim 18 Juil 2010 - 19:16

excellente mise en perspective..

pour ma part, j'ai fait le choix de passé la wais, non pas pour m'assurer de mon potentiel intellectuel mais bien pour vérifier mes impressions zebrées à la lecture de l'ouvrage de JSF;

La corrélation entre QI et Zébrure n'a de fondement que l'observation d'un ensemble de symptomes communs sur des sujets dépistés à haut quotient intellectuel. Cette observation est importante dans la mesure où , comme luc l'a indiqué, un non HQI pourrait très bien se reconnaitre dans les symptomes decrit par siaud fachin...Or nous rentrons ici dans le domaine du ressenti, des impressions.
a part un essai de classification des symptomes que l'on retrouve dans la DSM IV , pour lesquels chacun de nous peut se retrouver, Il n'existe pas de diagnostique scientifiquement irréfutable pour evaluer ou pas de la zebrure..

Des lors, en passant la wais, je ne cherchais qu'à confirmer de façon objective un ressenti profondément subjectif. Car nul ne peut avoir la certitude d'etre zebre selon moi.....on peut se retrouver à des moments dans le livre, parceque ca nous convient mieux, ou parce que réellement le symptômes décrit est suffisamment précis pour effacer le doute, mais nul diagnostique ne peut positionner untel dans le rang dudit zebre.

toutefois, nous devons voir les zebrures comme un symptome, l'expression d'un fonctionnement intellectuel qui a doté la personne de spécificités (problematique ou non) qui se sont vu accroitre, exacerbé ou refoulé (par rapport à d'autres personnes) en fonction d'une histoire de vie propre à chacun...des lors, il faut aussi relier le zebre dans la temporalité de son vécu, fait d'éducation, de conditionnement, de déterminisme (quoi que ne parvenons nous pas à les briser grâce a notre potentiel?), de carence affectives, d'acculturation, de resilience etc....

ainsi, être HQI sans zébrures serait à mettre derrière une histoire de vie qui n'a pas été trop chaotique ou du moins pour laquelle la personne a rebondit comme il fallait, au bons moment....

Pour moi, les zébrures sont purement subjectives et le plus important pour n'est pas de verifier son QI pour asseoir une certaine légitimité ou objectivité dans ce qu'on ressent mais bien de se reconnaitre tout simplement, quelque soit le score que la wais indiquerait.....

Car si je me retrouve bien dans ce forum, c'est davantage parceque je partage un vecu, une comprehension du monde avec vous tous et non parceque je suis HQI.....

j'ai choisi de vérifier mon QI parce que je suis dans le doute permanent, et cela me permet maintenant de ne pas faire le YO YO entre "oui je suis", "non je suis pas"....pour moi c'est important de verifier (mais ca n'engage que moi) mais lorsque j'echange sur ZC, je n'echange pas sur mon QI que je voudrais plus gros ou moins gros, mais sur mes zebrures qui font que je souffre parfois ou qui me rendent heureux (a d'autre niveaux).....

on influera pas sur le QI par contre on peut mieux s'adapter à nos rayures quelqu'en soit leurs origine..

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Re: HQI versus zébritude

Message par chrissieb63 le Dim 18 Juil 2010 - 21:25

tout cela est limpide comme de l'eau d'Evian
Et attention aux déviants (private joke avec un de nos congénères qui se reconnaitra Wink )
moi je dis faisons des sous groupes et des sous rubriques :
zèbre et HQI
zèbre et NQI Wink augenblick
zèbre et complètement barge
zèbre et ...irresponsable...par exemple...

et enfin la Grande Catégorie : "mais qui suis-je ?" N...de D...de B...de M...%#*groumpf
Voire "Suis-Je"????

Just kidding alien

Pour ma part je suis zèbre, sans problème psy, non testée encore....toujours en devenir et en reconversion jusqu'à ce que je trouve "my true color"
Bizarrement j'aime pas me triturer les neurones et passer les tests me semble singulièrement manquer de fun!!!Pas envie d'empiler des cubes virtuels en trois dimensions...mais j'y viendrais un jour...

Enfin ce que j'en dis...

