''Depuis ma banquise'' : *Zwi'schen'ding

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Re: ''Depuis ma banquise'' : *Zwi'schen'ding

Message par Invité le Sam 29 Mar 2014 - 15:13

kalei a écrit:Si. Elles PEUVENT l'être.
Elles peuvent aimer l'être.
Prendre tout plein de temps pour se faire toutes jolies.

MAIS PAS un samedi matin à 7h30 quand le ventre crie "FAMINE !!!!"  Razz 

 cheers  Impec !  Bravo ! 

Et moi qui croyais les mecs cools et décomplexés......  Wink

C'est un mythe  Laughing

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Re: ''Depuis ma banquise'' : *Zwi'schen'ding

Message par Invité le Sam 29 Mar 2014 - 15:17

Ainaelin a écrit:En fait, le maquillage, c'est juste pour qu'on se concentre sur le visage et qu'on ne voit pas le pyjama... Laughing

Flûte ! On est démasqué  What a Face 

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Re: ''Depuis ma banquise'' : *Zwi'schen'ding

Message par Zwischending le Sam 29 Mar 2014 - 20:22

Hourra !

J'ai un sourire jusqu'aux oreilles, grâce à vous (façon biscuits BN)

Que du beau monde, dites donc Smile

Harpo, merci de la découverte ! Du coup, j'en écoute d'autres... celle-ci me touche particulièrement (et en plus, le concert date de.. 73 )



 Courbette à tous

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Re: ''Depuis ma banquise'' : *Zwi'schen'ding

Message par Invité le Sam 29 Mar 2014 - 20:31

Mais qui ignorerait l'invitation à un buffet zwizwi ?

 lol! 

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Re: ''Depuis ma banquise'' : *Zwi'schen'ding

Message par Invité le Sam 29 Mar 2014 - 20:34

Allez, soirée pyjama ca vous tente ?  clown 

J'ramène un peu de lumière parce que cette nuit zavais les zyeux qui piquaient  cyclops 


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Re: ''Depuis ma banquise'' : *Zwi'schen'ding

Message par Zwischending le Sam 29 Mar 2014 - 20:40

FadeTo : alors, moi aussi je l'ai regardée jusqu'au bout...  Laughing faut dire que ça me fascine les questions de prononciation, d'accent - corrélées à une passion pour les langues, of course - Si un ou une anglais(e) faisait de même, je crois que j'engloutirais quelques vidéos comme des petits pains ! (oui hum, j'ai un côté ''aristo'' concernant l'anglais, je préfère de loin les accents britanniques)

Un site que mon côté obsédé par la prononciation aime bien : http://forvo.com/

No Body : paraîtrait que le ventre soit de par la quantité de ses cellules neuronales comme un deuxième cerveau... doit bien y avoir des surdoués du ventre, du coup Wink

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Re: ''Depuis ma banquise'' : *Zwi'schen'ding

Message par FadeToBlack le Sam 29 Mar 2014 - 20:55

Oh ! Vraiment, ça me touche !  Laughing

Spoiler:
Pour rester dans le thème...  Dent pétée


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Re: ''Depuis ma banquise'' : *Zwi'schen'ding

Message par Invité le Sam 29 Mar 2014 - 20:57

Tu vas rire mais ... combien de fois ai je dit que j'étais un "estomac sur pattes"  Embarassed

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Re: ''Depuis ma banquise'' : *Zwi'schen'ding

Message par kalei le Sam 29 Mar 2014 - 21:19

zwizwi a écrit:Hourra !

J'ai un sourire jusqu'aux oreilles, grâce à vous (façon biscuits BN)

Que du beau monde, dites donc Smile

Vrai qu'on a un peu squatté chez toi aujourd'hui Smile

kalei
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Re: ''Depuis ma banquise'' : *Zwi'schen'ding

Message par Invité le Dim 30 Mar 2014 - 2:10

Yeah ! C'est la joie par ici !
Des croissants, des accents, des chouettes musiques...

