Misanthropie, cynisme, désabusement, dédain : avoir « mal aux autres » et aller au-delà.

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Re: Misanthropie, cynisme, désabusement, dédain : avoir « mal aux autres » et aller au-delà.

Message par Invité le Mar 23 Oct 2012 - 14:25

Là-dessus on est bien d'accord. Nietzsche c'est la référence qui plaît à dire : on l'embauche, on passe pour un "dur, mais cultivé" et on l'interprète comme un théoricien du "faire à sa guise"...

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Re: Misanthropie, cynisme, désabusement, dédain : avoir « mal aux autres » et aller au-delà.

Message par AlwaysOnTheRun le Mar 23 Oct 2012 - 14:28

C'est parfaitement résumé. Et dommage car l'oeuvre vaut vraiment qu'on s'y penche mieux.

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Re: Misanthropie, cynisme, désabusement, dédain : avoir « mal aux autres » et aller au-delà.

Message par Power Ranger Vert le Jeu 1 Nov 2012 - 16:55

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Re: Misanthropie, cynisme, désabusement, dédain : avoir « mal aux autres » et aller au-delà.

Message par ViVie le Lun 12 Nov 2012 - 12:04

Merci pour ce topic Proso Smile

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Re: Misanthropie, cynisme, désabusement, dédain : avoir « mal aux autres » et aller au-delà.

Message par negativedandy le Ven 14 Déc 2012 - 3:06

Vous excuserez en préalable mon ton, et l'emploi d'un vocabulaire spécifique à ce fil. N'hésitez pas à me reprendre s'il est déplacé, je saurai le corriger.

Quand j'ai un accès de misanthropie, je me relis ce fabuleux monologue, tiré du film de Gaspard Noé Seul contre tous. Et franchement, à chaque fois, et je dis bien à chaque fois, ça me redonne un peu d'espoir... Ça me fait le même effet quand je regarde un reportage sur une guerre, un génocide, ou quand je lis les informations et leur cortège d'exemples de la destruction de l'Homme par des hommes: j'ai envie d'être bon. Comme si l'odeur de la merde ambiante était tellement forte qu'elle me donnait par pur réflexe la force de remonter à la surface et de sortir de cette fosse à purin qu'est l'humanité.

Je vous laisse juger, réagir et éventuellement partager vos ressentis à la lecture de ce texte.