Merci Maitre Yoda-Luc pour ta Sagacité et ta Fluide Plume (tu as failli être Luke Skywalker ce benêt!! LOL )
cat
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Re: HQI versus zébritude

Message par gemma le Dim 18 Juil 2010 - 21:42

moi comme ça a été dit par ailleurs, je ne comprends toujours pas toutes ces questions autour des termes ... Si JSF avait su ce que ça allait engendrer, je crois qu'elle aurait évité d'inventer le terme de zèbres... Elle l'a fait pour être plus politiquement correcte mais ... voilà, à ne pas appeler un chat un chat, on aboutit à des confusions.

Pour moi, c'est très simple, et comme ça a été dit dans un autre post à ce sujet, il suffit de bien lire ou relire JSF, tout y est, et y a franchement pas d'équivoque...

Elle emploie le terme de "zèbre" pour parler de surdoué, c'est ça, rien que ça, et rien d'autre que ça.

Après, elle explique ce qui l'a amenée à choisir ce terme, ce que je résume en parlant de politiquement correcte : en gros, pour éviter les connotations négatives souvent reprochées aux autres termes (HQI, surdoués, précoces etc.).
Mais c'est quand-même bien de cela et rien d'autre qu'elle parle quand elle parle de zèbre.

De ce fait-, son livre n'est pas là pour parler d'un nouveau phénomène. Simplement, il complète ce qu'on sait sur les surdoués.
Donc elle explique qu'en plus d'un QI élevé, les surdoués ont telles et telles caractéristiques, et souvent telles et telles difficultés.

Mais elle dit aussi que certains n'ont pas toutes ces difficultés, qu'ils sont mieux adaptés à la société que les autres surdoués, mais que justement, comme ils n'ont pas de problèmes, elle ne les voit pas en consultation, donc ne peut pas savoir pourquoi et comment ils s'en sortent mieux.

Sur le QI, elle nuance juste en disant qu'on peut toujours rater un test sous l'effet du stress par exemple, et que donc, si les tests ne sont pas totalement probants mais que par ailleurs, l'entretien et l'observation des caractéristiques de la personnes ne laissent pas de doutes (car elle explique que les spécialistes, ayant l'habitude, repèrent rapidement et facilement un zèbre, même sans test), alors, il ne faut pas se contenter de regarder les résultats du test et prendre en compte les symptômes.

Mais, ça n'empêche que, sans l'effet du stress, la personne aurait eu un QI élevé, donc pour moi, il n'y a pas 36 catégories.

- zèbre = surdoué = HQI
- les zèbres ont des caractéristiques communes
- les zèbres ont souvent des problèmes d'adaptation à la société telle qu'elle est, du fait de leurs différences
- mais il y a des surdoués qui s'en sortent apparemment bien quand-même, sans qu'on sache trop pourquoi et comment, faute de les voir en consultation

Ensuite, il y a les THQI, qui ont un QI très élevé.







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Re: HQI versus zébritude

Message par braifs le Dim 18 Juil 2010 - 21:49

Oui, très intéressant comme post, bien détaillé et référencé! Merci Luc!
Ceci dit, je suis assez d'accord avec beufa, l'intérêt des concepts zèbre ou HQI est la manière dont on les utilise, par exemple ici sur zébra crossing partager des vécus et des manières de fonctionner similaires. La question ontologique ("un zèbre, un HQI, un inadapté social ont-ils des essences différentes?") si elle est intéressante en soi comme démarche de pensée, risque fort de ne déboucher sur rien dans un domaine, où avouons le, les concepts restent terriblement éthériques et flous (je parle de la psychologie).
Même des critères mesurables (comme un test de QI) reste la mesure de on ne sait pas trop quoi, plutôt des indices d'ailleurs que des mesures. Dire que HQI renvoie à un substrat différent de zèbre, me gène un peu dans la mesure ou j'ai du mal à croire qu'il y a un substrat solidement objectif et délimitable derrière ces différentes mots.
Mais c'est vrai aussi de la plupart des mots que nous utilisons, et ça ne nous empêche pas de les utiliser (par exemple la nation, la valeur, l'identité). La question serait donc plutôt sur l'usage que nous faisons des mots : est-il intéressant d'utiliser ces différents noms de manière distinctes? Et en quoi? Si j'ai faim et que j'arrive à ouvrir ma boite de conserve avec un couteau, en quoi cela importe que ça ne soit pas "vraiment" un ouvre boite?
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Re: HQI versus zébritude

Message par L.Lune le Dim 18 Juil 2010 - 21:56

+1 avec Gemma, sauf pour la partie "Et ce sont sans doute plutôt ceux-là qu'on trouve chez MENSA, puisque leur cible, ce sont les seul 2% de THQI parmi l'ensemble des HQI."
ce n'est pas un question de THQI vs HQI, non? le critère, c'est uniquement la partie logico-math. des tests, comme tu dis. il n'y a pas de dimension de THQI.

mais moi aussi je pense qu'il s'agit de distinctions qui relèvent plutot de l"histoire personnelle", de vécu (enfance etc) qui accentue certains traits chez certains...

on lit que les differences entre les THQI et les HQI sont aussi importants que les différences entre les "normaux" et les HQI -> pour moi, ce serait un truc à creuser, en revanche.