...et une p'tite berceuse turque pour une douce nuit ?



............................................................................................

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Re: ''Depuis ma banquise'' : *Zwi'schen'ding

Message par Zwischending le Dim 30 Mar 2014 - 3:08

Ton beau post (et très belle musique) complète le tableau. Merci

 Un ange 

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Re: ''Depuis ma banquise'' : *Zwi'schen'ding

Message par Zwischending le Dim 30 Mar 2014 - 4:18

je ne me suis pas relue...:
Soupir. En attente. En attente de quoi ?
Du sommeil ? J'ai dormi toute la journée, étant complètement décalée.
Une fois par semaine (pas cette semaine-ci, cela dit), depuis environ trois semaines, j'essaye de me recaler, en faisant, ce qui n'est sans doute pas le plus judicieux, une chevauchée de veille sur deux jours. Environ 36h de veille. Et puis après... deux jours après, ça recommence. Le mieux serait de se lever tous les jours vers 7, 8h. Faire du sport, de l'exercice dès ce moment-là, pour stimuler le corps, la machine biochimique. Je le fais... deux fois par semaine. Soupir.
Bien sûr, plein d'autres mouvements sont faits (des mouvements internes, psychologiques, si l'on peut dire. Je ne saurais comment les nommer. Ca fuse parfois dans l'écriture, sur le bloc-notes de l'ordinateur, que je garde dans mes dossiers comme des feuilles tombées, mais que je ne réexamine pas par la suite. Sauf dans le cas précis où je réutilise un écrit pour le poster sur ce fil. C'est rare). On ne peut pas tout rétablir d'un coup. Des plaies cicatrisent, d'autres se craquèlent, la peau pèle, les cellules se régénèrent...

- - -
Ecrire de façon cadrée me fatigue... je me fatigue moi-même. C'est incroyable comme une part de moi ne supporte pas la contrainte. Où faire vivre ce cheval épris de liberté ? Dans quels espaces intérieurs et extérieurs le faire galoper ?
Le dessin... j'ai essayé de m'y remettre, oh, juste une fois, la semaine dernière, en prenant pour modèle une photo d'un doudou lapin. L'ai dessiné, de façon très lente, progressive, en y revenant plusieurs fois, sur un carnet à carreaux, qui d'habitude sert à recueillir ma graphie rapide, malhabile.
Ce n'est pas si mal... j'ai arrêté de dessiner quand j'avais autour de 11, 12 ans, je crois. Le niveau en dessin en est resté là. J'ai lu, et j'en suis convaincue, que l'on peut s'améliorer en dessin, à n'importe quel âge.

- -
Le piano... dilettantisme, également. De 11-12 ans jusqu'à, ah, 17 ? Plutôt bonne dans la pratique. Assez mauvaise dans le côté théorique, le solfège... parce que, j'avais du mal avec le prof qui nous l'enseignait (mon Dieu, qui s'est suicidé depuis...). Un mal-être de jeune personne contre un mal-être d'adulte.

- -
Incroyable que je parle de ce côté ''je ne supporte pas la contrainte'' alors même que... la contrainte ne vient pas de l'extérieur. Elle vient de moi-même (oh, ça se lisait déjà dans ce que j'écrivais plus haut. Tant pis, je laisse dérouler les mots façon semi-automatique, même si j'utilise encore trop ces fameuses touches ''supprimer'' et ''retour en arrière''). D'où la friction énorme entre moi et moi-même. C'est comme se tordre soi-même.
Se rogner les ailes... et ensuite, s'étonner que cela fait mal de marcher, courir... parce que dans le dos, les ailes repliées et déplumées par sa propre inhibition, ça fait mal, même quand on ne nous demande pas de voler.