On naît seul, on vit seul, on meurt seul. Seul, toujours seul. Et même quand on baise on est seul. Seul avec sa chair, seul avec sa vie, qui est comme un tunnel qu'il est impossible de partager. Et plus on est vieux, plus on est seul, face à quelques souvenirs d'une vie qui se détruit au fur et à mesure. Une vie, c'est comme un tunnel. Et à chacun son petit tunnel. Mais au bout du tunnel, il n'y a même pas de lumière. Il n'y a plus rien. Même la mémoire se décompose avant la fin. Les vieux le savent bien. Une petite vie, des petites économies, une petite retraite, et puis une petite tombe. Et tout ça, ça ne sert à rien. Strictement à rien. Même les enfants, ça ne sert à rien. Dès que leurs parents n'ont plus rien à leur donner, ils les foutent dans des hospices pour qu'ils crèvent seuls, et en silence. Même les enfants n'en ont rien à battre. L'amour filial, ça n'existe pas. C'est un mythe. Ta mère, tu l'aimes juste quand elle te donne du lait. Et ton père, quand il te prête du fric. Mais quand les seins de ta mère se sont desséchés, et qu'il n'y a plus de lait a en tirer, ou quand les poches de ton père se sont vidées de leur fric, alors il n'y a plus qu'à les mettre dans un placard lointain, en espérant qu'il meurent d'une maladie rapide et pas trop coûteuse. C'est comme ça, c'est la loi de la vie. Ce n'est que lorsqu'il y a un héritage à toucher que les enfants font semblants d'être gentils. Mais quand tout l'héritage c'est un frigo ou une télé, ce n'est plus la peine de faire semblant. Ou alors vraiment le minimum, juste de quoi se donner bonne conscience. Un coup de fil par mois, et quelques larmes au moment de leur enterrement, et on est quitte avec son devoir. L'amour, l'amitié, tout ça, c'est du pipeau. Ce sont des illusions, des illusions de jeunesse qu'on entretient pour cacher que tous les rapports humains ne sont que du petit commerce. Parler d'amitié et d'amour ça nous arrange, mais par calcul. La réalité, elle est beaucoup plus vénale. Ta mère, tu l'aimes parce qu'elle te nourrit, et t'empêche de mourir. Ton ami, tu l'aimes parce qu'il te trouve un travail qui te donne à manger, et t'empêche de mourir. Et ta grosse, tu l'aimes parce qu'elle te fait la cuisine, te vide les couilles, et te fait des enfants qui devront te protéger quand tu seras trop vieux, et que tu auras peur de mourir. Mais il suffit d'avoir giflé une seul fois ton môme pour qu'il se venge quand tu seras vieux. En fait, cette gifle, ça l'arrange énormément. Et lorsqu'il te foutra à l'hospice, elle lui servira de prétexte pour masquer le désintérêt naturel que n'importe qui éprouve à l'égard de ses géniteurs. Non, baiser n'est pas un bon calcul. Ça coûte même très cher. Mais ça fait passer le temps. Et quand le désir de baiser est parti, on se rend compte qu'on a plus rien à faire dans ce monde. Et qu'il n'y a jamais rien eu d'autre dans cette putain de vie. Rien qu'un programme de reproduction inscrit au fond de nos tripes, et qu'on se croit obligé de respecter. Naître malgré soi, bouffer, agiter sa queue, faire naître, et mourir. La vie est un grand vide. Elle l'a toujours été, et elle le sera toujours. Un grand vide, qui pourrait parfaitement de dérouler sans moi. Mais moi, je n'ai plus envie de jouer à ce jeu. Non, je ne veux plus. Je veux vivre quelque chose de personnel, d'intense. Je ne veux plus être le dernier boulon interchangeable d'une énorme machine. Le jour de ma mort, je ne veux pas avoir l'impression d'avoir vécu les mêmes conneries que tous les millions de crétins qui s'entassent sur cette planète. En somme, ce que j'ai vécu, le dernier des trous du cul l'a vécu lui aussi. Il faut que je me trouve une raison, un prétexte, au hasard, n'importe quoi pour avoir envie de tenir encore vingt ans jusqu'à ma mort. Tiens, si je pouvais recommencer une existence, je devrais faire du porno. Là, au moins, c'est clair. Les gens qui font ça, ils ont tout compris au sens de notre espèce. Soit t'es né avec une bite, et tu n'es utile que si tu te comportes comme une bonne bite bien dure qui bourre de trous. Soit t'es né avec un trou, et tu ne seras utile que si tu te fais bien bourrer. Mais dans les deux cas, t'es tout seul. Oui, moi je suis une bite. C'est ça. Je suis une misérable bite. Et pour me faire respecter, il faudra que je reste toujours bien dur."

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Re: Misanthropie, cynisme, désabusement, dédain : avoir « mal aux autres » et aller au-delà.

Message par Power Ranger Vert le Lun 17 Déc 2012 - 19:21

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Re: Misanthropie, cynisme, désabusement, dédain : avoir « mal aux autres » et aller au-delà.

Message par negativedandy le Lun 17 Déc 2012 - 21:32

L'amour rend aveugle... et donc empêche de lire: je n'ai JAMAIS dit que ce monologue était une vérité universelle. Tout ton message est donc basé sur une erreur de lecture de ta part.

Essaie encore une fois.

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Re: Misanthropie, cynisme, désabusement, dédain : avoir « mal aux autres » et aller au-delà.