+1 avec fabris


Dernière édition par LuiselLune le Dim 18 Juil 2010 - 22:11, édité 4 fois (Raison : precision)

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Re: HQI versus zébritude

Message par Invité le Dim 18 Juil 2010 - 22:02

+1 avec gemma, je ne comprends pas cette énergie à vouloir à toute force répéter que "zèbre est un fourre-tout où on trouve aussi bien des NHQI que des THQI", c'est faux par définition du terme zèbre tel que donné par JSF.

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Re: HQI versus zébritude

Message par gemma le Dim 18 Juil 2010 - 22:22

pour MENSA, j'ai suppprimé dans mon message précédent mais je reprécise :
d'abord, 1er élément ... :


http://www.mensa.fr/_admission.html
Attention, le but de ces tests n'est pas de mesurer un QI, mais uniquement un seuil d'admission : en conséquence, Mensa France ne fournit aucune mesure de QI.

CQFD!!

ensuite ... voir message suivant car petite recherche avant ...

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Re: HQI versus zébritude

Message par gemma le Dim 18 Juil 2010 - 22:28

donc, précisions :

http://www.mensa.fr/_presentation.html
Mensa est un club international fondé à Oxford en 1946 et regroupant aujourd'hui environ 110 000 membres dans une centaine de pays à travers la planète. Mensa est ouvert à toute personne à fort potentiel intellectuel (2 premiers centiles sur tout test approuvé et passé dans des conditions appropriées).

et page suivante, ils expliquent à quoi correspondent les 2 permiers centiles sur des tests passés chez des psys :

http://www.mensa.fr/_admission.html
Les tests de passation individuels les plus utilisés en France sont les échelles de Wechsler. Ce sont : le WPPSI pour les enfants d'âge préscolaire, le WISC pour les enfants de 6 à 16 ans, le WAIS pour les adultes. Ces échelles ont toutes les mêmes caractéristiques psychométriques, et les 2 % supérieurs correspondent ici à un QI pour l'échelle totale (Verbal + Performance) de 132 et plus.

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Re: HQI versus zébritude

Message par gemma le Dim 18 Juil 2010 - 22:35

et c'est là tout l'intéret de l'approche de JSF et la limite de MENSA :
MENSA s'arrête à un chiffre ... alors que JSF se base AUSSI sur des symptômes.
Avantage :
- si j'ai 129 de QI mais que j'ai tous les symptômes, je ne suis pas accepté chez MENSA
- alors que JSF ne va pas s'arrêter à quelques points mais tenir compte des symptômes


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Re: HQI versus zébritude

Message par BETTY BOOP le Dim 18 Juil 2010 - 22:38

très juste gemma et des personnes qui s'arrêtent au chiffre sans aller plus loin pour moi ce ne sont pas des zèbres
parce qu'il y a bien une chose qui nous caractérise : c'est l'empathie et la curiosité
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Re: HQI versus zébritude

Message par Invité le Lun 19 Juil 2010 - 0:44

Luc a écrit:À force de fréquenter, d'une part des gens de Mensa, d'autre part des zèbres, il m'est apparu comme plus ou moins évident que ces populations étaient différentes, et que la douance et la zébritude n'avaient qu'un lointain rapport. Il semble aujourd'hui nécessaire d'objectiver ce ressenti.
Commençons par reprendre la définition d'un haut QI d'une part, d'un zèbre d’autre part.