- -
L'inhibition... les dyssynchronies, entre l'état affectif et intellectuel. J'ai l'impression d'être restée ''bloquée'' sur certains points à l'âge de 11 ans. Voire, à l'état de nourrisson sur d'autres.
Je dis cela, alors même que c'est un schéma qu'on retrouve de façon fréquente dans les témoignages qui parsèment ce forum.
J'écris cela, alors même que je ne suis plus dans la recherche d'une confirmation. Je ne l'ai jamais vraiment été... se focaliser sur ce point précis de la douance est comme faire un arrêt sur image, pendant le déroulement d'un film. L'image fait partie du film, ce dernier n'est constitué que d'une succession d'images en grand nombre, mais, le film
Un peu contradictoire ce que j'écris là. Je le vois bien. Soupir.
J'ai un peu rejeté l'aspect ''douance'' ces derniers mois. Encore que pour ma part, je préfère de loin m'y référer à l'aide des concepts tels que ''dyssynchronie affective / intellectuelle''. C'est d'ailleurs par là, par la lecture d'un article de Jean-Charles Terrassier (reproduit sur douance.be) que je suis arrivée sur zc l'an dernier.

Je croyais avoir dépassé cela. Ben, non, faut croire.
Je l'avais juste mis cet amas de poussières qui risque de gratter la gorge sous le paillasson.

Je le déplace ce paillasson, avec l'aide de la psy que je vois. Pas du tout spécialisée dans une partie de l'alphabet humain, mais elle accueille cela avec les autres composantes de mon histoire, de mon être. Un côté ''holiste'' qui me convient très bien.
- là encore, tout de même... i'm lucky -

Sinon ?
Merci aux belles personnes que je croise, merci à ce forum - qui permet à chacun s'il le souhaite d'avoir cette petite cabane dans le fil des Présentations, où l'on peut partager -. Merci à la vie (passionnante, je le répète. Y compris parce qu'elle contient avec ce terme la racine de la souffrance. Mais sans celle-ci, pas d'empathie, pas de sympathie, pas d'évolution... alors, c'est très bien ainsi, oui. Même si l'on a du mal à le croire quand la douleur serre le ventre, la gorge, comme cela m'arrive, comme cela m'arrivera, comme, cela arrive pour chaque naissance, du côté de la mère, du côté de l'enfant.

Ne pas oublier de se prendre soi, en pensée, dans les bras. On est chacun son propre enfant. On porte en soi son être enfant.
 Long hug pour soi-même
 Long hug pour les autres

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Re: ''Depuis ma banquise'' : *Zwi'schen'ding

Message par Ainaelin le Dim 30 Mar 2014 - 4:34

J'allais partir sur les similitudes entre ce que tu racontes et ce que je vis ou ai vécu, mais bon, comme tu le dis, on se retrouve sur tellement de témoignages ici... Je préfère finalement te mettre cette video :


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Re: ''Depuis ma banquise'' : *Zwi'schen'ding

Message par Zwischending le Dim 30 Mar 2014 - 4:55

Le fait que cela ait été expérimenté et énoncé par plein d'autres personnes n'empêche pas de les énoncer soi-même, hein. faut pas se contraindre à contenir - sourire.

Sinon, cette chanson... ah la la...
ça me fait penser, replonger à quand j'étais au lycée. Je prenais le bus tous les matins et soirs, et la radio officielle des chauffeurs était RFM. Celle-ci passait énormément.
Et, tiens, ça correspond bien à ce que je faisais à l'instant - me replonger dans les écrits (enfin, c'était de la poésie) de cette époque, de mes 16 ans. -

Une bise X 2 (de la jeune ado et de la soit-disant jeune adulte)

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Re: ''Depuis ma banquise'' : *Zwi'schen'ding

Message par Ainaelin le Dim 30 Mar 2014 - 4:59

Deux bises de l'éternel ado qui a refusé de grandir à l'époque, et qui n'y arrive plus maintenant qu'il a changé d'avis... tongue

Et bien sûr que tu as raison sur le fait que rien n'empêche de le redire avec ses mots, c'est même plutôt une bonne chose je pense. Mais ce n'était pas une contrainte que de réduire les mots et de laisser la place aux notes. Wink