Message par Pieyre le Mar 18 Déc 2012 - 0:10

    Avec le temps…
    Avec le temps, va, tout s’en va
    On oublie le visage et l’on oublie la voix
    Le coeur, quand ça bat plus, c’est pas la peine d’aller
    Chercher plus loin, faut laisser faire et c’est très bien

    Avec le temps…
    Avec le temps, va, tout s’en va
    L’autre qu’on adorait, qu’on cherchait sous la pluie
    L’autre qu’on devinait au détour d’un regard
    Entre les mots, entre les lignes et sous le fard
    D’un serment maquillé qui s’en va faire sa nuit
    Avec le temps tout s’évanouit

    Avec le temps…
    Avec le temps, va, tout s’en va
    Même les plus chouettes souv’nirs ça t’as une de ces gueules
    A la gal’rie j’farfouille dans les rayons d’la mort
    Le samedi soir quand la tendresse s’en va toute seule

    Avec le temps…
    Avec le temps, va, tout s’en va
    L’autre à qui l’on croyait pour un rhume, pour un rien
    L’autre à qui l’on donnait du vent et des bijoux
    Pour qui l’on eût vendu son âme pour quelques sous
    Devant quoi l’on s’traînait comme traînent les chiens
    Avec le temps, va, tout va bien

    Avec le temps…
    Avec le temps, va, tout s’en va
    On oublie les passions et l’on oublie les voix
    Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
    Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid

    Avec le temps…
    Avec le temps, va, tout s’en va
    Et l’on se sent blanchi comme un cheval fourbu
    Et l’on se sent glacé dans un lit de hasard
    Et l’on se sent tout seul peut-être mais peinard
    Et l’on se sent floué par les années perdues
    Alors vraiment… avec le temps… on n’aime plus

    — Léo Ferré

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Re: Misanthropie, cynisme, désabusement, dédain : avoir « mal aux autres » et aller au-delà.

Message par Invitado le Mar 18 Déc 2012 - 1:47

Ben le monologue que produit negativedandy et ce que je pense se rapprochent considérablement....pourtant, s'il a dit la vérité il a 37 ans et moi 42...compte tenu de la durée moyenne d'un humain ces temps-ci, nous ne sommes qu'à la moitié de nos vies...nous avons pourtant atteint ce que Léo Ferré décrit dans sa chanson.......avec le temps et aussi des éclairs de lucidité qui montrent vraiment ce que sont nos croyances (enfin je parle pour moi..qui crois encore à "bisounours land" tout en ayant vu l'inverse).


Ben, je trouve ce constat...lucide....je me surprends, pourtant, à me faire croire encore que tout est possible pour l'humain et y adhérer.....









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Re: Misanthropie, cynisme, désabusement, dédain : avoir « mal aux autres » et aller au-delà.

Message par Power Ranger Vert le Mar 18 Déc 2012 - 21:27

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Re: Misanthropie, cynisme, désabusement, dédain : avoir « mal aux autres » et aller au-delà.

Message par Uccen le Ven 26 Avr 2013 - 16:20

Prosopeion a écrit:Plutôt que d’intervenir dans une succession de sujets qui me donnent envie de réagir, et risquer ainsi de me répéter, j’ai préféré en ouvrir un en essayant d’y résumer ma façon de voir les choses. En espérant, qu’elle fera profit à certains…


S'il y a un point qui me semble commun aux différents "zèbres" de ce forum, c'est le constat d'une lucidité pas toujours désirée.
....
....
Tôt ou tard, il faut prendre la véritable mesure des choses plutôt que de démesurer le monde.
Recalibrer ses attentes, pour les rendre efficaces.
D’abord s’ajuster au monde. Ensuite ajuster le monde à soi.
Il existe une voie pour changer sans se renier. On peut faire le deuil de nombreuses choses et rester soi-même. C’est long et fatiguant (on ne perd pas de soi sans trouver des compensations par ailleurs) mais, sans garantir une vie heureuse, ça permet de se débarrasser de souffrances parasites qui nous dévorent la vie. Et on peut enfin faire des projets réalisables, qui ont du sens, une portée. On peut se projeter et être utile.
A l’échelle humaine.

Oui !

Mais non...
Pas plus aujourd'hui qu'à la prime enfance.

Uccen
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Re: Misanthropie, cynisme, désabusement, dédain : avoir « mal aux autres » et aller au-delà.

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