Un haut Q.I. est une personne qui obtient une note élevée lors du passage du test WAIS (Wechsler Adults Intelligence Scale), donc qui a une probabilité élevée d'avoir une bonne note aux sous-tests suivants (dans une version ancienne du test), ou qui a probablement comme caractéristique d'avoir un don pour les tests suivants :
Echelle verbale :
- connaissances générales
- compréhension
- arithmétique
- trouver le point commun entre deux mots
- mémoriser des suites de chiffres et les restituer dans l’ordre ou dans l’ordre inverse
- connaissance du vocabulaire et de la signification des mots
Echelle manuelle ou performance
- utilisation de symboles à la place de chiffres
- compléter une série d’images avec l’image manquante
- assembler des cubes bicolores pour reproduire un motif
- remettre dans l’ordre les images représentant une histoire pour qu’elle soit logique
- assembler des puzzles

Un zèbre est une personne qui se reconnaît dans une proportion importantes des caractéristiques décrites dans le livre “Trop intelligent pour être heureux ? L’adulte surdoué” de Jeanne Siaud-Facchin. C’est ce livre qui a introduit la notion de zèbre, c’est donc lui la référence, même si dans le livre , JSF utilise indifféremment zèbre ou surdoué.
Les composants indissociables de la personnalité du zèbre sont :
- l'hypersensibilité,
- l'ingérence émotionnelle constante,
- la réceptivité sensorielle exacerbée,
- l'empathie qui capte toutes les émotions des autres,
- les capacités surdéveloppées des cinq sens
l'intelligence du zèbre est riche et puissante, mais s'appuie sur des bases cognitives différentes :
- une activation cérébrale d'une haute intensité,
- un traitement des informations en arborescence avec une ramification rapide d'associations d'idées qui ont du mal à se structurer,
- un déficit de l'inhibition latente qui oblige le système cérébral à intégrer toutes les informations en provenance de l'environnement sans tri préalable : les surdoués en ont “plein la tête”,
- une impossibilité d'accéder aux stratégies utilisées lors de la résolution d'un problème car les connexions se font à grande vitesse et en deçà du seuil de la conscience,
- une intelligence intuitive et en images qui se débrouillent mal du langage, des mots et de la structure verbale.
Un zèbre rencontre des difficultés, parmi lesquelles on peut citer :
- la lucidité étourdissante,
- la peur,
- la culpabilité,
- le sentiment d'incomplétude,
- l'ennui,
- une impatience difficile à masquer,
- du point de vue sentimental, cela va de l'engagement surinvesti à l'instabilité amoureuse,
- l'hypersensibilité envahissante,
- l'immense solitude,
- l'incompréhension réciproque du monde,
- l'hyperconcientisation,
- la rigidité de pensée,
- vivre ou se voir vivre ?,
- Etc.

Les deux descriptions sont clairement très différentes. Le WAIS décrit les HQI comme ayant environ une douzaine de compétences qui sont en moyenne surdéveloppées et deviennent des sur-dons. Les zèbres sont décrits par deux douzaines de caractéristiques dont environ une demi-douzaine de sur-dons et presque une douzaine et demie de difficultés.

Pourtant, JSF pense qu'il y a un point commun, ou au moins un lien de causalité. Reprenons le premier paragraphe de sa quatrième de couverture : « et si l'extrême intelligence créait une sensibilité exacerbée ? Et si elle pouvait aussi fragiliser et parfois faire souffrir ? ». Dans l'esprit de JSF, c'est l'extrême intelligence, la puissance mentale mesurée par un HQI qui donne la zébritude et l'hypersensibilité. Dans mes théories sur le cerveau, c'est l'hypersensibilité de neurones qui donnent d'une part les capacités du HQI, et d'autre part la pensée arborescente, l'intuition et la vision immédiate d'une solution, la synesthésie, etc.

Qu'il y ait un point commun au départ, ou qu'il y ait une causalité qui aille du HQI à la zébritude ou de l'hypersensibilité des zèbres aux caractéristiques des HQI, ne change pas grand-chose au fait que les caractéristiques des uns et des autres ne sont pas superposables et que les deux populations sont distinctes. Vouloir fusionner les deux populations, comme le suggère la file "Qui est zèbre de QI, qui est zèbre de symptômes ?", est de mon point de vue une erreur. Certains HQI vont très bien et n'ont pas les difficultés des zèbres, et certains zèbres ont des difficultés très importante, de type hypersensibilité, asperger ou autisme, qui leur rendent très difficile le passage des tests du WAIS.

Pour montrer à quel point les compétences mesurées par le WAIS et les caractéristiques des zèbres sont différentes, je vais les comparer à différentes classifications de l'intelligence.