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Re: ''Depuis ma banquise'' : *Zwi'schen'ding

Message par Zwischending le Dim 30 Mar 2014 - 7:03

Trouvé sur le fil de Harpo (remonté par Ainaelin, et aux pages parcourues à rebours)

J'avais évoqué Michaux (ses récits de voyages imaginaires qu'on trouve dans "Ailleurs'') jeudi soir, dans une discussion.
Vendredi sur zc, un pseudo m'y a fait penser. Un certain Plume... textes que je connaissais beaucoup moins.

Et là, texte inconnu. Mais qui m'a frappée. Qui est, tellement... ce qui est.

Poussant la porte en toi, je suis entré
Agir, je viens
Je suis là
Je te soutiens
Tu n’es plus à l’abandon
Tu n’es plus en difficulté
Ficelles déliées, tes difficultés tombent
Le cauchemar d’où tu revins hagarde n’est plus
Je t’épaule
Tu poses avec moi
Le pied sur le premier degré de l’escalier sans fin
Qui te porte
Qui te monte
Qui t’accomplit
 
Je t’apaise
Je fais des nappes de paix en toi
Je fais du bien à l’enfant de ton rêve
Afflux
Afflux en palmes sur le cercle des images de l’apeurée
Afflux sur les neiges de sa pâleur
Afflux sur son âtre…. et le feu s’y ranime
 
AGIR, JE VIENS
Tes pensées d’élan sont soutenues
Tes pensées d’échec sont affaiblies
J’ai ma force dans ton corps, insinuée
…et ton visage, perdant ses rides, est rafraîchi
La maladie ne trouve plus son trajet en toi
La fièvre t’abandonne
 
La paix des voûtes
La paix des prairies refleurissantes
La paix rentre en toi
 
Au nom du nombre le plus élevé, je t’aide
Comme une fumerolle
S’envole tout le pesant de dessus tes épaules accablées
Les têtes méchantes d’autour de toi
Observatrices vipérines des misères des faibles
Ne te voient plus
Ne sont plus
 
Equipage de renfort
En mystère et en ligne profonde
Comme un sillage sous-marin
Comme un chant grave
Je viens
Ce chant te prend
Ce chant te soulève
Ce chant est animé de beaucoup de ruisseaux
Ce chant est nourri par un Niagara calmé
Ce chant est tout entier pour toi
 
Plus de tenailles
Plus d’ombres noires
Plus de craintes
Il n’y en a plus trace
Il n’y a plus à en avoir
Où était peine, est ouate
Où était éparpillement, est soudure
Où était infection, est sang nouveau
Où étaient les verrous est l’océan ouvert
L’océan porteur et la plénitude de toi
Intacte, comme un oeuf d’ivoire. 


J’ai lavé le visage de ton avenir.

références:

Henri MICHAUX, "Poésie pour pouvoir", in Face aux verrous, éd. Gallimard, 1967.

Je le mets ici, car je le relirai souvent.

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Re: ''Depuis ma banquise'' : *Zwi'schen'ding

Message par Zwischending le Mar 1 Avr 2014 - 23:04





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Re: ''Depuis ma banquise'' : *Zwi'schen'ding

Message par Zwischending le Sam 5 Avr 2014 - 22:03

Je l'ai trouvé sur le forum mais je ne sais plus dans quelle cabane, ou quelle plage...