La première classification consiste à distinguer l'intelligence de l'esprit (Q.I.), l'intelligence du coeur (intelligence émotionnelle ou QE) et l'intelligence du corps (intelligence du mouvement ou QM (c'est nouveau, ça vient de sortir Smile). Le WAIS mesure très majoritairement l'intelligence de l'esprit, un peu celle du corps (manipuler des images dans sa tête, manipuler des cubes) et très peu celle du coeur (il est possible qu'un peu d'empathie soit nécessaire pour remettre dans l'ordre certaines histoires). Dans la description du zèbre, l'intelligence émotionnelle intervient dans la moitié des caractéristiques, soit environ une douzaine, l'intelligence de l'esprit intervient dans une demi-douzaine des caractéristiques, et l'intelligence du corps, en particulier sensorielle, dans moins d'une demi-douzaine. On voit que le HQI est dominé par l'intellectuel, alors que le zèbre est dominé par l'émotionnel.

La deuxième classification utilisera la théorie des intelligences multiples de Gardner:
L’intelligence logico-mathématique : 6 tests du WAIS (50%), 2 caractéristiques du zèbre (10%) : grosse différence
L’intelligence spatiale : 2 tests du WAIS, une ou deux caractéristiques du zèbre
L'intelligence interpersonnelle : rien ou 1 test chez le WAIS, 3 ou 4 caractéristiques chez le zèbre
L’intelligence corporelle-kinesthésique : 2 tests chez le WAIS (manipulation cubes / puzzles), pas grand chose chez le zèbre (le zèbre n'est pas habile à utiliser son corps ?), mais il y a quand même l'hypersensibilité sensorielle
L'intelligence verbo-linguistique : 4 tests du WAIS (un tiers), 3 ou 4 caractéristiques du zèbre (en cherchant bien)
L’intelligence intrapersonnelle : rien chez le WAIS, les deux tiers des caractéristiques du zèbre : différence fondamentale
L’intelligence musicale-rythmique : pas citée dans le WAIS ni chez les zèbres
L'intelligence naturaliste : intervient peut être dans certains tests du WAIS, mais globalement hors sujet
L’intelligence existentielle : intervient peut être dans certains tests du WAIS ; plus d'une demi douzaine des caractéristiques du zèbre

Il ressort de la théorie des intelligences multiples que les HQI sont surtout concernés par l'intelligence logico-mathématique et que les zèbres ont souvent des difficultés dans le domaine de l'intelligence intrapersonnelle.

Je vous épargne la comparaison entre le HQI et le zèbre en fonction de la liste des aptitudes.

Quelles conclusions pratiques tirer de tout ça ?
- Les HQI qui vont bien ne sont pas forcément zèbres, et ceux qui vont très bien n'ont même pas besoin de s'inscrire à Mensa ;
- les zèbres ne sont pas forcément des HQI et peuvent très bien rencontrer des difficultés à cause d'une hypersensibilité, d'une incapacité à gérer leurs émotions, d'une mauvaise image d'eux-même, voire de problèmes plus graves ;
- vouloir passer un WAIS pour vérifier une zébritude me paraît du même genre que vouloir passer un test de course à pied pour savoir si on est un bon jongleur.

C'est dense, mais c'est n'importe quoi, désolée Luc. Les populations t'ont peut-être l'air différentes mais ce n'est pas parce que zèbritude et douance n'ont qu'un lointain rapport, c'est parce que les approches sont différentes et qu'elles n'attirent pas les gens qui ont les mêmes centres d'intêret.
Mais les 2 parlent de la même chose.

Arrête un peu de faire passer l'idée que n'importe qui se retrouvant dans le bouquin est "ZEBRE". JSF n'a JAMAIS dit que quelqu'un se retrouvant dans son livre était Zèbre. Elle a dit ZEBRE= SURDOUE, juste pour se débarrasser de préjugés ( qui à la rigueur conviennent peut-être aux gens de mensa, mais qui n'ont rien à voir avec la nature des surdoués en eux-même).
Elle a décrit les problèmes auxquels sont confrontés une grande majorité des surdoués, problèmes qui ne font pas partie des préjugés que l'ont a en général sur eux.
Je ne sais pas combien de fois il faudra répéter que conséquence et équivalence, ce n'est pas la même chose et que ce n'est pas parce qu'on a des problèmes dans la vie ( entre autres ceux du bouquin ) qu'on est "zèbre".
je sais pas moi: "qq un est surdoué => il a de grandes chances d'avoir les problèmes qu'elle évoque" ça ne veut pas dire "qq qui a les problèmes qu'elle évoque => c'est un zèbre".
non, un zèbre n'est pas quelqu'un qui se reconnait dans le livre de JSF. On peut bien sur retourner en amont et se servir de ce qu'elle décrit comme de "symptomes" et creuser un peu plus. Mais ça ne se suffit pas en soi et ça ne décrit absolument pas une population distincte des surdoués, ça décrit les surdoués point.
Il ne faut évidemment pas s'arrêter à un point de QI et oui, il y a des gens qui foirent les tests alors qu'ils sont surdoués (ou zèbres, c'est pareil), mais tout comme il y a des HQI qui vont peut-être parfaitement bien, ça reste une minorité et c'est là où le boulot et la compétence du psy intervient. S'il s'agissait juste de faire passer les tests bêtement, n'importe qui pourrait le faire.

Si les 2 populations n'ont pas grand chose à voir, c'est parce qu'elles focalisent leur attention sur des choses différentes, mais pas parce qu'elles sont "zèbres" ou "surdoués".

Il ne s'agit pas de faire une ségrégation ou autre, il s'agit juste d'être clair et d'arrêter de tout mélanger et de faire dire à JSF ce qu'elle n'a jamais dit.

Comme ça a été dit, je pense que si elle savait à quel point certains transforment ses dire, pas sur que ça lui plaise.

ZEBRE=SURDOUE, c'est tout, ensuite, chacun a sa façon de le vivre, chacun met l'accent là où il le veut selon sa personnalité, ça ne fait pas de lui un zèbre ou un surdoué selon les cas....

Voilà je vais me coucher énervée, c'est malin..... ( enfin je suis quand même rassurée de voir la plupart des réactions qui elles, ne mélangent pas tout. Merci.)

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Re: HQI versus zébritude

Message par Philippe le Lun 19 Juil 2010 - 2:07

(Dis, vega, pourquoi tu cites le message entier de Luc, t'as peur qu'il disparaisse? scratch )
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Re: HQI versus zébritude

Message par Kraken le Lun 19 Juil 2010 - 2:20

+1 en soutien pour Luc, même si vega a raison sur un point très clair :
JSF parle du surdoué = QI>130 qui donne un type symboliquement nommé Zèbre comme une catégorie possible (mais elle précise aussi qu'elle ne se base que sur ceux qu'elle a vu dans son cabinet, donc ça n'exclut pas les ânes, onagres, les chevaux et autres mulets qui pourraient trainer en dehors des cabinets de psy et pet-ben même à MENSA qui sait ?)

Encore une fois, comme il n'y a pas besoin d'être testé pour lire le livre et venir causer ici, la définition de JSF est élargie de facto.

(marrant comme ça déchaine les passions cette question... il y a un truc là dessous... parce qu'au fond qu'est-ce que ça change à notre situation personnelle ? rien non ?)
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Re: HQI versus zébritude

Message par kid Pharaon le Lun 19 Juil 2010 - 8:08

J'aimerais avoir le temps de développer une réponse plus détaillée mais mes horaires ne me le permettent pas.

Alors en 15mn, voici ce que je tenais à dire : Merci Luc pour cette analyse très détaillée qui nous permet d'avancer sur ce serpent de mer de la définition du zèbre. Merci aussi à ceux qui remettent en avant l'intention de JSF en utilisant le mot zèbre (ne pas stigmatiser) et qui rappelle ainsi que pour elle, et donc pour nous zèbre=surdoué=weis>130.

Maintenant il m'apparait évident à la lumière de la lecture de ce fil que les zèbres de ce forum sont un sous ensemble des surdoués en général (tout comme les adhérents à Mensa en sont un autre). Tout simplement parce qu'ils sont : "les surdoués qui ont été détectés grâce à la lecture d'un livre qui à mis en rapport tout un tas de "symptômes" (pardonnez-moi l'expression) causés par la non-connaissance jusqu'à l'âge adulte de sa surdouance."