(c'est uniquement en anglais, mais on peut mettre les sous-titres comme béquille)

Cela me fait comprendre, me fait donner un sens aux études que j'ai suivies. Le mot, bien sûr. L'importance du mot, son activité, son lien avec l'activité - dit comme cela, ça n'a l'air de rien, d'une évidence on ne peut plus plate... mais, il y a eu déclic intérieur. Dont on ne saurait parler que par... métaphore ? sans doute Wink -


Et, de l'autre côté du pont, la ''communication'' ''animale'' (en enlevant le l final, cela donne, ''anima'', l'âme...)



http://barrybland.typepad.com/my_weblog/2008/10/anjana-the-chimpanzee-helps-care-for-2-white-tiger-cubs.html

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Re: ''Depuis ma banquise'' : *Zwi'schen'ding

Message par Zwischending le Mer 9 Avr 2014 - 23:49

Un petit exercice de lâcher-prise, que de poster ici cette copie d'une page word, sans enlever ce qui à mes yeux n'est que très médiocre - surtout le début, qui ressemble aux gammes que l'on fait au piano avant de se mettre à jouer - (car seules les deux dernières lignes ont pour moi une valeur à laquelle je peux adhérer. Du moins, actuellement. C'est tout le problème du rapport de soi à ses productions, et qui est rencontré, thématisé par toute personne qui crée - toute personne, donc Wink)

Pour faire croître les graines et les plantes, que des fleurs soient belles de leurs pétales épanouis, la pluie des larmes est nécessaire. Merveilleux nuages qui vont flottant de couleur en couleur, entre l'opaque et le diaphane du bleu, la ronde des vents, le creux du bleu ciel comme les lèvres du sourire.

Mes doigts sont faits pour saisir l'encre et la détacher de ma peau. En morcelant les mots c'est une peau morte qui s'agite puis s'évanouit dans la lenteur du vide. Voltige, une pellicule, voltige.





Bon sang, une ''honte'', qui veut cacher, masquer, qui n'assume pas... même dans les mots, la manière que j'ai de mettre ensemble les mots et les images qui s'y lisent en miroir... je me restreins, je ne laisse pas aller, couler, ces fluides-là. J'en ai PEUR. Je m'auto-accuse sans le formuler vraiment que ce que j'écris ce n'est pas normal, pas dans les normes – certes non, pas dans les normes grammaticales parfois, pas dans les normes du rationnel, pas classable... à ranger seulement dans le tiroir poésie, tiroir que je m'empresse vite de fermer, quitte à m'y coincer parfois les doigts, à en faire devenir rouges puis blanches les jointures. Ce ne sont pas des os qui craquent, c'est la peau, les nerfs, qui en prennent les coups.



Je m'en veux tellement de ne pas pouvoir entrer dans les cadres, je me figure que ma propre ''norme'' n'est pas celle qui convient. J'aimerais comprendre pourquoi par exemple je bloque autant sur l'écriture dite longue. L'écriture d'une nouvelle, d'un roman. J'avais essayé quand j'avais autour de 13, 14, 15 ans. Une production fort sommaire, deux trois nouvelles achevées. Un roman laissé en plan – chose bien sûr, courante. Nombreuses sont les personnes à être dans ce cas. Cela, je ne m'en formalise pas trop. –
J'ai toujours préféré la forme courte. La densité légère. Le moyen aussi de ne pas expliciter. Et de ne pas se forcer à faire des liens, donc. Une pensée au fer rouge (parfois qui se refroidissait, laissait juste sa marque) que ce que j'écrivais n'était pas compréhensible, ne rentrait pas dans les pièces proposées comme garde-mots, garde-pensées.

Au moins, avec la poésie, si cela n'est pas compréhensible... c'est ''pardonné'', ''excusé'' (que de termes judiciaires...), admis.



Poète... qu'est-ce à dire. Je ne peux me définir comme poète. Cela ne rentre pas dans une case, ne forme pas les bords d'une étiquette. Pourrais-je dire que c'est la poésie qui me définit ? Au sens, large, bien plus large – l'écriture proprement poétique comme un embrun, dans l'océan de vie. Une vie d'océan, et quelques sels solidifiés qui seront à mettre sous la langue éventuelle de lecteurs.
Le poème comme un coquillage... ensablé, rugeux, lisse, merveilleusement nacré, bivalve, encore plein d'une chair, tout cela différent et semblable, dans la recréation des vagues.


Cela a été dit, sans que les fois n'aient été comptabilisées, comme la récurrence des amas de sable, portés ensuite, ailleurs, par le vent, pour renaître, se défaire, voir d'autres continents, à vingt mètres ou trois cent kilomètres.


Pour moi, écrire ainsi est tellement naturel – je ne pourrais écrire ''facile'', car le naturel n'empêche pas les cahots, bien au contraire –. Mais cette nature je ne l'accepte pas, du moins, je ne l'ai jamais accueillie qu'à moitié. Pourtant, il m'apparaît que j'étais on ne peut mieux dans le temps où j'ai laissée cette part s'écouler, s'épandre comme l'océan, dans ma vie. J'arrivais bien mieux par ailleurs, dans les contextes où la rationnalité, le cadrage et les formes étaient plus traditionnels, à répondre à ces exigences-là. La mer poétique avait son espace, la terre du ''terre-à-terre'' était préservée, non soumise aux inondations, et produisait les fruits demandés.  

– –

Je relis les paragraphes ci-dessus, écrits il y a plus de vingt heures. Ils ont le goût des vagues déjà passées. Je voudrais arrêter ce flot continu faits de pauses et d'avances, figer, capturer l'instant du mouvement.




Nous sommes tous, tous autant que nous sommes, poètes. Nous sommes les deux moments de la vague. L'impulsion et le retrait. Sur ce sable du matériel, l'écume est notre langage.

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Re: ''Depuis ma banquise'' : *Zwi'schen'ding

Message par Zwischending le Dim 13 Avr 2014 - 16:09




(fait par paint : j'aurais pu en mettre non pas trois, mais cinq, six... à l'infini, peut-être...)

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Re: ''Depuis ma banquise'' : *Zwi'schen'ding

Message par Chat Bleu le Dim 13 Avr 2014 - 20:40

J'ai fini par venir jeter un œil à ton fil, la moindre des choses...  Wink 
J'aime bien ta façon d'écrire... et surtout la fin me parle beaucoup.

zwizwi a écrit:Je relis les paragraphes ci-dessus, écrits il y a plus de vingt heures. Ils ont le goût des vagues déjà passées. Je voudrais arrêter ce flot continu faits de pauses et d'avances, figer, capturer l'instant du mouvement.


Nous sommes tous, tous autant que nous sommes, poètes. Nous sommes les deux moments de la vague. L'impulsion et le retrait. Sur ce sable du matériel, l'écume est notre langage.

 Smile

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Re: ''Depuis ma banquise'' : *Zwi'schen'ding

Message par Ainaelin le Lun 14 Avr 2014 - 19:08

En ce moment, je n'ai tellement le courage de rien que je t'admire de pouvoir écrire un tel texte. Je me le garde sous le coude pour quand je pourrais me concentrer suffisamment.

Bon, je passais juste pour te faire un coucou. Bisou.

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Re: ''Depuis ma banquise'' : *Zwi'schen'ding

Message par Zwischending le Mar 15 Avr 2014 - 23:05

Admirer.. non, il n'y a pas à admirer. C'est seulement suivant une perspective (comme tu le dis toi-même, que c'est ''en ce moment''). Enfin, je ne vais pas réussir à bien l'exprimer, et le texte que je viens d'écrire, ci-dessous, est encore un cran au-dessus dans la catégorie ''textuelle imagée'' :



Réflexion quant aux tests (jamais passés, à passer, oui, non, comment ?), aux textes sur surdoués, à l'hétérogénéité, aux traverses des T et des Aspies - à ces décalages dans le décalage parmi la faune locale -  :