Tout comme Terrassier ou d'autres ont pu faire des listes de pré-détection des enfants dit "précoces" ("si votre enfant correspond à un tiers de ces critères alors il est sans doute surdoué, faites lui passer un test de QI chez un pychologue"), JSF a listé une suite de problèmes rencontrés dans la vie courante, que nul les subissant, n'aurait rattaché à la présence d'un haut QI. (Je rappelle que l'écriture de ce livre pour adultes à été motivé par la grande proportion de parents de surdoués stupéfaits de se retrouver, enfants, à la lecture du précédent livre de JSF destiné à la détection des enfants surdoués.)

Ce qui explique la différence entre Surdoués, Mensa et Zèbres, c'est donc la détection.

D'un côté des personnes qui se savent surdouées ou plus intelligente que leur entourage (peut-être parce que détectés très tôt) et qui se regroupent pour exploiter leurs capacités dans des ateliers à thèmes. De l'autre côté, des adultes qui ne sont jamais soupçonnés surdoués, qui le découvrent à l'âge adulte avec tout le cortège de "maux" provoqués en partie par la non-détection (où la non prise en charge) enfant de leur surdouance. Pour eux, et donc pour nous, la question de l'exploitation de leur capacités est secondaires, ils n'y pensent souvent même pas dans un premier temps, car ce qui importe (quand ils ont passé les mois d'hésitation et de souffrance intérieure avant d'avoir pu passer un test), c'est ce que cette découverte implique sur leur identité et quelle impact elle aura sur leur vie passée et future.

Le tout appartenant à la catégorie des surdoués, c'est à dire, uniquement des gens ayant un score >130 à un test de QI de type Weis III.
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Re: HQI versus zébritude

Message par bluecat le Lun 19 Juil 2010 - 9:33

+1 je n'aurais pas pu mieux formuler mon avis
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Re: HQI versus zébritude

Message par BETTY BOOP le Lun 19 Juil 2010 - 9:43

+2 pour moi c exactement ce que je pense et je me retrouve tout a fait dans la catégorie qui le découvre à l'âge adulte avec son cortège de "maux"
bravo et merci à toi kid pharaon
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Re: HQI versus zébritude

Message par Invité le Lun 19 Juil 2010 - 10:13

Je suis entièrement d'accord avec Vega.

Il faudrait peut-être demander directement à l'intéressée (JSF) ce qu'elle pense de ça....

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Re: HQI versus zébritude

Message par Invité le Lun 19 Juil 2010 - 10:46

+1 kid pharaon.
J'ajoute qu'on lit ici et là, sur les topics de ce genre, que "des tas de gens en mal-être peuvent se reconnaître dans le livre de JSF alors qu'ils ne sont absolument pas surdoués". Sauf que ces gens qui se reconnaissent VRAIMENT dans un MAXIMUM des critères énoncés, et qui au test auraient été formellement identifiés comme NON surdoués, on n'en a encore pas vu. Et surtout que JSF n'affirme absolument pas que se reconnaître peu ou prou suffit pour se proclamer zèbre, ou surdoué : elle affirme que dans ce cas, il faut aller passer le test, et qu'on a de grandes chances d'être confirmé surdoué.
Autrement dit, se reconnaître chez JSF constitue une sorte d'équivalent du pré-test Mensa. Plus on s'y reconnaît, plus grandes sont les chances d'être confirmé au WAIS. Mais personne ne doit, en toute rigueur, s'étiqueter lui-même sans la confirmation du test. Enfin, pardon ! chacun fait bien ce qu'il veut, mais dans ce cas, on ne doit pas apposer la signature de JSF au bas d'un auto-diagnostic basé sur la seule lecture de son bouquin. Celui qui se reconnaît profondément et sincèrement dans son livre a de très grandes chances d'être hqi : aller plus loin, c'est aller plus loin que JSF et lui faire dire ce qu'elle ne dit pas. Par conséquent, c'est lui coller une responsabilité qu'elle n'a pas prise et n'a pas à assumer. Chacun a le droit de se proclamer surdoué-zèbre sans test, mais pas de dire "d'après JSF, j'en suis, pas besoin de test". Non, pas d'après elle.

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Re: HQI versus zébritude

Message par L.Lune le Lun 19 Juil 2010 - 11:04

+1 kid pharaon / plume d'eau rayée.
avec une exception (j'ai l'impression que tu reprends qqchose que j'ai dit plus haut, ai donc envie de répondre): "J'ajoute qu'on lit ici et là, sur les topics de ce genre, que "des tas de gens en mal-être peuvent se reconnaître dans le livre de JSF alors qu'ils ne sont absolument pas surdoués". Sauf que ces gens qui se reconnaissent VRAIMENT dans un MAXIMUM des critères énoncés, et qui au test auraient été formellement identifiés comme NON surdoués, on n'en a encore pas vu."
je ne sais pas s'il est possible de dire ça comme s'il s'agit d'une certitude, je ne pense pas qu'il y ait des études sur la correlation entre nombre de personnes qui se reconnaissent dans le bouquin et qui sont ensuite testé hqi. et puis "VRAIMENT"... quand est-ce qu'on est dans le cas de figure de "VRAIMENT"? je crois qu'avoir le doute, c'est justement une caractéristique des surdoués. il y a toujours une part de subjectif si on s'autodiagnostique sur une liste de caractéristiques.
j'aimerais juste qu'on dise des chose qui sont de l'ordre de la conjecture avec un peu moins de certitude / de manière un peu plus nuancée.

L.Lune

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Re: HQI versus zébritude

Message par gemma le Lun 19 Juil 2010 - 11:48

je pense qu'il faut éviter l'emploi de termes comme "c'est n'importe quoi" quand on s'adresse à quelqu'un en particulier, surtout sur un forum d'hyper sensibles, mais bon, c'est l'énervement ... d'ailleurs, comme dit Kraken, d'où vient-il, c'est en effet une question à creuser. Pas le temps là tout de suite mais j'y pense ...enfin, j'ai mon idée mais pas le temps là tout de suite de mettre en mots nets et précis ...

gemma

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Re: HQI versus zébritude

Message par Invité le Lun 19 Juil 2010 - 12:57

gemma a écrit:je pense qu'il faut éviter l'emploi de termes comme "c'est n'importe quoi" quand on s'adresse à quelqu'un en particulier, surtout sur un forum d'hyper sensibles, mais bon, c'est l'énervement ... d'ailleurs, comme dit Kraken, d'où vient-il, c'est en effet une question à creuser. Pas le temps là tout de suite mais j'y pense ...enfin, j'ai mon idée mais pas le temps là tout de suite de mettre en mots nets et précis ...

Tu as parfaitement raison sur le coup... mais bon... je maintiens quand même parce que c'est la centième fois que le sujet est abordé.
On peut créer autant de sous catégorie parmi les surdoués, opposer par exemple les gens de mensa et ceux de ceux forum, ça ne me pose aucun soucis.
Mais on ne dit pas HQI versus zébritude, c'est tout et c'est n'importe quoi.

Ensuite, si vous voulez discuter des nuances entre les gens l'ayant découvert à l'age adulte ou jeune, par le QI ou les "symptomes", les gens le vivant plus ou moins bien, les gens qui s'attardent plutôt sur les problèmes que ça pose dans la vie de tous les jours, ceux qui préfèrent ce que ça leur apporte en sciences et connaissances, ceux qui préfèrent se la péter avec ça, ceux qui n'arrivent toujours pas à y croire, allez-y.
Mais s'il vous plait, n'opposez pas QI et zebritude, c'est un non-sens.

Pour ce qui est d'obtenir une clarification de la part de JSF, possible qu'on l'ait un jour mais je ne peux rien promettre.

Sinon Plume, oui, j'ai déjà vu des gens dirent qu'ils se reconnaissent entièrement dans le livre sauf pour le côté intelligence... T'en fais quoi? Parce que parmi eux, je suis sure qu'il y a des vrais surdoués qui manquent de confiance en eux. Et d'autres qui sont juste paumés. Et globalement, les gens que j'ai vu le plus douter n'était pas forcément ceux qui étaient le moins surdoués, loin de là. Alors qu'une personne non surdouée se croit surdouée sur la base d'un bouquin, en soi, je m'en fiche, si ce n'est que faire fausse route n'aide en rien à se connaitre et à avancer.
Pour ma part, je ne me suis pas reconnue entièrement dans le livre, loin de là, mais il a été l'occasion de me poser des questions et d'aller plus loin. En tous cas, c'est grâce à lui que je suis là et ça me soule fortement ( désolée pour le vocabulaire) quand on lui fait dire ce qu'il ne dit pas.
JSF rencontre parfois dans les milieux comme MENSA ou autre une forte opposition justement à cause de raisonnements pareil alors s'il vous plait, il y a des choses à dire si on veut comparer les gens de ce forum et mensa, mais n'opposez pas le QI et la zébritude.

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