Bien sûr que je ne colle à aucune case. Bien sûr que je n'y adhère pas, car cela ne permettrait pas d'avancer. Etre collée aux parois ventousées de telle ou telle dénomination, construite par des buissons de caractéristiques, ne me semble pas très pratique.
Cela dit. Grands questionnements. Qui traversent le ciel comme des comètes, et laissent une petite trace amère dans ma pensée. Une pensée désagréable, comme une brûlure de mégot de cigarette. Aïe, points sensibles – sur la cuisse, par exemple : la fameuse cuisse de l'expression ''se croire né de la cuisse de Jupiter'' (comme l'avait fait Dionysos. Bacchus – le nietzschéen dieu du verre qui tremble et qui prédit). Orgueil, dont on a honte. On essaye de l'envelopper de soins, de compresses apaisantes. Au lieu d'y appuyer trop fermement (processus, mécanisme de la honte). On essaye. Je m'y essaye. Je pratique. En apprentie.

Désorientations. Se désorienter pour mieux trouver le chemin. Sans doute là la clef – la clef c'est qu'il n'y a pas de porte à serrure. Tant que je, l'on, cherche à faire rentrer la clef – nous-mêmes, notre identité – dans une serrure, puis une autre, puis encore une autre... l'on ouvre des portes ouvrant à de nouvelles portes. Je ne dis pas que franchir des portes à serrure soit inutile, soit mal, bref, négatif.
Je pense seulement – de toute ma force intuitive sur laquelle je ne peux garder la main – que la clef est porte ouverte. - mais que pour découvrir cela, il faut d'abord tâtonner, voir les choses sous l'angle de la serrure, de la case, afin de peu à peu saisir leurs contours. Et comprendre que ces contours ne sont que construction.
Une esthétique de l'inversion. Si l'on veut.


...
L'air est beau, l'impression est puissante :
Des chemins de croisées - les ponts du ciel -, pris en cette fin de journée frissonnante :



Spoiler:
(pris par téléphone portable)

* * *
(deux heures plus tard)

Revient donc en filigrane, que l'on peut lire en sourdine assourdissante, le fameux ''où est ma place'' qui s'est posé et décliné en différents éventails au sein de mon parcours.
Et la réponse, du cœur – que l'on peut entendre maintenant que la raison s'assagit et apprend à occuper sa place elle-même, sans déborder de façon tyrannique – : ''là où je suis''.

(là où le ''je'' en tant qu'il est 'ego' (construction), suit... suit comme un disciple respectueux mais toujours libre son maître – d'école – le sage, le véritable moi)


Dernière édition par zwizwi le Mer 16 Avr 2014 - 0:59, édité 2 fois (Raison : nouvelle pièce au patchwork)

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Re: ''Depuis ma banquise'' : *Zwi'schen'ding

Message par FadeToBlack le Jeu 17 Avr 2014 - 12:45

Coucou zwiwi  Wink 

Je voulais partager avec toi cette petite découverte concernant l'Art de Marcher*, proposée par Daniel Zanin.

* "La marche entendue comme Art de marcher mais aussi comme méditation dans l'action, (dans le sens d'être centré corps et esprit dans l'instant présent et tout voir comme si c'était la première fois ) et comme chemin de connaissance de soi, élément essentiel de cette démarche."

http://www.marche-consciente.com/marche_consciente_site/marche_consciente_marche_consciente/marche_consciente_marche_consciente.htm


Je ne l'ai pas expérimenté à titre personnel mais je trouve le concept intéressant.

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Re: ''Depuis ma banquise'' : *Zwi'schen'ding

Message par Zwischending le Ven 18 Avr 2014 - 21:19

FadeTo, merci beaucoup Smile Cela fait énormément sens, et résonne tout particulièrement aujourd'hui - je crois que de façon totalement inconsciente et intuitive j'ai pratiqué certaines choses décrites dans cet article Wink - Merci, cela offre de très bonnes pistes, donc !
Avec une pensée pour ton propre parcours et cheminement, ''ça'' bouge pas mal en ce moment, de façon à la fois électrique et fluide. Je suis sûre que tu sauras tirer parti des opportunités qui s'offrent à toi pour rebondir Smile

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Re: ''Depuis ma banquise'' : *Zwi'schen'ding

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